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Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Eren McVanes   - Mar 26 Aoû 2014 - 13:27



Je suis Eren McVanes
« Chaque homme a sa passion qui le mord au fond du cœur, comme chaque fruit son ver. » Alexandre Dumas Père, Le Comte de Monte-Christo



Prénoms : Eren
Nom d'usage : McVanes
Surnom : Seul ceux qui n'arrivent pas à imposer le respect de par leur seul nom ont besoin d'un surnom.
Age : Eren fait bien ses 33 ans.
Langues parlées & écrites : Joyellien, vanyllien. Son père lui a aussi enseigné le matroscien mais il ne l'utilise que rarement et commet donc un certain nombre de fautes, autant à l'oral qu'à l'écrit.




Métier : Second
Navire : Le Pourfendeur des Vents
Équipage : -


Caractère : Comme tout un chacun, Eren a ses qualités et ses défauts. Même si il a plus de qualités que de défauts. Du moins, c'est ce qu'il croit. Oui, Eren est quelque peu imbu de se personne. Après tout il y a de quoi, son éducation le place tout de même au dessus de la populace vanylienne. Il se montre beaucoup plus réfléchi que la majeure partie de ses compatriotes qui ne sont pas toujours bon à grand chose à part picoler, forniquer et s'entretuer.
Il est d'un naturel calme, parfois un peu trop pour certains. C'est peut-être ce tempérament de glace, qui le rend si implacable dans son travail. En effet, à bord du Pourfendeur, il ne tolère aucun manquement et s'attend à ce que les directives soient suivies.
En société, McVanes sait se montrer sous son meilleur jour. Souriant, il entretient de bonnes relations avec les personnes qu'il faut. On vous dira qu'il est intéressé toutefois ça serait mieux que vous vous fassiez votre propre avis, non ? D'après lui, il est bon orateur et sait manier le verbe avec dextérité. Cela, associé à sa prestance et son panache, lui donne un certain charisme. Charisme dont il n'hésite pas à user lorsqu'il s'agit d'assurer une position de leader.
En soi, Eren ne semble pas profondément mauvais.
Toutefois, il existerait une facette bien plus sombre à ce personnage. Voyez-vous Eren exècre l'ennui. Pour chasser l'ennui, certains hommes boivent, certains tuent, certains jouent aux dés. Certains baisent. Mais pour Eren McVanes... Se pourrait-il que tout ça, que même vous, ne soyez que les pièces d'un jeu destiné à tromper sa lassitude ?
Préférences alimentaires : Eren mange de tout mais il ne mange pas forcément sainement. De toute façon, y-a-t-il seulement dans tout Vanylle un pirate qui mange sainement ?
Loisirs : Sa vie entière est un loisir.

Préférences relationnelles : Consentantes. Comment ça, c'est pas ça la question ?


...FACE A UN DANGER : Ici ? Non c'est pas ça qu'il faut écrire, ok, capisco. Ben comment voulez-vous qu'il réagisse ? Il va se défendre, il va pas se laisser marcher dessus !
..FACE A UN ABORDAGE : PAS DE QUARTIERS !
..FACE A UNE NOUVELLE RENCONTRE : Il se montrera poli et courtois, si la rencontre est amicale s'entend. Il a de l'éducation après tout, lui. Si c'est une mauvaise rencontre... Un tir d'énergie entre les deux yeux, ça règle pas mal de choses.
..FACE A DES SENTIMENTS NOUVEAUX : Peut-on vraiment éprouver des sentiments nouveaux à 33 ans ?
..FACE A UNE PERTE/LA TRISTESSE : Il ira acheter un pot de glace, le mangera sous sa couverture en pleurant et en écoutant de la musique triste. Non j'déconne.


