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Que sonne le glas des mois de beuverie !

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Posté dans Que sonne le glas des mois de beuverie !   - Mar 4 Nov 2014 - 1:13

Rappel du premier message :


La taverne où il boit, il n'en a que faire. Son "maître" - quel titre hideux - il n'en a - presque - rien à faire. Ce qu'il y a au fond de sa choppe, peut-être un peu moins. L’insupportable reflet qu'il y devine disparaît avec le liquide qui s'écoule dans sa gorge, allant se perdre dans les abîmes de son estomac. Le goût de l'alcool aussi, cela ne l'intéresse pas. Oublier, c'est tout ce qu'il veut. Arrêter de penser qu'il est encore vivant. Arrêter de penser qu'il est vivant et qu'il a mal. Encore et toujours. Un prénom essaye de remonter de sa mémoire...

Et disparaît avec son verre qui traverse la pièce pour fracasser le crâne du poivrot qui médit sur la danse - même si elle est vraiment grotesque - du vieux pêcheur aux skikraks, encore plus saoul que son apprenti. L'adrénaline de la "pêche", le risque de mort - bien différente de la mort sanglante des pirates -, le fait d'avoir survie tous les deux ensemble tous ces mois... L'argent ne lui faisait rien. Le fait d'avoir sauvé quelqu'un en risquant la sienne, cela le perturbait davantage. D'autant que le vieux lui avait rendu la pareille. Et que cela durait. Durait. Durait. Et chaque soir à Vanylle, toujours de l'alcool. Car quand il ne risquait pas sa vie, quand il ne laissait pas son esprit se perdre dans la contemplation de Grand Vent...

Il pensait trop.

Le vieux Pêcheur se révélait alors bien utile : longue était la liste des tavernes et auberges qu'il connaissait. Et Aeddan suivait bien volontier.

C'eut pu être une soirée comme une autre. Peut-être débouchant juste sur une énième gueule de bois. Peut-être avec une bagarre... Aeddan sourit, la gueule à moitié dans la choppe dérobée au voisin qui venait de s'effondrer en ronflant, devant son épave de maître qui trouvait la tenancière à son goût - l'alcool le déridait plus qu'il n'était imaginable à la première rencontre -. Mais son masque de bonne humeur tombait alors qu'une silhouette féminine surgissait, et que son cerveau commençait à dire, à faire remonter...

Dans un brouillard d'alcool, l'ancien pirate de l'Amante quitta sa chaise, et traversa une bonne partie de la salle, oubliant son "maître" qui, après un sourire à la maîtresse des lieux, chutait de la table qu'il avait pris pour piste de danse, au milieu d'autres poivrots de bonne humeur, pour arriver juste derrière une femme. Vanylle l'a dévorée... Mais quand il lui saisit le bras et la fit se tourner vers lui...

Aeddan était plus émacié qu'il y avait longtemps. La peau plus marqué par le soleil. Les cheveux coupés à l'épaule, après que le surplus se fut pris dans les lignes parées à être envoyées dans la gueule d'un avranaï. Mais ses cicatrices étaient toujours là. Et son esprit reçut une claque, car elle, elle ne semblait être rien d'autre que ce dont il avait rêvé pendant tous ces mois de malheur enrichissant. Elle.

"Seylan..." parvint-il à murmurer, livide.

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Posté dans Re: Que sonne le glas des mois de beuverie !   - Lun 23 Fév 2015 - 4:51

La main s'enfuit sans explications et le pirate ne la retint pas, aussi muet que la jeune femme mais pour une autre raison, perdu qu'il était désormais. Se donnant d'abord, puis reculant... Mais que voulait cette bonne femme ?! Un instant plus tôt empli de désir, il se sentait désormais outre percée, qui ne pouvait retenir le flot s'écoulant malgré sa volonté du contraire. Il faut qu'elle apprenne à écrire. Avec une moue de dépit il se retourna, bouscula Alexandrus avant d'aller s'affaler à table, prêtant tout juste attention au délicat fumet qui montait de l'assiette présentée devant lui, sur une table d'honnête facture. Du moins mit-il un instant à se mettre tout à fait à l'aise, les meubles étant d'une taille inférieure à la normale, adaptés au maître des lieux.

