AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Le coeur du Nord   - Ven 13 Fév 2015 - 10:21

Les sorties nocturnes étaient de venues une habitude depuis son arrivée aux Erfeydes.
Bien qu'étant un bon soldat, Erhyn n'avait pas combattu une fois depuis qu'elle avait débarqué dans ce pays glaciales, bien trop occupé à prodiguer les soins. Les journées étaient affreusement longues et chargées en émotions et pourtant la korrulienne trouvait encore d'arpenter les environs. C'est d'ailleurs comme cela qu'elle était tomber quelquels mois plus tôt sur un erdeydien qu'elle avait aidé et soigné. Elle savait parfaitement ce qu'elle risquait mais Erhyn n'était devenu médecin pour tuer, mais pour sauver. Elle savait mieux que personne à quel point la vie était précieuse, les Erfeydiens n'avaient rien demandé, on leur tombaient dessus comme ça pour ce stupide Ythilium. Généralement c'était sa grande humanité qui guidait ses gestes mais depuis cette guerre, l'albinos n'en était plus sûr, chaque jours qui passaient, son cœur se remplissait de rage pour les siens. Les massacres elle en avait vu bien assez dans le désert avec les forbans, mais là... ça dépassait tout ce qu'elle avait vu au cours de sa vie.

Alors que l'homme adossé à un arbre la fixait avec méfiance, Erhenyce appliquait un baume sur la plaie ouvert de sa jambe puis rapidement vint bander le tout. Pas un mot n'était échangé, de toute façon l'albinos ne savait pas parler l'Erfeydien et elle se doutait que le guerrier face à elle connaisse le moindre mot korrulien. La veilleuse renifla faiblement, passant le revers de sa main sur son nez rougit par le froid et se frotta les mains en se redressant. Voilà qui était fait. Sous ses yeux l'homme se redressa à son tour, s'aidant de l'arbre et toutes deux s'observèrent en silence. Erhyn désigna l'ordre de fuir d'un geste de main et il n'en fallu pas plus qu'il file en boitant et la korrulienne resta là, immobile à regarder l'erfeydien... Jusqu'à ce que le tire résonne... dans un gémissement de douleur, il s'effondra dans la neige.

Erhenyce sentit son cœur se serrer et pivotant sur elle même pour voir d'où venait le tire, un violent coup heurta sa mâchoire, la faisant basculer sur le côté et tomber à son tour. Prise en flagrant délie, elle allait passer un sale quart d'heure ça c'était sûr... Le soldat la saisit par les cheveux et tira d'un coup puissant, la faisant se redresser à genoux. Erhyn serra les dents et gémit, portant ses mains à ses cheveux long alors que la voix du soldat lâcha.

« Garce... Traitre à ton sang... j'ai toujours sût que tu étais louche comme femme mais là... Armak ! Approche, qu'on lui donne une bonne leçon. »

Un second soldat s'approcha, celui qui avait tirer sur l'adolescente et l'avait tuer sans le moindre remord. Il se pencha et observa Erhyn avant de lui cracher au visage. L'albinos ferma les yeux et entrouvrit les lèvres pour inspiré longuement alors que l'homme la saisit par le menton.

« Si tu l'aime tant ce pays... on va en faire ta tombe... le monstre. »

Un nouveau coup s'abattit sur son visage et la korrulienne gémit de nouveau avant de se débattre, assénant à son tour un violent coup de coude dans le ventre du soldat qui lui maintenait les cheveux et lui fit lâcher prise. D'une vive pression sur les jambes en se redressa et sauta sur le second soldat, le plaquant au sol, mains entourant sa gorge. Elle le regardait étouffer, le regard fou. Ces hommes venait de tuer un innocent, ils n'éprouvaient aucune honte... C'était eux qui faisait la honte du pays, pas elle. Occupé à étrangler son confrère, l'albinos ne vit pas le premier arriver derrière elle et abattre à l'arrière de son crane la crosse de son arme, la faisant basculer en avant et crier de douleur. A moitié sonné, la korrulienne avait le nez dans le neige alors que les deux hommes revinrent à la charge. Un pied s'abattit dans son dos, l'autre dans son ventre... et le manège recommença, avant qu'on de la mette sur le dos pour frapper son visage. Erhenyce entendit son nez craquer, brisé sous la force du coup alors que son sang se répandait le long de son visage. Les hommes s'arrêtèrent enfin et dans un râle de douleur, cherchant à reprendre son souffle, l'albinos posa son regard incolore sur le cadavre de l'erfeydien tendit que ses larmes se mêlaient à son sang. Elle bascula dans l'inconscience et la douleur disparu, emportant avec elle toute l'affection qu'elle avait eu pour son pays, pour son peuple.
avatar
Peuplade

On m'appelle Snjór Úlfbróðir


Infos Personnage
RANG: Thørstein Hürþleif, Erhenyce Khar'ayn
VILLE & APPARTENANCE : Clan Vedskygge (Faction Shaas d’argent)
MON AGE : 31
Masculin
MESSAGES : 60
AGE : 28
INSCRIT LE : 11/01/2015
PSEUDO HABITUEL : Fraz ou Ben Roberts
Joyaux : 15
http://www.ile-joyaux.com/t2721-snjor-ulfbroir
Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Ven 13 Fév 2015 - 14:18

Les nuits étaient devenues plus longues et chaque déplacement devaient être fait avec un peu plus de prudence depuis la fin d'Andur. Telle une tempêtes, les envahisseurs avaient apporté avec eux guerre et misère. Peut-être qu'ils avaient pensé qu'il leur était possible de débarquer à Erfeydes sans trop résistances, si c'était le cas... ils s'étaient trompés. Peuple fier, les Erfeydiens n'étaient pas sur le point de laisser leur terres êtres conquises, ils n'allaient point laissé leur peuple être effacer de l'existence.

Sous le voile de la nuit, notre protagoniste se déplaçait discrètement, tel un Shaa traquant une proie, le chasseur se déplaçait à travers la forêt. Ses prunelles scrutaient sous la pénombre les moindres déplacement, ses oreilles aux aguets portaient une attention particulière aux murmures. Non loin d'ici, les traces de l'envahisseur avaient été rapportés, cependant l'un des éclaireurs envoyés plus tôt ne donnait plus signe de vie. Avait-il été capturé ? Avait-il été torturé ou même tué ? Tant de possibilités, d'inconnus...

