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Le Bedon Rebondi

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On m'appelle Yannick Saule


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Posté dans Le Bedon Rebondi   - Mer 26 Nov 2014 - 5:02

Rappel du premier message :



Suite de : Arbre-Maison d'Angélyne Montaigu


Sant Poséinos, c'est le joyau de Vama, c'est l'effervescence d'une capitale moderne, aux bâtiments vertigineux, à la circulation dense et tonitruante. Et au centre de cet agglomérat multicolore de toitures et d'avenues, le lac, le cœur de la ville, un cœur qui bat au rythme des moteurs des bateaux qui sillonnent ses eaux limpides.

Le « Bedon Rebondi », l'auberge de ce vieux filou de Brid Hilsen, est située dans un quartier agréable et plutôt calme, à distance respectable des nombreuses maisons sur pilotis qui enceignent le lac. Ce n'est nullement un établissement de grand standing, marchands et politiciens dédaignent sa cuisine et ses chambres, mais quelques familles bourgeoises s'y attardent volontiers, ainsi que les propriétaires, gérants et cadres des innombrables pêcheries et chantiers navals environnants. L'ambiance y est chaleureuse et bon enfant, le vin y est très frais et charme les papilles, la terrasse est accueillante, et le poisson succulent.

En cette douce fin de matinée, la patron et son épouse sont aux fourneaux, et les premiers clients pointent le bout du nez, attirés par les avenantes odeurs de friture qui se glissent sournoisement hors des cuisines pour aller chercher les badauds par la main, dans les rues voisines. Brid a toujours mitonné d'excellents petits plats, mais il n'en a fait sa profession que depuis quatre ou cinq ans, après avoir gagné une somme importante au poker, somme qui lui a permis d'acquérir cette jolie taverne. Et le démon du jeu a enfin cessé de le harceler, pour le plus grand bonheur de sa moitié, qui l'aurait sans doute quitté si les cartes étaient restées sa principale préoccupation.

L'heure du déjeuner approche donc à grands pas, et l'enfant se présente bien, car deux tables sont déjà occupées en terrasse, sous la tonnelle que parfument mille fleurs grimpantes aux couleurs vives. Le célèbre gratin de poisson-maison dore lentement au four. Le pain du jour somnole fond d'un panier tressé, sous une serviette en papier. Une certaine image du bonheur ...

Mais soudain un bruit de chaises s'en vient bousculer ce savoureux constat. Un grand pignouf, que Brid n'aperçoit que de dos, vient de s'installer bruyamment à une table, s'efforçant de calmer deux superbes médors plutôt turbulents, et de les garder allongés à ses pieds. Face à ce gaillard à la tignasse épaisse roulant sur ses épaules, une ravissante petite chose toute mignonne et délicate s'est assise avec grâce, humant visiblement les fumets exquis qui s'échappent des fourneaux. Brid s'approche d'un pas léger, en affichant son sourire le plus cordial. La donzelle est vraiment jolie, et c'est dans cette direction, bien évidemment, que se porte le regard affable du cuisinier.
- Eh bien ma p'tite dame, laissez-moi vous dire que votre odorat ne vous a pas menti ! C'est ici, chez moi, qu'on déguste les meilleurs fritures de poisson de Sant-Poséinos ! Quand vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus vous en passer ! Ni de mes plats, ni de mon restaurant ! D'ailleurs on vient de partout dans le monde pour succomber à la tentation ! ... ajoute t-il d'un ton tellement convaincant qu'il en paraîtrait presque crédible.

La charmante nymphette, à la chevelure étonnamment blanche, n'a pas le temps de lui répondre. Non, c'est la voix moqueuse du bonhomme qui réplique ! Dites donc, vieille fripouille, ne seriez-vous pas en train de chercher à séduire ma compagne ? ... Cette phrase est ponctuée par un énorme éclat de rire, et l'escogriffe se lève ensuite pour se jeter dans les bras du patron !
- Brid ! Ça me fait plaisir de te revoir !
- Yaya ! C'est bien toi ? Mais que fais-tu ici, ma parole ?
- Bah j'suis v'nu avec ma bergère pour essayer ta poiscaille, et pour réserver une chambre ! Et aussi pour te briser l'épaule !
... ajoute Yannick Saule en bourrant de coups joyeux la lourde carcasse du patron !
- Mais tu me fais mal, vieux brigand ! Attends un peu pour voir ! ... riposte Brid en rendant coups pour coups, tout en s'esclaffant à son tour. Attends, rassieds-toi pendant que je vais chercher l'apéro, et après ça tu m'expliqueras tout et tu me présenteras ton amie ! D'ailleurs je ne comprends pas comment elle peut s'intéresser à toi, elle est beaucoup trop bien pour un gredin comme toi ! ... lance t-il en s'éloignant vers le comptoir pour y prendre une bouteille et trois verres.

Ce dont profite Yannick pour murmurer à son farfadet : Demande lui pour les médors, dis-lui qu'ils ne peuvent pas nous accompagner partout, et que ce serait sympa de sa part s'il pouvait les garder. Vu la façon dont il te déshabille des yeux, il ne pourra rien te refuser !

*****

Brid n'était pas le seul à dévisager Angélyne. Tapie derrière la margelle d'une fontaine publique, Raffaella Palder, mieux connue ici sous son nom d'emprunt, Raffaella Whalberg, n'a pas perdu une seule miette de la scène.





On m'appelle Angélyne Montaigu


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 17 Fév 2015 - 12:35

Nouveau round d'observation : les deux jeunes femmes se tournent autour, l'une féline comme un incendios, prête au combat, l'autre affaiblie, dans l'impossibilité de s'enfuir. D'un côté, une Raffy rayonnante, certaine de vaincre son adversaire de toujours, et de l'autre la frêle, mais obstinée, Angélyne, le visage sévèrement marqué par les coups brutaux de la Palder, le corps éprouvé et douloureux, mais debout, malgré les élancements dans son dos, ses jambes qui la portent à peine. Ce répit, même si elle sait très bien qu'il sera de courte durée, elle essaie de le mettre pleinement à profit pour reprendre son souffle, car elle est consciente que cette folle veut en finir.

Mais pas trop vite apparemment, la voilà qui se met à pérorer, à se vanter d'avoir initié Yannick aux plaisirs charnels. Et les mots font mal, très mal, car même si la douce Angélyne connaît déjà l'histoire, ce n'est pas la première fois que l'image de leurs deux corps intimement enlacés vient la hanter douloureusement.
C'est vrai qu'il est un amant parfait, attentionné, drôle, tendre, qu'il a certainement comblé de nombreuses femmes avant elle, dont cette garce de Raffy, elle le sait, mais c'était avant. Les sentiments qui la lient au jeune Saule sont uniques, forts, bien plus réels et surtout plus honnêtes que ceux qu'il a pu partager avec Raffy, avec les autres. Ils s'aiment. Un point c'est tout. Et cette tirade venimeuse a au moins le mérite de réveiller la combativité de la voleuse. Enfin dans les limites de ses forces déjà bien entamées. Elle réplique :

- Il baisait avec toi ! Il baisait avec la catin que tu es ! Tu ne lui fais plus d'effet en tout cas, je ne l'ai pas vu se jeter à tes pieds, il me semble ! Nous, nous faisons l'amour, nous ne nous envoyons pas en l'air ! La différence est de taille ! Ne rêve pas, il t'a oubliée, ou du moins cette partie de votre histoire. Par contre, il se souvient très bien comment tu l'as dépouillé de sa fort …
Mais elle n'a pas le temps de terminer, Raffy se jette subitement sur elle, sauvage et déterminée. D'un bras ferme, la rousse la serre farouchement contre elle, à l'étouffer, à la casser en deux. Haletante, Angélyne ne peut que plaquer ses mains sur les épaules de sa tortionnaire pour la repousser. Mais celle-ci enserre aussitôt son cou gracile, d'une main, et l'étrangle lentement, mais sûrement. Encore. Les doigts menus de la voleuse agrippent alors le poignet inflexible, mais en vain. Impossible de desserrer la poigne de fer qui martyrise sa gorge. Raphaella a une force phénoménale, ce n'est pas une femme ordinaire, elle aime et maîtrise la violence, la force brute.

La pauvre Angélyne n'est pas de taille, elle se tortille, se cambre, s'essouffle, et ne parvient qu'à augmenter ses souffrances. Chaque goulée d'air que lui octroie ironiquement la sorcière est consumée immédiatement par ses efforts désordonnés. Mais c'est ce filet d'air ténu qui la maintient en vie, pour le plus grand plaisir de cette garce qui la torture avec un amusement pervers. Elle accentue encore son étreinte violente, mâtinée de concupiscence, elle la prolonge avec un sourire carnassier, se délectant de la faiblesse de sa rivale. Angélyne ne peut plus que subir, désormais, elle n'est plus qu'une poupée de chiffon, qu'une marionnette dirigée par les mains cruelles de la harpie. Elle ploie sous la douleur, sous le manque d'air, et, mollement, ses jambes déjà affaiblies plient, l'attirant irrémédiablement vers le sol. Seules les paroles blessantes, cinglantes de Raffy engendrent une vague réaction d'orgueil :

- Jamais … Jamais je … je serai à … ta botte … sale garce ! Jamais … t'entends ! …  Catin ! parvient-elle à articuler pitoyablement, alors qu'elle tombe à genoux. Le cou encerclé désormais par les deux mains de Raffy, Angélyne sent sa volonté s'étioler, au fur et à mesure que l'air lui manque. Elle est repoussée durement sur le sol, sans doute que les insultes proférées à mi-voix ont porté plus qu'elle ne le pensait. Son adversaire la rudoie avec colère, cette fois, et se laisse brutalement tomber à cheval sur son ventre, imprimant son corps frêle dans le lit de la rivière. Le souffle coupé  par la douleur autant que par l'étranglement, la voleuse gémit. Sa volonté de vivre, pourtant si farouche, flanche à mesure que l'air se raréfie, ses mouvements se font plus désordonnés, plus lents, plus inutiles. Elle ne repousse plus les serres qui l'asphyxient. Ses bras sans force tombent mollement sur le sol. Ne plus résister, se laisser aspirer par ce gouffre sombre qui s'ouvre sous ses pieds ...
- Pitié ... gargouille-t-elle en désespoir de cause, sans y croire vraiment, attirée par ce brouillard de sensations étranges, cotonneuses, presque confortables ... Mais elle ne perd pas conscience, pas encore. Jouant avec sa proie, Raffy la laisse reprendre un peu son souffle avant de refermer une nouvelle fois ses mains sur sa gorge meurtrie. C'est la fin, elle mourra dans quelques secondes, et ses dernières pensées sont pour Yannick.

