AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


Un chasseur chassant chasser...

avatar
Forban du Désert

On m'appelle Balthazar-Le-Balafré


Infos Personnage
RANG: Nausicäa, Mowiel.
VILLE & APPARTENANCE : Col Muertiga - Forbans du désert
MON AGE : 24 ans & ...
Masculin
MESSAGES : 43
AGE : 26
INSCRIT LE : 24/05/2015
PSEUDO HABITUEL : Judas
Joyaux : 21
Posté dans Un chasseur chassant chasser...    - Jeu 28 Mai 2015 - 8:26

Azelaï Azelan:
 

Bande son - The Way.

Balthazar regarda le dessin que lui avait tendu sa "cliente" et cracha par terre. Un veilleur pourpre. Il les haïssait tellement qu'il aurait pu accepter gratuitement de s'occuper de lui. Seulement la femme avait insisté pour payer le voyage vers l'après-vie du fameux Azelan. Une terreur inexplicable parmi les forbans entourait cet homme - ce n'était pourtant qu'un homme. Peut-être venait-elle de l'unité d'élite qu'il baladait partout avec lui dans le désert, à la recherche de proies faciles et de sang-mêlé à maltraiter. Même s'ils étaient en guerre, Le Balafré trouvait le lieutenant foutrement pourris jusqu'à la moelle, conséquence certaine de sa fréquentions des villes et de ses décadences. Korrul pourrissait, et ce genre de vermines était le vers libidineux qui la dévorait. Une seule solution s'imposait à l'esprit de notre forban, amputer le désert de cette graine gangreneuse, la plaie se cicatriserait toute seul sous le soleil brûlant d'Andur. Balthazar remonta en selle et fit claquer ses genoux sur les côtes de sa monture. Elle lui avait été offerte par la jeune femme comme offrande pour le Passeur. Il en ferait bon usage, c'était un fait dont on ne pouvait contester la véracité. Il se laisse porter par les coups de pattes puissantes de l'animal, qui le chahutait de droite à gauche à chacun de ses pas. Il apprécia la fourrure de l'animal d'une main, pensif quand à l'utilité de pareil ramage dans le désert. Son autre main serrant les liens de cuir qui reliait l'homme à l'animal, il se sentait investie d'une puissance sans pareil.
Il filait comme le vent sur une terre orange comme un pamplemousse, le sable s'élevant dans les airs comme une fine bruine d'eau.

Azelaï Azelan. Un de ceux qui s'engageaient dans les forces de l'ordre pour assouvir des pulsions inavouables en toute impunité. Les droits de l'homme n'avaient pas cours pour le peuple du désert, on pouvait leur faire subir les pires sévices sans être inquiété. Viol, torture, esclavage et autres joyeux sorts attendaient ceux qui croisaient Azelaï dans le désert comme en ville. Depuis peu, il s'était mis en tête de former des "adeptes" à ses "pratiques". Une bande de cancrelats puants qui profitent de la faiblesse de mon peuple. Décidément, il se demandait encore pourquoi elle avait tant insisté pour lui donner cette monture en échange de la mort de ces démons. Il fit glisser son cimeterre dans son étui pour vérifier la bonne marche de ses arguments. Son arc pendait toujours dans son dos, battant ses côtes à chaque fois que l'animal sautait de dunes en dunes.

Pour le commun des mortels, ce n'était qu'un conglomérat anarchiques de tas de sable. Pour Balthazar et son peuple en revanche, c'était tantôt une cachette, tantôt un foyer de fortune, et parfois même leurs domaines. La propriété étant chose étrange chez les forbans, autant parce qu'ils vivaient de rapines et de pillage que parce qu'il était difficile de tracer des frontières dans cette grande étendue de terre asséchée. Il arrêta sa monture pour écouter le silence de mort qui s'abattait sur l'océan sableux. Le soleil de plomb s'écrasait sur sa nuque couverte de son éternel capuchon, comme une chape de métal en fusion, lui rappelant que l'épée de Damoclès les regardaient d'un oeil rieur. Au final, quelle que soit l'issue de la bataille à venir, ce serait le grand jaune qui aurait le dernier mot s'il le voulait. Nous sommes tous des pensionnaires de son domaine, tous en sursis comme de vulgaire animaux.

- Amök, Ti Gra Tei Tei ! fit-il claquer à l'oreille de son monture, qui accéléra le pas, signe de son dressage impeccable. Une belle bête, pensa le forban, son pelage ocre se fondant avec le sol à l'unisson. Il y était enfin. Le point le plus haut de ce maudit désert après le Col Muertiga. L’œil à l'affût, Balathazar surveilla les coins d'ombre comme du lait sur le feu, et le moindre mouvement devenait une menace à comprendre et vaincre s'il y'avait lieu. Finalement, au loin, une escadrille d'homme attira son regard. Pas de doute, dans ce coin des Murmures, cela ne pouvait être qu'Azelan et sa fine équipe. Il éperonna une nouvelle fois sa monture, qui émit une plainte rauque avant de s'élancer dans la pente sablonneuse.

Balthazar était seul mais possédait un avantage non négligeable sur ses opposants. Peut-être même deux : Il connaissait le désert comme sa poche, et il bénéficiait de l'effet de surprise. Il sourit férocement sous le chèche qui pendait à son coup. Il était l'heure de sonner la chasse à ses étrangers qui pullulaient sur son territoire, et de rendre la monnaie de leur pièce à ces monstres. Il tallona sa monture en remontant une dune particulièrement haute dans le paysage morne et sans vie qui l'entourait. D'ici, il avait une vue imprenable sur le corridor qu'empruntaient les Veilleurs. Abrutis ignorants, bande de fous ! Vous préférez vous ménager plutôt que d'escalader nos dunes, et vous vous pensez chez vous ?! il ignora l'appel à la haine, repoussant cette colère sourde qui l'habitait en soufflant régulièrement par la bouche et en respirant par le nez.


    Cinq cent mètres. Il sortit son arc de chasse, modifié à l'Ithylium et chaussé de deux poulies à son bout. Quatre cent mètres. Il ferma les yeux et continua son travail de respiration, imaginant ses cibles avancer sur le sable brûlant. Trois cent mètres. Il ouvrit un œil et encocha une flèche noire comme la nuit, pourvu d'une sorte de harpon au bout. Deux cent mètres. Une cible invisible traversa le groupe armé et se plaça sur le coeur de sa victime au centre d'une muraille d'armes et de métal.


- Mais ... Mais qu'est-ce qu'elle fout là elle ? Idiote ! Pesta-t-il en voyant un nuage de fumée fondre sur ses proies. Une femme à l'allure farouche était entrain de lui voler son contrat ! Une autre des victimes d'Azelan ? Ou bien une proche qui voulait se venger ? Il n'en savait rien, mais elle allait tout gâcher. Balthazar disparu dans l'ombre de la dune, ne voulant pas dévoiler sa présence au groupe. Un assassin n'a pas vocation de faire du bruit, ou bien d'être reconnu. Un assassin ne court pas après la gloire, les lauriers ou les récompenses. Un assassin ne court pas après le sang, les victimes ou la mort. Un assassin est la Mort. Il calma la bête qui commençait à s'agiter en voyant un autre félin apparaître sur les terres qu'il foulait.

Le Balafré jeta un oeil par dessus la dune, admirant la férocité de sa compère, et la bataille déjà bien engagé. Malheureusement, ce n'était pas ainsi qu'elle réussirait à vaincre. Donnait-elle aussi peu d'importance à sa vie que seul la mort de ses adversaires comptait pour elle ? Ne se perdant pas en conjoncture idiotes et fallacieuses, il encocha une nouvelle flèche longue comme un bras, taillé pour la vitesse et l'assassinat.


    Il vise sa cible en retenant sa respiration. Libère la corde de ses dos dans un sifflement strident et un panache de fumée malodorante. La flèche vole comme ne suspension dans les airs et se fiche dans le cœur d'Azelan, à la surprise générale.Il libère son souffle, conscient de ne réellement vivre que pendant ses cinq secondes de silence et de paix.


Puis les veilleurs explosent et le repère, changeant immédiatement de cible pour se désintéresser complètement de la femme qui les avaient attaquer. Une grossière erreur. Des ordres claquent, des bottes crissent, le tout dans une cacophonie de cris et de lamentations. On avait tué leur précieux chef, il fallait que le responsable paye ! Pathétiques. Balthazar se laissa alors sombrer dans une fureur noire, comme si la mort de ce salaud valait plus que celle de ses frères et de ses sœurs ! Rangeant son arc à poulie dans son étui, il se laissa glisser le long de la dune en direction des ennemis.

Il était l'heure du juste retour des choses.
Qui vivra par l'épée, crèvera par l'épée, c'était écrit.

Spoiler:
 




"L'honneur ? L'honneur c'est comme les chaussettes, à quoi ça sert si on ne porte pas de chaussures ?"
Je parle - Je pense - J'agis.

Spoiler:
 
avatar
Forban du Désert

On m'appelle Nausicäa l'Indomptable


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : 23
Féminin
MESSAGES : 349
AGE : 26
INSCRIT LE : 03/07/2011
PSEUDO HABITUEL : Azaëlle/Johnny/Lalah/Skye
Joyaux : 22
Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    - Sam 30 Mai 2015 - 8:20

HRP:
 

Elle n'aimait pas la vie, c'était un fait. Comment aurait-elle pu l'aimer après avoir eu un passé comme le sien ? Sans être une adoratrice de la mort, Nausicäa était plus du genre insouciante. Si c'était l'heure pour elle de mourir et bien soit, elle était prête. Que laisserait-elle aux vivants ? Rien d'autre que le souvenir d'une femme sournoise et peu encline à rire. Et Jude ? Peu lui importait. Elle le détestait et le méprisait depuis le jour où il avait décidé de la prendre pour femme. C'était d'ailleurs à cause de lui si la jeune femme se retrouvait en plein cœur du désert, galopant à dos de Sharkana. Son averna fonçait droit devant, sans aucun but particulier. Le dos courbé, une main derrière pour se maintenir et l'autre accroché à la fourrure épaisse de l'animal, la forbanne volait de dune en dune. Le sable lui fouettait le visage, piquant par moment ses yeux qu'elle tenait plissé du mieux qu'elle pouvait. Et puis, lorsque sa monture s’essouffla, elle lui fit ralentir le pas puis finalement la stoppa.

Nausicäa se redressa et mit un pied-à-terre. Elle s'étira de tout son long et soupira bruyamment. La main en guise de visière, elle fit un tour sur elle-même, guettant les environs. Le vent lui murmurait à l'oreille, portant des sons lointains jusqu'à elle.

« Reposes toi Sharkana » glissa t-elle à l'encontre de son animal.

Elle sortit d'un petit sac une fiole d'eau et en prit une gorgée puis s'installa à même le sable. L'indomptable se coucha sur le dos, offrant son visage au soleil. Elle aimait le désert. Elle aimait la chaleur lourde et le contact brûlant du soleil. Parfois, elle aimait à s'imaginer flânant dans les jardins des cultivateurs. Profitant de l'ombre d'un bel arbre ou mangeant des fruits mûrs. Mais au lieu de cela, elle vivait dans un kerkeïs crasseux et dangereux. Elle avait en horreur les Gargans et regrettait d'avoir dû fuir les Ha'Sagaris. N'était-elle pas une femme crainte, une femme digne de faire partie des mères du désert ?

Une nouvelle fois, une bouffée d'injustice et de colère cogna contre sa poitrine. Elle crispa la mâchoire et serra ses poings. Si sa vie était si misérable, c'était la faute de Féliadès. Elle était sa fille après tout ! Pourquoi n'avait-elle pas usé de son autorité pour obtenir qu'elle puisse rester dans le campement ? Pourquoi avait-elle dû fuir sa famille !

De rage, Nausicäa laissa échapper un cri rauque et sauvage. La docile Nausicäa n'avait qu'à bien se tenir dans le désert. C'était là qu'elle pouvait enfin se libérer et déverser sa haine.

Soudain, Sharkana releva la tête avec intérêt. La jeune femme regarda la bête puis un sourire macabre encadra son joli minois. Quoi de mieux qu'une bonne baston quand on a les idées noires. Alors, l'indomptable sauta de nouveau sur sa monture et à l'aide d'un petit coup de pied contre le flan de l'animal, celui-ci se mit en marche aussitôt. Il l'amena vers des Veilleurs Pourpres qui devaient sans doute rentrer à leur base.
Nausicäa observa les alentours rapidement. L'endroit n'était pas le plus adapté pour une attaque. Les korruliens progressaient en suivant une sorte de chemin entre plusieurs dunes. Il n'y avait pas vraiment d'issue en cas de bavure, mais c'était assez étroit pour qu'ils ne puissent pas l'encercler. Sans réfléchir d'avantage, la jeune femme talonna sa bête jusqu'à la petite troupe. Elle se redressa sur Sharkana et tira un poignard, prête à bondir sur sa proie.

Ni une, ni deux, la forbanne poussa un cri strident et sauta sur deux Veilleurs Pourpres. Les deux hommes tombèrent à plat ventre, sans comprendre ce qu'il se passait. Relevant la tête, Nausicäa repéra immédiatement le chef et se précipita vers lui. Elle esquiva de peu un tir de blaster qui lui rasa de près l'épaule puis bifurqua sur la gauche, tout en feintant un mouvement de recul. Lorsqu'elle arriva à la hauteur de l'homme, elle brandit son poignard, mais ce dernier se décala, rendant son mouvement inutile. Grognant de mécontentement, la jeune femme retenta une attaque, mais ne parvint qu'à frôler l'homme.
Et puis, contre toute attente, ce dernier fut atteint par une flèche. Comme tous les autres, la sang-mêlée se retourna et perçu une ombre sur la dune. Le soleil devant ses yeux l'empêchait de bien voir, mais elle comprit qu'il s'agissait sans nul doute d'un autre forban.
Agacée, elle reporta néanmoins son attention sur les soldats. Avec agilité, elle se déplaçait de soldat en soldat, esquivant de près leur attaque, tout en le saignant au passage.

La chaleur torride du désert était une véritable torture lors d'un combat. Des gouttes de sueur perlaient le long de son corps et sa bouche devenait pâteuse. Nausicäa se baissa à temps pour éviter un tir de blaster puis aperçu le Forban descendre de la dune dans sa direction. Elle l'observa quelques secondes avec un air surpris. Il se battait divinement bien et paraissait maîtriser ses adversaires sans aucun effort.
La petite troupe de Veilleur Pourpre fut alors décimer petit à petit et le sable devint dans des ton rosé, couvert par le sang des korruliens.

Nausicäa s'avança alors vers l'homme d'un pas trainer, toujours sur ses gardes. Elle se planta devant lui, un poignard dans la main et siffla entre ces deux :

« Que viens-tu faire ici ? »



(c) kit par Bebeurre

DC Azaëlle, Johnny, Lalah & Skye
avatar
Forban du Désert

On m'appelle Balthazar-Le-Balafré


Infos Personnage
RANG: Nausicäa, Mowiel.
VILLE & APPARTENANCE : Col Muertiga - Forbans du désert
MON AGE : 24 ans & ...
Masculin
MESSAGES : 43
AGE : 26
INSCRIT LE : 24/05/2015
PSEUDO HABITUEL : Judas
Joyaux : 21
Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    - Sam 30 Mai 2015 - 16:05

Bande Son - The Vengeance Sisters.


