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[RPFB] Pot pourri ou fleur des champs

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Bourgeois

On m'appelle Eanna O'Faolain


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RANG: Pyotr Datsiouk - Owney Lowfloor
VILLE & APPARTENANCE : Sant Poseïnos, à Matroos.
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INSCRIT LE : 03/05/2015
PSEUDO HABITUEL : .
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Posté dans [RPFB] Pot pourri ou fleur des champs   - Mar 19 Mai 2015 - 12:38

« Tu ne peux pas la garder enfermée éternellement. Les gens vont commencer à se poser des questions. »
« Qu’ils s’en posent ! J’ai perdu une fille, je n’en perdrai pas deux ! »

La femme aux cheveux blonds et à l’air si semblable à celui d’Eanna retient un soupir. Si son mari l’entendait, il s’énerverait plus encore. Il serait même capable de lui reprocher une fois de plus de n’avoir pas su mettre au monde un fils. Se détournant de cet homme pour lequel amour et colère se battent en duel en son cœur, Caillin se tourne vers la fenêtre. Quel mal y aurait-il à ce que leur fille aille se balader, ainsi qu’elle le faisait il n’y avait encore pas si longtemps ?
Elle comprenait la peur de son mari à l’idée de perdre Eanna après avoir perdu Eireen. Mais Eanna n’était pas sa sœur. Bien que très proches physiquement, elles n’avaient, par leur caractère, strictement rien à voir l’une avec l’autre. Eanna savait où était sa place, bien mieux que sa sœur ne l’avait jamais su. Blaine n’avait aucune crainte à avoir. Et pourtant… Pourtant, depuis la disparition de leur fille aînée, il ne laissait plus sortir Eanna sans étroite surveillance – si possible la sienne.

Blaine s’approcha à son tour de la fenêtre, son regard se posant lui aussi sur Eanna. Il n’avait nullement peur de la perdre. Il savait qu’elle ne pourrait s’enfuir d’ici. Elle n’avait pas un caractère assez fort, ni assez de volonté pour cela. Alors comment s’expliquer cette peur qui le perturbait au fond de son être ?

« Elle n’ira nulle part Blaine. Tu sais comme moi combien elle souffrirait de te peiner. Elle n’aime rien tant que te faire plaisir. Alors pourquoi ne pas lui faire plaisir en retour ? »

Caillin avait posé une main sur le bras de son mari alors qu’elle parlait. Son ton était doux. Ses yeux avaient retrouvé le visage de Blaine, ils ne le quittaient plus, fixant presque désespérément, espérant trouver une réponse, un signe qu’il changerait d’avis. Blaine soupira, fit un signe d’assentiment de la tête.

« Qu’elle sorte donc si elle le souhaite. Mais s’il lui arrive quelque chose, tu devras en répondre. »

Il ne regardait plus sa femme, ni sa fille. Sa décision prise, il se détourna d’un geste brusque. Déjà, cette discussion était lointaine dans son esprit, tout occupé à présent par ses machinations.

Il ne faut pas longtemps pour que la nouvelle arrive à Eanna. Moins longtemps encore pour qu’elle rentre aussi rapidement que le permet la convenance. Prendre un petit panier, un livre, cacher sous une étoffe son matériel de couture ; tout cela ne prend que quelques instants. Déjà, la voilà dans la rue. Elle inspire longuement, toute souriante avant de se mettre à marcher, sa destination en tête.
Le trajet jusq’au lac ne dure pas bien longtemps, quoi qu’il soit, selon son père, outrageusement grand. D’après lui, leur famille mériterait d’avoir une demeure sur ses rives. Lorsqu’il aborde le sujet, Eanna se contente de sourire. Elle n’a pas d’avis là-dessus. Eireen avait des avis sur les choses. Pas Eanna.

Le lac enfin en vue, le soleil miroitant sur l’eau, le vent plus frais qui soulève légèrement les cheveux et la robe d’un bleu semblable aux flots, voilà ce qui plait à Eanna. Sans chichi. Sans paraître. Simplement la nature, emplie de trop d’hommes. Alors elle cherche, un coin, un espace où elle a l’impression que l’homme est un concept abstrait, lointain. Elle se glisse entre les maisons, en douceur et avec discrétion. Il y a des espaces, des creux dans les constructions humaines. De ces endroits où l’homme laisse un peu de place à la nature. Mais une nature contrôlée. En auraient-ils peur ?
Eanna a l’impression d’être seule. Qui sait à quelle famille ce jardin appartient ? Il n’y a jamais personne en tout cas. Eanna ne s’occupe pas de ce genre de choses. La possession est quelque chose d’important pour son père, non pour elle. Près de l’eau, elle dépose son panier, enlève ses chaussures. Elle se sent libre. Pourrait presque être légère si l’angoisse de savoir sa sœur partie pouvait la quitter. Non, elle n’est pas libre. Tout comme cette nature, ce sentiment n’est qu’un leurre.

Elle est comme cette fleur qu’elle effleure de ses doigts. Belle à l’extérieur, vide à l’intérieur. Une vie éphémère, faite pour profiter à d’autres. Quelque chose de beau que l’on coupe et que l’on expose. Que l’on pose ici ou là, et que l’on oublie parfois.
Eanna n’aime pas les fleurs. Elle entoure de sa main les pétales, sur le dessus. Serre un peu. Elle étouffe et veut étouffer les fleurs. Stupide métaphore.
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Milice

On m'appelle Pyotr Datsiouk


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Posté dans Re: [RPFB] Pot pourri ou fleur des champs   - Ven 22 Mai 2015 - 17:08

-Ce sera 68 galons de bronze. Pas un galon de moins.

Fridrich Humel était un herboriste reconnu dans le milieu scientifique. Il réussissait, on ne voulait savoir comment, à obtenir des plantes en provenance de chacun des recoins de l’île-joyaux. Il était même possible d’y retrouver, à l’occasion, des fleurs erfeydiennes. Aucun ne s’aventurait à lui poser des questions. Surtout lorsque ça concernait une marchandise rare comme la Trinitas Vitae. Cette fleur, connue surtout sous le nom commun Drish Ka N’teh, était le sujet de la vente du moment. L’herboriste croisa le regard gris de son acheteur et le fixa froidement. Il aimait bien ce gamin, mais il fallait se montrer intransigeant en affaires.

-50 galons de bronze. Elles ne sont pas tout à fait parfaites. Juste à voir la couleur des rafflésies, on voit qu’elles furent cueillies à la fin de la semaine de perfection.
-Allez Datsiouk, allonge le pognon. Je descends pas sous 68 galons.
-70 et je veux un sac de valerïas.

Ce fut marché conclu. Avec un soupir las, Pyotr sortit de son sac une bourse remplie de pièces qu’il déposa sur le comptoir à côté des fleurs. Il n’avait pas le choix d’accepter l’offre d’Humel. Le botaniste avait besoin de ses plantes pour ses recherches et le vieil homme était l’unique revendeur qu’il connaissait dans tout Matroos. Il attendit que l’herboriste lui complète sa commande avant de prendre le tout. Il glissa précautionneusement les Drish Ka N’teh dans un pot en métal et attrapa de mouvement désinvolte le sac en papier contenant ses valeriäs.

Un regard à sa montre à gousset lui indiqua qu’il avait encore du temps avant son départ pour Vuulte. Il se glissa dans le flot humain et dévala nombre de ruelles pour enfin se glisser entre deux maisons. Il s’arrêta soudain lorsqu’il vit le lac s’étaler devant lui. Sa surface miroitante étincelait de mille feux. Pyotr adorait y venir et le faisait à chacune de ses visites à la capitale en prenant bien soin de garder une distance raisonnable entre lui et l’eau. Sentant la chaleur du soleil peser, il enleva sa veste indigo et roula les manches de sa chemise d’un blanc crème.

S’avançant lentement vers le bord de l’eau, le jeune homme s’arrêta subitement. Face à lui, un spécimen d’une grande rareté se tenait devant lui. Il sentit son cœur se serrer un instant devant tant de beauté. Lentement, il alla se poser sa main sur le danger qui la menaçait.

-Mademoiselle, veuillez, s’il vous plaît, vous reculer et ne pas faire plus de dommage à cette fleur. Je suis certain qu’elle ne vous à rien fait et elle ne mérite pas un tel sort.

Il accentua sa pression sur l’épaule de la jeune femme l’obligeant à reculer. Avec soulagement, il vit que la plante n’avait rien, une ou deux pétales de flétries tout au plus.
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Posté dans Re: [RPFB] Pot pourri ou fleur des champs   - Mar 26 Mai 2015 - 2:15

Toute à ses pensées, Eanna n’avait pas entendu l’homme arriver, ni ne l’avait senti. Bien trop absorbée, elle s’était coupée du monde pour ne voir que cette fleur sous ses doigts. Aussi, sentir une main sur son épaule fut pour elle un grand choc. Sursaut, panique qui alluma une flamme de détresse dans ses yeux ; Eanna se tourna légèrement, la poitrine soudain oppressée.
Pourtant, mis à part cette main qui serrait un peu son épaule, sans toute fois lui faire du mal, il n’y avait rien qui – pour le moment – ne justifiait cette panique qui la tenait, si ce n’était la surprise de n’être pas seule ici. Sa voix était agréable, ne lui semblait pas menaçante. Rapidement, la curiosité prit place en Eanna. La manière qu’avait l’homme de parler l’intriguait, et plus encore son propos.

Un homme protégeant une fleur ? Un peu incrédule, Eanna suivit le mouvement imposé par sa main sur son épaule, se reculant tout en lâchant la fleur, écartant doucement ses doigts pour ne pas abîmer plus les pétales, comme l’homme semblait le souhaiter. Il n'avait pas l'air de se préoccuper plus que ça d’elle ; inquiet pour la fleur peut-être ? Sans s’en rendre compte, Eanna secoua légèrement la tête de droite à gauche. Cette situation lui semblait si improbable !

« Comment savoir ce qu’elle mérite ? »

Eanna détourna son regard du visage de l’homme pour retrouver la vue de la fleur.

« Nous nous sommes tous deux institués juge en la matière, mais quelle prérogative avons-nous ? »

Se rendant soudain compte de ce qu’elle parlait à voix haute, Eanna baissa la tête, ses pommettes rougissant sous l’effet de la gêne. Voilà bien le genre de remarque que se serait permise Eireen. Et elle n’aurait pas rougi, elle aurait regardé en souriant d’un air amusé la personne à qui s’adressait cette remarque. De cet air qu'elle prenait souvent, pour faire passer certaines remarques d’un air d’en rire alors qu’elle était des plus sérieuses.

D’une voix plus basse, les yeux fixés sur la fleur, elle reprit la parole.

« Que vous importe cette fleur ? Le jardin en est rempli d’une multitude d’autres. Il suffit de jeter son dévolu sur une moins flétrie. »
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Posté dans Re: [RPFB] Pot pourri ou fleur des champs   - Sam 30 Mai 2015 - 11:58

Dans sa grande sollicitude pour la fleur, Pyotr ne remarqua en aucun cas l’expression de panique de la demoiselle. Ses yeux fixés sur les pétales d’un violet tirant sur le rose à la base de celles-ci, il admirait la délicatesse de la plante. Aussi, le botaniste relâcha sa prise lorsqu’il sentit la jeune femme reculer. Le danger écarté, un sourire étira ses lèvres suite aux dires de cette dernière. Elle avait de l’esprit et cela plaisait grandement au milicien. Il ne s’y était pas attendu et la surprise rendait le tout encore plus merveilleux. Sous ses airs de demoiselle fragile se cachait quelque chose d’intéressant.

Lentement, le botaniste s’avança vers l’objet de la discussion, l’observa plus attentivement et la coupa à l’aide de son couteau d’un geste assuré. Songeur, il la fit tourner entre ses doigts. Pyotr ne savait pas ce qui la gênait et, étrangement, il en fut quelque peu déçu. Il avait apprécié l’esprit de sa compagne du moment et la voir hésitante et manquant d’assurance donnait un ton amer à la conversation. Toutefois, en tant que «gentlemen», il se devait de redonner confiance à la demoiselle.

- Qu’est-ce que l’homme face à la nature? Elle est présente autour de nous, elle est là juste sous notre nez, mais elle est trop souvent oublié. Silencieuse et discrète, elle cherche sa place dans le monde. Nous la voyons comme un objet nous permettant de s’enrichir oubliant qu’elle est la source première de la vie. Cette fleur mérite qu’on la respecte pour sa juste valeur. Il faut prendre conscience de sa présence dans ce décor aux mille et une couleurs. Nous devons la protéger du mieux possible sans pour autant arriver à l’étouffer car elle en mourra.

Dans un demi-sourire, Pyotr releva les yeux sur la jeune femme. Peu de gens partageaient se genre d’idées et, même au sein du centre de recherche de la milice, il était considéré comme un utopiste.

- Que cette fleur soit flétrie ne la dénature pas. Parfois, elle peut même être encore plus belle lorsqu’elle n’est pas parfaite.

Finalement, il tendit la fleur à la demoiselle tout en souriant. C’était paradoxal. Le botaniste venait de lui dire de ne pas endommager, et lui, il la coupait comme un barbare. En s’en approchant cependant, il avait remarqué une légère teinte bleutée au bout des pétales signalant qu’elle était à la fin de sa floraison.

D’un ton plus enjoué, il reprit la parole tout en lui tendant la main.

- Puis-je vous invité à manger quelques valerïas avec moi au bord de l'eau? Je serais triste de devoir vous quitter alors que nous venons à peine de nous rencontrer.

Quoiqu’il puisse penser, il ne pouvait s’empêcher de jouer les gentilshommes. Cette jeune femme était douce au regard et sans aucun doute de meilleure compagnie qu’être seul avec lui-même.
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Posté dans Re: [RPFB] Pot pourri ou fleur des champs   - Mar 2 Juin 2015 - 2:14

Un réflexe, rien de plus. Pur réflexe qui a fait qu’Eanna prit la fleur. Pourtant, une fois ses doigts sur la tige, Eanna ne savait pas quoi faire, comment la tenir. Elle ne comprenait pas – son geste, celui de l’homme. Quel paradoxe ! Quelle étrangeté ! Si elle savait, elle se mettrait presque en colère contre lui. Mais quel intérêt ? Eanna ressent mais le moindre vent balaie tout en elle, faisant revenir ce calme que tous lui connaissent. La colère, elle n’en connaît que les premières secondes, les premiers instants. À peine une esquisse qu’elle ne goûte jamais.
D’abord, parce qu’elle a peur de se laisser dominer par elle, par ce sentiment qu’elle ne connaît pas, qu’elle n’a jamais eu à dompter. Ensuite, parce qu’elle sent bien que personne ne comprendrait cette colère qui la prendrait, elle qui ne l’a jamais été. Et quand les gens se sont fait une idée de vous, il ne leur plaît pas d’en changer. Son père dirait qu’elle fait un caprice, et voir sa colère ainsi dévaluer… Non, ce serait trop dur.
Alors elle laisse le vent emporter au loin sa colère. Un jour quelqu’un sera peut-être prêt à l’entendre, et elle à la laisser sortir, mais ce jour n’est pas arrivé. Elle a donc cette fleur à la main, symbole du paradoxe d’un homme qu’elle ne connaît pas. Après tout, n’est-ce pas  ces paradoxes qui font d’une personne un être complet ?

Mais, du coup, Eanna est un peu gênée. Pas parce qu’elle a reçu une fleur d’un homme. Ce n’est pas la première, ne sera sans doute pas la dernière. Ce n’est pas non plus le pourquoi de ce geste qui la gêne. Elle ne comprend de toute façon pas, et il n’a pas dit pourquoi il lui donne cette fleur. C’est plutôt de se demander quoi en faire qui fait qu’elle se retrouve là, à regarder la fleur d’un air un peu perdu.
Comme souvent, Eanna met de côté. Elle y réfléchira plus tard. Ou jamais, c’est selon. Ou alors, elle écoutera les autres, trouvera qu’ils parlent bien, qu’ils ont raison, et prendra leurs réflexions pour s’éviter de réfléchir. Avec la fleur, c’est pareil. Elle y réfléchira plus tard. Pour le moment, elle baisse la main, laisse pendre la fleur tête en bas le long de sa robe. Elle espère juste que ses doigts n’oublieront pas qu’ils tiennent quelque chose. Cela lui est déjà arrivé de lâcher une chose parce qu’elle avait oublié qu’elle était là, dans sa main.
Enfin… Si la fleur tombait, elle n’aurait plus à s’en occuper.

Avec tout ça, elle ne sait pas quoi répondre à ses réflexions sur la nature. Elle ne sait pas vraiment badiner. Elle ne sait pas trouver le temps où s’insérer, où parler. Et ses pensées partent dans tous les sens, rebondissent. Passent d’une idée à une autre, tout cela en un instant. Combien de temps les gens attendent-ils une réponse ? Eanna l’a déjà constaté, ses silences plaisent autant qu’ils dérangent.

Elle était venue ici pour être au calme, seule, et voilà qu’elle posait sa main sur celle de l’homme, tendue vers elle. Parfois, elle se demandait si elle faisait les choses par envie ou selon le bon plaisir des autres. La question étant déjà en elle-même déstabilisante, Eanna préférait penser rapidement à autre chose plutôt que de trouver la réponse.
Une poule mouillée des sentiments.

« Cela fait longtemps que je n’ai pas mangé de valeriäs. »

Elle sourit en retour à celui qui s’est dessiné sur les lèvres de l’homme. Elle aime bien cette main chaude sous ses doigts. Si elle pouvait, elle la regarderait plus attentivement. Mais déjà elle se souvient. Son panier ! Elle retire sa main. « Mon panier » esquissé du bout des lèvres, un sourire confus sur ces dernières. Dommage, elle aimait bien sa chaleur.

« Vous semblez apprécier particulièrement les fleurs. »

Un homme qui aime les fleurs, quand elle-même, femme, ne les apprécie guère. Nouveau paradoxe allant à l’assaut des préjugés. Elle aime l’idée.
Elle repense à ses paroles sur la nature. La protéger, ne pas l’étouffer. Le regard d’Eanna scrute le visage de l’homme à ses côtés. Qui peut-il être ?

« Est-ce que vous en faites commerce ? »

S’il est un marchand, il ne va pas être aussi aimable avec elle bien longtemps.

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Posté dans Re: [RPFB] Pot pourri ou fleur des champs   -

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