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L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.

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Peuplade

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Posté dans L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Lun 8 Sep 2014 - 14:24

Décors immaculés, hauteurs vertigineuses... Les erfeydes était un paradis bafoué et souillé par les étrangers. Pour rien au monde Sighild n'aurait voulu que ces gens trouvent ce pourquoi il était là... Mais si eux disposait de la technologie et d'uen armée redoutable, les erfeydiens quand à eux avait des hommes et des femmes aux talents remarquable. Pas seulement en terme de magie, mais aussi en terme de savoir. Si Sighild était une merveilleuse herboriste, elle n'en restait pas moins une espionne au service du Hanek Nivilk Markin... de plus, le grand chef de Pleyrion bénéficiait d'une amitié infaillible et d'une loyauté sans faille de celle que beaucoup redoutait et méprisait. Mais pas lui... Son jugement avait été fait dix ans plus tôt quand il avait mit cette sombre femme dans sa couche, l'engrossant par la même occasion. Leur amitié avait été accompagné d'une relation charnelle qui n'avait cesser jusqu'à ce que la mort d'haldan survienne, depuis, aucun homme ne pouvait se vanter de pouvoir toucher l'aranelia, pas même lui. Sighild avait renoncer à toute tentation en ce qui concernait Nivilk, en revanche, elle n'avait jamais refuser aucun service réclamer par le hön.

Des semaines d'absences... Et voilà qu'elle revenait. Accompagnée par quelques hommes du hön tous monté sur des kouns, la brune aux allures macabre était juché sur une imposante arachnide d'une couleur aussi blanche que la neige. La créature agile et rapide passa les portes de Pleyrion alors qu'une tempête faisait rage depuis quelques heures. Les flambeaux avaient été allumé, éclairant le village bien que personne n'était dehors. La nuit noire, le froid... Glissant de sa monture, l'aranelia pivota son visage vers les guerriers qui l'accompagnait et souffla d'une voix glaciale.

« Rentrez chez vous... Je vais voir le hön... »

Ils ne répondirent pas. Il ne valait mieux pas car si d'ordinaire les gens aimaient cracher leur venin sur l'herboriste, cette fois ils avaient reçu l'ordre de lui obéir le temps de leur mission. En silence, la sombre silhouette marcha le long de l'allée, lovée dans un épais manteau de laine d'une teinte aussi noire que l'encre. En quelques secondes, Sighild avait disparu dans la nuit.

Après les derniers événements, Nivilk serait sûrement heureux des nouvelles que Sighild lui amenait. Il serait probablement heureux aussi de la revoir... ou peut être pas. Bien plus distante depuis la mort de leur fils, ce fossé qu'elle creusait entre eux mettait à rude épreuve leur amitié solide... Pire encore, sortit des missions, Sighild l'évitait volontairement. Lorsque la porte du bâtiment du chef se dressa devant elle, la femme resta muette un instant, fixant le bois face à elle.

« Alors femme, tu entres ou pas ? »

Grogna l'un des deux soldats occupé à monter la garde pour le chef. Sighild glissa vers lui en regard en biais qui exprimait largement son mécontentement. L'homme déglutit et détourna le visage alors que l'erfeydienne frappa doucement de son poing contre la porte avant de l'ouvrir et d'entrée. La chaleur qui régnait dans la bâtisse contrastait avec le froid de la nuit. Dans un grincement, elle referma la porte et s’approcha doucement, en silence, sa voix en revanche trahissait sa présence. Comme à son habitude, elle resta dans un coin d'ombre, à distance, se contentant d'observer son chef et ami avant de murmurer.

« J'ai les informations que tu désirais mon hön... Je sais où ils se trouvent. »


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Peuplade

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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Mer 8 Oct 2014 - 5:27

Depuis plusieurs mois, rares étaient les bonnes nouvelles ramenées par les groupes d'éclaireurs envoyés patrouiller autour de Pleyrion. L'avancée de l'ennemi, aussi retardée qu'elle soit par les forces sud-erfeydiennes tout juste remises de leur défaite lors de la bataille du Passage, se faisait inexorablement. Le pouvoir technologique de ces étrangers avait beau découler de l'ithylium, aucun erfeydien ne parvenait à l'enrayer. Il leur fallait simplement faire leur possible pour éviter ces rayons bleutés qui rongeaient et brûlaient les chairs.
Plusieurs hameaux étaient tombés aux mains de l'envahisseur qui semblait s'intéresser à la culture autochtone, y établissant leurs camps au milieu des habitations qu'ils laissaient à leurs propriétaires. Pour certains, cette attention aurait pu paraître bonne et ainsi apaiser les méfiances envers ces étrangers. Mais pour les Bois de Koun, cela relevait davantage de l'humiliation. Mieux valait mourir que de se retrouver en contact étroit avec ces hérétiques, à moins que ce ne soit pour leur faire subir les pires souffrances.

Constatant l'approche, lente mais sûre, de l'envahisseur, Pleyrion s'était armée en conséquence. Les patrouilles sur les palissades étaient plus nombreuses, et les remparts de bois avaient été recouverts par de la pierre issue de la précieuse huile bleue. Tous avaient été entraînés ou perfectionnés au combat. Homme, femme, enfant, chacun devait être capable de manier une arme face à l'ennemi, même les vieillards. Ceux-ci avaient pour rôle d'aider à soigner les blessés, nombreux après de multiples rencontres avec ces curieuses armes. Car, aussi efficace qu'ait pu être la guérisseuse du village, elle n'avait pas encore la capacité d'être présente à chaque chevet.
Certains instruments de mort qu'utilisait l'envahisseur avaient été rapportés à Pleyrion, avec ou sans les membres de leurs propriétaires. Ils y avaient été étudiés et maniés par quelques sots -ou courageux, c'est selon- qui en comprirent le fonctionnement de base. En effet, appuyer sur la gâchette n'avait rien de bien sorcier, mais une fois l'arme vidée, rien à faire. L'ithylium sous sa forme la plus pure n'avançait à rien. Aussi des raids étaient régulièrement organisés afin de récupérer de nouvelles armes sur les camps ennemis aux alentours dont le fonctionnement accaparerait l'attention de ceux qui s'y intéressaient.

Lors des derniers combats, l'arsenal s'en était trouvé élargi. Quelques Kouns fidèles au Gardien s'en étaient muni, sous la bénédiction de leur Hön qui n'y voyait qu'un moyen de plus pour lutter contre leur agresseur. Seulement, user d'une arme puante d'hérésie avait son prix. Le petit groupe de combattants concerné s'était fait tatouer des pieds à la tête toutes sortes de prières afin de se préserver de la corruption du Mal, et jouissait d'une réputation plus que mitigée de la part des leurs. Une certaine crainte de la part des erfeydiens se faisait clairement ressentir à leur égard, mais elle était mêlée à un sentiment d'admiration tellement fort qu'ils passaient davantage pour des héros se sacrifiant pour leur peuple qu'autre chose.
Nivilk, lui, avait choisi de ne pas s'armer de la sorte. Sachant sa foi sans faille envers le Gardien, il ne craignait rien de ces instruments. Mais il devait garder la confiance des siens, et il ne pouvait alors pas prendre le risque de la voir flancher chez les sceptiques.

Tout ceci n'était pourtant pas la seule préoccupation qui faisait vibrer Pleyrion depuis ces derniers temps. En effet, chacun se découvrait petit à petit un pouvoir qu'il ne se savait pas. Devant cette soudaineté, il fut plus qu'évident qu'il s'agissait d'un cadeau de leur Gardien que l'on remercia à grands coups de sacrifices et de prières.
Une réelle effervescence s'était alors installée, tous réapprenant et redécouvrant un nouveau pouvoir, se l'appropriant pour mieux s'en servir pour la communauté, et contre l'ennemi. On s'entraidait comme on aidait les jeunes apprentis, de nouveaux liens se tissaient et renforçaient chaque individu, sous l’œil satisfait du Hön.

Nivilk ne faisait pas exception à la règle. Tout comme les autres, il avait constaté une certaine irrégularité dans ces sphères de glace qu'il avait pourtant toujours bien formées depuis de longues années. Et lorsque celles-ci explosaient en hauteur, comme à leur habitude, de fins copeaux argentés retombaient, mêlés aux débris glacés. Se savoir lié au métal le rapprochait davantage de sa sœur, Aurah, et le faisait discrètement sourire à chaque fois qu'il se la rappelait. Mais le chemin serait long jusqu'à la parfaite maîtrise de ce nouveau don. Tout comme ses hommes, il s'entraînait sans relâche et ne parvenait pour le moment qu'à propulser que quelques billes argentées, suffisamment vite pour sonner un homme bien bâti.

L'intérieur de l'habitation de Nivilk demeurait le même, à l'exception de dizaines de formes métalliques qui s'y dispersaient. Leurs formes étaient abstraites et irrégulières. C'était le fruit de longues heures de concentration du hön qui tentait, en vain, d'en faire des sphères parfaites plus grosses qu'un poing.
Il se concentrait d'ailleurs sur un bout de métal flottant au creux de sa paume lorsqu'une personne entra. Il avait reconnu la voix de l'aranelia à travers la porte, et ne lui répondit pas tout de suite. Le métal s'était mis à fondre, mais restait étrangement froid tandis que des bulles argentées se formaient à sa surface. Nivilk cessa alors brusquement son travail et l'envoya valser à l'autre bout de la pièce.

- Très bien. Il se leva de la chaise sur laquelle il était assis, et fit face à l'aranelia. Je t'écoute.




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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Jeu 16 Oct 2014 - 10:15

C'est sans broncher que la femme observait le spectacle qui se dressait devant ses yeux. Les formes irrégulière et métallisé créées par Nivilk attisèrent sa curiosité.Il n'était pas le seul depuis quelques temps à développer son second lien, pour sa part, l'aranelia avait pour le moment, juste son premier lien. Cela ne la gênait pas outre mesure, elle savait que le cadeau du gardien viendrait au moment propice... Ce n'était tout simplement pas son heure. Lorsque Nivilk fut enfin prêt à l'écouter, Sighild s'approcha lentement, gardant son regard opalescent dardé sur lui. Pas même un clignement de cils... La sombre herboriste fini par baisser le regard sur la carte puis d'un geste lent, elle leva ses mains gantées et retira sa lourde capuche en laine, libérant ses boucles aussi noires que la nuit et parsemées d'épaisses mèches grisonnantes.

Pendant un court instant, l'espionne au service de son chef scruta silencieusement la carte avant qu'elle ne se décide à retirer l'un de ses gants et avec sa douceur habituelle, sans se presser, elle abaissa le main et pointa son doigt sur une zone non loin de Pleyrion. Du moins à vu de nez, car en réalité cela se trouvait à plusieurs jours de voyage. Sighild inspira doucement et pivota le visage, fixant Nivilk puis son doigt glissa sur la carte, désignant une seconde zone puis une autre encore et murmura.

« C'est ici que tu trouveras les hérétique, mon hön... »

Souffla l'aranelia d'une voix mielleuse et faible, tout juste murmurer à son attention. Elle imaginait déjà le carnage qui se préparait, les morts qui s'empilaient les uns sur les autres. Une ère sombre approchait, l'heure de la vengeance était arrivée. Retirant sa main, Sighild enfila de nouveau son gant puis glissa vers Nivilk un regard glaciale... Elle attendait... Après tout elle avait fait son travail à merveille, elle avait prouvé une fois encore son utilité et sa loyauté.

« Ais-je comblé tes attentes Nivilk... ? »

Elle l'avait rarement déçu, voir jamais. Sighild avait toujours été perfectionniste et dévouée, elle n'approuvait aucune forme d'échec, peut importe le domaine. Ce trait de caractère avait grandement aidé à la réputation de son travail. C'était primordial pour elle de savoir que Nivilk était fier du travail qu'elle accomplissait au sein du clan, surtout depuis la mort d'Haldan, elle s'était tellement éloigné de lui... A cette pensée la sombre femme baissa le regard et détourna le visage. C'était dur de le regarder, leur ressemble si troublante la mettait mal à l'aise.


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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Jeu 16 Oct 2014 - 14:19

La jeune femme était toujours d'un calme olympien, surtout depuis la perte de leur fils. Nivilk, lui, ne semblait pas affecté par cette disparition, ou tout du moins pas plus que s'il avait s'agit d'un autre enfant. Cela l'avait mis dans une colère noire et n'avait fait qu'alimenter sa haine envers les étrangers qui ne se contentaient pas de les massacrer sur un champ de bataille. Même leurs microbes manquaient d'honneur, en venant s'en prendre aux plus faibles tenus à l'écart des combats.

Mais il avait eu le temps de retrouver ses esprits et de se recentrer sur des choses plus concrètes que de vaines paroles. Depuis plusieurs mois, il élaborait un plan d'attaque afin d'atteindre l'ennemi d'une manière inattendue. Pour ce faire, il avait envoyé plusieurs groupes d'éclaireurs lui rapporter la situation actuelle et les positions ennemies. Sur la carte, les étrangers représentés par des cailloux noirs s'étaient dangereusement rapprochés de Pleyrion à mesure qu'ils conquerraient des hameaux sans défense en y séquestrant leurs habitants. Quelle ambition...

- Parfait.

Il s'était approché de la table et faisait face à l'aranelia, plantant son regard sur la zone qu'elle désignait. Il y déposa alors quelques pierres noires, à l'est du village, effleurant les doigts de la Noire sur son passage.
L'emplacement qu'elle lui avait rapporté était le plus propice au plan du hön. Suffisamment éloigné de Pleyrion, ils ne risquaient pas de les rameuter dans la mauvaise direction. Ce serait donc aux hameaux alentours qu'ils agiraient.
Les nouvelles paroles de la jeune femme le firent soudain sourire et, dans un souffle, il releva la tête pour la regarder alors qu'elle détournait les yeux.

- Je dois dire que tu excelles dans ce domaine. Lui répondit-il, non sans sous-entendu. Si elle avait toujours mené ses missions à bien, elle lui avait aussi démontré qu'elle se défendait sur bien d'autres terrains... Mais les yeux du hön revinrent rapidement sillonner la carte, alors que ses doigts plaçaient des cristaux blancs sous les pierres noires récemment posées. Nous posterons des hommes dans chacun de ces hameaux et y dissimulerons les armes. Dans les toits, sous les planchers ou la paille, les étrangers devront nous penser inoffensifs. Nous nous rendrons rapidement, pas besoin de pertes supplémentaires. Ils s'empareront des habitations et nous penseront dociles durant plusieurs semaines. Il releva la tête, l'air déterminé. Dès qu'ils baissent la garde, on les massacre.




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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Ven 17 Oct 2014 - 3:27

Satisfait du travail de son ami,le hön le fit comprendre par un seul mot... La perfection, comme elle aimait cela... L'effleurement de leur doigts la firent tout juste tressaillirent, voilà des mois qu'elle ne l'avait pas touché et qu'elle refusait qu'il la touche en retour. Pourtant ce lien qu'il partageait Sighild l'avait toujours aimé... Mais elle ne s'en sentait plus capable, ou plutôt si, mais elle avait peur de ce que cela engendrerait chez elle. Et si un nouvel enfant venait à naître de cet union ? C'était bien trop tôt, elle n'aurait pas la force d'accepter cette vie si cela venait à se produire. Alors que Nivilk lâcha un sous-entendu digne de lui, la sombre femme releva doucement le regard, plantant ses iris clair dans ceux de son chef. En temps normale elle aurait durement répliqué, remettant l'homme à sa place mais... Là il s'agissait de son hön... Et parce qu'il était ce qu'il était, elle se cantonnait au silence. Un silence lourd de sens qui valait bien des mots.

Retournant à ses principales préoccupations, le hön déplaça quelques pierres tout en expliquant son plan à l'herboriste qui écouta attentivement. Oui, tout cela c'était bien beau, mais les arrivages de gens vers les hameaux ne risquaient-ils pas de mettre la puce à l'oreille des étrangers ? De plus certaines dispositions devaient être prit... Et si ils fouillaient les nouveaux arrivant ? Les hommes de Nivilk n'auraient pas le temps de souffler qu'ils se feraient descendre immédiatement... Ou pire, emprisonné. Sighild observa la carte et arqua un sourcil.

« C'est une bonne idée... mais un peu risqué, non ?  »


La femme contourna la table doucement pour venir se poster près de son ami. Son regard fixa encore un instant la carte avant de pivote doucement pour faire face au hön.


« On ne peut pas prévoir les hameaux où ils iront... Tu vas y aller à l'aveugle, mon hön... »


Des hameaux il y en avait des tas, hors les étrangers ne s'installaient pas dans tout les hameaux qu'ils croiseraient, ce qui laissait peu de chance à Nivilk de trouver lesquels serviront de refuge aux matrosciens.


« Je doute que tu ais assez d'armes et d'homme pour mettre ton plan à exécution... Alors, as-tu un plan de secours ? juste au cas où. »


Jamais Sighild ne se permettrait de mettre en doute la parole de son chef, mais les étrangers avaient prouvé par le passé qu'ils étaient des adversaires intelligent et redoutable. L'aranelia préféré surveiller ses arrières, elle avait apprit ) ses dépends qu'il valait mieux être trop prudent que pas assez. Posant doucement sa main sur celle de Nivilk, elle souffla.


« Mais quoi que tu décide, je t'épaulerais mon hön... Tu sais que je serais à tes côtés peut importe tes choix et décisions. »



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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Dim 19 Oct 2014 - 17:25

Nivilk ne tarda pas à afficher un air agacé lorsque l'aranelia reprit la parole. Le hön n'appréciait que très modérément de voir ses tactiques remises en cause par certaines personnes qu'il n'avait pas investi d'un tel rôle. Très peu le pouvaient, Krölt'k et Skoärji notamment, ainsi que la regrettée Sanngridr dont les talents au combat et l'efficacité en tant que bras droit manquaient cruellement au guerrier et au clan tout entier.

Mais le hön n'avait encore proposé cette responsabilité à personne. Si certains comme Sighild étaient dignes de confiance et étaient des combattants aguerris, ils n'avaient pas tous l'étoffe d'un chef, tout second qu'il soit. Ses hommes devaient être dirigés par des guerriers qu'ils aimaient et respectaient et choisir parmi eux le bras droit idéal n'était pas une chose aisée, jusqu'à créer certaines tensions chez certains qui convoitaient ce rôle.

- Je ne te demandais pas ton avis, Noire. Lui répondit-il sèchement. Ce plan ne nécessite pas une armée entière, une quinzaine d'hommes devraient suffire. Étendant le bras, il se dégagea de la main de l'herboriste. L'ennemi est puissant, mais pas omniprésent. Une banale diversion nous permettra de nous introduire dans ce hameau. Il désigna l'une des pierres noires qu'il saisit finalement. Si notre force brute ne suffit pas à venir à bout de ces engeances, nous jouerons selon leurs règles. Et nous les briserons. Son poing enserra le minéral qu'il aurait pulvérisé s'il en avait eu le pouvoir, tout comme il rêvait de le faire avec l'envahisseur. Au lieu de cela, il le reposa d'un geste lent à son emplacement initial, et le fit glisser jusqu'à Pleyrion. Nous les étudierons, les observerons et reconnaîtrons leurs chefs que nous ferons prisonniers. Les autres pourront hurler sur un bûcher.




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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Mar 21 Oct 2014 - 2:34

Que ce soit son mauvais caractère ou la pression qui pesait sur ses épaules, Nivilk n'était pas enclin à écouter son amie, allant jusqu'à lui faire un reproche concernant son... avis. Sighild abaissa la main alors que celle du hön venait de lui échapper dans un geste sec. Pour cela elle s'en fichait, qu'il fasse donc sa mauvaise tête, mais à force de ne pas prendre en considération l'avis des autres il se pourrait qu'il en paye le prix. Cependant la sombre femme garda le silence, se contentant de suivre du regard les gestes de son chef puis décida enfin de prendre la parole, pour simplement murmurer.

« Je suis volontaire. Laisse moi accompagner ces hommes... Voilà bien longtemps que j'attends que pouvoir me venger de ce qu'ils m'ont fait. »

Et bien que la mort d'Haldan n'était qu'un dommage collatérale et imprévu, l'herboriste n'avait toujours pas fait son deuil.Son cœur hurlait à la vengeance depuis des mois et elle savait que jamais elle ne trouverais le repos tant que ces intrus ne seraient pas totalement éradiqué ou bien qu'ils ne quitteraient pas l'île blanche. Les paroles de Nivilk firent tressaillirent Sighild... Imaginer les étrangers brûler sur un bûcher... Quelle vision fabuleuse... L'aranelia se fit la promesse intérieur d'assister au spectacle, de rester jusqu'à ce que leur corps calcinés tombent en poussière. C'est peut être parce que Sighild imaginait parfaitement ce feu de joie, perdu dans ses pensées... Que la carte de Nivilk se mit à fumer... Lentement les bords de celle-ci se mirent à rougir alors que de légère étincelles apparurent, laissant les bords de la carte noircit par la chaleur. Ce fut cette odeur de brûlé qui ramena Sighild à la réalité. La jeune femme écarquilla les yeux de surprise et recula, accusant son chef.

« Mais.. mais qu'est-ce que tu fais ?! »


Elle se rapprocha et rapidement saisit un pichet d'eau avant de le balancer sur sur la carte, éteignant le début de feu. Déglutissant, la Noire pivota son visage pour fixer Nivilk en silence. Non, ce n'était pas lui... Évidemment que ce n'était pas lui ! Observant la carte à moitié calciné, l'herboriste souffla.

« Pardon... je ne sais pas ce qui s'est passé, c'est la première fois que... que ça arrive.»


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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Dim 9 Nov 2014 - 13:50

L'aranelia avait choisi de ne pas tenir tête au hön, et grand bien lui fit. Il s'était arrêté sur ce stratagème après avoir éliminé tous ceux requérant la force brute, autant vous dire que cela lui pesait déjà suffisamment sur le cœur d'user de la manière douce. Mais puisque la manière forte promettait d'être présente au final, il avait choisi de s'en contenter.

Nivilk fronça les sourcils lorsqu'elle se porta volontaire. Il n'était pas spécialement surpris de son choix, Sighild ayant toujours été présente lorsqu'il avait besoin d'effectifs, mais sa motivation bien personnelle le contrariait. Son regard se noircit en voyant les bords de la carte qui se retrouva bien vite détrempée. Les yeux assassins du Hänek se levèrent vers la coupable qui faisait profil bas.

- C'est bien ça le problème.

La carte, heureusement en cuir, sentait la chair grillée et fumait encore.

- Sighild... Je sais ta douleur et la conçois. Mais je ne peux pas me permettre de te joindre à cette mission si ça doit se reproduire. Nivilk s'appuya sur la table et se pencha gravement vers son amie à qui il s'adressa sans détour. Comprends que je ne peux pas risquer de compromettre nos actions si tu n'es pas foutue de te contrôler. Nous avons tous quelqu'un à venger, à protéger. Mais cela nous devons le transformer en force, pas en faiblesse.

Le ton accusateur du hön ne laissait pas supposer qu'il fut inquiet pour son amie plus que pour la mission et pourtant il l'avait vue se transformer depuis la mort de leur fils. S'il avait semblé l'ignorer, il la voyait pourtant bien s'assombrir de jour en jour mais n'était jamais venu à elle. La supporter dans une heure aussi sombre aurait pu paraître indispensable à d'autres regards, mais d'après lui une canne ne valait pas mieux que d'apprendre à marcher sans elle.




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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Lun 10 Nov 2014 - 18:00

Il parlait de douleur, lui qui malgré leur amitié n'avait pas éprouvé la moindre compassion à son égard. La chair de sa chair, son propre sang... Un enfant innocent avait perdu la vie à cause de ces fichus hérétiques. Et il osait remettre en question sa motivation, comme si elle était un poids mort qu'il devait se traîner à travers toute l'île blanche. Le regard assassin de Nivilk lui fut rendu avec le double d'intensité. Sighild releva lentement le regard, fixant son chef qui la fixait durement en cherchant à lui faire comprendre que ses états d'âmes risquait de mettre en péril la mission d'infiltration. Peut être qu'il n'avait pas tord, mais la femme se sentait de prendre part à cela. Inspirant longuement, Sighild fixa la carte brûlée.

"Je sais me contrôler Nivilk... Haldan n'est pas ma seule motivation."


Levant les yeux, l'aranelia fixa son ami en silence. C'était dommage de voir qu'ils en étaient venu à douter l'un de l'autre. A l'époque Nivilk aurait laissé son herboriste participer sans douter d'elle un seul instant. La Noire leva la main et glissa ses doigts dans sa chevelure bouclée parsemées de mèches grisonnantes et haussa le menton avec un air hautain et ajouta.

"Comment puis-je te convaincre que je peux participer à cette mission sans la gâcher ? Il doit bien y avoir un moyen. Tu sais à quel point je te suis dévouée et la mort de mon fils ne changera jamais cela. Toi et le gardien êtes mes seul maitres... Personne ne pourra jamais m'empêcher d’œuvrer en votre nom."


Abandonnant son air hautain, la jeune femme saisit un bout de la carte et la tira doucement vers elle, saisissant l'une des pierres et la fit tourner entre ses doigts.

"Demande moi n'importe quoi Nivilk et je le ferais. Ne t'ais-je pas prouvé que j'étais digne de confiance ? je viens de m'absenter pendant des semaines pour t'apporter ce que tu attendais depuis des mois..; je n'ai pas faillit à mon devoir... Et ne le ferais jamais. Mais si tu as besoin d'être rassuré alors met moi à l'épreuve!"

La belle abaissa la main et laissa la pierre retomber sur la carte et rouler sur le cuir jusqu'à heurter un pion blanc. Sighild était prête à tout... Cette absence de limite était aussi ce qui la rendait si loyale en plus d'être dangereuse. Pour lui, pour le gardien elle aurait réellement fait n'importe quoi, plus fanatique encore que ne l'est la majorité de Pleyrion, elle état bien la digne amie de son hön.


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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Ven 19 Déc 2014 - 14:10

Le regard fixe et grave du hön ne laissait espérer aucune pitié ni aucun apitoiement de sa part pour celle qui était pourtant son amie. Les bras croisés, il s'était redressé et écoutait ce qu'elle avait à lui dire sans pour autant donner le moindre signe de réflexion quant à sa décision. Certes, il pourrait revoir son jugement d'ici le départ pour le hameau, mais jamais il ne se serait laissé voir se remettre en question devant qui que ce soit.

La requête même de l'herboriste le laissa de marbre, et la jeune femme n'essuya qu'un regard froid de la part du hanek qui remettait les pions en place sur la carte, dans un geste légèrement exaspéré. Si lui s'autorisait de temps à autre à envoyer ces pierres voler aux quatre coins de l'habitation, il tolérait très peu que n'importe-qui d'autre ne les déplace ne serait-ce que d'un millimètre, et il suffisait de l'observer pour le comprendre.

Les pierres revenues à leurs places sur le cuir gravé, il releva son regard toujours aussi noir vers l'aranelia pour s'adresser à elle sur un ton glacial.

- Tu as simplement accompli une mission que je t'avais confiée, Sighild. C'est ainsi depuis la naissance des Kouns et le restera encore longtemps, n'attends pas de moi que je m'extasie au moindre fait accompli.

Nivilk s'éloigna de la table pour se diriger vers la porte en bois qu'il ouvrit, laissant passer d'épais flocons qui s'abattaient au dehors, invitant silencieusement l'herboriste à prendre congé en faisant clairement comprendre qu'il ne tolérerait aucune plainte nouvelle. Une fois qu'elle fut sortie, il ferma violemment la porte, pestant contre ce mauvais caractère.

~Une semaine plus tard~


Les pas de Nivilk s'enfonçaient lourdement dans la neige, leur craquement étant à peine recouvert par le bruissement de sa cape en fourrure. Ses enjambées étaient larges et puissantes, ne laissant pas l'opportunité à sa prisonnière de souffler un seul instant. La main puissante du hön tenait fermement le cou de l'hérétique étrangère marquée par plusieurs jours aux mains des Kouns. Son regard était effrayé, son souffle court et ses vêtements déchirés laissaient voir de multiples plaies et hématomes. Elle le craignait, autant que tous ces autres barbares qui l'avaient violentée et humilié de bien des manières, même des pires. L'idée même de croiser le regard de l'homme qui la tenait lui était insupportable et la rappelait à toutes les souffrances qu'elle avait subies. Et elle n'était pas au bout de ses peines.

Arrivé devant la maison de l'aranelia, Nivilk en ouvrit brusquement la porte sans chercher à savoir s'il arrivait en de mauvaises circonstances. Il poussa l'étrangère à l'intérieur et entra à sa suite, passant à peine le pas de la porte. Là, il chercha la Noire du regard et la trouva.