« Quand le passé n'éclaire plus l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres. »


Dans les Grandes Écritures, le frère Jügoo disait que la mort et la vie sont comme les deux faces d'une même pièce, et qu'au moindre faux pas il est très rare de la voir tomber sur la tranche. Seulement des êtres exceptionnels sont capable de danser ainsi avec la Faucheuse, notre première et dernière mère, tantôt donnant d'une main, et reprenant impitoyablement de l'autre. Rester ainsi sur le fil du rasoir est une activité purement issue du clan de Balthazar, qu'on se le tienne pour dit. Assez pragmatique le jeune homme se décida à aider la forbanne lorsqu'il admit que ce ne pouvait être qu'une aide supplémentaire. Un assassin n'a pas pour vocation d'exploits, juste de faire ternir la peau jusqu'au bleu de la dernière nuit, et dessiner des formes carmines sur ce tableau noir. La tâche rouge qui transpirait de la chemise en lin d'Azelan lui laissa un hoquet surpris, et scinda le groupe en deux, permettant quelques instants de répits à la constante imprévisible.
La glissade ne fit que rajouter à l'effet de surprise celui de la mise en scène, ainsi affublé de ses atours, ses yeux maquillés, son cimeterre pour seule arme dans sa main gauche qui dépassait d'une tunique bleu sombre, il ressemblait vraiment à un démon du désert. C'est pourquoi beaucoup de ceux qui tuaient dans son clan s'affublaient de masques tous plus pittoresques les uns que les autres, redoublant d'un créativité qui donnerait fort à discuter aux intellectuels d'Arish. Parce que la spécialité des gens du désert n'était pas dans l'expectative, mais dans l'action. Toute la beauté de leurs civilisations se fait alors une évidence pour ceux qui la regarde, à mesure du sang qui coule des veines de ses spectateurs maudits.

La scène se fit son théâtre, et il faisait danser ses macabre marionnettes selon un plan bien rôdé. Arrivant au pied de la dune, il roula sur le côté afin de laisser passer gentiment le rayon d'énergie qui le prenait pour cible par dessus son épaule. Il souria et cracha par terre, raffermissant sa prise sur le manche. Il fonça sur les hommes qui tentaient une manœuvre d'encerclement classique. Il brisa la formation en utilisant toute son inertie pour déchirer son première adversaire en deux, tournoyant comme un danseur dans un ballet. La formation avait l'habitude de se battre contre des ennemis bien plus nombreux qu'eux deux, mais Balthazar ne se faisait pas trop de soucis, la jeune femme qui l'avait précédé dans le combat était au moins aussi doué que lui pour saigner les hommes comme des cochons (voulait-elle faire du boudin ? Il écarta la pensée parasite en esquivant un coup de ces bâtons de lumière capables de transpercer un homme). Au final, à quoi ça servait d'avoir des armes bizarroïdes avec des couleurs, et du son et lumière, si on était même pas capable de viser juste ? Le Balafré était taquin et un brin de mauvaise foi, ne laissant que très peu d'ouvertures à ses adversaires en se déplaçant en permanence. Il n'en restait plus que six, et il passa dans les rangs, en décimant deux, qui d'un coup de lame dans le crâne fendu, qui d'une étrange arme de manche qui envoyait des petits carreaux très larges dans la carotide. Deux autres se ruèrent vers lui avec des armes scintillantes et métalliques, le forçant à reculer de deux pas.
Sa science du combat fit le reste. Premier pas, il renvoya la lame de son adversaire vers le ciel en faisant glisser son cimeterre le long de celle-ci. Deuxième pas, la longue rapière de son adversaire troua sa tunique et coinca le bout de métal dans son vêtement. Un seul mouvement bref, fouetté (comme la crème) fit tomber le crâne des épaules aux soldats. Les deux derniers tentèrent de s'enfuir, tandis que Balthy les épingla sur le sable chaud en lançant deux dagues très longues et pourvues d'un angle parfait. Ce n'était ni beau, ni guère impressionnant en fin de compte, mais un observateur avertis pouvait voir derrière le Masque. Le tout avait été exécuté en quelques instants, sans aucune hésitations, minimaliste, calculé, inévitable. La Mort selon les Al Quina'a, c'est comme le temps qui s'écoule dans un sablier, lui avait dit une fois l'un des Frères-Érudits.

Il se retourna comme un félin vers la jeune sauvage. Il se toisèrent quelque instants, ses yeux mordorés se fichant dans ceux de la jeune femme. Des arcs électriques semblant danser au fond de leurs iris respectives. Ils semblaient comme l'eau et le feu, l'un plus félin, l'autre plus sauvage. Elle gardait à la main sa longue lame épaisse, conçue pour donner des sueurs froides. Il en fallait plus pour l’impressionner, même si la performance de sa consœur ne le laissait pas sur sa faim. Il remarqua un détail,  et portant sa main à une dague de botte, commençant en ses termes :

- Deux ! Qu'il fit en dégageant la lame du cuir dans un crissement plaintif.

Au moment ou tu pensas que c'est ta vie qu'il menaçait, la lame fendit les airs et s'écrasa entre les deux yeux du Veilleur qui se relevait d'outre tombe pour au moins en emmener un avec lui. Le Balafré tenta un sourire narquois sous sa tunique, déformant les cicatrices impressionnantes sur son visage presque pâle.

- Je t'ai sauvé la mise deux fois aujourd'hui ! termina-t-il en ramassant son cimeterre, essuyant le sang qui en dégoulinait sur la tunique d'un de ses victimes. Plantant la lame dans le sable, te montrant qu'il ne te veut aucun mal (bien qu'une arme ne lui soit pas nécessaire pour tuer un homme, ou une femme). Arrrh, Il semblerait que ce soit pour ça que la Conjecture m'a mis sur ton chemin cette après midi, femme du désert ! Minauda-t-il pour te provoquer, tout en restant sur ses gardes. En y regardant de plus près, la brune à la peau dorée, bien que mignonne, avait tout pour être une de ses farouches amazones qui peuplaient le désert. Il valait mieux rester prudent avec ses bêtes là.

La vie est pleine de surprises, et celles qu'il connaissait étaient toutes vilaines.

Spoiler:
 




"L'honneur ? L'honneur c'est comme les chaussettes, à quoi ça sert si on ne porte pas de chaussures ?"
Je parle - Je pense - J'agis.

Spoiler:
 
avatar
Forban du Désert

On m'appelle Nausicäa l'Indomptable


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : 23
Féminin
MESSAGES : 349
AGE : 26
INSCRIT LE : 03/07/2011
PSEUDO HABITUEL : Azaëlle/Johnny/Lalah/Skye
Joyaux : 22
Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    - Jeu 4 Juin 2015 - 6:20

L'arrogance et l'auto suffisance de l'étranger agacèrent rapidement la jeune forban. Elle fronça des sourcils, tant pour se protéger du soleil qui l'aveuglait que pour montrer son mécontentement. Qui était-il pour oser lui parler ainsi ? Par deux fois, disait-il, l'avait-il sauvé ? Foutaises ! La Gargan était bien assez forte pour s'en sortir seule. Il n'avait fait que la gêner, voilà tout.

Un » brin » susceptible et fière, Nausicäa se pencha vers le corps du Veilleur Pourpre qui était à ses pieds pour récupérer son poignard. Lorsqu'elle le retira du bras du défunt, une giclée de sang éclata, venant asperger légèrement le visage de la belle. Alors, d'un geste désinvolte, elle s'essuya la joue du coin du bras, tout en laissant planer son regard sur le Forban.

Un grognement capta l'attention de l'homme, mais l'indomptable ne pipa mot. Sharkana arriva à ses côtés, grognant d'intimidation envers l'homme aux cicatrices. Quelques secondes se perdirent dans le silence du désert jusqu'à ce que la jeune femme prenne la parole.

« Je suis Nausicäa, du Kerkeïs des Gargans. Et toi, qui es-tu ? Ton visage m'est inconnu. Qui est ton chef ? »

Imprudente et hautaine, le menton levé, la jeune femme questionnait l'homme sans avoir une seule idée de son origine. Certes, il s'était bien battu et il était battit comme de la roche, mais cela ne voulait pas dire grand-chose pour un forban.

Du coin de l'oeil, la jeune femme le détailla, essayant de déceler une appartenance à un kerkeïs quelconque. Mais le désert était vaste, et plusieurs clan naissaient et mourraient chaque jour. Le plus grand de tous restait encore à présent les Tol'Krigareh et les Ha'Sagaris. Un kerkeïs qui faisait tant envie à Nausicäa, et un autre dont elle avait été banni jadis. Les Gargans étaient aussi en plein essor, mais la cupidité de Trias et la molesse de Jude auraient raison du clan un jour. Pour l'indomptable, il était temps de trouver un plan de secours et de prendre sa vie en main.

Quelques heures auparavant, elle ne souhaitait que mettre fin à sa vie inutile. Désormais, elle tirait déjà des plans sur la comète pour tracer un avenir plus somptueux.





(c) kit par Bebeurre

DC Azaëlle, Johnny, Lalah & Skye
avatar
Forban du Désert

On m'appelle Balthazar-Le-Balafré


Infos Personnage
RANG: Nausicäa, Mowiel.
VILLE & APPARTENANCE : Col Muertiga - Forbans du désert
MON AGE : 24 ans & ...
Masculin
MESSAGES : 43
AGE : 26
INSCRIT LE : 24/05/2015
PSEUDO HABITUEL : Judas
Joyaux : 21
Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    - Jeu 4 Juin 2015 - 19:22

Je trouvais une beauté sauvage en cette Nausicaa, même le timbre de sa voix et son accent étaient différents de ceux que je connaissais. Elle paraissait presque étrangère. Non, pas étrangère... Nouvelle. Depuis que j'avais mis les pieds dans le grand bourbier du Col Muertiga, elle était la première hormis mon frère de bataille à me faire cet effet.

Il éclata de rire devant la mine presque boudeuse de Nausicäa, et il lui rendit un sourire plus joviale quand elle essuya le sang qui dégoulinait sur sa trogne. Qu'on se le dise, ils étaient entre adultes qui savaient se salir les mains quand la situation l'exigeait. Maintenant imaginons qu'ils étaient également des gens capable de prendre du plaisir dans une simple discutions, après une bataille étrange comme celle qu'ils venaient de vivre. Tirer au clair des choses, mettre en branle des procès, tout ça c'était déjà passé quelque secondes plus tôt, se dit philosophiquement Makän. Il s'était plus dévoilé en tuant sa huitaine qu'en usant de sa langue depuis toute à l'heure. Elle aussi, montrait peu et cachait beaucoup, comme tout à chacun dans ce recoin de la terre. Il fallait bien, entre le soleil pourpre et les veilleur blancs, se cacher était devenue une deuxième nature. Certains plaisantaient en disant que sous chaque cailloux et chaque racines du désert se cachait un forban prêt  vous détrousser. C'était même une croyance populaire que Le Balafré trouvait idiote, mais en cet instant elle le fit sourire.

Cela sembla encore plus contrarier celle qui avait débarqué dans sa vie en moins de temps que pour dire "ouf", et qui chamboulait déjà trop de choses. Les Assassins de son clan avaient des règles strictes. Pas de témoins, pas de sang inutile, pas de sentiments. Seulement lui s'autorisait à prendre des libertés (ce qui ne plairaient absolument pas aux Anciens, et le poussait à toujours plus de dérogations). Et en ce moment même, la jeune femme était une de ses libertés qu'il lui faisait plaisir d'entretenir. Parfois se cachait le goût de l'opportunité sous celui du risque, dans des moments pareils il ne fallait pas lâcher le bon bout. Le Balafré a toujours pensé que la vie était trop courte, et le Temps bien trop immense pour qu'on puisse respecter un code vieux de plus de cent ans sans se poser de questions.

Question de libre arbitre dirait-il, hérésies retoqueraient d'autres. Un feulement rauque fit brusquement apparition dans ses pensées, et tout ses sens en alerte lui intimèrent de rester immobile. Le plus ... immobile... possible. Il regarda l'animal droit dans les yeux, et ses pupilles d'or ne baissèrent pas d'un pouce, jusqu'à ce que la surprise mêlé à l'excitation du combat (sans compte le mâle qui devait tourner comme un animal en cage derrière la dune) soient passés. Balthazar fût alors le spectateur d'une de ses visions qui ne peut que vous faire aimer le désert de Murmures, et ses rencontres cachottières. Elles ont fières allures, les filles de notre pays, c'est un de nos trésors les plus précieux. Nausicäa était un de ses femmes qui vivaient le désert, qui ne faisaient qu'un avec lui ou des trucs du genre. Il était rare de trouver l'équivalent sur tout le continent, cette fille là était unique. Un joyaux brute, qui siérait bien à une couronne, se gourmanda-t-il, restant dans sa contemplation de la jeune femme. Ses cheveux noir et drue supportaient le soleil comme s'il n'avait été que sinécure. Sa peau était bronzée mais pas brûlée comme celle de certains, elle mettait en valeur ses yeux jaunes foncés qui semblaient alors briller avec force. Elle, sa mine boudeuse et l'animal formait un tableau remarquablement agréable à regarder. Enfin pour qui pouvait en apprécier la beauté.

- Arrh Arrrh beaucoup m'appelle Balthazar, d'autres Le Balafré, et je viens d'un clan du Col Muertiga ... Il laissa tomber la partie basse de sa casaque, dévoilant un sourire flottant sur son visage déformé par d'anciennes blessures. Je pourrais te dire le nom de mon clan, mais crois moi, ce qui viendrait après ne serait pas une partie de plaisir ... Il tenta de la rassurer en donnant plus de chaleur à sa posture, ouvrant les deux mains comme s'il ne pouvait rien y faire. Pour toi comme pour moi.

Cette femme le piquait au vif. Il était curieux d'en apprendre plus, mais ne voulait, comme toujours, ne rien dévoiler. Alors il essaya de deviner en se triturant le cerveau, puis finit par conclure qu'il devait prêcher le vrai par le faux, et vice-versa. Il se rapprocha d'un pas, toujours sur ses gardes mais beaucoup plus ouvert qu'il ne l'avait été depuis longtemps avec quelqu'un. Quand l'on doit d'abords décider du niveau de dangerosité d'un inconnu puis de la façon dont on pourrait s'en débarrasser au cas où, tout ça avant d'avoir pû dire "bonjour", ça n'inclinait ni à la confiance et ni aux confidences. Pourtant il trouvait cette fille là plutôt honnête, et sa façon de combattre ... Elle était remarquable. Gargans n'était pas vraiment un nom ami en ce moment s'il en croyait certaines croyances populaires.

- Néanmoins je peux te dire sans risque que je réponds de mes actes devant le Clan Tol'Krigareh quand, disons, la situation l'exige ... Fit-il laconique, attendant pourtant  de faire un sacré choc à la forbanne  si elle était du côté des dissidents. Il passerait également sous silence que seul Varsa était véritablement au courant de cette alliance, et que seul lui avait le droit de leurs donner des ordres. Quand il était de bon poil.

Les masques dissimulent toujours une part de vérité sous leurs vernis de mensonges.

-



"L'honneur ? L'honneur c'est comme les chaussettes, à quoi ça sert si on ne porte pas de chaussures ?"
Je parle - Je pense - J'agis.

Spoiler:
 
avatar
Forban du Désert

On m'appelle Nausicäa l'Indomptable


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : 23
Féminin
MESSAGES : 349
AGE : 26
INSCRIT LE : 03/07/2011
PSEUDO HABITUEL : Azaëlle/Johnny/Lalah/Skye
Joyaux : 22
Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    - Mar 9 Juin 2015 - 10:40

Le nom de l’homme ne la renseigna guère. Son surnom en revanche, lui allait parfaitement bien. Une multitude de marques traversait son visage, creusant sa peau et créant un relief irrégulier. Le regard de la jeune femme se promena sans honte sur celles çi. Un couteau… un fouet peut-être ? Malgré elle, la curiosité de connaitre la raison de ces balafres s’imposa dans son esprit. Néanmoins, elle balaya ses pensées, préférant se concentrer sur ce qu’il lui racontait ensuite.

Et en effet, les dires de Balthazar attisèrent son attention immédiatement. Ainsi donc, l’homme était du clan des Tol’Krigareh, ou du moins, il était en étroite liaison avec eux. Ce n’était pas un clan très allié des Gargan mais après tout, ces derniers avaient le don pour se mettre les autres kerkeïs à dos.

Nausicäa jugea alors différemment le forban. Elle le trouva plus intéressant et son attitude changea. La sauvageonne laissa place à une femme plus… aimable. Sans quitter l’homme du regard, elle défie une petite gourde qui était accroché à son ceinturon et bu une gorgée lentement. L’œil malicieux, elle se mit à réfléchir à grande allure afin de conserver l’attention du Forban.

Elle resta silencieuse quelques instants, rangeant un de ces couteaux puis, essuyant le deuxième contre sa tunique déjà bien ensanglanté.
Enfin, l’indomptable prit un air détaché et c’est avec un sourire mi-figue mi-raisin qu’elle le questionna :

« C’est étrange, qu’un homme soit redevable à un chef qui n’es pas issu de son kerkeïs. »

Nausicäa croisa le regard du Forban puis sans détourner les yeux, elle renchérit :

« Ton clan était-il si petit et si faible que tu as besoin de la protection du Croyant ? Ou bien, tes désirs basculent-ils d’un kerkeïs à un autre, sans réel appartenance ? »

La jeune femme le provoqua légèrement. Mesurant tout de même ses paroles mais espérant par là en savoir un peu plus. Elle était assez douée en manipulation et en extraction d’information. Alors, la belle, tout en restant un minimum sur la défensive, attendit la suite de l’histoire.



(c) kit par Bebeurre

DC Azaëlle, Johnny, Lalah & Skye
avatar
Forban du Désert

On m'appelle Balthazar-Le-Balafré


Infos Personnage
RANG: Nausicäa, Mowiel.
VILLE & APPARTENANCE : Col Muertiga - Forbans du désert
MON AGE : 24 ans & ...
Masculin
MESSAGES : 43
AGE : 26
INSCRIT LE : 24/05/2015
PSEUDO HABITUEL : Judas
Joyaux : 21
Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    - Mer 10 Juin 2015 - 14:43

Bande son - Sunshine.

Makäan ne se demandait pas pourquoi il parlait autant avec l'une des siens, surtout une qui n'était pas spécialement alliée à son clan. Il savait que le silence oppressant après la bataille lui déliait toujours la langue et bien d'autres choses. C'est comme une pulsion de vie après avoir déverser la mort, une façon d'honorer le cycle et de ne jamais laisser l'un des deux côtés l'emporter sur l'autre. C'était cela aussi, son clan. Une balance, un glaive et une main dans la nuit. Un équilibre respecté depuis des générations, pétris de traditions guerrières inspirés du désert. Des méthodes sans équivoque, une efficacité redoutable, un entrainement quotidien, souvent mortel, et très peu d'espoir. L'espoir affaiblit ! Lui avait dis le Vif-Acier. C'était la seule raison qui poussaient les vieux grigris à se montrer aussi cruel avec les recrues ? Balthazar pensait qu'un sentiment plus profond et sadique agitait les intestins des Anciens, quelque chose de mauvais et de viscérale. une chose était sûr, à force de salir les mains on finissait par les norcir, et le coeur ne tardait plus à suivre.

Balthazar sentait chaque jour cette sorte de démon s'agiter en lui, lui réclamant sang et cadavres, malheurs et démesure. Chaque jour il regardait par dessus la dune, et l'éloignait de son esprit devant la beauté du lever de soleil. Le pourpre de l'horizon le renvoyait à un dessein plus grand et plus beau encore que celui de faire passer un homme vers son dernier voyage. Celui de se faire reconnaître un jour comme un race à part entière, unie, solidaire, n'ayant plus à se cacher de tous et à se méfier les uns des autres. Et pour cela, il devait s'astreindre à la mesure. Car les plus grands plans commencent par les plus petits détails ...   Il inspecta autant Nausicäa qu'elle s'amusait à le faire de sa figure. Un peu brut, très peu protocolaire, mais assurément forban. On ne s’embarrasse pas des détails, et on va au plus efficace. La jeune fille fit son manège avec les couteaux une nouvelle fois, laissant le temps à Makäan d'observer un peu plus sa silhouette.

- C'est étrange qu'une jeune femme seule en plein milieu du désert s'attaque à un régiment de Veilleurs pourpres répondit-il du tac au tac.

Balthazar distribuait les mots comme il distribuait la mort, avec une rapidité et une efficacité tranchante. Il donnait plus l'air d'avoir des dagues à la place de la langue, et bien souvent on ne pouvait rien contre ses injures tirées de son imagination fertile. Et au pire, il tirait sabre au clair et apprenait à celui qui ne voulait pas comprendre que la discutions était close. Le regard ardent de la jeune fille frappa ses prunelles d'or, et le ramena à ses occupations premières. Savoir qui était cette femme et lui tirer les vers du nez. Autant joindre l'utile à l'agréable, voilà ce qu'il avait pensé. Et il n'avait pas été deçu. Elle était aussi jolie à regarder qu'à entendre, avec tous ses sons qui sortaient de sa bouche, formant des mots, et enfin une phrase...

« Ton clan était-il si petit et si faible que tu as besoin de la protection du Croyant ? Ou bien, tes désirs basculent-ils d’un kerkeïs à un autre, sans réel appartenance ? »

Makäan faillit s'étrangler et tempéra ses ardeurs. Finalement il éclata de rire pendant trois bonnes minutes. Et cela faisait un moment qu'il n'avait été aussi détendu avec quelqu'un, même parmi son Kerkeïs. Il dégaina une énième dague de sa botte et la pointa sans grande conviction dans sa direction. Plus joueur que vraiment menaçant.

- Et toi, est-tu si faible que tu doives répondre de tes actes devant un autre homme ? Ou bien es-tu la seule maîtresse de ton destin ? Il laissa tomber le poignard d'un geste nonchalant dans le sable, qui se planta jusqu'à la garde. Il lui refit de son petit sourire taquin. Ce qu'il pouvait aimer la politique, quelque soit sa forme ou sa couleur ! Et au risque de me répéter, je t'ai prévenue que je ne parlerai pas de mon clan ... Tu connais la chanson, pour vivre heureux, vivons cachés... ? Termina-t-il dans un battement de paupière enjoliveur.

Il n'allait quand même pas se compromettre devant une inconnue. Cette faute là ne lui serait pas forcément pardonnée. Et prudence est mère de sûreté, le mot le plus difficile à prononcer dans le désert des murmures.
Spoiler:
 



"L'honneur ? L'honneur c'est comme les chaussettes, à quoi ça sert si on ne porte pas de chaussures ?"
Je parle - Je pense - J'agis.

Spoiler:
 
avatar
Forban du Désert

On m'appelle Nausicäa l'Indomptable


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : 23
Féminin
MESSAGES : 349
AGE : 26
INSCRIT LE : 03/07/2011
PSEUDO HABITUEL : Azaëlle/Johnny/Lalah/Skye
Joyaux : 22
Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    - Mer 8 Juil 2015 - 3:10

[Donc encore désolée pour le temps de réponse vraiment. Je n'avais pas fait attention et avec cette chaleur, impossible de rester sur l'ordi ! J'vais faire attention pour la suite Smile ]

Elle eut un rictus satisfaisant lorsqu'elle vit que le Forban avait tiqué sur ses dernières paroles. Il semblait agacé, mais pourtant, il lui répondit avec calme et amusement. La dague de l'homme se figea en sa direction, mais Nausicäa n'eut pas peur une seule seconde. Elle avait compris qu'il s'agissait là plus d'une sorte de jeu que d'une réelle menace. L'homme était définitivement étrange et elle en était d'autan plus curieuse.

Le soleil tapait férocement contre le sommet de sa tête, lui chauffant les cheveux et miroitant sur les perles qui ornaient sa chevelure sauvage. Ses mains devenaient de plus en plus moites et la soif commençait à se faire ressentir. Mais la belle repoussa ses besoins pour un autre moment. C'était une sang-mêlée du désert, elle ne craignait pas le désert et encore moins la chaleur.

Lorsqu'il fit tomber la dague dans le sable, la jeune femme suivit la chute du regard avant de replacer son regard sombre dans celui de Balthazar.

« Nous voici dans un océan de grain de sable, d'une immensité incomparable et pourtant, notre chemin croise tous deux des soldats. Qui aurait dit que le désert était maintenant trop petit pour permettre un voyage sans tomber sur un autre homme ? Quoiqu'il en soit, je ne crains pas de parler de mon Clan. Tu devrais en faire de même autant. »

Puis, sans autre forme de cérémonie, Nausicäa tourna le dos au forban et longea les corps sans vies des Veilleurs Pourpres. Elle se baissa devant chacun et fouilla les poches, les sacs ou encore les armes de chacun des défunts. Sur un homme, elle trouva une boussole en argent, d'une grande beauté. Elle la fourra dans une de ses poches puis continua son tour. Elle attrapa un couteau dans la doublure d'un des hommes puis après réflexion, le jeta par terre.

La jeune femme continua son petit manège de longues minutes, en silence. Elle sentait le regard du Balafré sur elle, mais elle ne pipa mot. Enfin, elle s'approcha du plus gradé et entreprit de fouiller le moindre recoin de sa tenue. Elle tomba sur quelques piécettes d'argents, sur une gourde vide et sur un pendentif ovale. En l'ouvrant, une peinture d'une femme, sans doute son épouse, ornait l’intérieur. Alors, à l'aide 'un petit couteau, Nausicäa passa la lame dans le pendentif, derrière la photo et la fit sauter. Le portrait tomba à terre, sur le corps de l'officier. Contente, un sourire aux lèvres, l'indomptable referma le petit bijou et le passa autour de son cou. C'était désormais le sien.

Par habitude, les forbans fouillaient bien souvent le corps de leur victime à la recherche de nouveau trésor et la femme Gargan n'échappait pas à la règle. Quelque fois, elle était tombée sur des objets de valeur ou extrêmement rare. Souvent, il s'agissait de pièce rapportée tout droit de Matroos et faite de Bois Sorcier. Une magie qui restait encore incompréhensible pour les Forbans. La plupart d'entre eux ne savaient même pas où se trouvait Matroos de toute façon.

Enfin, la jeune femme se redressa et jeta un œil sur le Balthazar. Puis, elle creva le silence en lançant :

« Et bien… Vas-tu me raconter ton histoire? »





(c) kit par Bebeurre

DC Azaëlle, Johnny, Lalah & Skye

On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: Un chasseur chassant chasser...    -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum