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Le Bedon Rebondi

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On m'appelle Yannick Saule


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Posté dans Le Bedon Rebondi   - Mer 26 Nov 2014 - 5:02



Suite de : Arbre-Maison d'Angélyne Montaigu


Sant Poséinos, c'est le joyau de Vama, c'est l'effervescence d'une capitale moderne, aux bâtiments vertigineux, à la circulation dense et tonitruante. Et au centre de cet agglomérat multicolore de toitures et d'avenues, le lac, le cœur de la ville, un cœur qui bat au rythme des moteurs des bateaux qui sillonnent ses eaux limpides.

Le « Bedon Rebondi », l'auberge de ce vieux filou de Brid Hilsen, est située dans un quartier agréable et plutôt calme, à distance respectable des nombreuses maisons sur pilotis qui enceignent le lac. Ce n'est nullement un établissement de grand standing, marchands et politiciens dédaignent sa cuisine et ses chambres, mais quelques familles bourgeoises s'y attardent volontiers, ainsi que les propriétaires, gérants et cadres des innombrables pêcheries et chantiers navals environnants. L'ambiance y est chaleureuse et bon enfant, le vin y est très frais et charme les papilles, la terrasse est accueillante, et le poisson succulent.

En cette douce fin de matinée, la patron et son épouse sont aux fourneaux, et les premiers clients pointent le bout du nez, attirés par les avenantes odeurs de friture qui se glissent sournoisement hors des cuisines pour aller chercher les badauds par la main, dans les rues voisines. Brid a toujours mitonné d'excellents petits plats, mais il n'en a fait sa profession que depuis quatre ou cinq ans, après avoir gagné une somme importante au poker, somme qui lui a permis d'acquérir cette jolie taverne. Et le démon du jeu a enfin cessé de le harceler, pour le plus grand bonheur de sa moitié, qui l'aurait sans doute quitté si les cartes étaient restées sa principale préoccupation.

L'heure du déjeuner approche donc à grands pas, et l'enfant se présente bien, car deux tables sont déjà occupées en terrasse, sous la tonnelle que parfument mille fleurs grimpantes aux couleurs vives. Le célèbre gratin de poisson-maison dore lentement au four. Le pain du jour somnole fond d'un panier tressé, sous une serviette en papier. Une certaine image du bonheur ...

Mais soudain un bruit de chaises s'en vient bousculer ce savoureux constat. Un grand pignouf, que Brid n'aperçoit que de dos, vient de s'installer bruyamment à une table, s'efforçant de calmer deux superbes médors plutôt turbulents, et de les garder allongés à ses pieds. Face à ce gaillard à la tignasse épaisse roulant sur ses épaules, une ravissante petite chose toute mignonne et délicate s'est assise avec grâce, humant visiblement les fumets exquis qui s'échappent des fourneaux. Brid s'approche d'un pas léger, en affichant son sourire le plus cordial. La donzelle est vraiment jolie, et c'est dans cette direction, bien évidemment, que se porte le regard affable du cuisinier.
- Eh bien ma p'tite dame, laissez-moi vous dire que votre odorat ne vous a pas menti ! C'est ici, chez moi, qu'on déguste les meilleurs fritures de poisson de Sant-Poséinos ! Quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus vous en passer ! Ni de mes plats, ni de mon restaurant ! D'ailleurs on vient de partout dans le monde pour succomber à la tentation ! ... ajoute t-il d'un ton tellement convaincant qu'il en paraîtrait presque crédible.

La charmante nymphette, à la chevelure étonnamment blanche, n'a pas le temps de lui répondre. Non, c'est la voix moqueuse du bonhomme qui réplique ! Dites donc, vieille fripouille, ne seriez-vous pas en train de chercher à séduire ma compagne ? ... Cette phrase est ponctuée par un énorme éclat de rire, et l'escogriffe se lève ensuite pour se jeter dans les bras du patron !
- Brid ! Ça me fait plaisir de te revoir !
- Yaya ! C'est bien toi ? Mais que fais-tu ici, ma parole ?
- Bah j'suis v'nu avec ma bergère pour essayer ta poiscaille, et pour réserver une chambre ! Et aussi pour te briser l'épaule !
... ajoute Yannick Saule en bourrant de coups joyeux la lourde carcasse du patron !
- Mais tu me fais mal, vieux brigand ! Attends un peu pour voir ! ... riposte Brid en rendant coups pour coups, tout en s'esclaffant à son tour. Attends, rassieds-toi pendant que je vais chercher l'apéro, et après ça tu m'expliqueras tout et tu me présenteras ton amie ! D'ailleurs je ne comprends pas comment elle peut s'intéresser à toi, elle est beaucoup trop bien pour un gredin comme toi ! ... lance t-il en s'éloignant vers le comptoir pour y prendre une bouteille et trois verres.

Ce dont profite Yannick pour murmurer à son farfadet : Demande lui pour les médors, dis-lui qu'ils ne peuvent pas nous accompagner partout, et que ce serait sympa de sa part s'il pouvait les garder. Vu la façon dont il te déshabille des yeux, il ne pourra rien te refuser !

*****

Brid n'était pas le seul à dévisager Angélyne. Tapie derrière la margelle d'une fontaine publique, Raffaella Palder, mieux connue ici sous son nom d'emprunt, Raffaella Whalberg, n'a pas perdu une seule miette de la scène.




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On m'appelle Raffaella Palder


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Ven 28 Nov 2014 - 8:25


Parfois, la vie nous réserve de merveilleux cadeaux, aussi inestimables qu'inattendus. Elle nous vient en aide sans que nous l'ayons réclamé, nous offrant généreusement la solution idéale à un problème que nous estimions préoccupant, voire même insoluble. Et que l'on nomme cet événement providentiel la chance, le hasard, ou bien encore un heureux concours de circonstances, cela n'a aucune importance, l'essentiel est de saisir à deux mains l'incroyable opportunité qui se présente.

Voilà ce dont Raffaella Palder bénéficie aujourd'hui. Raccompagnant au spatioport un de ses innombrables amants d'un soir, l'infâme intrigante vient en effet de goûter à la plus exquise des surprises. A quelques pas d'elle, le couple qu'elle méprise le plus au monde se balade gentiment, précédé de deux horribles bestioles même pas toilettées. Yannick Saule, une de ses plus anciennes conquêtes, un idiot qu'elle a plumé en quelques mois, et Angélyne Montaigu, une petite mijaurée dont elle a escroqué la fortune après s'être débarrassée de ses parents. Ce que ces deux nigauds font là est aisé à comprendre. Ils ont sans doute appris, par l'une ou l'autre indiscrétion d'un des membres de son équipe demeuré à Middel-Heim, qu'elle s'est réfugiée à Sant-Poséinos et qu'elle y mène la grande vie, et ils sont venus pour la retrouver, et pour se venger d'elle.

Plantant là son dernier flirt, la Palder, devenue la Whalberg, réagit instantanément, bondit sur l'occasion, et se précipite dans sa superbe voiture bleu nuit, ordonnant au chauffeur de suivre les tourtereaux, sans se faire remarquer. Un jeu d'enfant dans ces rues encombrées, à la circulation paresseuse. D'ailleurs Angélyne et Yannick ne semblent pas se méfier, ce qui somme toute est assez logique, compte tenu de l'immensité de la capitale et du nombre élevé de promeneurs et de véhicules.

Stop ! Les voici arrivés à destination, semble t-il. Ils pénètrent dans une hideuse gargote qui empeste le poisson brûlé. Bizarre, ce crétin de Saule connaît le patron et lui tombe dans les bras. Raffaella tend l'oreille et perçoit quelques mots, au vol. Ils vont manger et loger là. Bien. Voilà une information importante. Hop, la Palder rejoint vivement son larbin, et lui jette rapidement quelques ordres : Réunir la bande, et la ramener ici séance tenante, afin de surveiller discrètement le jeune couple, et de savoir à chaque instant où ils sont, et ce qu'ils font. Zou ! La berline démarre en trombe, et Raffy regagne précautionneusement son abri, derrière une fontaine qui lui sert de paravent idéal. Elle y voit tout ce qui se passe dans l'auberge, sans crainte d'être repérée. Déjà, un plan germe dans son esprit diabolique. La petite catin aux cheveux blancs et son amant ont récupéré une partie de l'argent des Montaigu, et cette somme est certainement planquée quelque part, à Middel-Heim ou ailleurs. Si elle pouvait s'emparer de l'un d'entre eux, ou même des deux, elle réussirait sans mal à tout savoir de cette cachette et à récupérer son bien. Fichtre, ce qu'elle aimerait tordre le cou de cette maudite Angélyne, la tenir à sa merci et la faire parler ! Ce serait un des plus beaux jours de sa chienne de vie ...





Raffaella Palder s'est expatriée et est devenue "la Whalberg" Suspect !
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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Ven 5 Déc 2014 - 7:54

La capitale ! Angélyne n'a pas assez d'yeux pour découvrir les merveilles de Sant Poseïnos ! Elle n'a pas osé l'avouer à Yannick, mais elle n'y est venue qu'une seule fois et elle n'était encore qu'une petite fille. Ses parents avaient été invités par un vague cousin du Gouverneur de l'époque, mais les seuls souvenirs qui lui restent sont la magnificence de la demeure, le grand jardin fleuri, ainsi que les animaux dont le propriétaire était très fier. Bien sûr, elle est incapable de resituer cette maison dans la grande ville. Et le quartier, vers lequel les dirige Yannick, est très agréable, plus populaire, absolument pas guindé. Une large fontaine habille la place sur laquelle se dresse « Le Bedon Rebondi », sa terrasse se remplit peu à peu, et son compagnon y prend place alors que les médors tournent autour de la table avant de se coucher à leurs pieds.

De succulents effluves s'enfuient de la cuisine pour allécher les passants, et Angélyne, plissant son joli nez, se laisse capturer par leur promesses gourmandes en s'asseyant face à Yannick. Elle n'a pas le temps de prononcer un mot qu'un cuisinier s'avance vers eux, le sourire franc et la voix enjôleuse s'adressent manifestement à elle. Et elle répond à l'homme par un sourire, en posant ostensiblement sa main sur celle de son compagnon, d'un air de dire « passe ton chemin, mon cœur est déjà pris ». Mais la réaction de Yannick est encore plus surprenante ! Sous les yeux d'argent étonnés puis rieurs, les deux escogriffes tombent dans les bras l'un de l'autre en se taquinant. Voilà donc ce Brid dont elle n'avait jamais entendu parler avant la veille, cet ami qui traînait dans les salles de jeux avec son amant. Angélyne a un petit pincement au cœur en espérant que cette rencontre ne réveillera pas les vieux démons de Yannick. Après les accolades bruyantes et enjouées, viennent bien évidemment les présentations et le verre de l'amitié.

- Je suis ravie de vous rencontrer Brid. Depuis que nous avons décidé de passer quelques jours dans notre belle capitale, Yannick ne tarit pas d'éloges sur vous, votre cuisine et cette fameuse auberge. J'espère qu'il vous reste une chambre pour nous et surtout que vous accepterez nos deux encombrants compagnons à quatre pattes. Et j'ai très envie de goûter à ce qui embaume depuis vos cuisines. Mais avant, et Angélyne lève son verre : Portons un toast à ces retrouvailles !
Une main sur la tête de Malta, qui quémande des caresses, la jeune femme poursuit profitant des yeux noirs qui la dévisagent avec beaucoup de curiosité non dissimulée :

- J'ai un service à vous demander, j'ai cru apercevoir un pré derrière l'auberge, il est à vous ? Vous croyez qu'on pourrait vous laisser ces deux chenapans quelques heures, pendant que Yannick me fait visiter la ville ? Ce serait plus simple …
L'aubergiste ne se fait pas prier et accepte aussitôt, promettant d'être aux petits soins pour leurs médors. Sa meilleure chambre est prête à les accueillir, il y va faire porter leurs bagages, et le repas sera servi dans peu de temps. Tout s'arrange pour le mieux, il ne reste plus qu'à combler l'appétit des deux amoureux. Le poisson est la spécialité de Sant Poseïnos, et aussi celle de Brid désormais, les deux assiettes qu'il apporte, sont fort appétissantes, et sont dégustées avec plaisir.
Angélyne, repue, se repousse sur sa chaise, elle ne peut plus rien avaler, et soupire d'aise. Sous le soleil, à cette terrasse, après cet excellent repas, il serait aisé d'oublier pourquoi ils sont ici …

- Si nous montions défaire nos sacs, trésor ? Les médors peuvent se dégourdir les pattes dans le pré, ils ne risquent rien. Nous pourrons ensuite faire un premier tour dans les beaux quartiers. Qu'en penses-tu ? questionne la voleuse en terminant son verre de borgo, délicieusement fruité. Peut-être même auront-ils le temps de prendre un peu de repos, avant de quadriller la ville. Ces recherches s'annoncent pour le moins fastidieuses, à moins que Brid ait entendu parler des Palder, ce qui étonnerait beaucoup Angélyne, mais qui ne tente rien …

- Dis, Yannick, tu crois que tu pourrais interroger Brid, penses-tu qu'il pourrait nous aider, peut-on lui faire entièrement confiance et lui révéler les raisons de notre venue ? Un allié dans la place serait bienvenu ... demande-t-elle discrètement, en se penchant vers son gentilhomme.


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Dim 7 Déc 2014 - 1:39


Rayonnant, Yannick dévisage son vieux copain Brid, mais lui, entre nous, croyez-vous qu'il l'observe également ? Fichtre non, le sacripant n'a d'yeux que pour la mignonne, on dirait qu'il cherche à la plumer à distance, ou à l'éplucher, de ses grosses paluches enfarinées, comme un fruit mûr et juteux, et ceci bien que la belle ait blotti sa p'tite menotte blanche au creux de celle de son amant. Une insistance aussi manifeste, aussi palpable, de la part d'un inconnu, aurait suscité les foudres du gentilhomme, mais le cuistot et lui ont traversé ensemble tant de galères, surmonté tant de débâcles, surnagé dans tant de panades inextricables, qu'il préfère en sourire. C'est d'ailleurs extrêmement flatteur pour Yannick, cette ferveur, cette admiration, qui ruissellent de chaque œillade de Brid ! Elles signifient que son farfadet est d'un charme troublant et que leur couple fait des envieux, ce qui se révèle toujours une sensation plus qu'agréable.

Dès lors, que l'aubergiste ne puisse rien refuser à la sylphide, était couru d'avance. Aucun doute, les médors seront choyés lorsque les tourtereaux partiront en reconnaissance dans les quartiers chics. S'ils restent là durant quelques jours, les deux bestioles font faire du lard, c'est sûr. Et même Angélyne risque de s'enrichir d'un joli coussin d'amour, juste sous ses mignons seins tout pointus, car Brid ne leur a pas menti, sa friture de poisson est l'un des plats les plus savoureux qu'ils aient jamais mangé.

Tandis que le restaurateur se démène dans ses casseroles, règne en maître sur son comptoir et jongle entre les tables, les bras chargés d'assiettes, à l'image d'un capitaine s'affairant à mille tâches sur le pont de sa goélette, nos deux filous, penchés l'un vers l'autre, tiennent un véritable conseil de guerre improvisé. Et que résulte t-il de leurs chuchotis ? Eh bien ma foi, ils se mettent d'accord pour une petite balade en ville, sans véritable but, mais malgré tout à l'orée des agglomérations les plus luxueuses de la capitale. Peut-être y dénicheront-ils un indice quelconque, si le hasard continue à leur sourire ? Et la puce a une excellente idée. Une de plus. C'est vrai que son cervelet en fourmille. Voilà : pourquoi ne pas interroger Brid au sujet des escrocs qu'ils recherchent, et en particulier de la Palder, soit en lui racontant toute l'histoire, de A jusqu'à Z, soit en passant sous silence les informations essentielles ? Les tourtereaux cogitent un instant, les yeux dans les yeux, et optent de commun accord pour la seconde alternative. Inutile de tout dévoiler à leur ami, même si Yannick a en lui une confiance absolue, car l'aubergiste risquerait de graves représailles si l'aventure tournait mal et se soldait par un échec complet.

Profitant de ce que Brid passe à proximité de leur tablée, Yannick le hèle à grand renfort de gestes et de sourires :
- Assieds-toi deux minutes près de nous, l'ami, Angélyne et moi nous avons encore besoin de ton aide. Tout d'abord merci d'avoir accepté de garder nos médors. En fait, nous te demandons de nous rendre ce petit service parce que nous recherchons une personne qui nous doit de l'argent, pas mal d'argent, et quelques indiscrétions collectées à Middel-Heim nous incitent à croire que ladite personne se cacherait ici, à Sant Poséinos, où elle aurait refait sa vie. Il s'agit d'une femme, nommée Raffaella Palder, une greluche plutôt exubérante qui excelle à se jouer des gens et à les escroquer. Elle mène sans doute une existence plutôt tapageuse, c'est inscrit dans ses gènes, je ne pense pas qu'elle puisse s'empêcher de faire parler d'elle. Il est donc possible que tes clients aient cité son nom, ou que tu l'aies croisée. C'est une rouquine un peu vulgaire, mais toujours coquettement pomponnée et maquillée. Réfléchis bien. Aurais-tu entendu ce nom, vieux frère ?

A son tour de cogiter. Ce qu'il fait en s'essuyant les mains sur un pan de son tablier blanc et en inventoriant du regard chacune des courbes harmonieuses et graciles du farfadet. Le bougre prend d'ailleurs tout son temps, misant, avec raison, sur le fait que Yannick n'osera pas troubler son introspection. Puis il secoue enfin la tête, de gauche à droite, en signe de résignation.
- Non, hélas, ce nom ne m'évoque rien du tout. J'ai vaguement entendu parler de fêtes grandioses dans les quartiers bourgeois, organisées par de nouveaux riches, mais je n'ai pas la moindre idée de l'endroit. Je me renseignerai dès que possible, mais ce genre de rupins ne fréquente pas mon établissement, et je le regrette amèrement, car je ferais fortune en moins de deux. Non, vraiment, j'suis désolé, ma chère Angélyne.

- Dis donc, vieux margoulin, j'suis là aussi ! ... s'exclame en riant Yannick, amusé par le comportement de son ami, tellement obsédé par la nymphette qu'il semble ne s'adresser qu'à elle. Allez, ouste, retourne à tes marmites ! Tu nous donneras l'addition ce soir, quand nous rentrerons. Nous allons aller nous changer dans la chambre, et non merci, ta présence n'y est pas indispensable, je suis assez grand pour aider Angélyne à enfiler une jolie robe ainsi que ses sous-vêtements bleu d'azur qui la rendent infiniment désirable ! Va te consoler avec tes nappes et tes torchons, vieux brigand ! ... lance t-il au cuisinier, alors qu'il mène son gracieux lutin en direction des escaliers, tout en riant toujours de bon cœur, plutôt content de sa répartie.




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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 16 Déc 2014 - 12:32

Rechercher des informations auprès de Brid lui avait semblé être une bonne idée, malheureusement le brave aubergiste n'a guère l'occasion de frayer avec la haute société. Angélyne masque sa déception derrière un sourire, et se contente du « je vais voir ce que je peux faire » peu encourageant de l'ami de son compagnon. C'est donc à Yannick et elle de partir à la chasse aux renseignements sur les sorcières Palder. Les descriptions de son amant sont restées assez évasives pour que Brid ne soit pas embringué malgré lui dans leur lutte contre les deux meurtrières. Elle s'en voudrait beaucoup, si Raffy s'en prenait à lui et sa petite famille. Et cette garce en serait bien capable !
Le repas terminé, les deux Middelains montent dans leur chambre se changer mais aussi établir leur stratégie pour quadriller la ville, enfin, surtout les beaux quartiers. Connaissant Raffy et sa mère, elles ont sûrement opté pour une demeure au luxe tapageur, elles ne sont là que depuis quelques mois, il ne devrait pas être trop compliqué de reconstituer leur parcours. Lorsqu'une maison de ce genre change de main, les rumeurs flambent autour des acheteurs, à eux d'être à l'écoute de la valetaille qui les colportent.
Mais comment entrer en contact avec les serviteurs de ces grandes maisons ? Angélyne n'en a vraiment aucune idée pour l'instant. Elle se débarrasse rapidement de ses vêtements de voyage, pour enfiler une robe dont le bleu saphir souligne parfaitement ses délicates courbes de sylphide. Lissant la jupe sur ses cuisses fines, elle se tourne vers Yannick qui lui aussi s'est changé, et il est ... Il est splendide dans cette chemise blanche, et ce pantalon chocolat. Si beau qu'elle passerait bien un plus long moment dans cette chambre. Si seulement Raffy n'existait pas ! Elle soupire un brin frustrée et demande :

- Tu as un plan de Sant Poseïnos sur toi, trésor ? Ou nous déambulons au hasard dans les rues ? Tu sais, si Raffy s'est installée ici, elle a sûrement acheté une maison luxueuse, voyante, tapageuse à son image. C'est ça qu'il faut chercher ! Allons-y ! Mais avant j'ai besoin de prendre des forces …
Et elle se hisse sur la pointe des pieds pour embrasser joyeusement, passionnément le gentilhomme. Avant de s'enfuir vers la porte, descendre l'escalier et de sortir sur la terrasse en riant, bousculant un peu Brid qui termine de débarrasser les dernières tables.

- Hé, proteste-il, vous voilà bien pressée jeune dame ! Seriez-vous poursuivie par ce vilain chevelu que je vois là ?

- Désolée Brid ! s'excuse la voleuse. Tout va bien, nous partons, merci de prendre soin des médors ! A ce soir !

Dans la petite rue animée, les boutiques s'ouvrent sur les trottoirs et attirent les chalands. Ce quartier est très agréable, mais ce n'est pas ici qu'il trouveront des indices sur les Palder. Alors, main dans la main, ils prennent la direction du lac et des quartiers huppés, flânant tranquillement d'une avenue à l'autre, admirant l'architecture ou l'aménagement de tel ou tel bâtiment. Même si leur promenade a un objectif bien précis les deux amoureux en profitent pour découvrir la capitale à leur rythme, et s'ils ne dénichent aucun indice sur la présence de Raffy, ils recommenceront à arpenter les rues dès demain.
Cependant depuis que la foule s'est raréfiée et que les rues se sont élargies, l'insouciance a déserté Angélyne. Elle ressent comme un certain malaise. Elle s'est retournée plusieurs fois, sans parvenir à confirmer la désagréable impression qu'ils sont suivis. Pourtant les picotements qui hérissent sa nuque de porcelaine ne la trompent pas, elle en est certaine, quelqu'un les observe. Mais impossible de le débusquer … Son instinct de voleuse lui crie pourtant qu'on les épie depuis qu'ils ont quitté le « Bedon Rebondi ». Ou elle se fait des idées, trop impliquée dans cette chasse aux sorcières Palder. Elle hésite à inquiéter Yannick, du moins tant qu'elle n'a pas vu celui ou celle qui les suit. Aussi se tait-elle, continuant la promenade au bras de son amant, comme si de rien n'était.

La grande avenue dans laquelle ils déambulent maintenant donne l'impression de se jeter dans la perle de la ville, le Lac Vama. Mais il n'en est rien, elle le longe, serpentant pour donner accès aux demeures construites sur l'eau, sur pilotis : une fantaisie que s'offrent des familles marchandes très riches ou très influentes dans la haute société de la capitale. Si certaines arborent fièrement le nom de leurs propriétaires, d'autres au contraire restent anonymes, et ce sont celles-ci auxquelles s'intéressent les deux Middelains. Parfois en s'en approchant, des cris d'enfants éliminent d'office l'habitation, Raffy ne supportant pas leur présence trop bruyante et sale à son égoïste avis.
Mais il reste encore tellement de maisons à voir que la tâche semble soudain insurmontable à la jeune femme. Et puis elle a toujours ce sentiment désagréable d'être surveillée, sans en être absolument sûre …

- Mon ange, je commence à me demander si ce n'est pas une folie de rechercher Raffy ici. C'est bien trop grand, on ne la retrouvera jamais. C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin ! s'écrie-t-elle découragée, puis elle ajoute un brin hésitante, mais déterminée. La seule chose qui m'empêche de renoncer, c'est ce sentiment déplaisant qui me poursuit depuis que nous avons quitté l'auberge. Je ne saurais comment l'expliquer, mais je suis persuadée qu'on nous suit, qu'on nous épie ...  Je me demande bien qui pourrait s'intéresser à nous hormis Raffy, Mais comment aurait-elle su que nous venions ? C'est impossible ! Je crois que je me fais des idées ...
Que dirais-tu de retourner chez Brid et de revenir demain, il y a déjà plusieurs heures que nous marchons ainsi, et nous n'avons croisé personne capable de nous renseigner, nous sommes bredouilles … Et les médors me manquent, je ne voudrais pas qu'ils fassent trop de bêtises …


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Jeu 18 Déc 2014 - 4:09


La balade se termine doucement pour le joli lutin et son gentilhomme, mais ils sont restés bredouilles, et n'ont pas déniché le moindre indice pouvant les mener aux escrocs. D'ailleurs, en y réfléchissant un peu, cet échec était prévisible. Se fier à la chance, au hasard, ce n'était pas la bonne formule, tant abondent les quartiers luxueux et les riches propriétés, alignées le long d'avenues interminables où chacun se fiche éperdument de l'identité de ses voisins. Qu'imaginaient-ils donc, nos tourtereaux ? Qu'ils allaient apercevoir la Palder à sa fenêtre, ou tomber nez-à-nez avec elle en rue, et que cette garce allait se repentir de tous ses crimes et se laisser emmener sans résistance ? Non, même dans les rêves les plus abracadabrants, de tels concours de circonstances ne se produisent jamais.

Le ravissant farfadet en est arrivé aux mêmes conclusions que son chevelu d'amant. Certes, ils reviendront le lendemain, ils ne vont pas abandonner la partie de sitôt, mais dame fortune risque de patienter durant quelques longues semaines avant de leur sourire et de les mettre sur la piste de Raffy. A dire vrai, ce seul prénom a le don de les hérisser, il les obsède et les inquiète, tant et si bien que la puce imagine déjà que la harpie est en train de les surveiller en douce.
- Mais non, mon trésor, c'est impossible qu'elle nous suive ! D'ailleurs tu l'as dit toi-même, tu te fais des idées ! Nous n'avons parlé de ce voyage à personne, et les larbins que nous avons interrogés à Middel-Heim ignorent tout de nos intentions. D'ailleurs ils n'auraient pas eu le temps matériel de prévenir qui que ce soit ! Comment auraient-ils fait pour arriver à Sant Poséinos avant nous ? Non, mon amour, nous n'avons rien à craindre pour l'instant ! Nous maîtrisons la situation, tu peux me croire !

Yannick se gratte un peu la tignasse, craignant de ne pas avoir réussi à convaincre et à rassurer sa princesse. Lui-même, d'ailleurs, n'est pas totalement serein, en dépit de son ton catégorique. Une idée lui vient alors qu'ils passent devant un magasin de meubles. Tables et fauteuils sont joliment disposés, derrière deux grandes vitrines d'une extrême propreté. Un panonceau multicolore accroché à la devanture affiche le nom de la boutique : « Hiqueilla ».
- Viens, entrons, faisons mine de regarder le mobilier, et en même temps, discrètement, nous examinerons tous ceux qui passent dans la rue. Si nous voyons Raffy ou sa mère, ou si quelqu'un ralentit ou se comporte bizarrement, nous saurons que ton pressentiment était le bon et que nous sommes réellement surveillés. Dans ce cas, nous aviserons, et nous procéderons autrement. Je te répète que je n'y crois pas du tout, mais ça nous apaisera. C'est d'accord, ma fleur des champs ?

La main dans la main, ils pénètrent dans le magasin, où ils sont aussitôt accueillis par un vendeur. Les jeunes amants l'attirent vers la vitrine principale, d'où ils ont une vue imprenable sur les trottoirs. Si bien que tout en essayant une balancelle habillée de coussins aux couleurs vives, ils ont la possibilité de dévisager les trombines des passants. Et rien d'anormal ne leur saute aux yeux. Aucun regard insistant dans leur direction, aucun conciliabule dont ils pourraient être le propos, aucune volte-face précipitée d'un promeneur qui chercherait à se dissimuler soudain. Rien de tout cela. Profitant de ce que le vendeur les abandonne un instant pour s'en aller quérir un catalogue dans le bureau, Yannick se penche à l'oreille de la mignonne.
- Tu vois, ma chérie, nous n'avons rien à craindre. Les Palder ne sont pas à nos trousses. Mais regarde, là-bas, à l'autre extrémité de la salle d'exposition, il y a une sortie vers une autre rue. Deux précautions valent mieux qu'une, filons par là, mon trésor !

Hop ! Sans se soucier le moins du monde de l'employé, les tourtereaux détalent par cette seconde porte et se noient illico dans la foule des badauds. L'après-midi est bien avancé, et ils sont désormais pressés de rentrer à l'auberge pour y organiser un peu mieux les recherches prévues pour le lendemain. Pas question d'abandonner la partie malgré le doute qui les habite à présent. Yannick a beau se montrer rassurant, une part de lui-même peste et envisage le pire. Étaient-ils ou non suivis ? Peut-être ne le sauront-ils jamais ...




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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Jeu 18 Déc 2014 - 7:06


- La peste soit de cette morveuse ! On dirait qu'elle se doute de quelque chose !

La Whalberg trépigne. Ses lèvres en tremblent de rage. Voilà que son chauffeur lui ramène dare-dare trois de ses meilleurs hommes de main, des crapules qui ne jurent que par elle, ils se relaient tous les cinq aux basques de ce crétin de Saule et de cet avorton qu'il couve comme si elle était une princesse, et malgré tout, malgré leur savoir-faire, malgré toute l'habileté dont ils font preuve pour ne pas être repérés, voilà qu'il y a un gros souci ! En effet, cette maudite Montaigu semble de plus en plus anxieuse, surtout depuis qu'ils traversent ce quartier résidentiel où la foule est beaucoup moins dense. Elle se retourne sans arrêt, elle épie, elle dévisage les passants, comme si elle était convaincue que quelqu'un les a pris en filature. Cette sale petite teigne est vraiment plus rusée qu'elle en a l'air. Comment a t-elle eu la puce à l'oreille ?

Raffy et ses quatre compagnons se sont tapis dans une encoignure, et, dissimulés par les murs d'une belle propriété, ils guettent Angélyne et Yannick qui se sont arrêtés et paraissent en grande conversation. Le gentilhomme semble soudain stupéfait. Nul doute que la petite pimbêche est en train de lui faire part de ses craintes. Comment vont-ils réagir ? Vont-ils disparaître à toute allure et aller se réfugier en lieu sûr ? Non. Ils discutent encore un moment, la demi-portion hoche la tête, et ils reprennent calmement le cours de leur balade. Super ! Les voici qui se mettent même à faire du lèche-vitrine devant une boutique de meubles. Profitant de cette pause, Raffy se tourne vers ses quatre comparses et rectifie la stratégie.
- Évitons de les approcher trop ! Zorn et Votiak, vous traversez, vous gagnez le trottoir d'en face, et vous allez vous poster au-delà du magasin ! Boj, entre dans cette boulangerie et achète-moi quelques sucreries, mais tu ne perds pas des yeux ces deux abrutis ! Davad, toi tu restes avec moi pour le moment. Tourne-leur le dos, campe-toi devant moi et ne bouge plus, je vais les observer par-dessus ton épaule. Et n'en profite pas pour mettre tes mains partout ! ... ajoute t-elle d'une voix rauque,  souriant à ce colosse blond et particulièrement viril qui est un de ses amants préférés. Exécution ! ... lance t-elle aux trois autres, afin qu'ils obéissent à ses ordres sans plus attendre.

La harpie se cramponne aussitôt au cou de Davad, niche ses seins opulents contre son torse large et puissant, élégamment vêtu d'une chemise de soie blanche, et cette position lui permet de surveiller Yannick et Angélyne sans se faire remarquer. Les mains que le géant pose sur ses fesses rebondies la mettent aussitôt en émoi. Ce soir, Davad, ce soir ou demain, c'est promis ... chuchote t-elle à son oreille en se trémoussant brièvement.

- Arrête ! ... ordonne t-elle soudain d'un ton beaucoup plus cinglant. Ils sont entrés dans la boutique, et je les distingue à travers les vitres. Ils parlent au vendeur en regardant ce qui se passe dans la rue. Cachons-nous un peu mieux ! ... décide t-elle en s'enfonçant davantage, à reculons, dans l'angle plus sombre que dessinent les murailles contiguës. A présent, attendons la suite ... conclut-elle en mordillant le cou de Davad et en gloussant ensuite joyeusement.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Lun 29 Déc 2014 - 4:09

Le doute. Lorsqu'il s'installe, il s'incruste, fait son nid hérissé d'épines, là, aux creux des entrailles. Il taraude le malheureux chez qui il s'est infiltré, sans vergogne. Angélyne pense qu'on les a suivis, elle n'a aucune preuve, juste une intuition. Quand il s'agit des Palder, elle reconnait qu'elle a des difficultés à rester objective ... Alors elle se laisse rassurer par Yannick. Celui-ci n'a pas l'air de vraiment s'inquiéter, il semble même sûr qu'ils ne risquent absolument rien, que Raffy ne peut pas savoir qu'ils sont ici. Bref, la jeune femme n'insiste pas et se laisse guider, admirant les boutiques variées qui ornent l'avenue. Mais elle garde tout de même un œil sur leurs arrières ...   

Soudain Yannick l'attire vers un magasin de meubles. Quelle drôle d'idée ! Ils ne sont pas là pour faire des emplettes ! Bien qu'il y ait de jolies choses dans cette vitrine. Son regard argenté furète entre les chaises et bergères ravissantes … Mais cet arrêt n'est en réalité qu'un prétexte pour vérifier que personne ne les épie. Le stratagème du gentilhomme est parfait, et Angélyne joue le jeu, essayant une jolie balancelle qui serait parfaite sur la terrasse du Manoir, songe-t-elle avant de se souvenir pourquoi ils étaient là. Ils balaient des yeux le visage des passants qui circulent sur les trottoirs, mais personne ne semble s'intéresser à eux. Ce qui ne la rassure que moyennement, n'importe lequel de ces badauds pourrait être à la solde des Palder … Cependant pour faire plaisir à Yannick, pour qu'il ne s'inquiète pas, elle se laisse convaincre et ils filent tous les deux par une porte qui donne sur une autre rue.

- Mon ange, c'est une excellente idée de sortir de ce côté ! Tu dis que je me fais des idées, mais toi aussi, tu te méfies, n'est-ce-pas ? Tu sais de quoi elles sont capables … Maintenant je pense que nous avons semés nos éventuels suiveurs, non ? Nous sommes tranquilles. Rentrons à l'auberge, j'ai envie d'une soirée au calme, nous discuterons de nos recherches autour d'un bon repas de ton ami Brid. Allons-y ! décide-t-elle en s'accrochant au bras de son amant pour l'entraîner vers le « Bedon Rebondi ».
- Dis-moi, mon amour, tu n'aurais pas déjà utilisé cette ruse pour échapper à tes créanciers ? le taquine-t-elle alors qu'ils arrivent sur la terrasse animée de Brid. Ils serpentent entre les tables toutes occupées en cette agréable soirée, traversent la salle et s'apprêtent à recevoir l'accueil fougueux de leurs médors en poussant la porte donnant sur le jardin. Les deux bêtes se précipitent aussitôt vers leurs maîtres, avant même que ceux-ci ne les appellent, se frottant à leurs jambes, quémandant inlassablement des caresses. Heureusement qu'ils ont perdu l'habitude de leur sauter dessus en grandissant ! Avec leur taille actuelle, ils renverseraient les deux amoureux dans l'herbe sans aucun mal. Les effusions terminées, Yannick, Angélyne et les médors s'installent pour dîner. Ils profitent d'une pause du propriétaire pour lui raconter leur longue promenade et surtout leur découragement devant l'immensité de la tâche qu'ils se sont attribués.

L'aubergiste les écoute attentivement avec un petit sourire qu'Angélyne finit par remarquer :
- Pourquoi cet air Brid ? On dirait un ézéalle qui a avalé un oiseau … Vous avez trouvé quelque chose ? Dites oui, sinon je crois que nous repartirons bredouilles à Midel-Heim ! Pourtant nous avons bien besoin de cet argent pour terminer les travaux au Manoir. Vous y serez les bienvenus quand vous voulez d'ailleurs, vous et votre petite famille bien sûr, ajoute-t-elle, se rappelant in extremis le prétexte inventé par son compagnon.
Devant l'enthousiasme et le regard suppliant de la jeune femme, l'ami de Yannick tempère ses propos :

- Tout doux ! Doucement, ma belle ! Ne vous emballez pas ! Je n'ai pas dit que j'avais trouvé où logeait votre créancière. Un ami m'a raconté que dans le quartier des Vitis, de nombreuses maisons ont changé de propriétaires. Des marchands qui ont vu trop grand et qui ont fait faillite. Enfin c'est ce qui se dit … Et les nouveaux proprios sont du genre très dépensiers, il y a de grosses fêtes organisées presque tous les soirs, vous pourriez entrer et passer inaperçus au milieu des invités. Vous finirez ainsi par retrouver votre Palder, non ? Mais ce soir vous allez déguster votre dessert et au dodo ! Après une bonne nuit de sommeil, vous aurez les idées plus claires.

Il lève son verre et porte un dernier toast aux amoureux avant de retourner aux cuisines. Angélyne sourit, cet homme est une vraie providence, il lui a redonné courage et espoir. La voleuse se sent toute ragaillardie. Entrer dans une maison inconnue, au milieu d'une réception, se perdre incognito parmi les invités, ça, c'est tout à fait dans ses cordes ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Lun 29 Déc 2014 - 8:36


C'est le branle-bas de combat parmi les troupes de la Whalberg ! C'est l'alerte rouge, car la Montaigu et son amant ont pris la poudre d'escampette ! Bien-sûr, la harpie sait qu'elle les retrouvera dans cette infâme gargote qui pue le poisson, mais elle n'admet pas un tel manquement de la part de son équipe ! Ils sont suffisamment rétribués pour que de telles erreurs ne se produisent pas. Bref, elle leur passe un savon mémorable, et, penauds, les quatre malabars baissent la tête. Aucun d'entre eux n'oserait lui rappeler qu'ils ont parfaitement suivi les consignes reçues, ni prétendre que cette disparition était totalement imprévisible, ce qui est pourtant la stricte vérité. Non, ils préfèrent se taire plutôt que d'encourir les foudres de la patronne ...

Raffy se calme soudain. A l'image de toutes les caractérielles, ses colères sont spectaculaires et répétitives, mais puisqu'ils savent où vont loger Yannick et Angélyne, leur fugue n'est qu'un moindre mal. Elle ne contrarie guère les plans qui viennent de germer dans sa caboche de psychopathe. Dès le lendemain, elle va leur tendre un diabolique traquenard. A la première occasion, ses hommes et elle vont capturer ces deux nigauds et se débarrasser d'eux. Mais ils ne vont pas les liquider tout de suite, bien entendu ! Elle va d'abord leur soutirer quelques précieux renseignements. Sont-ils ici pour la retrouver, ou bien est-ce un simple concours de circonstances ? Que reste t-il du magot qu'ils ont dérobé chez son oncle ? Et surtout, de quelle manière pourra t-elle récupérer cet argent ? Bien. Lorsqu'elle aura obtenu des réponses satisfaisantes, couic, elle leur tranchera la gorge, et leurs cadavres seront éparpillés dans la forêt qui jouxte sa propriété. Et tant mieux si ces deux crétins se montrent d'abord récalcitrants ! Elle bousculera avec énormément de plaisir cette petite garce d'Angélyne et elle la fera parler. C'est une de ses spécialités d'arracher des aveux ou des confidences. Elle a bâti son empire de cette manière. Et rien qu'à cette charmante perspective, un large sourire fleurit sur les lèvres pulpeuses de la Whalberg. Sa rage est désormais totalement oubliée tant ce merveilleux projet la séduit. Torturer la Montaigu, puis la supprimer, ainsi que son amant, voilà de quoi saliver à l'avance, non ?

- Voilà vos nouvelles consignes ! ... jette t-elle à ses sbires, d'un ton qui n'autorise aucune contestation. Tout d'abord, direction la taverne, nous y serons avant eux et vous vous déploierez selon mes instructions ! Boj et Votiak, vous prendrez une table et vous commanderez un repas, mais surtout vous tendrez l'oreille. Je veux connaître chaque mot que prononcera notre si joli couple ! Vous écouterez tout ce qu'ils raconteront au patron, puisqu'ils semblent se connaître et s'apprécier ! Ensuite vous prendrez une chambre et vous ne les lâcherez plus d'une semelle. C'est bien compris ? Zorn et Davad, vous me ramenez à la propriété, mais demain matin, dès l'aube, nous nous garerons près de la gargote et nous surveillerons également. Boj, tu viendras nous faire ton rapport dès que tu verras la voiture. Et ne me dis pas que tu n'as rien appris d'intéressant, sinon tu pourras te chercher un nouvel employeur ! Exécution ! ... ajoute t-elle en se dirigeant d'un bon pas vers la berline, stationnée trois rues plus loin.

Quelques minutes plus tard, Votiak et Boj sont attablés à la terrasse du « Bedon Rebondi », tandis que la Whalberg et ses deux autres comparses regagnent leur luxueux pavillon. C'est dans un bain chaud et parfumé que Raffy passe la soirée, jubilant à l'avance car elle est sur le point de se débarrasser enfin de ce danger latent que constituent la Montaigu et son chevalier servant. Ces deux-là auront la fin qu'ils méritent, et elle récupérera l'argent de son oncle. Par Vama que la vie est belle ! Nue, elle sonne sa camériste et l'envoie quérir Davad. Rien de tel que quelques galipettes pour prélude à une bonne nuit de sommeil.

Quant à Angélyne et Yannick, les voici qui arrivent chez Brid, et s'installent sous le toit de fleurs odorantes qui embaume la terrasse. Deux hommes mangent en silence à la table voisine lorsque le patron vient accueillir ses amis.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 30 Déc 2014 - 3:39


C'est en papotant gaiement que le joli farfadet et son gentilhomme regagnent le « Bedon Rebondi ». Une question de la charmante enfant a réexpédié Yannick dans un passé lointain, un passé durant lequel usuriers, prêteurs sur gages et créanciers s'agglutinaient aux portes d'un manoir aux murs décrépits et nauséeux. Et la puce a parfaitement raison : l'échalas a dû user de mille ruses pour se débarrasser de tous ces marauds qui lui avaient – bien imprudemment – ouvert leur bourse et qu'il était dans l'impossibilité de rembourser. Combien de fois n'a t-il pas dû fuir et disparaître pendant quelques jours pour conserver les quelques sous qui lui restaient ? Et sans l'irruption providentielle de la mignonne brindille au cœur de son existence dissolue, sans doute en serait-il encore là. J'ai même dû en rosser un ou deux, ma chérie ... explique t-il d'un ton soudain sérieux, mais le plus souvent ces abrutis venaient avec des renforts, des brutes hautes comme des montagnes, et c'est moi qui écopait ! ... ajoute t-il en se bidonnant cette fois de bon cœur.

- Nous arrivons déjà chez Brid, ma toute belle, et je n'en suis pas mécontent, j'ai les guibolles toutes raplapla, comme si on était venus à pied depuis notre manoir de Midel-Heim. Mais je suis impatient de savoir s'il a des informations au sujet de nos escrocs.