- Tiens, elle est à toi. Passe tes états d'âme sur elle comme il te plaira. Lança-t-il sans manières.

Il tourna les talons et s'arrêta dans l'encadrement en bois.

- Tu seras des nôtres au hameau. Mais un pas de travers, et je te démembre moi-même. Ces mots dits, il retourna à ses responsabilités, se moquant bien de ce qui arriverait à cette pauvre âme.




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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    - Mar 23 Déc 2014 - 13:09

Il était clair que Nivilk n'était pas d'humeur à converser, déjà peu bavard de nature et doté d'un affreux caractère, il était parfois dur d'avoir jusqu'à un simple échange avec lui. En cet instant Sighild ne put s'empêcher de penser de façon ironique que si elle avait écarter les cuisses il se serait montré probablement plus accueillant. Mais non. Il était hors de question de s'abaisser à cela, surtout avec lui... Pour elle c'était terminé ce petit jeu d'amants. Elle n'en avait plus le courage. Suivant le hön du regard, la sombre herboriste se retint de tout commentaire et lorsque Nivilk lui indiqua de prendre la porte, elle s’exécuta sans un mot, rabattant sa capuche sur sa tête et sortit simplement avant que le claquement de porte ne lui arrache une moue dubitative. Sérieusement ? Il était furieux pour si peur ? Du Nivilk Markin tout craché.

Personne ne revit l'aranelia durant une bonne semaine, cloitrée chez elle comme à son habitude, elle refusait de voir qui que ce soit, même ses potentiels clients qui se comptaient sur les doigts d'une main. Car si Sighild avait quitté la demeure de son chef sans faire de vague, elle n'en restait pas moins mécontente de leur dernier échange et plus le temps passait, plus leur amitié semblait être mit à mal. La guerre n'aidant en rien à calmer les ardeurs de Nivilk,son amie préférait se tenir éloignée de lui... Mettant encore plus de distance alors ce c'était justement elle qui avait creusé ce fossé entre eux.

Droite face à ne vieille étagère en bois, Sighild était occupé à entreposer quelques flacons contenant divers liquides aux couleurs oscillants entre le vert, le jaune et blanc puis accrocha au plafond de sa vieille bicoque un bouquet d'herbes séchées, un parmi tant d'autres. La porte s'ouvrit brutalement et l'aranelia se cripsa. Une seule personne osait entrer ainsi sans son consentement... Nivilk. Personne à Pleyrion n'osait foulé e sol de cette maison sans y avoir été invité... Trop effrayé par ce qui s'y cachait, les kouns préférait s'en tenir loin, tant mieux car Sighild appréciait particulièrement sa solitude. Pivotant doucement, la Noire posa son regard brillant sur son chef puis observa la femme qui venait d'être négliement jeté à ses pieds. Une hérétique... Une vague de colère traversa le corps de l'herboriste qui releva de nouveau son regard vers Nivilk qui enfin, lui donna une bonne nouvelle quoi que légèrement suivit d'une menace. Il lui avait donc fallu une semaine pour se décider ? Au moins c'était fait et Sig pourrait de nouveau offrir son soutient à son hön. S'approchant de la pauvre femme qui avait subit bien des mots, l'aranelia souffla simplement.

« Mon hön est trop généreux... je saurais m'occuper comme il convient de son... cadeau. »

Pauvre femme, elle croyait avoir subit le pire jusqu'à maintenant... Elle était bien loin de la vérité et alors que le hön quittait la maison tordu, un cri de peur suivit d'un gargouillis écœurant se fit entendre. Le silence... Dans un coin sombre de la maison, Sighild tira le corps inerte de l'hérétique avant de se saisir d'une hache et de brutalement l’abattre sur le cadavre à plusieurs reprise, séparant les membres du reste du corps puis les fourra négligemment dans un sac en toile. Voilà qui ferait très plaisir à sa monture.... Alors que la sombre femme quittait la maison en traînant derrière elle le lourd sac ensanglanté, elle ne put s'empêcher de penser qu'elle devrait remercier Nivilk comme il se doit de ce cadeau. Ne restait plus qu'à trouver comment.


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Posté dans Re: L’oiseau a son nid, l’araignée sa toile, et l’homme l’amitié.    -

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