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Chapitre 6 : La révolte matroscienne

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On m'appelle Maitre des Joyaux


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PSEUDO HABITUEL : Dieu tout puissant
Joyaux : 150
Posté dans Chapitre 6 : La révolte matroscienne   - Ven 27 Fév 2015 - 8:40

Chapitre 6 : La révolte matroscienne



La belle Matroos avait déjà connu des difficultés par le passé. Lorsque les colons matrosciens avaient débarqué sur l'Ile, des siècles plus tôt, ils avaient alors fui un mode de vie luxuriant et à la pointe de la technologie. Le gouvernement mit en place fut néanmoins identique à celui du vieux pays. Dans son Histoire, Matroos était représentée comme une nation paisible en constante mutation. Pourtant, le gouverneur prenait toutes les décisions et les Marchands se disputaient leur part avec les Bourgeois, ces nouveaux riches venus détrôner les savoirs ancestraux. Plus bas dans l'échelle sociale, les citoyens qui formaient le cœur même du pays vivaient déchirés entre sa politique de plus en plus austère et des conditions de vie dégradantes. Pour qui se serait attardé sur cette évolution, tout indiquait que Matroos était sur le point de s'effondrer et la conquête des Erfeydes fut le point de départ d'une idée audacieuse mais brillante.

Tard le soir, dans des coins isolés ou des tavernes de secondes mains, le peuple grondait. Ses dernières semaines, la Milice avait baissé sa garde sur les rassemblements de plus de vingt personnes, aussi les rumeurs se répandaient comme les brumes de Grand-Vent sur les rivages au crépuscule. Les taxes et la main d'œuvre pour la quête des terres sauvages ne cessaient d'augmenter, forçant les citoyens à travailler toujours plus au détriment de leur santé. Les Bourgeois profitaient de ce changement de situation pour s'accorder les bonnes faveurs du jeune Gouverneur tout en envoyant aux Erfeydes des émissaires représentant leur famille. Les grandes familles de Marchands se déchiraient, certains souhaitant participer à la conquête des Erfeydes, d'autres préférant protéger leurs savoirs et leurs traditions. Mais pour soulever tout un peuple, ce fut un homme qui sema la zizanie et qui créa le chaos dans l'administration matroscienne.

Le Général Burvel était aux commandes depuis un certain temps déjà, fin successeur du Général Hadmas qui avait initié cette révolte et participé à l'élaboration d'un gouvernement plus juste, plus équitable. Burvel partageait l'aversion de son mentor disparu mystérieusement pour les politiciens qui entouraient le Gouverneur et encore plus pour ce gamin arrogant qui n'avait pas assez de jugeote pour comprendre qu'il perdait son pays. Fomenter un coup d'état n'était pas chose aisée, mais grâce à Vama, la déesse toute-puissante, les choses s'accéléraient enfin. La conquête des Erfeydes occupait bien trop le gouvernement obsédé à convoiter l'or bleu pour seulement suspecter ce qu'il se tramait à ses portes.
Aussi personne ne remarqua les réunions qui s'organisaient entre les Marchands, la propagande qui agitait les marchés ou encore les officiers qui contrecarraient les ordres habituels. La colère des citoyens fut justement entretenue par le Général et ses subalternes qui le soutenaient. Dans les villes matrosciennes, on clamait sans crainte qu'il était temps que le peuple prenne le pouvoir. Qu'il était temps que Matroos se redresse et grandisse. "Assez de l'exploitation !" criait-on dans les rues à toute heure jusqu'à ce que cette passion et cette rage débarquent à Sant Poseïnos, au pied du Gouverneur...

Bien des rumeurs circulent encore sur la chute de la monarchie, la favorite raconte que ce serait le Général Burvel lui-même qui serait entré dans le Palais et aurait prit en otage le Gouverneur pour forcer les Politiciens à accepter son pouvoir. Mais la vérité est tout autre.
Au sein même du Palais, le climat avait changé et le Gouverneur trop occupé à fumer ses herbes et dépenser l'argent en jeux et coquetteries inutiles avait réussi tout seul à se mettre à dos bien plus d'un Conseiller. Entouré des Politiciens corrompus et de quelques soldats, le Général débarqua dans la chambre du Gouverneur Kadvael pour le destituer de son rang au nom du peuple matroscien et le mettre aux arrêts jusqu'à son procès. Évidemment, l'arrestation ne se déroula pas dans le calme et la coopération espérée. Confiant et drogué, Kadvael attendait la petite troupe en compagnie de ses meilleurs gardes. Un traître l'avait prévenu quelques heures plus tôt de ce qu'il se tramait et le jeune dirigeant, passé le choc et une crise de colère pitoyable, avait eut tout juste le temps d'accepter sans rechigner le plan de fuite de son fidèle chambellan.
Face aux mines satisfaites de ses Conseillers, le Gouverneur perdit contrôle de lui-même et jura vengeance et mort sur les scélérats qui avaient osé comploter derrière son dos. Dans sa folie, il renversa une des bougies de cerulette qui intoxiquait l'air sur l'un des nombreux tapis de la chambre. L'incendie se répandit si vite que les rebelles furent contraints de fuir dans le hall. Un épais nuage de fumée violacée s'échappait par la large porte comme si la bouche même de Yoeust hurlait les malédictions vaines du jeune prince contre le monde entier.

On ne retrouva rien de plus du chambellan, des gardes et de l'ancien Gouverneur que des restes carbonisés de tissus, de métal et d'os. Prêt de l'un des squelettes desséchés, neuf bagues royales avaient survécu. On en déduit que la carcasse était certainement celle de Kadvael et les rapports ajoutés aux archives du palais s'en tinrent là.
Au-dehors, sur la place de la capitale Sant Poseïnos, le peuple exultait de joie et chantait déjà la victoire de Burvel face à l'oppression et aux siècles de monarchie. Une nouvelle ère pour Matroos s'annonçait ! Une ère faite d'égalité, de commerce et de respect des classes sociales. Le soulèvement des matrosciens annonçait des jours radieux et l'espoir d'un renouveau.



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