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[RPFB] Le début d'une histoire

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Peuplade

On m'appelle Noröa Hagen


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Posté dans [RPFB] Le début d'une histoire    - Ven 13 Mar 2015 - 17:32






Noröa sois raisonnable !
Sors… sors d’ici…”  

Le dos calé contre la porte de sa chambre fermée, Noröa se laissa alors  glisser sur sol. Les jambes tremblantes,  elle ne supportait plus d’être debout et commençait sérieusement à voir le tournis.  Il fallait que cela faisait bien une heure qu’elle s’était crispée, la main posée contre son bas ventre ensanglanté en pensant qu’elle finirait par tenir le coup, comme ça chaque fois. Toutefois, la blessure du à son accouchement forcé s’était bien rouverte et la douleur avait fini par avoir raison d’elle.  Ainsi, elle resta un long moment assise, à enserrer sa tunique tâchée de sang d’un poing féroce, les yeux fermés.  Certes elle se sentait partir, mais elle refusait de sombrer pour être traînée devant des médecin ou des ‘amis”… Car il n’était pas question de les laisser lui faire la morale sur son comportement.   Pourtant, malgré sa détermination,  son malaise ne fit que s'accroître au fil du temps… Entre le sang, la souffrance, les nausées, la voix féminine de cette amie  qui s’occupait de son fils de quelques jours, elle avait l’impression d’étouffer. Il faisait chaud, si chaud d’un coup qu’elle commença  à tâter le mur de sa main libre afin d’essayer d'agripper un meuble pour se lever.  

Ouvre ! Allez chercher quelqu’un ! Grouillez vous bordel.”

Sentant un dernier élan de force l’animer après avoir imaginé une bande d’ignares débarquer dans sa maison, la jeune femme finit par se hisser sur un bout de meuble avec toute la peine du monde.  Incapable de tenir parfaitement sur ses jambes, elle serrait les dents, et avançait lentement vers son lit en poussant quelques gémissements de douleur…  Trop lentement.

Ce fut alors à cet instant, qu’elle eut l’impression de sortir quelques secondes de cette bulle si destructrice qui était la sienne.  

La douleur, la mort… Après cette dernière pensée, elle ressentit alors de la peur, la vraie, celle qui avait eu le don de la martyriser souvent par le passé. Ecarquillant les yeux suite à cette révélation, Noröa sembla prendre conscience des événements qui l’avaient poussée à se retrancher de la sorte. Mais avant de se ressentir la peine destructrice liée à la mort de son époux, elle fut brutalement ramenée à la réalité par une voix familière.

Noröa ! Quelqu’un est là pour venir te voir ! Si tu n’ouvres pas….

Clignant des yeux, la jeune femme reprit alors un faciès inexpressif, comme si de rien était… Envolé le moment de vérité, disparue la fissure dans sa bulle, elle avait de nouveau décidée de s’y enfermer sans le vouloir pour continuer de vivre dans le mensonge. Ainsi, elle ignora les paroles qu’elle venait d’entendre, elle se posa avec difficulté sur son lit, la main toujours posée sur sa plaie, le souffle haletant. A vrai dire...Elle se fichait bien de voir sa porte volée en éclat, car elle ne comptait pas se laisser faire si c’était pour subir les mêmes réflexions sur son “changement” et son comportement depuis des mois.  
 


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Peuplade

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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Ven 13 Mar 2015 - 18:22

Depuis l'arrivée des étrangers, il y avait toujours quelqu'un pour subir quelque chose. Personne n'était épargné et les erfeydiens s'attendaient à tout, à tout instant. La famille Hagen avait eu son lot de malheur pour des générations à venir et si Sighild ne partageait leur sang, le lien qu'elle entretenait avec cette famille était particulièrement fort bien que ne fût pas une femme à montrer l'étendue de ses sentiments. Noroa faisait partie de ses gens que la vie n'avait pas épargnés, son mari décédé huit mois plus tôt avait été un coup dur à digérer, une chance que le reste du clan fut là pour la protéger et la soutenir. Sighild quant à elle... restait en retrait, se contentait de veiller à distance ceux qu'elle considérait comme sa famille.

Assise devant le feu dans sa minuscule chaumière, la sombre herboriste piqua le tissu à l'aide d'une aiguille taillée grossièrement dans un bout d'os alors que son fils, Haldan se redressa sur la couche qu'il partageait avec sa mère. Le garçon, tout aussi sombre que sa génitrice était déjà bien battit du haut de ses neuf ans, digne descendant de Nivilk Markin qui lui, n'en avait absolument rien à faire. Pour lui Haldan était un bâtard comme un autre, l'un de ses rejetons qui courait à travers Pleyrion. Pour Sig, cela ne changeait rien, elle n'avait jamais voulu imposer quoi que ce soit à son hon, encore moins un enfant.

« Maman, je peux aller... »


Alors que l'enfant dardait ses yeux bleus identiques à ceux de son paternel, il fut coupé dans sa phrase quand quelqu'un tambourina à la porte, si forte qu'elle en trembla dangereusement. Haldan soupira et se leva, soulevant le loquet et ouvrit la porte, laissant le froid et la neige s’engouffrer dans la petite bicoque tordue. Une femme âgé d'une trentaine d'années tout au plus se tenait là, essoufflée et maintenant serré sur ses épaules une épaisse cape de fourrure alors que ses cheveux brin dégringolaient le long de son dos, voletant au gré du vent. Au-dehors la tempête faisait rage et la femme se trouva obligée de hurler à demi pour se faire entendre.

« Où est ta mère ? »
« Pourquoi ? »
rétorqua Haldan en hurlant tout aussi fort, se tenant à la porte entrebâillée.
« C'est Noroa, on a besoin d'aide, elle va mal et refuse de se faire soigner !!! »
« Vas voir Alenoa, c'est elle qui... »


Haldan fût couper quand une ombre se dressa dans son dos, saisissant le bord de la porte. Sighild était là, plaçant une main sur son épaule et le fit reculer sans un mot avant de prendre sa place ce n'était pas à son fils de décider de quoi que ce soit, surtout à son âge, mais il savait parfaitement le ressentit de sa mère quant au pseudo rôle de guérisseuse qu'on lui donnait alors qu'elle s'évertuait à dire qu'elle n'était qu'une humble herboriste. Humble oui... Mais surtout talentueuse et dangereuse. Fixant la jolie brune, Sighild lâcha, plissant les yeux pour résister face au vent.

« Sighild, tu dois venir, c'est urgent, Noroa  elle... »
« Vas, je te rejoins sur place. »


Sans un mot de plus, la sombre femme claque la porte au nez de sa consœur qui recule d'un pas. Pas surprise et habituée au comportement glacial de Sighild, elle ne s'offusque pas et se contente d'obéir. Sous le regard de son fils, Sighild se saisit de son long manteau de laine noir et l'enfile, rabattant sur sa tête l'énorme capuche qui cache son visage alors qu'Haldan empoigne la lourde besace de sa mère et souffle.

« Je veux venir avec toi. »
« Non, Haldan. »
« Pourquoi ? »
« Parce que Noroa est instable et qu'elle vient de mettre un enfant au monde... c'est un domaine qui t'ait étranger. Je ne veux pas que tu assistes à ça. »
« Tu ne m'en crois pas capable ? »
« Il ne s'agit pas de cela... Donner la vie est difficile, Noroa à subit bien trop d'épreuve en peu de temps... Des épreuve qui l'on marqué aussi bien moralement que physiquement. Il y a des choses que tu ne doit pas voir, pas à ton âge. Soit patient mon fils, je reviendrais dès que je le pourrais, veille la maison pour moi. »


Se penchant, les lèvres pâles de l'herboriste effleurent tendrement le front du jeune Haldan qui se contente de garder le silence. Sans perdre un instant, Sighild ouvre la porte et se jette tete la première dans la tempête, remontant l'allée enneigée qui mène vers la maison de Noroa Hagen. Le temps n'aide pas à se rendre sur place aussi vite qu'elle l'aurait voulu mais lorsque enfin elle y parvint, la femme ouvre la porte doucement dans un grincement inquiétant avant que sa sombre silhouette s’engouffre dans la maisonnée. La porte se referme et claque, coupant ainsi le bruit du vent. Le silence retombe, inquiétant presque effrayant comme chaque fois que Sighild impose sa présence quelque part. Relavant la tête, celle que l'on nomme l'aranelia noire repoussa sa capuche et darde son regard d'un argenté irréel sur la pièce avant de marcher jusqu'à la prochaine où se trouvait Noroa qui se tord de douleur, ses vêtements tâchés de sang. Allons bon, qu'avait-elle fait pour finir ainsi cette pauvre enfant ? Calme et froide comme à son habitude, Sighild retire sa besace et la dépose au sol doucement puis ouvre son manteau, le laissant glisser le long de ses épaules avant de le jeter négligemment sur une chaise. Elle ne quitte pas la pauvre Noroa du regard, la jugeait comme un prédateur avec sa proie.

Une fois à son aise, Sighild s'approche, empoigne fortement la jeune mère et la force à s'allonger, une main plaquée sur sa poitrine. Personne n'osait user de la force de peur de lui faire mal, bien trop inquiet les gens s'imposaient une limite. Mais pas elle. Pas Sighild. C'était ce qui faisait la différence, son manque d'empathie s'avérait gratifiant dans certaines situations, comme celle-ci. Pour e bien être de Noroa, pour lui permettre de tenir, elle se devait de faire preuve de brusquement, dans le simple but de la calmer. Levant sa main libre, Sighild agita deux doigts vers la brune venue frapper à sa porte et lâcha d'une voix mielleuse et froide.

« Fais chauffer de l'eau et prépare du linge propre. »


La femme s’exécute en silence alors que Sighild plante son regard dans celui de Noroa et murmure.

« Je te conseil de rester calme. Tu sais qui je suis Noroa et tu sais que je n'hésiterais pas un instant à te maîtriser si tu ne m'en laisse pas le choix. Maintenant tu respire, tu te détends, je me charge de te soigner. »

Elle libère sa pression sur la poitrine de la pauvre femme et se redresse avant de s'éloigner, quittant de nouveau la pièce pour aller chercher sa besace. Ce n'est qu'à cet instant qu'elle remarqua la femme qui tenait dans ses bras un nouveau-né. Ainsi c'était lui l'enfant maudit de la jeune Hagen . Triste histoire que voilà, le petit n'avait pas bien commencé son entrée dans la vie. Saisissant son sac, la femme retourne à la chambre et s'approche de la table, vidant le contenu sur le bois et demanda.

« Qu'est-ce qui a bien pu te mettre dans cet état Noroa ? »


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Peuplade

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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Sam 14 Mar 2015 - 14:09







Comme obnubilé par le vide, le regard de Noröa fixait l’invisible alors qu’elle s’était recroquevillée sur le bord de son lit, le souffle haletant. Ignorant alors le cliquetis de la porte qui venait d’être ouverte, elle resta de marbre, sans pour autant relâcher la pression exercée sur sa plaie.  Peut-être pouvait-elle utiliser son lien pour cautériser le tout et ne plus jamais subir cette douleur qui l’agaçait à brasser des souvenirs qui, sans le vouloir, lui poignardaient le coeur ? Non… Elle n’avait plus la force pour tenter quelque chose d’aussi idiot et insensé… Pourtant, elle ne pouvait compter que sur elle-même, et le temps semblait lui être compté.  Car, en effet, ses proches n’avaient pas attendu de la voir coopérative un minimum pour aller quémander de l’aide.

Ainsi, après quelques minutes d’attente,  une ombre familière finit par pénétrer dans la petite maison de la jeune femme. Silencieuse, à l’aura imposante, la silhouette fine  se glissa alors dans sa chambre lentement… Mais avant d’avoir le temps de relever la tête pour dévisager la personne qui avait osé entrer dans son antre, Noröa fut projeté en arrière, sur son matelas, afin de se retrouver allongée par la force.  Poussant un premier gémissement de douleur suite à l’action qu’elle n’avait pu anticiper puis un deuxième après avoir tenter de se relever tant elle eut l’impression qu’elle allait accoucher de nouveau, elle se contenta de fermer les yeux pour écouter la voix énigmatique de la femme qui avait été demandée pour s’occuper de son cas désespéré.  

Pour sûr, elle l’avait déjà entendu quelque part.. Mais où ? Décidant de ne plus rester dans l’obscurité pour contempler le faciès de la nouvelle venue, l’Erfeydienne finit par rouvrir les yeux. Pendant quelques secondes, le décor flou  tourbillonna puis… elle la vit...

L’Aranelia Noire.  

Restant un long moment à l'observer d’un oeil absent et les dents serrées, elle était comme… perdue. Oh, elle connaissait cette femme, mais pas seulement de vue, elle en était persuadée. Cependant elle n’arrivait pas à se souvenir, à croire que le fait de s’être coupée de toute émotion avait eu un impact sur sa mémoire. Pourtant, une chose était sûre… Elle n’allait pas lutter, sa folie était importante bien sûr, mais pas assez pour la pousser à se rebelle contre la Dame en Noir. A croire qu’au final, il lui restait un minimum de bon sens malgré la bêtise constante qui la rendait chaque jour encore plus instable.  Ainsi, elle resta de marbre, le visage marqué par la fatigue vidé de toute émotion, et se contenta de faire entendre sa voix légèrement cassée sur un ton lassé.

Qu’est ce que tu fais là…?”  

La question était décalée, certes, mais bien sérieuse. Complètement immergée dans son monde, elle restait aveugle… Le danger, la douleur, les séquelles que cela allait engendrer, l’inquiétude de ses proches qui espéraient qu’elle revienne un jour… Toutes ces choses ne semblaient avoir plus aucune valeur à ses yeux. Pourtant…

Ça ne se soignera pas, ça ne se soignera jamais” souffla t-elle en roulant des yeux

Voyant la blessure comme le prix à payer pour se rappeler constamment de l’enfant qu’elle refusait de voir ou même de toucher, Noröa n’arrivait pas à comprendre pourquoi le Gardien lui infligeait cela. Son comportement était inexplicable, elle n’y pouvait rien et n’arrivait pas à chercher plus loin... c’était comme cela.  Toutefois, certains de ses proches voyaient clair dans son histoire d’isolement, d’émotions envolées et de rejet de sa progéniture. Son enfant était le lien direct avec le passé qu’elle avait fui… et sans doute le seul être à avoir le pouvoir de briser cette bulle dans laquelle elle s’était enfermée et qui la rendait si insensible.

L’Aranelia devait faire partie de ce petit cercle qui voyait clair dans son état psychotique sans pouvoir faire grand chose… Et ce fut pour cette raison, sans doute, que Noröa finit par laisser échapper quelques mots  sans grand sens.

Tu n’aurais pas du venir. Je n’suis pas faible. J’aurais réussi…”  lâcha t’elle  d’une voix monotone en bougeant imperceptiblement les lèvres.

Croyait-elle en ses paroles ? Absolument pas, mais comme  toujours, elle ne se rendait pas compte de leur impact.  De plus en plus coupée du monde, on ne pouvait que lui prédire une mort aussi douloureuse que sa folie si jamais personne n’arrivait à la faire revenir à elle.  


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Sam 14 Mar 2015 - 15:00

Enfin une réaction. Malgré son état, sa folie, Noroa semblait avoir toujours un pied dans la réalité, ce qui signifiait qu'elle n'était pas une cause perdue. Calme et sereine, Sighild se saisit d'un bol en bois et il glissa quelques feuilles puis des graines et commença à écraser le tout avec un pilon. Pauvre femme, la perte de son mari avait été un choc si fort qu'elle venait à ne même pas vouloir de l'enfant qui la rattachait au souvenir de son époux. Bien que l'arrangement n'était pas une fervente admiratrice des effusions d'amour, elle n'en restait pas moins proche de la Hagen et éprouvait une certaine forme d'inquiétude à son égard. Stoppant son geste, l'herboriste pivota doucement le visage, fixant d'un regard glacial la jeune femme qui l'interrogeait sur sa présence. L'aura sombre qui l'entourait n'aidait en rien à abaisser la méfiance des gens.

« Eh bien, il semblerait que tu ait des difficultés à te tenir tranquille... Et vu que personne ne semble en mesure de s'occuper de toi... c'est vers moi que l'on se tourne. »

La sombre femme tourne de nouveau le visage, resta dos tourné à son amie et reprend l'écrasement de ses plantes avant de saisir une fiole contenant une huile jaunâtre dont elle déversa un filet dans le bol. Rapidement le tout se transforme en une mixture épaisse et odorante alors que dans un nouveau souffle de folie, Noroa assure que jamais elle ne guérira. Pas sûr qu'elle parle de la césarienne subit, Sighild avait un doute, car la douleur de son cœur était sans doute bien plus douloureuse que celle de son ventre.

« Si, ça prendra le temps qu'il faudra, mais ça guérira. »

C'était la vérité. Les gens perdaient des êtres chers chaque jour, chaque fois cela semblait être une épreuve insurmontable ais avec le temps, chacun apprenait à faire son deuil. Pas toujours de la meilleure façon, mais ils y parvenaient. La porte s'ouvrit dans un nouveau grincement et la femme vint déposer un bac d'autres chaude et un linge propre avant de repartir, fuyant le regard de l'aranelia qui s'était posé sur elle tendit que Noroa partait encore dans les méandres de son délire, insistant sur le fait que l'herboriste n'aurait pas dû se trouver là, se justifiant inutilement en lâchant ne pas être faible. Sighild empoigna le bac et se tourna pour s'approcher de la jeune Hagen et le déposa près du lit puis fit un nouvel aller-retour pour ramener la mixture et un couteau avant de s'asseoir au bord du lit.

« Personne ne t'accuse d'être faible Nor'... Ce que tu as subi n'est pas juste, personne ne te demande d'être parfaite, tu as le droit de craquer, de te perdre un instant... Mais c'est à toi de trouver un équilibre pour ne pas sombrer. »


Une explication lâchée d'une voix calme et apaisante. Lentement, Sighild fait se rallonger son amie puis s'empare de la lame avant de venir découper ses vêtements poisseux. Le sang avant tâché le tissu, le rendant ainsi parfait pour un bûcher. Que la pauvre Noroa ne s'offusque pas par un excès de pudeur, l'acte actuel qui la dénudait était là par nécessité. Se penchant, Sighild attrapa une chemise propre qui trainait sur une chaise non loin et la déposa doucement sur la poitrine de son amie, lui apportant un peu d'intimité avant de s'emparer du linge et le tremper dans l'eau. D'un geste doux et habile, l'aranelia commença à nettoyer le sang qui tâchait sa peau puis s'empara du couteau et commença à raser le haut de son pubis, libérant sa peau de la toison qui la couvrait sur quelques centimètres à peine, pour la préparer à une parfaite désinfection et des nouveaux points de suture.

« Tu dois trouver en toi la force de continuer à avancer Noroa, mais cela ne veut pas dire que tu dois le faire seule. Amis et famille sont là pour ça. Après tout, si l'on ne pouvait se pencher sur eux dans les moments difficiles, à quoi serviraient-ils ? »

Levant son regard argenté, Sighild fixe la Hagen sagement alors que la porte s'ouvre de nouveau. Croyant un instant au retour de l'autre femme, Sighild se rend très vite compte qu'il n'en est rien. La petite silhouette d'Haldan fait un pas dans sa direction et l'herboriste porte sur son fils un regard sévère et froid.

« Que fais-tu ici ? Je t'avais donné un ordre Haldan ! »

D'un geste rapide, Sighild couvre le bas du corps de Noroa à l'aide du drap du lit puis se lève, faisant face à son enfant qui la fixe avec un froncement de sourcils. Le garçon ne craint pas sa mère et pire, va jusqu'à lui tenir tête.

« Je me fiche de ton ordre, je veux aider Noroa. »
« Non Haldan, je ne le répéterais pas une troisième fois. »
« Sinon quoi ? »


Sighild serre les dents, fixant son fils durement. Sinon quoi ? Eh bien sinon rien. IL avait tout compris, connaissant sa mère trop bien, il savait qu'elle n'était pas en mesure de le punir ou le privé de quoi que ce soit. Haldan hausse les épaules et lâcha.

« Grim m'a montré des choses... Des choses que Alenöa lui apprends. Moi je le protège et en échange il m'apprends. Je peux t'aider maman. Et puis, j'aime tantine Noroa... Je suis triste qu'elle soit mal comme ça. »

Sighild détourne le visage dans un claquement de langue agacé. Décidément ce bougre était aussi borné que son paternel, hors la femme se serait volontiers passé de ce trait de caractère. Abandonnant après avoir compris que le garçon ne lâcherait pas prise, Sighild désigne la table en bois où son matériel se trouve et lâche.

« Tu te souviens du thé que j'ai fais pour Svelna l'autre fois ? »

L’enfant hoche la tête et s'approche de la table. Intelligent comme sa mère et observateur, il l'avait souvent vu faire cette décoction et en avait retenu le contenu exact. Sighild quant à elle retourna au bord du lit, prenant place et fixa Noroa, lui soufflant discrètement.

« Navré, il est têtu... Mais je ne peux pas lui reprocher l'inquiétude qu'il éprouve pour toi. »


Détournant à nouveau le regard, Sighild observe les gestes de son fils qui ajoute l'eau chaude dans le verre où se trouvent les herbes médicinales puis revint rapidement, s'agenouillant près du lit et d'une main ferme mais tendre, vient caresser les cheveux de Noroa.

« Tu dois boire ça tantine... Fais le pour moi d'accord ? Sinon je serais obliger de me mettre en colère. Aller boit, ça te fera du bien et maman pourra te recoudre ensuite. »


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Sam 14 Mar 2015 - 16:22






D’ordinaire, sa famille avait tendance à lui faire la morale, hausser le ton, ou même à hurler de colère pour tenter de lui faire reprendre conscience.  Mais face à l’Aranelia, Noröa se trouvait bien confuse. En effet, cette femme à l’aura aussi étrange que déroutante arrivait à faire preuve d’une sincérité touchante tout en remettant doucement la jeune mère fermée au monde à sa place. Cela paraissait si facile pour elle d’ignorer le comportement de la blessée que cette dernière ne se sentait pas de tailler pour la combattre à coup de mots cinglants.  C’était bien pour cette raison qu’elle avait été choisie pour la soigner… Cela ne faisait aucun doute.

Ainsi, la jeune mère  ne bougea pas d’un pouce et observa avec attention les gestes parfaits de  Sighild.  Peu lui importait de voir ses habits déchirés, ou de devoir dévoiler une partie de son intimité… Non à vrai dire, les paroles de la Dame en Noir l’avaient laissé dans un océan de perplexité tellement immense qu’elle se fichait bien de ce qu’il pouvait se passer autour d’elle.  Pourtant, elle finit par revenir à la réalité, lorsqu’un jeune garçon décida de faire irruption dans la pièce.  Et quel garçon…  puisqu’il s’agissait du fils de celle qui s’occupait de soigner sa plaie.

Ne comprenant pas vraiment ce qu’il faisait là, elle le fixa un moment puis détourna les yeux pour se concentrer sur le plafond. Trop de visages familiers, trop de sensations bizarres, trop de mots gentils…. Noröa avait l’impression de sentir ses entrailles se nouer à chaque fois qu’elle percevait les paroles si… bienfaitrices de la mère et du fils.  Mal à l’aise, sentant des bouffées de chaleur l’envahir toutes les secondes,  elle n’arrivait plus à les regarder s’organiser autour d’elle, ni à les écouter… Mais ce fut pire dès lors qu’elle sentit la main de l’Aranalia sur ses cheveux... Prise au piège dans une spirale incontrôlable suite au dernier élan de bonté du fils de la “Guérisseuse”, elle avait l’impression de partir, sombrer, disparaître, mourir… Elle ne pouvait pas… Non, elle ne pouvait pas se permettre se ressentir de telles choses…  

Attrapant alors le poignet de Sighild de sa main ensanglantée, Noröa s’exprima  alros d’une façon plutôt désorientée qui laissait parfaitement entrevoir le capharnaüm qui avait pris place dans son esprit.  

Pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ? Pour t’es comme ça avec moi ?” grogna t-elle les sourcils froncés et la mâchoire crispée

Le front perlant de sueur, et ne pouvant supporter d’essayer de se lever un peu, la jeune femme poussa un gémissement de douleur et de colère. Laissant une vieille sensation qu’elle pensait avoir oubliée l’envahir, elle lâcha le poignet pris en otage, ferma les yeux et se mit à susurrer les mêmes mots, encore et encore malgré son souffle saccadé.  

Arrête… Arrête… Arrête… Arrête….”  

Portant la même main tâchée de sang à son front comme pour essayer de se calmer, elle se recoucha alors lentement en fermant les yeux. Que lui arrivait-il ? Pourquoi ressentait-elle de la peur et de la colère ?  Tant de personnes lui témoignaient de la gentillesse malgré ses mots durs… Mais celle qui émanait de Sighild et son fils était bien différente, et son état déplorable ne l’aidait pas vraiment… C’était comme si elle ne pouvait lutter contre eux…  

Ainsi, elle se terra dans le silence, de longues secondes, pour tenter de se calmer… Jamais elle n’avait ressenti cela, ou du moins pas à ce point. Ayant l’impression de ne plus être elle même dans ces moments de faiblesse, elle était persuadée qu’il fallait lutter, encore et encore, pour ne pas se laisser littéralement bouffer par ces émotions qui lui étaient devenues inconnues.   Exténuée, complètement à bout, elle attendit alors de retrouver un minimum ses esprits avant de reprendre la parole avec sérieux…

“Pourquoi être si gentils avec moi alors que vous savez que ce n’est que dans un seul sens hein ?

Reportant son bras le long de son corps meurtri, Noröa planta son regard , de nouveau vide et dénué de toutes émotions, dans celui de l’Aranelia.  Son moment de faiblesse semblait être passé… Pourtant elle doutait franchement tenir le coup à nouveau, car sa blessure restait toujours ouverte et la refermer allait sans doute réveiller des sentiments bien plus importants que la peur ou la rage. Lutter ou mourir, le choix était vite fait… Il n’était pas question de briser sa bulle.

Pas aujourd’hui.


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Dim 15 Mar 2015 - 3:49

L'État de Noroa ne s'arrangeait pas au fil des secondes, Sighild restait imperturbable alors que son fils en revanche, trahissait toute l'inquiétude qu'il éprouvait par ses gestes et un regard anxieux. Nerveusement il repoussa les longues mèches brunes de devant son visage et renifla doucement, approchant de son autre main le breuvage pour que la jeune Hagen y boive. Mais rien à Faiz, elle était obstiné à parler, incapable de sortir des méandres de sa folie. Quand elle saisit le bras de l'herboriste, Haldan se figea, sa nervosité remonta en flèche... Personne ne touchait sa mère, si ce n'était le hön ou lui-même. Quiconque osait poser sur elle ne serait-ce qu'un doigt était général très vite repousser par Sighild et pas toujours de la meilleure façon qui soit. L'arrangement porta de nouveau son regard irréel sur Noroa avant de murmurer :

« Pourquoi ? Parce que le peux et que je le veux. »


Elle n'avait pas pour habitude de se justifier de son comportement, mais si Noroa n'avait toujours pas compris depuis toutes ces années qu'elle et les Hagen était pour Sighild sa famille, c'était bien triste. Cependant vu son état, la Noire ne s'en offusqua pas et Haldan se détendit face à la réaction de sa mère. Avec douceur, il tenta à nouveau de faire boire Noroa, lui maintenant le visage et glissa un léger filet de thé glisser dans sa bouche.

« Avale tantine, ça va te faire du bien tu verras... Tu sais que maman fait les meilleurs remède de Pleyrion. »

Et les questions fusèrent à nouveau mais la mère et le fils restèrent calmes, se contentant d'offrir leur présence. Sighild ne répondit pas à la dernière question de Noroa. Elle ne voulait pas partir sur ce terrain, même si la pauvre femme était à bout de nerfs. Se levant, Sighild se dirigea vers la table et s'empara d'un autre linge qui traînait avant de saisir une fiole au liquide ambré et d'en déverser quelques gouttes dessus.

« Haldan, laisse le thé, elle ne le boira pas, elle trop instable. »


L'enfant s’exécuta en silence, posant le verre au sol puis en soupirant, il glissa sa main dans celle de Noroa, la serrant de ses petits doigts alors que Sig s'approchait de nouveau du lit. Elle se pencha au-dessus de Noroa, laissant ses boucles brunes caresser la peau nue de celle-ci tout en plongeant son regard dans le sien et souffla.

« Quand j'en ai eu besoin, tu ne m'as pas laissé tomber. »

Et avant que Noroa ne puisse répondre, la sombre herboriste plaqua le tissu sur le bas de son visage, couvrant ainsi sa bouche et son nez de la Hagen pour lui faire respirer le liquide qui l’assommant en quelques secondes. Endormi... Et le silence retomba. Sighild retira doucement le linge et le déposa avec le reste sur le sol alors qu'Haldan la dévisageait en silence. Reprenant place, l'aranelia se pencha et s'empara du second linge, de fil et d'une aiguille puis revint rapidement et soigneusement nettoyer la plaie avant de venir doucement écarter la peau, plongeant ses doigts dans l'ouverture de la cicatrice. Tâtant doucement, c'est avec soulagement que Sighild vit que les sutures sur l'utérus avaient tenu. Bien, c'était donc moins dramatique ça en avait l'air, vouloir pourquoi Noroa avait tenu tout ce temps.

« Dis maman, tu connais et sais faire tout ce que font les guérisseurs, alors pourquoi tu veux pas le devenir ? »
« Il y a déjà Alenoa pour ça. »
«  Et alors ? Tu pourrais le faire avec elle. »
« Non, ça ne m'intéresse pas. »
« Pourquoi ? »
« Parce que je ne suis pas une bonne personne. Je n'ai pas l'altruisme d'Alenoa, tout ce que je veux c'est faire mon travail et que l'on me fiche la paix. »


Haldan fixa sa mère en silence alors qu'elle était occupée à recoudre la plaie ouverte de Noroa d'un geste sûr et habile.

« Tu dis ça mais t'as bien voulu t'occuper de Noroa. »
« Juste retour des choses, y a longtemps elle m'a aidé, je ne fais que rendre la pareil. »
« Quand tu dis longtemps... tu veux dire quand mon oncle est partit ? »
« C'était un hérétique Haldan, il n'avait pas sa place ici... mais, oui. Quand mon frère à quitté Pleyrion pour sa survit... j'ai été partager entre mon devoir et mon amour pour lui. J'étais à la fois loyale à mon hön et mais aussi à mon frère. Cela n'a pas été facile, la culpabilité m'a rongé pendant quelques temps, je me suis coupé des autres... Mais certains Hagen, comme Noroa...ne m'ont pas jugé pour mon acte et m'ont aidé à remonter la pente. Il n'y a rien d'autre à savoir. »


L'enfant fit la moue, gonflant les joues et s'assit en tailleur sur le sol, saisissant les linges sales avant de les fourrer dans le bac d'eau chaude.

« Moi je crois... Qu'en fait Noroa, tu l'aime beaucoup. »

Sighild se figea et releva lentement le regard pour fixer son fils qui lui évitait soigneusement celui de sa mère. Elle ne répondit pas et se remit au travail, terminant ses sutures dans le silence apaisant de la pièce. Haldan ne chercha pas à relancer la discussion, il savait parfaitement qu'il avait le doigt sur quelque chose, qu'il savait la vérité et qu'il ne valait mieux pas pousser sa mère dans ses retranchements. Mais il était content au fond de lui, il savait que sa mère aimait des gens autres que lui bien qu'elle refusât de le montrer. Se levant, Haldan souffla :

« Je veux juste pas que toi seule maman, si un jour je suis plus là, qui s'occupera de toi ? »
« Allons Haldan, tu es trop jeune... Tu n'es pas prêt de me quitter... je serais morte bien avant ton propre trépas. Pour l'heure c'est moi qui prend soin de toi. »


Haldan haussa les épaules alors que sa mère vint à terminer ses soins. Se dirigeant vers le feu, il ajouta quelques buches histoire de réchauffer la pièce, Noroa risquait d'avoir froid avec cette tenue... Le duo s'empressa de ramasser tout le matériel médical trainant sur le sol et la table après avoir couvert la Hagen sagement endormit puis Sig sorti de la pièce, se rendant dans la seconde et lâcha à l'attention des deux femmes qui s'y trouvaient.

« Vous pouvez rentrer chez vous. Je resterais ici cette nuit pour veiller Noroa. »
« Mais, le bébé ? »
« Je m'en occupe. Revenez demain matin. »


Méfiante, la femme refusa de lâcher l'enfant, fixant la Noire d'un regard sévère. Sighild s'approcha, tendant les mains et la toisa d'un regard mauvais.

« Donne moi ce bébé Gretche. Je sais encore m'occuper d'un enfant, si tu ne l'a pas remarquer depuis 9 ans. »

La femme déglutit et baissa le regard, déposant l'enfant dans les bras de l'herboriste qui pivota, lui tournant le dos et retourna à la chambre. Haldan se contenta de fermer la porte de la chambre, laissant la chaleur enfermer dans cette pièce puis prit place avec sa mère sur une chaise et fixa le bébé dans les bras de Sighild.

« Il est pas beau... »
« Aucun bébé n'est beau Haldan. »
« Mais, moi je suis beau. »


Sighild esquissa un sourire. En plus du mauvais caractère de son père, il avait aussi hérité de son ego. L'aranelia baissa le regard, berçant l'enfant tendrement alors que le silence retombait de plus belle. Ils étaient bien ici au calme, près du feu, ne restait plus qu'à attendre que Noroa se réveille, le sommeil ne pouvait que faire du bien à son esprit et son corps.


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Dim 15 Mar 2015 - 13:14





On ne lui répondait pas. On ne lui tenait pas rigueur de son comportement et pire… on continuait de faire preuve de gentillesse avec elle.  Sentant de nouveau l’incompréhension la déstabiliser, elle voulut se relever, définitivement, pour se tenir lui de ses deux êtres dont la présence la mettait dans un état étrange. Cependant avoir même d’avoir le temps de réunir ses forces pour se lancer, une phrase de l’Arenalia la figea dans son élan.


« Quand j'en ai eu besoin, tu ne m'as pas laissé tomber. »

... quoi ?”  babutia t-elle sans comprendre

Incapable de se souvenir de quoi que ce soit, elle fronça les sourcils, complètement perdue, et n’eut même  pas le réflexe de réagir lorsqu’elle sentit un linge se poser sur son visage. A bout de force, autant physiquement que psychologiquement, elle se laissa sombrer.. comme elle l’avait fait le jour où elle avait donné la vie…  


-_-_-_-_-_-_-_-  


Noröa ! Attends tu vas où ?
Héhé ça te regarde !”  lança une voix cassée sur un ton espiègle

Rayonnante comme jamais, Noröa marchait à reculons vers la sortie de Pleyrion, un air de défi  dans ses yeux qui dévisageaient Ëguann Hagen, son époux.  

Ouais ça m’regarde !”  

Ne lui laissant pas le temps de répondre, l’homme bien bâti la chargea un sourire fier aux lèvres  pour tenter de la rattraper avant qu’elle ne franchisse la limite. Réagissant au quart de tour, la jeune femme s’écarta, et durant quelques secondes, le couple de chasseurs donna l’impression d'exécuter une danse barbare.

Ce ne fut donc qu’après un pas de travers de Noröa que le duo finit sa course sur le sol froid et enneigé  du village dans une symphonie de grognements de douleur et de rires idiots.  A vouloir jouer à être plus fort que l’autre, le petit jeu s’était mal terminé pour les deux, comme à chaque fois d’ailleurs.  

Ahaha gagné !” tonna Ëguann en affichant un air fier
Rêve ouais ! Je l’ai fait exprès ! Aller ! Lève toi  !
Pas avant que tu m’aies dit où tu vas…
Ahh ça t’énerve de n’pas savoir hein…

En guise de réponse, l’Erfeydien approcha son visage de celui de son amante qui se trouvait coincée fermement dans ses bras. A son tour, il la défia du regard et menaça de l’embrasser de force, chose qui la mettait toujours mal à l’aise surtout lorsqu’elle se trouvait coincée de la sorte.  Régissant au quart de tour, Noröa tenta de se tortiller comme un ver pour s’extirper de son emprise, puis finit par craquer en grognant.

Arrête ! T’as gagné ! T’as gagné !”  
AHAHAHAAH !”  

Ponctant son rire par un baiser sur sa bouche tordue par une moue, le Chasseur se releva en vitesse, puis tendit la main à une demoiselle boudeuse qui se trouvait toujours au sol.  Se forçant à ne pas sourire, elle retroussa les lèvres, tourna la tête et se releva en essayant de faire preuve de dignité. Face à ce genre de scène qui l’amusait toujours, Ëguann sourit puis alla poster son imposante carrure juste devant ses yeux pour qu’elle soit obligée de lui faire face.  

J’vais chez Sig’ ! Content ?”  
Très !”

Poussant un soupir en laissant ses lèvres s’étirer, Noröa lui donna un petit coup de poing sur son épaule en guise de “vengeance” puis commença à enlever la neige qui s’était accrochée à sa tenue.  Continuant de sourire bêtement en se défiant du regard, le couple finit cependant par reprendre son sérieux…

Non sincèrement, tu fais bien
Oui, j’lui avais dit qu’on passerait à chaque fois qu’on reviendrait sur Pleyrion, et franchement, ça m’fait plaisir de le faire.

Norôa avait beau avoir un caractère fort, elle n’en était pas moins une jeune femme très compréhensive et bienveillante derrière son côté bourru.  Ainsi, elle s’était prise d’une certaine affection pour l’Aranelia au passé bien sombre, et peu lui importaient les rumeurs sur son compte. Elle faisait partie de sa famille à présent, et jamais elle n'avait eu pour mentalité de la laisser tomber, même lors du ‘départ’ de son frère. Ëguann, lui, avait toujours partagé ce même sentiment, même s’il n’était pas bien doué pour comprendre les âmes en détresse.. C’est pourquoi il préférait la laisser faire à sa guise sur le chemin tortueux des relations humaines concernant les femmes.

Tu lui remettras le bonjour, et puis prends ton temps, je dois passer voir le Hön

Attrapant le visage de la boudeuse, l’homme déposa  un baiser sur son front. Fermant les yeux en souriant, Noröa reprit alors doucement  sa route à reculons sans détacher ses yeux brillant de défi et d'amour de son époux… Cependant, sans comprendre pourquoi, elle vit le décor disparaître lentement… Sa vue fut brouillée, tout devint noir… et seul le visage du Hagen semblait rester gravé en sa mémoire.  


-_-_-_-_-_-_-_-_-


Ëguann…”  

Étant sortie de son sommeil forcé en ouvrant brusquement les yeux, Noröa avait prononcé le nom de son amant disparu sans s’en rendre compte.  Le corps endolori, l’esprit totalement embrumé, elle avait l’impression de se réveiller après avoir donné la vie.  Cependant, ce n’était pas le cas et il lui fallut de longues secondes avant de discerner parfaitement les silhouettes d’Haldan et de Sighild…  

** Sighild **

A la vue de l’Aranelia Noire tenant un bébé… son bébé dans les bras, la jeune mère sentit son coeur s’emballer… Son rêve, ses souvenirs…  Elle se rappelait à présent même si cela était vague et savait pertinemment que cela avait été réel… Ainsi, elle ferma les yeux en portant une nouvelle fois sa main à son front… et laissa deux larmes venues de nul part rouler sur ses joues blafardes. C’était à n’y rien comprendre… Pourquoi arrivait elle à pleurer après tout ce temps ? D’autant plus que plus le temps passait et plus elle sentait son coeur redevenir de glace… Comme si elle étouffait inconsciemment celle qu'elle avait été par le passé afin de ne pas la voir revenir...

Ainsi, après quelques secondes…  Seul resta  dans sa bouche un goût amer, mélange de tristesse et de souffrance…   et une incompréhension totale…  

Que… qu’est ce qu’il s’est… passé… ?”  souffla t-elle faiblement

Posant son regard lumineux de larmes mais de nouveau inexpressif sur la Dame en Noir, sur le bébé, puis sur l’enfant, elle paraissait au bord du malaise et quelque peu déroutée par ce flux de sentiments qui venait de la malmener.  Pourtant, la douleur physique  s’était apaisée grâce aux soins de l’Aranelia dont la présence lui semblait soudainement… beaucoup moins désagréable.  D’ailleurs, elle même paraissait beaucoup plus abordable et calme…  A croire que son voyage dans le passé avait eu plus d’impact qu’il n’y paraissait même si elle ne s’en rendait pas vraiment compte…  


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Lun 16 Mar 2015 - 5:03

Les minutes passèrent pus se changèrent en heures. Ce ne fut que dans la soirée que Noroa reprit conscience après avoir murmuré à maintes reprises le nom de son époux dans son sommeil. Le calme de la chaumière faisait le plus grand bien à l'aranelia qui donnait sagement le biberon à l'enfant. Une vulgaire corne dans lequel un trou avec était fait et un embout en cuir permettait à l'enfant de téter avidement. Pauvre petit... Lui qui n'avait rien demandé à personne, qui venait de faire son entrée dans la vies se retrouvait jeter pour le simple fait d'exister. Mais Sighild connaissait bien Norora, elle savait qu'elle se remettrait, ce n'était qu'une question de temps. Elle était forte, bien plus que la majorité des femmes et elle n'était pas du genre à repousser son propre enfant. Il lui fallait juste du temps...

Haldan était rester sage lui aussi, toujours assit près de sa mère, il fixait en silence l'enfant qui assoupit et repu. Lentement, il releva le visage, chassant de ses doigts les mèches brune qui l'empêchait de voir correctement et soupira alors que l'herboriste plongea son regard dans le sien. Aucun mot ne fut prononcé, tout deux avait ce lien unique qui leur permettait de se comprendre sans même avoir à parler. Tendrement, Sighild se pencha et embrassa le front de son unique fil quand enfin, Noroa ouvrit les yeux, questionnant son amie. Elle reprenait donc ses esprits malgré sa tristesse, c'était une excellente chose. Sighild déposa le bébé dans les bras de son fils puis se leva pour s'approcher du lit, s'y asseyant avant de poser le dos de sa main contre le front de la belle Hagen. Pas de fièvre, c'était déjà un bon début.

« Tu as perdu l'esprit Noroa. Tu as repousser ton enfant et voulait absolument te tenir debout, partir je ne sais où... Tu as ré-ouvert ta cicatrice et l'on a du me faire intervenir pour te maîtriser et te donner des soins puisque personne ne semblait en mesure de le faire. »

Comme à son habitude, la Noire ne passait pas par quatre chemin. Directe quoi qu'il arrive. Doucement, elle souleva le draps et observa les nouvelles suture avant de le reposer et fixer son amie.

« Choc émotionnel trop fort, cela t'as perturbé Nor'... Une chance pour toi que j'étais disposé à t'aider sinon tu te serais retrouver les tripes à l'air à te vider de ton sang. »

Se redressant, Sighild s'empara d'un autre oreiller et vint soulever la tête de Noroa pour le glisser en dessus, la redressant quelques peu puis elle fila vers le feu où une marmite chauffait doucement puis s'empara de la louche et déposa un peu de soupe dans un bol grossièrement taillé dans le bois. L'aranelia revint très vite sur le lit, approchant le bol de son visage puis glissa une cuillère dedans avant de souffler dessus puis l'approcher de la bouche de la Hagen.

« Mange... Tu as besoin de reprendre des force. Tu as perdu beaucoup de sang... Et ne t'avises pas de me tenir tête, tu sais très bien ce qui arrive à ce qui tente de le faire. »


Forçant le passage de ses lèvres, Sighild glissa la cuillère dans la bouche de Noroa, la forçant à avaler le bouillon de légume et d'herbes médicinales.

« Très bien... Bon, maintenant que tu as retrouver tes esprits... Sache que je suis là si tu éprouve le besoin de parler. Noroa, tu n'es pas seule... je sais comme c'est dur ce qui t'ai arrivé mais te laisser aller comme ça n'est pas ce qui fera disparaître la douleur. Tout ce que tu peux faire c'est apprendre à vivre avec. Nous le faisons tous... Ton fils à besoin de toi, il n'a pas a paye pour ton chagrin... Et puis tu serais surprise de voir à quel point les enfants sont un remède merveilleux au mal-être. Maintenant fini cette soupe et ensuite tu feras connaissance avec ton enfant. »


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Ven 20 Mar 2015 - 17:06





Lentement mais sûrement, Noröa se réveillait en tentant de remettre de l’ordre dans son esprit bien torturé. Toutefois, l’acte qui semblait tout bête s’avérait être une véritable épreuve face au duo mère et fils qui lui tenait compagnie depuis le début.  En effet, elle ne comprenait pas pourquoi ils se montraient si doux avec elle… D’ailleurs, si elle se référait aux mots de l’Aranelia, elle avait comme l’impression qu’ils venaient de lui sauver la vie. C’était  étrange…  Et puis, l’image de son époux défunt lui restait en tête, ce qui la plongeait dans un malaise inexplicable…

Clignant des yeux plusieurs fois à la suite en grimaçant légèrement de douleur, l’Erfeydienne eut alors confirmation de la part de la Sombre Guérisseuse que son état déplorable était du à  la blessure de son accouchement avant même d’avoir le temps d’ouvrir de nouveau la bouche.  Ignorant le détail sur le rejet de son propre enfant, et ne comprenant toujours pas pourquoi elle se sentait aussi faible, l’ancienne Chasseuse  tenta alors de se rappeler de ce qu’il s’était passé avant de perdre connaissance pendant que Sighild continuait de l’éclairer de son côté. Il y avait eu cette douleur… Cette volonté d’être seule… De nouveau la douleur…  Des échanges de paroles,  des gestes tendres… Puis, pour finir… Ce rêve qui l’avait plongée dans le passé…  

Absente, le regard dans le vide, Noröa écouta alors l’Aranelia sans vraiment prête une grande attention à ses mots.  Complètement vidée, , incapable de lutter, elle avala même la soupe sans broncher…  A croire qu’elle avait fini par se calmer définitivement après le petit flux d’émotions ressenti.  Cependant, elle restait toujours confinée dans sa bulle qui la coupait du monde constamment… Et elle le fit bien comprendre lorsqu’elle décida de faire entendre sa voix fatiguée après l’ultime monologue de la Dame en Noir.  

Je te remercie de ton aide, Sighild, vraiment.” commença t’elle sur un ton morne et monotone “ Mais… Je ne comprends pas… Je ne comprends pas pourquoi vous répétez tous la même chose…

Avec douceur et une certaine maîtrise, la jeune mère  se hissa non sans douleur  sur son oreiller afin d’avoir la tête un peu plus surélevée. Toujours aussi stoïque, elle reprit alors la parole en plongeant ses yeux toujours brillants dans ceux de sa Sauveuse.

Pourquoi vous voulez tous m’aider… ? Je vois, les regards, j’entends, les mots… Mais maintenant, je suis comme ça, je n’y peux rien. Je ne ressens plus rien. Pour personne.

Posant son regard sur l’enfant, son enfant, Noröa resta… imperturbable.  Aucun sentiment, rien… Elle ne ressentait tout bonnement rien pour sa progéniture. Pourtant, au bout de quelques secondes, elle fut forcée de détourner le regard, comme si sa simple vue venait à la déranger finalement…  Peut-être ressentait-elle quelque chose d’infime finalement malgré tout...

Demande à Gretche de venir, tu auras les mains libres.” finit-elle par souffler en regardant vers la fenêtre.

Déglutissant avec difficulté suite au flot de paroles prononcées, la jeune femme soupira longuement, puis tendit une main fébrile vers l’Aranelia pour prendre la soupe aux vertus apaisantes. C’était étrange comme situation… Plus calme et conciliante qu’avec les autres membres de sa famille, elle donnait l’impression de redevenir elle même… Cependant, il n’en était rien car elle restait toujours prisonnière de sa propre bulle…




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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Sam 21 Mar 2015 - 12:37

Sighild qui n'aimait pas faire la conversation se voyait prise au dépourvu avec une Noroa qui cherchait des réponses à ses questions. Allons bon, ces mêmes réponses n'étaient pas évidente ? L'aranelia stoppa son geste un instant, se contentant de plonger son regard argenté dans celui de sa douce amie. A présent elle hésitait, était-ce réellement la tristesse qui la mettait dans cet état ? Se devait-elle réellement répondre à ce genre de questionnement ? La main de Sighild s'avança de plus belle, poussant la cuillère entre les lèvres de la faiblarde et lâcha simplement.

« N'attends pas de moi que je hurle l'étendu de mon amour et mon amitié pour toi, je ne le ferais pas. Cependant... »

La sombre femme marqua une pause, le temps d'offrir à son amie une nouvelle bouchée de soupe alors qu'Haldan se levait, ajustant l'enfant dans ses bras et s'éloigna doucement alors que le nouveau née commençait à piailler. Et c'était lui, petit garçon de neuf an qui faisait le travail d'une pauvre mère en détresse.

« Si les gens te viennent en aide c'est parce qu'ils t'aiment. Je suis exaspérer d'avoir à justifier cela... Je ne comprend même pas que tu oses poser la question... Si j'avais sût, j'aurais mit du poison dans ta soupe pour te faire taire et abréger tes souffrances. »


Ces mots méchants étaient volontaire pour faire prendre conscience de l'idiotie de Noroa. Et dire que les Hagen étaient soudé, suffisamment pour ne pas qu'un membre de cette famille vienne à se pourrir l'esprit avec ce genre de pensée. Mais vu la situation, on pouvait aisément pardonné son égarement à la pauvre Noroa qui fit mention de l'autre vieille femme que Sighild avait chassé sans ménagement.

« Gretche ? Elle ne reviendra pas avant demain. Je lui ai fait comprendre que je pouvais encore m'occuper d'un enfant, ne met pas toi aussi en doute mes facultés à gérer un bébé pour une nuit. Tu ne voudrais pas me mettre en colère Nor, n'est-ce pas ? »

La soupe enfin terminé, l'herboriste se leva, déposant doucement le bol sur la table puis s'approcha de son fils pour lui prendre l'enfant des bras. Pauvre petit qui ne connaîtrait jamais son père et subit le rejet de sa mère. Lui qui n'avait rien demander à personne si ce n'est de vivre. Bien décidé à secouer un peu son amie, Sighild revint s'asseoir au bord du lit et lâcha.

« J'ignore si tu lui as déjà donné un nom, mais je veux que tu le prenne... c'est ton fils Nor', il n'est pas fautif de la mort de son père, ne le rejette pas. Bien, maintenant laisse moi te montrer comme faire...»

L'aranelia se radoucit puis tira doucement la couverture, dénudant à nouveau la poitrine de Noroa puis elle retira la petite couverture qui enveloppait l'enfant et le posa à plat ventre sur la poitrine de sa mère et les couvrit tout les deux.

« Voilà... Tu verras, ainsi tu ne souffriras pas d'avoir à le porter, vous partagerez votre chaleur et c'est un contact qui t'aidera à te détendre. Ne sous estime pas le lien que tu as construit avec lui ces neuf dernier mois... Laisse ton fils s'imprégner de toi et toi de lui... Il apaisera ton esprit et ta souffrance. Crois moi Nor', ton enfant est le meilleur remède que tu puisse avoir pour soulager ton chagrin. »

Une douce caresse, l'erfeydienne caressa le crane chauve du bébé qui déjà, s'endormait contre sa mère, enfin apaiser de retrouver celle-ci.

« Vois comme il est calme, ta présence lui fait du bien. Tu es sa mère Nor, peut importe ce que tu traverse, sache que ton enfant sera le seul à t'aider de façon inconditionnel. Profite de cet amour sans te poser de question. »


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Sam 28 Mar 2015 - 16:08





Sighild n’était pas comme les autres, Noröa le remarquait… Loin d’être du genre à essayer de lui parler de son passé à coup de belles paroles ou de sourire, elle semblait plutôt consternée par la situation. Mais elle n’y pouvait rien, même si elle apparaissait clairement comme étant la seule membre de la famille à avoir le pouvoir de lui ouvrir les yeux. Enfermée dans son monde, la jeune mère la regardait, sans ciller, sans rien éprouver… Même la mention du poison ne vint même pas la faire tiquer tant elle semblait complément… ailleurs.

Toutefois, le retour à la réalité fut bien brutal pour la pauvre jeune femme qui avait perdu bien trop de sang. En effet, à ignorer les paroles de l’Aranelia, elle n’eut même pas le temps d’anticiper ce soudain revirement de situation. Entre Gretche qui avait disparu, la colère qu’elle préférait éviter de la Dame en Noir et la soupe qui lui faisait du rien mine de rien, elle ne comprit pas directement lorsqu’elle reprit le bébé des bras d’Haldan.  

Non. Elle n’allait pas faire ça. Elle n’allait pas oser tout de même ?  Et pourtant. Si. Sighild osa.  

Le souffle coupé, Noröa s’était arrêtée ,figée à cause de cette histoire de prénom. En effet, à avoir rejeter son fils dès le jour de sa naissance, elle n’avait même pas réfléchi à ce détail essentiel.  Ainsi, elle s’était perdue dans ses pensées quelques secondes… Des pensées qui s’étaient vite transformées en souvenir…  

Dis… si on avait un enfant, tu l'appellerais comment ?

Perturbée par le fait d’entendre la voix d’Eguann résonner dans son esprit, la jeune maman resta figée… Perdue, déstabilisée, elle se sentit partir, et pourtant, elle resta bien éveillée et ce à cause du petit que l’Aranelia vint poser tout contre sa poitrine.  

** Non… Non… **

Crispée, toujours en apnée, Noröa planta alors son regard dans celui de la sombre “Guérisseuse”... Elle qui n’avait rien ressentir lors des premières secondes, voilà qu’elle avait l’impression de se consumer de l’intérieur. Il lui faisait mal psychologiquement, elle ne pouvait pas le supporter… Il devait partir, s’en aller, retourner dans les bras d’Haldan, de Sighild, ou même de Gretche…

Non. Non.” susurra t-elle entre ses dents serrées  

Complètement bloquée à cause de son état déplorable, elle n’avait pas le choix, et c’était bien cela qui la mettait dans une colère noire intérieure. Pourtant, il devait partir... vite

Sighild. Enlève le. Tout de suite.”  enragea t-elle doucement.  

Le regard menaçant, elle dévisageait l’Aranelia… en vain. Car oui, cela ne servait à rien… surtout face à cette femme en particulier qui n’avait rien à voir avec les autres. Impossible de la faire fuir en montrer les crocs, ni en hurlant à s’en déchirer les cordes vocales… Faire face, subir, comprendre, réagir… Voilà ce qu’elle voulait de Noröa, mais il fallait croire que cette dernière n’était pas prête à briser sa bulle qui se faisait de plus en plus fragile….  

Sighild…

Rapidement, la colère se transforma en réelle détresse sans que la jeune mère ne puisse y faire quelque chose. Subissant des émotions qu’elle ne comprenaient pas, elle ferma les yeux...

Enlève… le… je…”  souffla t-elle difficilement.

Le visage tordu en une expression de… tristesse, elle finit par gémir et deux larmes se mirent à couler le long de ses pommettes blafardes.  

S’il te plait, je t’en prie…

La voix brisée, Noröa se laissa emporter  sans rien comprendre.  Tremblante, secouée par des sentiments qui lui assaillaient le coeur,  elle serrait les poings pour éviter de poser ses mains sur le bébé  qui s’était calmé.  Elle ne pouvait pas, c’était impossible… C’était trop douloureux même si elle n’arrivait pas à déterminer le pourquoi du comment….  Ainsi, elle restait bloquée, incapable de saisir le bébé pour le forcer à rejoindre les bras de la Dame en Noir.  

Je... ne peux pas...

Triste constat... Triste vérité... Triste vie... Noröa était bien pitoyable dans cette situation si... étrange. N'importe quelle mère aurait pris plaisir à serrer son fils dans ses bras... Mais la concernant, c'était tout le contraire... Et bizarrement, plus le temps passait, et plus elle avait l'impression d'entendre de nouveau son mari défunt dans sa tête.  

Mais... Elle n'était pas prête. Pas maintenant. Pas encore.




A day will come... When you think you're safe and happy, and your joy will turn to ashes in your mouth...
Northern Light
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Peuplade

On m'appelle Sighild Oyljern


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Pleyrion
MON AGE : 28 ans
Féminin
MESSAGES : 59
AGE : 28
INSCRIT LE : 30/06/2014
PSEUDO HABITUEL : Medusa
Joyaux : 5
http://www.ile-joyaux.com/t2488-sighild-oyljern#56243
Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    - Lun 13 Avr 2015 - 12:00

Impossible pour Noroa de faire face à la situation. Elle s'obstinait à repousser son enfant, pleurant et suppliant pour qu'on retire de ses bras. Pourtant Sighild ne se laissa pas impressionné ou attendrir par le changement de la jeune maman et resta assise au bord du lit à la fixer d'un regard sévère alors que le bébé commençait à pleurer, alerter par la détresse de sa mère.Ce fut ce nouveau pleurs qui poussa l'aranelia à agir et dans un soupir, elle souleva délicatement le bébé avant de venir le prendre dans ses bras et se lever du lit.

« Lâche. »

Fut le seul mot murmura d'un timbre glaciale. Elle avait connu Noroa bien plus combative et fière et n'aurait jamais imaginer la voir s'abaisser à cela, même sous l'influence de la tristesse. L'herboriste se détourna de la belle Hagen et ajouta d'une voix ferme, presque menaçante.

« Tu ne mérite pas ce cadeau du gardien... j'ai honte de toi Nor'. Pour compenser la mort de ton mari notre gardien te donne le cadeau de la vie et tu crache dessus comme si cet enfant n'avait pas d'importance. Oui, j'ai honte de t'avoir pour amie. »

L'enfant fut rapidement emmailloté dans un tissus fin puis dans un second en laine puis il déposer dans son lit. Haldan quant à lui avait fini par s'endormir à même le sol près du feu, trop jeune encore pour tenir une nuit à veiller. Sighild avait gardé le silence, glaciale et immobile la sombre femme avait gardé un œil sur son amie et son enfant toute la nuit sans fléchir face à la fatigue et ce n'est qu'au petit matin, quand Gretche revint que Sighild lui laissa volontiers sa place. C'est sans un mot à Noroa que Sig quitta sa maisonnette, Haldan sur ses pas. Une chose est sûr, Noroa avait de quoi s'inquiéter de la virulence des paroles de la Oyljern qui espérait sincèrement que celle-ci se remette et admette enfin que son enfant était le plus merveilleux cadeau que la vie puisse lui offrir. Elle le savait, ce n'était qu'une question de temps avant que Noroa ne réalise son erreur et qu'elle se mette à aimer ce bébé de tout son être.
Citation :

Noroa s'est mise en danger après sa césarienne et c'est Sighild qui se charge de prendre soin d'elle. Elle tente difficilement de faire comprendre à la jeune mère qu'elle ne doit pas repousser son bébé récemment né mais celle-ci reste enfermé dans une bulle de tristesse.


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Posté dans Re: [RPFB] Le début d'une histoire    -

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