"Mangeons, nous travaillerons après." dit-il en entamant son plat.

Ainsi le pirate considérait comme allant de soit que Seylan demeure là, désormais qu'elle s'y trouvait et ne comptait plus user de son couteau sur sa personne. Le bibliothécaire quant à lui ne comprenait goute à ce qui se passait, à la relation qu'entretenait les deux vanylliens ni aux plans qu'entretenait son détracteur à son encontre. Face à "l'invitation" de ce dernier, il guetta sans y penser la réaction de la jeune femme... Avant d'être soudain pris par une bouffée d'indignation. Mais pas pour lui-même.

"N'êtes-vous bon qu'à vous adresser sans manière auprès des femmes ? Brute sans éducation, la galanterie, cela vous évoque-t-il quelque chose ?!" s'exclama-t-il avec une assurance jaillie d'il ne savait où, parvenant à obtenir d'Aeddan un regard abasourdi.

Du haut de sa petite taille, il s'avança avec un semblant d'élégance afin de saisir la chaise la plus proche (et la plus éloignée d'Aeddan, qui s'était mit là où il avait vue sur les deux autres), et de la reculer, avant de faire un geste à l'attention de Seylan pour l'inviter à y prendre place.

"Si cela vous convient, Mademoiselle Seylan." dit-il avec manières.

Devant un tel étalage de ridicule, Aeddan demeura bouche-bée, une cuisse de gloussante glissante de sauce dans une main. Après quoi il partit d'un grand éclat de rire, sa bonne humeur retrouvée.

"Ce petit homme, si drôle ! fit-il, le souffle court. A quoi bon être galant sur un vaisseau où les femmes sont interdites ?" demanda-t-il sur le ton de l'évidence.
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Posté dans Re: Que sonne le glas des mois de beuverie !   - Mar 24 Fév 2015 - 10:02

Alexandrus.

Alexandrus, c'était un gentil petit homme serviable, bavard et terriblement envahissant, dont le simple glapissement meurtrissait les oreilles de quiconque l'entendait. Alexandrus, c'était un petit homme excentrique et aux principes désuets, qui se mettrait sans doute en travers de son chemin, si elle s'emportait contre le Pâle. Alexandrus, quoi qu'une bénédiction dans l'art énigmatique de la littérature, était une véritable plaie une fois le nez hors de ses livres.

Lasse de sa présence, Seylan l'attrapa par le col de sa chemise et tira si fort qu'elle fit sauter quelques boutons. Sans attendre qu'il se reprenne, elle le jeta littéralement dehors, puis lui claqua la porte au nez, refermant le verrou et ignorant ses pénibles lamentations.

Un an.
Le Pâle l'avait laissé seule une année entière.

Elle l'avait cru mort. Tout ce temps, elle l'avait cru mort, sur le vaisseau qu'il avait tant aimé, sur l'Amante, la belle Amante. Tout ce temps, elle l'avait attendu, sa patronne se montrant chaque jour davantage intolérante à sa présente. Jusqu'au jour où sans commune mesure, elle l'avait jeté dehors, la laissant seule dans la rue, mourante de faim et de soif et proie de pirates grossiers et assoiffés de ses cuisses blanches. Tout ce temps, elle avait prié Vama de lui épargner une vie de misère, jusqu'à ce fameux matin où la patronne du Butineur Bourré l'avait prise sous son aile et protégée, en échange de ses services comme serveuse. Tout ce temps, ce crétin avait joué sur un autre vaisseau, la laissant seule à son sort.

Tremblante de rage, la jeune femme se saisit de la grande casserole et en déversa le contenu brûlant sur la tête du pirate, avant de le faire basculer de sa chaise. Il ne méritait pas d'occuper une si grande place dans son cœur. Il ne méritait pas qu'elle le désire avec tant d'ardeur. Il ne méritait même pas qu'elle lui accorde un regard. Alors pourquoi ne pouvait-elle chasser son visage de son esprit ? Pourquoi ne pouvait-elle pas lui planter dans le cœur la lame qu'elle avait emportée ?


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Posté dans Re: Que sonne le glas des mois de beuverie !   - Sam 28 Fév 2015 - 13:23

Les petits cris d'indignation d'Alexandrus, chassé de sa propre demeure, furent éclipsés par les cris de douleur d'Aeddan, qui se relevait avec un empressement brutale, renversant sa chaise et manquant trébucher. La sensation seule de brûlure avait de quoi rendre fou, mais le borgne connaissait bien d'autres tourments. Son unique oeil avait été atteint, il l'aurait juré ! Et Seylan, oh Seylan qui l'avait trahi, jouant les innocentes en délaissant une arme, pour mieux l'attaquer avec une autre, dans un moment de relâchement. Pourquoi ?! Mais de sa gorge meurtri ne jaillissait qu'un beuglement bestial.

Aveuglé par la terreur et la douleur, indifférent à aux sentiments qu'il eut pu lire sur le visage de la fille, le pirate se jeta tout bonnement sur elle, repoussant la casserole honni avant de frapper le visage si précieux avec force. Enragé, l'esprit égaré par la terreur et la douleur, la vision rendue floue par les larmes et la blessure, le borgne cogna sans retenue. Visage, ventre, un corps si frêle qu'il avait adoré, des lèvres si douces qu'il avait baisé, désormais violacées. Subitement ses mains se fixèrent sur le cou vulnérable, et de tout son corps il pesa dessus, le visage défiguré par la haine.

"POURQUOI TOI ?! POURQUOI M'AS-TU FAIT CA ?!" hurla-t-il, sa propre gorge lui faisant mal.

Confusément il crut voir une masse s'approcher de son oeil. Son dernier. Son seul rempart contre l'obscurité et une vulnérabilité mortelle. Soulevant la chose entre ses doigts comme si elle ne pesait rien, Aeddan la jeta loin de lui, envoyant son corps se fracasser contre les meubles. Le souffle court, le pirate s'effondra, papillonnant des yeux ruisselant. Sa carcasse coincée entre la table, que ses gestes avaient renversé ainsi que ce qui se trouvait alors dessus, et un plan de travail, il hurla. Un hurlement qui se voulait libérateur, mais qui n'exprima que son impuissance.

Le corps et l'esprit perclus de douleur, il finit par se relever, titubant, pour s'approcher de la femme. Sans s'attarder sur ses blessures, il la saisit par un bras et la tira. Cette masse morte l'entravait, se prenant dans les pieds des meubles, pesant au bout de son bras. Peu à peu il entendit Alexandrus qui criait et frappait contre la porte.

Soudain elle fut ouverte, et le petit homme oublia de se précipiter à l'intérieur à la vue de la figure éclaboussée de sang, au regard rouge et écarquillé, digne d'un fou, qui le surplombait. Le temps qu'il parvienne à en détacher le regard en tremblant, et un corps lui fut jeté dans les jambes, le faisant tomber à terre. Après l'orage de cris qui avait duré, le silence fut soudain, et seulement perturbé un instant par le claquement violent de la porte, claquée avec tant de force qu'elle se rouvrit sur le champ sur le grand décharné qui se détournait, s'enfonçant dans la maison, le dos courbé.

"Demois... Seylan ? Seylan ! Allez-vous bien ?!" s'exclama le bibliothécaire alors qu'il reconnaissait en la forme meurtri étalé sur le sol la jeune femme charmant plus tôt le pirate borgne.

Épouvanté, le petit homme demeura agenouillé près d'elle, seul sur la pas de la porte d'une maison isolé, enfoncé dans un petit bois d'épineux embourbés. Un bruit sourd l'arracha à sa stupeur. Relevant la tête, il vit une chose recroquevillée à l'intérieure et tremblante... Son esprit choqué mit un temps avant de reconnaître des pleurs étranglés dans les sons pitoyables qui lui parvenaient faiblement.
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Posté dans Re: Que sonne le glas des mois de beuverie !   - Mer 11 Mar 2015 - 5:25

Pourquoi est-ce qu'il pleure ?

La douleur lui cisailla le ventre, puis une violente contraction lui souleva l'estomac. Courbée en deux, et bien malgré elle, la jeune femme vomit sa bile et cracha du sang. Les yeux larmoyants, l'esprit embrumé, elle observa le filet de sang qui s'étendait de sa mâchoire jusqu'au sol, puis chancela. Que lui arrivait-il ? L'environnement s'obscurcit de nouveau, et elle crut s'endormir à jamais. Couchée sur le flanc, le souffle court et la douleur tambourinant dans chaque partie de son corps meurtri, Seylan essaya d'apercevoir au loin le visage du Pâle, mais elle ne distingua rien d'autres que des mouvements confus, agités...Sans même qu'elle ne s'en aperçoive, le bibliothécaire avait repris sa juste place au sein de la petite maison, et déjà il braillait.

Le Pâle ne pleure pas. Le Pâle ne pleure jamais.

Elle avait mal agi. Elle avait mal agi, parce qu'il y a dix ans, par amour, par barbarie, ou par obsession, le Pâle l'avait à jamais privé de la parole. Puis, au fil des années, il lui avait pris sa liberté, et bien d'autres choses encore. Mais méritait-il pour autant qu'elle lui inflige pareilles souffrances ? N'avait-il pas le droit au pardon ? N'était-il pas un homme comme un autre, un pirate, plus prompt à commettre des erreurs qu'un Matroscien de bonne naissance ?

Toute sa vie, Seylan s'était montrée juste, humble et réfléchie. Toute sa vie, et dans chacun de ses gestes, elle avait prouvé au monde que le Pâle était seul monstre parmi eux deux. Et aujourd'hui...par dépit...par colère...parce qu'elle aussi, elle était une pirate...elle lui avait arraché un cri de souffrance sans nul précédent. Elle aurait l'aimer. Elle aurait dû chasser le bibliothécaire et l'aimer pour lui laisser une chance de lui prouver qu'il était capable de douceur et d'affection. Quelles qu'aient pu être ses motivations, sans doute ne lui pardonnerait-il jamais.

Qu'est-ce qui m'a pris ? J'suis pas censée agir comme ça...je ne suis pas comme eux. Je ne suis pas une pirate. Seylan, par Vama, reprends-toi.

- Rhhh...


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Posté dans Re: Que sonne le glas des mois de beuverie !   - Sam 11 Avr 2015 - 11:54


Il les entendait. Il entendit le râle de la catin. Il entendit les exclamations paniqués du petit bibliothécaire. Par dessus tout, il entendait un son qui le révulsait. Si pathétique. Sa gorge serrée semblait vouloir l'étouffer. Une douleur qui n'était pas une douleur physique le broyait. Une question frappait encore et encore les portes défoncées de son esprit. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi l'avait-elle ainsi blessé, pourquoi l'avait-il laissé en vie... Toutes ces interrogations se mêlaient dans un tourbillon de confusion. Et cette souffrance incompréhensible le réduisait à l'état de loques sanglotantes.

Si le couloir n'était pas aussi exigu, peut-être les aurait-il complètement ignorés. Mais il le ne put pas. Pas alors que le nain passait péniblement près de lui, soufflant de labeur. Pas alors qu'il tenait un corps blessé, dont un bras venait l'effleurer l'épaule du gaignard. La conscience de cette présence lui fut intolérable. VA T'EN ! Le borgne fit mine de se redresser brusquement... Une chaussure lui explosa le nez. Il se recroquevilla avec un cri.

"Ca suffit ! V-vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? Monstre ! Partez de chez... De chez moi !" glapit Alexandrus, presque surpris lui-même d'être parvenu à lui asséner un tel coup.

Aeddan n'avait jamais attendu d'aide de la part des autres. Il y avait eu ce pêcheur aux skikraks, avec qui il avait passé du temps et qu'il appréciait d'une manière atypique pour lui. Mais cette brève expérience, par rapport à toute une vie de piraterie, de mensonge et de coup en traître, ne pesait guère. Le borgne n'espérait plus. Le borgne n'avait plus que sa douleur et l'envie de la rendre au centuple... Mais il y avait la femme.

"Va te faire foutre." gnogna-t-il en se relevant, le visage en sang.

Sans un regard pour le visage apeuré du petit homme, ni celui de la catin, il s'enfuit. Courant de toutes ses forces, homme au visage tiré et au regard tourmenté et haineux, retournant dans la fange de Vanylle.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Malgré sa piètre opinion de la misérable population de Vanylle, le bibliothécaire prit soin de la fille. Son pas nerveux et ses allez-retours sans raison teintait l'air de ses craintes, mais il n'en eut pas moins une attitude bienveillante envers elle. Il était même près à continuer de lui apprendre la lecture et l'écriture ! Afin de respecter encore le "marché" imposé par le borgne, ou parce qu'il l'avait prise en pitié ? Le bibliothécaire ne voulait pas y réfléchir. Et puis, avoir de la compagnie dans son minuscule manoir n'était pas si déplaisant. Sans être un grand docteur, ses lectures lui avaient appris quelques petites choses utiles. La convalescence prendrait le temps qu'il faudrait, pensait-il. D'autant qu'il n'avait pas à cœur de jeter une femme battue dehors. Où il est peut-être. Cette pensée qui lui glaçait les sangs, il tâchait de la rejeter loin. Pourtant, au bout de quelques jours, il eut conscience d'un courant d'air persistant. Malgré sa haine des escaliers, il monta donc à l'étage... Et trouva une fenêtre entrouverte. Quand ?! Soudainement paniqué, il manqua se rompre le coup en sautant des marches, pour ne trouver au final qu'une Seylan en bonne santé, du moins autant que possible. Mais... Il serait passé ? Ou... Non, il aurait fait quelque chose... Il aurait sans doute fait quelque chose. Puisqu'il n'y avait rien à signaler, il retourna fermer la fenêtre. Peu de temps après, il prit grand soin de condamner toutes les fenêtres de l'étage.

[RP terminé]

Citation :
Le hasard faisant bien les choses, Aeddan retrouve Seylan qu'il croyait morte dans une auberge. Cette dernière prit peur en le reconnaissant, tenta de le fuir par les toits, et chuta. Aeddan la retrouva donc, gisant dans une ruelle longeant la bâtisse, détroussée par un passant. Après avoir tué ce dernier, le borgne pleurant d'émotion resta auprès de Seylan jusqu'à ce que la patronne surgisse avec son uisto et ne le fasse détaler... Mais pas avant qu'il n'ait dit avoir quelque chose à donner à Seylan.

Quelques jours plus tard, un bibliothécaire de petite taille demanda à voir Seylan. Après lui avoir expliqué, non sans maladresse, la raison de sa venue, et identifié celui qui l'avait fait venir, l'homme commença à lui enseigner les bases de la lecture et de l'écriture. Quand il partit, elle le suivit. Le bibliothécaire eut la surprise de trouver son commanditaire encore chez lui, et sa présence mena à des retrouvailles atypiques : d'abord de la surprise, puis une surprenante tendresse... Et cela se conclut dans le sang, et une "séparation" brutale. Seylan se remit de ses blessures chez le bibliothécaire après que le borgne eut disparu dans Vanylle.

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Posté dans Re: Que sonne le glas des mois de beuverie !   -

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