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[RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent

Invité

On m'appelle Invité

Posté dans [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Mer 6 Aoû 2014 - 2:51

Le nouveau capitaine ne perdit pas de temps. Il songerait à son corps… plus tard. Après l’affrontement avec Sorcor et ses partisans, il était directement parti dans la cabine qu’il avait tant convoitée jusqu’à maintenant, laissant à Cynydd le soin de commander pendant son absence. Il était complètement fou, mais pas au point de ne pas s’apercevoir qu’un bon repos s’imposait, sans quoi son règne sur le vaisseau aurait été aussi bref qu’inutile.

Les quelques prisonniers qu’il avait fait avaient été envoyés dans les geôles, sous le pont principal. Exactement dans la même cage où lui-même s’était retrouvé, privé de ses sens et de sa liberté. Il allait s’occuper de chacun d’eux tout à fait personnellement. Ç’allait être expéditif. Oui oui, une exécution en masse. Jaasau n’aimait pas la violence inutile, mais pour l’occasion, une petite démonstration de force s’imposait.

Allongé, oscillant entre délire et conscience, il tentait tant bien que mal de réfléchir. Il avait pris le pouvoir pour une bonne raison : Faire du Pourfendeur LE vaisseau. C’était le début de l’automne. Pas mal de vaisseaux bourrés de marchandises circulaient. Il fallait renforcer le Pourfendeur, en faire une machine de guerre qui inspire peur et respect. Il fallait, pour une fois, sortir de l’ombre qui leur servait de manteau, et s’imposer dans Grand Vent comme ils le faisaient jadis. Et… le trésor de Rhodia. Si Sorcor semblait ne rien en avoir à cirer, il semblait évident pour le Baron Noir que beaucoup de pirates prenaient la voie des cieux pour espérer apercevoir cette fortune mythique un jour. Et accessoirement s’en mettre plein les fouilles. Et après ce voyage aussi long que turbulent, les matelots auraient de toute façon bien besoin d’une pause à Vanylle, pendant que le corps dirigeant du vaisseau recommencerait à enquêter sérieusement, furtivement.

Mais pour le moment, l’heure était à la sanction.

Ainsi, le lendemain…

Le vaisseau était désormais à la lisière de l’orage. La pluie battait toujours un rythme infernal, mais au moins, le Pourfendeur n’était plus secoué par les violentes turbulences des coeurs orageux. Sur le pont principal, près de l’énorme figure de proue, plusieurs hommes étaient agenouillés, pieds et mains liés. Ils savaient tous ce qui les attendait, mais étaient étroitement surveillés. Parmi eux le fameux Marcellus Fine-Aiguille, médecin de bord, et accessoirement meilleur ami de Sorcor. S’il avait été maintenu en vie jusqu’à lors c’était essentiellement parce que le Baron Noir avait eu une panne sèche d’énergie la veille. Il n’avait oublié personne, et on retrouvait une quinzaine de pirates au moins, allant du mousse au gradé, et tous attendaient. Le plus vieux était certainement Marcellus, mais le plus jeune devait avoir à peine douze ans. Et même lui ne serait pas épargné.

L’équipage au complet était réuni, à part ceux dont on ne pouvait se passer à leur poste. Le pilote, notamment. Jaasau n’aimait pas parler, mais il serait bien obligé afin de poser les bases de la nouvelle ère de piraterie qui s’annonçait sur le vaisseau.

Le repos lui avait fait du bien. S’il était toujours très faible, il avait repris quelques couleurs, et avait un peu - vraiment un tout petit peu - moins l’air d’un cadavre. Et pour une fois, il était entièrement habillé. Un pantalon de cuir sombre grossièrement taillé mais qui lui allait comme un gant, et en haut, une veste prise dans la cabine de Sorcor, épaisse, ornée de plumes brunes et blanches. Il n’avait rien en dessous par contre, habillé oui mais trop faut pas déconner.

Il se tenait devant les condamnés, et faisait face à l’équipage. Il avait du longuement réfléchir à ce qu’il allait dire. Premièrement parce qu’ayant énormément fréquenté Sorcor, sa langue première était devenu le Vanyllien, et deuxièmement, problème faisant suite à ça : il avait de sévères lacunes en Joyellien. Il faisait cependant un effort, il fallait que tous le comprennent.

«Aujourd’hui, nous marquons la fin définitive du règne de Sorcor le Terrible. Tous ceux rassemblés derrière moi étaient d’une manière ou d’une autre proches de lui. Ceux qui ne le sont pas… sont ceux que j’estime dignes d’un minimum de confiance.»

Il sonda chaque personne présente du regard avant de reprendre.

«Si quelqu’un a quelque chose à dire, une volonté ou quoi que ce soit, concernant la prise du pouvoir, qu’il le fasse maintenant. S’il souhaite quitter le vaisseau, il pourra le faire quand nous rentrerons à Vanylle. S’il souhaite contester… Qu’il ose le faire, s’il en a le courage.»

Afin de les “encourager”, il sortit ses couteaux, attachés à sa ceinture. Ils étaient encore rougis par le sang, il n’avait même pas pris de les nettoyer.

«Aujourd’hui, l’équipage entre dans une nouvelle ère. Celui de la piraterie véritable. Jusqu’à présent l’ombre était notre royaume, et cela faisait des années que nous n’en sortions plus. Laissez-moi vous dire que c’est terminé. Désormais, chaque pirate, qu’il soit homme, femme ou enfant, devra savoir qui sont les membres du Pourfendeur, et pourquoi ils sont sur ce vaisseau. Sorcor a plongé ce vaisseau dans l’ombre, et croyez moi, je vais le tirer vers le sang.»

Dans un geste aussi brutal que soudain, il se tourna et trancha les deux premières tête. L’exécution avait commencé.

«Ces têtes qui tombent doivent vous servir d’exemple. Je ne veux plus aucune retenue lors des abordages. Adonnez-vous à toute la violence que vous possédez, plus encore si vous le souhaitez. Détruisez, pillez, violez, tuez. Ravagez Grand Vent et laissez-y la marque sanglante du Pourfendeur des Vents.»

Deux têtes de plus tombèrent. Dont celle d’un gamin d’une dizaine d’années. Une douzaine peut-être. Et pas une émotion ne secouait le récent capitaine.

«Souvenez-vous pourquoi vous avez embarqué. C’était pour rester discrets, dans l’ombre des nuages, ne surgissant de l’ombre que pour s’approvisionner sur un autre vaisseau ? Non. Pour jouir d’une réputation mystérieuse ? Non plus. Vous avez embarqué ici pour devenir de grands pirates, les meilleurs même. Pour inspirer respect, crainte, admiration. Aujourd’hui, c’est ce que je vous propose.»

Deux, encore, tombèrent au sol. Plus il en décapitait, et plus on se rapprochait de Marcellus, qui semblait s’être depuis quelques temps résigné à son sort. Qui était, il faut le dire, plus que prévisible.

«Si vous souhaitez continuer comme avant, je vous conseille de vous tirer tout de suite. Le comportement dans le genre de Sorcor ou des lâches qui peuplaient auparavant le vaisseau ne sera pas toléré. Si en revanche, la violence et la mort sont toujours votre credo, si vous souhaitez toujours mettre la main sur le trésor de Rhodia, et si enfin, vous souhaitez toujours figurer parmi les pirates les plus effrayants que Grand Vent ait engendrés, alors vous êtes les bienvenus, car c’est ce que je vous promets aujourd’hui.»

Une par une, jusqu’à Marcellus, les têtes tombèrent, indifféremment de l’âge. Le pont avait bu beaucoup de sang la veille, et il s’en abreuvait encore aujourd’hui. Jusqu’au vieux médecin.

«Je n’ai aucun problème réel avec toi, Fine-Aiguille. Mais malheureusement, ta fidélité envers Sorcor, je la connais bien. Elle sera une gêne, et jamais je ne pourrai me fier à toi. Rejoins ton ami dans les abysses de Grand Vent.»

La dernière tête tomba. Il se retourna vers l’équipage.

«Quelque chose à dire ?»
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On m'appelle Toma la Teigne


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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Jeu 7 Aoû 2014 - 12:37

La confusion. Tout autour d'elle n'était que confusion. Une guerre fratricide avait éclaté sur le Pourfendeur, entre les partisans de Sorcors, ceux de Jaasau et les simples adorateurs de bains de sang qui voulaient seulement profiter de cette bataille.

« N'intervient pas. Cache toi, fais ce que tu veux mais surtout n'intervient pas. Le moindre de tes gestes sera considéré comme un parti prit. Ne fais rien à part survivre, tu n'as pas à être mêlée à ça. Vis. »

La gamine plissa le nez, dérangée par l'impact des paroles de Marcellus. C'était violent, piquant, avec un arrière goût de fin du monde. Pourtant, les mutineries faisaient partie de la vie de vaisseau. Elle en avait déjà vu plusieurs, matées assez rapidement, mais celle-ci était la première prenant cette ampleur.

C'était les mousses qui avaient nourrit Jaasau durant toute sa captivité. Elle avait donc vu ce que Sorcor avait fait au Second un peu trop ambitieux. Elle avait même été forcée de regarder faire ces tortures horribles, qu'un homme lambda n'aurait su supporter. Il lui avait été impossible de ne pas compatir devant l'atrocité de ces scènes. Mais toujours, il avait résisté. Il avait survécu. Et c'était remarquable.
Il n'avait pas été des plus surprenant qu'il se rebelle de nouveau contre la folie de l'ancien capitaine, ni même que des gens le suivent. Au fond d'elle, elle approuvait aussi cette mutinerie. Peu importe le sang versé et les pertes, ou ce que pensait Fine-Aiguille. Ils avaient besoin d'un vrai chef qui saurait les guider vers la richesse, pas un fantôme se laissant porter au gré d'abordages impromptus. Aucune compassion n'émana du fond de son âme quand elle vit, postée en haut du mât, la gorge du Terrible être arrachée à coup de dents.

Ce qui la perturba, ce fut la suite des événements. Les survivants avaient étaient fait prisonniers et bien évidemment, son vieil ami fut dans le lot. Des réprimandes, des coups des fouets, une demande d'allégeance ?  Elle savait que ces suppositions étaient fausses, mais elle s'y accrochait, y avait cru un certain moment, avant que le jour fatidique n'arrive.

Les premiers morts la laissèrent de marbre. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait ça et sûrement pas la dernière. La mousse observa en écoutant attentivement Jaasau, ses yeux se posant une dernière fois sur certains pirates avec qui elle avait sympathisé. Elle tressaillit pourtant quand son seul cadet passa sous le fil de la lame du nouveau capitaine. Toma ne fit que froncer les sourcils, essayant de rester aussi stoïque qu'elle le pouvait. Elle ne pouvait ignorer son estomac retourné, s'identifiant bien trop à ce gamin, avec qui elle s'était quelque peu liée d'amitié. Les têtes tombèrent encore, comme des fruits pourris chutent d'un arbre, sans que le capitaine ne se lasse ou n'épargne. Il s'arrêta devant Fine-Aiguille. Un vent d'espoir la caressa un instant. Il fut bref, et cruel.

« Rejoins ton ami dans les abysses de Grand Vent »

Un cri perça le silence qui avait suivi cette dernière exécution. Les yeux baignés de larmes, elle peinait à réaliser ce qui venait tout juste de se passer. Elle avait osé supposer qu'il serait épargné, que son statut de médecin de bord aurait fait de lui une exception, qu'il aurait eu droit à une repentance. Mais rien. Juste une nouvelle tête qui roule sur le sol poissé de sang, un regard vide et les derniers soubresauts d'un corps sans vie. Elle aurait voulu hurler une fois de plus, vomir, essayer de tuer quelqu'un. Pourtant, ce n'est pas ce que Marcellus voulait. Il voulait qu'elle vive et elle ne pouvait gâcher ses chances aussi facilement. Elle aurait pu faire partie des exécutés. Elle n'y était pas et elle se devait de survivre. Absolument. Alors, meurtrie, tremblante, le ventre tordu de douleur et d’écœurement, elle étouffa ses sanglots contre Mike. Cet idiot de cuistot qui était probablement la dernière personne sur laquelle elle pouvait réellement compter. Les autres gisaient devant elle.

Elle se retourna brièvement à la dernière phrase prononcée et son regard croisa celui du Baron. Elle n'y mit aucune rage, aucune imploration. Seulement la pitié de le voir arriver à de telles extrémités pour arriver à sa pérennité.
Elle avait pardonné à Jaasau, compris sa rage et sa haine. Elle avait même approuvé cette rébellion,  les bains de sang, la mort de Sorcor. Mais cet acte, aussi prévisible qu'il était, restera une plaie béante en elle, toujours suintante de rancœur. Toma était démolie, mais résolue. A leur prochaine escale, elle se devra de changer de vaisseau.


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On m'appelle Cynydd neuf-doigts


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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Lun 11 Aoû 2014 - 9:57

Cynydd cracha par terre en signe de mépris devant le médecin qui perdit la tête quelques instants après. Sur le pont du vaisseau, une mare de sang inondait le plancher en métal gris et les bottes du Lieutenant baignaient dedans. Loin de s'offusquer de dégoût, Neuf-Doigts était captivé par le spectacle qui se déroulait devant lui. Il sondait chacun des pirates présent sur le Pourfendeur des Vents pour tenter de déceler qui était traitre au Baron Noir. Alors, dès que son regard croisait celui d'un pirate, ce dernier se décomposait littéralement, bien trop conscient que sa vie prendrait fin si Cynydd en décider ainsi.

Un sourire mi-figue, mi-raison, encadra le large visage du bellâtre. Il observa Jaasau quelques instants. Les semaines et mois qui avaient précédé cet instant présent avaient été durs à la fois pour le nouveau Capitaine et pour le Lieutenant. Même s'il n'avait pas trahi véritablement son acolyte, Cynydd se sentait avoir mauvaise conscience. Lors de la mutinerie, il avait un instant hésité à faire voler les plans de son ami pour s'emparer lui-même de la place de Capitaine. Car oui, c'était un homme d'une grande ambition. Tout doucement, il s'était débarrassé des deux Lieutenants avant lui, pour être le premier et principal. Il ne savait toujours pas ce qui l'avait décidé à rester droit dans son choix. À la fin, lorsque Jaasau avait récupéré le pouvoir, il avait cru un instant pouvoir être au moins Second, mais la logique du Capitaine s'interposa.

Certes, Cynydd et lui étaient de bons amis, mais le Pourfendeur des Vents avait besoin d'un autre type d'homme en tant que Second. Alors, la place avait été proposée à un habitué du vaisseau.
Au fond de lui, Neuf-Doigts savait que c'était la seule chose à faire. Le navire avait besoin d'un homme stable et au grand charisme et c'est pourquoi il avait accepté sa défaite sans broncher. Il n'était peut-être pas Second, mais le Capitaine aimait recevoir son avis sur les actions à effectuer. Et c'était exactement le rôle du suppléant.

Quoiqu'il en soit, le Pourfendeur était aujourd'hui à nouveau tournant de l'histoire. Il avait stagné des années durant et Jaasau leur promettait désormais un avenir radieux et riche en aventures. Cynydd tiqua quelques instants lorsque son ami aborda le sujet de Rodhia. Foutaises et histoires de bonnes femmes ! Voilà ce que c'était ! Il était étonné que le Baron s'intéresse à de telles sornettes.

Le pirate arqua un sourcil interrogateur en direction du nouveau Capitaine. Quelques explications s'imposaient...
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Lun 11 Aoû 2014 - 16:07

Une mutinerie, une putain de mutinerie, voilà ce qui était entrain de se passer sur le Pourfendeur, une scission au sein de l’équipage, les pro-Sorcor et les pro-Jaasau, les premiers soutenant le Capitaine du vaisseau et les seconds rangés du côté du second qui souhaite prendre la place de Sorcor, accusé d’être trop absent et non impliqué dans la vie de son équipage.

ZaelHïo ne savait plus où mettre la tête et quel camp choisir, les mutins ou les loyalistes.. Il était tiraillé entre son respect et sa fidélité pour l’actuel Capitaine et ses pulsions sanguinaires non satisfaites par l’inertie du moment. Mais il se fit une raison et accepta, non sans difficulté, de trahir son Capitaine, afin que Jaasau apporte du renouveau et, ENFIN, des bains de sang pour aux membres du Pourfendeur.

C’est ainsi qu’il suivit les différents évènements des jours suivants, les disparitions de certains marins soutenant Jaasau, sa capture, sa torture face à l’équipage qui avait éveillé en ZaelHïo son goût du sang en voyant s’écouler le fluide vital par les diverses plaies du Second, il v-avait d’ailleurs failli se jeter sur les pro-Sorcor, pour tuer et répandre un maximum d’hémoglobines, quitte à passer l’arme à gauche en faisant ça, il s’en fichait il avait juste eu envie de massacrer le plus de monde possible. Il avait heureusement réussi à réfréner ce besoin en se roulant un joins et en le fumant en continuant de suivre les évènements.

Il s’était résolu, suite à la torture de Jaasau, au fait de continuer à naviguer sur un vaisseau qui était destiné à sombrer, et songeait de plus en plus à rejoindre un autre équipage lors de la prochaine escale… Jusqu’au moment où il vit depuis son nie-de-pie, Jaasau faire son apparition sur le pont, il avait alors réagi au quart de tour et s’était jeté sur les filets du mat et était descendu le plus vite possible jusqu’aux côtés de son chef pour s’attaquer aux derniers fidèles de Sorcor, il s’était donné corps et âme à l’affrontement et avait tué le plus possible de marins mais hélas en récoltant des blessures douloureuses mais heureusement non mortelles.

Vint par le combat entre Sorcor et Jaasau qui se finit sur un morceau de gorge sur le sol, du sang répandue à flot et un cadavre refroidissant doucement, celui de Sorcor.  Puis l’exécution, sans pitié, des derniers marins encore loyaux à la cause du défunt Capitaine. Les têtes tombèrent une à une, chaque décapitation étant séparée par de léger discours du nouveau Capitaine cherchant à raviver sans aucun doute la flamme éteinte qui flamboyait auparavant au sein des coeurs des pirates du Pourfendeur, jusqu’à la mise à mort du très connu sur le vaisseau, Fine-Aiguille. Jaasau enchaîna juste après sur un:

« Quelque chose à dire ? »

La seule chose qu’aurait voulu répondre Zael à cette question c’est «  À quand les COOOOMBAAAATS ?!!!!! Allons piller et massacrer de pauvres corniauds ! ».
Mais à la place de cela notre bon petit Furibard se contenta de clamer haut et fort:

«  GLOIRE À JAASAU ! GLOIRE AU BARON ! GLOIRE AU CAPITAINE !! »

Zael se sentait exalté et très excité, il avait le pressentiment qu’avec un Capitaine tel que Jaasau, le Pourfendeur irait loin et rien n’arrêterait plus la terrible épopée sanglante du vaisseau pirate.
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Mar 12 Aoû 2014 - 5:27

Le nouveau capitaine resta silencieux quelques minutes, étudiant les réactions des pirates présents. Beaucoup évitaient même de croiser son regard, d’autres semblaient contents, d’autres pas vraiment, probablement des espoirs de promotions déçus. Il resterait, quoi qu’il arrive, vigilant un bon moment. Et il savait que la cruauté et la violence impitoyable de Cynydd viendrait sans peine à bout des nostalgiques de l’ancien régime. Mais en attendant, il restait tout de même quelques petites choses à mettre au point. Notamment au niveau des grades et des tâches à accomplir sur le vaisseau.

Il s’approcha, rangeant ses coutelas, de celui qui semblait le plus marqué par la mort de Fine-Aiguille.

«La Teigne… Si tu ne rejoins pas Marcellus dans les abysses de Grand-Vent, c’est pour une bonne raison. Tu es, dans une certaine mesure, utile à cet équipage. Tu veux savoir pourquoi ce vaisseau est le meilleur pour se former à la piraterie ? On n’y apprend pas qu’à se battre. On y apprend aussi la perte des frères d’armes. On apprend à s’endurcir. Beaucoup ici appréciaient Marcellus. Notre espérance de vie est ridiculement faible comparé à celle de ces fumiers de Matroos ou Korrul. Nous n’avons ni le temps de pleurer, ni celui de s’attarder sur une mort. Elle les fauche tous, peu importe quand. Arrange toi pour danser à ses côtés le plus longtemps possible sans jamais la toucher et là tu seras un vrai pirate.»

Sa voix sifflante, son regard mort brillant encore de venin quitta celui de Toma, et il recula légèrement. Il regarda longuement Cynydd avant de s’exprimer une nouvelle fois.

«Equipage, je vous annonce tout de suite que Cynydd est promu Premier Lieutenenant. Sans lui, Sorcor serait encore le chef illégitime de ce vaisseau. Pour ceux qui penseraient, par hasard, que rétablir un nouvel ordre serait possible, méfiez-vous de Neuf-Doigts. Il est une Milice à lui tout seul… Cynydd, tu viendras dans la cabine toute à l’heure, faudra qu’on parle.»

Sous entendu : tu auras de plus amples explications sur Rhodia et pas mal d’autres choses en privé, toute à l’heure. S’il ne passait pas Second, c’était pour une bonne raison. Ceci étant, il avait été l’homme le plus proche de Jaasau depuis qu’il était sur le navire, et aurait quoi qu’il arrive une voix très importante quant à la gestion du vaisseau. Pour le coup, les histoires de grade n’étaient qu’une bête façade. Pour l’équipage, en tout cas.

Il se tourna ensuite vers l’illuminé qui avait cru bon de gueuler à tous vents “Gloire au Baron”, et eut l’ombre d’un sourire. Jaasau se considérait comme étant tout à fait normal malgré le fait qu’il soit complètement taré (et ces dernières semaines avaient très clairement empiré cet aspect du Baron), mais pour lui, ZaelHïo était probablement le type le plus déglingué sur ce vaisseau.

«Tu pourras assouvir tes besoins sanglants très bientôt, ZaelHïo, mais pour l’instant calme tes ardeurs. Tu seras les yeux du vaisseau, et j’ose espérer qu’ils ne rateront rien. Les erreurs ne seront plus aussi facilement pardonnées qu’avant. Nous avons un nom, une histoire et une réputation à laver. Je compte sur vous tous, pirates, pour y arriver. Allez-vous donc laisser un navire rempli de femmes inspirer plus de terreur que nous ? Actuellement elles sont nos principales rivales, nous allons leur rappeler que le Pourfendeur vole toujours, et plus pour explorer les nuages, cette fois… »

Il sourit intérieurement en pensant à Riska. Si toutes les pirates de la Nuée étaient comme elle, ils auraient une concurrence des plus sévères - et c’était d’ailleurs sûrement le cas.

«Avant de rentrer, nous allons nous déchaîner sur quelques vaisseaux. Danser un peu, et rappeler aux cieux notre présence. Nous allons voler tout ce que nous pouvons. Grand-Vent nous appartient, et tout ce qui vole dans ses courants avec. Renforçons ce vaisseau, transformons le en machine de peur et de mort. Le chemin jusqu’à Vanylle est long et nous allons devoir recruter de nouveaux hommes, à commencer par un ingénieur, des mécanos et un médecin.»

Il fixa une nouvelle fois Toma, avec un sourire un peu plus clair - à nuancer, la clarté chez Jaasau c’est plus un spectre dans l’obscurité absolue qu’un rayon de lumière dans la nuit - et s’adressa à nouveau à lui.

«Renouvelle nos stocks de bombes. T’es plutôt doué pour les fabriquer - au moins autant que pour les balancer par dessus bord - et nous en aurons bientôt besoin. Pour les autres… Vous allez pouvoir reprendre vos postes. J’ai grandi et fini ma formation parmi pas mal d’entre vous. Vous savez que je ne sais pas mentir, et que mes paroles ne sont pas en l’air. J’ai dit que vous alliez connaître un nouveau souffle ? Préparez vous, votre nouvelle vie commence dès à présent.»

Il assigna deux matelots au lavage du pont, qui depuis la veille en avait bien besoin, et leur ordonna de balancer les cadavres par dessus bord. Ils encombraient plus qu’autre chose. Jaasau eut la brève et stupide idée de planter les têtes sur des pointes et les laisser là comme piqûres de rappel, puis se ravisa avec dégoût en se disant que ç’aurait typiquement été une idée digne de Sorcor. Et hors de question de lui ressembler ne serait-ce qu’un tout petit peu.

«Cynydd. Viens par là, faut qu’on discute.»
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Dim 31 Aoû 2014 - 3:37

Cynydd écoutait attentivement le discours de son ami Jaasau. Le reste de l'équipage semblait aussi absorbé par les paroles et les promesses du nouveau Capitaine. Une ère nouvelle s'installait sur le Pourfendeur des Vents tout doucement.

Enfin, lorsque le Baron Noir parla de Cynydd, ce dernier esquissa un sourire en coin. Il remercia du regard le Capitaine et adopta une posture menaçante, tout en jugeant du regard chacun des pirates. Le reste du discours captivait toujours les membres de l'équipage et Jaasau termina en invitant Neuf-Doigts à le rejoindre. Ce dernier, traversa le pont à grandes enjambées.

« Très beau discours Jaasau. Je ne te savais pas si bon orateur. On dirait que Sorcor va très vite être oublié finalement. Ce n'est pas plus mal de toute façon. » D'excellente humeur, Cynydd marqua une pause puis continua : « Depuis le temps que je voulais voir la tête de cet imbécile de Marcellus ! Enfin, c'est du sang neuf qu'il nous faudra désormais Jaasau ! Ou devrais-je t'appeler mon Capitaine désormais ? »

Le Lieutenant partit dans un grand éclat de rire puis les deux hommes se dirigèrent vers la cabine de Sorcor, ou plutôt de Jaasau à partir d'aujourd'hui.

Cynydd était déjà entré dans cette petite pièce plusieurs fois, mais ce jour-là, tout semblait différent. La cabine était richement décorée, des cadres, livres ou encore diverses sortes d'ornements traînaient çà et là, encombrant la petite pièce. Sur la table qui longeait le mur, plusieurs papiers étaient posés ou plutôt jetés aléatoirement. Neuf-Doigts reconnus au passage une carte de Vanylle très détaillée. Il fronça les sourcils. Mais qu'est-ce que Sorcor cherchait à faire ? Si un vaisseau milicien avait eu raison du Pourfendeur des Vents, il aurait pu trouver la carte et tout Vanylle aurait pu être en danger.

Le Terrible n'était qu'un sombre idiot visiblement !

Cynydd se tourna ensuite vers son acolyte, puis arquant un sourcil interrogateur, il déclara :

« Bien, passons aux choses sérieuses. Que se passe-t-il désormais ? »
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Mar 23 Sep 2014 - 10:40

Jaasau attendit d’être dans la cabine avant de reprendre la parole. Il n’avait pas l’habitude de prononcer de tels discours, comme le souligna d’ailleurs Cynydd, et il découvrir que cela ne lui plaisait pas du tout. Tourner les phrases dans le bon sens, chercher à toucher les auditeurs de la manière voulue, le plus grand nombre de préférence, et parler une espèce de langue de bois ne laissant filtrer de ses lèvres que ce qu’il voulait que les autres comprennent. Autrement dit, même s’il avait été honnête du début à la fin de sa tirade, il avait eu l’impression répugnante de prononcer un demi-mensonge. Et Le Baron Noir haïssait les mensonges.

«Tu peux continuer à m’appeler Jaasau, c’est mon nom et surtout, c’est moins long. Il adressa un petit sourire au premier Lieutenant, puis désigna d’un signe de tête la paperasse étalée sur la table. Ce genre de connerie a une sacrée tendance à me laisser de marbre, mais j’ai pris le temps de regarder ses cartes et ses notes, et je crois que Sorcor avait de solides preuves, ou au moins de bons indices confirmant l’existence du trésor de Rhodia.»

Il savait que Cynydd avait à peu près la même affection que lui pour ce genre de mythes à peine bons à être racontés au coin d’un feu, mais il fallait légitimer sa place en tant que Capitaine, un peu trop durement acquise pour qu’il se permette de la perdre par manque de foi des membres de l’équipage.

«Honnêtement, j’ai autre chose à foutre que d’écumer le continent à la recherche d’un sac de babioles. Par contre, j’ai bien l’intention de remettre le Pourfendeur sur les rails de la débauche. Si on peut faire d’une pierre deux coups, à savoir foutre un boxon innommable sur Grand Vent et au passage rafler le pactole, moi je crache pas dessus.»

Il alla s’asseoir sans gêne aucune dans le fauteuil de l’ancien capitaine, désormais sien, et jeta un coup d’oeil à son coéquipier et ami.

«Mais pour l’instant… On rentre à Vanylle. Ca fait pratiquement six mois qu’on erre sur Grand Vent, et même si y’a eu de l’animation, les hommes vont finir par devenir dingues s’ils peuvent pas aller… vider leur trop plein d’émotions et de frustration dans un bordel. J’ai des choses à faire en ville aussi d’ailleurs. J’crois qu’on a un ou deux gars qui ont attrapé le Fléau de Grand Vent… Enfin voilà. Si on croise des vaisseaux marchands en chemin on les désosse, et on verra la suite des opérations une fois reposés à Vanylle. Ca te va comme ça ?»
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Dim 5 Oct 2014 - 5:23

Cynydd était appuyé contre la porte, les bras croisés contre sa poitrine.

"Ouais rentrer à Vanylle me parait une bonne idée. Les hommes ont besoin de se dégourdir les jambes et évacuer toute la tension de la mutinerie."

Le pirate se passa une main dans les cheveux et songea à Vanylle. Il n'avait jamais aimé particulièrement la ville pirate. La crasse et la puanteur étaient monnaie courante dans la cité. Les putes et les brigands étaient visibles à chaque coin de rue. Rien de bien attirant dans cette ville.
Quelques années plus tôt, Cynydd avait eu la chance de visiter Matroos. Il avait été envoyé par Sorcor pour une mission un peu particulière et ainsi, il s'était rendu à Gernie. Des plaines immenses à perte de vue, une nature majestueuse dans un décor mélangeant la technologie et les traditions. L'âme sombre et souillée du jeune homme avait littéralement était submergé d'émerveillement devant ce spectacle. Mais sa rancœur envers Matroos avait par la même occasion grandi encore plus. Alors, lorsque Jaasau avait parlé du trésor de Rhodia, neuf-doigts avait été des plus septique, mais l'idée d'un trésor pouvant élever Vanylle au dessus des matrosciens plaisait bien à Cynydd.

"Crois-tu vraiment en cette histoire de trésor Jaasau ? La légende demeure depuis des siècles et personne n'es jamais revenu de Korrul. En quoi cela serait différent pour nous ? Le Pourfendeur n'est pas assez puissant pour traverser la Ceinture du Feu. Il faudrait coupler au moins deux vaisseaux et avoir l'argent sans compter le temps pour booster le vaisseau, reviendrait à dire que nous pourrions commencer cette quête d'ici au moins cinq ans. Les cartes et les recherches de Sorcor ne feront pas tout. Je crains que le désert ne nous laisse pas une seule seconde de répit."

Voir Cynydd hésiter était assez inhabituel. C'était plus un homme confiant et toujours prêt pour l'aventure. Mais étrangement, il n'avait aucune envie de s'engouffrer dans un désert brulant. Son domaine était Grand Vent et même s'il était un pirate, il n'avait nullement l'envie de mourir maintenant. Mais le Lieutenant était un homme loyal alors si le Capitaine décidait de partir à la recherche du trésor de Rodhia, il le suivrait malgré tout.
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Dim 5 Oct 2014 - 13:01

Effectivement, Jaasau avait l’habitude de voir Cynydd assez sceptique sur certaines décisions, ce qu’il comprenait totalement puisqu’avant la mutinerie, il rejoignait généralement son Lieutenant sur ce point. Mais à un tel point d’hésitation, c’était assez rare. A la fois pour le rassurer et pour qu’il soit d’une aide plus significative que ça, il se devait d’éclaircir un peu sa lanterne. Son regard se braqua sur lui. L’éternelle lueur de folie, mêlée cette fois à celle de l’amusement.

«A la limite, qu’on revienne bredouille de Korrul, j’m’en fous. Mon intérêt n’est pas là. Ce que je veux, c’est justement montrer à Korrul autant qu’à Matroos ce dont Vanylle est capable. Cette ville est essentiellement composée de merde et de boue dégueulasse, mais regarde ce qu’il en sort. Toi, moi, et d’autres pirates qui ont été soit abandonnés là bas, soit qui y sont nés. Et regarde ce qu’on est devenus. Des hommes libres de toute entrave. Et ça, ça leur fiche les jetons.»

Ce que voulait Jaasau effectivement, c’était plutôt une forme tordue de reconnaissance. Il s’en foutait qu’on les admire ou non, c’était déjà le cas à Vanylle. Par contre, s’ils survivaient au désert, c’était la preuve qu’ils étaient bien plus forts que ce que voulait bien admettre la Milice et les forces de l’ordre Korruliennes. Un bon coup de pression, de la pagaille, et une sauvagerie sans limite mesurable. Ca, c’est ce que voulait Jaasau. C’était l’esprit même du Pourfendeur.

«Si on revient de cet enfer de sable, déjà, on aura appris, si on a les mains vides, que le trésor n’y est peut-être pas. Les gens qui vivent là bas sont peut-être étranges ou inconnus, mais ils ne vivent pas l’enfer des maladies qui volent dans le ciel, les créatures, et à terre, l’infamie qui fait notre nation. »

Il lâcha un soupir et s’approcha du hublot.

«Ca m’emmerde un peu d’avoir recours à ça mais tu as raison sur un point. Aussi monstrueux que soit ce vaisseau, il n’a aucune chance de passer la Ceinture. Par contre à plusieurs, ouais, on pourrait y arriver. Donc je me demande si pour une fois, au lieu de se tirer dans les pattes, on ne pourrait pas contacter d’autres équipages. Tout le monde court après le trésor de Rhodia, ça ne sera pas très difficile de les appâter, ne serait-ce qu’avec notre réputation. Pour le reste on s’arrangera. Par la négociation…. ou par la menace.»

Il marqua une courte pause, ponctuée d’un sourire mauvais, d’autant plus sur son visage massacré et tatoué à l’extrême.

«Je connais la capitaine de la nuée, et la chef canonnière du vaisseau. Ce ne sont que des femmes, mais le seul vaisseau rival sérieux que nous ayons est justement la Nuée Ardente. Et Aleera l’Insoumise est dans une situation telle qu’elle ne pourra pas me refuser grand chose. Si elle a un semblant d’honneur en tout cas.»

Il se retourna une nouvelle fois vers son lieutenant.

«Je ne t’oblige pas à approuver ce que je fais. Je sais aussi que quoi que j’ordonne, tu le feras. Mais je tiens à ce que tu comprennes ce que ce voyage implique, malgré les les difficultés. La thune, c’est un bonus. Ce que je veux est bien au delà de ça.»
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Dim 12 Oct 2014 - 3:54

Tout au long du discours de Jaasau, Neuf-doigts acquiesçait d'un signe de la tête. Il comprenait le ressenti et l'envie de son ami et l'acceptait. Cependant, lorsque le Capitaine aborda l'intention de nouer un lien avec l'équipage de la Nuée Ardente, Cynydd manqua de s'étouffer. Immédiatement, il fronça les sourcils, croisa les bras contre sa poitrine et expira profondément. Il était hors de question qu'il monte à bord d'un vaisseau en compagnie d'une femme, et il comptait bien exprimer son point de vue.

« Mais qu'elle démence te prend donc là Jaasau ! Devenir Capitaine t'as rendu aussi marteau que notre vieux fou de Sorcor. Des femmes ! Toutes des catins, tu le sais aussi bien que moi. Vicieuses et fourbes, il est hors de question que nous nous allions avec ces créatures ! Elles ne sont bonnes qu'à une chose, nous sucer les boules mon ami ! »

Pour bien faire comprendre son idée en tête, Cynydd porta sa main à son entrejambe. Son aversion pour les femmes était quelque chose d'inexplicable aux yeux de tous. Certain disait qu'il les dégouttait à cause de sa grosse bonne femme de mère, d'autres qu'il préférait tout simplement les hommes. Mais en réalité, dans la jeunesse fougueuse et malhonnête de Cynydd, le jeune adolescent s'était fait littéralement plumé par une demoiselle. Dès lors, sa confiance en la gente féminine avait été anéanti. Il n'avait de contact avec elle que pour se délester les bijoux de famille.

« Enfin Jaasau reprends-toi ! Aleera l'Insoumise est de la pire espèce en plus. Elle te feras miroiter pleins de belles promesses jusqu'à ce que l'équipage entier nous tranche la gorge dans notre sommeil ! Et si, par le plus grand miracle, nous arrivons à Korrul, toutes ces femmes ne seront là que pour nous ralentir. Sans cesse à piailler, sans cesse à geindre et se plaindre ! C'est une épreuve pour des hommes et non pour des gamines. »

Agacé, Cynydd n'avait qu'une envie, prendre son ami par les bras et le secouer pour qu'il se réveille. Son idée était de la pure folie. Certes, la Nuée Ardente était un redoutable équipage, il devait bien se l'avouer. Pour des femmes, elles s'en sortaient quand même très bien, mais raison de plus pour s'en méfier.

« Et as, tu penser aux hommes du Pourfendeur ? Tant de femmes à proximité, cela va créer bien trop de tensions. Ils vont avoir le manche qui va les démanger et ils ne seront plus capables de faire bien leur travail ! Jaasau, je sais que tu es un bon Capitaine, je ne m'en doute absolument pas, mais sur ce coup-là, je ne suis pas certain de pouvoir te suivre. »
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Dim 12 Oct 2014 - 9:54

Jaasau n’en revenait pas. De la conduite de Cynydd tout d’abord mais également de son incrédulité, et de sa haine aveugle. Il l’avait toujours vu comme quelqu’un d’excessivement violent - c’était un critère de recrutement sur le Pourfendeur après tout - mais de réfléchi, également. Et là, il semblait que la caboche de son Lieutenant et ami tournait à vide. Suffisamment pour l’énerver.

En ayant entendu bien assez, il braqua sur lui un regard volontairement méchant et fit le tour du bureau pour venir se placer juste devant lui. Il hésita quelques secondes à lui en coller une bien sentie en pleine figure, mais réussit à se contenir un minimum. Pas assez cependant, car il ne put s’empêcher de le repousser violemment contre le mur opposé de la cabine, juste derrière lui.

«Mais ma parole, quand as-tu cessé de réfléchir droit, Cynydd ?! Tu crois que j’y ai pas pensé à tout ça ? Tu penses vraiment que je compte laisser une seule de ces diablesses poser le pied sur notre vaisseau ?! Depuis que le Pourfendeur est en vol, ça n’est pas arrivé, et parce que je pense que ce trésor existe peut-être et que leur aide nous sera indispensable, je compte briser les traditions qui font de cet équipage ce qu’il est ?!»

Il lâcha un soupir furieux et balança un coup de pied dans le bureau derrière lui, afin d’éviter de le coller dans la tronche de son ami.

«Ta haine t’aveugle sombre idiot. Comme tu l’as dit toi même nous aurons besoin de plusieurs vaisseaux. Donc elles n’auront rien à faire ici. Elles pourront très bien nous aider en restant sur la Nuée Ardente. Quant à moi, ne me pense pas plus bête que je ne le suis. Quand je dis qu’Aleera m’en doit une, c’est pas rien. Et si dans le désert elles nous gênent, nous n’aurons qu’à nous en délester.»

Vu les réactions de Cynydd, il ne risquait pas d’envoyer sur le tapis sa relation plus ou moins solide avec Riska, ni la teneur des rencontres qu’il a pu avoir avec Aleera. C’était un coup à l’en faire exploser de fureur et de stupeur. Cependant…

«Et si jamais nous sommes obligés de les accueillir, au lieu d’utiliser ta haine pour saborder les efforts que je fais afin de remettre ce navire dans le droit chemin, sers-t’en donc pour punir les pirates qui dévieront de leur chemin à la hauteur du crime commis. Et là dessus je sais que tu es plus qu’efficace.»

Il se tut, respirant longuement plusieurs fois, puis releva le regard vers Cynydd, froid et déterminé.

«Je suis peut-être capitaine, mais ça ne serait jamais arrivé sans toi. Et si tu ne m’aides pas à gérer ce navire, peu importe les obstacles et les sacrifices que nous aurons à faire, nous n’arriverons à rien. Alors, si tu as quelque chose de constructif à dire, fais-le, sinon tire-toi. Ma décision est prise, et tu as deux options possibles : faire avec dans ton coin, ou être assez burné pour l’encaisser et t’imposer en tant que Premier Lieutenant du Pourfendeur des Vents quand nous serons face à Aleera et son équipage.»
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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    - Ven 17 Oct 2014 - 4:19

Le dos de Cynydd reposa violemment contre le rebord de la cabine. Il ne l'avait pas vu venir, et pourtant le bras de Jaasau l'avait poussé avec force. Un éclat de fureur anima son regard, mélangé à l'humiliation de se voir ainsi traiter. Mais le Baron était désormais Capitaine, et même s'il était Second, Cynydd savait où se trouvait ses limites.

Son ami se lança alors dans un monologue, un de ceux qu'il avait tant l'habitude de faire. Et, tout en accompagnant ses paroles, il cogna contre le bureau de la cabine. Neuf-Doigts quant à lui, restait en retrait, toujours contre le mur. Il n'aimait guère le ton qu'employait Jaasau, et il ne se doutait pas un instant que sur le pont, les hommes entendaient ce qu'il se passait. Mais sous ses airs de brutes, Cynydd était un homme d'une fine intelligence. Il savait pertinemment qui il devait garder en ami et qui ne lui permettrait pas d'accomplir de grandes choses. Fort heureusement pour le nouveau Capitane, il comptait dans le premier groupe. 

«  Bien comme tu l'as dit, c'est toi le Capitaine après tout. Mais sache que je t'es prévenu. Tu ne viendra pas chouiner quand elles essayeront de nous doubler. Je ne sais pas quel service te doit l'insoumise mais n'oublie pas que c'est une Pirate. Et une femme en prime. Quelque soit notre but, elle voudra forcément nous dépasser. Mais quand ce jour arrivera, tu me la laissera Jaasau. Je lui ferais regretter d'être née. »

Puis sans attendre l'autorisation pour autant, Cynydd se tourna et agrippa la poignet de la porte. Il l'ouvrit, commença à sortir et déclara juste avant :

« Mon ami, sache que je resterai à tes cotés. Mais, permet moi d'être présent lorsque les négociations avec la Nuée Ardente commenceront. »

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Posté dans Re: [RPFB] Un nouveau souffle sur Grand-Vent    -

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