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Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Laeshk   - Mer 28 Jan 2015 - 18:48



   

Je suis Laeshk fils de Yaasf'Irh)
   « Live long and prosper. »



   
Prénoms : Laeshk, nommé en l'honneur de Lakysk (Laeshk n'étant qu'une déformation régionale du prénom du premier chamane martyr de la barbarie forbane)
   Nom d'usage : Oöphrus Laeshk
   Nom de naissance : Laesh Akh'Salmyr
   Surnom Le frisquet ?
   Age : 38 années
   Langues parlées & écrites :  Joyellien, Korrulien et Haut-Korrulien, écrites et parlées couramment. Baragouine divers dialectes ostracisés.


   


   Groupe : Ordre de Ruyn
   Métier : Oöphrus
   Origine : Gens du Milieu
   Famille Proche : Ruyn ! Son père, sa mère, ses frères et ses soeurs.
   Culture : -
   


   
Caractère :  Il a tendance à calculer les situations avec un pragmatisme qui peut paraître parfois un peu froid. Sa longue expérience en tant que juge et administrateur a taillé un esprit dur comme le diamant. Non pas que cela lui eut déplu : il s'est dès sa plus "tendre" enfance exercé à raisonner en termes de résultats optimaux en fonction de ressources limitées et ce avec une grande satisfaction intellectuelle, comme le ferait un régisseur doué ou un sociopathe consciencieux. Son ordination et sa vocation spirituelle sont, si l'on veut le tourner sous un jour un peu cru, autant un prétexte justifiant ces raisonnements calculateurs qu'une fin en soi. Car, ne nous voilons pas la face, Ruyn est la raison d'être de Laeshk, et la volonté divine (du moins l'interprétation qu'il en a) la finalité suprême vers laquelle son esprit tend inlassablement.
   Préférences alimentaires :Cette attitude de droïde suinte de tous les pores du style de vie de notre brave clerc sociopathe. Ainsi la nourriture sera abordée comme le reste du monde : tout marche, surtout avec modération et toujours en recherchant le résultat optimal. Ce régime alimentaire parcimonieux, voire spartiate, se ressent naturellement sur son visage émacié et sa musculature sèche.
   Loisirs : Ses fonctions le passionnent, aussi on peut dire que les tâches qui l'occupent sont bien souvent ses principaux hobbies. Tel, l'engrangement d'informations et la résolution de problèmes, aussi divers soient-ils, excite particulièrement la cervelle de cet infatigable prêtre. Cela ne se limite pas à des activités solitaires, bien que la lecture, la réflexion et la méditation l'affairent beaucoup ; il aime à écouter quiconque peut lui apporter des renseignements et enseignements utiles, même si cette soif de connaissance peut donner une allure d'interrogatoire à la plus bénigne des conversations si son interlocuteur se laisse piéger. Les jeux, tant qu'ils ne sont pas entièrement basés sur le hasard, les devinettes, énigmes et autres casse-tête pourraient le détourner de n'importe quoi. Il y est naturellement doué et s'avère être un joueur gracieux, ce qui lui vaut une certaine sympathie auprès des soldats et officiers. Tant que le jeu empêche les participants d'avoir une de ces "conversations".

   Préférences relationnelles :Mais nuançons : Laeshk n'est pas la sècheresse incarnée, non plus. Ses fonctions ont développé chez lui un certain tact et les principes de Ruyn l'entraînent à adopter une attitude neutre teintée de bienveillance. Cependant, ses convictions quelques peu hétérodoxes (qui a dit hérétiques ?), son statut sacré de prêtre ainsi qu'une culture familiale du secret l'engagent normalement à une certaine distance.
   


   
...FACE A UN DANGER :  PAN PAN BLAST BLAST.
   ..FACE A UNE NÉGOCIATION : Doté d'un esprit plutôt rigoureux et d'une longue pratique de magistrat, il aura tendance à argumenter logiquement, même s'il a vite appris que tous ne sont pas aussi sensibles que lui à la raison (sa raison). Il est souvent plus efficace de louvoyer, d'user de persuasion, qu'elle fasse appel à des choses aussi stupides que les émotions ou encore la religiosité de ses vis-à-vis. Laeshk vit pour une cause pour laquelle il donnerait sa vie mais qu'il envisage comme impossible à comprendre pour le commun des mortels ; sachant cela, il est prêt à utiliser bien des détours et à sacrifier beaucoup de choses tant qu'elle rapproche le monde des plans de Ruyn. On ne fait pas d'utopie sans casser des gens.
   ..FACE A UNE NOUVELLE RENCONTRE : Neutralité à tendance bienveillante.
   ..FACE A DES SENTIMENTS NOUVEAUX : DO NOT COMPUTE.
   ..FACE A UNE PERTE/LA TRISTESSE : Les plans de Ruyn sont impénétrables.
   


   
TAILLE : Un mètre quatre-vingt
   POIDS : 75 kilos
   COULEUR DES YEUX : Rouge noirâtre
   COULEUR & LONGUEUR DES CHEVEUX : Bruns et courts
   PIGMENTATION DE LA PEAU : Basanée
   SIGNE PARTICULIER : De rares et discrètes cicatrices lui venant de sa jeunesse nomade, d'une ou deux escapades nocturnes ou d'autres incidents similaires. Une ancienne blessure est cependant remarquable, la trace d'un ancien trou à droite de son coeur. C'est le souvenir d'une mission de confirmation cartographique aux alentours de la base de la Veille Pourpre. Cette expédition promettait d'être d'un ennui salutaire ; elle se transforma en enfer quand leur escouade essuya une embuscade de forbans.
   SIGNIFICATION ET PLACEMENT DES TACHES :  Une longue route aux teintes marrons s'enroule au pied de son cou, s'attarde à l'arrière de ses épaules avant de bifurquer, étoffée par des arabesques rappelant le mouvement des flammes, sur son coeur, avant de s'élargir comme un delta brasillant jusqu'à son bas ventre. Ce tatouage, il ne l'a jamais compris, et il est persuadé qu'il le comprendra quand il sera devenu ce qu'il est. Et qu'il a un rapport avec son étrange condition physique.
   PILOSITÉ : Il arbore un court bouc
   VESTIMENTAIRES : Il ôte rarement un turban très populaire dans les savanes natals. Le reste du temps, il porte ce que la situation lui dit de porter. Actuellement aux Erfeydes, il est souvent revêtu de sa robe du désert, connu pour garder la température du corps, de couches de laine et imperméables, quoique moins que la moyenne. A sa hanche, il porte un pistolet-blaster réglementaire, expédition militaire oblige.  
   


   
La vie de Laeshk peut se trouver à différentes époques de Korrul. Au sens le plus physique, elle commencerait dans l'utérus de sa mère, Najem Akh'Salmyr, la fille d'un fermier aux terres étiques en marge de Penjoie, loin dans le sud. Son identité et son histoire cependant remontent à ce jour fatidique où Yaasf'Irh, un jeune aspirant du Temple d'Arish jugé indigne de rejoindre l'Apprentissage de l'Ordre et mis à la porte, se promit de ne jamais rentrer dans les pénates parentales, débutant ainsi de trépidantes années d'errance. Mais c'est réellement la rencontre de ces deux êtres si éloignés de l'idéal des grandes lignées, de ces deux personnes, l'une déshonorée, l'autre pauvre, si risibles aux yeux de la bonne société de Korrul, qui enfanta l'individu qu'est Laeshk.

C'était il y a quarante ans, lors des festivités du Grain de Sel. Un jeune aventurier s'était vaguement distingué dans le peloton de tête de l'alors jeune course de modules en tant que pilote amateur, harnaché sur un engin d'un enthousiaste de sport mécanique non moins amateur. Il ne remporta pas la victoire mais attira l'attention de Najem. Une idylle se lia sous l'oeil scrutateur de la tribu Akh'Salmyr et au bout des neuf jours, l'instruction et le caractère du soupirant convainquirent le père qu'il ne perdait pas dans l'affaire. Le jour du départ, il repartait avec un gendre à Penjoie.

Yaasf'Irh le fiancé s'adapta rapidement à la vie semi nomade de sa belle-famille. Il était dur à la tâche et de bon conseil, il apprenait sa leçon rapidement et sans se le faire redire. Il participa à deux expéditions aux marches des Dunes mouvantes, où la tribu se rendait équipée en une petite caravane disparate à la belle saison pour y cueillir les trésors de ces lieux dangereux mais riches de roses de sable, de barytes et d'autres cailloux bizarres qu'on vendait au retour à la cité aux alchimistes, aux superstitieux et, de plus en plus fréquemment, aux industriels. Ses enseignements de prêtre manqué servirent grandement les expéditions risquées des Akh'Salmyr, sa connaissance des astres et des Marées sablonneuses en rendant la traversée plus sûre, son érudition des plantes en amenuisant les pertes dans le cheptel de Draomas et des rares Fahrs de trait qui constituaient l'unique richesse de sa belle-famille.

La récompense fut à la mesure des efforts dont il s'était acquitté : là, au sommet d'une dune qu'on disait plus haute qu'une montagne, entouré de cette foule d'animaux de charge et de cueilleurs de pierres fusil à l'épaule, les deux amoureux s'étaient offerts leur vie l'un à l'autre dans un voeu païen. Ce prélude sans cérémonie se poursuivit toute la semaine, au retour de la caravane, où les heureux élus, parés de ces pierres bizarres du creux des Dunes mouvantes et vêtus dans des linges chamarrés, se rendirent en cortège jusqu'à l'Oörphus le plus proche, pour qu'il témoigne de leur union.


*
Et de la dite union fructifièrent six enfants, dont trois survivent jusqu'à ce jour. Laeshk fut le deuxième rejeton et devint vite l'aîné et fut sans nul doute le plus extraordinaire de tous. Sa naissance, il y a de ça 37 ans, avait été accompagnée de la plus folle des nouvelles : Laeshk était un Chamane ! Le regard sombre de l'enfant et le secret dont l'entoura très vite le couple parental fut en effet la cause de cette merveilleuse rumeur qui se répandit à travers les quelques savanes péripenjoiennes avant d'embraser l'imagination du citadin moyen. Les murmures, comme une boule de neige (même si, pour le local, l'image peut être un peu abstraite), se transforma en affaire grave. Des pèlerins s'amoncelèrent au bord de ce bout de frontière korrulienne, puis des Oörphus vinrent, et même un Erudit, c'est dire ! Mais à mesure que les jours passaient, les yeux noirs du nourrisson prirent une forme plus profane, les iris sombres se rétrécirent rapidement et au fil des années leur couleur s'éclaircit, tendant vers un rouge noirâtre.

La bulle éclata, le pèlerinage s'égailla et la rumeur mourut. Certains saints Thomas, au long des ans, visitaient sans trop y croire et de plus en plus rarement l'enfant Laeshk, quand il n'était pas avec la caravane de sa tribu aux portes des Dunes mouvantes. L'enfant, vivant sporadiquement dans les pâtures craquelées des Draomas familiaux, en caravane dans le sud ou auprès de ses cousins de la ville, ne se soucia guère de cette légende familiale qu'il soupçonnait être fréquente dans chaque famille. Son père même, qui était l'homme le plus instruit qu'il connaissait, n'y prêta guère attention. A dire la vérité, seule sa mère, Najem, parfois, lui jetait des oeillades appréhensives, le front comme plissé par quelque doute. L'affaire en resta là et l'existence de l'enfant semblait le destiner à suivre le chemin de sa famille maternelle. Avec son père et ses frères, il chassait et écoutait les enseignements de celui-ci, sur les choses de Ruyn, de la Cascade de l'Arbre et leurs traditions. Sa vie se résumait à la connaissance des sciences, des astres, des plantes, des animaux et des Poèmes de son peuple, de ses séjours merveilleux dans la cité de Penjoie et de ses voyages autrement magiques dans le creux des Dunes ou sur les rives de l'Oasis.

Laeshk était un enfant comme les autres, un peu plus sensible et taciturne peut-être, et habitué à une rude itinérance par les travaux harassants et sempiternels de l'élevage, de la caravane et du commerce. Comme son père il avait embrassé cette vie pauvre et libre au bord du monde civilisé, un pied dans la cité, un pied dans le plus étrange des déserts. Mais à la différence de son père, Laeshk avait commencé là où son vieux avait fini.

*
Laeshk devint un Aspirant du Temple de Penjoie assez tardivement, vers l'âge de douze ans. Il n'y avait jamais été destiné selon son père, qui gardait un ressentiment diffus envers l'Ordre et, incidemment, pour toute la hiérarchie sociale dont il était la clef de voûte. Le sentiment de rejet qu'avait ressenti naguère le jeune et exalté Yaasf'Ihr se métamorphosa en une colère froide et un regard désabusé sur Korrul et son fonctionnement. Ainsi, loin des grands centres urbains, il avait transmis à ses enfants une façon de pensée prudente et un regard acéré sur ce pays si lointain à ses yeux comme aux leurs. Pourtant, ils s'en savaient issus, par leur sang paternel. La fratrie, en un mot, portait en elle l'intuition de l'exil sans jamais s'en rendre compte.

Cette nostalgie resta longtemps stérile ; chez Laeshk, elle s'éveilla vers ses huit ans, lors de son premier voyage aux Neuf Journées, où un ancien camarade de son père désormais Erudit avait fait preuve d'une curiosité insistante à son égard. La tapisserie de petits événements et d'intrigues mettant en scène son père contre sa belle-famille sous influence de cette figure étrange et mystique de grand clerc durant les festivités du Grain de Sable restèrent en grande part un mystère pour le jeune nomade. Et si l'Erudit n'eut visiblement pas ce qu'il voulut, cette atmosphère de secret allait faire germer chez Laeshk un intérêt confus pour cet individu. La loi du silence qui régna dans sa famille dès lors à propos des demandes de ce dernier produisit chez l'enfant un changement. Il se faisait plus méfiant et plus curieux à la fois. Il assénait à sa mère comme à son père toutes sortes de questions à propos de l'homme. Les réponses, frustantes, le conduisirent à se faire plus rusé, à les interroger sur les Temples, l'Ordre et Ruyn. Et à mesure qu'il grandissait, ces questions résonnaient en son for intérieur. La rumeur de sa nature chamanique, ses rêves au creux des Dunes, les regards troublants de sa mère, l'échec clérical de son père devenaient autant d'invitations faites par la destinée à Laeshk pour qu'il l'embrasse enfin.

Les années passèrent, ponctuées par les visites du mystérieux Erudit. La réticence de Yaasf'Ihr n'empêcha bientôt plus le jeune homme d'entendre ce que le religieux avait à dire. Et à son sujet, ce dernier ne tarissait guère ; Laeshk était un élu, disait-il, le chainon manquant entre les Korruliens et leur divinité première, il avait été mis sur terre par Ruyn pour régénérer le monde, le ramener à son âge d'or, au temps de l'Egale Myriade, où les mille premiers hommes étaient doués de magie, ne faisant qu'un avec Ruyn et vice versa. A douze ans, Laeshk, au cours d'une violente dispute avec son père, jeta ses doutes aux orties, sella un draoma et rejoignit le Temple de Penjoie.


*
Le jeune campagnard, plein d'illusions sur sa destinée, sur l'Ordre et la spiritualité fut accueilli avec grande joie par l'Erudit. Il déchanta cependant bien vite. A Penjoie, ni Chamane ni épiphanie. Un luxe décadent se concentrait dans les édifices religieux tandis que la ville souffrait de tous les manques. Le paysan était moqué par les Aspirants pour son accent et son âge, qui lui jalousaient qui plus est une position privilégiée auprès de l'un des rares Erudits résidant au Temple de Penjoie. Pour Laeshk, l'aura de mystère qui avait entouré tout ce temps celui-ci finit par s'estomper avec la promiscuité dans laquelle vivait les deux individus. Il fallait dire que son professeur ne jouissait pas d'une bonne presse, et Laeshk apprit vite qu'il lui fallait taire les hypothèses bizarres de son nouveau maître, que les plus bienveillants disaient "excentriques" tandis que les plus réalistes utilisaient de méchants mots comme "hérétiques". Un chaînon manquant ? La régénération spirituelle de Korrul ? Tout cela vous valait un bûcher en bonne et due forme à Arish.

Loin de la tête de la hiérarchie à Penjoie et tenant secrètes ses opinions, l'Erudit put vivre confiné et réaliser ses expériences discrètement mais sans parvenir à aucun succès. L'atmosphère secrète qui caractérisait cette vie commune avait un temps été adoucie par la camaraderie qu'entretenait Laeshk avec un autre disciple de l'Erudit, un jeune enfant d'Arish au regard brun. Tous deux s'étaient prêtés sans le savoir à l'expérience de leur maître, qui leur faisait ingérer quotidiennement un Veirasio, la potion des prêtres de Ruyn, que ce dernier avait amélioré. Laeshk n'apprit que bien plus tard la recette de son professeur, et pourquoi le liquide avait une teneur huileuse et un goût si âcre : il y ajoutait une dose d'ithylium, persuadé que cette substance était d'essence divine.

On ne s'attardera pas sur les grandes théories de ce savant un peu fou, sur les bases alchimiques, théologiques et scientifiques qui étayaient son raisonnement. Le fait est que Laeshk ne parvint jamais à réaliser aucun miracle. Il ne fit jamais pousser aucune plante dans le désert stérile, au grand dam de son maître. La seule chose que lui apporta cette mixtion ingérée journellement, c'est la sensation de froid. Peu à peu, l'adolescent frissonnait. Les siroccos méridionaux et le sable qu'ils tractaient faisaient l'effet d'une pluie de grêle sur l'échine du jeune homme, et le soleil de midi devenaient pour lui plus glacé que la plus glaciales des nuits du désert. Ce dérèglement métabolique, malgré l'absence de tout pouvoir, conforta l'optimisme de l'Erudit. La folie douce du chercheur rassura un peu son rat de laboratoire. La potion produisait des effets, n'est-ce pas ? Peut-être fallait-il persévérer, simplement persévérer, rationalisait Laeshk, affecté d'un genre de syndrome de Stockholm qui le suivrait toute sa vie. L'illusion de ces deux compagnons fut cependant fatale au camarade de Laeshk, qui ne résista pas au traitement. Ils le trouvèrent dans sa cellule, une écume bleuâtre au bord des lèvres et brûlant comme un poêle.

Cet incident fit du chercheur et de son cobaye des complices. Ils firent disparaître le corps dans les bas fonds de la cité, et quelques temps plus tard, Laeshk rejoignait précipitamment l'Ordre en tant qu'Oörphus, à Arish. Il partait le plus loin possible de son professeur, n'emportant avec lui que le fantôme de son camarade et la promesse faite de persister dans l'expérience.


*
Enfin libre de ses mouvements, il sortait d'un carcan qui l'avait aliéné durant toute son adolescence. Il était désormais un jeune homme perdu au milieu de la capitale religieuse du pays. Le secret qui lui pesait tellement à Penjoie s'était estompé dans la vie quasi mondaine du Temple d'Arish, qui avait, lui, des allures de petite ville dans la grande ville. Ici, on discutait théologie, politique, technologie auprès des plus grands Erudits. C'était le coeur du pouvoir de l'Ordre, une fourmilière dont Laeshk savoura la vie intellectuelle et l'anonymat qu'elle lui offrit.

Mais chasser le naturel et il revient au galop : les conférences d'un Erudit accapare bientôt son attention. Son audience est clairsemée, mais un noyau dur l'entoure, dont Laeshk fait bientôt partie. Le vieil homme à la longue barbe blanche ornementée de perles n'est pas un alchimiste, ni un théologien. C'est un administrateur et un juge. Le théoricien mélange mythologie, histoire et fiscalité, et conclut ce pot pourri sur la finalité ultime de l'Ordre : la régénération de Korrul.

La notion résonnait chez Laeshk. Il en connaissait une autre facette, il avait connu une interprétation prophétique de ce concept de retour à l'âge d'or. Mais ce que son ancien professeur voulait ressusciter par le chamanisme, le nouveau allait l'accomplir par l'entremise de la science, des lois et de la politique. L'âge d'or, disait-il, n'était rien d'autre que le temps des Mille Egaux, doués de la magie de Ruyn ; cette époque était caractérisée par l'expansion de la race humaine qui, du coeur de l'Oasis, dédiait un grand jardin à Ruyn. A mesure que les Elus disparaissaient, l'Ordre se développa pour les assister dans leur tâche, érigeant les murailles et prenant soin des jardins du dieu. A l'Ere des Egaux succéda celle des Temples, jusqu'à l'arrivée de Leste, qui annonça l'Ere des Chamanes. L'histoire économique du pays bascule, et la terre, autrefois détenues sans condition par les Temples, est aux mains des régisseurs, qui ne tardent pas à se l'attacher héréditairement. Le pouvoir bascule peu à peu, et les Cultivateurs entrent dans l'arène politique. L'oligarchie des propriétaires se forme et détruit les plus faibles de son organisme. Les plantations s'agrandissent à mesure que les familles, par violence ou par mariage, accroissent leur bien. Le système de stabilise et le pouvoir des possédants se trouve reconnu au sein du Grand Conseil. C'est dans ce contexte que l'Ere postmatrosque voit le jour.

Dès lors s'engage la centralisation du pouvoir. Administration et armée se développent, l'une resserrant l'imposition fiscales sur les Gens du milieu l'autre consommant le denier public. Concomitamment, l'industrialisation s'accélère, vide les campagnes vers les villes, où des dizaines de milliers de serfs sans terre à labourer, de vergers à cultiver, s'écrasent contre les portes fermées des cités. L'accroissement de la population ostracisée est exponentielle, et les Korruliens, frappés du même tabou que les mulâtres, sont comme des hectolitres de sang que cette grande purge sociale extrait du corps de la patrie. Là où l'industrialisation et le développement d'un Etat puissant auraient pu être synonymes de nouvelles conquêtes sur le désert, elles ne seront qu'un grand gaspillage, le cannibalisme brutal et immodéré des riches sur les pauvres.

Ce discours, on s'en doute, explique l'audience plus que rare de cet Erudit. Il prêchait, cependant, une issue optimiste à cette Histoire sinistre : la reprise en main des Temples par des hommes attachés aux idéaux d'Egalité de l'Ordre primitif. Vous, Oörphus, haranguait-il, vous êtes les Draomas de Korrul ; comme le voyageur dans le désert, vous le sauvez d'une perte assurée. Sans vous, il est faible ; avec vous, il est fort. Mais prenez garde à qui vous conduit, car si le pilote vous mène jusqu'aux confins de Feu et non vers une oasis, vous aurez beau contenir votre soif farouchement, il n'y aura pas d'eau pour qui que ce soit à la fin du voyage. Alors, vous qui êtes tel le Draoma, soyez stupide comme lui, ignorez le mors qui irrite votre gueule et détournez du chemin votre conducteur suicidaire. Comme le draoma qui sauve celui qu'il porte en refusant de suivre les mirages qui le trompe, résistez aux sirènes des Riches et des puissants.

Depuis des siècles, les Oöphrus sont la cheville ouvrière des Temples. Croyez-vous qu'il resterait quelque chose des Cités sans vous, clercs innombrables ? Sans vous, il n'y a pas de cens, pas de naissance, pas de mariage ni de deuil ; point d'impôt sans cens, point d'amende ni de taxe pour entretenir les murs des villes, pour mettre la nourriture dans la bouche des Chamanes, des Conseilles et des Veilleurs. Il est aisé de dire "l'iniquité que je n'accomplis pas, un autre que moi l'accomplira, alors à quoi bon ?" mais sans grain de sable, il n'est point de dune. S'il n'est aucun homme qui ne se dresse face à l'injustice, comment l'enfant peut-il comprendre ce que c'est que de vivre debout, l'échine droite ?

Ces paroles avaient fait le plus grand effet chez notre protagoniste Laeshk. Il n'avait jusque là perçu son statut d'Oöphrus comme un échappatoire le libérant de la folie de son ancien maître ou le début d'une carrière qui lui évitera à jamais l'exil et la soif. Les exhortations de cet Erudit prolixe, ses réquisitoires contre la société moderne avaient trouvé un écho dans cette vieille sensation d'exil que ressentait tant le jeune Oöphrus. Il savait dès à présent qu'il la ressentirait toute sa vie, mais qu'en se plaçant hors du monde, au service de l'Ordre, il pourrait changer le monde pour lui redonner sa forme véritable.

*
C'est avec ce feu intérieur que Laeshk débuta sa carrière d'édile et de juge. D'abord simple secrétaire d'un des Oöphrus supérieurs du Cens, il passa par tous les statuts de commis, du rôle de tabellion à celui de page. On le jugea bientôt digne d'occuper la charge d'Oöphrus des voiries des remparts orientaux et des taxes y afférant. Les réorganisa et dégagea des fonds. Enchaîna sur la charge du cadastre des quartiers des remparts orientaux. Y forma ce qu'on appelle encore le Cartulaire Laeshki, grand recueil mis à jour de tout le plan urbanistique des dits quartiers. Ses efforts et ses initiatives l'illustrèrent, et la hiérarchie d'Arish le fit connaître à l'Oöphrus du Second Kalaus de la cité, l'un des plus grands statuts oöphrusques de la métropole. Ce dernier se l'adjoignit quelque années en tant que troisième secrétaire et conseiller à l'urbanisme.

On ne s'attardera pas sur près de vingt ans de carrière dans les offices administratifs de Laeshk. Ses débuts furent remarqués, sa modeste carrière fulgurante. Le jeune homme était prometteur : il était intelligent, ne semblait jamais dormir et montrait un engouement inouï dans toutes ces tâches que l'élite des Temples avait toujours trouvé fastidieuses. Loin des Erudits et de leur tour d'ivoire, il était cependant un religieux indispensable à ces derniers parce que furieusement complémentaire. On décida bientôt de le parachuter en tant que Oöphrus du Second Kalaus de Penjoie, sa ville natale, où il fut bientôt élu par ses frères penjoyens.

Soyons clairs, être élu Oöphrus d'un Kalaus était un honneur. Plus qu'un honneur, c'était un pouvoir immense. En effet, il avait pour fonction de diriger l'une des deux cours de justice suprême d'une des trois cités des Terres de Ruyn, menant l'ordre du jour et prenant décision collégialement avec quatre Cultivateurs (eux nommés à vie) sur les affaires les plus diverses de la Cité, mais surtout les plus graves. Lorsque les débats ne trouvaient pas une unanimité entre les cinq juges, un conseil d'Erudits spécialisés sur le sujet en question était invoqué puis, une fois leur avis exprimé, les Première et Second Kalaus, sous la présidence de l'aîné des deux Oöphrus de Kalaus, rendaient leur verdict, unanimement. A cette charge judiciaire et juridique s'ajoutait une fonction d'édilité, d'inquisition et d'organisation de l'appareil juridique nécessaire au bon fonctionnement des cités. Une importante suite l'assistait dans ses devoirs, des secrétaires, des conseillers, des comptables et, extraordinairement, des experts comme des frères du Corps Défendeur.

C'était, comme on peut s'en douter, un grand pas en avant pour Laeshk, qui n'avait jamais oublié ses convictions de régénération de Korrul et de l'humiliation des pauvres par les riches. D'abord timide sur ses jugements, il put découvrir une justice bien différente de celle d'Arish. Ici, les Cultivateurs tenaient le pavé haut, et l'impétueux Oörphus-juge trouvait son collègue de Premier Kalaus bien enclin à passer tous les abus de l'aristocratie, si puissante et influente dans la cité du sud. Il accomplit cependant son devoir avec application et sérieux, mais après avoir été réélu une demi-douzaine de fois d'affilée à sa charge par ses frères du Temple de Penjoie, notre héros prit ses aises. Ses ordres du jour se firent plus agressifs, ses jugements, déjà réputés sévères envers les fils de bonnes familles, tranchaient de moins en moins en faveur des parties aristocratiques. Les scandales éclatèrent ; l'homme acceptait le témoignage d'ostracisés au même titre que celui de bonnes gens ! Ses collègues, les Cultivateurs-juges, se firent de plus en plus rétifs, et au bout d'un temps, il n'était plus un seul cas qui trouvait l'unanimité lors de la première séance. Les réunions des deux Kalaus devenaient systématiques, et la résistance de Laeshk à la majorité allait empirant. Le Juge rouge faisait couler beaucoup d'encre, on le traitait de démagogue et de révolutionnaire. Il jouissait, en effet, d'une grande popularité dans les échelons les plus bas de la société, sacrée comme profane. Mais ses ennemis étaient d'autant plus puissants et actifs, et sans son statut sacro-saint et le Corps Défendeur, nul doute qu'il aurait péri il y a fort longtemps.

Après deux ans d'une justice radicale, ses frères du Temple de Penjoie ne lui accordèrent pas sa septième réélection. L'Oöphrus du Second Kalaus s'en allait donc, l'amertume dans la bouche. Mis en minorité et haï par les élites, il n'était cependant pas seul. Envers et contre tout, sa carrière ne s'arrêta pas là. Ses éclats avaient traversé les remparts de Penjoie et un prêtre du Temple d'Ofägar mentionna son nom à la charge d'Oörphus-Censeur d'un des quartiers de la cité. Cette fonction, bien que moins puissante que celle du Kalaus, lui offrait au moins quelques menues responsabilités tout en l'écartant de sa ville natale. De plus, la hiérarchie locale voyait ce Juge rouge à la réputation d'incorruptibilité comme une bouffée d'air frais et un signal fort envoyé à une cité dont le sport national semblait être devenu la corruption endémique.

Ils voulurent un signal fort et ils l'eurent. L'Oörphus-Censeur a pour tâche de chapeauter le recensement d'une cité et toutes les lois qui y sont liées. Le poste, en temps normal, est peu politisé, sauf si on le met entre de mauvaises mains. Trois ans plus tard, l'Oöphrus Laeshk est muté au quartier général de la Veille Pourpre.


*
Waadj se trouvait au quartier général depuis trois ans et il avait toujours vu l'Oöphrus Laeshk. Ayant fini sa formation de mécanicien, le jeune Waadj avait décidé de rester à la base pour gagner en expérience. hélas, ses espoirs n'avaient pas été à la mesure de la réalité. Depuis quelques mois, il servait de commis à ses supérieurs, qui l'utilisaient comme navette entre eux et les autres centres de décision, et notamment le bureau oöphrusque, chargé des affaires religieuses de la base comme des tâches plus prosaïques tel que le ravitaillement. Autant dire que le jeune soldat s'y rendait plus à propos d'une commande de moteurs que pour des mariages. Cependant, et malgré la répétitivité du boulot, il avait pris goût à ces petites visites. Le bureau, une dépendance parasitant le mess des officiers et à moitié enfoncée dans les sables, était ombrageuse. Une poignée de rais de lumière traversaient les dais, les tapis et l'épais nuage de fumée bleuâtre qui le recouvrait. Une paisible agitation remuait ses pièces fraiches, où s'entassaient des caissons de pièces et d'outils, des jarres d'huiles et d'alcool, à côté de jeunes Oöphrus harassés qui, comme lui, avaient servi d'estafettes toute la journée à travers la base. Une fois qu'on avait passé l'encombrement du premier niveau, on s'enfonçait via une volée de marches ensablées vers le coeur logistique de la base de la Veille. Là, où des braseros jetaient une lumière chiche et changeante sur des rangées d'oriflammes sacrés et miteux, des tables et des divans accueillaient les religieux en charges.

Sans hésiter, Waadj s'orienta vers le fond, en direction d'un petit clerc plongé dans l'écriture d'une lettre. Un turban le coiffait tandis qu'une barbichette qu'il caressait sans douceur ornait son menton et ses lèvres, où était vissé un cigare de goulve sur lequel il tirait sporadiquement. L'apprenti mécanicien fit claquer ses talons pour attirer l'attention de Laeshk. Le clerc expira un nuage de tabac avant de relever ses yeux sombres. Waadj lui tendit une lettre, qu'il lut en silence.
"Deux tonnes de clous supplémentaires, donc," conclut-il.
"Pour l'expédition," précisa Waadj.
Laeshk appela un aide, lui demanda de recopier la lettre et la lui donna. Ceci fait, il prit un papyrus vierge et commença à écrire. "Le Conseil restreint a donné carte blanche en termes de dépense matérielles et militaires pour l'expédition, mais pour les dépenses civiles, je serais surpris si les ostracisés avaient chacun leur couverture... Installe-toi, prends un thé s'il reste quelque chose dans le samovar, ça va prendre du temps."
Le mécanicien lui fit savoir qu'il était bien où il était, le clerc haussa les épaules et reprit l'écriture de ses lettres.
"Alors, vous en êtes, de l'expédition ?" entama Waadj.
"Je serai là où ma hiérarchie veut que je sois... Or ma hiérarchie me veut le plus loin possible." répondit-il avec une moue sans décoller ses yeux du papyrus.

   


   
Dates anniversaires : An 1767 (Naissance), An 1779 (Aspiration), An 1791 (Première Election au statut oöphrusque de milek'jerno du Second Kalaus de Penjoie), An 1797 (Nomination au statut oöphrusque de Censeur d'Ofägar), An 1800 (Radiation au QG de la Veille).
   Phobie(s) : -
   Tics/manies : -
   Rituel quotidien : La boisson de Veirasio "amélioré".
   Autre particularité: Depuis son arrivée aux Erfeydes, le prêtre semble un peu agité, un peu fiévreux... Ses nuits sont encore plus courtes que de coutume, et ses collègues les plus familiers le pensent comme... immunisé au froid.
   


   
Ambition : Transformer le désert en plaine fertile.
   Secret : -
   Réputation : Excentrique à tendance hérétique, juge rouge à tendance populiste, militariste à tendance révolutionnaire. Ennemi avéré de l'élite profane.
   


   
Où as-tu trouvé le forum ? Sur l'internet !
   Première impression : Un code de fiche vite relou, mais sinon c't'assez très beau.
   Robin Hobb ça te parle ? Nu
   Tes autres pseudos habituels : Georges
   Ton activité à prévoir : Entre totale et erratique.
   

   
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Posté dans Re: Laeshk   - Jeu 29 Jan 2015 - 4:54

Officiellement bienvenue sur IJ :toutcontent:

Alors je dois dire que ta fiche m'a scotchée à ma chaise. Mon thé est devenue tout froid tant j'étais plongée dans la lecture de l'histoire haha C'est un plaisir de te lire et tu as su intégrer tant d'élément de l'univers, c'est super ! Faut que je relise un peu les infos sur Korrul du coup parce que je me rends compte que j'ai oublié plein de trucs xD
Laeshk me fait un peu pensé à un vulcain korrulien avec son côté pragmatique et sa logique indispensable. Vraiment cool cet oophrus. Je dois dire que tu m'as redonnée envie de RP avec ma chamane ** (qui aimerait bien ce petit je pense)

Breffouille c'est Aza qui valide pour les perso korruliens mais je pense que y'aura pas de problèmes. Juste, pour les signes particuliers, ça concerne plutôt les tâches de rousseur, tatouages perso, cicatrices etc... et je crois que tu as confondu avec les tâches qui elles sont obligatoires à décrire (la signification c'est facultatif parce que la plupart du temps ils ne la connaissent pas).

Voilou, au plaisir de lire la suite en RP ! (les erfeydiens, planquez vous !)


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Posté dans Re: Laeshk   - Jeu 29 Jan 2015 - 6:07

Bienvenue sur IJ ! Very Happy

Superbe fiche, et l'histoire... à dévorer. **
Je pense que Kezaël va adorer un monsieur comme celui-là. o/

Au plaisir de te croiser en rp !

Bon jeu Very Happy





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Posté dans Re: Laeshk   - Jeu 29 Jan 2015 - 12:25

Bienvenue *w*
Alors très bon choix, l'Ordre de Ruyn c'est passionnant Very Happy

Citation :
On ne fait pas d'utopie sans casser des gens.
Haha bonne remixte !

Citation :
SIGNIFICATION ET PLACEMENT DES TACHES : Seul Ruyn sait !
Donc comme l'a dit Loth, ce point est à préciser un peu plus ♥️

En tout cas superbe histoire et personnage très interessant. Je ferais volonté un RP avec mon compte Esmeôr. J'aime beaucoup comment tu t'es approprié l'univers de l'Ordre en utilisant le Kalaus ou en usant d'autres termes. J'ai vraiment rien à redire, c'est excellent !

Petite bémol pour ton avatar, il n'est pas à la bonne taille Smile
Je pourrais te valider ensuite :wou:





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Posté dans Re: Laeshk   - Ven 30 Jan 2015 - 7:48

Hop édité. Pour l'avatar je suis vraiment nul (l'avatar actuel c'est mon maximum), je vais essayer de demander un coup de main à plus savoirfairant que moi je pense.
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Posté dans Re: Laeshk   - Ven 30 Jan 2015 - 9:01

File ton image de base, je vais tenter quelque chose Smile

Et parfait pour les tâches !


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Posté dans Re: Laeshk   - Ven 30 Jan 2015 - 9:02

Merci t'es chic o/

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Posté dans Re: Laeshk   - Ven 30 Jan 2015 - 9:09

Et voilà !
Je te valide du coup, bon rp ♥️
(et j'viens de lire toutes tes questions ! On répond très vite Wink )


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Posté dans Re: Laeshk   - Lun 2 Fév 2015 - 15:48

Ch'uis un peu en retard, mais bienvenue quand même ! 8D

Ce personnage est génial ! J'ai adoré te lire ! :wou:
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Posté dans Re: Laeshk   - Mar 3 Mar 2015 - 8:59

(Merci en retard Chil, ça fait plaisir à chaque fois !)

Bon eh bien on m'a fait savoir que je n'étais pas le bienvenu, ayant eu des comptes lâchés en cours de route auparavant. Je vous souhaite à tous bonne continuation !

Le joueur de Laeshk.
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Posté dans Re: Laeshk   - Mar 3 Mar 2015 - 9:17

Mettons les choses au clair pour qui veut savoir l'histoire : un membre qui par 3 fois interprète un rôle important (allez disons 2 car l'un d'eux n'a jamais été lancé en RP) pour disparaître sans un mot en laissant en plan joueurs, rp et projet et qui là se plaint qu'on lui demande de faire ses preuves avant qu'on recommence à confier des tâches importantes à son personnage, non il n'est pas le bienvenu, clairement.
Merci pour le temps perdu sur tes 3 validations et toutes tes questions. Quoique je regrette pas celle sur Matroos car elles étaient pertinentes et seraient arrivées tôt ou tard.

Bref, on a déjà eu des disparitions de joueurs très gênantes mais lorsque ces gens sont revenus ils ont au moins commencé par s'excuser. Mais toi, t'as fait ton retour incognito 2 fois, tu as mis des joueurs dans la galère deux fois, alors on préfère faire en sorte que les gens sérieux de IJ s'épargnent la joie de se voir planter en RP.

Sur ce, bonne continuation !


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Posté dans Re: Laeshk   -

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