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Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière

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Peuplade

On m'appelle Snjór Úlfbróðir


Infos Personnage
RANG: Thørstein Hürþleif, Erhenyce Khar'ayn
VILLE & APPARTENANCE : Clan Vedskygge (Faction Shaas d’argent)
MON AGE : 31
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AGE : 29
INSCRIT LE : 11/01/2015
PSEUDO HABITUEL : Fraz ou Ben Roberts
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Posté dans Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Sam 7 Mar 2015 - 17:51

Après un long voyage à travers le Mont Rumär, le chasseur avait enfin su retrouver son chemin.  Alors qu’il avançait pas à pas vers le camp, quelques regards curieux s’étaient posés sur le duo qui s’avançait depuis l’horizon.  Le retour du chasseur annonçait des nouvelles concernant l’ennemies et de l’éclaireur.  Certes, il était impossible de savoir quel nouvelles allaient apporter le chasseur, mais alors qu’il s’approchait progressivement de la destination, les quelques regards curieux semblaient se détourner vers celle qui l’accompagnait.  Le visage étranger de la dame sans nom.  Qui était-elle ?   Oh à cela, il n’avait aucune réelle réponse si ce n’est que dire qu’elle était le visage même de l’ennemie.   Oui, cela pouvait sans doute être un peu difficile à croire, car une fois que ses vêtements avaient été couverts par ceux offert par le chasseur, elle pouvait facilement donner l’impression d’être une enfant des Erfeydes, du moins tant qu’elle demeurait silencieuse.  Le moindre mot prononcé dans sa langue fourchue était capable de briser toute illusion.

Quelques membres du groupes s’étaient alors rassembler afin d’accueillir le chasseur lors de son retour.  L’un d’entre eux s’avança vers notre protagoniste, le regard sombre.  Il avait d’abord posé son regard sur l’inconnue, puis sur notre protagoniste avant de s’adresser à lui.

‘’Et puis… ?’’

À cela, Snjór ne put que secouer la tête.  Il n’avait nullement besoin de parler, le message pour se faire clairement comprendre.  L’éclaireur n’allait pas revenir, nul besoin d’échanger de plus amples paroles à ce sujet.    L’expression sur le visage du chasseur et son regard disait tout.  L’homme qui l’avait approché n’eut aucune difficulté à comprendre et baissa tout simplement les yeux vers le sol.  Un regard peut-être un peu coupable, car en principe il aurait dû avoir été à la place de l’éclaireur, mais la veille de la mission, des mauvais choix lui avaient causé quelques souffrance au matin l’empêchant d’effectuer sa tâche.

Détournant son regard vers un autre membre du groupe, le chasseur pris la parole

‘’Où est-il?
Juste là-bas…  tu devrais aller le voir immédiatement’’


Le chasseur hocha de la tête.   D’une main ferme, le chasseur pris le bras de l’étrangère avant de la tirer avec lui.  Ici, il n’était plus question d’une balade libre, elle devait le suivre et cela sans rien dire.  Se frayant son passage à travers le camp, le chasseur était à la recherche de Krav. Les deux hommes devaient discuter de ce qui s’était passé et il ne préférait ne pas perdre son temps.




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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Mer 11 Mar 2015 - 6:20

Le voyage avait été pénible, tant par la longue de celui-ci que par le froid et son état de santé déplorable. Malgré ça, la korrulienne avait tenu, sans se plaindre une seconde. Elle avait subit les tourments glaciale des erfeydes pendant une longue journée bien que son compagnon de route ai eu la... gentillesse (si l'on peut dire) de lui donner de quoi se réchauffer. Chose fait, Erhenyce avait été en mesure de tenir la cadence malgré ses nombreuses blessures. Ignorant sa destination, quand le duo fit irruption dans un camp erfeydien, Erhyn observa les gens, les détaillant. C'était étrange de se retrouver ici et elle ne put s'empêcher de retenir un frisson de panique... Ces gens avaient toutes les raisons du monde de haïr ceux de son peuple, maintenant qu'elle le réalisait, elle risquait de payer le prix des actes de korruliens. Et dire qu'elle avait tout fait pour aider le peuple de l'île blanche...

Une pause, quelques mots échangés auquel l'albinos ne comprit absolument rien puis elle jeta un regard vers son compagnon de route. Son air grave n'annonçait rien de bon et à nouveau une vague d'inquiétude l'envahit. Dans quel pétrin est-ce qu'elle était encore tombé ? Tout cela n'annonçait vraiment rien de bon. Erhyn fut brutalement saisit par le bras et tiré de force par l'erfeydien. D'accord, au moins cette fois c'était plus que clair, ils n'étaient pas ici pour du repos. Si elle avait eu l'espoir de sortir indemne parce qu'il lui avait sauvé la peau, à présent la jeune femme n'était plus sûr de rien. Elle suivit le chasseur, le laissant faire. Oui, oui elle se laissait faire, tenter de fuir aurait été vain, ici il y avait des dizaines de gens qui l'auraient prit en chasse... Tout ce qu'elle pouvait faire c'était attendre, observer et agir en conséquence. Tout en prudence.

Spoiler:
 
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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Sam 14 Mar 2015 - 8:14

Quand Krav entendit Snjor arriver, il était en train d’apprendre à un groupe de jeunes Shaas à monter des wyrmides en formation serrée. Monter, ils savaient le faire. Coordonner leurs montures, ça, c’était une autre paire de manches. Les bêtes qui leur avaient été données était certes capricieuses, mais les cavaliers s’emmêlaient tellement les pinceaux que les reptiles finissaient par se marcher sur les pattes, ce qui provoquait inévitablement des disputes animales, des claquement de gueules et des coups de griffe évités de justesse. Exaspéré, Krav, emmitouflé dans un épais manteau de fourrure, réprimandait froidement et vertement les incapables qu’il avait à former.

«Bon sang par le Gardien, vous êtes censés évoluer de nuit, dans le silence absolu, et sans vous faire repérer ! Pour l’instant, vous faites un foutu boucan, au point que j’arrive plus à penser ! Et toi, Jorl ! Jork ? Jarl ? Bref, on s’en fiche, l’abruti qui est censé commander cette unité, ton cul tu le poses SUR la selle, pas devant ! Les wyrmides ne supportent pas qu’on maltraite leurs plumes, et toi tu t’en sers pour t’épousseter les couilles ! On reprend tout de suite, et le prochain que je surprends à faire des conneries, je l’envoie faire le tour du camp à poil une trentaine de fois, pigé ?»

Krav se retourna en entendant des pas derrière lui. “Derrière lui” signifiait plutôt à une cinquantaine de mètres, mais l’ouïe du second était tellement fine qu’il percevait le bruit du vent sifflant dans les résineux alors qu’ils étaient loin à l’extérieur du camp. D’ordinaire il filtrait tous les bruits qu’il estimait dérangeant, mais ne connaissant pas encore tous les plans des outremuriens, il s’était vu contraint de laisser libre court à son imbécile de lien pour éviter une attaque surprise. Autant dire que quand il s’autorisait à dormir, c’était généralement sur le coup d’une migraine particulièrement poignante.

Il les observa, le regard perçant fixés sur… Il ne se souvenait plus très bien de son nom. Mais il n’était pas seul. Au début, il crut que c’était une âme en perdition dans les montagnes, vu son teint blafard et ses cheveux semblables aux siens, mais une fois à proximité… Elle ne portait absolument pas les vêtements que les Erfeydiens tissaient et tannaient. Ses traits n’étaient pas les leurs. Son regard… Elle était mal en point, c’était certain. Cependant, bien avant que Snjor ne soit arrivé, son visage se décomposa, muant un visage d’ordinaire anguleux mais inexpressif en un masque de répulsion et de colère.

«Je m’apprêtais à te souhaiter la bienvenue, chasseur. Et mon regard est tombé sur ça. Il désigna d’un coup de menton hautain l’étrangère qui accompagnait le Shaas. Ne laisse pas cette horreur en vue, dans ma tente, et tout de suite.»

Le ton de Krav était systématiquement froid et monotone, mais le venin perçait cette fois ci. Si quelqu’un haïssait les étrangers, c’était bien lui. Comme tous les Erfeydiens il n’encaissait pas le fait qu’ils arrivent ici et se comportent comme s’ils étaient chez eux en massacrant la population pour faire le ménage. Mais la femme Hagen prisonnière là bas ne jouait pas en leur faveur, et pire encore, le dresseur avait des griefs personnels contre ces outremuriens. Même si son père avait été tué par un Matroscien, il ne faisait pas la différence. Ils n’étaient pas d’ici, point barre.

Une fois dans la tente de commandement, Krav jeta son manteau sur la table où se trouvaient des rapports dessinés, rarement écrits, et quelques missives du Hön, et siffla Stiegg, son wyrmide le plus ancien, mais aussi le seul qu’il avait entraîné durablement au combat.

Il était furieux quand il se tourna vers Snjor.

«Par les cris des tempêtes, chasseur. Tu as intérêt d’avoir une bonne explication à tout ça. Tu n’as aucune putain d’idée de ce que l’enlèvement d’un foutu étranger peut avoir comme conséquence sur notre avant poste. Ni sur la survie de l’otage Hagen.»

Il écarta les rares meuble (à savoir une table et deux chaises) pour libérer la place devant le pilier de bois principal qui soutenait la tente en peaux. Il était solide et profondément enfoncé dans le sol. Depuis leur arrivée, les Shaas avaient eu le temps de s’habituer au terrain et s’y installer, n’étant pas prêts de rentrer chez eux (il y avait des roulements, mais très peu, et Krav était en permanence là bas).

Il saisit une chaîne, constellée de bave, recouverte de givre en prime, mais en parfait état. Elle lui servait d’ordinaire à entraver les wyrmides qu’il soignait. Celle là était celle de Stiegg, mais n’étant plus vraiment un jeune reptile, il laissait Krav faire sans rechigner. La plupart du temps.

«En attendant que je m’occupe de cette chose, tu vas l’attacher au pilier et solidement. Si elle bouge le petit doigt, tu seras responsable.»

Laissant le chasseur faire ce qu’il avait à faire, il piocha dans une caisse en bois capitonnée de fourrure compacte un tonnelet d’une vingtaine de centimètres de diamètres, et le posa sur la table. Il fit de même avec des lanières de viande séchée. C’était tout ce qu’il avait pour le moment à offrir au chasseur, et il s’en contenterait probablement.

«Explique moi tout en détail, bois, mange, et réchauffe toi. Sois bref et concis.»
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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Sam 14 Mar 2015 - 13:25

Le voyage jusqu'ici avait été sans doute ce qui avait de plus facile, le plus grand défi allait de justifier la présence de cette étrangère. Pourquoi l'avait-il mené jusqu'ici ? Cela fut la question qu'il s'était posé depuis le début. La laisser mourir gelé sous la neige aurait été si simple, mais une voix lui avait dit de la ramener avec lui. Il s'agissait là d'une décision qu'il espérait ne pas avoir à regretter. Son visage pâle et sa crinière pouvait créer l'illusion que l'étrangère était d'ici, la cape du chasseur aidait à l'illusion, mais sous cela il était possible d'y voir les vêtements de l'ennemie. De nombreux regards c'était donc retourné vers eux alors qu'il marchait afin de retrouver Krav.

Ici, les pas du chasseur n'avait pas besoin d'être discret, il annonçait clairement sa présence dans ses déplacements. Et puis, même s'il ne l'aurait pas fait, celle qu'il traînait derrière lui attirait suffisamment l'attention ! Il n'y existait aucune subtilité à celle-ci. Pas à pas, le duo avançait afin de rencontrer Krav. Celui-ci fut quasi heureux de voir le chasseur à son retour, du moins jusqu'à ce que son regard se pose sur ce que Snjór avait livré au camps. Il était moins que charmé par cela et le chasseur ne pouvait point le blâmer, car si les rôles avaient été inversé, la réaction aurait sans doute été la même. Lui-même ne possède aucun amour pour l'envahisseur, le visage pâle de l'inconnue ne changeait rien au fait qu'elle possédait le sang de l'ennemie.

Sans dire le moindre le mot, n'affichant aucune joie sur son visage et demeurait tout aussi froid et sérieux qu'il fut depuis le début du voyage Snjór ne fit que suivre Krav sous la tente afin de retirer l'horreur de la vue publique! Quelques curieux les avaient suivis jusqu'ici, mais nuls avaient osés s'aventurer plus loin. La curiosité des gens possédaient tout de même une limite, celle-ci avait été imposée alors que nos trois êtres présents avaient franchis le seuil de la tente. Certes, il est probables que quelqu'un écoute un peu les murmures qui allaient sortir des lieux, mais ils n'auront aucunement droit à un spectacle entier.

Franchissant le seuil, le chasseur tira sa prisonnière devant lui sans la moindre délicatesse. Plus que tout, il savait voir au-delà de l'illusion. Pourquoi devrait-il la bien la traiter ? Après tout, dans une situation inversé, si le chasseur aurait été capturé par l'ennemie, le sang du sang de l'étrangère, ils l'auraient tout simplement abattu. C'est ce qu'ils avaient fait avec l'un de ses frères de cette terre... elle pouvait donc être bien heureuse d'être toujours en vie... du moins pour le moment. Ce qui allait advenir d'elle d'ici peu était toujours aussi incertain.

Suivant la demande de Krav, notre protagoniste retira d'abord les affaires personnelles de l'étrangère, son sac remplis d'objet peu familier aux siens. Sans plus tarder, il plaqua le dos de celle-ci contre le pilier avant de l'attacher avec la chaine que lui avait donné Krav. Celui-ci attacha avec vigueur, mais il ne désirait point la voir s'échapper. D'un autre coté, si celle-ci aurait voulu s'échapper, elle avait eu de nombreuses occasions durant le voyage... mais avait rien fait. Durant l'enchainement, le chasseur remarqua le givre qui s'était formé sur celle-ci, ainsi que les traces de bave... s'agissait-il là de la chaine d''un wyrmide ? Peu importait pour être tout à fait franc, il fit ce qu'il avait à faire et c'est tout et cela sans dire le moindre mot. Il faut dire que celui-ci n'était pas connu comme étant le plus bavard des hommes, faisait ce qui devait être fait sans rouspéter - sauf bien sûr si le tout allait à l'encontre de ses principes et ses principes, ils étaient pour la plupart très simple.

Il jeta un regard froid sur l'étrangère une dernière fois avant de se relever et retrouver son frère de cette terre. Il prit alors place auprès de celui-ci et accepta avec joie la nouriture et l'eau. Ses rations avaient été diminué avec le voyage, une bouche de plus à nourir faisait toute une différene. Il prit d'abord une gorgée d'eau, puis une bouchée de la viande séché avant d'adresser à la parole à son confrère.

''Je l'ai trouvé lorsque suis tombé sur quelques un de nos ennemies... ils ont abbatu notre frère comme un animal''

Malgré le calme de celui-ci, il était possible d'y trouver un soupçon de colère dans sa voix. Il détourna un peu son regard vers l'étrangère avant de poursuivre.

''Mais je crois qu'elle a tenté de le soigner avant d'être abattu... la scène affichait clairement un affront, mais pas entre notre frère l'ennemie... vu l'état dans laquelle je l'ai trouvé, je crois qu'elle a tenté de défendre l'un des nôtres... elle semble posséder le talent de guérisseur chez les siens... elle peut nous être utile'''

Il pris une autre bouchée de viande, chiquant celle-ci lentement tout en fixant l'otage.

''Elle sait guérir, je l'ai vu à l'oeuvre... et on ne peut pas bien piéger un animal qu'on ne connait pas... ''

La différence de langue allait compliqué les choses, mais il savait qu'il lui était possible d'en apprendre un peu plus sur les ennemies en étudiant celle-ci, il fallait tout simplement convaincre Krav qu'il pouvait le faire, une tâche qui pourrait être nettement plus difficile



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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Sam 14 Mar 2015 - 15:28

Si le chasseur avait déjà surprit Erhyn par la pâleur de sa peau et ses cheveux blanc, le second individu laissa la belle totalement perplexe. C'était quoi cet endroit où les gens lui ressemblaient ? Elle qui n'avait connu que des peaux basanés, des yeux ambré et où les gens comme elle était évité comme la peste... en vingt-quatre heures, les deux erfeydiens côtoyé de près avait ces gênes qui étaient si proches des siens. Presque ému par cette découverte, Erhenyce restait là, immobile à fixer l'homme aux cheveux long et regard vert, le dévisageant longuement. La jeune femme ne prêta pas attention à son ton glaciale, ne s'attendant de toute façon pas à être accueillit chaleureusement.

Trainé dans une tente, l'albinos observa l'endroit, restant calme. Pour elle tout ça était nouveau et malgré la peur, une vague de fascination s'emparait d'elle, de ce qu'elle voyait, entendait. Elle laissa doucement son sac glisser le long de ses épaules et le déposa à ses pieds, attendant que les deux hommes finissent leur échange. Cependant, quand elle vit la chaîne qui fut mise à sa vue, la belle comprit immédiatement, ouvrant grand les de surprise et recula d'un pas, levant les mains en signe de paix et souffla au chasseur.

« Non...Non s'il te plaît... je ne t’aie pas fait de mal, j'aurais pu mais je l'ai pas fait... »

Mais rien à faire, c'était comme parlé à un mur. De toute façon ce n'est pas comme si elle aurait pu fuir, surtout avec la créature non loin qui veillait sur son maître. Quelque chose lui disait qu'au moindre mouvement de sa part la bête se serait fait un plaisir de la croquer... Aussi belle était la créature, pas sûr qu'Erhyn aurait apprécier de s'y frotter. Dans un soupir, elle se laissa faire simplement, se retrouvant dos à un poteau en bois et enchaîné comme un vulgaire animal. Son regard se posa sur le chasseur et chasseur et elle lâcha ironiquement.

« Il dire qu'on a partagé la même gourde. Je suis déçu. »

De toute façon aucun des deux ne pouvait comprendre ce qu'elle disait. Elle aurait pu les insulter que cela n'aurait rien changé. L'albinos soupira longuement, pivota le visage de gauche à droite et serra les dents, marmonnant.

« En plus j'ai envie d'aller faire pipi... »

Le pire c’est que c'était vrai. Pourtant loin d'être au bout de ses surprises, le médecin attendit patiemment, observant calmement les deux hommes qui prenaient leur temps à discuter, probablement de son sort. Bon sang, s'ils voulaient la tuer qu'ils le fasse et vite ! Inspirant longuement, Erhyn observa son sac non loin du chasseur, posé au sol. Un simple coup d'oeil dedans suffisait à comprendre qu'elle n'était pas là pour leur faire le moindre mal mais quelque chose lui disait que la seule chose guidant l'homme aux reptiles était la haine et la vengeance. Décidément, ça n'annonçait rien de bon.

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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Mar 17 Mar 2015 - 14:14

Krav écouta calmement - en apparence - le rapport et l’avis de Snjor. Et il le trouvait particulièrement mou du bulbe. Ceci étant, il réfléchissait au rythme des paroles du chasseur. Ce qu’il avait fait était grave. Ca pouvait effectivement leur être utile, mais ça les mettait surtout en danger immédiat, alors que le travail de Krav, outre botter le cul de ces brûlés innés en dehors de leur île, était également de ramener l’otage, et accessoirement, comme tout leader, de ramener ses hommes entiers. Ils avaient déjà subi des pertes lors de commandos, et ça ne faisait que renforcer la colère qu’il éprouvait envers eux. Il ne la quittait pas des yeux, d’ailleurs. Il la détaillait, jaugeait son état physique, sondait son regard. Il haïssait absolument tout ce qu’il voyait. Détournant le regard, il prit un morceau de papier à moitié déchiré sur la table, et griffonna quelques mots dessus. Il sortit une dizaine de secondes le transmettre à un messager, qui devait au plus vite l’emmener à Ystenhaim. Krav ne pouvait plus utiliser d’oiseaux, les derniers avaient été abattus, et il ne faisait pas confiance au vent. Il changeait bien trop ces temps-ci. La voie terrestre restait donc la plus sûre.

Une fois de retour, il s’adressa au chasseur d’un ton sec :

«La prochaine fois que tu croises un des étrangers, tu l’exécutes. Elle a tenté de sauver un de nos frères ? Où est-il ? Pourquoi ses talents de guérisseurs ne l’ont pas sauvé ? Elle ne connaît rien à notre île, et encore moins nos traditions. Ils viennent en conquérants, et espèrent notre clémence parce qu’ils ont des choses à nous apprendre ?»

Il s’approcha du poteau, et s’accroupissant au sol, agrippa sauvagement les cheveux neigeux de leur otage, l’obligeant à lever la tête vers Snjor.

«Tu crois vraiment qu’elle est mal piégée, là ? Nakkrinær ðëss, on devrait tous les exterminer. Elle, comme les autres.»

Il la lâcha, cognant volontairement son crâne contre le pilier de bois. Il se mit face à Snjor.

«Soit sûr que ce que tu as fait va être utile. En revanche, ne prends plus JAMAIS d’initiative sans en avoir reçu l’ordre. Si jamais je t’y reprends, tu vas le regretter. J’m’explique. On est à proximité de leur putain de camp, et si jamais ils constatent la disparition de l’un des leurs, tu crois qu’ils vont sagement rester chez eux à se lamenter sur le sort de cette… chose ? Ils risquent de lancer un assaut qui nous coûterait des dizaines et des dizaines d’hommes ! Si c’est la mort de tes frères que tu veux, refais un truc de ce genre.»

Cependant effectivement, l’otage pouvait leur servir. De monnaie d’échange contre la fille Hagen par exemple, ou… de tas d’autre choses. Son regard plein de haine se braqua sur elle. Puis son sac. Il le prit et en déversa le contenu sur la table. Il reconnut ce qui était onguent et outils de médecins, mais d’autres choses lui étaient parfaitement inconnues. Il posa les outils d’un côté et les désigna du menton au chasseur.

«Faudra donner ça aux guérisseurs. Ils sont aiguisés et bien faits, ils seront vraiment contents d’avoir de telles choses en main. Va leur apporter. Et profite en pour te reposer un peu. J’ai des comptes à régler avec elle.»

Il désigna d’un signe de tête la prisonnière, un rictus mauvais sur les lèvres. Il avait effectivement quelques petits… détails à voir. Ils ne pouvaient certes pas se comprendre par les mots (et Krav n’avait aucune envie de salir sa bouche avec le langage de ces intrus), mais en revanche, le langage des signes, plus spécifiquement des coups et des poings, était universel.
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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Ven 20 Mar 2015 - 20:12

Assit à la table de son frère de cette terre, le chasseur était en mesure de se reposer un peu plus, du moins physiquement. Car si son corps était en mesure de prendre du repos, son esprit continuait de travailler à songer à ce qu’il allait faire de l’inconnue, à justifier de l’avoir apporté jusqu’ici. Des justifications, il en avait très peu pour cette action, il aurait dû tout simplement l’achever et en finir ainsi avant de retourner au camp. Cependant, semblerait-il qu’au moment de prendre cette décision, son esprit en avait choisi autrement. Une décision qu’il allait sans doute regretter sous peu. Son regard d’acier demeura poser sur l’étrangère qu’il avait ramené jusqu’ici alors que dans sa tête les milles et une question s’enchainait, mais nul ne semblait posséder la réponse qu’il recherchait réellement. Des réponses, il allait devoir en fournir à Krav, mais les avait-il ? Son rapport de la situation avait été si vide, mais qu’aurait-il bien su dire de plus à ce sujet ? Lui qui était connu pour être un homme efficace, voilà qu’il arrive avec ça! Oui ça ! Cette femme, non pas cette femme, cette ennemie !

De toute évidence, son confrère n’était pas tout à fait satisfait avec cette histoire et il ne lui avait aucunement caché. Lorsque la parole lui fut adressée, le chasseur regarda directement son interlocuteur dans les yeux. Le regard de Snjór demeura relativement froid. Il n’affichait pas ici une indifférence face à la situation, car lui-même ne la prenait pas bien à la légère. Bien au contraire, il avait depuis longtemps saisi la gravité de la situation, mais cela n’avait nullement fait en sorte qu’il avait modifié sa décision de la ramener au camp. À tout moment lors de leur retour jusqu’ici, il lui aurait été possible de se débarrasser d’elle. Dans la tempête, les ennemies n’auraient jamais retrouvé le corps de celle-ci. Il aurait suffi de lui retirer le visage avec sa dague et de lui retirer ses vêtements pour qu’elle passe pour une Erfeydiennes. Était-ce cette illusion qui avait joué un rôle sur sa décision de la garder en vie ?

Il continua de suivre Krav du regard alors qu’il s’approcha de l’otage. Chaque parole prononcée par Krav, il les avait déjà entendus dans sa tête. Lui-même avait eu se débat avec lui-même lors du voyage. Il pouvait donc comprendre la colère de celui-ci. Sa fierté, elle en avait déjà pris un coup en n’achevant pas l’ennemie et voilà qu’à travers ses propos son confrère remettait en question les valeurs du chasseur. Comme s’il n’avait pas compris le danger que cela pouvait causer! Oh il savait que trop bien qu’elle n’allait pas disparaitre sans qu’on la recherche, mais il est aussi probable qu’elle soit recherché pour des raisons biens différentes. Les actions de celle-ci avaient en soi indiqué qu’elle n’avait pas été fidèle au sien. La mort de l’un de leur frère n’était pas sa faute, mais faire comprendre cela à Krav était chose impossible. Notre protagoniste avait vu la scène, les traces avaient parlés d’elles-mêmes et avaient racontés toute l’histoire. Toutefois, la parole de Snjór n’allait pas être suffisante ici. Il avait beau avoir déjà raconté ce qu’il s’était passé, l’ajout de détails supplémentaire n’allait rien y changer.

Puis, les menaces de Krav furent lancées. Certes, il possédait une réputation, mais le chasseur n’était pas bien plus doux non plus. Il ne fallait pas voir ce geste actuel comme étant l’habitude de celui-ci! Elle avait été l’exception à la règle. Faces aux paroles de son interlocuteur, le chasseur dû se retenir à ne pas se lever et lui balancer un crochet en pleine gueule. Une chose qu’il ne fit pas par respect et aussi parce qu’il savait qu’il avait ses raisons.

La question maintenant était de trouver la possible utilité à celle-ci. Il s’agissait d’une guérisseuse chez les siens.

‘’Il y a sans doute quelque choses que nos guérisseurs peuvent utiliser dans son sac… sans explications cela risque d’être compliqué… ne me prend pas pour un con Krav, ne crois-tu pas que j’y aie pas réfléchi aux dangers de l’apporter ici. Ils possèdent certains des nôtre, s’ils la veulent… on peut leur échanger… je vais tacher de lui trouver une utilité et si je lui en trouve pas, elle servira au moins de nourriture pour les Wyrmides…’’ Dit-il en se relevant.

Son regard froid se posa sur l’étrangère.

‘’Je vais apporter le sac aux guérisseurs… on discutera un peu plus de son utilité une fois le corps... et l'esprit reposé…’’ répliqua-t-il froidement avant de sortir de la tente.

Quelques curieux étaient aux alentours, mais ils s’étaient tous rapidement dispersé en apercevant le chasseur sortir de la tente. Il avait laissé son otage avec Krav… pour qu’il puisse faire d’elle ce qu’il désir… il allait bien lui trouver une utilité, ou s’en débarrasser lui-même s’il le fallait…



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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Dim 22 Mar 2015 - 4:09

L'échange entre les deux hommes semblait devenir plus froide, plus virulente. Visiblement celui qui semblait être le chef n'était clairement pas ravie des avènements, ce qui laissait penser à Erhyn que sa présence ici n'était pas préméditer. Alors dans ce cas, pourquoi le chasseur avait prit le risque de la sauver ? Peut-être l'avait-il vue soigner son confrère erfeydien tout compte fait... Mais pour elle impossible de savoir puisqu'elle avait perdu conscience lors de son passage à tabac. Gardant le silence, la jeune femme observa la scène... Le second erfeydien ne semblait pas commode pour un sous, avec celui-là elle préférait redoubler de méfiance, c'était plus sage. De toute façon ce n'est pas comme si elle était en mesure de faire quelque chose en étant attacher à ce poteau. Alors quand l'homme se leva pour s'approcher, l'albinos se crispa, le fixant se mettre à son niveau avant de brutalement agripper sa chevelure. Ce geste lui arracha un gémissement de douleur alors que son crâne lui rappela durement la plaie ouverte de son crane après le coup de cross d'une arme que lui avant mit le veilleur. Et pour ne rien gâcher, lorsqu'il la relâcha il cogna volontairement sa tête contre le bois, sonnant la jeune femme pendant deux bonnes secondes. Le vertige qui la prit lui signala que le coup du korrulien avait sans doute été plus rude qu'il ne le paraissait, sans doute un léger trauma crânien. Mais ici, qui s'en souciait ? Et dire qu'elle avait échapper à Kheops... Et voilà que maintenant elle se retrouvait avec ce sadique sur le dos.

Le souffle court, Erhyn observa l'erfeydien qui s'éloignait, lui offrant un petit instant de répits. Pourtant quand il ouvrit le sac et déversa son contenu sur le bureau, la veilleuse serra les dents, s'agitant pour tirer sur ses chaînes et lâcha froidement.

« Hey ! HEY ! Non non non ! Ne touchez pas à ça, j'en ai besoin ! Hey !!! »

Se faire maltraiter était une chose mais la priver de sa médecine et de ses outils en état une autre. Sans eux Erhyn n'avait plus de sens à sa vie, le contenue de ce sac était son plus grand bien, l'idée même de ne jamais le récupérer lui collait une angoisse monstrueuse. Une fois les outils sélectionner, l'étrangère s'agita encore et lâcha.

« Frappez moi si vous voulez, punissez moi comme il vous plaît mais par pitié ne touchez pas à ce matériel ! »

Suivant le chasseur du regard alors qu'il prenait le chemin de la sortie, Erhenyce souffla, le cœur battant la chamade. Bon sang, elle allait vraiment mourir ici alors ? Ce n'est vraiment pas la fin qu'elle avait imaginer. Pas pour elle qui avait survécu maintes fois aux forbans, qui tenait tête aux autres veilleurs et mettait même au respect les plus gradés comme Kheops, elle qui avait tellement de vies... La voilà réduite à mourir ici comme un vulgaire déchet. Pivotant le visage, elle fixa l'autre erfeydien, le rictus qu'il affichait lui fit comprendre que cet adorable monsieur avait une autre idée en tête. Visiblement mourir n'était pas à l'ordre du jour... Elle comprit bien vite qu'elle allait souffrir avant de rendre l'âme. La femme soupira et lâcha simplement, se fichant qu'il comprenne ce qu'elle disait ou non.

« J'ai jamais tué aucun des vôtres, j'ai même tenter d'en sauver... C'est pas à moi de payer pour leur crimes à eux. Moi, mon boulot c'est de sauver des vies, pas d'en arracher. »


Des paroles vaines puisque l'homme ne pouvait la comprendre. Erhyn baissa le visage, le regard fatigué et embuer de larmes. Elle était à deux doigts de craquer. Ruyn avait sans doute décider de se venger mais qu'importe, dans son cœur il n'existait déjà plus... Il lui avait fallu un moment pour s'en rendre compte mais depuis que son dieu avait décider de laisser son peuple faire preuve de cruauté pour le pouvoir, Erhyn avait cesser de l'aimer, d'y croire. A présent peut-être voulait-il lui faire payer cela. Elle avait perdu la foi... Maintenant la seule chose qui comptait était de survivre, par tout les moyens.
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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Sam 4 Avr 2015 - 6:38

«On discutera de rien du tout, chasseur. Si j’ai des comptes à rendre c’est certainement pas à toi.»

Fantastique, le chasseur venait d’augmenter d’un cran encore la colère du dresseur, rendant la situation de l’étrangère encore plus critique. Ce qui ne présageait vraiment rien de bon pour elle. Une fois que les badauds à l’extérieur se furent dispersés, vertement invectivés par Krav, il rabattit l’auvent de sa tente, créant une atmosphère d’inquiétante intimité sous le cuir, entre l’étrangère et lui. Il fit craquer ses phalanges, et retira son armure de bras, servant au dressage, ainsi que les couches superflues de tissu qu’il portait pour se protéger du froid à l’extérieur.

«Bien...»

Ses yeux émeraudes brillaient clairement dans la pénombre, et son visage était littéralement déformé par la haine et la fureur. Krav était normalement quelqu’un de réfléchi. Néanmoins, cela faisait trop longtemps qu’il était confronté à la mort ou la disparition de ses frères, et ces étrangers avaient qui plus est mené à la mort son père. Il le détestait de tout son coeur, c’est vrai. Mais il était son sang, et avait fait de lui l’homme qu’il était. Son talent de dressage, c’est à lui qu’il le devait. Son caractère, et tout ce qui faisait son essence, l’ayant finalement conduit dans la haute hiérarchie de sa faction, il le lui devait aussi, partiellement. Si quelqu’un devait tuer son père, c’était lui, ou un autre Erfeydien. Pas une de ces engeances démoniaques.

Il revint près d’Erhenyce, et sans prévenir, lui asséna une bonne droite au creux de l’estomac. Il se fichait qu’elle le comprenne ou non, mais avant de recevoir les prochaines instructions de la Hön, il allait lui faire payer pour son peuple ce que le sien subissait depuis plus d’un an.

«Ça, c’est pour prendre notre pays pour le votre.»


Visiblement, s’il donnait un coup à chaque motif de colère que possédait le dresseur, elle risquait de passer un mauvais moment, et surtout, un long moment. Il siffla sèchement, provoquant un son strident, rendu encore plus aigu par l’Ithylium qui s’était mis à luire dans la fiole accrochée à sa ceinture. Le reptile accourut vers son maître, légèrement craintif devant la colère qui émanait de lui. Il comprit cependant les ordres que Krav lui donna, et fouetta la jambe de la captive de la pointe de sa queue musculeuse, laissant une vilaine trace rougeâtre sur sa peau, déchirant sa combinaison au passage. Il haïssait profondément ces hommes. Il doutait de sa propre foi, mais en revanche était sûr d’une chose : ils étaient ici chez eux, et n’avaient jamais cherché à quitter leur île. Qu’ils viennent et se prennent pour les nouveaux habitants des Erfeydes était proprement intolérable. Alors oui, effectivement, un Oracle, ou plutôt le Gardien, avait réduit en miettes un de leurs descendants. Mais ils n’avaient qu’à pas se pointer ici et tirer à tout va avec leurs armes maudites, dégoûtantes.

Le wyrmide frappa, encore, et encore. Le reptile semblait prendre goût à ces exactions, encouragé par l’expression satisfaite de Krav, qui réfléchissait, pendant que son animal s’amusait, à un autre moyen de lui faire regretter sa présence. Il n’allait pas demander à Stiegg de la mordre, ça risquait surtout de la tuer, entre le venin et la salive. Il claqua de la langue, et le reptile cessa aussitôt de la brutaliser, revenant se coucher au pied de son maître.

«Tu es notre première invitée, faut bien que je trouve quelque chose d’un peu plus… festif.»
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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Lun 6 Avr 2015 - 8:07

La haine qui se lisait dans le regard de l'erfeydien avait été suffisamment clair pour faire comprendre à la korrulienne ce qui l'attendait. Oui, elle allait souffrir, c'était plus que clair. Restait à savoir comment et où... C'était sans doute ça le plus effrayant. Ignorer de quelle façon la douleur allait lui être administrer et das quel but. La tuer ? Simplement se défouler ? Où serait la limite de cette torture ? Pas le temps de finir d'y réfléchir que le poing de l'homme s'abattit dans son estomac, arrachant à Erhyn un gémissement étouffé. Le souffle coupé, l'albinos inspira difficilement, son corps déjà douloureux par le passage à tabac de ses collègues n'appréciait pas vraiment les nouveaux coups qui lui étaient porté et c'est l'esprit dans le vague qu'elle leva vers l'erfeydien un regard vide. Oui, elle avait mal... Mais elle réalisa que ce n'était rien comparé à ce qui l'attendait quand la créature fit son apparition. Allons bon , elle allait finir dévoré vivante ? Par chance non, c'était sans doute son seul lot de consoler dans cette triste histoire.

Pourtant quand la queue de l'animal vint à fouetter violemment sa jambe, l'albinos lâcha un cri qu'elle avait réussit à retenir jusqu'à maintenant. Si l'homme avait une force conséquente dont elle pouvait venir à bout, en revanche l’appendice écailleux et tranchant de la bête n'avait aucun mal à lui arracher des cris et sanglots. Oui, ses larmes lui échappaient et son regard larmoyant se posa sur le haut de la tente. Elle refusait de le regarder lui, l'erfeydien qui prenait un sadique plaisir à la voir ainsi. Ce serait lui offrir une satisfaction qu'il ne méritait pas. A jambe tremblante et criblé de plaie ouverte, la jeune femme gémit, fermant les yeux et baissa le visage. C'était injuste... C'était donc comme ça que Ryun l'aidait ? En ne faisant rien ? Quel dieu prenait donc du plaisir à voir l'un de ses enfants souffrir injustement ? C'était des gens comme Kheops qui aurait du se retrouver contre se poteau, pas elle qui se battait durement pour sauver des vies. Erhyn déglutit, cherchant à reprendre son souffle et fixa sa jambe mise à nue par le tissus déchiré alors que son sang gouttait sur le sol alors que l'animal allait se coucher aux pieds de son maître. Brave bête, bien obéissante... L'albinos bascula la tête en arrière et osa enfin plonger son regard dans celui de son bourreau et murmura.

« Et c'est nous les barbares ? Bravo, vous venez de nous abaisser à notre niveau, vous pouvez être fier. »
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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Ven 24 Avr 2015 - 3:14

Le léger désavantage qu’il y a à être la victime d’un tortionnaire étranger, ou alors d’être ce même tortionnaire torturant une étrangère, c’est que la communication passe mal. Autrement dit, Krav  ne comprenait pas un broc de ce que pouvait dire sa captive, et il n’avait que son ouïe extra fine pour déceler le ton de ses paroles. Sans en comprendre le sens. De même qu’elle ne pouvait que se fier à son regard ou ses intentions pour deviner ce qu’il pouvait bien raconter. Ce petit manège pouvait donc durer très longtemps. S’il avait compris ce qu’elle disait, son sort aurait probablement été pire encore, d’ailleurs. Donc elle pouvait, d’un certain point de vue un peu tordu, s’estimer heureuse. Krav n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, et encore moins enclin à laisser une quelconque personne l’interrompre quand il s’amusait. Les occasions étaient de plus en plus rares depuis le début de la guerre, et même la chasse ne l’amusait plus. On prenait énormément de rations pour alimenter le clan, et parfois, il fallait aller chasser le gibier. Du coup, c’était essentiellement dans une optique de survie qu’il le faisait, et la plupart du temps, il déléguait cette tâche à un autre. Sa présence était requise ici, pas dans les quelques bosquets au delà du camp. Et vu le nombre de bras cassés dont il avait hérité, il avait  tout intérêt à ne pas bouger d’ici.

Cela faisait déjà trois jours qu’il passait dans sa tente en fin de journée, à battre la captive. Ses hommes tenaient à savoir, tous les jours depuis qu’elle était arrivée, s’ils avaient appris quelque chose sur les plans des outremuriens, si elle avait fini par succomber à ses coups, ou si Stiegg, son Wyrmide, avait fini par la manger. Les réponses étaient toujours négatives.

La journée, il se donnait à fond dans la tâche qui lui était confiée, à savoir étudier les camps ennemis, envoyer des éclaireurs et élaborer des stratégies pour un éventuel assaut. Il ne fallait pas oublier qu’une femme de leur peuple, même d’une faction rivale, était retenue là bas. Ils se devaient de la sauver. Parmi tous les Erfeydiens c’était elle qui s’était faite avoir. Ils auraient quand même pu capturer un déserteur, ça leur aurait facilité la vie...  S’ils attaquaient maintenant et comme des bourrins, ils la perdraient à coup sûr. Avec un déserteur captif ça aurait posé nettement moins de problème, puisque sa mort n’aurait pas eu d’importance.

A la fin de la journée, quand le seul travail qu’il avait était de guetter d’éventuelles attaques et de recevoir les rapports des éclaireurs de nuit, il s’adonnait ainsi à son petit plaisir journalier : la torture. Krav avait découvert que cela l’amusait moins que prévu. Non seulement sa victime était affaiblie depuis son arrivée, ce qui rendait ses sévices moins… percutants, mais même son reptile ne voyait pas trop l’intérêt de fracasser quelqu’un si on ne le mangeait pas ensuite. Et la missive qu’il reçut de sa Hön finit par mettre un terme à tout ce cirque. Elle voulait l’étrangère. Le Second se demandait ce qu’elle pourrait bien en tirer, puisqu’elle non plus ne parlait pas un seul mot de leur langue viciée, mais puisqu’elle le demandait…

La captive s’en sortait bien, finalement. Outre les lacérations qu’il avait volontairement laissé à l’air libre en croisant les doigts pour que ça s’infecte, il avait du lui briser un ou deux doigts, et sa peau était un détonnant mélange de pâleur d’albâtre, de traces noires de sang séché, de violacé, et de jaunâtre/vert maladif là où les bleus les plus anciens commençaient à changer de couleur. C’était… Parfaitement immonde à regarder. Si on rajoutait les boursouflures, ça donnait une espèce de monstre qui défiait en laideur les pires créatures de l’île. Le Shaas était relativement satisfait de son travail, finalement. Sa seule frustration était de ne pas avoir pu la tuer. Elle aurait ainsi payé le prix du sang pour leurs morts, notamment son propre père. Mais Fjölan n’était visiblement pas partie là dessus.

Il lisait la missive, un peu déçu, jetant de temps à autres un regard furibond à l’étrangère. On lui avait également rapporté ses instruments la veille, le guérisseur du camp lui affirmant qu’aucun de ces ustensiles ne lui serait utile. Il n’en comprenait pas l’usage de la moité d’entre eux, et pour les autres, ceux qu’il avait lui allaient très bien. Ces objets étaient en outre ceux d’un étranger, aucun Erfeydien aussi mal en point qu’il puisse être n’accepterait de se faire soigner à l’aide des outils d’un membre de ce peuple meurtrier.

Il récupéra ensuite la chaîne du wyrmide, luisante de bave, et la serra non plus autour d’elle et du poteau, mais autour de ses poignets. Elle allait passer un bon moment, la salive était particulièrement irritante si elle était en contact prolongé avec la peau. Et vu le voyage qui l’attendait… Au moins cela la tiendrait éveillée.

Il la traîna, sans douceur, par le bras, et l’emmena à la sortie du camp, sous les regards moqueurs, méprisants, haineux aussi, des autres guerriers erfeydiens. Personne ici n’oserait discuter les ordres de Fjölan Khalljärta, mais beaucoup d’entre eux pensaient comme Krav:  la tuer aurait été un soulagement pour tout le monde.

Deux cavaliers, à dos de wyrmide, attendaient le Second. C’étaient les deux messagers qui étaient arrivés en même temps que la missive, venus récupérer la jeune femme. Si on pouvait appeler ça une femme, vu son état. Il attacha une lanière de cuir à la chaîne qui l’entravait, qu’il tendit ensuite à l’un des cavaliers.

«Inutile qu’elle salisse les écailles des wyrmides. Prenez le temps qu’il faudra, mais elle ira à pieds. Ne la faites montez que si elle menace de mourir pour de bon. J’vais me faire engueuler si ça arrive. Bon vent, et soyez prudents sur la route.»

Hors Jeu:
 
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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   - Jeu 7 Mai 2015 - 6:11

Spoiler:
 

Quand la nuit tombe, les gens aiment à se reposer, c'est le moment où chacun rentre chez lui pour oublier cette dur journée de la labeur. Mais pas pour Erhyn. Non... Car lorsque la nuit allait tomber, c'était là que son bourreau venait lui rendre visite avant de faire pleuvoir sur elle un flot de coups qui trahissait une haine viscérale. Son corps ne supportait pus les coups et bien que résistante, la veilleuse avait fini par abandonner face à Krav, se laissant simplement battre, sans même chercher à retenir ses cris ou ses larmes. Si l'homme était rude et tapait fort, le pire restait cette créature donc les coups fouettait la korrulienne jusqu'au sang, laissant de vives entailles dans sa chair meurtrie, couplé au froid et à la fatigue, ces plaies sanguinolentes n'en devenaient que plus dur à supporter.

Trois jours... trois maudits jours qui semblaient avoir été une éternité et Erhenyce s'était demander bien souvent pourquoi l'erfeydien ne la tuait pas. Était-ce là qu'un excès de sadisme ? Non, elle pouvait sentir que c'était plus profond que cela car il aurait eu bien des manières de la faire souffrir plus que cela et malgré ce qu'il lui faisait enduré, la jeune femme pouvait sentir une certaine retenue. Il voulait quelque chose qu'il n'arrivait pas à obtenir et qui devait profondément l'agacer. Mais qu'en savait-elle au finale ? Elle ne pouvait pas le comprendre et Erhyn était bien trop mal en point pour réfléchir correctement.

Finalement elle fut libérée, attachée à nouveau et elle put sentir la violence de la salive de l'animal alors que ses jambes tailladées avaient bien du mal à la portée. Trop faible, affamée, épuisée... Erhyn en tremblait, le mental ne suivait plus, si le corps lâchait, l'esprit commençait à suivre la même voie mais voir de nouveau la lumière du jour eu un effet bénéfique... qui ne dura pas. La korrulienne comprit bien vite qu'à présent son sort ne dépendait plus de cet homme et jetant un dernier regard à celui-ci, elle souffla.

« Je te pardonne... pour ta cruauté. »

Un soupir et elle fut tiré de force pour avancer, ses pas s'enfonçant lourdement dans la neige. Erhenyce espérait sincèrement que sa nouvelle destination ne serait pas aussi désagréable bien qu'elle ai un énorme doute à ce sujet.
Résumé a écrit:

Après avoir été amené dans un campement erfeydien par Snjor, Erhyn est torturé par Krav durant trois jours. Tout deux découvre que leur captive est médecin et se retrouve avec du matériel médicale dont les guérisseuses ne peuvent se servir.

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Posté dans Re: Regardez ce que le Shaas a trainé dans la tanière   -

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