- Yannick ... le nom s'échappe douloureusement de ses lèvres exsangues, Yannick, qui cette fois ne viendra pas la sauver ... Pitié ... gémit-elle, ses iris fanés plantés dans les yeux cruels et victorieux de la Palder.
- Pitié ...
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On m'appelle Raffaella Palder


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mer 18 Fév 2015 - 3:32


La rébellion de la Montaigu est aussi brève que vaine. C'est la réaction à la fois attendue et ridicule d'une femme jalouse d'une ancienne conquête de son amant. Attendue, en effet, car c'est exactement ce que recherchait Raffy : déstabiliser son adversaire. Et ridicule, car Raffaella se fiche pas mal de l'intensité de l'amour que lui portait Yannick Saule. La seule chose qui lui importait vraiment, c'était sa fortune, qu'elle a réussi à grappiller en quelques mois. En définitive, le sursaut pathétique de la frêle voleuse n'a qu'un seul effet : accroître le ressentiment de Raffy. Amener sur ses lèvres un sourire cruel. Les métamorphoser en babines de prédatrice, prêtes à mordre.

Les mots sont inutiles. La Palder n'en prononce aucun. Elle reprend l'initiative de la bagarre. Mais d'ailleurs, est-ce encore vraiment une bagarre ? Non. La meurtrière submerge immédiatement son ennemie, au bout du rouleau, et bientôt Angélyne ne résiste plus du tout. Ses bras sont inertes, sa ravissante petite gueule d'ange est aussi blême et blanche que la chevelure qui l'auréole. Ses yeux s'emplissent d'épouvante dès que les doigts de Raffy pressent davantage sur sa gorge, ce dont la criminelle ne se prive nullement. La harpie adore ça, châtier ceux qui ont osé se placer au travers de sa route. Angélyne est lasse, elle gémit, elle ne respire plus que lorsque sa rivale l'y autorise en desserrant brièvement son étreinte. Sa vie ne tient plus qu'à un fil. C'est la Palder qui, seule, détient les clefs de l'existence de sa frêle ennemie. Ses pouces joints, concentrés sur sa gorge, règlent le flux de son oxygène en fonction de sa fantaisie, de sa méchanceté.

Bien que ricanante et dédaigneuse, l'invulnérable meurtrière ne perd pas une miette du captivant spectacle qui se joue à quelques centimètres de ses yeux. Il la fascine. L'impuissance d'Angélyne, son renoncement, son affolement manifeste, ses plaintes incessantes et ses soupirs déchirants sont  extrêmement sensuels. La position des deux jeunes femmes, l'enchevêtrement de leurs corps, l'entortillement de leurs jambes, la triomphatrice chevauchant étroitement la vaincue et l'immobilisant sous son ventre, le sont tout autant. Indéniablement, cette intime contiguïté ressemble à s'y méprendre à celle d'une joyeuse copulation sous les branches. En outre, la Montaigu est bigrement jolie, même avec ce sang séché qui lui peint le visage, même avec cette griffure vermeille qui lui traverse le front, causée sans aucun doute par un de ses innombrables vols planés dans les cailloux. L'hilarité cruelle et extatique de la Palder s'agrémente donc d'une large part de convoitise. Une formidable soif d'érotisme, de plaisir charnel, l'a envahie. Le sexe est un des moteurs de son existence, qu'il soit saphique ou plus traditionnel, ou même les deux à la fois. Au fond d'elle-même, elle a toujours salivé à l'idée de disposer un jour à sa guise du corps délicat de sa rivale de toujours, et voilà que, par le plus exquis des hasards, l'occasion lui en est donnée aujourd'hui, Angélyne étant à sa merci, inoffensive et docile, vaincue et anéantie. C'est là une opportunité à ne pas louper. Et de toute manière, sa jeune ennemie n'est pas en mesure de lui refuser quoique ce soit.

Il n'est pas question de tendresse, ni réelle, ni simulée. Pas question d'en donner, et impensable d'escompter en recevoir. Ce n'est pas le but du jeu. Ce que désire Raffy, c'est prendre ce que sa supériorité physique et l'abandon de la Montaigu lui permettent de réclamer. Ses traits ne s'adoucissent même pas lorsque ses mains libèrent le cou d'Angélyne afin de prendre possession de sa menue poitrine, à travers le tissu de sa robe d'été. Elle lui déballerait volontiers les seins, mais cette fichue robe n'a ni bretelles ni décolleté avantageux. Une seule solution. Ses doigts agrippent la soie fine couvrant les rondeurs de son ennemie et la déchirent en lambeaux, d'un geste impatient et brutal.

- Si tu bouges d'un pouce pour te dégager, tu es morte. Je te le déconseille donc vivement ! Cet avertissement est aboyé d'un ton péremptoire, alors que ses doigts intensifient leur pression sur les seins, à présent nus, de la jeune sylphide. Par contre si tu coopères sagement, je te laisserai filer ! ... lui promet-elle dans le creux de l'oreille, d'une voix soudain plus doucereuse. C'est évidemment un mensonge, une ruse, elle se débarrassera d'Angélyne dès que ses désirs et ses fantasmes seront assouvis, mais cette récréation inattendue n'en sera que plus agréable si la Montaigu ne se rebelle pas et lui offre son corps.





Raffaella Palder s'est expatriée et est devenue "la Whalberg" Suspect !
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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Jeu 26 Fév 2015 - 2:33

De l'air ! Par Vama ! De l'air ! Que c'est bon ! Les serres hargneuses de Raffy ont subitement relâché leur pression létale sur sa trachée. Angélyne respire avidement, même si le flux vital lui brûle la gorge, déclenche une quinte de toux, et lui arrache quelques râles. Mais elle respire. Et espère à nouveau. Elle ne réalise que les mains de la Palder ont pris brutalement possession de ses seins que lorsque celle-ci déchire sa robe et s'acharne sans douceur sur sa peau nacrée, pinçant, malaxant sa poitrine. De justesse, elle retient un gémissement de douleur qui menace de franchir ses lèvres, il ravirait trop cette garce. Pas une seconde, elle n'avale les promesses de la rouquine, pas une seconde elle n'a envie de lui faire la joie de s'abandonner à ses fantasmes, mais elle serait folle de laisser passer cette chance de récupérer un peu. Sentir ce souffle doucereux sur son oreille, sur son cou, la fait frissonner de dégoût, mais autant laisser croire à cette folle qu'elle lui fait de l'effet, si c'est ce qu'elle veut. Elle pourrait même simuler un certain plaisir, mais c'est vraiment au-dessus de ses forces ...

La vive répulsion que lui inspirent ces mains rapaces sur elle, elle ne doit pas y penser, ne pas la montrer surtout, ne pas réagir, mais se ressaisir pendant chaque minute que lui octroie involontairement son ennemie pendant qu'elle assouvit ses désirs malsains. Ce n'est pas la première fois qu'elle tente de prendre possession du corps de la sylphide. Elle a même osé l'offrir à ses complices, mais cette fois, Yannick était intervenu juste à temps pour la tirer des griffes de ses bourreaux. Aujourd'hui elle devra se débrouiller seule.
Angélyne sait que se débattre ne ferait qu'aiguiser ses pulsions perverses, aussi tente-t-elle de rester de marbre le plus longtemps possible. Focalisée sur ses rondeurs et les émotions qui passent sur le visage épuisé, sur cette peau d'ivoire qu'elle a dévoilée avec violence, Raffaella la croit certainement trop épuisée pour riposter, pour se défendre, ou pour s'enfuir. Et elle a raison, la voleuse est bien incapable de s'opposer à elle. Pour l'instant.

Les mains de Raffy se font de plus en plus insistantes, avides, la passivité de l'Ange semble combler ses désirs, et les regards concupiscents qu'elle lui jette, ne font qu'accroître son aversion. Malgré elle, son corps, ce traître, réagit aux attouchements, ses seins se sont dressés sous les doigts agressifs. Elle ne sait pas combien de temps encore, elle va pouvoir résister à son envie de la repousser, de s'enfuir loin de cette folle, de ses doigts dévoyés qui s'égarent sur sa poitrine et dont certains tentent à présent une incursion vers son ventre, malmenant la soie délicate de sa robe. Par chance, la prudence semble avoir quitté la Palder, elle ne repose plus de tout son poids sur la sylphide aux cheveux de neige. Elle s'est écartée pour laisser vagabonder ses mains à sa guise, au rythme de ses pulsions. La voilà qui s'attaque à sa culotte de fine dentelle, celle-ci ne résistera pas longtemps aux tiraillements impatients de Raffaella. Indécente, elle se presse même sur sa cuisse, alors qu'instinctivement Angélyne les serre pour éviter toute intrusion. Il ne manquerait plus qu'elle lui demande de la caresser aussi !

Trop c'est trop ! Tétanisée, la voleuse est à bout de résistance, chaque frôlement, chaque pression la révulsent. Et lorsque Raffy se penche à nouveau sur elle, elle ne cherche pas à savoir ce qu'elle va encore lui murmurer comme insanités. Elle saisit sa chance et s'agrippe violemment aux cheveux de la rouquine pour la repousser. De toutes ses forces, elle la tire en arrière. Miraculeusement elle libère une jambe, un pied qu'elle applique sur le ventre de la Palder, et la culbute violemment. Enfin, elle parvient à se dégager de son emprise ! Sans réfléchir, sans perdre une seconde, elle se relève non sans difficulté, sa tête tourne un peu et son corps meurtri la fait souffrir, mais une telle occasion ne se reproduira pas une seconde fois. Aussi fuit-elle éperdument droit devant elle, sans un mot, sans un regard pour sa rivale. Elle court sans même savoir où elle va, elle court, loin de cette harpie meurtrière. Malgré la douleur, et l'épuisement, malgré les branches qui lui fouettent le visage et son corps dénudé, elle court ...


Calyth Montivelle, Pilote / Janalya Hermontrick, Maître armurier / Ylaria Desnolancès, Cultivatrice


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Merciiiii !

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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Jeu 26 Fév 2015 - 13:17


L'avertissement de Raffaella, lourd de haine et de menaces, obtient le résultat escompté : Angélyne se soumet, elle se tient coite. Le joli jouet de la Palder, au buste largement dénudé, se fait docile. Sans doute a t-elle gobé qu'elle aurait la vie sauve en cédant à toutes les exigences de la harpie ! Celle-ci, sans le moindre scrupule, use et abuse sans vergogne de son hégémonie absolue. Les seins menus de la Montaigu lui appartiennent. Elle les harcèle avec fougue, les pétrit, les malaxe avec rudesse, laissant libre cours à sa lubricité débridée, se fichant éperdument de ce que ressent cette frêle ennemie gisant à sa merci, les bras en croix. Elle la domine, elle la possède, car telle est sa volonté toute puissante, et rien d'autre ne compte que son propre plaisir. Elle ponctue d'ailleurs chacune de ses si plaisantes turpitudes par de hideux rictus de satisfaction, ou par quelques ricanements narquois, même si elle est un peu frustrée par l'apathie de cette gourdasse, dont le visage n'exprime aucun sentiment. Pourtant, à sa plus vive surprise, la poitrine de sa rivale semble peu à peu répondre à la tyrannie de ses doigts inquisiteurs. Ou bien n'est-ce qu'une impression ? Non, c'est bien réel, ses seins se sont bel et bien dressés sous ses assauts répétés et pervers.

Le visage vindicatif de la meurtrière s'orne soudain d'un sourire machiavélique, auquel un rire féroce et démentiel succède subitement. Cet étonnant constat excite encore sa convoitise, ce qu'elle exprime à sa manière, bien entendu :
- Tu aimes donc ça, petite garce ! Et c'est moi que tu oses traiter de catin ! On va s'amuser ma belle ! Ne t'inquiète surtout pas, tu vas en avoir pour ton argent !

Alors qu'une de ses mains pèse toujours lourdement sur le buste d'Angélyne et y poursuit ses odieux agissements, l'autre se glisse sous les jupons retroussés de sa captive, en direction de son écrin le plus intime. La Palder se déplace légèrement, s'incline davantage pour parvenir plus aisément à ses fins, et ses doigts agrippent vivement l'ourlet de la culotte de soie de sa fragile ennemie, mais elle n'a pas l'occasion de la lui arracher. Produisant un effort aussi inattendu que désespéré, la frêle voleuse réussit à empoigner la chevelure rousse de Raffaella, à dégager une de ses cuisses et à repousser sa tortionnaire du plat du pied. Aussitôt, les deux femmes roulent dans la poussière, l'une, Raffy, vers les bords de l'ancien ru désormais asséché, et l'autre, Angélyne, dans la direction opposée, vers un improbable salut.

Stupéfaite, la criminelle met quelques secondes avant de se ressaisir, et, lorsqu'elle se redresse enfin, sa rivale est déjà en train de disparaître entre les multiples rangées de buissons qui dissimulaient leur violente bagarre. Aussitôt, la poursuite s'engage. Raffaella, rageuse, se maudit de s'être laissée surprendre par ce sursaut soudain de sa prisonnière, mais elle ne s'affole nullement, car la course d'Angélyne se révèle malhabile et hésitante. La Montaigu est épuisée, son avance n'est pas très importante, et elle se heurte aux rochers et aux branches éparses qui paraissent prendre un malin plaisir à lui barrer la route. De plus, cette idiote se méprend visiblement quant à la direction à adopter pour rejoindre le quartier des Vitis, là où elle pourrait éventuellement trouver de l'aide, et elle s'en écarte un peu plus à chaque enjambée. Connaissant les bosquets comme sa poche, la Palder accélère l'allure, et elle grignote rapidement son retard, tout en prenant soin, par de brusques changements de trajectoires destinés à croiser la route de la jeune fuyarde, d'obliger celle-ci à s'enfoncer davantage dans l'épaisseur tiède de la forêt.

Il n'y a bientôt plus qu'une douzaine de mètres entre les deux adversaires. Raffy perçoit à présent distinctement le halètement saccadé d'Angélyne ainsi que le bruissement ténu de ses jambes minces traversant les broussailles et les herbes hautes. Plus que dix mètres. Encore quelques pas et la Palder pourra se saisir de sa proie. Le temps des tergiversations est révolu. Cette fois, elle l'éliminera définitivement. Elle se montrera impitoyable.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Lun 2 Mar 2015 - 1:47

Au hasard, Angélyne court au travers de la végétation, écartant comme elle le peut les branches importunes. Elle court, la peur au ventre, elle a perdu tout repère, et ne parvient pas à s'orienter dans ce bois inconnu. Incapable de retrouver le chemin du chalet, ou même de la rue qui les a menés jusqu'à Raffy et qui lui sauverait la vie, elle court, les jambes lourdes de fatigue, le corps meurtri. Sa robe déchirée flotte pitoyablement derrière elle, s'accrochant à la moindre brindille, sans le vouloir, la sylphide sème ainsi des lambeaux de tissu bleu azur qui permettront à sa rivale de la pister sans problème. Elle a vaguement cherché à ramener les pans déchirés de son corsage sur elle, mais sans succès elle n'a pas insisté, privilégiant sa fuite plutôt que sa pudeur déjà mise à mal par les gestes brutaux et pervers de la Palder. Elle en frissonne encore de dégoût, sentir l'air frais sur sa peau rougie c'est comme la laver de ces attouchements malsains. Pas question de renouveler l'horrible expérience des fantasmes dévoyés de cette folle, de la sentir s'exciter sur elle, comme un lesbos en chaleur … Quoique si jamais elle la rattrape, c'est un autre supplice que celle-ci lui fera subir, elle la tuera. Mais elle y prendra tout son temps pour se venger de la longue liste de griefs -imaginaires ou pas- dont elle considère la famille Montaigu, et la fille en particulier, responsable …

Alors Angélyne s'accroche à l'espoir, l'espoir insensé d'échapper à sa poursuivante, de sauver Yannick des griffes de ses geôliers, et de retourner au Manoir pour y couler des jours heureux. Elle court toujours malgré ses poumons et sa gorge qui la brûlent atrocement. À plusieurs reprises, elle trébuche d'épuisement et manque de s'étaler encore sur une racine traître, ou une ornière. Mais elle court encore, désespérément, car Raffy est sur ses talons. Peu affectée par leur bagarre, la harpie est agile et sait certainement où elles sont toutes les deux. Tel un prédateur affamé, elle se rapproche inexorablement de sa proie. La voleuse en fuite entend avec une acuité surnaturelle les brindilles qui craquent sous les bottes de cuir, le souffle régulier de la mégère de plus en plus proche. Elle s'attend d'un instant à l'autre à sentir sa main crocheter brutalement son épaule pour stopper sa course folle.

Soudain Angélyne déboule sur une petite sente dégagée qui déleste sa fuite éperdue des racines traîtres, et des hautes herbes coupantes. Sans hésiter elle emprunte ce chemin providentiel sans savoir où il va la mener. Elle n'a guère le choix, revenir en arrière la conduirait directement dans les bras de la Palder.  Cette fuite en avant ne durera plus guère, tant son ennemie gagne du terrain. Même s'il est plus facile de courir sur ce sentier, la fuyarde est éreintée, et sa poursuivante est galvanisée par sa haine. Jetant un regard en arrière, la sylphide aperçoit Raffy et redouble d'efforts, puisant dans ses ultimes réserves pour la distancer, mais en vain ...

Le rideau d'arbres s'écarte subitement, l'horizon se dégage, dévoilant une petite clairière qu'Angélyne trouverait ravissante si elle avait le temps de l'admirer. Mais ce qui l'attire irrésistiblement, ce qui la fait accélérer imperceptiblement, c'est la passerelle qu'elle distingue au bout de cette trouée verdoyante. Encore quelques mètres. Si elle l'atteint, si elle l'emprunte, si elle  traverse, peut-être pourra-t-elle se défaire de sa rivale … Et elle se rue le petit pont, sa planche de salut. Les premières lattes bringuebalantes acceptent, en oscillant légèrement, le poids mouche de la fugitive, elles grincent, craquent mais semblent assez solides pour la supporter. Pourtant l'une d'elles cède traîtreusement sous son pied, et s'ouvre en deux, offrant une vue vertigineuse sur le profond ravin qui serpente en dessous. Se rattrapant de justesse, Angélyne perd une ballerine qui bascule dans le vide, et disparaît dans la végétation. Elle reprend sa course, quelques mètres encore, puis s'arrête net. Plus de planches, plus de passerelle, plus rien que le vide !

Désespérée, la sylphide exténuée, assommée par cet ultime coup du sort, se retourne pour rejoindre la terre ferme. Mais elle ne fait que quelques pas, il est trop tard, Raffy s'est déjà engagée sur le pont, lui coupant toute retraite. Les voici de nouveau face à face. Haletante et sans force, la frêle voleuse se met pourtant en garde comme lui a appris Yannick, plaçant ses mains à la hauteur de son visage, fléchissant légèrement les genoux. Mais elle ne se fait guère d'illusion, c'est un baroud d'honneur auquel elle se livre. La mort l'attend certainement. Raffy ne réitérera pas son erreur, cette fois, c'est le dernier round de ce combat inégal et perdu d'avance.
Angélyne jette un dernier regard en arrière, s'assurant qu'elle est assez loin du précipice pour recevoir les premiers coups de la Palder. Elle l'attend ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 3 Mar 2015 - 0:15


Plus que cinq mètres. Plus que deux. Mais à l'instant précis où la Palder s'apprête à agripper la chevelure de lys de la fuyarde, qui danse sur ses frêles épaules en adoptant le tempo de sa course, voilà que cette-dernière s'engage soudain dans un sentier transversal qui se coule entre éboulis et bosquets. Une effrayante litanie d'abominables jurons déforme un instant les traits haineux de la criminelle, car Angélyne, grâce à cette manœuvre inattendue, a réussi à reprendre une dizaine de mètres d'avance, et Raffy commence à en avoir plus qu'assez de s'époumoner de la sorte.

La poursuite reprend néanmoins de plus belle. A l'approche d'une minuscule clairière qu'ombrage la verdure, l'écart entre la proie et sa poursuivante s'est réduit une fois de plus comme une peau de chagrin. L’hallali est pour bientôt, même si la Montaigu emprunte à nouveau une direction différente et se précipite soudain sur une infâme passerelle au plancher vermoulu. Raffaella identifie alors ce recoin désert, jusqu'où elle chevauche de temps en temps, et elle ralentit sa course. Un rictus sarcastique tord sa bouche trop rouge. Ses yeux s'illuminent. Ce ponceau de bois, enjambant un ravin passablement profond, elle a cherché à le traverser à l'occasion d'une de ses randonnées, et elle a dû y renoncer car il s'est effondré en son milieu, depuis de longues années sans doute, et sa partie intacte débouche sur un précipice jonché de rochers acérés et de quelques arbrisseaux à l'agonie. Son ennemie ne pourra donc s'enfuir par là. La voilà définitivement piégée et à sa merci.
- Tu es à moi, ma pauvre chérie ! ... s'exclame la meurtrière dès que la Montaigu, s'avisant de son infortune, tourne vers elle un visage décomposé et extrêmement las.

Angélyne se remet malgré tout en position de défense, ce qui ne provoque qu'un dédaigneux haussement d'épaules de la part de la meurtrière et ne ralentit nullement son évolution sur les planches disjointes, qui oscillent lentement de droite à gauche, tandis que gémissent les cordages qui, vaille que vaille, assemblent l'ouvrage.
- Qu'espères-tu encore, espèce d'idiote ? Tu ne peux plus m'échapper ! Je vais te briser les reins, et t'expédier au fond du ravin ! Jamais on ne retrouvera ton corps. Et ensuite je m'amuserai avec ton bel amant, avant de le laisser crever à petit feu  ... éructe la Palder, qui est parvenue face à sa mince ennemie, à dix mètres à peine de l'extrémité endommagée de la passerelle, là où pendouillent quelques bouts de corde usée qui n'ont plus la moindre utilité et se balancent au gré du vent. La lippe mauvaise, Raffaella s'approche encore, se tenant désormais d'une main à la chaîne rouillée qui longe encore la partie apparemment saine du pont. Elle fait soudain mine d'hésiter, de ne plus oser s'avancer en raison de l'état lamentable des planches, mais c'est une ruse, tout-à-coup ses bras se tendent, et ses mains se referment sur celles de sa rivale.

- Ce que tu es naïve, ma pauvre fille ! Des cruches dans ton genre ne vivent jamais bien longtemps ! ... affirme t-elle en ricanant affreusement, tout en assurant calmement sa prise. Ses doigts enveloppent fermement ceux d'Angélyne, plus fins, plus menus, ils s'en rendent maîtres, mais elle ne veut pas l'obliger à ployer devant elle, non, au contraire, elle exerce subitement une violente pression sur les bras recrus de fatigue de sa gracile adversaire pour la contraindre à reculer vers l'extrémité du ponceau, celle qui surplombe le vide, celle qui promet un corps disloqué par les rochers et une mort horrible à ceux qui seront propulsés par là.

L'issue du corps-à-corps se précise rapidement. La force et la fraîcheur supérieures de la Palder anéantissent sans mal l'embryon de résistance que son ennemie cherche à déployer. La Montaigu n'est plus qu'à deux pas du plongeon vers l'enfer et il lui est totalement impossible d'inverser la tendance. Raffy n'en est d'ailleurs nullement surprise. Elle tient sa vengeance. Elle se délecte. Elle n'a même pas à produire un effort conséquent pour repousser Angélyne et l'immobiliser ensuite sur le rebord de la dernière planche encore arrimée aux autres. Le corps penché vers l'arrière, les bras aisément contenus, sa rivale est totalement en son pouvoir. Une ultime impulsion et elle culbutera au fond du gouffre. Seules les mains de Raffaella emprisonnant les siennes la maintiennent encore sur la passerelle. L'occasion est trop belle pour la meurtrière de se gausser une dernière fois de sa jeune adversaire.
- C'est la fin de ton médiocre parcours, ma jolie. Tu es déjà morte. Dis-moi, dois-je dire un mot pour toi à notre cher Yannick avant de le tuer aussi ?  

Une lueur narquoise et perverse s'allume au fond de ses yeux fous. Elle incline encore davantage son ennemie vers le gouffre béant, tout en lui offrant un sourire cruel. Elle tient sa vie entre ses mains, et l'étreinte diabolique se terminera bientôt, juste le temps pour Raffy de savourer encore un peu le désarroi d'Angélyne.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Lun 9 Mar 2015 - 11:52

Raffy vient à sa rencontre avec l'assurance de celle qui a gagné la partie. Sa démarche conquérante, son sourire narquois, l'aisance avec laquelle elle marche sur les planches disjointes, révèlent à son adversaire qu'elle connaît très bien les lieux. Le pont gémit sous le poids des deux femmes, il danse sous leurs pieds, déstabilisant la pauvre Angélyne aux jambes flageolantes de fatigue. Dans son dos, à quelques pas, il n'y a plus que le vide, des cordes effilochées, des chaînes rouillées qui survolent le  précipice. C'est là qu'elle finira certainement selon les plans de son ennemie jurée. Le regard assassin de celle-ci est déjà une arme létale, la voleuse frémit, sa garde ne résistera pas longtemps. Son corps n'est plus que douleur et pourtant, sourde aux insultes et aux provocations, elle rassemble ses ultimes forces pour recevoir l'assaut imminent de la Palder. Celle-ci fait mine d'hésiter lorsque les grincements se font plus inquiétants, mais ce n'était qu'une feinte, l'attaque est à l'image de la femme qui la porte, sournoise, agressive, mortelle. Angélyne ne peut que reculer, tant les forces de Raffy sont supérieures aux siennes.

Cinq pas.
Quatre pas.

La frêle voleuse glisse sur ses appuis, impossible de repousser la harpie qui ricane cyniquement de sa faiblesse.

- Noon ! Tu … tu n'as pas …  encore gagné ! ne peut-elle s'empêcher de hurler, sans y croire vraiment, sans résister réellement.

Trois pas.

- Laisse donc Yannick, ce n'est pas lui que tu veux ! Ça n'a jamais été lui ! Il ne t'a rien fait ! Profitant du désarroi de son ennemie, Raffy porte l'estocade en une soudaine poussée qui avale les deux derniers pas qui séparaient sa proie de l'extrémité de la passerelle. Les pieds sur la dernière planche branlante, la sylphide s'arc-boute pour ne pas chuter. Comble de l'ironie, elle s'accroche désormais aux mains de sa rivale, qui la maintiennent dangereusement au-dessus du vide. D'une simple pichenette, cette garce va la propulser dans le ravin. Il n'y a plus que ses pieds sur le pont, tout le reste de son corps surplombe le précipice, vertigineux.

Éperdue, Angélyne jette un regard en arrière. Assaillie par un effroi insondable, elle a l'impression que tout ce qui l'entoure tangue désormais, comme sur un frêle esquif dans une monstrueuse tempête. Vertige et faiblesse s'unissent pour désorienter la jeune femme qui s'écroule soudain à genoux aux pieds de la Palder, alors que sa seconde ballerine plonge dans les profondeurs du ravin.

- De grâce, Raffy, non ! Ne me laisse pas tomber ! Par pitié, nooon !
se résigne-t-elle à supplier d'une voix désespérée. Nauséeuse, elle n'a plus aucune solution de repli, si ce n'est tenter d'éveiller une once minuscule de pitié, ou bien de désir chez cette folle.
- Je ne veux pas mourir ici ! Pitié ! Par Vama, ne me lâche pas ! Je ferai tout ce que tu veux ... concède-t-elle en sanglotant misérablement. Il n'est plus question de faire bonne figure, ou de faire preuve d'un courage qu'elle n'a pas, qu'elle n'a plus. Affronter la mort n'est pas aussi aisé que ce que l'on croit. Surtout à l'aube de sa vie. Il ne lui reste plus qu'un seul argument pour fléchir l'inflexible Raffaella, sa dernière chance :

- Si tu me laisses tomber, jamais tu ne sauras où notre fortune est cachée ! Allons Raffy ! C'est ce que tu veux le plus au monde, non ? De grâce, je capitule, je n'en peux plus, tu as gagné, tu auras ton fric, et en prime, tu pourras faire de moi ce que tu voudras … Ne me lâche pas … Et elle achève dans un souffle à peine audible :
- Je serai à toi … Espérant, sans trop y croire, que ces mots évocateurs et son corps à demi dévêtu éveilleront la concupiscence de la mégère ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 10 Mar 2015 - 10:54


Les pitoyables prières de la trop fière et trop belle Montaigu, acculée au bord du précipice, excitent délicieusement l’orgueil et l'imagination de Raffaella. Contraindre Angélyne à se prostituer pour survivre, l'offrir à de vieux libertins gâteux, catarrheux, ahanant comme de lourds bovidés manquant de souffle, mais surtout bougrement fortunés, ce qui excuse tous les vices et toutes les tares, voila qui serait une exquise vengeance en plus d'une appréciable source de revenus ! Ou, mieux encore, la conserver pour un usage personnel, étroitement claquemurée dans une chambre, afin de se repaître à loisir de son corps gracile et d'assouvir ses pulsions les plus croustillantes et les plus démoniaques, ne serait-ce pas savoureux ?

Bref, la Palder me manque pas de projets particulièrement alléchants, et elle aurait sans doute opté pour l'un d'entre eux quelques mois auparavant, avant d'avoir pu jauger vraiment sa rivale. Aujourd'hui, cependant, sa décision est tout autre. Cette petite garce a réussi à retrouver sa trace, malgré son changement d'identité et son déménagement pour la capitale, ce qui révèle qu'elle est infiniment dangereuse. Certes, elle est friable comme de la porcelaine, mais, depuis qu'elles sont ennemies, elle fait preuve d'une persévérance et d'une audace monstrueuses. Ce n'est pas par son physique de nabot qu'elle est redoutable, non, c'est par sa matoiserie, sa malice. Alors non et non, puisqu'elle est à la merci de Raffy, il est indispensable que cette-dernière s'en débarrasse à tout jamais. La Montaigu est un serpent venimeux particulièrement sournois et habile, il faut l'empêcher de mordre. Il faut l'exterminer. Voilà l'irrévocable verdict.

C'est un vif éclat de rire qui accueille les derniers mots d'Angélyne.
- Ma pauvre fille, me crois-tu assez naïve pour te faire confiance et te laisser une chance de me poignarder dans le dos à la première occasion ? J'admets que tu as de jolis p'tits seins, ma mignonne, mais j'ai beaucoup mieux à ma disposition ! Quant à ta fortune, je vais te décevoir, mais je n'en ai rien à cirer ! Il me reste des milliers d'imbéciles à plumer dans toutes les villes de Matroos. Alors, désolée, ma chérie, c'est la mort qui t'attend ! Mais sois heureuse, ton Yannick te rejoindra bientôt ! Il ne m'est plus d'aucune utilité !

La situation est désespérée pour Angélyne, coincée à l'extrémité du vieux ponceau, et désormais agenouillée sur l'ultime latte branlante et putrescente, le dos douloureusement courbé vers l'arrière, les mains prisonnières de celles de son ennemie jurée qui la domine de plus en plus aisément. La projeter dans l'abîme sera un jeu d'enfant pour la meurtrière, et elle ira s'écraser dans les noirs rochers qui en tapissent le fond. Que ce sera doux de contempler son corps totalement démantibulé et se vidant de son sang. Cette perspective se fraie rapidement un chemin dans le cerveau malade de la harpie, et la mort d'Angélyne devient subitement une urgence absolue. Fini de rire. Elle lui lâche soudain les mains, mais l'avorton réussit à éviter la chute, se cramponnant à tout ce que ses doigts menus rencontrent. L'obstination de la Montaigu rend la criminelle totalement hystérique. Elle lui serre à nouveau le cou avec une rage inouïe, ses pouces joints lui pétrissant la gorge. Puis elle se met à la secouer de gauche à droite, en l'injuriant copieusement.
- Vas-tu enfin tomber, sale petite gourde ! Mais qu'attends-tu pour crever, maudite catin !