La nuit était devenu si sombre et silencieuse. Nul murmures avaient su trouver leur chemin jusqu'aux oreilles du chasseur. Une lance à la main et un couteau à la ceinture, ses pas dans la neige étaient léger, tentant de demeurer silencieux et discret. Si l'ennemie était dans les environs, mieux valait éviter d'être bruyant. Le souffle chaud et régulier créait un léger nuage devant le visage celui-ci alors qu'il rencontrait l'air frais de la saison. Les nuits étaient devenus plus froide, ce qui semblait avoir ralentit les avancement de l'envahisseur, sans doute moins adapté au climat d'Erfeydes. Le froid avait cessé de déranger Snjór il y a de cela bien longtemps, le corps de celui-ci s'était adapté au climat de son pays, mais pour les étrangers, la saison était loin d'être agréable. Une brise glaciale du nord souffla, sifflant entre les branches des arbres avant d'effleurer le visage austère de l'homme. Bien qu'il n'y avait aucun flocons tombant des cieux, le parfum d'un blizzard semblait hanter l'air. Le Gardien avait-il choisi d'offrir ainsi une couverture au chasseur ? Être patient, il pourrait utiliser cela à son avantage, mais en faire preuve ne fut point possible après avoir entendu l'écho de la terreur! Tel le tonnerre, l'intense bruit des armes de guerres de l'envahisseur ce fit alors entendre, un sombre torrant! Les oreilles du chasseurs aux aguets tentât alors de repérer immédiatement la source du bruit avant de se préciter vers celle-ci.

Le souffe de Snjór accélérait alors que le pas calme et régulier eut changé pour un sprint. La neige étant profonde relantissait un peu celui-ci et demandait un peu plus d'effort de sa part. À chaque pas, il se rapprochait de la source, ne sachant nullement ce qu'il allait découvrir une fois sur les lieux. Une chose était cependant sûr, peu importe qui était là, peu importe le nombre, il s'agissait de gens hostiles et armés.

Sous le regard d'azure du chasseur, la silhouette de deux étrangers furent la première chose qu'il apperçut entre les arbres. Sans trop attendre, Snjór changeant la position de sa lance dans sa main afin avant de la lancer en direction d'un des deux êtres se trouvant devant dans son champ de vision. Il savait que si ces derniers l'aperecevaient, ils ne seraient point du genre à offrir une chance. Non, il s'agit là de meurtrier sans honneurs ! Sifflant et tranchant l'air, le lance avait pris son envole avant de transpercer la cible. Il ne s'agissait point d'un acte bien discret et cela su immédiatement attirer l'attention de son compagnon. Suivant le bruit des pas du chasseur, l'inconnu s'était alors retourné avant de faire face à notre protagoniste. Un cri primitif fut émit par le chasseur alors qu'il bondit sur l'homme avant de s'écraser avec celui-ci dans la neige. Un premier coup de poing au visage fut balancé avant d'empoigner le couteau à sa ceinture que pour planter la lame froide de celle-ci dans l'estomac du second homme. La neige blanche et pure changea alors de couleur alors que l'eau de vie quittait les corps de ses ennemies, leur sang indigne ne faisait que souiller le sol Erfeydiens.

À travers la furie et la mort, Snjór n'avait pas pris le temps de regarder quel autre corps gisaient sur le sol. Une fois que le calme fut rétablis... que le souffles des étrangers avaient cessé, il se releva tout en retirant son couteau des entrailles de sa victime. Son coeur battaient rapidement, ressentant toujours les effets de l'adrénaline, son souffles étaient devenus irrégulier durant un moment. Durant ce moment de calme, il remarqua alors le corps inertes de son confrères. Il s'approcha alors de celui-ci, puis s'accroupi devant avant de poser sa main sur l'aorte à son cou. Rien... son souffle lui avait été retiré. Le regard de notre protagoniste s'assombri un peu avant de murmurer doucement.

-Tu es avec le Gardien maintenant...

Ses prunelles descendant vers le sol, il remarqua qu'une blessures avaient tenté d'être soigné. Son regard se dirigea ensuite vers une jeune femme qu'il n'avait point remarqué à son arrivée... son corps inertes dans la neige ne semblait point offrir le moindre signe de vie, toutefois en observant un peu plus, il était possible de voir le souffle de celle-ci, bien que faible. Était-ce elle la responsable pour les soins apportés ? Cette inconnue partageait le même sang que les envahisseurs, la laisser ainsi mourir gelé était sans doute le sort qu'elle méritait, mais d'un autre côté, sa capture pouvait sans doute leur apporter un avantage. Il replaça d'abord son couteau à sa ceinture avant de se redresser, puis il s'approcha du corps inerte de l'étrangère avant de la soulever puis la déposer sur son épaule sans plus de délicatesse qu'il le fallait. Celle-ci sur son épaule droit, il prit appuis sur le corps de sa première victime avec son pied gauche avant de retirer la lance du cadavre, celle-ci n'avait point fracassé lorsqu'il s'était écrasé contre le sol. Sans plus tardé, le chasseur reprit la route, cette fois-ci dans la direction d'où il venait, car le torrent avait sans doute attiré l'attention de plusieurs... et là où il en avait un, il en avait dix.



Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Ven 13 Fév 2015 - 15:04

Ce qu'il y avat de bien avec l'inconscience, c'était l'absence de douleur... Malheureusement, il fallait bien qu'Erhyn reprenne conscience un jour. Pendant un temps, son esprit avait cru à la fin, les coups reçus avaient été si violent qu'il était dur de s'imaginer ne pas y succomber. Mais quand la douleur revint, l'albinos réalisa qu'elle était belle et bien vivante. Lentement ses yeux s'ouvrir et la première chose qu'elle vit fut ses bras se balancer dans le vide, une pression sur son ventre et le sol neigeux qui défilait sous ses yeux. Juché que l'épaule d'un parfait inconnu, la belle fut trop faible pour bouger ou parler alors qu'elle retomba dans le sommeil à peine s'était-elle éveillée.

Ce ne fut que quelques heures plus tard que ses paupières lourdes se soulevèrent pour la seconde fois. Le froid... Prenant conscience de la fraîcheur ambiance, Erhenyce réalisa qu'elle n'était pas au campement des kourrliens mais étendu dans la neige. Il faisait sombre, cependant une douce lueur réchauffait son visage... Il fallu quelques secondes au médecin pour pouvoir bouger à nouveau, très légèrement tant son corps lui semblait lourd et affreusement douloureux. Voilà une belle raclée qu'elle avait prit... Le souvenir de celle-ci lui rappela aussitôt la cause... cet homme qu'elle avait voulu aider et qui avait été abattu comme un vulgaire animal. Nauséeuse, la jeune femme étouffa un faible gémissement, dans sa tête elle revoyait encore et encore ce pauvre pauvre mourir sous ses yeux, le bruit du tir se répercutant dans son esprit. S'en était trop...

Erhyn gémit à nouveau, réussissant à se redresser malgré la douleur et l'angoisse. Dans quel foutu merdier s'était-elle encore fourré ? Pivotant le visage, son regard d'un bleu délavé se posa sur le feu de camp puis sur la silhouette toute proche. Un homme... Un homme erfeydien dont les traits physique étaient étrangement similaire au sien. La surprise fut de taille, non pas parce qu'il lui avait sauver la peau mais bien pour cette aspect similaire. Elle qui venait d'un pays où on la considérait comme un monstre à cause de ces gênes... Qui était-il ? D'abord silencieuse, la jeune femme frissonna sous le vent glaciale de la nuit alors que sa combinaison de veilleur la protégeait tout juste du froid puis elle déglutit, passa doucement ses doigts sur son visage ensanglanté et décolla les mèches de cheveux collé à sa joue sous le sang séché.

« Qui... Qui êtes-tu.... ? Où est-ce que l'on est ? »


Pivotant le visage, elle ignora la douleur de celui-ci et observa les alentours avant de se mettre sur les genoux. Il faisait sombre... Pourtant le ciel lui était parfaitement dégagé et la beauté de la voute céleste lui coupa presque souffle. Impossible de savoir où ils se trouvaient, pour elle s'était un endroit inconnu et toutes les montagnes se ressemblaient. Une nouvelle brise lui arracha un long frisson alors que ses longs cheveux emmêlés se soulevèrent avec le vent puis elle fixa de nouveau l'erfeydien, attendant une réponse, ce qui était idiot vu qu'il ne parlait pas un mot de korrulien.
avatar
Peuplade

On m'appelle Snjór Úlfbróðir


Infos Personnage
RANG: Thørstein Hürþleif, Erhenyce Khar'ayn
VILLE & APPARTENANCE : Clan Vedskygge (Faction Shaas d’argent)
MON AGE : 31
Masculin
MESSAGES : 60
AGE : 28
INSCRIT LE : 11/01/2015
PSEUDO HABITUEL : Fraz ou Ben Roberts
Joyaux : 15
http://www.ile-joyaux.com/t2721-snjor-ulfbroir
Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Lun 16 Fév 2015 - 9:52

Observant un rythme régulier, l’Erfeydien tentait de s’éloigner le plus rapidement possible du lieu de la confrontation sachant que d’autres envahisseurs n’allaient pas tarder à se montrer le bout du nez. Cette manœuvre n’était nullement parce qu’il les craignait, mais simplement parce qu’il s’avait que son peuple, sa terre, avait une meilleure chance de les repousser en vivant un autre pour combattre un autre jour. Il devait se montrer sage s’il souhaiter gagner cette guerre et choisir ses batailles. Avec la femme sur son épaule, son pas était devenu plus lourd et plus lent, mais il devait se montrer persistant et il ne pouvait pas s’arrêter immédiatement. La route était longue jusqu’au village, même seul avec le blizzard qui s’apprêtait à leur tomber dessus il ne possédait aucune chance de s’y rendre, les chances étaient nettement réduite à trainer l’étrangère. Bien qu’il soit bien adapté au froid, il est peu probable que son hottage le soit tout autant et morte, elle lui était inutile. Normalement, il l’aurait laissé mourir là où il l’avait trouvé, il l’aurait laissé trépasser lentement sous la neige alors que son corps serait devenu de plus en plus engourdis par le froid. Cependant, il avait choisi de faire autrement… peut-être qu’il s’agissait d’un murmure du Gardien, mais quelque chose lui avait dit de ne pas la laisser là. Elle pouvait se montrer utile… enfin aussi utile qu’une personne de son peuple puisse être aux Erfeydes.

Cela faisait plus d’une heure qu’il marchait, le chasseur pouvait sentir la puissance du vent prendre de plus en plus d’ampleur. Avec le souffle qui se levait, caressait doucement le visage, cependant bientôt celle-ci allait être plus agressive, bientôt il allait être impossible de voir plus de trois pas devant. Il allait être bientôt impossible de bien progresser à travers le blizzard qui s’annonçait. L’avantage dans cette situation, si les progrès de l’Erfeydes était réduit, cela signifiait qu’il était encore plus difficile de le suivre sur ce territoire. Ses traces dans la neige s’effaçaient rapidement dans le vent. Il fit prit donc la décision d’ériger le camp en ce lieu afin de reprendre la route le lendemain. Il planta sa lance dans la neige puis déposa l’étrangère à moins de deux pas.
Remarquant que l’étrangère était toujours inconsciente, il profita de ce moment afin de ramasser quelques branches. Assis, celui-ci fit quelques entailles dans les branches, puis sortis deux pierres afin de tenter d’allumer le tout. Au bout d’un moment, une petite flamme apparue. L’Erfeydien se pencha alors, soufflant dessus doucement afin d’accélérer le tout, puis, ajouta un peu de bois afin d’y faire prendre un peu d’ampleur.
Un peu de repos, le chasseur jeta occasionnellement un œil sur l’inconnue. Avait-elle tenté de porter secours à l’un de ses confrères plus tôt ou bien s’était-il trompé à ce sujet ? Le regard froid de Snjór demeura posé sur celle-ci durant un instant avant de retourner vers la flamme. Prennant sa gourde, il bu un peu d‘eau. Du coin de l‘oeil, il pouvait observer celle-ci qui semblait tenter de reprendre consience. Elle était dans un état pitoyable, mais allait survivre. Celle-ci s‘adressa alors à lui, dans une langue qu‘il ne pouvait comprendre. À ses oreilles, il s‘agissait de son incohérents et incompréhensibles. Rien ne servait de tenter de comprendre. Celle-ci tentait de se redresser, mais ses efforts était presqu‘en vain. Dans un tel état, il lui serait impossible d‘offrir la moindre résistance.

‘‘Bois...‘‘ Dit-il alors en lui tendant la gourde.

Des paroles inutiles, puisqu‘elle ne comprennait sans doute pas un seul mot d‘Erfeydiens, mais le geste en tant que tel s‘expliquait par lui-même. Nul besoin de ce compliquer la vie à tenter de dialoguer avec elle...
L‘air s‘apprétait à changer, le regard de notre protagoniste de leva vers les cieux, la tempête approchait il pouvait le sentir dans le vent. Il se leva donc et fit quelques pas en arrière. Le chasseur ce concentra alors avant d’ériger au tour d’eux un abri de glace en utilisant son lien avec l’élément. Ce concentrant ainsi, en bougeant ses mains de façon synchronisé, il fit une demi-sphère, recouvrant ainsi l’étrangère. Unissant ensuite ses mains, il créa une petite ouverture afin de pouvoir se glisser à l’intérieur de l’abri. Il ne s’agissait pas ici de l’endroit le plus confortable à Erfeydes, mais cela allait être suffisant afin de les protéger du mauvais temps qui leur tombait dessus. Ne souhaitant pas s’étouffer avec la fumé, il créa une ouverture en haut de l’abri, suffisamment grande afin d’y laisser sortir la fumée, mais pas assez pour y laisser entrer trop d’air fraîche et de neige. Il reprit sa place à proximité du feu et demeura silencieux. Bientôt, la neige allait recouvrir l’abri et leurs pistes. Ils allaient devoir y passer la nuit.



Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Lun 16 Fév 2015 - 11:42

Bien qu'il était pour l'heure impossible de communiquer verbalement, la gourde tendu fut suffisante pour que la korrulienne comprenne l'unique mot qui fut prononcé. Saisissant l'objet qu'elle ouvrit, l'albinos baissa le regard et répéta simplement :

« Bois... Eau ou verbe boire... Bois... Bois.... »

Bine que mal en point et angoissée par ce qu'il attendait, Erhenyce savait qu'il fallait dès maintenant commencer l'apprentissage linguistique pour parler avec les erfeydiens, sa survie en dépendait grandement. Portant la gourde à ses lèvres, l'eau qui glissa dans un gorge lui fit un bien fou mais alors qu'elle buvait goulument, ce qui se déroula sous ses yeux lui fit avaler sa boisson de travers. Dans une quinte de toux bruyante, la jeune femme plaqua son avant-bras contre ses lèvres pour atténuer le bruit de celle-ci tout en fixant avec un regard alarmée le dôme de place qui se format au dessus des deux compères. Par Ruyn, et dire que beaucoup doutaient encore qu'il sagisse là d'une forme de magie ! Abaissant son bras, Erhyn déglutit, cherchant à reprendre son souffle et déposa la gourde dans la neige avant de se redresser. Tant pis pour la douleur, tout ce qu'elle avait en tête c'était cette chose au dessus d'elle qui la protégeait du froid.Sa main se tendit et doucement, ses doigts tremblants effleurent le plafond du dôme gelé. C'était bien réel... Cette chose était tout ce qu'il y a de plus vrai. Un rire soufflé s'échappa des lèvres de la jeune femme qui fini par s'abaisser de nouveau, se laissant choir sur la neige sous ses fesses.

Son rire avait disparu et de nouveau son visage avait reprit son expression épuiser puis enfin, elle se rendit compte que son sac était là. Forcément, elle avait sur le dos lorsqu'elle avait été battu par ces deux lâches. S'empressant de le prendre, Erhyn l'ouvrit et découvrit avec soulagement que tout son matériel de soin était encore en bon état. Fouillant dans son sac, Erhyn se saisit de compresse avant de reprendre la gourde pour l'humidifier puis sans attendre, commença à tamponner les plaies de son visage en grognant. Voilà une douleur dont elle se serait bien passé mais néanmoins nécessaire, vu son état de faiblesse, tout ce qui pouvait la maintenir éveillé était bon apprendre. Une fois le visage relativement propre et dépourvu de sang sécha, la korrulien tourna le visage et fixa l'erfeydien atrocement silencieux puis d'une voix, la jeune femme lâcha simplement tout en inclinant la tête avec respect.

« Merci. »


Bien qu'elle en ignorait la raison, cet homme lui avait sauvé la vie. Peut-être était là le juste retour des choses vu qu'elle même avait mit sa propre vie en danger pour sauver un erfeydien. Quoi qu'il en soit, tout ce qu'elle pouvait faire à présent c'était attendre, curieuse de voir où cet hmme l'emmenait et pour quel raison.
avatar
Peuplade

On m'appelle Snjór Úlfbróðir


Infos Personnage
RANG: Thørstein Hürþleif, Erhenyce Khar'ayn
VILLE & APPARTENANCE : Clan Vedskygge (Faction Shaas d’argent)
MON AGE : 31
Masculin
MESSAGES : 60
AGE : 28
INSCRIT LE : 11/01/2015
PSEUDO HABITUEL : Fraz ou Ben Roberts
Joyaux : 15
http://www.ile-joyaux.com/t2721-snjor-ulfbroir
Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Mar 17 Fév 2015 - 19:39

La glace peut sembler si froide aux yeux d’un étranger, mais lorsqu’une personne fait le premier pas afin de la connaitre, de la comprendre, il est possible d’y voir en la glace une grande beauté. Tout comme le feu, il faut être capable de la respecter, car celle-ci n’hésitera point à prendre la vie de l’insolent. De nombreux Erfeydes possèdent un lien naturel avec cet élément, capable de le sentir à travers chaque battement de cœur, d’écouter les froids murmures. Le chasseur à découvert son lien avec la glace il y a de cela de nombreuses années, lors de jours anciens qu’il dut passer en Shaa solitaire. Mais cette histoire, il n’allait pas la partager avec l’étrangère, car même s’il le désirait, elle ne comprendrait sans doute rien de ce qu’il lui racontait. Non, celle-ci comme tous les autres envahisseurs parlait ce dialecte incompréhensible et affreux, une langue qu’il ne souhaitait nullement apprendre. Il était généralement du genre ouvert d’esprit, mais ces gens, même apprendre le langue souillerait la sienne et serait une offense envers le Gardien.

Il lui avait offert de l’eau afin d’assurer la survie de son hottage et non par affection pour cette personne. Lorsqu’il lui avait tendu la gourde, celle-ci la pris immédiatement tel l’animal assoiffée qu’elle était. Les prunelles de l’inconnue au teint pâle comme la neige n’entrèrent point en contact avec le regard froid du chasseur lors de cette interaction. Non, celle-ci s’était simplement contentée de fixer la neige qui se trouvait sous elle en bafouillant ‘’bois’’ dans le pire Erfeydiens qu’il avait jamais entendu. Notre protagoniste conservait son air austère et peu sympathique. La situation actuelle ne possédait rien d’une soirée agréable, son peuple était en guerre et ce soir il partageait un abri avec l’ennemie.

Il serait faux de dire qu’il ne possédait aucune crainte d’elle, puisque les siens avaient abattue de nombreux frères et sœurs de sa terre. Le fait qu’il ne l’avait pas attaché était en partie parce qu’elle ne semblait pas bien dangereuse vu son état physique. Son physique, si ce n’était pas de ses vêtements, elle pourrait sans doute facilement passer pour l’une des siens. Son visage pâle et sa crinière de neige, elle possédait très peu de traits typiques des envahisseurs et ne ressemblait nullement aux hommes qu’il avait tués un peu plus tôt. Cependant, il ne devait pas laisser ce détail le berner, le sang de cette inconnue ne possédait des Erfeydes.

Lorsque celle-ci pris son sac, le chasseur plaça instinctivement sa main sur son couteau afin de se défendre au besoin, mais celle-ci ne sorti aucune arme. Non, bien au contraire, elle sortit des objets de médecine afin de soigner ses propres blessures. Le chasseur reconnu immédiatement ce qu’elle utilisait, le frère de cette terre qu’il avait retrouvé mort un peu plus tôt avait été soigné de la même façon. Cela ne faisait que lui indiquer qu’il était probable qu’elle avait tenté de l’aider, mais pour quel raison ? Selon la scène qu’il avait retrouvé, ce n’était pas dans le but de le garder en vie pour l’interroger, le torturer… non car il avait été abattu froidement. Elle, celle qui se trouvait devant les prunelles de glaces de notre Erfeydien ne semblait pas être la responsable pour ce massacre, mais un seul geste ne changeait rien.

Il demeura en silence, fixant les flammes, mais gardant un œil sur l’étrangère. Il demeura ainsi durant une bonne heure peut-être même un peu plus. La nuit était sans doute tombée à l’extérieur, leur refuge de fortune devait être recouvert par la neige. D’un petit sac en cuire qu’il porter à sa taille, il sorti deux morceau de Jölgalt et en balança un vers l’étrangère. Elle avait perdu du sang, un peu de chaleur de l’eau et de la nourriture allait lui permettre de passer la nuit, de reprendre suffisamment de forces pour la route qui les attendaient au lever du soleil. Sans rien lui dire, il plaça le morceau qu’il avait conservé entre ses dents avant de déchirer celui-ci. La viande, séché, était dure à mâcher, mais comprenait des nutriments essentiels à la survis lors de longs voyages.



Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Mer 18 Fév 2015 - 14:23

SE réchauffant près du feu, Erhyn remit les compresses usagés dans son sac ainsi que le peu de matériel qu'elle avait user avant de le refermer. Ce simple sac contenait l'essentiel de sa vie et pour rien au monde elle s'en serait débarrasser. Son travail était sa raison de vivre, sans rien pour exercer sa médecine la korrulienne se laisserait aller la mort dans l'âme. Ce sac était donc son unique trésor, il n'avait aucune valeur mais son contenu était d'une valeur inestimable, un contenu qui lui permettrait de sauver des vies, autant qu'elle le pourrait.

Ce fut l'envoie d'un bout de viande séché qui arracha l'albinos à ses rêveries. La belle sursauta, attrapant la viande au vol, manquant de se la prendre dans le visage et posa sur l'erfeydien un regard brillant de gratitude... car si l'épuisement et la douleur avait de quoi l'achever, la faim qui la tenaillait était difficile à supporter et sans même savoir d'où provenait cette viande, la jeune femme mordit dedans, mâchouillant difficilement celle-ci avant d'avaler sa première bouchée. Pas mauvais, elle avait connu bien pire... Une nouvelle valse de mastications,des soupir de plaisir à manger ce met léger et quand il fut fini, Erhyn soupira longuement. Maintenant il fallait réfléchir... Cet homme ne l'avait pas tuer, il l'avait sauvé, nourrir, réchaufféet hydraté... Pourquoi ? Qu'est-ce qui le poussait à agir ainsi ? Surtout que son regard et son comportement trahissait une haine profonde envers elle, où plutôt ce qu'elle représentait. Levant de nouveau les yeux dont l'un d'eux était cerner d'un hématome violacé, la jeune femme fixa longuement son sauver, se fichant qu'il puisse être dérangé par cela... Elle avait besoin de comprendre. Mais la fatigue commençait à avoir raison d'elle, accentuant la douleur de son corps.

Erhenyce baissa les yeux, fixant le feu un instant puis doucement s'allongea dans la neige, glissant lentement son sac sous sa tête et attendit. Le calme qui régnait dans cet endroit était à la fois dérangeant et apaisant. C'était bon de ne pas entendre tout ces veilleurs gémir, se plaindre et râler. Juste le silence et le crépitement des flammes, le vent qui soufflait à 'extérieur. Ce délicieux moment de paix fini par avoir raison de la belle qui finalement, s'endormit ainsi, dans la neige tout près du feu.
avatar
Peuplade

On m'appelle Snjór Úlfbróðir


Infos Personnage
RANG: Thørstein Hürþleif, Erhenyce Khar'ayn
VILLE & APPARTENANCE : Clan Vedskygge (Faction Shaas d’argent)
MON AGE : 31
Masculin
MESSAGES : 60
AGE : 28
INSCRIT LE : 11/01/2015
PSEUDO HABITUEL : Fraz ou Ben Roberts
Joyaux : 15
http://www.ile-joyaux.com/t2721-snjor-ulfbroir
Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Jeu 19 Fév 2015 - 20:24

Les flammes dansaient et craquaient doucement, la lueur du feu commençait à s’effacer peu à peu alors que les flammes dévastaient le bois. Mastiquant un morceau de viande silencieusement, le chasseur conservait son regard de glace sur le feu. Il pouvait voir les flammes disparaitre peu à peu, il pouvait voir le feu mourir sous ses yeux et entre ses mains il détenait le pouvoir de prolonger sa vie ou de laisser le tout s’effacer et de devenir des cendres. Plus tôt, le même pouvoir s’était retrouvé entre ses mains, seulement la flamme en question était la vie de cette étrangère. Alors qu’elle était étendue dans la neige, alors que son souffle chaud pouvait s’effacer d’un instant à un autre, il avait choisi de l’apporter avec lui. Il avait choisi de partager un abri et ses provisions avec celle-ci au lieu de la laisser simplement s’effacer sous la neige. Un tel pouvoir entre les mains d’un seul homme, celui-ci de choisir entre laisser vivre ou mourir, cela peut corrompe l’âme. Une partie de son être lui disait qu’il aurait dû laisser cette flamme s’éteindre, car elle avait sans doute déjà brûlé sur son passage de nombreuses vies. Elle parlait la langue fourchu de l’envahisseur, possédait leur parfum nauséabond, le même sang coulait à travers ses veines et pourtant… pourtant elle semblait si différente. Elle ne possédait pas leurs traits et contrairement à ses semblables, celle-ci semblait avoir tenté de venir en aide à un des frères de cette terre. Était-ce simplement pour cette raison qu’il avait nourri le feu ?

Alors que les flammes réchauffant leur abri s’éteignaient, le regard du chasseur se posa sur l’inconnue alors que celle-ci semblait tenter de trouver un peu de confort. Il observait ses gestes, son déconfort face à la douleur de ses blessures, tentait de comprendre un peu plus qui il avait apporté avec lui, à qui il avait affaire. Avec un peu de chance, en arrivant à comprendre celle-ci, il finira possiblement par mieux comprendre les autres membres de son peuple. Si lui-même n’arrivait pas à lui trouver une utilité, les autres membres de la faction allaient sans doute être en mesure de savoir quoi en faire… et si leur décision est de l’achever, qu’il en soit ainsi.

Il plaça alors un peu de bois sur le feu afin de le ramener un peu plus à la vie. Il pouvait entendre le feu craquer et le vent souffler à l’extérieur, nul parole n’était échangée entre les deux êtres présents. Sous son regard attentif, il pouvait voir l’inconnu tranquillement se laisser bercer par le sommeil. Lui-même devrait songer à dormir, mais le sommeil être absent. Elle était là, libre de bouger comme bon lui semblait, dans son sommeil si elle le souhaitait, elle pourrait sans doute mettre fin à sa vie. Bien entendu, elle n’avait démontrée aucun signe d’agressivité envers le chasseur, mais il ne pouvait pas lui faire entièrement confiance. Elle était une des leurs et non une des siens.

Laissant le temps passer un peu, s’assurant qu’elle était bel et bien endormie, celui-ci érige une séparation entre les eux. Rien qui n’allait l’empêcher de l’observer au besoin ou qui allait priver un ou l’autre des flammes et de la chaleur. Non, tout simplement afin de s’assurer qu’elle ne puisse l’atteindre facilement et inverser les rôles. Une fois le tout accompli, Snjór avait fermé ses yeux, se laissant paisiblement bercé par le sommeil. Il dormait, certes, mais ce n’était pas sans garder un œil ouvert. Son sommeil demeurait léger, l’homme demeurait aussi alerte que possible malgré tout. Il savait qu’il y avait peu de chance d’une mauvaise surprise, mais mieux valait être prudent puisque les derniers temps avait su dérober son peuple de toute sécurité…

Les heures passèrent, les deux êtres étaient assoupis dans l’abri de fortune. À l’extérieur, la tempête qui passait avait complètement su recouvrir le monde. Même au matin, alors que les flammes avaient laissé leur place à la braise encore tiède, le silence régnait. À première vue, le chasseur fut le premier à se réveiller, du moins il s’agissait là de l’impression qu’il avait eu. Lorsqu’il se réveilla, l’étrangère semblait toujours assoupie. Tranquillement, il détruisait l’abri qu’il avait construit, l’effaçant du monde. Le souffle froid du matin souffla alors sur eux alors que notre protagoniste faisait disparaitre les braises sous la neige. Avant de se lever, il jeta un coup d’œil vers l’étrangère, puis il entama son rituel matinal. À genoux sur le sol enneigé, il prit entre ses mains un peu de neige afin de la laisser fondre. Utilisant l’eau qui s’était créé, celui-ci lava son visage tout en remerciant en silence le Gardien. Avec le froid, l’inconnue ne tarda point à se réveiller à son tour. Le chasseur se releva alors et pris sa lance avant de s’adresser à celle-ci d’un ton froid et sec.

‘’Debout’’

La voix grave du chasseur et son ton ne donnait point l’impression qu’il était un être capable d’être sympathique. Il n’avait aucune raison d’être doux avec celle-ci, elle était sa prisonnière. Sachant qu’elle n’allait sans doute rien comprendre à ce qu’il disait, il lui fit signe d’un geste de la main de se lever. Il ne tenait pas à bien s’attarder ici, la route allait être longue et s’il souhaitait arriver à destination avec la tomber de la nuit, il devait quitter immédiatement.

‘’Marche’’ Ajouta-t-il en faisant signe de se diriger vers la destination. Il allait la suivre, lui dire quelle direction prendre. Il ne souhaitait pas l’avoir derrière elle… et l’attacher afin de la transporter n’allait que les ralentir.



Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Ven 20 Fév 2015 - 6:59

La nuit fut trop courte pour Erhyn dont l'esprit n'avait eu de cesse d'être tourmenté par la voisin de cet home abattu de sang froid. Des morts elle en avait vu plein, trop même... Mais un acte si inhumain ne pouvait pas la laisser de marbre, pas elle qui se battait bec et ongle pour que son peuple cesse de détruire cette île et les gens qui y vivait. Au petit matin, Erhyn était tellement épuisée qu'elle ne réalisa m^me pas que le dôme avait disparu, elle ne sentit pas tout de suite la brise glaciale qui enveloppait son corps recroqueviller sur la neige. Voilà un moment qu'elle tâchait d'ignorer le froid, son état de faiblesse n'aidait en rien et quand la voix grave et chantante de l'erfeydien la tira de son sommeil, l'albinos ouvrit doucement lesyeux, aveuglé par la lumière blanche de ce début de journée. Geignant, la neige leva une main pour protéger son visage alors que son regard bleu délavé prit une subite teinte rougeâtre. La lumière avait toujours été son point faible... Plaquant sa main sur ses yeux malades, elle se redressa difficilement, assise dans la neige. Si la veille son corps fut douloureux, cela n'était rien comparé à maintenant. Le contrecoup, les courbatures... Erhenyce avait l'impression que tout son corps hurlait sous la pression subit. Une fois encore il ne fut pas difficile de savoir ce que désirais l'erfeydien et la belle souffla simplement.

« Oui oui... ça va, je me lève... »

Il lui fallu un instant avant de trouver la force de se lever, empoignant son sac qu'elle glissa sur son dos. Bien que léger, celui-ci semblait peser une tonne contre son dos alors que la jeune femme frissonna longuement, croisant les bras sur sa poitrine. Comme elle enviait cet homme pour ses vêtements chauds. Vraiment, à ce rythme elle allait finir par mourir d'hypothermie. Un nouveau mot fut prononcé, un geste accompagnant la parole fut de nouveau suffisant pour être comprit. Finalement communiquer ne serait peut-être pas si difficile... Mettant un pieds devant l'autre Erhyn se pencha en avant, bravant le vent et le froid et se mit en marche. Au moins marcher permettait de se réchauffer un peu, mais pour combien de temps ? La pauvre était déjà si fatigué, blessée.... Et malgré cela elle continuait à avancer, suivant l'erfeydien sans même se plaindre. Être militaire avait du bon, surtout quand l'on avait passer sa vie à luter contre tout et n'importe quoi. Une chose est sur, la korrulienne ne manquait pas de courage et sa hargne pour la vie était vraiment remarquable. Le soucis étant qu'elle ignorait toujours sa destination et la raison de cette-ci et ça, croyez le, ça ne la rassurait pas pour un sou.
avatar
Peuplade

On m'appelle Snjór Úlfbróðir


Infos Personnage
RANG: Thørstein Hürþleif, Erhenyce Khar'ayn
VILLE & APPARTENANCE : Clan Vedskygge (Faction Shaas d’argent)
MON AGE : 31
Masculin
MESSAGES : 60
AGE : 28
INSCRIT LE : 11/01/2015
PSEUDO HABITUEL : Fraz ou Ben Roberts
Joyaux : 15
http://www.ile-joyaux.com/t2721-snjor-ulfbroir
Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Sam 21 Fév 2015 - 11:59

Le coeur des Erfeydes, une terre couverte de neige. Dans un silence des plus froids malgré les quelques mots échangés, le chasseur ce dirigeait vers sa destination. Pas à pas, il affrontait les éléments avec lesquels il était familier. Les Erfeydes l'avaient vu grandir sous le regard du Gardien et c'est à cette terre qu'il allait retourner lorsque son heure sonnera. Cependant, il ne souhaitait point la voir tomber sous les mains de l'envahisseur, de voir la terre de ses ancêtres être sacagée, être souillés par ces êtres venus de loin. Ils étaient débarqués ici tel la tempête, détruisant tout leur passage sans aucun respect pour les peuples habitant depuis le début des temps.

La nouvelle neige tombés après la tempête rendaient la route un peu plus difficile et périlieuse. L'air matinal, toujours aussi frais caresait leurs visages et ne semblaient point souhaiter se réchauffer avec le temps. La route allait être longue et silencieuse, mais le silence il n'avait jamais beaucoup de problèmes avec cela. Pour être tout à fait franc, le chasseur ne fut jamais bien bavard. Ici, le fait qu'ils ne parlaient pas la même langue n'y changeait pour aussi bien dire absolument rien. Le chasseur était une âme solitaire et les quelques partenaires de chasse qu'il avait eut avaient appris rapidement qu'il n'était pas le genre d'homme à entrer dans les grandes conversations à propos de tout et de rien. Les petits nouveaux ils aiment bien bavarder et sont souvent surpris par la froideur de notre protagoniste.

Le duo progressa sur les terres glaciales jusqu'à mi-journée avant de s'arrêter pour la première fois depuis leur départ. Observant les alentours, celui-ci s'assura d'abord qu'il n'avait pas été suivis jusqu'ici. La neige fraichement installé sur le sol faisait en sorte qu'il était facile de suivre les pistes, mais le vent s'était levé, avec un peu de chance elles allaient s'effacer. Bien qu'à première vu, il n'avait aucun signe démontrant qu'on les avait suivis le duo jusqu'ici, il devait se montrer vigilant. Notre protagoniste ne possédait aucunement confiance en eux et avait gardé un oeil sur son otage. Le temps était devenu un peu plus doux, mais pas plus qu'un ou deux degré de plus. Sous ses épais vêtements, notre rustre n'avait aucune difficulté à affronter la saison, mais il était difficile d'en dire autant à propos de l'étrangère. Il l'avait remarqué lors de la soirée précédente, mais l'état un peu pitoyable de celle-ci aurait pu être la cause. L'ayant observé, il devenait de plus en plus évident que les vêtements que portait celle-ci n'était aucunement adapté afin de soutenir le froid, du moins pas pour une aussi longue période.

Sur leur lieu de repos temporaire, le chasseur but un peu d'eau afin d'éviter la déshydratation puis passa pour une seconde fois la gourde qui se vidait de plus en plus à l'inconnue. Elle était pour lui un visage sans nom, le visage de l'ennemie, voilà qui elle était. Ordonna à son otage de prendre place face à un arbre. Puisque les paroles étaient des plus futiles, toute communications étaient tout simplement faites à travers des gestes, ce qui était sans doute un peu plus universel. Il devait songer à une façon de la garder en vie, de la garder au chaud... du moins un peu plus, car sinon avec le froid, elle allait finir par trainer encore plus derrière et tous les efforts qu'il avait fait jusqu'à présent aurait été en vain. Il lui était toujours possible de lui offrir sa cape puisqu'il était lui-même mieux adapté au froid. Lui offrir une autre peau de bêtement était un peu plus difficile. Il pourrait facilement tuer un animal, lui retirer la peau de sur la chaire, mais si celle-ci n'était pas correctement traité elle finirait par geler et devenir un problème... et cela c'est sans parler de l'odeur qui allait finir par se dégager de celle-ci.

Bien qu'il se plongea dans sa réflection, il demeurait conscient de ce qui se déroulait autour. Combien de temps avant d'arriver à destination ? Un jour, peut être deux tout au plus avant de retrouver Krav. Bien entendu, le temps pouvant changer rapidement, il était un peu difficile de bien prévoir la durée exacte du voyage. Posant son regard de glace sur l'étrangère, il prit la décision de lui donner l'un de ses vêtements, la température actuelle, bien que froide, demeurait tolérable pour le moment. Retirant sa cape en peau de Jölglat, celui-ci balança ensuite le vêtement vers l'inconnue sans même lui adresser la parole. Elle ne méritait sans doute pas une telle générosité de sa part, mais elle allait lui être plus utile vivante que morte. De plus, les vêtements actuels de celle-ci attirait un peu trop l'attention et notre protagoniste préférait se rendre jusqu'au camps sans trop attirer l'attention. Puisqu'ìl n'y avait pas de temps à perdre, le chasseur ordonna à l'étrangère de reprendre la route une fois que celle-ci eut enfilée le vêtement. S'il souhaitait progresser avant le coucher du soleil, mieux ilvallait ne pas trop s'attarder sur place. Ses provisions allaient s'épuiser un peu plus rapidement, de l'eau il pouvait remplacer en laissant fondre de la neige, mais la nourriture c'était un peu plus difficile.

Spoiler:
 



Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Dim 1 Mar 2015 - 2:34

Les voilà de nouveau repartit, affrontant le froid des montagnes. Ignorant toujours sa destination et le temps qu'il faudrait pour l'atteindre, la korrulienne tentait vainement de se rassurer en se disant que s'il l'on avait désiré sa mort, on le lui aurait déjà administrer. Mais le mystère qui planait autour de son compagnon de route lui laissait un goût amer. Pourquoi l'avoir sauver ? Pourquoi l'emmener ? Quelque chose n'allait pas... Et elle était là à le suivre sans broncher. De toute façon il était trop tard pour faire demi-tour, elle aurait été incapable de retrouver le chemin jusqu'au campement, en imaginant seulement que l'erfeydien la laisse partir, ce qui semblait ne pas être envisageable.Alors qu'est-ce qu'elle était au juste ? Un prisonnière ? C'était la seule option possible.

A force de ressasser tout ça, de chercher le pourquoi du comment cette situation lui était tomber dessus, Erhyn réalisa qu'elle ne reverrait plus jamais son peuple, son pays. Sa première pensée fut pour sa mère à qui l'on annoncerait la disparition... Elle imaginait déjà la douleur de Morhela... Sa fille était tout ce qu'elle possédait et ne cessait jamais de le camer à qui voulait l'entendre. Elle laisserait sa mère seul pour le reste de ses jours... Cette pensée bouleversa l'albinos au plus haut point, mais son esprit ne semblait enclin à lui laisser un moment de répit car Morhela fut rapidement remplacer par le visage d'Azeor qui se trouvait quant à lui au mont Rümar. Lui qui avait déjà tant souffert, qui croyait avoir trouver en elle une ami, un soutient... Et sans doute bien plus. La dernière fois qu'elle avait vu Azeor ce fut lors d'un échange de baisers passionnés. Oh par tous les Dieux, qu'allait-il advenir de lui ? Priant pour qu'il ne croit pas à un vulgaire abandon, Erhyn porta ses mains à ses lèvres, soufflant sur ses doigts pour les réchauffer.

Si le chasseur était à l'aise avec la température actuelle, ce n'était pas le cas de la jeune femme dont les lèvres bleuies trahissait un état d'hypothermie dont il valait mieux se soucier et vite. Marcher permettait de produire un minimum de chaleur mais toujours atteinte par les événements de la veille, il était dur pour elle de garder les yeux ouvert. Le froid, la faim, la douleur et la fatigue... L'envie de dormir s'emparait doucement d'Erhenyce qui tentait tant bien que mal,de garder ses mains au chaud, craignant des engelures qui pouvait à jamais changer son destin. Si ces doigts étaient atteint alors elle ferait définitivement une croix sur sa médecine, sans ça... Elle ne serrait plus rien. Hors ce talent qu'elle possédait avait encore une chance de lui sauver la vie. Ceci n'était pas négligeable.

Une pause fut imposer au grand soulagement de la korrulienne qui frotta les mains l'une contre l'autre, tremblante comme jamais. Elle aurait donné n'importe quoi pour une soupe et un lit chaud, au lieu de cela elle reçu en plein visage un amas de fourrure qu'elle réceptionna maladroitement. La jeune femme posa sur l'erfeydien un regard fatigué puis enfila le manteau. En générale elle aurait remercier Ryun pour ce cadeau mais là... Il en était hors de question. Le simple fait de penser à son dieu lui rappelait les atrocités que perpétrait son peuple... ça elle ne pouvait le cautionner. Alors silencieusement, c'est l'erfeydien qu'elle remercia en inclinant la tête respectueusement puis se remit en marche, le suivant à travers le froid de l'île blanche.
avatar
Peuplade

On m'appelle Snjór Úlfbróðir


Infos Personnage
RANG: Thørstein Hürþleif, Erhenyce Khar'ayn
VILLE & APPARTENANCE : Clan Vedskygge (Faction Shaas d’argent)
MON AGE : 31
Masculin
MESSAGES : 60
AGE : 28
INSCRIT LE : 11/01/2015
PSEUDO HABITUEL : Fraz ou Ben Roberts
Joyaux : 15
http://www.ile-joyaux.com/t2721-snjor-ulfbroir
Posté dans Re: Le coeur du Nord   - Sam 7 Mar 2015 - 17:51

Sous un regard extérieur, le cœur des Erfeydes peut sembler si froid. Il s’agit sans doute aux yeux des étrangers d’une terre sauvages et chaotiques, des tribus de gens barbares et sans véritable culture. Cependant, cela est loin d’être la vérité au sujet des Erfeydes, non cette terre est riche, bien plus riche qu’elle ne apparait. Les habitants des Erfeydes sont des gens fiers et fort, possédant une culture transmise de génération à génération… le cœur des Erfeydes est peut être sous une épaisse couche de glace, mais il est fort. Les envahisseurs n’y comprennent rien à leur culture et aux yeux de l’inconnue qui accompagne notre protagoniste, le chasseur n’est qu’un être barbare. À ses yeux, il n’est sans doute que l’homme qui l’a capturé… mais il ne peut pas la blâmer pour avoir une telle opinion de sa personne puisqu’à ses yeux elle est le visage de l’ennemie.

Elle a beau posséder des traits différents, elle pourrait même passer pour une enfant des Erfeydes vêtus ainsi de fourrure, mais le chasseur est bien conscient qu’elle partage le sang de l’envahisseur. Ils ont abattue de nombreux frères et sœurs de cette terre et elle partageait le même sang. Le sang qui coulent dans les veines, est-ce véritablement la meilleure façon d’associer les gens, de définir qui ils sont ? Nous sommes responsables pour nos actions et le sang de notre sang nous affecte… et le mal qui fut commis par le sang de notre sang, nous devons le réparer… cela Snjór le sait que trop bien. Toute sa vie il a tenté de réparer le mal que le sang de son sang à fait…

Celle qui l’accompagnait à travers les terres hostiles des Erfeydes, avait-elle tentée de réparer le mal du sang de son sang ? Il ne savait pas pourquoi elle avait tenté de soigner l’un de ses frères et cette question le hantait depuis leur rencontre. Il avait de la difficulté à bien cerner celle-ci et ce problème n’était pas que lié avec les soucis de communication. Le fait qu’ils n’arrivaient pas à communiquer n’était pas en soi la cause de son incompréhension. Certes, s’il était en mesure de l’interroger, cela serait sans doute plus facile, mais cela dit… que serait la question à demander ? Pourquoi ?

Leur destination était à moins d’une heure, bientôt il allait retrouver les siens, mais les nouvelles qu’ils allaient leur apporter n’avaient rien de bien heureuses. Il allait devoir raconter à une veuve et ses enfants que leur père fut retrouvé mort, abattu par l’ennemie. Tout ça en la compagnie de l’ennemie même. Elle n’était possiblement pas directement responsable pour cette mort, mais aux yeux de nombreux elle allait être tout aussi coupable. Elle était l’une des leurs… il ne pouvait aucunement changer se fait. Le seul réconfort qu’il était possible d’y trouver est qu’elle était sa prisonnière… c’est à savoir ce que Krav allait faire d’elle.

Pas à pas, ils avaient su faire des progrès jusqu’à ce que leur destination leur soit visible. Un retour au camp, là où il était attendu. Le chasseur s’arrêta durant un moment et posa son regard sur l’horizon, puis sur l’étrangère. La fatigue, la faim, le froid, il pouvait tout lire dans son visage, dans ses gestes, cependant malgré tout il ne savait rien d’elle….
Partie II : Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière



On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: Le coeur du Nord   -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum