AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans [RPFB] La mort dans l'âme   - Jeu 26 Mar 2015 - 20:46

Les Erfeydes est loin d'être un pays idyllique, et ça, Vamali allait le découvrir à ses dépens. Elle n'était qu'une adolescente qui, malheureusement, n'avait pas reçue comme d'autres tous les éléments nécessaires pour lui permettre de survivre seule au beau milieu de ce désert blanc. Les vents glacials, la faim et la soif la tueraient à coup sûr. Sa peau était immunisée, semble-t-il, contre la neige (elle avait toujours pensée que c'était dû à son lien de glace), mais pas contre le froid mordant et elle n'avait jamais appris à chasser. Elle pouvait toutefois allumer un feu, mais cette connaissance, elle le savait, la mettrait encore plus en danger.

Vamali était une traître, tout simplement. Elle avait libérée un Déserteur que son beau-père Drakar torturait dans la cave de leur chaumière. Sa mère la soupçonnait depuis un moment, mais contrairement à son mari, elle l'avait protégée au péril de sa vie, et ce n'était pas peu dire. Nivilk, le Hänek des Bois de Koun, avait ordonné qu'on la mette à mort d'une façon bien particulière et attroce: il l'avait envoyé au bûcher tel un sacrifice humain à leur dieu. Un garde l'avait brûlée vive sans la moindre hésitation et cela aurait aussi dû être le sort de la jeune fille, mais ce ne fut pas le cas. Elle utilisa son don en concentrant l'armure de glace qu'elle savait créer sur ses mains qui étaient solidement attachées. Elle avait prit le temps d'enduire celles-ci d'une couche suffisante d'ithylium avant de se faire violemment ligoter. Elle les glissa discrètement hors de ses liens et, tandis que les yeux de tous étaient rivés sur sa mère et que son clan était agité à cette vue, elle prit la fuite sans regarder en arrière, ne pouvant plus rien faire pour sa pauvre génitrice.

La traque fut très serrée, mais la vigueur de sa jeunesse et son léger manteau de fourrure blanche lui donnèrent l'avantage. Elle réussie à prendre de l'avance et se retrouva bientôt à la Chaîne d'Adiem. Elle se cacha dans une crevasse peu profonde et recouvrit la faille et elle-même de neige. C'était un refuge dangereux, mais elle n'avait nulle part où aller. Elle espérait de tout son être que les hommes et les femmes de son clan ne la retracent pas. Elle avait prit bien soin d'effacer les traces de ses pas une fois hors de leur champ de vision. Elle ferma les yeux et pria silencieusement, se permettant à nouveau de verser des larmes elles aussi silencieuses qui gelaient presque aussitôt ses joues. Heureusement, son foulard de laine protégeait bien son visage. Elle entendit des cris au loin et des pas de course dans sa direction. Son coeur battait la chamade et son corps était pétrifié par la peur. Elle n'osait même pas respirer. Un groupe s'approcha très près d'elle, mais ils ne restèrent pas longtemps et ils se dirigèrent dans une autre direction. Vers l'ouest, si les oreilles de Vamali ne la trompaient pas. Elle attendit de longues minutes, si ce n'était pas des heures, avant de se détendre et d'inspirer et d'expirer librement.

Après une longue nuit de sommeil, l'erfeydienne se réveilla, les membres endolories. Comment avait-elle fait pour dormir aussi profondément? Elle n'en savait rien. Apparemment, seul l'épuisement était nécessaire, le reste n'avait pas d'importance. Elle se leva difficilement et s'étira, craquant ses muscles les plus affectés. Elle retourna vers le sud, mêlant ses pas à ceux  de ses poursuivants et choisissant de se diriger par la suite vers l'est, cherchant désespérément un abri plus sûr et de quoi se nourrir. Elle n'avait aucune arme sur elle, seulement l'ithylium, mais l'utiliser sans proie précise serait inutile. Elle attendrait donc. Elle trouva finalement une minuscule caverne et regretta de ne pas pouvoir allumer un feu de camp faute de bois. Toute la journée, la faim avait tenaillée ses entrailles, mais ce soir, c'était encore pire. Elle essaya de se déshydrater du mieux qu'elle le put en avalant de la neige. Elle savait que cela pouvait la rendre malade, mais elle n'avait aucune issue. Elle ne pouvait pas faire bouillir l'eau dans une tasse pour en tuer les potentielles bactéries. Elle soupira, encore plus épuisée que la nuit dernière. Elle n'avait presque plus d'énergie et ses lèvres devenaient sèches rapidement tout comme sa gorge. Elle s'endormit à nouveau, souhaitant quitter ce monde, cesser d'exister, disparaître. Pour toujours.

Vamali resta toutefois dans cet abri pendant plusieurs jours, incapables d'en sortir, ne sachant de toute façon pas où aller. Elle avait acceptée la mort. Je le mérite, pensa-t-elle, j'ai tuée ma mère et je n'ai même pas eu le courage d'essayer de la sauver quand il était encore temps de le faire. Elle se sentait si misérable, si amère, et elle sanglota de plus belle, ne se retenant pas cette fois. Elle avait envie de crier, de s'arracher les cheveux, de détruire ce qui l'entourait, tout ça à la fois. Elle avait envie de se vider la fiole d'ithylium sur la tête et de devenir une statue de glace, inerte, sans âme, sans vie, mais elle n'avait même pas la force de la sortir de la poche intérieure de son manteau et, de toute façon, malgré sa volonté, elle n'aurait jamais assez d'énergie pour arriver à produire une chose pareille. C'était ridicule.

L'adolescente n'était plus que l'ombre d'elle-même, la peau sur les os. Elle rejetait désormais la neige qu'elle ingurgitait, car elle affaiblissait son métabolisme plus qu'autre chose. Elle devait avoir une mine horrible. Vamali  ferma à nouveau les yeux, sentant la vie quitter son corps. Ou du moins, c'est ce qu'elle désirait. Mourir de faim était une mort lente et pénible et elle n'en avait tristement pas fini de souffrir. Elle souhaiterait très bientôt que les membres de son clan l'aient rattrapée et égorgée rapidement.

Presque une semaine et demi était passée, peut-être plus. La nouvelle Déserteuse n'avait plus la notion du temps et elle s'en moquait. Ce n'est bien sûr qu'une façon de parler puisqu'elle n'avait absolument pas envie de rire. Sentir son corps se bouffer de l'intérieur était une sensation épouvantable et elle implorait à chaque seconde le Gardien de la laisser mourir une fois pour toute. Ses membres étaient plus gelés qu'auparavant, mais ce n'était pas la raison principale de son état. Elle s'évanouit enfin, un mince fil seulement la retenant encore à notre monde. Des images apparurent dans son esprit, certaines floues et d'autres claires. Elle vit en premier lieu le visage constellé de taches de rousseur de son petit frère Wellan avec ses grands yeux bleus et ses cheveux roux et bouclés, lui faisant une moue boudeuse un moment et lui donnant un câlin peu après, dans une autre scène. Elle vit Drakar le sermonner d'une voix sévère: « Les hommes ne donnent pas de l'affection de la sorte, et surtout pas à leur demi-soeur. » Elle ressentie à nouveau le dégoût qui l'avait habitée le jour où elle l'avait entendu prononcer ces paroles. Elle vit le regard toujours si terne et mélancolique de sa mère, Maja, et se souvint avec une précision surprennante de l'odeur des cuisses de Duniig qu'elle préparait avec soin. Cela mit un baume sur son coeur et, si elle avait put le faire, elle aurait sourit faiblement. Vamali se souvint aussi des hurlements des nombreux hommes, et parfois des femmes, que Drakar avait torturé dans le sous-sol de leur cahute. Elle n'avait pas le droit d'être chez elle lors de ces occasions, mais elle n'avait pas toujours obéit à cette règle, souvent par rébellion et, plus rarement, par oubli, et en avait payée le prix.

Soudainement, brisant le fil de ses pensées, elle sentit une main tenir sa tête et dégager son écharpe pour lui verser un liquide dans la bouche, liquide qu'elle n'arrivait tout simplement pas à avaler, étant presque complètement inconsciente. De plus, sa bouche était pâteuse et elle arrivait à peine à ouvrir ses lèvres qui étaient collées par le manque d'humidité. Une chose était sûre: elle ne s'en sortirait pas sans un véritable miracle. Le simple fait qu'on l'ait retrouvée sur un territoire si vaste en était un en lui-même, cependant. Vamali allait apprendre une leçon vitale ce jour-là: qu'il ne fallait jamais, jamais, perdre espoir.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: [RPFB] La mort dans l'âme   - Sam 4 Avr 2015 - 5:06

«Posez la sur le chariot, vite. Je vais m’occuper d’elle. Continuez d’avancer.»

Autoritaire, Möjra observa les quelques hommes et femmes déposer sur le chariot, vieux, rafistolé de tous côtés mais encore à peu près stables, déplacer la gosse qu’ils venaient de trouver, et la mettre à plat, près des fagots de bois et des fruits qu’ils étaient partis récolter il y a quelques jours. La région était assez pauvre en ressources alimentaires ici, en dehors du gibier, il fallait souvent partir jusqu’à Hautépine pour trouver ce dont ils avaient besoin, en courant le risque de se faire découvrir par les villageois, nombreux, qui vivaient aux abords de la forêt. Cependant, c’était plus simple quand Möjra se déplaçait avec eux. S’ils disposaient d’assez d’Ithylium, elle pouvait les dissimuler suffisamment longtemps pour qu’ils franchisse une zone dangereuse et trouver refuge sous le couvert des arbres.

Quand ils avaient découvert l’enfant, ils étaient sur le retour, à une demi-douzaine d’heures seulement de leur refuge principal dans les montagnes. C’était un des éclaireurs qui l’avait trouvé, et avait immédiatement averti le groupe. Quand on ne savait pas qui était la personne qu’on découvrait, il y avait toujours plus de chances qu’elle soit l’ennemie plutôt que l’amie. Ca, ils l’avaient découverts à de nombreuses reprises, à leurs dépens. Ceci étant dit, elle n’avait pas vraiment les moyens de leur faire quoi que ce soit tant elle paraissait faible. Tendant toujours la main au nécessiteux, ami ou non, Möjra s’était donc empressée de lui porter les premiers secours avant de la faire déplacer. Qu’elle soit ou non fille de clan ou de faction, elle ne laissait personne mourir dans un tel état et de façon aussi.. déshonorante.

«Oy, petite. Tu m’entends ? Bouge juste la tête, parle pas. Tu vas bousiller ta gorge.»

La voix douce et grave de Möjra s’éteint tandis qu’elle chercha quelques peaux, qu’elle étala ensuite sur le corps frêle de la jeune fille. Pendant ce temps, les éclaireurs vérifiaient qu’aucun villageois ou factionnaire n’était à proximité. Un des villages les plus proches étaient Pleyrion, et on était régulièrement témoin d’affrontements violents entre les outremuriens et les Erfeydiens. Si cette petite avait été prise dans le feu de l’action, nul doute qu’ils la chercheraient. Le chariot repartit en cahotant légèrement quelques dizaines de minutes plus tard, quand ils furent assurés qu’ils étaient seuls. De fait, la Petite Mère commença à avoir une petite idée sur la nature de cette enfant. Personne ne laissait quelqu’un d’aussi jeune seul et livré à soi-même, à part si elle tentait le labyrinthe. Outre le fait qu’elle soit trop jeune, quelques milliers de kilomètres les séparaient actuellement du Canyon d’Orio.

«Tiens, prends ça et continue de t’hydrater. Ne parle que si tu t’en sens capable.»

Möjra était vraiment inquiète. Dans son état, rien ne garantissait qu’elle survivrait. Ce genre de cas, tout le monde chez les Murmures ou presque y avait assisté. Faible, mais en vie, la personne finissait par mourir au bout de quelques jours, à cause du froid et de la maladie qui avaient pénétré trop profondément dans leur corps. Et ils n’avaient pas les connaissances des guérisseurs de village, malheureusement. Ils avaient de bons éléments, mais malheureusement pas assez.

«Tu vas t’en sortir ma grande, promis. Avancez plus vite, il faut rentrer avant que la nuit tombe !»
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: [RPFB] La mort dans l'âme   - Lun 13 Avr 2015 - 21:24

(Je suis désolée pour cette longue attente, je serai plus rapide à l'avenir :/)

Vamali était toujours vivante, mais elle était si fatiguée. Les peaux recouvrant désormais son corps la réchauffaient délicieusement. Elle avait entendue une femme lui parler, mais elle n'avait écoutée qu'à moitié. Sachant qu'il lui faudrait démontrer un signe de vie, elle se força à entrouvir ses paupières pourtant si lourdes.

« Tiens, prends ça et continue de t’hydrater. Ne parle que si tu t’en sens capable. »

Elle ne savait pas du tout qui était ces hommes et ces femmes, mais à quoi bon réfléchir? On était venue la secourir et c'était tout ce qui comptait. Elle se redressa un peu, sentant à peine ses membres gelés, et s'empara de l'outre qu'on lui tendit, désirant le faire avec hâte, mais manquant de l'échapper. Elle but à petite gorgée, s'étouffant à quelques reprises. Elle avait été si longtemps déshydratée que son corps devrait s'habituer à recevoir à nouveau l'eau dont il avait besoin.

Elle regarda longuement sa sauveuse, les yeux entrouverts. C'était une femme forte, définitivement. Elle avait de longs cheveux blonds tressés et un visage autoritaire et déterminé. Elle avait l'assurance et la force d'une véritable chef, personne n'en aurait eut l'ombre d'un doute. Vamali ressentait en sa présence un mélange d'admiration et de crainte. Peut-être était-elle venue à son aide pour la torturer ensuite? Leurs faibles moyens lui confirmaient qu'ils étaient des Déserteurs et ceux-ci pourraient très bien profiter de sa vulnérabilité pour se venger des factions les chassant sans relâche comme du vulgaire gibier. Se venger ou les provoquer, au choix. Elle savait que sa propre tribu désirait la voir morte, mais eux ne le savaient pas. Cela lui fit froid dans le dos.

« Tu vas t’en sortir ma grande, promis. Avancez plus vite, il faut rentrer avant que la nuit tombe ! »

Ma grande... ces simples mots la rassurèrent un peu. La voix de la meneuse était bienveillante et Vamali s'accrocha avec espérance à cette voix. Elle avait apprit à un très jeune âge à se méfier de tout un chacun. Les Bois de Koun avaient toujours mis un point d'honneur à ce sujet. Le mal était partout, en tous, et il ne fallait jamais baisser sa garde. Cela faisait très longtemps, toutefois, qu'elle n'avait ressentie un tel sentiment de confiance. L'aura qui entourait ce groupe n'avait rien d'oppressant et leur travail d'équipe était empreint d'un profond respect. Vamali remarqua tout ça sans dire un mot, n'ayant toujours pas l'énergie ou même l'envie de dire quoique ce soit.

Lorsqu'ils arrivèrent enfin au camp, Vamali avait dormi un long moment. Combien de temps? Elle avait l'impression que cela faisait des heures, mais elle n'aurait sut le dire. Des visages curieux la regardaient, dont celui de la femme blonde. Son coeur battît la chamade à cette vue, mais elle ne paniqua pas. Elle se redressa sur ses coudes et une simple question franchit enfin ses lèvres, question qui impliquait bien plus que ce qu'elle laissait entendre.

- Où suis-je?

Sa voix n'était pas douce comme à son habitude, mais légèrement enrouillée. Elle toussota pour dégager naturellement ses cordes vocales, sans détourner le regard des inconnus qui la rendaient nerveuse malgré elle.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: [RPFB] La mort dans l'âme   - Jeu 23 Avr 2015 - 13:18

Möjra accompagna les autres déserteurs jusqu’aux cavernes, et les laissa s’occuper également de la petite, endormie comme si elle était morte. Elle ne revint que quelques dizaines de minutes plus tard. Ils avaient installé leurs provisions et la rescapée dans une petite galerie aménagée, basse de plafond mais recouverte au sol de peaux de bêtes diverses, relativement confortables. Elle n’avait été ni entravée ni retenue contre son gré, mais un homme était resté sur place, au cas où. Les autres emmenaient certaines des provisions, et ne pouvaient s’empêcher de lui jeter des regards curieux. Il était rare de trouver quelqu’un aussi loin au milieu de nulle part. A vrai dire, ils étaient en pleine zone de conflit, mais c’est justement le danger omniprésent dans la région qui les protégeait. Les outremuriens ne faisaient de toute façon pas la différence entre des Erfeydiens et des Déserteurs. Ils avaient souvent tendance à tirer à vue. Bien que cela se soit un peu calmé par rapport à leur entrée fracassante par la Muraille.

Elle renvoya tous ceux qui étaient présent d’un geste et d’une voix tous deux autoritaires, et une fois qu’elle fut seule avec leur trouvaille, elle s’installa à quelques pas d’elle, à même les peaux. Sa question en soulèverait probablement pas mal d’autres, et la réponse ne lui plairait peut-être pas, si elle était encore liée à son peuple. Mais tant pis, Möjra n’était ni du genre à mentir, ni du genre à enrober la pilule pour qu’elle passe mieux.

«Là, tu es à la base principale des Murmures de la Sylve. Si tu ne les connais pas, sache que nous tous ici sommes des Déserteurs.»

Si elle ne la croyait pas, son corps parlait pour elle. Son visage plein de cicatrices, son regard brillant, empreint de tristesse et d’autant de colère, les rides d’expression et de fatigue au coin de ses yeux, discrètes mais bien réelles. Et peu d’Erfeydiens étaient troglodytes, hormis les émissaires. Elle alla chercher dans l’amas de ressources récemment rapportées des lanières de viande séchée, et en tendit une à la jeune fille, sans la quitter du regard.

«Et toi, explique moi qui tu es. Tu viens de Pleyrion ? Ca me parait peu probable que tu aies survécu assez longtemps pour parcourir la distance qui nous sépare de Hautépine.»

Elle mâchonna discrètement un morceau de viande, affamée qu’elle était, mais se contint. Tout dans son attitude indiquait une certaine éducation. Mais il y avait quelque chose de plus. Une aura, teintée de majesté, de fermeté, mais aussi d’empathie. Le genre d’aura qui forçait le respect, quoi qu’il arrive. Cela pouvait éventuellement expliquer la rapidité et l’efficacité avec lesquelles on écoutait et obéissait à ses instructions. Il la craignaient certes, mais ça n’avait rien à voir avec la crainte du tyran maltraitant ses hommes. C’était surtout du respect.

«Si tu as besoin de quelque chose n’hésite pas. En outre, sache que tu es libre. A ta place j’éviterais de sortir, mais si tu ne veux pas rester ici personne ne te retiendra.»

On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: [RPFB] La mort dans l'âme   -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum