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Patrouille dans les bas fonds ...

Invité

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Posté dans Patrouille dans les bas fonds ...   - Sam 23 Aoû 2014 - 8:54

L’aube venait timidement éclairer l’horizon, dessinant de pâles arabesques sur le sable rouge de l’erg plongé dans la pénombre, et sur lequel la cité d’Ofägar se tenait, encore paisible à cette heure. Cette paix n’était d’ailleurs que toute relative, et il ne serait pas étonnant qu’au petit matin un corps ne soit retrouvé, baignant dans son sang et dépouillé de tout bien, au détour d’une ruelle.

C’était cette pensée qui réveillait chaque jour Tefnakht, peut-être une heure ou deux avant la grande majorité de sa chambrée, et aujourd’hui il n’échapperait pas à cette habitude. Les mêmes gestes, précis et assurés bien qu’exécutés dans l’obscurité du dortoir ; il refaisait son lit, veillant à ce que le drap soit exempt du moindre pli, et, agenouillé à même le sol, le Veilleur entama ses prières en silence.

Elles étaient encore et toujours tournées vers Ruyn, avec le même espoir et les mêmes suppliques, à savoir de retrouver les rues immaculées et d’avoir moins de condamnations ou d’arrestations à faire que la veille, ce qui signifierait que le crime commencerait à faiblir en ville. Puis il demandait le pardon pour les vies qu’il aurait peut-être à ôter dans l’exercice de ses fonctions.

Il n’y avait pourtant pas de désespoir dans ses pensées, en dépit de la tâche d’ombre qu’avait provoqué le tout dernier raid forban, qui avait été particulièrement meurtrier, et que les “réprouvés” de la tour ouest n’avaient pas vu venir. Et pourtant ces charognes avaient eu la vie sauve, alors que l’Ordre avait dû déplorer la perte de certains bons éléments … Ruyn savait ce qu’Il faisait, et si pareil évènement était survenu, c’était qu’Il souhaitait mettre ses fidèles à l’épreuve, leur faisant payer leurs vices et leur impiété par le sang.

Parcourant le terrain d’entrainement, à grandes foulées, alors que le soleil s’élevait maintenant lentement au-dessus de l’horizon – accompagné par la chaleur, qui se faisait de plus en plus pesante – et que d’autres soldats sortaient de leur torpeur et parcouraient le camp l’œil ensommeillé, le jeune homme venait de terminer son cinquième tour de piste, et il rejoignit, légèrement en sueur et le souffle soutenu, son dortoir, afin de prendre une douche, avant d’enfiler l’uniforme et l’armure de service qui l’attendaient – à l’instar de son khépesh long, affuté comme un rasoir – dans l’armoire jouxtant sa couche, et où étaient rassemblés ses maigres biens.

Tous les jours les mêmes rituels, dans le même ordre, avant de partir sur “le front”, c’était-à-dire en ville. Les Korruliens sortaient enfin de leur humble demeure, qui partant travailler à l’Oasis, pour le compte d’une grande famille, qui rejoignant les entrepôts ou le marché qui se montait déjà pour la journée.

Un Fahr, en train d’être lourdement chargé par un ouvrier, venait de déféquer en plein devant le passage d’un négociant, trop occupé à débattre pour remarquer les excréments, mais contre toute attente l’homme au turban gris les enjamba comme si elles avaient toujours été là, au grand désespoir d’enfants qui s’esclaffaient d’avance de plaisir. Ils s’éloignèrent d’autant plus rapidement qu’un Veilleur s’approchait, préférant aller jouer ailleurs …

L’homme en armes remarqua lui aussi le piège posé par l’animal majestueux, et écarta du bras une domestique insouciante qui allait s’en mettre plein les sandales, et qui se retint in extremis de l’insulter, ne comprenant pas vraiment qu’on venait de lui éviter un court instant de honte et de moqueries. Ce n’était pas cette zone qui semblait intéresser le représentant du Milek’tra, car il ne s’y attarda point, ne portant que peu gare aux passants de ce quartier animé. Or, bien vite, il s’éloigna de la foule pour rejoindre les ruelles peu clémentes de la périphérie urbaine …
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