Ce procédé brutal ne s'avérant pas suffisamment expéditif, Raffaella referme ses longs doigts sur les épaules de son ennemie, l'incline et la repousse de plus belle vers ce vide qui s'apprête à l'accueillir.
- Meurs ! Mais meurs donc ! ... répète t-elle, les yeux fous, alors que plus rien ni personne ne peut raisonnablement sauver Angélyne.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Dim 22 Mar 2015 - 2:38

Cruel, victorieux, quasiment dément, le rire de Raffy s'élève haut et fort, déchirant le silence après les pitoyables supplications d'Angélyne. Il réduit à néant ses efforts pour amadouer la Palder, et sonne le glas de ses folles espérances. Cette cinglée est rancunière, sadique, et ne veut pas se priver de cette occasion de se débarrasser définitivement de son ennemie jurée. La voleuse sait que c'est la fin, mais malgré son épuisement, elle vendra chèrement sa peau. Soudain Raffaella lui lâche les poignets, la repousse brutalement vers le vide. Arc-boutée sur ses genoux, à la limite du supportable, Angélyne s'accroche désespérément à ce qui lui tombe sous les doigts, alors que ses gestes sporadiques accentuent les ondulations du ponceau. Cramponnée d'une main sur la corde qui soutient la passerelle, l'autre agrippée à la manche de son adversaire, elle résiste au déséquilibre, à la chute vertigineuse et mortelle, promise par la Palder. Enragée, celle-ci perd sa superbe et surtout son sang-froid, telle une forcenée, elle enserre le cou de la sylphide, l'invectivant abondamment. Asphyxiée, la gorge brutalisée par des doigts impatients, secouée comme un vulgaire soyasse, celle-ci reste arrimée à ses prises. Obstinément. Non, elle ne veut pas mourir. Non, elle ne veut pas tomber.

Sous les deux femmes, les planches vermoulues protestent contre les secousses brusques qu'elles subissent. Elles ne sont pas habituées à autant de remue-ménage, elles grincent, craquent, menacent. Il y a bien longtemps que personne n'a osé les fouler, surtout d'une façon aussi grossière, aussi brutale. Les grincements du vieux pont oublié se font de plus en plus alarmants, mais les deux ennemies n'en ont cure, focalisées l'une sur sa survie, l'autre sur la chute qui tuera enfin son adversaire.
Soudain, dans un craquement lugubre, la latte sur laquelle se trouvait Angélyne explose en une myriade d'esquilles, de fragments, qui dégringolent dans le ravin et disparaissent, avalés par la végétation. Dans un réflexe désespéré, elle a gardé la corde enroulée autour de son poignet, son autre main a agrippé la cheville de Raffy, qui, déséquilibrée, se reçoit rudement sur le dos. Le pont se rebelle et oscille dangereusement, sous le poids de la voleuse, suspendue à sa corde. La Palder glisse lentement, tirée vers le vide par le poids de sa rivale.

D'un coup de botte hargneux, la harpie tente de dénouer les doigts qui ceignent sa cheville et l'entraîne vers le ravin. Pourtant  malgré la douleur cuisante, ils maintiennent leur prise. Une deuxième, puis une troisième talonnade de la sorcière, à demi allongée sur la passerelle, font hurler de douleur Angélyne, mais elle tient bon. Jusqu'à ce qu'une autre latte cède sous les coups violents qu'assène la furie, répandant sur elle une pluie d'éclats de bois plus ou moins gros. Surprise, elle lâche Raffy, tentant de se protéger tant bien que mal. Projetée sur le côté, la torsion qu'elle inflige à son autre bras est éprouvante, pas question de lâcher, pourtant, sinon c'est la mort qui l'attend. D'un farouche sursaut, elle parvient à saisir la corde à deux mains et s'y agrippe, reprenant son souffle. Mais le pont n'a pas achevé sa rébellion, un sifflement strident retentit, suivi d'un nouveau craquement qui, cette fois, déchire l'antique passerelle en deux portions qui vont s'écraser contre les parois du ravin. La chaîne cingle l'air et frôle Angélyne qui heurte violemment de l'épaule, le mur rocheux. La Palder aussi a versé avec les restes de la passerelle vers le vide. Ses deux mains ont harponné la dernière planche intacte, elle se trouve un peu plus haut que la sylphide dont la corde libérée d'une planche supplémentaire s'est allongée d'une longueur.

Si ce n'est leur condition physique respective, les voici sur un pied d'égalité : suspendues, toutes les deux, au-dessus de ce précipice ...


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Lun 23 Mar 2015 - 8:29


Les yeux déments de la Palder étincellent, une rage destructrice la submerge, un effroyable rictus lui tord les lèvres alors qu'elle ploie et rudoie le corps à-demi nu de sa rivale et l'incline de plus belle vers le vide. Cependant, en raison de cet équilibre précaire qui l'empêche de développer toute sa force, c'est en vain, jusqu'à présent, qu'elle s'échine à la propulser au fond du gouffre. Mue par un incroyable instinct de survie, Angélyne s'accroche toujours, en dépit de sa faiblesse et de la friabilité de sa position, même si un terrifiant plongeon dans ce ravin abrupt paraît la seule issue possible de ce combat.

Sous les pieds des deux jeunes femmes, ce qui demeure de la passerelle geint comme un animal blessé, mais la meurtrière l'entend à peine, concentrée sur sa tâche infâme et déterminée à en finir au plus tôt avec la Montaigu. Si bien que l'horrible craquement qu'émet l'extrémité du ponceau en se désagrégeant soudain la prend totalement au dépourvu. L'affolement la gagne lorsque Angélyne s'empare de sa cheville, ce qui la déséquilibre instantanément et la renverse sur le dos. Pire encore, le poids, même menu, de sa rivale, l'entraîne irrésistiblement vers le gouffre, et ce n'est qu'à l'ultime seconde que Raffaella réussit à se saisir de la dernière planche encore intacte adhérant toujours à l'ossature de la passerelle. Vite, il lui faut se débarrasser de cet encombrant fardeau avant qu'elles ne s'abîment toutes deux au fond du précipice ! Et la Palder, réussissant à dompter son mouvement de panique, se met à écrabouiller les doigts de sa rivale, suspendue à son mollet, avec la semelle de son autre botte.
- Vas-tu enfin tomber, stupide avorton ! ... grogne t-elle en multipliant les coups de pied et en agitant énergiquement la jambe de gauche à droite afin d'en décrocher son adversaire. Et elle y parvient finalement, mais la demi-portion a vraiment une chance insolente et elle réussit à se cramponner à un cordage, et les voici qui pendouillent côte-à-côte comme deux fruits trop mûrs.

A présent, il s'agit de remonter. Et Raffy dispose d'un incontestable avantage, car elle est agrippée plus solidement et plus en hauteur que sa frêle rivale. Cependant, ces ultimes péripéties ont entamé sa résistance et l'effort qu'elle doit accomplir pour se mettre en sécurité lui semble vraiment ardu. Se hisser à la force des bras va lui demander une importante débauche d'énergie, d'autant plus qu'elle doit parvenir sur la partie saine du ponceau avant la Montaigu pour l'empêcher d'y accéder aussi. Elle jette un œil sur son ennemie, laquelle, sans aucun doute, tient exactement le même raisonnement. D'ailleurs, la chétive voleuse grimace, elle est visiblement à la peine, mais elle ne s'avoue pas vaincue, et la voici qui se tortille et se déhanche au bout de sa corde, certes maladroitement, mais elle progresse néanmoins de quelques dizaines de centimètres et parvient pratiquement à la même hauteur que Raffaella. Ce que cette-dernière ne peut accepter sans réagir ! Il y va de sa vie !

- Tu vas voir ce que tu vas prendre, sale petite teigne ! ... ricane la criminelle, que la perspective de porter quelques coups supplémentaires à son ennemie réjouit déjà, et qui retrouve de ce fait tout son aplomb en dépit des circonstances exceptionnelles et de leur position scabreuse. Je vais te briser les reins, ma chérie ! ... ajoute t-elle en assurant sa prise du mieux possible et en portant deux ou trois coups de pied à la Montaigu. Sous l'impact, Angélyne est repoussée vers l'arrière, et la corde à laquelle elle s'agrippe toujours est saisie d'un balancement plutôt régulier qui l'éloigne et la rapproche successivement de la Palder. C'est plus qu'il n'en faut pour ranimer l'esprit diabolique et l'inventivité malfaisante de la criminelle. Hop ! Lorsque les oscillations du filin ramènent une nouvelle fois Angélyne à sa portée, Raffaella lui entoure vivement la taille de ses cuisses robustes, ce qui interrompt le mouvement de va-et-vient involontaire de son ennemie et l'immobilise complètement.

- Je te tiens enfin ! ... exulte t-elle, triomphante. Si tu lâches ta corde, tu dévales au fond du gouffre ! Et moi je vais te serrer le kiki jusqu'à ce que tu en crèves si tu ne la lâches pas ! ... jubile t-elle, réussissant à se hisser davantage sur la passerelle, à y poser le dos, et à agripper des deux bras un des lourds madriers verticaux composant l'armature du vieil édifice, ce qui rend sa position beaucoup plus confortable et infiniment moins périlleuse.





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Sam 28 Mar 2015 - 10:16

Par Vama, quel choc ! L'épaule meurtrie par sa collision contre la paroi rocheuse, Angélyne serre les dents, elle doit absolument surmonter cette douleur - et toutes les autres - pour exploiter immédiatement l'infime avantage qu'elle possède avant que son adversaire ne reprenne ses esprits. Lentement, mais sûrement, elle se hisse sur sa corde, l'entortillant à ses jambes, dès qu'elle est assez haut. Sans quitter Raffy des yeux, elle gagne centimètre par centimètre pour parvenir quasiment à sa hauteur, au grand déplaisir de celle-ci. Une fois la panique dissipée, telle une Ezealle, la Palder retombe sur ses pattes et retrouve son venin. Cette garce s'est agrippée à la dernière planche encore entière de la passerelle, et essaie de grimper un peu plus haut, cherchant une prise plus solide. Elle ne se gêne pas pour envoyer quelques solides coups de pieds à Angélyne, afin de retarder sa progression. Aussitôt la corde de la frêle voleuse se balance, l'approchant dangereusement de la Palder qui n'attend que cette occasion pour laisser libre cours à sa cruauté. Et lorsque la sylphide revient une nouvelle fois vers elle, ses cuisses de fer se referment sur la taille fine de la jeune femme, telles les mâchoires d'un étau, prêtes à la broyer.

- Espèce de garce, aucune chance que tu lâches l'affaire, n'est-ce pas ?

Autour d'Angélyne, les jambes de Raffy, dures comme de l'acier, resserrent inexorablement leur étreinte. Cependant elle persiste et s'agrippe à sa corde, sa seule planche de salut, car si elle l'abandonne, c'est au fond du ravin qu'elle atterrira ! La voleuse se tortille désespérément pour se dégager, mais sans l'aide de ses mains, c'est mission impossible. Elle grimace de douleur alors que l'étau écrase sa taille menue, comprime ses côtes, gênant sa respiration déjà éprouvée par ses efforts. Mais en gigotant, elle a provoqué un nouveau balancement de la moitié de la passerelle sur laquelle elles sont suspendues comme deux gros poissons du Lac Vama. La paroi de granit n'est plus qu'à quelques mètres de ses pieds. Et si … Et si elle pouvait y prendre appui avec ses pieds, peut-être qu'elle pourrait se libérer des cuisses de déménageur de la harpie. Elle n'a guère d'autres alternatives, et elle n'aura sans doute plus d'autres opportunités, aussi s'acharne-t-elle à faire osciller leur perchoir. Encore et encore. Oubliant la douleur qui vrille ses bras, et ses côtes, oubliant Raffy et ses menaces, elle vise la roche, guettant l'instant où ses pieds l'atteindront. Elle s'agite, se contorsionne, essayant de desserrer la pression des jambes assassines de la mégère, accentuant leur va-et-vient. Encore un effort ! Ses orteils effleurent le roc dur et froid. Et voilà ! Ses deux pieds touchent enfin la paroi, et elle pousse, elle pousse de toutes ses maigres forces, imprimant un fort balancement à la passerelle qui les déséquilibre l'une et l'autre. Le retour les fait rebondir violemment contre les rochers, mais à la différence de la Palder, qui tourne le dos à la falaise, Angélyne freine sa course et profite de la surprise de sa rivale pour se dégager de son emprise mortifère. Elle grimpe immédiatement, gémissant sous l'effort qu'elle réclame à ses muscles épuisés, elle grimpe laborieusement à sa corde. Sans ménagement, elle s'appuie sur une épaule de Raffy, à qui elle décoche un coup de pied dans le visage, pour l'empêcher de réagir à sa fuite :

- Un petit cadeau de la part de Yannick, et de la mienne, sale pourriture ! Débrouille-toi pour remonter maintenant ! Elle s'accroche fermement aux planches du ponceau délabré :
- Oh et puis non ! Ce serait trop facile ! Et prise d'une rage aussi soudaine que vengeresse, la sylphide aux cheveux de nacre écrase les doigts de son ennemie pour l'obliger à lâcher cette fichue passerelle. Angélyne aurait pu s'enfuir et l'oublier là, en espérant que celle-ci finisse par tomber, mais cette folle furieuse aurait certainement trouvé le moyen de s'en sortir et de revenir les hanter, elle doit avoir plusieurs vies comme les Ezealles ! Alors la voleuse persévère :
- Pour ma mère, pour mon père, et pour tous ceux que tu as spoliés, assassinés, martyrisés … Sois maudite, sale garce ! Sourde aux invectives de la Palder, ignorant sa propre souffrance, elle frappe du talon jusqu'à entendre les os craquer, jusqu'à ce qu'enfin les doigts honnis se détachent de la latte. Puis sans un regard en arrière, elle escalade la passerelle pour voler au secours de Yannick …


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 31 Mar 2015 - 0:01


La harpie serre et serre encore de ses cuisses musculeuses la taille gracile de la Montaigu, dont le visage se décompose à nouveau. La brindille est livide, exsangue. Le faciès implacable de Raffy, par contre, a retrouvé des couleurs, après la violente frayeur ressentie lors des effondrements successifs du ponceau. Cramponnée à une planche transversale qui lui paraît suffisamment stable et solide, elle n'attend à présent plus qu'une chose : que sa rivale fléchisse enfin et abandonne la corde à laquelle elle s'agrippe vaille que vaille, ce qui signifiera une chute vertigineuse et une mort certaine. Lorsque l'arrogante petite catin trouve malgré tout assez de souffle pour l'injurier, elle n'obtint en réponse qu'un ricanement haineux et quelques mots triomphants :
- Non, ma pauvre chérie, tu es totalement en mon pouvoir, cette fois-ci. Encore un peu de patience, et tu seras au fond du gouffre ! Ta ravissante petite gueule va exploser dans les rochers !

Mais que fait tout-à-coup la demi-portion ? Quelques débris se sont à nouveau détachés de l'extrémité de la passerelle, qui ploie et cède encore davantage, se rapprochant de la paroi rocheuse, ce qui n'empêche pas Angélyne de se balancer de plus belle ! Certes, elle joue son va-tout, puisqu'elle est incapable de se dégager de la vigoureuse étreinte que maintient aisément Raffaella, mais cette-dernière a du mal à comprendre. Quel est le but recherché par son ennemie en faisant osciller la corde de cette manière, ce qui entraîne irrémédiablement un mouvement similaire de la part du ponceau, déjà terriblement fragilisé par leur bagarre ? Ce n'est qu'en heurtant douloureusement la paroi rocheuse que la meurtrière comprend la manœuvre d'Angélyne, mais hélas il est trop tard pour réagir et se préparer à l'impact. Son sourire cynique disparaît en raison de l'intensité du choc, sa surprise est totale, son corps se fige un instant, et la Montaigu, geignant pourtant comme un animal à l'agonie, lui échappe et parvient à grimper tout le long du filin. Le temps que Raffy se ressaisisse, sa rivale s'est mise hors de portée en utilisant l'épaule de la patronne des escrocs pour se propulser vers le haut et en écrabouillant au passage son visage blafard.

Tout se déroule désormais trop vite pour la meurtrière ! La voilà réduite à s'accrocher désespérément à une planche branlante, alors que la gourdasse trône en lieu sûr. Jamais Raffy n'aurait imaginé qu'un tel retournement de situation était possible, tant la Montaigu lui semblait épuisée. Où a t-elle déniché ce supplément d'énergie ?

Mais ... mais ... ce n'est pas possible ! Non, pas ça ! ... jette t-elle à son ennemie lorsque celle-ci lève bien haut un de ses pieds nus dans le but de lui écraser la main. Non, aide-moi plutôt à remonter ! Je t'en prie ... supplie t-elle ensuite ! Mais c'est en vain qu'elle tente d'apitoyer Angélyne, qui n'hésite qu'un bref instant, lui déballant toute sa rancœur, mais qui va jusqu'au bout de ses intentions et lui écrabouille violemment les doigts à grands coups de talon. La Palder cherche à résister, elle se tortille, se cramponne, tente d'agripper les chevilles de son ennemie, mais sa situation est beaucoup trop précaire pour que ses efforts puissent être couronnés de succès. Au bout de quelques secondes de ce traitement, et de quelques craquements sinistres de ses doigts cruellement endommagés, l'impitoyable Raffy, la sculpturale Raffy, lâche prise d'un seul coup, vaincue par une frêle donzelle obstinée. Sans un regard de la Montaigu, la criminelle est absorbée par le gouffre. Son ultime hurlement d'effroi ne s'interrompt que lorsqu'elle s'écrase durement au fond de l'abîme ...


***


Plus tard, une éternité plus tard.

Les oiseaux, effrayés un moment par ce vacarme inhabituel, se sont remis progressivement à chanter. Là, un papillon blanc se pose sur le tronc d'un arbre mort, à côté d'un buisson chenu, dont les branches, soudain, s'écartent lentement. Le visage sanguinolent de la Palder en émerge. Elle souffre atrocement. Ses deux jambes sont sans doute brisées, et son épaule gauche est cruellement endommagée. Mais elle vit.

Comment expliquer ce prodige ? A force de se désagréger, de se démantibuler, la passerelle s'est partiellement effondrée durant la bagarre, et la chute de Raffaella a été amortie par la masse de débris, cordages, chaînes et planches, qui a dégringolé avant elle au fond du précipice. La harpie, bien évidemment, ne pourra se redresser toute seule. Alors elle attend. Ses hommes, bien évidemment, ne la voyant pas revenir au chalet, fouilleront la forêt pour la retrouver. C'est du moins ce qu'elle espère ...





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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Ven 3 Avr 2015 - 12:48

Atroce, inhumain, le hurlement de Raffy résonne longuement aux oreilles d'Angélyne. Elle avait beau haïr cette femme horrible, de tout son être, elle se souviendra longtemps de ce cri et de ce qu'elle vient de faire. Dire qu'elle a envie de se débarrasser de la Palder est une chose, le faire en est une autre. Mais elle l'a fait. Enfin. Et d'un seul coup, Angélyne se sent plus légère, l'épée qui menaçait de s'abattre sur sa tête, sur leurs têtes à Yannick et elle, a disparu avec la main perfide qui la tenait, dans ce fichu ravin. Nouant à la hâte les lambeaux de sa robe pour dissimuler sa nudité, elle court vers le chalet dont elle aperçoit les volutes de fumée au-delà de la canopée. Elle court de toutes ses maigres forces, elle a hâte de se blottir contre Yannick et de rentrer au Manoir, leur refuge, leur nid. Mais soudain la sylphide stoppe net sa course. Il y a un hic. Ou plutôt quatre, qu'elle avait complètement oubliés : les hommes de la Palder. Elle reprend sa route, mais cette fois-ci plus lentement, avec prudence, craignant à chaque courbe du chemin de tomber directement sur la clairière du chalet, ou sur l'un des malabars de la harpie.  

À l'orée de la sommière, elle se dissimule derrière un buisson pour épier deux des sbires qui discutent devant la porte. D'après les bribes de conversation qu'elle parvient à saisir, ils s'inquiètent de la disparition des deux femmes, bien plus longue que prévue. Apparemment, ils n'ont pas entendu le hurlement de leur patronne. Dommage, ils auraient peut-être couru à sa rescousse, laissant le champ libre ou presque à Angélyne, car il n'en resterait que deux dans la maison avec Yannick. Comment va-t-elle bien pouvoir se débarrasser de ces quatre armoires à glace ? Elle ne faisait déjà pas le poids contre Raffy, alors contre ces gaillards, elle n'a aucune chance ! La chance, voilà une maîtresse bien infidèle et surprenante, alors que la frêle voleuse se torturait l'esprit pour trouver une solution qui distrairait les gardes, la paire de bavards a pris une décision, et s'éloigne dans la direction où elles ont disparu en se bagarrant.

Plus que deux ! Avec moult précautions, Angélyne se glisse derrière un rideau de branchages buissonnants, contourne le chalet, puis s'approche d'une des fenêtres arrières. Se hissant discrètement, elle observe l'intérieur : assis sur une chaise, l'un se cure les ongles avec la dague qu'elle avait cachée sous sa robe, l'autre semble assoupi, recroquevillé sur son siège. Les deux hommes lui tournent le dos, quant à Yannick, elle le découvre le cœur serré, tant il fait peine à voir, son menton repose toujours sur sa poitrine, ses yeux tuméfiés sont clos, il n'a pas repris conscience. Ce qui est peut-être aussi bien, il ne la verra pas commettre d'imprudence ...
S'armant d'une branche assez grosse pour lui servir de gourdin, la sylphide se coule jusqu'à l'entrée de la maisonnette. La porte est grande ouverte, même si elle était en pleine forme elle n'aurait pas le temps d'assommer les deux gardes, avant qu'ils ne la maîtrisent. Mais peut-être qu'un par un, elle a une chance ...  Ramassant plusieurs cailloux, elle les lance sur le toit, qu'ils dégringolent en cascade, en cliquetant bruyamment. Et elle recommence, jusqu'à ce qu'elle entende un juron agacé et les pieds d'une chaise, grincer sur le plancher. Elle lève alors son arme au-dessus de sa tête et dès que l'homme franchit le seuil, elle le frappe de toutes ses forces à la poitrine, puis sur la nuque lorsque, plié en deux, il s'écroule à ses pieds.
Et d'un ! Prudemment elle se colle au mur, mais l'autre garde ne bouge pas d'un pouce, profondément endormi. L'estourbir n'est plus alors qu'une formalité. Saisissant les cordes qui traînent sur la table, Angélyne ligote vivement les deux acolytes, et se jette sur le gentilhomme encore étourdi.

- Yannick, réveille-toi, je t'en prie !
dit-elle en posant ses mains sur les joues de son amant, précautionneusement, elle dépose quelques baisers sur ses paupières gonflées, sur ses lèvres fendues : Mon amour, c'est moi, vite, nous devons nous sauver, réveille-toi !
Attrapant sa dague oubliée par le cerbère, elle sectionne les cordes autour des poignets et des chevilles de Yannick. Elle doit faire vite les deux autres sbires sont certainement parvenus à la passerelle, lorsqu'ils verront le corps de Raffy dans le fond du ravin, nul doute qu'ils rappliqueront par ici, et se débarrasseront d'eux. De l'eau ! Voilà ce qu'il lui faut ! Elle se précipite au robinet, mouille une serviette et la dépose sur le visage du gentilhomme qui réagit enfin ...
- Par Vama ! Il était temps, lève-toi vite, trésor, il faut partir, les gardes vont revenir … s'écrie-t-elle le tirant par le bras pour tenter de le mettre sur pied.


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Lun 6 Avr 2015 - 0:47


Les quatre rigolos et leur satanée muse n'y ont pas été avec le dos de la cuillère, et Yannick a les traits profondément marqués par les rafales de gnons et d'uppercuts généreusement distribués par ces rustres. Ficelé comme un paquet-cadeau, aussi inerte qu'un tas de vêtements sales jeté au fond d'une manne à linge, le gentilhomme stagne désormais dans un état de semi-inconscience, qui ne présente qu'un seul avantage, mais il est de taille ! En effet, il s'avère nettement moins amusant pour la fine équipe de loubards de s'acharner sur un loustic amorphe et inerte que de cogner sur ce-même individu lorsqu'il râle et geint comme un morveux qui souffre d'une rage de dents, et, dès lors, l'averse de torgnoles s'estompe peu à peu, puis s'interrompt définitivement. Les quatre malfrats décident alors d'occuper au mieux leurs loisirs. Deux d'entre eux s'en vont bavasser à l'extérieur du chalet, un troisième roupille dans un coin, et le dernier, le plus distingué d'entre eux, prélève consciencieusement la crasse accumulée sous ses ongles noirs avec la pointe du poignard confisqué à Angélyne.

Angélyne ! En raison de la multitude de coups reçus sur la cafetière et de son début d'évanouissement, Yannick n'a pas vu sortir sa compagne. Pas plus d'ailleurs qu'il n'a vu s'éclipser Raffaella. Mais les derniers propos tenus par sa princesse lui reviennent à l'esprit. Sa frêle maîtresse mettait au défi l'infâme meurtrière de sa mère de la défaire de ses liens et d'aller régler leur différent dans la forêt toute proche. Héroïque et inconsciente brindille. Elle sait elle-même qu'elle va en baver, qu'elle n'a qu'une chance sur mille d'échapper aux griffes de sa cruelle ennemie, mais elle y va vaillamment, consciente qu'en définitive c'est elle qui détient leur sort dans le creux de ses mains d'enfant gracile.

Yannick, pour sa part, se résigne au pire. Il se retrouve totalement impuissant, et, malgré tout l'amour qu'il porte à son âme sœur, il ne se fait plus guère d'illusions. Il n'en voudrait d'ailleurs absolument pas à Angélyne si, par miracle, elle parvenait à prendre ses jambes à son cou et à disparaître dans la nature. A dire vrai, le jeune gentilhomme se sent l'unique responsable de la situation dans laquelle ils se sont fourrés. Lorsque sa compagne a manifesté l'intention d'apprendre à se battre, afin de pouvoir résister à la Palder en cas de violentes retrouvailles, il a passé plus de temps à batifoler, à la bécoter, et à laisser courir ses doigts sous son jupon plutôt que d'en découdre avec elle avec un minimum de sérieux. Ce n'est malheureusement pas tout : connaissant la fourberie de Raffaella, il aurait dû se méfier bien davantage de cette garce lorsqu'elle les a attirés dans son piège ! Il s'est comporté comme un idiot, et, hélas, il lui est impossible de revenir en arrière. Le voilà irrémédiablement captif, le voilà tel un mort en sursis, et son adorable bout d'chou, sa sylphide aux boucles de neige, est probablement en train de se faire hacher menu par leur ennemie. Pourvu que cette horrible teigne ne la fasse pas trop souffrir si elle la tient en son pouvoir, mais Yannick ne se fait guère d'illusions à ce sujet, car le vice et la turpitude de la Palder ne connaissent aucune limite. Cette salope est tout-à-fait capable de brutaliser et de martyriser Angélyne rien que pour satisfaire ses instincts les plus sournois et les plus pervers.

A cette idée, une seconde phase de découragement et de prostration l'envahit. Nauséeux, abruti par le désespoir autant que par les coups reçus, à la merci du moindre caprice de ses garde-chiourmes, il ferme les paupières. Que faire sinon attendre le retour triomphant de la Palder ? Que faire sinon attendre la lame qu'elle enfoncera lentement dans sa gorge ou dans sa poitrine en ricanant de bon cœur ?

Soudain, un bruit étrange se propage au-dessus de sa tête, à travers le plafond. Et ce son mystérieux se répète plusieurs fois. De quoi pourrait-il s'agir ? Une dégringolade d'un animal qui se déplaçait sur le toit ? L'abruti qui se cure les ongles dresse le bec, les sens en alerte. L'autre pignouf marmonne quelques phrases indistinctes au milieu de son rêve, mais ne se réveille absolument pas. Le bruit reprend de plus belle, mais, du fond de son insurmontable torpeur, Yannick l'entend à peine, et son esprit s'éteint à nouveau. Il sombre.

Combien de temps a duré son naufrage dans les abysses de l'incohérence ? Il l'ignore. Mais tout-à-coup quelqu'un lui parle, lui caresse les joues, lui embrasse les paupières et les lèvres, ce qui lui fait horriblement mal mais l'arrache d'emblée à son engourdissement. Une serviette imbibée d'eau froide posée sur son front le réveille tout-à-fait ! Par Vama, c'est sa princesse ! Ce n'est pas possible ! Elle a le visage ensanglanté, les vêtements déchirés, mais, par bonheur, elle ne parait pas trop grièvement contusionnée ! Comment a t-elle réussi à se débarrasser de la meurtrière et de ses sbires ? Que sont-ils devenus ?  C'est incompréhensible ! Yannick n'a cependant pas l'occasion de lui poser toutes ces questions, car Angélyne lui explique que le temps presse, et qu'ils doivent déguerpir à toute vitesse ! Un des gardes est affalé sur le plancher, inanimé. Mais les autres, où sont-ils ? Et Raffy ? Tout se bouscule dans le crâne du gentilhomme, mais il se plie tant bien que mal aux injonctions de sa maîtresse, qui tranche ses liens et l'aide à se redresser. Vite, il faut fuir ! Les précisions viendront plus tard ! L'essentiel est qu'ils puissent jouer les filles de l'air, non ?

Les tourtereaux poussent la porte de leur prison. Au sol, gît un second gardien, la nuque en sang. Le reste de la clairière semble désert. C'est toi qui a réussi à l'assommer ? ... ne peut s'empêcher de demander le gentilhomme, malgré l'impatience manifestée par sa compagne, qui le soutient et n'a pas lâché son bras. Par où devons-nous filer, ma chérie ? Guide-moi, je suis complètement perdu, j'ai le cerveau en marmelade ! ... déplore Yannick, qui éprouve énormément de difficulté à récupérer un brin de lucidité.




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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Sam 18 Avr 2015 - 7:17

Extirper Yannick de son hébétude et de sa chaise ne se révèle pas aussi aisé qu'Angélyne l'avait espéré. Le malheureux a été passablement dérouillé par les deux hommes de Raffy, si bien que la frêle voleuse regrette de ne pas les avoir frappés encore plus fort avec son gourdin ! Pourtant ils doivent se presser pour éviter une confrontation avec les deux autres lèche-bottes de la Palder. Son amant peine à se stabiliser sur ses deux pieds et à reprendre ses esprits. La sylphide l'abandonne quelques instants pour récupérer son arme fatale, juste au cas où ils feraient une mauvaise rencontre, puis elle se glisse sous son bras pour le soutenir, et l'entraîne vers la porte en travers de laquelle gît l'un des gardes. Celui-ci n'est pas près de se relever, vu la bosse ensanglantée qui a poussé sur sa nuque, pendant qu'elle s'occupait de son collègue et de leur prisonnier. Ils l'enjambent et quittent le chalet sans un regard en arrière.
Les questions de Yannick prennent la jeune femme au dépourvu, bien sûr qu'elle sait qu'elle va devoir fournir des explications sur sa bagarre avec Raffy et sur la fin de leur ennemie jurée. Elle fait face cependant, priant Vama que son amant, encore groggy, ne demande pas trop de précisions :

- Je te raconterai tout, mon cœur, mais pour l'instant, nous devons vider les lieux avant que les autres ne reviennent. Je suis épuisée, je n'aurais pas la force d'en assommer deux de plus, nous ne seront tirés d'affaires que lorsque nous serons à l'auberge …  Mais pour ça il faut que tu m'aides un peu, trésor … Allons-y, par là je crois …
Après une légère hésitation, Angélyne repère le chemin par lequel ils sont arrivés et qui devrait les ramener sur la grande avenue qu'ils ont bien imprudemment quitté pour filer Raffy. Lourdement, bien trop lentement à son goût, Yannick et elle se mettent en route, un pas après l'autre. Soucieuse de l'état de son amant, la fuyarde jette régulièrement un regard en arrière craignant le retour des deux molosses. Et lorsque le chalet n'est plus à portée de vue, elle guide son blessé hors du sentier et l'assied sur une vieille souche, à l'abri des regards, derrière un rideau de buissons :

- Reposons-nous quelques minutes, tu es trop lourd, … Et affronter Raffy … Je … Elle … Elle a fini au fond d'un ravin …  Elle est sûrement morte ! J'aurais peut-être du le vérifier, mais je … je ne me suis pas attardée … La passerelle s'est démantibulée sous nos pieds, et nous … je … enfin …  elle est tombée.  Nous en sommes libérés, désormais. Mais j'ai bien peur que les deux gaillards qui sont partis à sa recherche ne reviennent pour nous achever quand il la verront, sans compter quand ils vont découvrir leurs copains inanimés. J'étais tellement en colère quand je t'ai vu sur ta chaise que j'ai frappé … très fort … Ils t'ont bien amoché les salauds, ils devaient arrêter de s'acharner sur toi, quand nous sommes sorties … Mais ils ont continué, n'est-ce-pas ? Mon pauvre trésor … On soignera tout ça à l'auberge de ton ami … Remettons-nous en route, éloignons-nous d'ici … Je voudrais déjà être chez nous …
Se glissant de nouveau sous le bras de son gentilhomme bien mal en point, Angélyne avance précautionneusement vers la lisière du bois. Même s'il ne se plaint pas, elle se doute que Yannick souffre, à chaque pas, ses muscles se contractent tout contre son flanc et ses grimaces en disent long sur son calvaire. Soudain des cris retentissent au loin, sûrement les hommes de Raffy, mais ils sont bien trop loin pour l'inquiéter, d'autant qu'elle aperçoit enfin la grande avenue. L'animation, les nombreux véhicules qui circulent la prennent au dépourvu, car ce matin l'artère était particulièrement calme et même déserte. Mais en cette fin d'après-midi, la ville a retrouvé son dynamisme et avale les deux jeunes gens dans la foule des anonymes.

Angélyne hésite un instant à stopper un véhicule pour contraindre son conducteur à les mener au Bedon Rebondi, mais celui-ci risquerait d'aller se plaindre ensuite à la Milice, et elle n'a guère envie de s'expliquer avec un Milicien sur les dernières heures qu'elle vient de passer, sans compter les ennuis qu'elle créerait à Brid. Elle se résigne donc à emprunter les petites rues discrètes, pour ne pas trop attirer l'attention sur leur piteuse dégaine. Le trajet du retour lui paraît d'une longueur infinie, interminable. Et aux abords de l'auberge, elle redouble de prudence, elle prend soin de ne pas entrer par la grande porte, mais plutôt d'y arriver par l'arrière, par ce grand pré, dans lequel les médors avaient été parqués pour la journée. D'ailleurs les deux sacripants ont du reconnaître leur odeur car ils trépignent derrière la barricade et aboient à tue-tête, faisant sortir Brid et son épouse sur le seuil de la porte. Accourant vers eux, le brave homme prend en charge Yannick, pour le faire entrer au plus vite, pendant qu'Angélyne calme Malta et Belzébuth avant de les relâcher dans le grand jardin. Exténuée, elle se laisse glisser contre la clôture incapable de faire un pas de plus. Les deux médors, inquiets se couchent près d'elle, posant leurs museaux sur ses cuisses, cherchant les caresses, tout en pressentant que quelque chose cloche. C'est là, que la femme de Brid la retrouve, elle l'aide à se relever, l'enveloppe dans un châle et la conduit dans l'auberge :

- Venez ma petite, votre homme vous réclame, et vous aussi, vous avez besoin de soins ! Je ne sais pas qui vous a cognés comme ça tous les deux, mais ils n'y sont pas allés de main morte. Il y a tout ce qu'il faut à l'intérieur, avec Brid j'ai l'habitude de panser les plaies ! Enfin maintenant il s'est calmé, mais c'était un sacré bagarreur ! Venez, on parlera de tout ça dans la maison …


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Posté dans Re: Le Bedon Rebondi   - Mar 21 Avr 2015 - 5:30


La curiosité me ronge. Je n'en crois pas mes yeux. Comment ma poupée fragile a t-elle réussi à se débarrasser de cette bête immonde qu'est, ou qu'était, la Palder ? Car, du fin fond de ma torpeur physique et mentale, j'éprouve encore de sérieux doutes. Cette salope est-elle réellement morte ? Ce serait la déroute la plus totale chez nos ennemis et le dénouement heureux et tant attendu de cette guerre qui nous oppose à cette cohorte nauséabonde de brutes et d'escrocs, mais ma gracile et pourtant si héroïque compagne elle-même n'en parait pas totalement persuadée, et je ne comprends que dalle à cette histoire de passerelle. Mais soit, la puce a raison, deux de ces misérables gardes rôdent encore dans les parages, et nous devons nous éclipser à toute allure avant qu'ils nous démantibulent complètement. Il s'avère évident que mon ange n'est plus en mesure de s'opposer à qui que ce soit aujourd'hui, et, quant à moi, la question ne se pose même pas, chaque pas vers le salut me coûte un effort considérable, et ma pauvre caboche endolorie me supplie de m'asseoir contre un arbre et de ne plus en bouger. Par bonheur, Angélyne fait preuve d'une volonté hors du commun, elle m'encourage, elle me ressuscite ! Si nous réussissons à nous enfuir, elle sera l'unique et vaillante instigatrice de cette véritable prouesse.

Courir s'avère impossible. Nous lambinons, nous traînassons, car nos corps ne nous laissent aucun autre choix. Ma sylphide décide d'une courte halte, remarquant tout le mal que j'éprouve à la suivre, même si je cherche à le lui dissimuler. Mais à chaque pas, inconsciemment, je me crispe, je me raidis, dans l'attente de la douleur qu'engendre chacun de mes gestes et qui rapplique impitoyablement. Nous repartons, alors que des cris résonnent dans l'épaisseur des taillis. Sans doute sont-ce les deux crapules qui ont retrouvé leurs comparses assommés, ou le corps de leur patronne, morte ou également groggy et hors de combat. Quel bonheur ce serait si cette catin n'était plus qu'un cadavre.

La route, enfin ! La puce nous a menés à bon port. Nous n'avons pas fière allure avec nos vêtements en lambeaux et nos visages contusionnés, et Angélyne fait le choix d'emprunter les venelles tranquilles plutôt que les boulevards bondés. Choix judicieux, bien entendu. Je le lui confirme d'un hochement de tête et d'un vague et douloureux sourire. Parler viendra plus tard, il faut que je me concentre pour avancer un pied, puis l'autre, sans trop afficher mon amère faiblesse.

A ma vive surprise, nous parvenons déjà chez Brid. Nous passons par derrière, afin de ne pas faire fuir les clients avec nos vilaines bouilles ensanglantées et notre teint cadavérique. Le comité d'accueil se manifeste en la personne de nos médors, qui jappent et sautent partout à notre approche. Les animaux sont bien moins calculateurs et hypocrites que les humains, leur amour est sans limite et ils ne chercheront jamais à vous faire un enfant dans le dos. A ce vacarme, mon vieil ami et sa moitié, Monia, surgissent en trombe et viennent aussitôt à notre aide. Ce ne sera pas du luxe, je suis sur le point de me liquéfier. Notre arrivée à destination est un réel soulagement et je peux enfin m'effondrer totalement. Brid s'en est aperçu, comme autrefois, lorsque nous faisions les pires conneries ensemble, et il me traîne vers le divan de son salon, tandis que son épouse chaperonne ma princesse. Mais je la veux près de moi, ma déesse, ma perle fine, ma reine, et je la réclame à tel point que Monia me l'amène illico. Les questions affluent, bien entendu. Angélyne et moi nous ne nous sommes pas concertés, car ce que nous arrive était totalement imprévisible, mais je décide de cacher une partie de la vérité, afin de ne pas alarmer davantage ce couple si bienveillant et secourable. D'ailleurs nous ne pourrons pas rester éternellement au « Bedon rebondi », car notre présence risquerait d'y attirer les quatre salauds en quête de vengeance.

- Donne nous plutôt un grand verre de gnôle, Brid, ça nous aidera à reprendre nos esprits, et ensuite je te raconterai tout.

Lorsqu'il revient avec des verres et une bouteille d'alcool fort, j'ai eu le temps de réfléchir et je sais quelle sera ma version des faits. J'en dirai suffisamment, sans citer de noms, et le lendemain nous retournerons au manoir pour y panser nos plaies. Évidemment, en agissant ainsi nous ignorerons ce qu'il est réellement advenu de Raffy, mais la sécurité de Monia et Brid est la chose la plus importante à mes yeux.

- Voilà ! ... dis-je après un regard pour mon âme-sœur, dans lequel elle lira que je la supplie de ne pas me contredire. Elle est d'ailleurs remarquablement futée et comprendra de suite les raisons de ma dissimulation.
- Quelques indices nous amenaient à croire qu'une bande d'escrocs sévissant dans notre région se cachaient ici, à Sant-Poséinos. Angélyne ayant émis le vœu de vous connaître, nous avons décidé de venir vous rendre cette petite visite, et, éventuellement, de fureter un peu dans les beaux quartiers. Je ne sais par quel hasard malencontreux, mais ces voyous ont été les premiers à nous repérer, et ils nous sont tombés dessus par surprise. Comme vous pouvez le constater à nos faciès et à nos habits, nous n'avons pas eu le dernier mot, même si nous en avons également amochés quelques-uns. Dès lors, de peur qu'ils nous aient suivis jusque chez vous, nous n'allons pas vous envahir plus longtemps. Demain matin, nous rentrerons au manoir Saule avec nos médors et nos plaies, et de cette manière ces brigands ne viendront pas rôder dans les parages.

Je souris, cherchant une boutade qui pourrait détendre un brin l'atmosphère, même si j'ai fameusement édulcoré les faits.
- Mon cher Brid, je t'ai connu beaucoup moins radin avec tes liqueurs. Sers-nous donc encore un verre, et ensuite nous irons nous coucher. Dès l'aube, nous nous envolerons pour Midel-Heim, et j'espère que vous viendrez nous y rendre une petite visite dans quelques semaines. Nous serons très heureux de vous y accueillir, n'est-ce-pas, mon trésor ? ... conclus-je en vidant mon verre et en dévisageant ma princesse, guettant son assentiment et lui donnant l'occasion de s'exprimer également.




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