TAILLE : 1m84
POIDS : 78 kilos.
COULEUR DES YEUX : Marron tacheté de vert et d'or. Lorsqu'il fait clair, c'est ces deux couleurs qui prennent le dessus.
COULEUR & LONGUEUR DES CHEVEUX : Châtain clairs, mi-longs.
PIGMENTATION DE LA PEAU : Eren a une peau somme toute assez normale pour un Vanyllien. Ni trop bronzée, ni trop pâle.
SIGNE PARTICULIER : Eren a une acuité visuelle parfaite, ce qui en fait excellent tireur mais aussi un adversaire redoutable au lancer de couteaux, que ce soit sur cible fixe ou humaine mouvante. Des cicatrices ici et là, quelques tatouages sur l'ensemble du corps.
PILOSITÉ : Il lui arrive de laisser sa barbe pousser pendant trois ou quatre jours mais ça ne dépassera jamais ce stade. Pour le reste, c'est un homme, pas une jeune pucelle.
VESTIMENTAIRES : Eren McVanes est un pirate raffiné. Il sera donc très rare de le voir habillé n'importe comment. Même lorsqu'il est à bord du Pourfendeur, il est toujours bien mis et choisit ses tenues avec considération. Il possède plusieurs holsters différents, lui permettant d'avoir un accès rapide à ses pistolets, et ce qu'importe la tenue ou les circonstances.
Côté accessoire, il porte toujours une chaîne autour du coup ainsi que deux bracelets en cuir au poignet droit. L'un est un bracelet de cuir tressé, l'autre un bracelet plat légèrement travaillé.


A Vanylle, il y a des Vanylliens.
Et parmi les Vanylliens, il y a Vanyllien et Vanyllien.
Les premiers sont les vauriens qui déambulent dans les rues le soir et les sacs-à-vin qui fréquentent les bouges, les catins dépourvues de vertu et celles la troquant contre quelques pièces sonnantes et trébuchantes, les souillons et les pirates du dimanche, les tire-laines et les crèves-la-faim, les coupes-gorges et les gorilles. Et puis il y a les autres. Par un heureux coup du sort, Eren a toujours fait parti de la seconde catégorie. Il n'y avait pas tant de nantis que ça à Vanylle - et leurs fortunes n'égaleraient sans doute jamais celles des Marchands matrosciens - pourtant il avait eu la chance de naître au sein d'une famille à l'abri du besoin.

Enfant, il n'avait jamais trop su d'où cette fortune provenait. Les maladies ne faisant pas grand cas de la richesse d'une personne, la mère n'était plus de ce monde. Seul le père pouvait l'éclairer mais, lorsqu'Eren fut en âge de s'intéresser à ce genre de chose, les explications du paternel étaient rendues trop floues en raison de la démence qui s'était emparée de lui au fil des ans. Un jour, il connaissait l'emplacement secret d'un trésor. Le suivant, il le fabriquait la nuit. Un autre, il avait amassé son patrimoine avant son arrivée à Vanylle. Car oui, Eren était le premier véritable Vanyllien des McVanes. Son père était né et avait grandi à Midel-Heim, sa mère étant originaire de Vuulte. Deux Matrosciens, en somme, qui avaient quitté leur terre natale pour s'installer dans un nouvel endroit qui, pour le coup, n'avait rien de la terre promise. Vanylle avait beau être la ville des hommes libres, il fallait avoir envie de profiter de sa liberté dans la fange.

Quoiqu'il en soit, Eren n'eut jamais à se demander si il aurait un repas dans la journée ou un toit au dessus de la tête à la nuit tombée. En sus de cet apparent confort, l'enfant eut aussi la chance de recevoir une éducation, ce qui à Vanylle était un luxe indéniable. Algèbre, écriture, histoire, géographie, foi, martial, le père fit tout son possible pour transmettre son savoir à son fils. Ce qu'il apprit dépassait de loin le niveau d'éducation d'un Vanyllien standard. Le cours que détestait le plus le jeune garçon était celui sur les bonnes manières. Allez savoir pourquoi, son père avait tenu à ce qu'Eren sache se tenir en société, un mot bien surfait à Matroos et bien plus encore chez les pirates. Se tenir droit, ne pas proférer d'injures, ne pas blasphémer, être respectueux avec la gente féminine, tout y passait. Tant et si bien que si le garçonnet se baladait le dos courbé, les bras ballants dans la maison, un coup de bâton fouettait l'air pour le rappeler à l'ordre.

Eren ne s'était jamais évertué à demander à son paternel pourquoi il lui avait appris tout ceci. Ils n'avaient jamais été vraiment proches et parlaient peu. Peut-être espérait-il faire de son fils un meilleur homme que lui, peut-être souhaitait-il qu'Eren rachète sa conscience ? Allez savoir. Malheureusement, cette distance qui avait toujours existée entre le père et sa progéniture fut la raison qui poussa ce dernier dans la mauvaise direction.

--------
- Et si tu me montrais un peu s'que t'as là ? demanda une voix d'homme, lubrique. Des gémissements suivirent, puis un cri d'effort.
- En v'là une bien farouche de catin ! s'exclama une autre voix avant de ricaner.

Eren avait vingt-deux ans le soir où il s'engagea dans cette ruelle. Cette dernière était mal éclairée, comme beaucoup d'autres à Vanylle. Et elle puait la pisse, comme beaucoup d'autres à Vanylle. En arrière plan, on pouvait également déceler quelques notes de gerbe. A deux pas de là se trouvait Le Verre Galant, un fin établissement s'il en est un. Fallait-il y voir un lien ?

- He ! Qu'est-ce tu fous là toi ? demanda l'un des deux compères, celui qui n'était pas occupé à soumettre la femme, lorsqu'il nota la présence de McVanes. Allez dégage ! lança-t-il en donnant maladroitement un coup de pied dans un vieux papier qui traînait par là.
- Il semblerait que la clientèle du Verre Galant n'est de galant que le nom, fit le jeune homme.
- Je vous e... commença la femme avant de se prendre une claque qui l'envoya à terre.
- Laissez-la partir et vous n'aurez pas à le regretter.
- T'entends ça Ferd', dit celui qui était avec la fille de joie, on va le regretter si on la laisse pas partir.
- Pour sûr qu'j'entends ! " Ferd' " s'avança calmement vers Eren. Y m'semb' qu'on est deux, gosse, alors tu comptes faire quoi ?
- Je vais commencer par te loger un tir entre les deux yeux, avertit Eren d'un ton très calme.

Ferd' ricana avant de se jeter sur son adversaire. Malheureusement pour lui, la seule chose que l'ivrogne parvint à faire fut de coller sa tête directement sur le canon de l'arme que le jeune McVanes avait dégainé d'un geste vif. Le coup de feu retentit dans la ruelle et le corps inanimé de feu Fred' tomba sur le sol.

- T'as buté Ferdrick ! Merde t'as buté Ferdrik ! fit l'autre.

Lui aussi voulut dégainer une arme, mais il comprit que c'était une erreur lorsqu'un premier projectile d'énergie vint se ficher dans sa poitrine. Au deuxième, il était mort. Eren rengaina son flingue avant de parcourir les quelques pas qui le séparait de la femme.

- Venez avec moi, je vous raccompagne.

Aidant la travailleuse à se relever, Eren jeta un dernier regard aux deux cadavres. Bientôt des gosses des rues viendraient les dépouiller. Avec un peu de chance, un gars s'apercevrait qu'il y avait deux cadavres dans la rue et ferait en sorte qu'on s'occupe des corps des défunts. Avec un peu chance seulement. Il était plus probable qu'ils commencent à pourrir et se mettent à empester la chair en décomposition avant que quelqu'un daigne leur montrer le moindre intérêt.

Cela faisait déjà cinq ans qu'il était rentré dans ce cercle de violence. Et il n'était pas prêt d'en sortir.

--------
Ça avait commencé après ses dix-sept ans. Son père était déjà bien malade depuis deux ans. Ses éclairs de lucidité se faisaient plus rare. Sa fièvre allait et venait. Eren était parti lui chercher des médicaments, un luxe que tous ne pouvaient pas s'offrir. Et puis, sur le chemin du retour, il avait croisé un junkie. Ce dernier s'était montré assez stupide pour essayer de lui piquer les médocs. Eren l'avait tabassé.

C'était la première fois. La première fois qu'il avait du vraiment se battre. La première fois qu'il faisait couler du sang. La première fois qu'on faisait couler le sien. L'entraînement que son père lui avait donné et le fait qu'il soit en parfaite santé lui avait donné l'avantage, McVanes n'en avait presque fait qu'une bouchée. Mais il ne l'avait pas tué, non. Le pauvre bougre cherchait juste sa dose et il avait eu son compte, c'était inutile. Le problème c'est que le junkie avait un autre ami junkie. Plus grand et plus gros costaud. Ils lui étaient tombés dessus un jour par hasard. Eren allait se faire tuer. Il ne dut sa survie qu'à un tesson de bouteille qu'il parvint à attraper et qui fit de beaux petits trous dans la gorge du grand junkie. Eren le laissa se vider de son sang tandis qu'il s'occupait une fois pour toute de l'autre.

Quelques jours passèrent. Et puis alors qu'il faisait des courses, un homme vint le voir. Il informa Eren que le junkie ne s'était pas plaint qu'auprès de son grand pote. Il lui expliqua que les deux drogués avaient des dettes et maintenant qu'ils étaient morts, il fallait bien que quelqu'un paie. McVanes avait donc un choix, soit il payait en or, soit il payait de son sang. Il choisit la première option.

Quand il fut temps de payer, tout ne se passa pas comme prévu. L'homme, croyant trouver là un beau pigeon, lui demanda une somme plus importante, Eren refusa, le ton monta, l'homme menaça McVanes qui le tua d'un tir bien placé. Il avait cru bon de prendre avec lui un pistolet que son père gardait dans un magnifique coffret. Son instinct ne l'avait pas trompé pour le coup. Manque de pot un gosse des rues avait vu la scène.

Eren reçut une enveloppe quelque temps plus tard. Elle ne contenait qu'un simple carton d'invitation à un "club de gentleman", le Vanyté. Sur présentation du carton, on l'introduisit auprès du patron, Gus, la cinquantaine, quelque peu gras, un homme chic aux goûts raffinés. Apparemment celui qui avait tenté d'extorquer Eren était une épine dans son pied et Gus lui était très redevable de l'en avoir débarrassé. Le jeune homme ne garde qu'un souvenir vague de comment les choses se goupillèrent mais il se mit dès lors à travailler pour Gus.

C'était un bon boulot. Honnête, si tant est qu'il y en ait à Vanylle. La paie n'était pas trop mal non plus et elle évitait au jeune McVanes de dilapider l'argent amassé par le pater. Le problème, c'était la routine. Une rengaine qui se répétait trop souvent, comme le refrain d'une mauvaise chanson. Une personne contractait une dette. Eren allait la voir. Une fois sur deux, la personne ne pouvait pas payer. Alors Eren la passait à tabac et lui laissait un délai, variable selon la somme due. Et puis, lorsque la personne ne pouvait pas toujours pas payer, il la tabassait une nouvelle fois, la laissant dans un état plus que pitoyable et lui indiquait que le montant avait augmenté. À la troisième fois, il se rendait directement chez la personne accompagné de trois ou quatre types, prenait ce qu'il y avait à prendre et se débarrassait du débiteur.

Le pirate en devenir n'était pas le seul collecteur de dettes à travailler pour Gus mais il se montra rapidement comme l'un des plus habiles malgré son âge. Eren savait se montrer implacable, impitoyable. Juste, diraient certains. Si, de par leur richesse, le nom des McVanes était déjà connu dans la ville, c'est en travaillant pour le grassouillet qu'Eren assit véritablement sa réputation.
Ce fut également la période où il tissa de nombreux contacts. Son travail pour Gus lui permit de rencontrer un certain nombre de personnes influentes à Vanylle. Et si son job ne suffisait pas, son argent finissait de lui ouvrir les portes les plus résistantes. Bien qu'une personne comme lui n'avait jamais vraiment eu à grimper les échelons, c'est à partir de là qu'il se considéra vraiment comme un homme de la "haute".

Il n'y avait qu'une seule ombre au tableau : la routine. La routine était capable de vous tuer un homme et à ses vingt-trois ans, Eren avait l'impression d'avoir tout fait, tout vu. En bref, il s'ennuyait ferme.

--------
- Qu'en penses-tu Umbë ?

Le susnommé grogna. Umbë n'était pas d'un naturel très bavard. Difficile de l'être quand on vous avait coupé la langue. Il était arrivé à Vanylle avec le Délicia deux ans plus tôt. Le vaisseau pirate l'avait récupéré lui et une dizaine de gaillards au cours d'une attaque d'un petit transporteur en direction de la Prison de la Brume. Il parlait encore à l'époque. Umbë était un bâtard, un sang-impur à la peau noire comme l'ébène. Si Eren était plutôt grand, lui était un véritable colosse, culminant à plus de deux mètres et avec des bras comme des cuisses. On aurait pu croire qu'un type comme lui deviennent un vrai seigneur des rues, un caïd, mais non. Il s'était retrouvé dans une mauvaise situation avec les mauvaises personnes. McVanes était tombé dessus en venant faire une saisie musclée. Le pauvre bougre était attaché à une chaise, un chiffon plein de sang dans la bouche, sa langue était déjà coupée. Son corps lui présentait de traces évidentes de tortures : des coups, des brûlures, des coupures. Ce qui en soit était plutôt stupide. Quel plaisir pouvait-on retirer d'une séance de torture où la victime n'était pas capable de hurler ? Enfin... Eren le libéra et s'occupa de le remettre sur pied. Umbë, ayant contracté une dette de sang éternelle, décida de rester au service de McVanes.
Le susnommé, donc, grogna.

- Comment ça quoi ? Eh bien devenir pirate à bord pardi ! Nouveau grognement. Tu n'aimerais pas être sur un vaisseau ? Et un autre. Tu te fous de moi ? fit Eren, surpris. Tu as le mal de l'air ? Celui-ci fut plus rauque, plus menaçant que les autres. Oui bon c'est vrai que c'est pas forcément drôle... admit-il. Tout de même, tu avoueras que pour un Vanyllien, avoir le mal de l'air, c'est cocasse. Umbë grommela. Et bien... Je ne sais pas... J'ai envie de... Voir du large, je suppose. Encore. Gus ? Aucun contrat ne nous lie. Techniquement, rien ne m'empêche d'arrêter si l'envie m'en prends. Il me trouvera bien un remplaçant. Pourquoi pas toi d'ailleurs ? Tu sais comment ça marche. Il faudra aussi que quelqu'un veille sur Père. Umbë émit une nouvelle fois un de ces sons gutturaux dont il avait le secret. A vrai dire, nous en avons déjà parlé, annonça McVanes. Ça va se faire. (Dois-je vraiment écrire un truc différent à chaque fois qu'Umbë grogne ?) . Oui, il n'attend que ta réponse. Si tu refuses, il trouvera quelqu'un d'autre. (En fait, je ne crois pas que ce personnage était une si bonne idée) . Quel vaisseau ? (Bon, là ça deviant chiant). Le plus réputé qui soit évidemment. Le Pourfendeur...

--------
- Alors ?

Était-ce vraiment la bonne chose à faire ? Le Capitaine avait toujours fait ce qu'il fallait. Peut-être rouillait-il peu mais de là à le déposer... Une simple mise à la retraite suffirait. C'était ça le problème de Sorcor. Il était loin d'être bête mais il se montrait parfois trop expéditif. En y réfléchissant bien, Eren se dit que c'était l'hôpital qui se moquait de la charité. Ils l'étaient tous. Mais il y avait des limites à tout, et la cruauté de Sorcor n'en connaissait aucune. Elle finissait par lui masquer la vue. Garder le capitaine en vie présentait de nombreux avantages qu'il ne voyait pas.

Le capitaine aurait pu plaider la cause du Pourfendeur dans tout Vanylle. Depuis qu'il était passé lieutenant, Eren avait compris qu'un navire ne marchait pas qu'à la sueur et au sang de son équipage. Après avoir donné leur part du butin aux hommes que restait-il ? L'Ithylium nécessaire pour faire tourner les moteurs du vaisseau ne se fabriquait pas la nuit. Bien sûr, on pouvait toujours attaquer les réserves de Matroos, mais était-ce suffisant ? Pour la plupart, il fallait le payer. Les vivres ne tombait pas du ciel non plus. Il fallait les payer. Recruter des hommes ne se faisait pas en claquant des doigts. Et Vama sait qu'il fallait en recruter. Pas un seul combat n'avait lieu sans qu'il n'y ait de pertes. L'apport en chair fraîche devait être constant et il était hors-de-question de recruter n'importe qui. Cela prenait du temps, et donc de l'argent. Qu'en était-il des pièces détachées pour rafistoler le vaisseau en cas d'avarie ? Des minutions ?

De part son éducation, ses fréquentations, McVanes comprenait ces difficultés bien mieux que la majorité de l'équipage. C'était d'ailleurs ce qui , aux yeux du Capitaine, l'avait démarqué du paquet de brutes épaisses écervelées qui servaient sur le Pourfendeur. C'était ça qui expliquait sa montée en grade fulgurante. Eren savait faire tourner la baraque. Sans doute aurait-il pu remplacer le Capitaine avec le temps mais il ne le voulait pas. Et la demande de Sorcor ne faisait que le rassurer dans sa décision. Qu'importe le navire, les têtes des Capitaines avaient tendances à tomber. Eren aimait bien trop la vie pour la perdre bêtement. La vie était pleine de possibilités, d'aventures, de surprises. La mort, quant à elle, était si... Définitive.

Au fond, il ne pouvait en vouloir à Sorcor. Les Hommes étaient fait ainsi. Instable. Changeant. Envieux. Les amis d'aujourd'hui devenaient les ennemis de demain. Si ils continuaient avec ce plan... Un paquet de leurs amis ne le seraient plus très longtemps. Il n'y avait rien de certain en ce monde. La seule chose sur laquelle un Homme pouvait se reposer, c'était lui-même. Lui et son bâtiment.

Dans vingt ou trente ans, que seraient-ils ? Si tant est qu'ils aient survécu jusque là, ils ne seraient plus qu'un tas de vieux croûtons. Éreintés de la vie car pour certains plus que d'autres, elle n'aura été qu'une lutte incessante. La conscience torturée en raison des atrocités qu'ils auront commis. Le sommeil hanté par les spectres de toutes ces personnes auxquelles ils auront ôté la vie. Que laisseraient-ils derrière eux ? Peu de choses, pas même leurs noms. Il fallait être un esprit brillant comme le Capitaine Rodhia pour marquer l'Histoire. Et encore... Les Vanylliens avaient été foutus d'oublier le nom de leur Sauveur. Si même le nom de l'Élu de Vama et de Ruyn était tombé dans l'oubli, même laisser son nom dans l'Histoire devenait incertain.

Non, il n'y avait qu'une chose qu'ils laisseraient en héritage. Le Pourfendeur des Vents. Avec un peu de chance, le Pourfendeur leur survivraient tous. C'est à travers lui et le récit de ses glorieuses aventures qu'ils continueraient de vivre après leurs morts. Le Pourfendeur était ce qui permettait à la majorité de l'équipage de vivre. C'était leur maison. C'était leur plus fidèle compagne. C'était pour le vaisseau qu'ils se levaient chaque matin. Pour le vaisseau qu'ils combattaient. Pour le vaisseau qu'ils mourraient. Pour le vaisseau qu'ils vivaient.
Si seulement les Hommes n'étaient pas si égocentriques, s'ils n'agissaient pas que dans leurs propres intérêts, peut-être s'en rendraient-ils compte. Ca, ce serait quelque chose à voir. Le Pourfendeur serait définitivement le seigneur incontesté de Grand-Vent.

- Eren, alors ? insista Sorcor, l'extirpant de ses pensées.
- Penses-tu que ça soit la meilleure chose qui soit pour le Pourfendeur ?
- J'en suis convaincu, répondit le Terrible avec un carnassier. Eren hocha de la tête, semblant en pleine réflexion. J'ai un plan. Cela prendra du temps mais nous ferons du Pourfendeur le plus grand de tous les vaisseaux ayant un jour volé dans Grand-Vent.
- Alors, soit je t'aiderai, mais... N'oublie jamais que ma loyauté va au Pourfendeur. Pas au Capitaine, pas à toi. À personne. Sorcor ricana.
- Je n'en ai jamais douté. Et c'est en parti pour ça que tu resteras Lieutenant.
- Bah... Qui te dit que j'aurai voulu te seconder de toute façon ? demanda Eren narquois.

Les deux hommes rirent aux éclats.

- Au Pourfendeur, fit Eren en levant son verre.
- Au Pourfendeur, répondit Le Terrible.


Date d'anniversaire : 16 Surrak
Phobie(s) : C'est quoi ça un faux-bi ? Ca existe ?
Tics/manies : Eren n'est pas forcément maniaque mais il prend particulièrement soin de ses armes.
Rituel quotidien : Aucun
Autre particularité: Contrairement à la majorité de l'équipage du Pourfendeur, Eren a tendance à favoriser les armes à feu qu'il trouve plus raffinées, plus civilisée, moins barbares que les épées, sabres et autres lames en tout genre.


Ambition : Quelle ambition ? Aussi étrange que cela puisse paraître, Eren n'a aucun rêve de grandeur vraiment. Il fait surtout ça pour tromper l'ennui plus que par réelle ambition.
Secret : Y aurait-il encore quelque chose à apprendre concernant ses origines ?
Réputation : Eren est une figure connue dans tout Vanylle avec un certain nombres de connexions très bien placées, peu importe les mileux.


Où as-tu trouvé le forum ? C'est lui qui m'a trouvé !
Première impression : Vu que j'suis fainéant... Cf Jacen
Robin Hobb ça te parle ? ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^
Tes autres pseudos habituels : J'en ai pas
Ton activité à prévoir : C'est pas drôle de prévoir, ça enlève les surprises.

avatar
Chamane

On m'appelle Azaëlle


Infos Personnage
RANG: FONDATRICE - Celle qui Dépossède
VILLE & APPARTENANCE : Arish / Chamane
MON AGE : 17 ans
Féminin
MESSAGES : 6355
AGE : 25
INSCRIT LE : 27/01/2011
PSEUDO HABITUEL : Saya
Joyaux : 1271
http://www.ile-joyaux.com/t539-azaelle-celle-qui-depossede http://www.ile-joyaux.com/t33-azaelle-celle-qui-depossede
Posté dans Re: Eren McVanes   - Mer 27 Aoû 2014 - 9:49

Re bienvenuuuue ♥
Mon beau pirate *w*

Citation :
Préférences relationnelles : Consentantes. Comment ça, c'est pas ça la question ?
XDD

Citation :
..FACE A UNE PERTE/LA TRISTESSE : Il ira acheter un pot de glace, le mangera sous sa couverture en pleurant et en écoutant de la musique triste. Non j'déconne.
MDR J'imaginais tellement la scène !!

Et bien super personnage ♥ Ma Eshisil va lui faire tourner la tête niark !
Tout est ok, je te valiiide *w*


Avatar par Jensounette ♥
Doubles Comptes : Lalah Desnolancès, Nausicäa l'Indomptable, Skye Lewis, Peottre Tiasgasthorn, Esmeôr Aanka'Leï et Cynydd neuf-doigts
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