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[RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon

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Posté dans [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Jeu 4 Sep 2014 - 5:21

La bijoutière, affublée d'un monocle au verre épais, travaillait avec une attention certaine sur un bracelet d'une finesse incomparable pour satisfaire la commande de Madame. Les sourcils froncés par la concentration, elle exécutait chacun de ses gestes avec une grande minutie. La pointe de sa langue saillait entre ses lèvres roses et délicieusement ourlées, comme appelant au baiser. Un sourire satisfait éclaira son visage, creusant des délicates fossettes au creux de ses joues. Elle replaça une boucle rousse derrière son oreille élégamment décorée de trois petit anneaux d'or finement travaillés au niveau du lobe ainsi que quelques bijoux de plus à la pointe. 

Troublant sa concentration, la cloche d'entrée carillonna, annonçant l'arrivée d'un nouveau client. Elle leva le nez de son établi et jeta un œil à la pendule, 17h30. Avec un soupir dépité à l'idée de remettre le travail de son œuvre à plus tard, elle se défit du monocle et se leva de son tabouret. Elle passa le rideau qui séparait l'échoppe de l'arrière boutique et accueillit le client avec un sourire éclatant. Son regard charmeur happait déjà l'homme, l'hypnotisant sans peine. La voix légèrement rauque, elle interpella son client. « Bienvenue chez la Tisseuse d'Or, très cher monsieur. Quel est l'objet de vos désirs ? » lui demanda t'elle, accompagnant sa question d'un sourire en coin éloquent. Après un silence stupéfait de la part du jeune homme, il bégaya qu'il venait chercher la commande de Madame, lui tendant une enveloppe scellée d'une main hésitante. Les yeux rivés au sol, il attendait patiemment qu'elle vienne chercher le message. Méréhad le saisi d'un geste délicat, l'ouvrant précautionneusement. Ses yeux parcoururent la fine écriture de sa commanditaire d'exception avec une lueur amusée dans le regard.

Chère amie,

Il me tarde d'admirer le bijoux qui anoblira mon poignet. Si bien que je compte les jours avant qu'il ne sois prêt. J'aimerais le porter pour une occasion très spéciale qui aura lieu d'ici deux jours, je compte donc sur votre efficacité et votre talent pour répondre à ma requête dans les délais.

Avec toute ma considération,

Ida Marchebois.

PS : Je vous transmet l'affection sincère de Nimaën.



Rapidement elle se dirigea vers son établi ou elle farfouilla quelques secondes dans le rangement désordonné pour trouver une feuille de papier jaunie ou elle griffonna rapidement quelques mots d'une main vive.


Chère Madame,

Soyez assurée de recevoir votre commande d'ici demain. Vous pourrez ainsi choisir au mieux la toilette qui vous sierra pour ne pas dépareiller avec le bracelet. En le créant, je vous ai imaginée avec votre robe de satin bleu, qui, si je puis me permettre, serait un véritable ravissement pour les yeux.

Soyez assurée de mon bon sentiment,
Méréhad O'Leary.


Elle tendit la missive au coursier qui tourna les talons sans demander son reste, laissant une bijoutière surprise au beau milieu de son échoppe. Elle se demanda un instant si elle était intimidante à ce point avant d'hausser les épaules pour finalement s'en aller à ses créations.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Dim 7 Sep 2014 - 3:06

Il était bon, parfois, de s'éloigner un peu du travail et de prendre le temps de souffler. Mahatos aimait sa profession de milicien, bien que ce choix lui fut originairement imposé, mais il aimait plus encore la sensation de liberté et d'enrichissement lorsqu'il se permettait le loisir de voyager un peu. Ses permissions étaient somme toute peu fréquentes, mais il savait les utiliser à bon escient et revenir aux quartiers de la Milice ragaillardi.
Mahatos avait pris l'habitude, lors de ses moments de liberté, de passer du temps avec ses filles. Rien, sans doute, ne le rendait plus heureux que de contempler leur sourire, de leur raconter une petite histoire ou de jouer avec elles. Elles grandissaient trop vite. Cette pensée menait toujours le médecin à lâcher un profond soupir. Elles allaient finir par se marier avant même qu'il ne s'en rende compte ; et il était hors de question de céder ses deux trésors à des hommes de seconde zone, sans manières et sans principes. Il veillerait au grain

Cette fois-ci pourtant, Mahatos n'était pas rentré chez lui. Cela l'attristait, mais il avait une promesse à tenir ; un ami, à Midel-Heim, avait fait appel à son aide, pour une histoire de jambe qui peinait à guérir d'une vieille blessure et, l'homme étant plutôt acariâtre, il était las de faire appel à des inconnus auxquels il était incapable d'offrir toute sa confiance. Ce n'était en finalité qu'un petit contrôle et quelques conseils à appliquer au quotidien pour soulager la douleur et, après l'échange de quelques nouvelles, Mahatos avait pu quitter là cet ami sur des voeux guérison rapide.
Ne pouvant de suite quitter la ville et, au vue du temps qu'il lui restait, passer une petite journée chez lui avant de retrouver la dureté du labeur, il prit la décision de tuer un peu de temps au coeur de Midel-Heim. Il était bon, aussi, de flâner sans se poser de questions.

Mahatos connaissait mal Midel-Heim. Il passait la moitié de sa vie auprès des miliciens, l'autre auprès de sa famille, à Gernie ; il lui arrivait alors de se rendre dans d'autres villes, mais ces occasions demeuraient rares. C'était souvent, comme aujourd'hui, sur l'invitation d'un ami, ou sur un ordre de supérieurs. Aussi, il devait bien avouer ne pas vraiment savoir que faire, au milieu de ces gens et de ces échoppes qu"il ne connaissait pas.
Il s'apprêtait à faire demi-tour, pour retourner chez cet ami et lui demander de l'aider à tuer le temps, lorsqu'il fut bousculé par ce qui semblait être une sorte de messager, sortant d'un bâtiment comme avec empressement. Le médecin laissa le garçon s'excuser et repartir travailler, pus posa son regard sur l'enseigne. Une bijouterie ? Pourquoi pas. Il poussa la porte et entra sous le son du carillon.
Dans la bâtisse se tenait une femme ; certainement la propriétaire des lieux. Une assez jolie femme, même, auquel il adressa un sourire.

- Bonjour. Il jeta un coup d'oeil à la pendule qu'il apercevait vaguement. Plutôt bonsoir, finalement. Est-ce encore ouvert ?

L'homme s'approcha pour ne pas obstruer l'entrée. Ses yeux parcoururent les quelques bijoux exposés et l'idée qu'il avait en pénétrant l'échoppe se confirma. Alors, tout en montrant les créations d'une main, il s'adressa à la femme.

- Permettez-moi de vous embêter un peu. J'aurais aimé offrir un joli cadeau à mes deux filles. Leur anniversaire approche, bien que je m'y prenne un peu tôt, mais vous apparaissez vendre quelques jolies choses qui pourraient peut-être leur plaire. Pourriez-vous me conseiller ?

La pensée lui traversa l'esprit qu'il n'avait plus donné de présent à sa femme depuis un moment, mais il la balaya aussitôt. Elle connaissait ses sentiments. Ce qui vraiment lui importait, c'était de faire plaisir à ses enfants. Cette année, il voulait leur offrir quelque chose de joli et mignon ; comme elles. Et, à penser à ses trésors, un sourire un peu niais ornait son visage.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Dim 7 Sep 2014 - 5:50

La bijoutière, que les foulées vives menaient à l'arrière boutique, entendit les pas du nouveau client suivre le son du carillon. Une moue de déception se dessina sur ses lèvres, d'entre lesquelles s'échappa un soupir résigné. Elle se retourna avec un sourire accueillant sur un homme plutôt séduisant comme elle le remarqua rapidement.

<Bonsoir Monsieur. La bijouterie reste ouverte aussi longtemps que mes clients ont besoin de moi... Toute la nuit s'il le faut.> le salua t'elle d'une voix basse et légèrement rauque. Un sourire malicieux, à la frontière du provocant, étira ses lèvres pleines. Elle suivit son regard vers les bijoux exposés en vitrine et écouta attentivement sa requête.

<Des bijoux pour habiller des trésors ...> susurra t'elle. <Voyons ... sont-elles dans l'innocence juvénile de l'enfance, la jeunesse pure des jeune filles, le bel âge des séduisantes jeunes femmes en quête d'un mari ? A vous regarder, je parierais que ce sont déjà de très belles jeunes filles qui n'ont pas encore atteint l'âge de donner leur main à un autre que leur vigilant père.> devina t'elle avec un brin de moquerie dissimulée dans sa voix séduisante. Elle haussa un sourcil éloquent avant de se tourner vers un autre étalage de bijoux.
Ses doigts longs et fins pianotèrent habilement sur la vitrine, volants à peine plus haut que les parures. Son choix s'arrêta sur un bracelet d'or blanc, finement travaillé. Un petit diamant trônait sur la chaîne talentueusement ciselée. Elle le présenta précautionneusement à son client.
<Voilà un bijoux digne d'habiller un trésor. Il ira à celle des deux qui est la plus calme. Un ouvrage à la fois sublime et discret qui ne manque pas d'élégance. Et pour la seconde ...>
Elle retourna fureter de la même manière que pour le bracelet et un sourire triomphant éclaira son visage alangui. <Voilà qui saurait combler la plus fougueuse des deux.>

La bijoutière présenta son deuxième choix à son client : un pendentif, suffisamment élégant pour avoir un joyau de la taille d'un ongle, suffisamment indécent pour flirter avec la naissance de sa poitrine. La chaîne, d'or blanc elle aussi, faisait ressortir le rubis qui y était enchâssé. Elle couva un instant ses trésors de ses yeux de créatrice avant de lever ces derniers vers son client, en quête de son sentiment.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Dim 7 Sep 2014 - 9:57

La bonne nouvelle fut que la gérante de la bijouterie gardait son commerce ouvert malgré l'heure. Un bon point, donc ; il n'avait ni à retourner à son errance, ni à se presser pour choisir un présent à ses filles. Il pouvait, simplement, prendre le temps de contempler les splendides parures et leur toute aussi jolie propriétaire. Cette femme avait un timbre de voix bien particulier, nota le milicien. Il n'aurait néanmoins su dire s'il s'agissait d'un ton naturel ou d'un genre qu'elle se donnait. Il savait, pour les avoir suffisamment fréquentées, que certaines femmes aimaient à se rendre la voix plus suave qu'elle ne l'était.

- Mes filles vont sur leurs douze ans, répondit-il posément. Elles grandissent bien trop vite. Laissez-moi néanmoins vous dire que l'homme qui les épousera n'est pas encore né ! Les hommes sont rustres et vulgaires, ils ne méritent pas mes enfants.

Mahatos était d'autant mieux placé pour savoir ça que lui-même était un homme. Un homme de la famille Shei'Arcath, qui plus est, et ceux de cette famille portaient la bien étrange réputation d'être odieux. On avait parfois raillé Mahatos pour sa singulière gentillesse au milieu des autres, mais il n'était pas vraiment aussi bon qu'on paraissait parfois le croire. Il trompait, mentait, et disait parfois des choses cruelles. Il savait ce qu'il imposait à son épouse, et ne souhaitait pas qu'on l'impose à ses filles.

Le milicien observa les bijoux que présentaient l'artisan. Un bracelet et un collier. Pourquoi pas. Ils étaient agréables à l'oeil, il n'avait rien à redire à ce sujet, mais un petit quelque chose le chiffonnait.

- Mes filles sont des jumelles. Je leur aurais vu quelque chose de plus semblable. Elles s'entendent bien, des bijoux complémentaires leur plairaient sans doute.

Le père de famille s'était toujours efforcé de mettre ses deux petites sur un pied d'égalité et à leur apprendre l'amour de la famille. De mémoire, il les avait rarement vu se disputer ; tout du moins en sa présence. Il ignorait si l'âge allait les pousser à se séparer, mais il s'était au moins assuré de leur offrir une enfance sans solitude et sans dissension.
Mahatos continua d'examiner les deux bijoux mais, vraiment, non, ils lui apparaissaient comme bien trop différents l'un de l'autre pour être portés par ces deux fillettes.

- Néanmoins... ce sont de beaux ouvrages. Je ne le remets pas en cause.

Il lui aurait été désagréable que cette femme pense qu'il se montre difficile à cause d'un défaut de qualité dans les objets présentés. Attendant de voir ce qu'elle lui proposait ensuite, il joua de ses doigts avec la boucle qui pendait à son oreille gauche ; un tic parmi d'autres.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Dim 7 Sep 2014 - 12:32

La virulence des propos de son client lui laissa un sourire doux-amer au coin des lèvres. Un sourire léger et fugace comme le contact d'un papillon, de ces sourires qui capturent l'émotion réelle l'espace d'une fraction de secondes. On en voyait rarement des sourires si sincère sur son visage toujours voilé de sensualité.

<Vous même, monsieur, me semble t'il que vous êtes un homme. Et loin de moi l'idée d'émettre un jugement, mais la lignée Shei'Arcath n'est pas franchement réputée pour sa clémence à l'égard des femmes.>

Son timbre de voix n'avait pas changé, suave et rauque, elle ne jugeait pas, elle constatait. La famille Marchebois, qu'elle servait, avait été liée par le mariage aux Shei'Arcath. Par précaution la jeune femme avait également appris scrupuleusement l'arbre généalogique de la lignée. Sortant de ses pensées, elle étudia la requête de son client sous un nouveau jour.

<Oh, des jumelles. Une chose rare. Je crois que c'est la première commande de ce genre que je reçois. Voyons ..>

Elle tourna un instant sur elle-même, rangeant précautionneusement les bijoux, avant de disparaître dans l'arrière boutique d'où sa voix se faisait encore entendre puisqu'un simple rideau les séparait.

<Je crois savoir ... ce qui pourrait vous contenter.> fit elle d'une voix concentrée.

De l'arrière boutique on n'entendit plus que de curieux bruit comme si quelqu'un grattait un crayon sur un papier, puis le froissement de ce dernier. Retentit ensuite quelques cliquetis et bruits de pas avant que la bijoutière ne revienne, affublée à nouveau de ce monocle au verre épais. D'une main, elle agitait un croquis tandis que de l'autre elle tenait l'ébauche de ce qui deviendrait un bijoux. Arrivée à sa hauteur, elle le lui tendit pour qu'il l'examine tandis qu'elle lui montrait le futur bijoux.

<Voyez, ce modèle n'est fait que d'étain, mais il sera d'or blanc lui aussi. Je travaille sur ce projet en ce moment même. Tenez, l'assemblage des deux pendentifs forme une sphère parfaite.. Elle sera fine et ciselées, de manière à ce que de minces tressages lui donnent sa forme. Sur chacun des deux dômes sera enchâssé un diamant reposant sur une pièce plus dense, l'une en forme de lune, l'autre de soleil.>

L'excitation dans sa voix était largement palpable, son amour pour son métier y vibrait. Dans son esprit, le bijoux était déjà conçu et elle vivait déjà l'avènement de son oeuvre. Elle mordillait sa lèvres inférieure, impatiente d'entendre ce qu'en penserait son client.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Lun 8 Sep 2014 - 14:09

Mahatos fut des plus surpris lorsqu'il entendit le nom de sa famille sur les lèvres de cette inconnue. Il ne s'attendait pas à rencontrer dans cette ville, et plus encore dans cette petite échoppe, quelqu'un connaissant intimement les Shei'Acarth. Il n'était pas informé de toutes les relations de ses frères et autres cousins, bien sûr, mais lui-même était certain qu'à Midel-Heim, aucune bijoutière n'était de ces amies ; et le milicien se chargea bien de le faire remarquer à cette femme, partagé entre l'amusement d'être connu sans connaître, et une forme de prudence polie.

- Je serai bien curieux de savoir d'où vous connaissez mon nom, souligna posément le milicien. Je n'ai pas souvenir de m'être présenté à vous, ni de vous avoir rencontré par le passé. Je m'en serais probablement souvenu.

L'homme savait se souvenir de ses rencontres. Il les affectionnaient assez pour ça. Il n'était pas doué pour apprendre les langues et avait peiné lors de sa spécialisation en médecine pour retenir les maladies et blessures et la manière de les traiter, mais graver un visage, un nom, une voix dans son esprit était un travail bien plus aisé.
Néanmoins, si Mahatos trouvait seulement curieux d'être reconnu d'une inconnue, il était bien moins amusé d'entendre la critique à peine dissimulée. Le médecin avait conscience des défauts que l'on accordait aux Shei'Arcath, et lui-même n'en était pas exempte, il était toutefois un homme profondément attaché à sa famille, et ceci même si son affection n'était pas la même pour chacun de ses membres, et acceptait difficilement cette attaque sornoise au détour de la conversation.

- Les hommes de ma famille sont ce qu'ils sont, mais je n'apprécie guère ces remarques, dit-il en appuyant bien ses mots. Vous le dîtes vous-même, ils sont peu cléments envers les femmes. Gardez vos critiques pour vous.

Il lui jeta un regard quelque peu plus dur. Mahatos était indéniablement quelqu'un d'avenant, mais bien que jeune, pour faire ses preuves au sein de la Milice, il lui avait aussi fallu apprendre à s'affirmer dans certaines situations.
Pour la peine, ces digressions l'avaient éloigné du bijoux qui l'intéressait. Malgré tout, avant de rétorquer de cette façon, il avait écouté ce que lui présentait l'artisan. L'idée était intéressante et plairait certainement à ses filles, mais il ne souhaitait pas que cette femme juge l'erreur commise trop vite oubliée.

- Je me demande, commença-t-il d'un ton faussement songeur, si je dois réellement m'intéresser aux ouvrages d'une femme qui ne sait faire preuve de respect envers ses clients. Vous vous faîtes là une bien piètre publicité.

Il ne comptait pas réellement lui causer du tort de quelque façon que ce soit ; mais pour l'heure, il lui fallait seulement lui faire comprendre, à cette femme, qu'on ne pouvait pas tout dire. Pas même à celui que l'on jugeait parfois comme un"faux" Shei'Arcath.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Lun 8 Sep 2014 - 16:20

La bijoutière remarqua la perplexité sur le visage de son client. Un sourire amusé se traça à son tour sur son visage malicieux tandis qu'elle écoutait l’interrogation prudente de son interlocuteur. Elle inspira discrètement, rassemblant ses mots en traçant des arabesques imaginaire sur le bois du bureau.
<Mon employeur est une femme admirable de la famille Marchebois. Madame m'a offert l'éducation sur un caprice de son fils alors même que je n'étais que la fille de sa camériste. C'est une femme d'une grande bonté qui a accepté de voir mon travail et m'a confiée à un vieux bijoutier talentueux pour qu'il me forme. Par la même occasion, elle m'a donné cette échoppe à la mort de mon vieux maître. Par gratitude, j'ai toujours fais de mon mieux pour satisfaire Madame, si bien que pour lui faire honneur, j'ai non seulement appris l'arbre généalogique de la famille Marchebois, mais aussi les arbres des familles qui lui sont liées par le mariage. C'est ainsi que je connais votre nom.> expliqua t'elle posément.
<Vous ne m'avez donc jamais vue par le passé, et je crains Monsieur, que vous n'en auriez gardé le souvenir. De si belles femmes évoluent parmi les familles bourgeoises et marchande que je crains que mon visage fasse pâle figure à leur côté.> ajouta t'elle avec un sourire en coin qui atténuait son regard brillant de malice.
Elle inclina la tête sur le côté en percevant la toute nouvelle dureté dans les paroles de son client.
<Je vous ai heurté.> constata t'elle.
Elle resta songeuse un instant, peu réceptive à la menace qui perçait dans l'intonation de l'homme qui se tenait face à elle. Méréhad avait toujours été ainsi, beaucoup trop franche pour être entourée de courtisans et prétendus amis. Elle n'avait pas pour habitude de ravaler ses mots, de ne pas assumer ses paroles, ou même de faire preuve de tact. Elle disait ce qu'elle pensait, sans détour et sans faux-semblants. Toutefois, la jeune femme n'était pas de nature méchante, et bien souvent il ne s'agissait aucunement d'une critique, elle avait juste le malheur de pointer du doigt les points sensibles qu'on trouvait chez les autres.
<Là n'était pas mon intention.> poursuivit elle. <Il s'agissait ni plus ni moins d'un constat. Vous n'êtes pas sans être conscient de ce qui se murmure. Je ne doute pas toutefois, de la noblesse des Shei'Arcath, et cela n'altère en rien l'idée que je m'en fais. Et puis, ne dit-on pas de vous que vous êtes différents des autres Shei'Arcath ? Vous en avez hérité la noblesse, l'orgueil, le port altier, mais votre apparence et votre personnalité n'appartiennent qu'à vous.>
Sa voix, toujours suave à la frontière de l'alanguie, semblait caressante. Néanmoins, il n'y avait en elle aucune volonté fielleuse, aucune envie de couvrir son client de fleurs. Ses pensées et rien d'autre guidaient ses mots.
Si Mahatos avait souhaité lui faire comprendre, comme tant d'autres avant lui, qu'elle ne pouvait pas tout dire, c'était un échec. La jeune femme avait hélas la fâcheuse tendance de n'en faire qu'à sa tête. Ainsi, quand bien même son cœur était bon, elle ne saurait avoir l'hypocrisie de murmurer les mots qu'il voulait entendre. "Veuillez m'excusez. Pardonnez moi. Je n'étais pas à ma place." Ceci n'était pas fait pour elle, l'honnêteté se lisait dans son regard clair. Elle ne se jugeait pas inférieure à lui parce que le nom de sa famille était illustre ou parce que son client était richissime. En femme audacieuse, elle se positionnait à la même hauteur que lui, sans jamais baisser le menton. Si son ascendance était modeste, elle avait le port altier et l'orgueil et le cœur noble d'une vrai dame. C'est ainsi qu'avec une pointe de défis dissimulée dans son timbre rauque, elle lui répondit.
<Ma publicité est faite, cher Monsieur, et ma réputation également. Cela n'empêche pas les clients de venir. Je manque de tact et de retenue, mais mon travail et le plus noble qu'on trouve à Midel Heim, peut-être même à Maatros. C'est cela, monsieur, qui fait ma publicité. Mon travail n'est pas de lustrer l'orgueil des nobles qui viennent commander mon talent, mon travail, c'est de créer les bijoux qui raviront vos filles, vos épouses, vos maîtresses, vos mères. Mon travail, Monsieur, c'est de créer la beauté.>
A mesure qu'elle parlait, son ton était progressivement devenu aussi passionné et défiant que la lueur fière qui brillait dans ses prunelles. A aucun moment elle ne jugeait lui avoir manqué de respect, elle ne comptait certainement pas s'excuser pour une erreur qu'elle n'avait pas commise.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Mer 10 Sep 2014 - 12:28

Marchebois. Mahatos connaissait bien ce nom, Marchebois. Il n'était pas le marchand de sa famille et, peut-être pour creuser davantage encore l'écart avec son frère aîné, ne s'était guère intéressé, finalement, aux affaires de la famille autre que ce que les membres avec lesquels il préférait s'entretenir, comme son oncle ou Miobë, avaient pu lui dire. C'était d'ailleurs bien par cette dernière qu'il avait appris à connaître la famille Marchebois.
Le milicien écouta l'artisan raconter les quelques bribes de sa vie qu'elle paraissait vouloir mettre en avant, ni avec trop d'attention, ni avec négligence. Mahatos n'était pas fermé à la conversation, mais il n'était pas venu pour ça, de base, et en outre, elle ne répondait qu'à moitié à sa question, cette bijoutière.

- Apprendre la généalogie est une chose. Reconnaître un membre d'une famille de simple visage en est une autre.

Mahatos doutait férocement d'être assez âgé et reconnu dans sa famille pour mériter un portrait où que ce soit. Il était le second fils, celui que l'on destinait à la Milice faute de mieux ; bien qu'il ait pu se battre dans cette branche et y faire ses preuves, il n'oubliait pas cette indéniable vérité. Il n'avait pas choisit sa voie. Néanmoins, il avait décidé de l'apprivoiser plutôt que de la subir. Rien qui mérite une grande renommée, dans tous les cas.

- Oh. Et ne vous méprenez pas. Je passe bien plus de temps au milieu des miliciens que des bourgeoises. J'ai un devoir de sécurité qui passe avant tout autre, et avant tout loisir.

Si cela ne tenait qu'à lui, le médecin passerait la majorité de son temps auprès de sa famille, et tout particulièrement de ses deux précieuses enfants. Il converserait longuement avec son oncle, rirait avec l'épouse de Déolin autour d'une petite collation, demanderait des nouvelles d'Esmée entre deux histoires racontées aux jumelles. Vraiment, il aurait préféré cette vie à celle des trousses de premiers secours et des manuels de médecine.

- Ne cherchez pas à flatter l'image de ma famille, pas plus que vous n'auriez dû émettre de critique, l'interrompit-il. Ne jugez pas non plus de ma valeur ou de ma personnalité. Vous ne me connaissez pas plus que je ne vous connais, et il se dit bien des choses vraies ou fausses temps que cela donne matière à converser. En outre, je crois avoir ravalé mon orgueil il y a longtemps déjà.

De quoi aurait-il pu se montrer orgueilleux, de toute façon, songea-t-il un instant. Sa vie avait été décidée alors même qu'il venait de naître, et l'on ne pouvait être fier ou vaniteux de choix que l'on n'avait réalisé soi-même. Sa seule source d'orgueil aurait pu être son choix de spécialisation au sein de la médecine, mais il ne lui avait pas fallut longtemps pour comprendre qu'un médecin n'avait pas droit à ce genre de sentiment néfaste.

Mahatos balaya la conversation d'un geste de main. Il commençait à fatiguer de ce sujet qui n'avait rien à voir dans un échange entre un artisan et son client.

- Vous le dites, votre rôle est de créer. Faites donc ce que vous savez faire de mieux. C'est ce que chacun devrait faire, finalement.

Lui, ce qu'il faisait de mieux, c'était aimer ; il lui tardait déjà de revoir ses proches.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Ven 19 Sep 2014 - 5:51

Lorsqu'il l'incita à en dire plus sur la façon dont elle l'avait reconnu, elle lui adressa un regard sibyllin accompagné d'un sourire effronté. Pour une fois cependant, elle garda le silence. Et, miracle des miracles, elle teint ses lèvres scellées jusqu'à ce qu'il ai finit de parler. Non pas qu'elle n'ai rien à redire sur les derniers propos de son interlocuteur, non, la bijoutière n'était jamais à cours de répliques, le cœur toujours gouvernée par son ingérence. Elle n'était pas sans intelligence toutefois et s'apercevait sans peine que le dialogue était stérile et se sermonnait intérieurement. "Que tu le veuille ou non, tu n'es qu'une petite artisane, et jamais un membre d'une famille marchande ne te considéreras à ta juste valeur." Sa posture toutefois, ne sut trahir sa pensée et c'est le menton haut qu'elle retourna déposer son croquis dans son atelier. Elle prit quelques secondes pour évacuer sa frustration d'une respiration lente et mesurée. Elle s'astreignit à garder une attitude professionnelle, bien consciente que son tempérament la poussait bien trop souvent à provoquer. Elle était toutefois une commerçante et savait que ceci pouvait lui coûter des clients. Non pas qu'elle ne manque réellement d'argent, ne vivant que pour elle-même et n'ayant ni parents ni enfants à nourrir, mais cela pourrait vite devenir un problème. C'est pourquoi elle ravala orgueil et fierté pour revenir auprès de son client avec son sourire pétillant et sa désinvolture habituelle.

<Nous sommes donc d'accords. Si ces modèles vous plaisent, ils peuvent être prêt d'ici une à deux semaine, j'enverrais un messager. Ceci dit, rien ne vous empêche d'attendre plus longtemps avant de venir les chercher. S'ils ne vous plaisent pas, je peux vous proposer des modèles qui siéront davantage a vos filles.> déclara t'elle doucement.

Patiemment, les bras croisés sur sa poitrine, elle attendit qu'il décide de sa commande. Ce faisant, un jeune homme, une épaisse chevelure brune nouée sur sa nuque et un sourire enjoué aux lèvres, entra dans la boutique La bijoutière tourna la tête vers lui avec un sourire amical.

<Installe toi à l'atelier, je t'ai préparé le croquis pour le gousset de ta cliente. Tu devrais t'y mettre maintenant, c'est un ouvrage un peu compliqué. Je vais venir te donner les derniers détails quand j'aurais fini de m'occuper de Monsieur.> fit elle, le saluant d'un discret signe de la main.

Le jeune homme laissa son regard passer de l'un à l'autre, salua poliment le client déjà présent et acquiesça avec un sourire diligent avant de passer le rideau qui menait à l'atelier. Elle songea un instant que son ami était bien trop intimidé par la plus infime marque de noblesse. Toutefois le garçon n'avait pas encore fêté ses 18 ans et était encore aux prises avec les soucis qui n'appartiennent qu'aux jeunes hommes entrant dans l'âge adulte. Il n'avait ni rêve de gloire, ni ambition, mais elle l'appréciait pour sa discrétion et son calme, qualité qui lui faisait défaut à elle.  
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Sam 27 Sep 2014 - 3:37

La discussion était vraisemblablement close. Mahatos devait avouer avoir du mal à apprécier cette femme, fait plutôt rare. Les dames de caractère ne le dérangeait pas, mais il aimait peu, en revanche, que l'on s'en prenne à sa famille, et c'était certainement ce qui l'empêchait de se montrer chaleureux avec cette commerçante. Il y avait conscience des défauts des gens de son entourage, mais ils étaient son sang et il les chérissaient. Mahatos s'était spécialisé dans la médecine et préférait de loin sauver les vies que de donner la mort, mais pour défendre ses proches, il serait certainement capable de choses peu appréciables.

Il jeta encore un oeil aux modèles, mais ne trouvait rien à y redire. C'était certainement déjà plus dans les goûts de ses petites princesses. A l'image de deux fillettes souriantes, le visage du milicien s'adoucit un instant.

- Je n'aurais pas l'occasion de repasser ici par mes propres moyens. Un messager serait le mieux.

Bien qu'il n'aurait peut-être pas l'occasion de se libérer pour le jour précis de l'anniversaire de ses enfants, il ne doutait pas qu'elles seraient certainement contentes de constater que, même contraint de demeurer loin d'elles, il les aimait très fort.
La pensée lui vint qu'il n'avait pas beaucoup vu son épouse non plus, ces temps derniers. Si leur relation tenait plus de l'amitié que du couple aimant, il n'en restait pas moins qu'il ne tenait pas spécialement à ce qu'elle se sente délaissée. Il ne lui offrait que rarement des preuves d'attention. Peut-être était-ce l'occasion de lui montrer que, malgré tout, il ne l'oubliait pas, elle non plus ?

- J'aurais par ailleurs une autre demande, ajouta-t-il. Quelque chose, cette fois-ci, de plus adulte. Quelque chose qu'une épouse que l'on laisse souvent seule pourrait apprécier.

Les hommes étaient comme ça, dans le fond. Lorsqu'ils ne savaient pas comment obtenir le pardon, ils tentaient de fuir l'expression par les mots pour quelque chose de plus matériel. Ou bien n'était-ce que lui ; Mahatos l'ignorait.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Mer 15 Oct 2014 - 5:14

<Un messager donc. Parfait> murmura t'elle pour elle-même en griffonnant sur un petit livret les modalités de la commande.

Le son de la plume grattant le papier s'attarda quelque avant de s'éteindre tandis que son client lui présentait une nouvelle requête. Sans lever les yeux de son papier, elle fronça toutefois les sourcils, cette commande là lui semblant plus délicate. Un millier d'engrenage sembla s'activer derrière ses yeux tandis qu'elle réfléchissait aux meilleurs moyen de satisfaire son client. Si la commande était délicate, c'était bien parce que ladite épouse devait se sentir délaissée et il était hors de question pour Méréhad d'offusquer cette femme par un cadeau qui manquerait de goût ou aurait valeur d'excuses pitoyables.
Elle leva finalement les yeux vers son client, avant que ceux-ci ne papillonne sur divers points de sa boutique, en quête d'inspiration. Finalement, elle reposa son regard sur l'homme qui se tenait devant elle.

<C'est une commande plus particulière. J'aurais besoin que vous me parliez un petit peu de votre épouse pour que je puisse cerner ses goûts et son caractère, afin de vous préparer le cadeau le plus adéquate qui soit à ce genre de circonstances.> expliqua t'elle en choisissant soigneusement ses mots.

Des croquis prenaient déjà forme dans son esprit créatif mais rien qui ne saurait la satisfaire vraiment et être à la hauteur de sa réputation. Une ride de réflexion se creusa entre ses deux sourcils tandis que l'une de ses canines vint mordre sa lèvre inférieure. Elle tenta bien de se mettre à la place de cette épouse trop souvent seule, mais ses efforts furent vains. Son esprit était bien trop éloigné des désirs d'une femme mariée et mère.
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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   - Lun 20 Oct 2014 - 6:40

Mahatos devait avouer ne guère savoir de quelle manière parler de son épouse. Il la voyait peu et, il fallait l'avouer, ne nourrissait que peu d'amour pour elle, et en cela, il se rendait alors compte qu'elle était, dans certains moments, presque une étrangère. Leur relation reposait pourtant sur de l'amitié, mais il fallait croire qu'une entente cordiale et polie ne suffisait pas à permettre la connaissance suffisante de l'autre.

- Esmée est une bonne mère, entama-t-il. C'était une chose dont il était au moins sûr. Elle est quelqu'un de bien élevé, de patiente, et compréhensive. Sans doute est-elle un peu maniérée et très attachée à la routine. Elle ne m'a jamais donné l'impression de ne pas savoir entamer la contact, mais je la dirais plutôt introvertie. Elle parle plutôt peu d'elle.

Tout de même, elle lui parlait peu d'elle à lui. De ce qu'il en savait, son épouse s'entendait plutôt bien avec Miobë. Une bonne chose. Ses longues absences le rendait parfois un peu coupables, et il espérait toujours que la solitude d'Esmée ne soit pas trop pesante. Aussi adorables soient leurs filles, des enfants n'étaient jamais une compagnie suffisante.

Il chercha dans sa mémoire d'autres informations qui auraient pu être utiles à la joaillière pour ses réflexions, mais rien ne lui vint. C'était minable, d'être marié depuis si longtemps, et de toujours s'étonner du manque d'attention qu'il portait à Esmée. Il le savait, pourtant. Il savait qu'il ne nourrissait pour elle guère plus que de l'affection.

- En savez-vous assez ?

La question était davantage posée par politesse que dans l'idée de lui offrir plus d'informations. Décrire les gens était décidément une tâche bien ardue.

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Posté dans Re: [RPFB] Vice et Vertu sont parents comme Diamant et Charbon   -

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