Après une kyrielle de câlins pour les médors, les tourtereaux s'installent donc en terrasse. Un vent léger fait danser le flot de fleurs multicolores qui la couronne, et agite un brin les jolies lampes qui pendouillent gracieusement au-dessus des clients attablés. Les affaires marchent bien pour Brid, le restaurant est bondé, et l'ambiance est guillerette et festive. Leur ami s'octroie cependant quelques minutes pour leur donner les informations qu'il a pu recueillir durant leur balade en ville. Rien d'extraordinaire, hélas. A part que le quartier des Vitis est réputé animé, et que de nombreuses fêtes s'y déroulent, rassemblant un contingent de nouveaux riches qui s'y sont récemment installés. Cette information constitue peut-être une piste, car ce genre de festivités et de réjouissances est le terrain de chasse préféré de la Palder, qui y déniche des proies fortunées faciles à séduire et à arnaquer. Bien entendu, rien n'est garanti à l'avance, Raffaella sévit peut-être dans d'autres quartiers, mais plutôt que de errer  au hasard, pourquoi ne pas concentrer leurs recherches sur les Vitis ?

- Nous irons donc musarder par là dès demain ... confirme Yannick, à voix haute, car Brid s'éclipse déjà en direction des cuisines, après leur avoir offert le verre de l'amitié ainsi qu'une épaisse tranche de gâteau à la crème et aux fruits des bois. Les tourtereaux l'ingurgitent rapidement puis gagnent leur chambre, au premier étage. Le gentilhomme s'y assied sur un coin du lit, et, conformément à une tradition bien établie et scrupuleusement respectée, car appréciée par nos deux zigotos, zou, il entoure de ses bras la taille de son lutin coquin et l'installe sur ses genoux. Pose là ton joli popotin, mon amour. Tu sais, ma chérie, il y a vraiment très peu de chance qu'on dégote la Palder et sa clique, mais demain il faudra que tu prennes une arme. Un poignard, par exemple. Mais tu ne peux pas l'exhiber devant tous les passants, tu leur flanquerais une fameuse frousse. Alors vois-tu, ma princesse ... les yeux couleur chocolat du grand escogriffe s'illuminent et se constellent de lueurs espiègles ... tu pourrais éventuellement l'accrocher là, le long de ta gambette de mignonne fillette ... la main du gentilhomme se met aussitôt à tâter avec insistance la cuisse un peu fluette du farfadet ... ou même un tantinet plus haut ... ajoute t-il en lui tripatouillant gaiement les hanches, sous sa robe, pour la faire rire aux éclats.

Deux mille baisers plus tard, ils se blottissent l'un contre l'autre, sous des draps de soie tout spécialement choisis pour eux par Brid, et le sommeil les enveloppe aussitôt de son manteau de rêves.




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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mer 31 Déc 2014 - 8:58

La suggestion de Brid tourne dans la tête d'Angélyne à la vitesse d'un speeder de course. Le quartier des Vitis, les fêtes, c'est tout à fait le monde de Raffy, c'est là qu'ils doivent la chercher bien sûr ! Le délicieux dessert de l'aubergiste est dégusté avec hâte, la jeune femme est pressée de dresser des plans pour le lendemain. Les deux détectives de choc grimpent dans leur chambre en se chamaillant gentiment, accompagnés de leurs deux médors. Happée par des bras câlins, la brindille aux cheveux de neige s'assied sur les genoux du propriétaire des-dits bras, et se love confortablement contre Yannick, entre deux baisers, deux caresses, ils échangent leurs idées sur leur enquête. La voleuse a conscience du danger que représente cette excursion dans le quartier huppé, ils ne mettront sans doute pas la main sur Raffy demain. Mais ce sera pour après-demain, ou le jour suivant, les informations de Brid ont regonflé son enthousiasme, elle est certaine désormais que leurs recherches vont s'avérer fructueuses.

L'idée de porter sur elle une arme, même un simple poignard, la rassure, et le dissimuler sous sa robe est une excellente idée. Yannick a décidément ce genre d'aventures dans le sang, le bougre. C'est vrai que sa vie de joueur invétéré l'a conduit à de nombreuses extrémités pas toujours très honorables, mais elle aussi a du transgresser pas mal de lois pour survivre ces dernières années. Mais eux l'ont fait sans ruiner, blesser ou même tuer qui que ce soit.

- Tu as raison, mon ange, je porterai une dague sous ma robe. Et toi aussi tu devras prendre une arme discrète. On ne sait jamais avec ces deux harpies. Elles ont déjà essayé de nous éliminer plusieurs fois … Mais pour l'instant, glissons nous sous la couette, je vais te montrer où j'attacherai mon poignard, espèce de coquin … s'écrie Angélyne en poussant Yannick à s'allonger sur le lit pour se couler sur lui, embrassant avec bonheur cette bouche gourmande. La suite, et bien, la suite est censurée pour cette fois …
♦●♦●♦

Le matin arrive bien trop vite, et les médors, pressés de faire leur promenade matinale, se chargent de tirer leurs maîtres du lit avec force léchouilles et truffes humides glissées dans leurs cous. En riant, Angélyne se dépêche de s'habiller, sans omettre de glisser une fine dague dans sa jarretière, la rendant indécelable sans une fouille poussée. Puis elle entraîne à sa suite Belzébuth et Malta, qu'elle lâche dans le pré derrière l'auberge. Attendrie, elle les regarde s'ébattre joyeusement en songeant qu'ils ont vraiment eu de la chance de tomber sur cet ami de Yannick. Elle le rejoint pour un copieux petit déjeuner qu'ils expédient en bavardant avec Brid à qui ils exposent leur plan rapidement.

Enfin ils quittent d'un bon pas l'auberge pour aller reconnaître le quartier des Vitis. Ce soir, ils y reviendront,vêtus de leurs plus beaux atours, pour s'incruster dans l'une ou l'autre fête. Angélyne n'a aucun doute, ils réussiront à s'inviter dans l'une de ces réceptions mondaines. Une tenue de soirée et quelques bijoux seront leur sésame. Quand elle était réduite à s'introduire dans les grandes maisons midelaines pour les cambrioler, elle a peaufiné cette tactique à la perfection. Ce soir, il s'agira juste de retrouver le visage hautain et arrogant de Raffy, sans se faire connaître. Ils ne prendront aucun risque.
Une majestueuse avenue bordée de vitis chargés de fruits odorants s'ouvre devant eux. Les propriétés qui s'élèvent de chaque côté sont plus somptueuses les unes que les autres. Angélyne n'a pas assez d'yeux pour les contempler. La capitale est si différente de Midel-Heim et de ses arbres-maisons. Ici les constructions sont à plusieurs étages, mais surtout avec des piliers sculptés, des tourelles, des balcons aux rambardes en dentelle de pierre. Chacune est différente de la précédente et toujours plus belle …

Mais soudain au détour des arabesques d'une grille de fer forgé délicatement ouvragée, Angélyne croit apercevoir une chevelure rousse et flamboyante, une silhouette orgueilleuse qu'elle reconnaîtrait entre mille. Raffy. Elle est certaine que c'est elle. Posant la main sur le bras de Yannick, elle l'entraîne discrètement derrière un poteau.

- Regarde cette femme là-bas, c'est elle ! J'en suis sûre ! lui murmure-t-elle en désignant la femme rousse richement vêtue qui se promène plus loin dans la rue, seule. Son premier élan est de se précipiter derrière elle, de la saisir par le bras pour découvrir si c'est bien son ennemie de toujours. Mais elle a promis. Elle a promis à Yannick de se montrer prudente. Alors raisonnablement elle propose :

- Suivons-là en douce, elle nous mènera peut-être à son repaire. Et puis, si ce n'est pas elle, et bien nous le verrons vite. Qu'en penses-tu, trésor ? Allons-y avant qu'elle ne disparaisse !
Angélyne se glisse hors de leur cachette et emboîte le pas de celle qu'elle prend pour Raffy Palder. Elle réalise soudain qu'avec sa chevelure de nacre hors du commun, elle aussi est reconnaissable entre mille. Elle se dépêche de les torsader rapidement et de les dissimuler élégamment sous un foulard coloré assorti au bleu de sa robe.

- Si je peux distinguer cette sorcière et ses cheveux roux, la blancheur des miens est tout aussi identifiable, explique -t-elle brièvement à son compagnon.
Et la filature se poursuit en longeant plusieurs domaines aux architectures variées ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Ven 2 Jan 2015 - 2:27



Les jours se suivent, mais, par bonheur, ne se ressemblent pas. Aujourd'hui, aucun cafouillage, aucune approximation, n'est à déplorer, tout s'enchaîne merveilleusement pour la Whalberg et ses exécuteurs. Tout est réglé comme du papier à musique, et tout fonctionne remarquablement. Dès l'aube, Raffaella, Davad et Zorn ont stationné la berline à quelques dizaines de mètres du « Bedon Rebondi », prenant soin de jouir d'une vue parfaitement dégagée sur l'établissement, et, aussitôt, Votiak et Boj sont accourus. Leur rapport est concis mais s'avère très instructif, ce qui flatte l'ego de la Palder : la stratégie déployée la veille était la bonne. Et que lui apprennent ses sbires ? Essentiellement que la Montaigu et son amant sont effectivement dans la capitale pour la retrouver, et qu'ils vont utiliser cette journée à explorer le quartier des Vitis, sur les conseils du patron de la gargote. Ce détail est infiniment précieux, car le quartier précité, Raffy le connaît mieux que sa poche, elle y a eu deux ou trois soupirants, et ce sera pour elle un jeu d'enfants de tendre un piège à ces deux nigauds qu'elle exècre plus que tout au monde.

D'ailleurs les voilà. Il suffisait de parler d'eux pour qu'ils apparaissent, bras dessus, bras dessous, plus amoureux que jamais, et apparemment moins soucieux que la veille. Si les yeux de Raffy étaient des lasers, nul doute que les tourtereaux seraient désintégrés en deux ou trois secondes. Il n'en resterait que poussière. Mais non, tout compte fait, ce serait dommage d'en arriver là, ce procédé serait trop banal, le sort qu'elle leur réserve est infiniment plus cruel. Quand ils seront à sa merci, elle prendra son temps, elle les démantibulera, elle les hachera menu, et leur calvaire sera infiniment long. Elle pourra donner libre cours à cette férocité, cette inflexibilité, dont l'affublent ses ennemis, et qu'elle ne renie pas, car ces deux caractéristiques ont poli son image, et elle en est d'autant plus crainte par ses adversaires. Par contre non, elle n'est pas démente, même si son comportement peut paraître ambigu ! Ceux qui le prétendent n'ont rien compris. D'ailleurs la plupart en sont morts. Non, elle aime tout simplement infliger les pires souffrances à ceux qui se dressent sur sa route, et elle se délectera des cris et des larmes de la Montaigu et de cet imbécile de Saule, qui a commis l'erreur grossière de fourrer son nez dans cette affaire par amour pour cette demi-portion. N'est-ce pas pathétique ?

Les ordres de la Whalberg fusent soudain. Zorn et Davad descendent de la voiture, et se mettent à filer les amants. Avec la ruse et l'habileté des chasseurs de gros gibier. Profitez bien, mes chéris, c'est votre ultime balade en amoureux. La berline avec ses trois derniers passagers gagne rapidement l'artère principale du quartier des Vitis. Yannick et Angélyne y passeront inévitablement, ils n'ont pas d'autre choix. Et l'étau se refermera sur eux, de manière irrévocable, dès qu'ils longeront le petit bois y attenant, petit bois où se niche le charmant chalet isolé qui lui sert de relais, de reposoir, lorsqu'elle s'en va galoper en forêt. L'ultime difficulté sera de les attirer dans l'épaisseur des fourrés, à l'écart de la route, mais Raffy n'est jamais à cours d'idées lorsqu'il s'agit de berner ses rivaux. Elle sait déjà comment elle va s'y prendre.

Voilà la Palder à l'orée de la sylve locale. Vêtue d'un ensemble de cuir fauve, repérable de loin, elle attend patiemment. Votiak et Boj sont planqués à une centaine de mètres d'elle, dans les buissons. Davad et Zorn assureront l'arrière-garde. Ils seront la seconde mâchoire de la tenaille qui écrabouillera la Montaigu et son garde-chiourme. Et soudain, à l'autre extrémité de l'avenue, voici venir les proies. Une chevelure blanche, à nulle autre pareille, et un gentilhomme élégant, qui domine sa compagne d'une tête. Ils tendent le cou vers les somptueuses demeures qui s'abritent derrière grilles et murailles. Ils approchent lentement, tels deux promeneurs innocents. Bien. C'est le moment d'agir. Raffaella traverse la chaussée, sa longue crinière rousse lui balayant ostensiblement les épaules. Elle prend tout son temps. Yannick et Angélyne n'ont pas pu la louper. Sans se retourner, elle se glisse entre deux propriétés, emprunte une venelle serpentant sous les arbres, et la forêt l'absorbe aussitôt.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Sam 3 Jan 2015 - 2:24


Ce n'est qu'un murmure, un murmure qu'accompagne la main légère d'Angélyne en se posant sur le bras de son compagnon, mais Yannick y décèle stupéfaction, répugnance et détermination. La Palder. C'est bien elle, effectivement, contrairement à toutes les probabilités, à toutes les conjectures. Oui, c'est bien elle, même si sa fragile maîtresse paraît encore en douter. Aussitôt, un flot de rancœur et de douloureuses réminiscences remonte des tréfonds de l'âme du gentilhomme. Ainsi cette sorcière est ici, et elle est seule, apparemment. Voilà qui constitue une occasion inespérée de prendre une somptueuse revanche, et de la châtier pour toutes les bassesses dont elle s'est rendue coupable.

La suivre et dénicher son repaire ? Excellente idée, ma chérie. Mais restons très prudents, cette garce est capable de tout ! Cependant, s'il faut en découdre, et si elle est armée, c'est avec plaisir que je lui trancherai la gorge !

Le farfadet camoufle au mieux sa chevelure de neige dans un châle bleu d'azur, et les tourtereaux se lancent sur la piste de la harpie, se courbant en deux pour esquiver au mieux un hypothétique coup d’œil circulaire de sa part. Le temps qu'ils parviennent à l'entrée du chemin de terre s'engouffrant au cœur des taillis, Raffy a disparu. Elle est rapide. J'espère qu'elle n'a pas un rendez-vous galant ! Vite, il ne faut pas la perdre de vue !  

Notre duo presse le pas, enjambant cailloux et rameaux desséchés. La venelle contourne un mamelon rocheux, Angélyne et Yannick s'en écartent prudemment, afin d'éviter toute mauvaise surprise, et ils retrouvent illico la silhouette fugace de la criminelle qui se glisse entre d'épais buissons verts. Par là !  

Le gentilhomme a pris la main de sa maîtresse, l'entraîne hors du sentier, en diagonale, afin de couper au plus court, et les voici qui, tout-à-coup, s'aperçoivent qu'ils se sont dangereusement rapprochés de la Palder, qui a semblé ralentir sa course. Instinctivement, ils se tapissent à l'abri d'un amoncellement de bois coupé, s'interrogeant à demi-mots. Vont-ils encore la suivre longtemps ? N'y a t-il pas mieux à faire ? Ne devraient-ils pas chercher à la mettre hors d'état de nuire, plutôt que de l'espionner ainsi ? Hélas, ils n'auront jamais de réponse à cet éventail de questions. Leurs chuchotis sont brusquement interrompus par l'intervention brutale de cinq adversaires de taille : Raffaella et quatre de ses hommes de confiance, des malabars visiblement triés sur le volet. Je les veux vivants ! ... hurle la Palder ! Davad, avec moi ! Empoigne cette morveuse ! Les autres, capturez-moi ce paltoquet, et fouillez-le !

Trois costauds se précipitent donc sur le gentilhomme, qui n'a pas l'opportunité d'esquisser le moindre geste de défense. Il est aussitôt entouré, roué de coups, bousculé, désarmé, et se retrouve rapidement saucissonné, les mains dans le dos. Le sort de sa fragile maîtresse n'est pas plus enviable, le nommé Davad s'étant glissé derrière elle pour l'immobiliser totalement entre ses bras. Affirmer que la situation est désespérée ne serait nullement exagéré, et la Palder jubile, arborant son sourire le plus vorace. Tiens la bien, je vais vérifier si elle possède une arme ! ... jette t-elle à la canaille qui partage momentanément sa couche. Elle retrousse en riant les jupons de sa rivale, découvrant largement ses cuisses fuselées, et repère illico la minuscule dague à pommeau d'argent arrimée à sa  jarretière de soie azurine. Elle s'en empare d'un geste vif, la tend à un de ses comparses, et son rire moqueur fuse à nouveau. C'est avec un tel jouet que tu comptais nous faire la peau, petite idiote ? Tu es ridicule !

Les yeux de Raffaella s'emplissent soudain d'une lueur équivoque. Est-ce à cause des jambes nues de sa trop jolie captive ? Ou est-ce simplement un caprice de son cerveau malade ? Ou une manière toute personnelle d'établir sa supériorité ? Les doigts de la criminelle papillonnent doucement sur la hanche d'Angélyne, puis effleurent fugacement son mont-de-Vénus. Son sourire s'élargit. Son regard se trouble. Visiblement, elle se fiche pas mal de la présence de son équipe ...




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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 13 Jan 2015 - 10:21

Filer Raffy se révèle relativement facile, peut-être trop facile … Mais Angélyne a dépassé le cap de la prudence élémentaire, elle n'a plus qu'un seul objectif, la silhouette de cuir fauve qui balance des hanches devant eux. Elle ne la quitte pas des yeux, tout en restant aux côtés de Yannick, cette fois. Une promesse est une promesse et elle a bien l'intention de se conformer aux consignes de son compagnon. Soudain leur ennemie disparaît de leur vue, bifurquant dans un étroit chemin caché entre deux clôtures. Ils accélèrent le pas et s'y coulent prudemment, débouchant bientôt sur une végétation anarchique, où broussailles et taillis se disputent un sentier encombré de branches mortes et de hautes herbes. Mais plus de Raffy !

Yannick entraîne Angélyne hors du chemin et ils coupent au travers des bosquets pour retrouver la silhouette de la mégère rousse qui s'enfonce toujours plus loin dans ce qui devient peu à peu une forêt sombre et inquiétante. Mais stop ! Ils sont trop près, et se dissimulent instantanément derrière un groupement de buissons, confortés dans leur choix de suivre cette femme qui est bien la Palder. Il n'y a plus de doute sur ce sourire arrogant et cette façon de toiser le monde. Les deux amants se consultent à voix basse sur les différentes options qui s'offrent à eux.
Un ordre crié d'une voix péremptoire, une voix détestable et détestée, coupe court à leur discussion ! Les voilà pris au piège ! Les sbires de Raffy sont bien trop nombreux et trop costauds pour qu'ils puissent leur résister. Ils n'ont aucune chance de s'enfuir, les hommes sont déjà sur eux, les empoignant sans ménagement pendant que la sorcière hurle ses ordres. Écartelée par un malabar, Angélyne, se débat furieusement, distribuant coups de pied et injures fleuries jusqu'à ce qu'elle croise le regard haineux de la teigne rubigineuse qui jubile de les avoir capturés aussi facilement. La voleuse enrage, ils se sont laissés berner par cette garce. Encore. C'était trop facile, elle aurait du s'en douter, mais il est trop tard pour avoir des remords !

Raffy s'approche souriante et triomphante, elle chaloupe entre ses spadassins, pour se planter devant Angélyne. Ses mains âpres se posent brusquement sur les épaules de sa rivale, elles épousent ses courbes frêles, pour la fouiller. Elles s'attardent, malsaines, presque possessives, sous les seins menus qui se dressent sous la contrainte de l'homme de main. Elles en caressent le tendre arrondi, avant de glisser vers les hanches fines. La prisonnière connaît cette lueur vicieuse qui illumine soudain les yeux de son adversaire de toujours. Elle l'a déjà éprouvée, mais elle n'a pas le temps de s'inquiéter de ce qu'a en tête la Palder que celle-ci rebrousse, en riant, sa robe, découvrant largement ses jambes et bien sûr la petite dague nouée sur sa cuisse que Raffy confisque immédiatement se moquant allégrement de cette arme dérisoire. Et elle n'en a pas fini avec sa proie, ses doigts effleurent, indécents, la peau nacrée des hanches d'Angélyne, ils cheminent conquérants sur son bas-ventre, glissent comme des serpents vers son slip de dentelle qu'ils tentent soudain de déchirer malgré les contorsions, les soubresauts de la jeune femme révulsée par ce contact dévoyé. Si la patronne n'a cure des regards concupiscents que leur jettent ses hommes, Angélyne tente de détourner l'attention de la perverse :

- Sale garce ! T'as pas bientôt fini de te rincer l'oeil ? Tout ce que tu vois ne sera jamais pour toi ! T'es pas mon genre, raclure ! En plus, tu t'empâtes, tu vieillis mal,  tu devrais faire attention, sinon tes esclaves iront voir ailleurs ...
Les derniers mots se perdent dans le bruit sec d'une gifle retentissante qui enflamme aussitôt la joue pâle de la voleuse, faisant naître des larmes de douleur qui perlent sur ses cils et font la joie de cette sorcière de Raffy. Plus par réflexe qu'autre chose, la sylphide échevelée lui décoche un coup de pied qui malheureusement lui effleure juste le tibia. Mais il lui vaut aussitôt un regard noir de la rousse, assorti d'un coup de poing dans le ventre qui lui arrache un cri de douleur, lui coupe le souffle et la plie en deux. La voleuse est hors d'état de répliquer, ou de se débattre lorsque la brute géante la traîne sans ménagement sur le sentier. Elle cherche du regard Yannick qui avait fort à faire avec ses trois adversaires, mais tout comme elle, il est emmené de force vers une espèce de cabane, dont le toit et la cheminée percent le rideau de verdure.

La cabane se révèle spacieuse, c'est un chalet assez grand, qui trône au milieu d'une clairière déserte, et certainement fréquentée uniquement par Raffy et ses acolytes. Ils sont vraiment dans de sales draps ! La porte s'ouvre sur une garçonnière confortable, mais Yannick et Angélyne n'auront pas le loisir d'y goûter, ils sont jetés sur des chaises et saucissonnés par deux des hommes de main de la Palder. Eux qui espéraient la coincer par surprise, les voilà pieds et poings liés à la merci de leur pire ennemie ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mer 14 Jan 2015 - 9:24


Fouiller cette petite catin de Montaigu, immobilisée par son garde-chiourme, soulever ses jupons bien plus haut que nécessaire afin d'exhiber son corps gracile mais parfaitement proportionné, ce n'est pas uniquement pour la débarrasser de son arme, non, c'est avant tout pour l'avilir, l'humilier, la ridiculiser, lui témoigner un incommensurable mépris. Et Raffaella ne se prive nullement de cet immense plaisir, de cette sulfureuse revanche. Ses doigts prendraient d'ailleurs volontiers possession de l'intimité de sa prisonnière en lui arrachant son dernier rempart de dentelle, là, devant tous ses hommes et surtout devant ce crétin de Yannick Saule, afin qu'elle comprenne que c'est elle, la Palder, l'unique patronne, et qu'elle n'a aucune pitié à attendre d'elle, mais sa captive parvient à se débattre suffisamment pour l'empêcher d'atteindre son but. Dommage, entendre gémir et pleurnicher sa pire ennemie eut été un véritable régal. Mais la petite teigne a encore des ressources, en dépit des bras musculeux qui l'enveloppent. Elle réussit même à lui décocher un coup de pied qui la surprend totalement mais qui, par bonheur, ne fait que l'effleurer ! Toutefois, cette réaction soudaine rappelle à la harpie qu'elle doit continuer à se montrer extrêmement vigilante, même si les circonstances ont évolué en sa faveur.

- C'est raté, ma chérie ! ... glousse t-elle aussitôt, résolument narquoise. Quant à mes rondeurs, ne t'en inquiète surtout pas, elles me permettent de m'enrichir aux dépens de tous les abrutis de cette ville, et je préfère être bâtie de la sorte plutôt que de ressembler, comme toi, à une morveuse sous-alimentée et aussi plate qu'une planche à pain. En attendant, prends ça ! ... ajoute t-elle, la lippe haineuse, en offrant gracieusement à sa frêle ennemie un violent coup dans le bas ventre qui la tétanise et la ploie en deux ! A présent, direction le chalet ! ... précise t-elle à l'intention de son équipe, jouissant de l'extrême surprise qu'elle lit à présent sur les visages d'Angélyne et de Yannick. Hé oui, mes jolis, vous êtes tombés dans le piège que je vous tendais en vous faisant pénétrer dans le bois à ma suite. Vous n'êtes vraiment que des idiots ! ... lance t-elle, triomphante, tout en agrippant brutalement des deux mains la chevelure de lys de la Montaigu pour redresser illico cette-dernière.

Le pavillon forestier de la Palder n'est qu'à quelques minutes de là, blotti frileusement au centre d'une minuscule clairière à l'accès malaisé, et invisible depuis la route. C'est une cachette idéale, confortablement meublée, mais sans chamarrures excessives. Raffaella y reçoit ses amants, lorsqu'elle est d'une humeur bucolique. Il n'y a là aucun gardien, aucun domestique, à la demande expresse de certains gentilshommes et richissimes bourgeois désireux de garder l'anonymat le plus total lorsqu'ils viennent s'y livrer à quelques joyeuses galipettes avec celle qu'ils connaissent sous le nom de Raffaella Whalberg. Aussitôt parvenue à l'intérieur de la vaste pièce à vivre, la harpie fait le point et distribue ses instructions aux quatre malabars qui l'accompagnent. Sa voix témoigne d'une excitation manifeste, car son ennemie de toujours est à sa merci, ainsi que son amant et chevalier servant. Boj et Votiak les ont d'ailleurs étroitement ligotés à une chaise et ils ne peuvent plus bouger le petit doigt. Ils peuvent juste observer et s'attendre au pire.

- A présent, ma très chère Angélyne, je vais t'offrir un ravissant spectacle, avant de me débarrasser définitivement de toi ! Un spectacle qui t'encouragera à me révéler où Yannick et toi avez dissimulé l'argent que vous avez repris à mon oncle ! Quant à vous quatre ... dit-elle en se tournant vers ses hommes de main ... caressez-moi donc la couenne de notre charmant prisonnier, et ne le ménagez surtout pas ! L'un de ces deux crétins parlera, je puis déjà l'affirmer ! Et je mise sur notre jolie Montaigu, qui ne supportera pas qu'on secoue son bel amant qu'elle aime tant et nous suppliera d'arrêter les frais ... ajoute t-elle en ricanant à l'avance, tandis que ses yeux gris, froids et durs comme l'acier, s'emplissent d'une cruauté malsaine.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Jeu 15 Jan 2015 - 3:28


Totalement surpris alors qu'ils complotaient dans les buissons, Angélyne et Yannick ne pèsent pas bien lourd face à l'attaque-éclair de leurs cinq agresseurs ! En quelques instants ils sont submergés, anéantis, capturés. Et cette garce de Raffy jubile en se livrant à une série d'attouchements odieux sur sa frêle ennemie, immobilisée par un de ses sbires, des attouchements sournois et lâches qui scandalisent et révoltent le gentilhomme, mais ce-dernier est bien trop malmené pour avoir la moindre opportunité de secourir sa jeune maîtresse. Trois ou quatre uppercuts au visage l'ont d'ailleurs estourbi à demi, et le digne représentant de la famille Saule titube et chancelle entre ses robustes adversaires. Le moment tant redouté est arrivé, la Palder les tient à sa merci et s'en réjouit ostensiblement. Que vont-ils devenir ? Compte tenu de la cruauté de cette ordure, de son manque d'humanité envers autrui, ils risquent de trinquer un maximum, surtout la pauvre Angélyne que Raffaella hait plus que tout au monde. Ne l'a t-elle pas claironné à tous les vents, autrefois ? Un seul élément autorise Yannick à ne pas sombrer dans l'abattement le plus absolu : cette fieffée crapule ne leur a pas immédiatement tranché la gorge, il est donc possible qu'elle se soit résolue à exiger quelque chose d'eux avant de les supprimer, ce qui leur laissera peut-être une certaine marge de manœuvre et l'une ou l'autre occasion de parlementer.

Raffy dompte avec rudesse une vaine tentative de rébellion d'Angélyne, et les tourtereaux sont conduits de force vers un chalet niché au cœur des bois. Ce qui rend encore leur position plus précaire, plus inextricable, c'est qu'ils n'ont pu ni se mettre d'accord quant à la conduite à adopter, ni même simplement se consulter. Et à présent que Raffaella ne quitte pas des yeux sa rivale, comme si elle s'apprêtait à lui arracher la tête, et que les malabars entourent Yannick et le surveillent avec la plus grande attention, leur situation ne risque pas de s'améliorer.

Les voici dans la bâtisse isolée. Elle est confortable, mais sans luxe ni apparat excessifs. D'ailleurs Yannick et sa compagne ont à peine le temps de contempler ce qui les entoure, car la Palder et sa meute de larbins les empoignent illico et les attachent énergiquement à deux chaises en bois, si étroitement qu'ils peuvent à peine respirer. Cependant, elle ne les bâillonne nullement, en dépit de leurs récriminations, ce qui pourrait signifier qu'ils ont à débattre. Cette hypothèse est d'ailleurs la vision la plus optimiste de ce qui les attend, car Raffy pourrait également prendre son pied à les brutaliser et à les entendre gémir et larmoyer. La meurtrière ne les dévisage pas longtemps, non, la voila qui leur déballe ses exigences et ses menaces. Jusqu'où ira t-elle ? Le gentilhomme n'a pas longtemps à attendre pour le savoir. A un signal de leur patronne, les quatre colosses l'entourent à nouveau et se mettent à le rouer de coups. Gifles, beignes, taloches, c'est un éventail complet qui s'abat sur lui et qu'il n'est pas en mesure d'éviter. Un goût de sang lui envahit la bouche. Son œil droit se ferme et sa vue se brouille. Raffy a décidé de participer à la fête, et un violent soufflet s'en vient estampiller la lèvre supérieure du captif. Le tronc de Yannick est rejeté vers l'arrière, et il ferme les yeux, à demi-groggy, espérant ainsi donner le change et calmer la dérouillée.

Le rire cynique de la Palder retentit à nouveau, et elle abandonne le gentilhomme pour empoigner la chevelure d'Angélyne, hisser son visage à la hauteur du sien, et articuler d'un ton sarcastique : Et alors, ma chérie, tu parles ou on continue la leçon ?




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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Ven 23 Jan 2015 - 1:42

Un piège ! Cette garce leur a tendu un piège ! Angélyne n'avait donc pas rêvé la veille : ils étaient bien suivis. Sinon comment expliquer que Raffy ait réussi à les attirer dans ce chalet perdu dans les bois ? Et elle a eu le temps de le peaufiner, son traquenard, avec toute la rouerie et la cruauté dont elle est capable. Les coups, les injures, les atteintes physiques autant que psychologiques pleuvent sur les deux malheureux imprudents venus pour surprendre leur ennemie.

Ligotés chacun sur une chaise, leurs geôliers les ont installés face à face, à bonne distance l'un de l'autre. Impossible, dès lors, de communiquer, même discrètement, car s'ils sont attachés, ils ne sont pas bâillonnés. C'est une méchante habitude chez Raffy, elle aime entendre ses proies répondre, râler, gémir, supplier … Et pour l'avoir déjà vécu, la jeune femme sait que la suite s'annonce délicate. Il n'y a aucune solution pour se sortir de ce guêpier. Du moins pour l'instant. Car ce que son adversaire n'a jamais réussi à détruire, c'est l'éternel optimisme d'Angélyne. Certains diraient que c'est de l'inconscience, mais jusqu'à la fin la voleuse connue sous le nom de l'Ange, espérera survivre. La seule chose qui risque d'entamer cet état d'esprit, c'est la présence de son amant, de son âme sœur, son point faible. Et cette sadique de Raffy l'a bien compris et entreprend aussitôt son travail de sape. Sous le regard horrifié de sa maîtresse, le malheureux Yannick reçoit un éventail de coups de poing au visage, qui fendent ses pommettes, éclatent une arcade sourcilière et puis l'autre.

- Espèce de sorcière ! Ça te plaît de laisser faire le travail par les autres ! Tu ne dois surtout pas te casser un ongle, n'est-ce pas ? s'écrie la prisonnière, véhémente. Mais du coup, Raffy se décide à se salir les mains, et gifle le gentilhomme à toute volée, abîmant sa lèvre. La résistance de son compagnon est héroïque, mais inutile, il ne réagit presque plus aux coups qui continuent de pleuvoir sur lui. Inerte, les yeux fermés, le visage tuméfié, le corps rejeté en arrière, il est hors d'état de se débattre. Les larmes aux yeux, Angélyne se doit de faire cesser le massacre. La seule solution est d'attaquer leur malfaisante adversaire :

- L'argent qu'on a RE-pris à ton oncle comme tu le dis si bien, c'est le mien, celui de ma famille que vous avez décimée avec vos manigances ! Cet argent il est à moi et j'en ai fait ce que je voulais ! Il ne reste plus rien ! Rien tu entends !? Tout est passé dans la rénovation du Manoir Saule ! Ça te la coupe, hein ! Hahaha ! Il n'y a plus rien, inutile de frapper encore Yannick ! crie-t-elle espérant faire cesser les coups. Le sourire qui s'affiche alors sur le visage de la Palder n'a rien de sympathique, il déforme ses traits qui auraient pu être beaux, si la perversité, la haine ne l'habitaient pas. Elle saisit d'une main la chevelure d'Angélyne, libérée de son foulard lors de sa capture, et tire violemment sa tête en arrière. De l'autre, elle fait signe à ses hommes d'arrêter le carnage. Rassurés, les yeux d'argent s'arriment au regard métallique impitoyable qui la toise goguenard :

- Et alors, ma chérie, tu parles ou on continue la leçon ? Tu ne penses pas que je vais avaler ça !? Mon oncle avait raflé toute la fortune de tes abrutis de parents, mais il y avait bien plus que ça dans son bureau. Je le sais, il me l'avait montré ! Alors où est cet argent, petite gourde ! Messieurs je crois que vous pouvez continuer ...

- Nonnnn ! Ce n'est pas à Yannick que tu en veux ! Laisse le tranquille ! Son seul tort a été de rompre avec toi ! Mais tu l'avais bien cherché vu que tu l'avais largement plumé … Si tu veux qu'on règle nos comptes, bats toi loyalement ! Rien qu'avec moi ! On verra qui a le dernier mot ! À moins que tu ais la frousse de te faire rosser ! crache une Angélyne vindicative, sans quitter des yeux sa tortionnaire de toujours. Pas question que celle-ci s'imagine qu'il va être facile de la faire plier. Elle n'est plus la petite fille innocente d'antan, ni la jeune femme inconsolable qu'elle était après la disparition de ses parents. Yannick lui a appris à se défendre, elle pourra peut-être occuper suffisamment Raffy pour que son compagnon récupère. Il faut que ses laquais arrêtent de le frapper, il est inconscient, il n'en supportera pas plus. Raffy s'est  tellement rapprochée qu'Angélyne respire son parfum capiteux et lourd. Écoeurant ! La voleuse en rajoute, l'orgueil de cette ordure est incommensurable, c'est son principal défaut :

- Tu n'es qu'une catin de bas-étage ! Ton oncle, au moins, avait un cerveau ! Toi, t'étais que sa putain, qu'il casait dans le lit des gros bonnets de tout Midel-Heim, comme ça l'arrangeait ! Si tu veux plus de fric, t'as qu'à continuer à faire ce que tu fais de mieux : te prostitu... Aahhh ! Une nouvelle claque vient de faire taire la frêle voleuse, sa tête se dévisse sous le coup, un glas lugubre résonne fort sous ses boucles de neige. Sa joue écarlate la brûle terriblement et témoigne de la force du coup donné par Raffy, Angélyne est consciente qu'elle n'est pas invincible, et que la garce frappe fort. Malgré tout son regard qui s'est brouillé en prenant les teintes sombres d'un ciel d'orage défie la rousse. Encore. Toujours. Elle doit lui faire oublier la présence de Yannick. À tout prix ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Sam 24 Jan 2015 - 0:00


Cette petite garce de Montaigu n'a pas changé d'un iota. Son arrogance et son inconscience sont toujours aussi ridicules que ses mensurations de lutin anémique ou impubère. Même suspendue par les pieds à la cime d'un arbre, et les jupons retroussés jusqu'au cou, elle se montrerait encore tout aussi insultante et présomptueuse. Même les gifles que Raffy lui offre si généreusement n'arrivent pas à la faire taire plus de deux secondes. Une folle colère envahit subitement la Palder lorsque sa captive se remet à l'invectiver de plus belle. Voleuse, meurtrière, certes oui, mais personne avant cette mijaurée n'avait osé l'insulter de putain et de prostituée. Ces mots là atteignent leur cible, si bien que la proposition de sa prisonnière d'un règlement de comptes à l'extérieur du chalet séduit instantanément Raffaella. Que risque t-elle ? Absolument rien ! Elle a déjà corrigé plusieurs fois cet insignifiant avorton, et cela sans la moindre difficulté. Elle a d'ailleurs ressenti, outre une satisfaction immense, les  prémices d'un trouble ravageur et exquis, lorsque sa gracile ennemie était à sa merci, presque agonisante. C'était délicieux. Alors pourquoi hésiter ? La Palder revoit d'ailleurs leur ultime escarmouche comme si elle s'était déroulée la veille. Seule l'irruption de cet imbécile de Yannick  l'avait privée de son bien inoffensif jouet, qui mollissait et s'étiolait lentement entre ses bras. Quel crétin, celui-là !

Ce souvenir décuple encore la rage de Raffaella. Angélyne a beau prétendre que le gentilhomme n'est qu'une victime de ses magouilles, il n'en est rien ! Elle le hait tout autant que la Montaigu, même si ce qu'elle éprouve pour cette-dernière est beaucoup plus complexe, alternant bizarrement entre attirance confuse et désir de la mettre en morceaux. Rageuse, elle abandonne un instant la chevelure de sa captive pour se pencher sur Yannick et elle lui administre une gifle retentissante qui l'expédie au pays des songes, s'il n'y voguait pas encore.

- A nous deux maintenant, ma chérie. Tu vas regretter tes injures. Je vais bien m'occuper de toi, je vais prendre mon pied, comme la dernière fois, tu t'en rappelles ? Mais cette fois je vais te briser les reins jusqu'à ce que tu me dises où tu as caché ton argent ! Car je n'ai pas avalé tes bobards, ma belle, je sais qu'il t'en reste énormément, même si le manoir Saule a retrouvé son prestigieux visage d'antan. Je vais donc effectivement te détacher, et nous allons aller régler tout ceci dehors. Sans mes hommes, qui vont demeurer ici pour garder ton beau gentilhomme endormi. Sache que j'ai hâte d'y être, et que tu n'es qu'une fieffée idiote si tu crois vraiment que tu peux inspirer la frousse à quelqu'un, insipide mauviette ! Mais avant ça, prends encore ceci, ma jolie !

Et Raffy gratifie d'une nouvelle torgnole la joue déjà rougie de sa prisonnière, dont le visage est à nouveau durement rejeté vers l'arrière. La Palder jubile. C'est tellement agréable de se défouler de cette manière. De plus, ces quelques coups ne peuvent qu'affaiblir la Montaigu, dont la résistance n'en sera que plus éphémère. Elle sera ainsi très rapidement contrainte de supplier afin de rester en vie, ce que Raffaella attend avec énormément d'impatience.

Usant de gestes précis et décidés, la criminelle s'attaque aux liens qui garrottent sa menue rivale, sous les regards manifestement étonnés de ses sbires. Leur patronne ne les a pas habitués à un comportement aussi étrange, voire même dénué de bon sens. Faut-il qu'elle soit sûre de son coup pour libérer une adversaire en son pouvoir et lui laisser une chance de s'en tirer, même si, selon ses dires, l'issue de leur bagarre ne fait aucun doute tant elle sera disproportionnée. Ses hommes de main restent prudemment muets, désireux d'éviter tout problème avec celle qui leur verse leurs salaires. La Palder en a terminé avec les liens, mais n'offre aucune opportunité de riposte à sa rivale. D'une main ferme, elle l'empoigne par ses boucles de lys, et l'entraîne brutalement à sa suite, vers l'extérieur. J'en ai pour deux minutes ! ... lance t-elle à ses acolytes, qui préfèrent s'abstenir de tout commentaire.

Les deux femmes sont déjà dehors, l'une tractant énergiquement l'autre, qui est ployée en deux et tâtonne en vain pour se dégager. Elles contournent le chalet et franchissent quelques buissons, s'éloignant ainsi de la route traversant le quartier des Vitis. Raffy connaît parfaitement ce secteur abondamment boisé, aux bosquets si touffus qu'ils rendent l'endroit inaccessible. Une zone quelque peu dégagée lui paraît soudain parfaite pour y abriter leur altercation. Elle projette subitement Angélyne vers l'avant, et celle-ci s'étale de tout son long dans le lit d'un ruisseau asséché, ses jupons clairs se relevant pour dévoiler ses cuisses blanches, ce détail n'échappant évidemment pas au regard aigu de son ennemie.

- Relève-toi donc ! ... ricane méchamment la Palder. Ou bien as-tu déjà ton compte, morveuse ? Ce serait dommage, on n'a pas encore commencé ! Tu ne voudrais quand-même pas priver ton amie Raffaella d'un peu d'exercice ?





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Jeu 29 Jan 2015 - 4:30

Voilà, Angélyne a gagné cette manche, obligeant Raffy à la détacher et à l'emmener dehors. Même si la nouvelle gifle que celle-ci a assénée à Yannick l'a certainement étourdi pour de bon, la voleuse se réjouit d'avoir réussi à pousser à bout leur geôlière, pour lui faire faire ce qu'elle désirait, quitte à mettre sa vie en péril. Si les sbires de la Palder ne semblent pas d'accord, ils se gardent bien d'émettre la moindre objection qui contrecarrerait les plans de leur cinglée de patronne. Tout ce qui les intéresse, ce sont  les gages substantiels promis par celle-ci, ce qui arrivera à Yannick et elle n'est qu'accessoire. Si ladite patronne a envie de faire joujou dehors avec sa prisonnière, c'est elle que cela regarde. Eux, ils surveilleront le gentilhomme d'un œil, et attendront sagement son retour.

Raffy a saisi d'une main impitoyable les boucles nacrées de sa rivale, et la tire sans ménagement derrière elle. Angélyne, pliée en deux, tente de suivre le rythme de la rousse, afin d'apaiser la douleur qui lui vrille le crâne. Sa tête est en feu, sa joue la fait souffrir, et elle s'est mordue la langue, lors de la seconde claque rageuse de Raffy. Mais elle a obtenu ce qu'elle voulait, les voici toutes les deux seules, hors du chalet et de la vue des gardes. Ce dangereux face à face a un goût de déjà-vu. Elle serait morte la dernière fois sans l'intervention de Yannick. Aujourd'hui, leurs chances de survie sont plutôt minces et reposent sur ses frêles épaules. Mais amoindrie par les coups encaissés et la souffrance, la jeune femme reste consciente qu'elle est en grand danger, elle espère juste qu'elle pourra échapper à la vigilance de cette garce de Raffaella, pour s'enfuir et chercher du renfort …  

Mais soudain son adversaire la tire violemment en avant, et la pousse dans ce qu'elle découvre après coup, être le lit d'un cours d'eau à sec. L'atterrissage, le nez dans la terre, est plutôt rude, mais il offre quelques secondes de répit à Angélyne, qui en a bien besoin. Elle a l'impression que la peau de son crâne a été arrachée sous la dernière traction de Raffy. Cependant elle n'a guère le temps de faire le bilan des parties de son corps qui sont encore douloureuses. Cette harpie de Palder l'invective déjà, aiguillonnant à dessein son inoffensive ennemie, pour qu'enfin elles s'affrontent. La sylphide se relève à distance, rabattant rageusement sa jupe sur ses jambes dénudées. Elle repousse en arrière la masse liliale des ses boucles, et plante un regard déterminé dans les prunelles durement moqueuses qui la reluquent sans vergogne.

- Dans tes rêves, sale garce ! Ne crois pas surtout pas que je vais me laisser faire ...

L'arène est donc dressée, et c'est un round d'observation qui opposent les deux ennemies. Comme des lutteurs, elles se tournent autour, cherchant la faille de l'autre. Qui donne le premier coup ? Difficile à dire, c'est une avalanche de claques, de gifles, de coups de poing qui font mouche à chaque fois pour la Palder, combattante entraînée et retorse. Cette brute sait où frapper pour faire mal. Quant à Angélyne, toucher son adversaire est plus hasardeux, elle doit se protéger des poings de Raffy et tenter de l'atteindre à son tour. Mais elle est loin d'être aussi habile que sa rivale. Si elle y parvient de temps à autre, elle en encaisse beaucoup plus qu'elle n'en donne.

Un nouveau coup de poing vient s'écraser sur sa joue, éclatant sa pommette, ensanglantant un peu plus son visage déjà couvert de coupures et d'ecchymoses. Elle essaie de riposter, mais une serre aux ongles laqués de rouge sang, emprisonne son poignet, et repousse sa main comme si elle écartait un vulgaire insecte. La gifle qui s'ensuit résonne dans la tête de la voleuse comme une centaine de cloches lancées à toute volée. Ses yeux se voilent légèrement, elle titube en s'éloignant de la machine à tuer qu'est devenue la Palder.

Angélyne évite de justesse une nouvelle attaque, en plongeant sous le bras de la rouquine. Au dernier moment, sur sa lancée, elle décoche un coup de tête dans le flanc de celle-ci. Mais déséquilibrée, elle poursuit maladroitement sur sa course, interrompue soudain par un violent coup dans les reins qui la projette au sol. Sonnée, le dos douloureux, elle peine à se retourner pour voir une Raffy triomphante, les poings sur les hanches, ricanant de sa maladresse, de son impuissance. Impuissante, désarmée, c'est tout à fait ainsi qu'elle se sent, allongée aux pieds de son ennemie. Sa fierté, son orgueil la poussent à se relever et à continuer à se battre, à résister le plus longtemps possible, jusqu'au bout de ses forces. Dans un gémissement réprimé avec peine, Angélyne se redresse, serre les dents, se plante face à la rouquine au sourire sarcastique. Elle conserve une distance raisonnable de sécurité, ses jambes flageolent, ses mains tremblent. Mais elle est debout ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Ven 30 Jan 2015 - 0:59


Raffaella aime l'argent, surtout celui qu'elle escroque aux rupins, aux parvenus, à tous ceux qui l'exhibent inconsidérément et s'en gargarisent sciemment. Elle aime aussi beaucoup le sexe, même si elle considère ses partenaires, dans leur absolue intégralité, comme de simples accessoires ne servant qu'à satisfaire au mieux ses propres envies. Mais ce qu'elle préfère par-dessus tout, c'est briser physiquement ou psychologiquement un rival, c'est meurtrir un ennemi, l'abîmer, l'humilier, l'anéantir lentement, lui imposer sa loi et lui arracher des aveux ou des larmes, selon les circonstances. Et son ennemie préférée, celle dont elle a toujours voulu se débarrasser après lui avoir infligé mille douleurs, c'est cette frêle Montaigu. Autant dire que Raffy ne lui laissera pas la moindre chance de s'en tirer, mais, paradoxalement, qu'elle sera aussi très frustrée si Angélyne n'est pas en mesure de lui opposer un soupçon de résistance et la prive d'une bagarre dont l'issue ne fait aucun doute.

Le premier échange de coups ne tarde pas. Si Angélyne s'avère plutôt vive, elle n'a aucune méthode, aucune précision, et ses gifles se perdent dans le vide. Raffy en encaisse certes quelques unes, mais ce ne sont là que des caresses en comparaison de la correction qu'elle lui inflige. Le visage de la Montaigu se retrouve rapidement ballotté comme une coquille de noix au milieu d'un maelstrom. Ses joues rougissent sous les impacts, et c'est exactement ce que recherche la Palder, ravager les traits si gracieux de sa jeune rivale. Certes, personne ne pourra s'apitoyer sur ce joli minois lorsqu'il  sera métamorphosé en une vilaine gueule ensanglantée, car elle va la tuer et faire disparaître son corps menu, mais elle tient à s'offrir cette petite satisfaction personnelle avant d'en arriver à l'inévitable et ultime extrémité. Détruire, voilà ce qu'elle aime, mais détruire à petit feu la dernière des Montaigu, ce sera l'extase, le paroxysme du ravissement.

Dominatrice et dédaigneuse, Raffy n'anticipe pourtant qu'à moitié un coup de tête de sa rivale, mais cette-dernière est emportée par son élan et une gigantesque torgnole dans les reins contribue à l'envoyer à nouveau rouler dans l'herbe et les cailloux. La Montaigu parait souffrir le martyre lorsqu'elle dévisage son adversaire, voilà qui réjouit Raffaella, dont le faciès n'exprime plus que suffisance, cruauté et satisfaction.

- Eh bien, encore à terre, petit laideron ! Je vais continuer à t'arranger le portrait, jusqu'à ce que tu sois méconnaissable ! Ta petite gueule d'ange ressemblera au cul d'un Mashrök ! Allez, debout, mauviette ! Debout, j'ai dit !

Angélyne s'exécute. Elle n'a pas d'autre choix que de se relever pour se défendre, mais ce simple effort la fait grimacer de douleur. Et la voilà qui tangue sur ses jambes minces, à distance respectueuse de la criminelle. Elle se remet même en garde, mais elle est pitoyable et ridicule. Un solide coup d'épaule, par exemple, suffirait à la fragiliser davantage, à la briser, à la démantibuler, et voilà ce que manigance Raffy, sans le lui montrer. L'âme damnée des escrocs la maîtrisera alors sans la moindre difficulté, et elle pourra lui faire subir tout ce que son esprit machiavélique est déjà occupé à imaginer. Elle pourra l'étrangler, l'étouffer lentement, et lire l'épouvante, le désespoir et l'intolérable souffrance qui s'enracineront dans ses yeux d'argent.

Les prunelles d'acier de la harpie évaluent la distance qui les sépare. Six mètres, pas davantage, et aucun obstacle entre elles. Cela représente huit pas rapides. A peine deux secondes. D'une main, la Palder dégage son visage d'une mèche rebelle, et elle se précipite brusquement, l'épaule en avant, les yeux remplis de rage et de haine rivés sur sa gracile adversaire toujours chancelante.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 10 Fév 2015 - 1:16

Ses jambes flageolent, ses mains tremblent ... Mais elle est debout, guettant l'inévitable assaut de son ennemie. De quelle manière celle-ci opérera-t-elle, et comment Angélyne pourra-t-elle y répondre alors que son corps tout entier est déjà endolori ? La frêle voleuse se pose mille questions quant à l'issue de cette bataille, qui pourrait bien lui être fatale, si elle ne parvient pas à s'enfuir à toutes jambes, et d'ailleurs en aura-t-elle encore la force ? De plus, s'enfuir et disparaître, cela reviendrait à signer l'arrêt de mort de son amant, et la jeune femme ne peut s'y résoudre. Elle a beau se creuser les méninges pour trouver une solution, c'est en vain qu'elle cogite. Elle commence à réaliser que se battre avec Raffy était drôlement risqué, que ce n'était certainement pas la meilleure initiative qui soit, mais, sur le moment, c'est la seule option qui lui soit venue à l'esprit. Bon sang ! Cette folle est une vraie machine à tuer, elle aurait fait fureur dans la Milice, aux Erfeydes ou chez les Forbans du désert ! Elle ne semble même pas affectée par leur première empoignade, alors qu'Angélyne est déjà terriblement éprouvée.

Comme Yannick lui a appris, elle place ses poings serrés devant son visage, déjà bien abîmé par les coups de cette brute. Elle espère ainsi résister à la prochaine attaque, si elle est dirigée vers sa face ensanglantée. Son cœur se serre en pensant à son compagnon, prisonnier des sbires de cette folle. Une panique insidieuse lui dévore les entrailles. Yannick ne pourra lui venir en aide cette fois, elle doit se débrouiller seule, vaincre cette adversaire d'une force et d'une habileté colossales et ensuite libérer son amant. Et si elle échoue, si la Palder a raison d'elle, il sera une proie facile que sa rivale pourra faire souffrir à loisir avant de s'en débarrasser. Et connaissant le sadisme dément de cette garce, elle y prendra un plaisir incommensurable …

Les insultes, les railleries atteignent la sylphide aux cheveux d'albâtre, mais elle n'y répond pas, elle évite de gaspiller son énergie et ne quitte pas des yeux sa robuste adversaire. Et soudain, Raphaella charge droit sur elle, à la manière d'un triqueballe en colère. Angélyne a beau s'y attendre, son corps fourbu refuse de répondre à ses injonctions, et elle ne peut esquiver la violente attaque de son ennemie. Ses prunelles s'agrandissent, s'emplissent d'effroi, de détresse et d'impuissance lorsque Raffy la heurte de plein fouet, avant même qu'elle n'ait eu le temps de réagir ! Propulsée vers l'arrière, soulevée de terre, elle hurle avant même d'avoir touché le sol, tant la douleur est horrible.

- Raaaah ! Noonnn, par la grâce de Vama, pas ça !

La chute est rude, chaque caillou étrille son dos déjà meurtri, pendant qu'elle glisse sur le sol. Sa tête rebondit sur une souche d'arbre, l'étourdissant durant quelques fractions de seconde. Troublé par le choc, son regard gris cherche désespérément son ennemie : et maintenant ?


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 10 Fév 2015 - 9:44


Raffaella ne pouvait louper son coup face à une adversaire aussi cruellement émoussée, et leur télescopage est d'une rudesse phénoménale. L'effroyable hurlement de douleur de son ennemie en témoigne. La frêle Montaigu est violemment fauchée et se retrouve catapultée au milieu des ronces et des cailloux. Elle y gît lamentablement, allongée sur le dos, peinant à retrouver ses esprits, et apparemment incapable de se redresser pour chercher à défendre sa minable existence. Ses yeux gris n'expriment plus qu'un profond désarroi, une lassitude extrême, et la Palder jubile face à une aussi piètre ennemie, dont le sort est déjà scellé. C'est une mort inexorable qui attend cette petite catin beaucoup trop belle. Sa propre mort et ensuite celle de ce crétin de Saule. Rien ni personne ne pourra l'éviter.

Mais en attendant, rien ne presse. La situation n'est-elle pas délectable ? N'est-ce pas délicieux de pouvoir décider de l'instant précis de l'anéantissement de sa pire rivale, après avoir d'abord provoqué la ruine de sa famille, puis son lent effondrement ? N'est-ce pas jouissif de la contraindre à supplier, à implorer sa pitié, à se soumettre entièrement ?

Sans la moindre appréhension, sans se hâter le moins du monde, Raffy s'approche sa jeune adversaire. Pas pour lui porter le coup de grâce, non, elle veut avant tout prolonger la leçon, se divertir, la rudoyer, et, dans la mesure du possible, récupérer son argent, quoique ce dernier point soit finalement accessoire, car la harpie est loin d'être dans le besoin. Fermement campée au-dessus de sa rivale, les deux pieds ancrés dans le sol, elle la dévisage en la narguant avec outrecuidance.

- Ne mêle donc pas Vama à tout ça, ma chérie. Elle t'a déjà abandonnée, puisqu'elle m'a permis de te capturer sans la moindre difficulté. Ici il n'y a que toi et moi, ma pauvre fille, et l'une de nous deux est de trop !

Tout en pérorant avec orgueil, et en soulignant l'aigreur de ses propos par d'odieux ricanements, la Palder a continué à s'interroger. De quelle façon va t-elle annihiler totalement la résistance de la Montaigu pour en faire finalement son jouet ? Afficher une supériorité manifeste devrait la briser mentalement, et la pousser dans ses derniers retranchements la détruira physiquement. L'exécrable meurtrière sourit de toute sa hauteur, se penche brusquement pour saisir les chevilles d'Angélyne, se redresse aussitôt en les soulevant bien haut, ce qui immobilise totalement sa captive, puis elle applique la semelle de sa botte sur sa gorge blanche et la lui comprime méchamment. Maintenir cette prise durant quelques poignées de secondes asphyxierait la Montaigu de manière inéluctable, mais voilà ce que Raffy veut éviter. Ce qu'elle veut, c'est se divertir un moment. Ensuite, elle avisera, lorsque ce passe-temps cruel commencera à la lasser.

D'un geste dédaigneux et plein d'arrogance, elle rejette au sol les jambes fines mais joliment proportionnées de son adversaire, qu'elle ne peut s'empêcher de mater avec intérêt puisque les jupons d'Angélyne sont retroussés jusqu'à sa taille. Cependant, ce jeu ignoble n'est pas terminé. Loin de là. Car la turpitude de Raffaella ne connaît aucune limite. La criminelle s'agenouille vivement à côté de cette jolie poupée qu'elle va détruire à petit feu, et ses doigts enserrent sa gorge mince. Quel plaisir de se sentir la plus forte, de se sentir invulnérable.

- Alors, tu apprécies nos ébats, petite gourde ? Ne suis-je pas plus tendre que ce cher Yannick ? ... lance t-elle avec ironie.

Ne pas la tuer, ne pas la tuer maintenant, se répète t-elle, mais elle est tellement puissante et entêtée que l'inexorable pourrait se produire à tout instant, même contre son gré. Une erreur d'appréciation, et pffuit, adieu la Montaigu !





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mer 11 Fév 2015 - 7:25

Le pire est encore à venir, semble-t-il …
Lorsque Raffy se penche au-dessus d'elle, Angélyne se doute bien que ce n'est pas pour s'inquiéter de sa santé, mais plutôt pour enfoncer un clou narquois dans son esprit épuisé, afin d'asseoir sa domination de guerrière victorieuse, ou pour rabâcher toujours la même rancœur, toujours la même haine. Plantée à ses côtés, la rousse flamboyante de morgue l'écrase de son odieuse présence et lui assène quelques piques cruelles en ricanant. Allongée dans le lit asséché de la rivière, la sylphide haletante ne peut que subir, incapable de la moindre réaction, rompue de douleur. Elle n'a plus l'énergie suffisante pour répliquer physiquement, pour l'agonir d'injures, ou bien se moquer d'elle. Les projets de sa rivale, elle les connaît par cœur, ce sont toujours les mêmes, elle veut annihiler totalement sa famille, et le dernier membre est à sa merci. Plus que jamais, Angélyne réalise que la victoire est enfin à portée de la main de sa rivale, que d'un simple geste, celle-ci peut enfin en terminer avec cette histoire, avec les Montaigu. Une peur viscérale jaillit des tréfonds de l'âme de la frêle voleuse. Parviendra-t-elle à se sortir de là ? Rien n'est moins sûr, même si elle n'a vraiment pas envie de donner cette satisfaction à cette mégère…

Soudain la harpie se saisit de ses chevilles pour la maintenir au sol, et pose sa botte sur sa gorge pour l'étouffer. Angélyne tente immédiatement de repousser le pied qui l'asphyxie en saisissant à deux mains la cheville de la Palder. Mais la pression s'accentue méchamment, lui coupant le souffle, alors qu'un gargouillis pitoyable s'échappe de sa bouche grande ouverte pour aspirer avidement un filet d'air de plus en plus ténu. Elle ne voit pas le sourire goguenard affiché par son adversaire, elle ne voit pas ses regards concupiscents vers ses jambes dénudées, elle ne voit plus qu'une ombre noire menaçante campée au dessus d'elle et qui menace de l'engloutir. Et puis soudain, miracle ! L'air se faufile à nouveau dans sa gorge meurtrie, elle inspire goulûment l'essence de la vie. Focalisée sur sa respiration hachée, elle ne prend conscience que Raffy a libéré ses jambes que lorsque celles-ci touchent durement le sol.
Mais le répit est de courte durée, le visage de Raphaella, illuminé d'un inquiétant mélange de haine et de jubilation, la surplombe soudain, tel un sinistre oiseau de proie qui déploie ses ailes avant de porter son attaque. Angélyne n'a pas l'occasion d'esquisser le moindre geste de défense, la moindre esquive, son cou est de nouveau la cible de la férocité de sa tortionnaire. Des mains brutales, telles des serres impitoyables encerclent rudement sa gorge vulnérable, et l'étranglent avec une lenteur perverse.

Un mot, un nom déclenche enfin une réaction réflexe, primitive. Yannick. Si Angélyne meurt ici entre les mains de cette folle, elle signe son arrêt de mort à lui aussi ! Et non, elle ne veut pas, elle ne peut pas laisser la Palder gagner. Alors malgré l'air qui lui manque, malgré ses oreilles qui bourdonnent, ce voile noir qui menace ses yeux d'argent terni, la voleuse se débat, s'agrippe vainement aux poignets de Raffy sans parvenir à la repousser, elle s'arque sur ses jambes, se tord en tous sens, pour trouver de l'air, avec l'énergie du désespoir, avec la véhémence de l'amour qu'elle porte à Yannick, aux souvenirs de son père et de sa mère. Non. L'histoire ne peut pas finir ainsi, elle doit, même si sa situation est désespérée, elle doit résister.

- Non ! parvient-elle péniblement à articuler, alors que son adversaire semble se jouer d'elle, en la laissant reprendre un peu d'air. Non ! Yannick … est le meilleur …
Cette garce s'amuse avec elle, et c'est peut-être là, sa chance, sa seule et unique chance. Angélyne inspire profondément, et pousse de toutes ses forces sur les poignets de sa rivale. Elle se contorsionne comme une démente pour échapper à l'implacable emprise de la harpie. Elle parvient à glisser un genou entre leurs deux corps, et elle pousse de toute son âme, de toute sa hargne. Bousculée, repoussée, Raffy lâche prise et la voleuse roule sur elle-même, s'éloignant ainsi à une distance qui lui permet de se relever avec peine, en gémissant de douleur. Prudente, elle surveille aussitôt la Palder, mais impossible de fuir, elle ne peut que se tenir prête pour un nouvel assaut ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Jeu 12 Fév 2015 - 5:46


A force de se tordre et de gigoter comme un poisson pris dans la nasse, la Montaigu réussit tout-à-coup à échapper à l'emprise de sa tortionnaire et à rouler hors de ses griffes. Certes, Raffy lui a facilité la tâche en tempérant volontairement son étreinte, mais elle ne s'attendait pas à un tel sursaut de la part d'une rivale presque à l'agonie. Toutefois, elle n'en est nullement inquiète. Le court instant de répit qu'y a gagné sa frêle adversaire ne constitue qu'une péripétie anodine qui ne modifiera pas l'issue de leur affrontement. La Palder lui est bien trop supérieure pour qu'un soupçon d'incertitude subsiste quant au dénouement de leur charmant tête-à-tête.

Raffaella se redresse donc calmement, se débarrassant machinalement d'une brindille accrochée à un pli de sa confortable jupe de cuir, et elle plonge les yeux dans ceux de son ennemie. Ce qu'elle y lit la conforte dans ses convictions : Angélyne est au seuil de la déliquescence la plus absolue. Elle est exténuée. Les coups l'ont lessivée. Désormais, la part de risque que comporte tout combat est tombée à zéro pour la meurtrière. Elle peut continuer à s'amuser sans crainte. Elle ricane donc en s'approchant lentement de sa proie, qui l'épie mais ne tente rien. La guerre d'usure peut se poursuivre jusqu'à ce que la harpie en décide autrement. Une idée délicieuse vient d'ailleurs de naître dans son esprit, une idée qui affaiblira encore davantage le mental de la Montaigu :

- Yannick ? Le meilleur amant ? C'est bien ça que tu viens d'affirmer ? Elle sourit tout en se remettant en position d'affrontement imminent, les bras ployés vers l'avant, les mains grandes ouvertes, les jambes arpentant fermement la terre glaise afin de tourner lentement autour d'Angélyne. Tu as parfaitement raison, ma chérie. Yannick est le meilleur, et c'est tout-à-fait logique parce que c'est moi qui l'ai façonné, c'est moi qui lui ai appris comment satisfaire une femme. Nous nous sommes envoyés en l'air des milliers de fois dans son vieux manoir, et il m'a affirmé chaque fois qu'il n'aimerait jamais que moi. Que si je le quittais, et que s'il devait se rabattre un jour sur une autre femme, celle-ci ne serait jamais qu'un pis-aller, une vulgaire passade. Tu vois donc ce que tu représentes pour lui, petite idiote ! Rien du tout, des clous. Tu n'es qu'un bibelot sans aucune valeur, dont il se sert seulement lorsqu'il a envie de copuler. Un bibelot que je vais briser sans plus attendre ! ... lance t-elle soudain d'une voix mauvaise en se précipitant sur Angélyne.

Rompue à tous les corps-à-corps, la Palder reprend aussitôt l'avantage en empoignant sèchement Angélyne et en la plaquant sauvagement contre elle. Et puisque la gorge de sa rivale a déjà pas mal écopé, c'est là qu'elle choisit de la harceler à nouveau. Une de ses mains lui enserre le cou, tandis que l'autre, glissée dans le creux de son dos, maintient leurs hanches étroitement soudées. Raffaella domine Angélyne d'une demi-tête, mais elle plante toutefois son regard cruel et méprisant dans ses iris gris et délavés qui paraissent partir lentement à la dérive. Un sourire triomphant danse sur ses lèvres charnues et trop rouges. Pas trop vite, se répète la meurtrière, mais ses doigts ont pris possession de la gorge fine de sa rivale et exercent une pression continue et inflexible, qu'elle ne relâche que de temps en temps pour lui permettre de respirer brièvement, avec parcimonie.

La Palder contrôle aisément la situation, et l'étau de ses doigts contraint peu à peu Angélyne à ployer les genoux, à mollir, à s'affaisser petit à petit vers le sol. Tu plies déjà, ma chérie ? C'est si triste de n'être qu'un avorton sans défense, non ? Sache que je compatis ! Je souffre pour toi ... ajoute t-elle d'une voix mielleuse, faussement compatissante.
- En fait, si tu n'étais pas aussi ridiculement médiocre, j'aurais pu t'engager dans ma bande. Grâce à ton joli p'tit cul et à ta ravissante petite gueule de fillette anémique, tu m'aurais ramené des clients à dépouiller. Et tu ne serais pas en train de mourir bêtement entre mes bras. Mais c'est trop tard maintenant, tu m'en as fait suffisamment baver avec ton idiot d'amant, et je vais vous supprimer tous les deux ! Et ma sentence est irrévocable ! ... conclut-elle en ricanant cette fois de manière abjecte et presque démentielle.





Raffaella Palder s'est expatriée et est devenue "la Whalberg" Suspect !
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On m'appelle Angélyne Montaigu


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 17 Fév 2015 - 12:35

Nouveau round d'observation : les deux jeunes femmes se tournent autour, l'une féline comme un incendios, prête au combat, l'autre affaiblie, dans l'impossibilité de s'enfuir. D'un côté, une Raffy rayonnante, certaine de vaincre son adversaire de toujours, et de l'autre la frêle, mais obstinée, Angélyne, le visage sévèrement marqué par les coups brutaux de la Palder, le corps éprouvé et douloureux, mais debout, malgré les élancements dans son dos, ses jambes qui la portent à peine. Ce répit, même si elle sait très bien qu'il sera de courte durée, elle essaie de le mettre pleinement à profit pour reprendre son souffle, car elle est consciente que cette folle veut en finir.

Mais pas trop vite apparemment, la voilà qui se met à pérorer, à se vanter d'avoir initié Yannick aux plaisirs charnels. Et les mots font mal, très mal, car même si la douce Angélyne connaît déjà l'histoire, ce n'est pas la première fois que l'image de leurs deux corps intimement enlacés vient la hanter douloureusement.
C'est vrai qu'il est un amant parfait, attentionné, drôle, tendre, qu'il a certainement comblé de nombreuses femmes avant elle, dont cette garce de Raffy, elle le sait, mais c'était avant. Les sentiments qui la lient au jeune Saule sont uniques, forts, bien plus réels et surtout plus honnêtes que ceux qu'il a pu partager avec Raffy, avec les autres. Ils s'aiment. Un point c'est tout. Et cette tirade venimeuse a au moins le mérite de réveiller la combativité de la voleuse. Enfin dans les limites de ses forces déjà bien entamées. Elle réplique :

- Il baisait avec toi ! Il baisait avec la catin que tu es ! Tu ne lui fais plus d'effet en tout cas, je ne l'ai pas vu se jeter à tes pieds, il me semble ! Nous, nous faisons l'amour, nous ne nous envoyons pas en l'air ! La différence est de taille ! Ne rêve pas, il t'a oubliée, ou du moins cette partie de votre histoire. Par contre, il se souvient très bien comment tu l'as dépouillé de sa fort …
Mais elle n'a pas le temps de terminer, Raffy se jette subitement sur elle, sauvage et déterminée. D'un bras ferme, la rousse la serre farouchement contre elle, à l'étouffer, à la casser en deux. Haletante, Angélyne ne peut que plaquer ses mains sur les épaules de sa tortionnaire pour la repousser. Mais celle-ci enserre aussitôt son cou gracile, d'une main, et l'étrangle lentement, mais sûrement. Encore. Les doigts menus de la voleuse agrippent alors le poignet inflexible, mais en vain. Impossible de desserrer la poigne de fer qui martyrise sa gorge. Raphaella a une force phénoménale, ce n'est pas une femme ordinaire, elle aime et maîtrise la violence, la force brute.

La pauvre Angélyne n'est pas de taille, elle se tortille, se cambre, s'essouffle, et ne parvient qu'à augmenter ses souffrances. Chaque goulée d'air que lui octroie ironiquement la sorcière est consumée immédiatement par ses efforts désordonnés. Mais c'est ce filet d'air ténu qui la maintient en vie, pour le plus grand plaisir de cette garce qui la torture avec un amusement pervers. Elle accentue encore son étreinte violente, mâtinée de concupiscence, elle la prolonge avec un sourire carnassier, se délectant de la faiblesse de sa rivale. Angélyne ne peut plus que subir, désormais, elle n'est plus qu'une poupée de chiffon, qu'une marionnette dirigée par les mains cruelles de la harpie. Elle ploie sous la douleur, sous le manque d'air, et, mollement, ses jambes déjà affaiblies plient, l'attirant irrémédiablement vers le sol. Seules les paroles blessantes, cinglantes de Raffy engendrent une vague réaction d'orgueil :

- Jamais … Jamais je … je serai à … ta botte … sale garce ! Jamais … t'entends ! …  Catin ! parvient-elle à articuler pitoyablement, alors qu'elle tombe à genoux. Le cou encerclé désormais par les deux mains de Raffy, Angélyne sent sa volonté s'étioler, au fur et à mesure que l'air lui manque. Elle est repoussée durement sur le sol, sans doute que les insultes proférées à mi-voix ont porté plus qu'elle ne le pensait. Son adversaire la rudoie avec colère, cette fois, et se laisse brutalement tomber à cheval sur son ventre, imprimant son corps frêle dans le lit de la rivière. Le souffle coupé  par la douleur autant que par l'étranglement, la voleuse gémit. Sa volonté de vivre, pourtant si farouche, flanche à mesure que l'air se raréfie, ses mouvements se font plus désordonnés, plus lents, plus inutiles. Elle ne repousse plus les serres qui l'asphyxient. Ses bras sans force tombent mollement sur le sol. Ne plus résister, se laisser aspirer par ce gouffre sombre qui s'ouvre sous ses pieds ...
- Pitié ... gargouille-t-elle en désespoir de cause, sans y croire vraiment, attirée par ce brouillard de sensations étranges, cotonneuses, presque confortables ... Mais elle ne perd pas conscience, pas encore. Jouant avec sa proie, Raffy la laisse reprendre un peu son souffle avant de refermer une nouvelle fois ses mains sur sa gorge meurtrie. C'est la fin, elle mourra dans quelques secondes, et ses dernières pensées sont pour Yannick.

- Yannick ... le nom s'échappe douloureusement de ses lèvres exsangues, Yannick, qui cette fois ne viendra pas la sauver ... Pitié ... gémit-elle, ses iris fanés plantés dans les yeux cruels et victorieux de la Palder.
- Pitié ...


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