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[HOT] Manoir de Yannick Saule

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On m'appelle Yannick Saule


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Posté dans [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Jeu 20 Oct 2011 - 12:26

Rappel du premier message :


La nuit a lancé ses étoiles à l'assaut des ténèbres, mais elles ne sont que de microscopiques lueurs égarées au cœur de l'infini manteau sombre. Seule une lune rousse illumine Midel-Heim et sa périphérie.

A travers les arbres, à l'intérieur de l'enceinte grillagée, rongée par la rouille, le manoir de Yannick Saule, le bellâtre, la brebis galeuse de cette famille richissime, tend ses murs gris couverts de lierre vers son halo blafard. La vieille bâtisse sommeille depuis des heures. Aucune lumière ne tressaille à travers les nombreuses fenêtres. Un silence profond règne sur l'antique demeure.

Agglutinés le long des murs froids, des massifs de buissons épineux, où s'emmêlent des ronces interminables et vigoureuses, laissent apparaître quelques croix de pierre, sous lesquelles sont enterrés les aïeux, ceux qui organisaient autrefois des fêtes gigantesques dont le vacarme se répandait à travers bois, couvrant durant des journées entières le ramage des moineaux et les harmonies du vent dans les branches. Quelques gargouilles dévorées par la mousse montent la garde, attentives, stoïques, et désormais inutiles, n'ayant plus aucune âme à escorter jusqu'aux enfers.

Seul l'unique résident du manoir veille encore, les yeux posés sur ce décor lugubre qui fut jadis si merveilleux. Il est planté devant l'unique fenêtre de sa chambre du premier étage, seule pièce, avec le salon du bas, chauffée et relativement confortable. Nu comme un ver mais totalement invisible depuis l'extérieur, il sirote un dernier verre d'alcool, cherchant à oublier dans son arôme fruité cette soirée funeste où il a perdu ses derniers galons au poker.

Yannick peste contre cet officier obèse qui lui a raflé ses dernières pièces d'argent, et maudit cette malchance qui s'obstine à l'accompagner partout. Une solution ! Bon sang ! Il doit absolument trouver une solution pour se remettre à flot.


On m'appelle Yannick Saule


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Ven 16 Mar 2012 - 6:19


Insouciance et tendresse collaborent, comme deux complices, comme deux sœurs. Consciemment ou non, les tourtereaux ont oublié les escrocs, ils ont oublié menace et vengeance, et ils décident aussi d'oublier leurs jeux d'archers pour un jeu infiniment plus troublant, plus pacifique, plus sensuel, un jeu dont ils ne se lassent jamais. La puce s'est pelotonnée sur les genoux de son amant, elle l'emprisonne entre ses cuisses fuselées, tandis que le jeune gentilhomme referme délicatement les bras autour de sa taille menue. Les voici captifs l'un de l'autre, captifs d'une étreinte à la fois douce et brûlante, et ils s'abandonnent à la tendre joute que se livrent leurs lèvres, leurs doigts, leurs corps tout entiers. Leurs soupirs d'aise et de plaisir, le frôlement de leurs paumes sur l'étoffe, et sous l'étoffe, ce léger froufrou de la soie, ces frissons exquis, ce souffle court, ces cœurs qui battent plus vite, plus fort, sont la seule mélodie, le seul murmure de la prairie.

Yannick n'a plus très envie de quitter le manoir pour se rendre à Midel-Heim et y voir la sale tête d'arnaqueur et de charlatan de cette crapule d'usurier qui le harcèle depuis de longues semaines, mais il n'a guère le choix. Il n'est pas fier d'agir de la sorte, de profiter de l'argent d'Angélyne, mais l'acompte qu'il est en mesure de lui verser calmera l'animosité de ce scélérat et rendra l'atmosphère plus respirable, du moins pour quelque temps.

Les tourtereaux regagnent donc le manoir, sans cesser de se bécoter dans les allées et sous les murs de l'antique demeure. Ainsi que l'a décidé la puce, ils cuisineront ensemble, dès que Yannick sera de retour. Ils font rapidement l'inventaire de ce qu'offrent le buffet et la huche à pain, qui entourent un archaïque fourneau de fonte, aux larges enluminures de cuivre rouge, usé par des décennies de modeste tambouille ou de plats plus savoureux. Les réserves sont encore substantielles, il reste des œufs, du lard, des pommes de terre, de quoi préparer une omelette bien épaisse et bien baveuse. On va s'en mettre jusque là, mon joli poussin. Je vais faire en sorte d'aller le plus vite possible. Dommage que je doive y aller seul, mais c'est préférable, il est inutile qu'on nous voie ensemble, car de cette manière personne ne saura que tu habites avec moi au manoir, ni d'où me vient cette somme !

Le grand brun se penche sur la mignonne sylphide, et l'enlace à nouveau, laissant courir ses doigts dans ses cheveux de neige. Jamais je ne pourrai assez te remercier, mon ange. Tu me rends l'espoir, tu me rends l'envie de retrouver un peu de ma dignité, tu me rends la vie, tout simplement ... Je pense que je vais y aller de suite, sinon je n'aurai pas la force de te laisser. Prépare-toi à une nuit torride, mon amour ... susurre t-il en lui adressant un sourire charmeur. Tu m'accompagnes jusqu'à l'écurie, ma rose des sables ? ... poursuit-il en l'emportant entre ses bras, ne lui laissant pas d'autre choix que celui de l'escorter vers les box.

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On m'appelle Angélyne Montaigu


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mer 21 Mar 2012 - 3:16

Un dîner de rois ! Voilà ce qui les attend lorsque Yannick reviendra de Midle-Heim ! Peu habituée à se faire de la cuisine, se contentant de manger sur le pouce, la plupart du temps, Angélyne salive à l'avance, à l'idée d'une omelette savoureuse. De toute façon, Yannick ne peut que faire mieux que la piètre cuisinière qu'elle est, pense-t-elle, en souriant. Mais le plus réjouissant sera de préparer et de déguster avec lui, car nombre de baisers et de câlins seront échangés avant qu'ils ne se mettent à table !
Son départ est un véritable crève-coeur, elle ne peut plus se passer de sa présence facétieuse et tendre, et elle doit se faire violence pour ne pas le retenir et l'encourager à remettre à demain cette visite désagréable, Au contraire, il lui faut l'épauler comme il le fait pour elle, et désormais ils feront face à tous les obstacles ensemble, quels qu'ils soient !

- Chuuut, je ne veux plus de mercis, mon coeur ! s'écrie-t-elle en le bâillonnant d'une main fine. Plus de mercis, tu entends ? Nous sommes à présent un duo, une équipe, unis comme les deux doigts d'une main ! Ce qui est à moi est à toi, maintenant, d'accord ? Toi aussi, tu m'as ramené à la vie. Nous sommes quittes ! Se pendant à son cou, elle l'embrasse longuement, songeant qu'elle va trouver le temps bien long pendant son absence ... Surtout après la promesse d'une longue nuit ...
Soulevée du sol de la cuisine, comme un fétu de paille, Angélyne s'accroche au cou de son compagnon qui semble avoir décidé qu'elle ne pouvait pas marcher, comme lors de son arrivée fracassante au Manoir. Mais c'est plutôt pour pouvoir l'embrasser, tout le long du chemin qui les mène aux écuries !

- Voilà un moyen de transport que j'affectionne particulièrement, mon ange ! Elle niche son visage rieur dans son cou, et mordille, embrasse, taquine la peau douce et tendre. A l'écurie, mon brave destrier !

Une nouvelle salve de rires mêlés aux voix grave et cristalline qui se chahutent gentiment, retentit dans le manoir, et les suit jusqu'aux écuries. Pour un observateur extérieur, ces deux jeunes gens ne sont que des amoureux passionnés, malheureusement pour eux, ils se sont engagés dans une aventure périlleuse, et c'est sans doute ce qui assaille, d'un coup, Angélyne, à moins que ce ne soit le départ prochain de son adorable compagnon.
Alors que Yannick la dépose délicatement à l'entrée du box de son vieux hongre, un étau lui enserre soudain le coeur, diffusant un long frisson dans son dos, qui l'a fait instinctivement enrouler ses bras autour de sa taille, comme pour se protéger. Secouant la tête, elle s'approche du jeune Saule qui harnache sa monture, et vient se blottir dans son dos, pour se rassurer à son contact. Personne ne connait leurs liens, il ne risque rien en allant à Middle-Heim, elle est bien sotte de s'inquiéter ainsi. Puis elle le laisse terminer, sans évoquer ses sombres pensées, ne voulant pas ternir son départ d'une note chagrine.

C'est avec le sourire qu'elle répond à ses baisers fougueux et son étreinte ardente, appréhendant leur séparation et la solitude de l'attente : - Reviens-moi vite, mon amour, tu me manques déjà ... laisse-t-elle échapper, malgré tout, en le suivant jusqu'à la grande porte qui grince pitoyablement, en s'ouvrant sur le chemin herbeux qui le conduira à la ville. Elle reste là, appuyée au montant vermoulu, songeuse, jusqu'à ce que Yannick disparaisse à l'horizon, oublieuse de tout ce qui l'entoure ...

Soudain une main agrippe sauvagement ses cheveux de neige, la tirant violemment en arrière, la jetant sans ménagement sur le sol de l'écurie, la plongeant quelques années en arrière, lorsqu'elle découvre son assaillante, au sourire victorieux et carnassier. Le cruel bourreau de sa triste adolescence se tient devant elle, malveillant, vénéneux, hostile ...

- Raffy ? Mais qu'est-ce-que tu fais ici ?


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On m'appelle Raffaella Palder


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mer 21 Mar 2012 - 10:52


Elle n'aura guère patienté dans sa cachette ! Les voilà ! Des gloussements et des rires avertissent la Palder ! Le grand escogriffe et son oie blanche font une entrée retentissante dans l'écurie, débouchant par une porte dérobée. Et ça roucoule, et ça se tripote, et ça se bécote ! Le brun la transporte comme s'il tenait dans les mains le plus fabuleux des trésors. Mais que lui trouve t-il donc d'appétissant, cet idiot de Saule, à cette gamine famélique ? Elle n'a que la peau sur les os ! Décidément l'aveuglement des hommes est incommensurable, tout comme leur stupidité !

A travers l'interstice étroit qui s'ouvre entre deux planches de ce box au fond duquel elle est dissimulée, Raffaella fixe avec animosité et mépris deux des principales victimes de sa rapacité inextinguible. Ce crétin de Saule n'a plus un galon, Angélyne vivote sans la fortune de ses parents, mais ils constituent cependant une menace plus que sérieuse depuis qu'ils ont subtilisé le dossier de son oncle Daran. Elle ne peut supporter cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, épée qui risque de s'abattre sur elle un jour ou l'autre. Et, aujourd'hui, l'occasion est trop belle pour la laisser filer. Mais vas-y donc, fiche le camp ... grommelle t-elle, à l'abri de la paroi, s'adressant à Yannick sans qu'il puisse l'entendre. Mais que fait-elle, cette bécasse ? poursuit-elle, d'une voix inaudible pour les amants, tout en observant avec une exaspération sans borne la frêle donzelle qui s'accroche à la taille du godelureau.

Enfin ! Après un dernier adieu ridicule et pathétique, le gentilhomme enfourche sa vieille carne et se lance au galop vers la forêt. Immobile, appuyée mollement contre le porche défraîchi de la vénérable écurie, la drôlesse aux cheveux de neige semble encore se tasser davantage en observant son tendre concubin disparaître entre les arbres. C'est l'instant ! Raffaella ne pouvait rêver occasion plus propice ! A nous deux la Montaigu ! J'arriverai bien à te tirer les vers du nez ! L'intrigante se redresse silencieusement, et s'approche en catimini de cette bougresse qui a osé se mettre en travers de sa route. C'est un fauve qui fixe intensément la nuque de sa proie, comme si son regard d'acier pouvait à lui seul l'empêcher d'accomplir le moindre geste. Encore dix pas, puis quatre, puis un seul. Cette petite gourde n'a rien entendu. Sans l'ombre d'une hésitation, l'âme damnée des Palder empoigne fermement la crinière de lys, et elle projette violemment Angélyne à l'intérieur de la bâtisse, là où personne ne pourra les observer.

La Montaigu roule sur la terre battue, poussant un cri de surprise. Raffaella ne daigne pas répondre, la raison de sa présence est évidente et les parlottes sont inutiles ! Plus tard elle parlera ! Elle parlera pour dicter sa loi ! Avec rudesse, elle se laisse tomber sur son adversaire, en combattante experte, en professionnelle du crime, et ses genoux cherchent à immobiliser entre eux le corps menu d'Angélyne tandis que ses mains se referment sur sa gorge. Une haine féroce déforme les traits de la Palder, les veines de son cou se mettent à saillir sous l'intensité de son effort. Quelques secondes de cette pression, et sa rivale risque de sombrer dans les ténèbres, ce que Raffaella ne désire nullement, du moins pas avant d'être rentrée en possession des documents ! Elle ne desserre pourtant guère sa prise, car la Montaigu doit comprendre qu'elle ne peut lui échapper !

- Parle ! Parle maintenant, ou je te brise le cou ! Où est ce fichu dossier que tu as dérobé à Daran ? Parle ! C'est ta seule chance de t'en tirer vivante !

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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Lun 26 Mar 2012 - 9:25

Pas le temps de réagir, pas le temps de fuir, son ennemie de toujours est déjà sur elle ! Angélyne a beau avoir les nerfs solides, la panique perfide, insidieuse, se faufile jusqu'à son coeur. Elle est seule face à cette harpie agressive, qui l'a immobilisée en s'asseyant sur elle, bloquant ses bras entre ses jambes, Yannick est bien trop loin pour l'entendre ... Elle réalise que la bévue stupide qu'elle a commise sur la passerelle à Midel-Heim, a mis Raffaella, sur sa piste, alors qu'elle avait réussi à disparaître de l'horizon des Palder depuis plusieurs années. Quelle idiote ! Elle s'est jetée elle-même dans la gueule du loup, ou plutôt de la louve !

Bien sûr qu'elle cherche le dossier compromettant qu'ils ont volé plus tôt chez Daran mais pas question de céder, et malgré la main de fer qui resserre son étreinte sur son cou fragile, Angélyne tente de garder la tête froide, et porte son regard voilé, au-delà de la mégère aux traits révulsés par la rage,. Au temps pour elle, il n'y a rien qui puisse l'aider à sa portée, alors elle se tortille sous cette garce de Raffy, tentant de libérer l'un de ses bras au moins, pour se défendre, pour dégager sa gorge, des serres de rapace de son assaillante déterminée, bien plus aguerrie qu'elle au combat rapproché. Apparemment, Yannick avait raison, elle doit absolument apprendre à se défendre, mais là, elle va devoir se contenter de résister, le plus longtemps possible, et peut être ...

- Lâche-moi ... Espèce de vipère ! Je ... je ne sais ... pas de quoi tu parles ... articule-t-elle difficilement, à bout de souffle. Je suis ... ici ... que depuis ... quelques jours ... Lâche-moi ! crie-t-elle, arrachant enfin un bras de l'étau des jambes musclées et dures de la furie qui l'emprisonne. Aussitôt elle s'agrippe au poignet de Raffy, et s'escrime à lui faire lâcher prise, écartant ses doigts, les tordant brutalement pour les écarter de son cou, elle peut enfin respirer. L'air frais la requinque immédiatement, chassant ses craintes, dopant ses espoirs de victoire.

- Je n'ai rien pris chez Daran, ça fait des mois que je n'ai pas mis les pieds chez lui, ment-elle effrontément, il n'est pas question de rendre les seules preuves qui peuvent disculper son père ! Et Yannick non plus, nous n'avons pas quitté le Manoir. Tu te trompes de cible, je n'y suis pour rien ! Elle continue de contredire son adversaire, voulant en connaître un peu plus sur ses intentions réelles, la distrayant de ses bavardages, tout en cherchant une échappatoire ...


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mar 27 Mar 2012 - 5:48


Ne pas la tuer, ne pas la tuer, se répète t-elle. Du moins, pas maintenant ! Pas avant d'avoir récupéré le dossier ! Si bien qu'elle desserre légèrement l'étau que forment ses doigts autour du cou d'Angélyne, qui happe avidement l'air tiède de l'écurie, chargé d'odeurs de foin frais et de vieux cuir.

Sa frêle adversaire retrouve un brin d'énergie, et parvient à dégager un de ses bras. Elle n'a évidemment pas la force d'arracher les mains puissantes qui lui serrent la gorge, mais elle utilise la méthode des faibles et des désespérés, elle réussit à tordre les doigts de Raffaella, qui lance un feulement de rage, comme un animal blessé. Se dégager ! Surtout ne pas étaler sa douleur ! Et la réplique est instantanée ! D'un geste ample, elle secoue vigoureusement le bras, le rejette vers l'arrière, étirant douloureusement celui de la Montaigu, toujours immobilisée entre ses cuisses, et la Palder libère vivement sa main ! Les yeux d'acier de l'assaillante brillent d'une lueur féroce. A son tour elle cueille les doigts menus de son adversaire entre les siens, et elle les broie à s'en faire éclater les phalanges. Arrête donc de discutailler, petite gourde ! Crois-tu vraiment que je vais gober tous tes mensonges ? ... éructe t-elle en lui plaquant le bras au sol et en l'y maintenant d'une poigne solide.

Rassurée, Raffaella cherche à bloquer sous son genou le second bras de sa frêle rivale, et sa main libre se referme à nouveau sur la gorge d'Angélyne. Un rictus sarcastique et sinistre plisse méchamment ses lèvres peintes lorsqu'elle constate que sa fragile ennemie éprouve bien du mal à gigoter encore. Ça fait un bail que j'attends ce moment ! J'ai du me retenir parce que Daran s'était entiché de toi, mais cette fois c'est la guerre ! Je n'aurai plus aucune pitié ! Ton unique chance de vivre est de me rendre les documents que tu nous as volés !

Elle serre progressivement, sans aucune hâte. Son pouce s'enfonce cruellement dans la chair tendre du cou d'Angélyne. Ses autres doigts lui compriment la gorge. Elle devine la suite. L'oie blanche va craquer dans les secondes qui viennent, et Raffaella rentrera fièrement avec les lettres et les parchemins. Elle jubile déjà à l'idée que, de toute manière, ce n'est que partie remise. Si ce n'est point aujourd'hui, un jour ou l'autre, elle tuera cette petite dinde avec autant de plaisir qu'elle a achevé sa mère ... Dépêche-toi de me conduire à ta cachette, sinon tu es morte ! Pense à ton beau Yannick, as-tu déjà envie que votre histoire s'arrête ici ? Il ne saura même pas qui t'a zigouillé, cet idiot ! Allez, parle ! Je m'impatiente ! ... ricane t-elle impitoyablement.

La Palder déplace imperceptiblement ses cuisses afin de raffermir sa prise, se délectant du visage crispé et endolori de son adversaire. Cette bécasse va parler, c'est aussi sûr que deux et deux font quatre !

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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Dim 1 Avr 2012 - 10:16

Son bras libre, infime chance de salut, ne l'est pas resté longtemps, Raffy l'a aussitôt contrée et piégée douloureusement, s'ingéniant à lui faire mal, par pur plaisir. Elle est d'une force phénoménale, et Angélyne commence à craindre le pire, car si par le passé, les coups bas cruels et les méchancetés gratuites avaient été les seuls échanges de civilités entre elle et la nièce de Palder, il semble qu'à présent elle laisse libre cours à sa férocité, et qu'elle ne soit pas loin d'avoir réellement envie de la tuer ! Elle doit trouver une idée, et vite ! Car elle n'a aucune chance de retourner la situation à son avantage par la force.

- Tu n'es qu'une stupide garce ! Une garce jalouse et cupide, tu n'as jamais supporté que Daran me préfère à toi ! la défie-t-elle, crânement, cherchant désespérément quelque chose qui lui permette de se défendre, de se dégager de cette folle furieuse. Avec détermination elle se tortille, se débattant comme une sacrée diablesse pour échapper à la poigne de fer de son hargneuse adversaire, elle continue, opiniâtre : - Mais il est bien trop laid, pour que je le laisse poser ses mains de vieux pervers sur moi ! Qu'irai-je faire chez lui ? De grâce ... cherche un autre … coupable ... lâche … moi, par pitié !

Ses derniers mots se terminent piteusement dans un faible gargouillis, alors que les doigts crochus de cette brute malfaisante de Raffy, se resserrent impitoyablement autour de son cou frêle, marquant sa chair tendre de leurs empreintes meurtrières, elle redouble alors d'efforts pour libérer son autre bras et elle tire dessus à s'en faire mal. Mais rien à faire les cuisses de cette virago sont aussi dures que de l'acier trempé dans l'ithylium. Angélyne commence sérieusement à manquer d'air, et ses gestes perdent peu à peu de leur vigueur, des taches noires dansent devant ses yeux voilés, obscurcissant son jugement, mais aussi son champ de vision. Le visage abject déformé par la haine de cette harpie disparaît dans un halo brumeux.

La peur, insidieuse, l'envahit, étreignant douloureusement son cœur, s'infiltrant dans toutes les fibres de son corps meurtri. Elle a peur de ne plus jamais revoir Yannick, peur de ne plus jamais sentir ses lèvres sur sa peau, peur de disparaître pour toujours. Et dans un ultime sursaut désespéré, c'est la jeune femme amoureuse qui extirpe son bras gracile de l'étreinte de fer des jambes de Raffy, mais le voile opaque qui flotte devant ses yeux clairs altère les distances et ses doigts glissent dans le vide, manquant de peu les cheveux roux de son assaillante. Sa main s'affaisse mollement sur le sol comme une feuille morte emportée par la brise. Ses forces l'abandonnent, s'effritent à la mesure que son souffle se tarit. Angélyne n'a même plus la force d'implorer, et un seul mot s'échappe de sa bouche, se meurt sur ses lèvres, quasiment inaudible : - Yannick ...
Mais la vie se dérobe, s'enfuit ... C'est fini, songe-t-elle, sombrant dans les limbes nébuleuses de l'inconscience.


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Lun 2 Avr 2012 - 4:59


Stupide garce ! Jalouse et cupide ! Décidément, cette petite dinde inconsciente a beaucoup trop de culot, beaucoup trop d'arrogance ! Elle va regretter d'avoir proféré de telles injures ! Et Raffaella resserre encore les doigts sur la gorge délicate de son adversaire, si bien que les dernières répliques d'Angélyne meurent sur ses lèvres, presque inaudibles, telle une plainte rauque bredouillée dans un ultime souffle de vie. La Palder triomphe, elle a désormais droit de vie ou de mort sur sa rivale, qui capitule, qui réclame sa pitié. Elle fait moins la fière maintenant ! Sans ces fichus documents à retrouver à tout prix, la sentence serait évidente, le châtiment serait inéluctable, et la Montaigu rejoindrait ses idiots de parents dans l'oubli éternel de l'au-delà. Mais le dossier brûlant reste la priorité ...

Dans un misérable sursaut, dérisoire autant qu'inutile, Angélyne a dégagé son bras, mais les forces lui manquent, et il gît pitoyablement sur la terre battue de l'écurie. Son dernier mot, ridicule et pathétique, amène un sourire sur la bouche ravie de la Palder. Il est loin ton Yannick, petite gourde, et son tour viendra, sois en sûre ...

La mauviette n'a sans doute pas entendu le rire cruel de sa tortionnaire. Elle s'est évanouie. Raffaella le vérifie avec un brin d'inquiétude. C'est parfait, son pouls est faible et fuyant, mais elle est vivante, quoiqu'endormie pour un bon moment sans doute. Elle ne parlera donc pas pour l'instant, et la harpie ne peut s'éterniser dans le manoir, car cet abruti de Saule ne restera pas absent durant des siècles ! Il doit être pressé de retrouver sa brindille ! Dès lors, la Palder n'a qu'une seule solution, emmener cette jeune bécasse loin d'ici pour lui tirer les vers du nez dans un endroit plus sûr, où personne ne la dérangera. Raffaella se redresse, remet un peu d'ordre dans sa coiffure, époussette sa tenue de cuir tandis qu'elle cherche du regard de quoi ligoter sa victime inanimée. Là, un licol ! Il est souple et solide à la fois, et il conviendra parfaitement pour immobiliser cette sale petite fouine !

Elle s'en saisit, farfouille un brin dans les poches d'Angélyne sans y trouver rien d'intéressant, la fait rouler sur le ventre, agrippe sans ménagement ses poignets et les lui attache solidement dans le dos. Bien. Elle vérifie soigneusement les nœuds. Pas de crainte à avoir, la Montaigu est ficelée comme un saucisson et ne pourra même pas remuer le petit doigt. Où va t-elle l'enfermer, à présent ? Tout en jetant sa frêle captive sur son épaule, Raffaella réfléchit un court instant, décidant de la cachette la plus efficace, puis elle s'éloigne vivement vers les buissons parmi lesquels elle a dissimulé sa monture. Sa prisonnière est vraiment maigrichonne, et la Palder n'éprouve aucun mal à la hisser sur l'encolure de l'animal.

Un coup d’œil vers le sentier. Aucune trace de Yannick, mais c'est à travers bois que la harpie mène sa jument, au galop, en direction de l'arbre-maison de sa mère Greta. Cette vaste propriété familiale comporte quelques annexes peu utilisées, qui servent uniquement à offrir l'hospitalité à leurs amants de passage. Pour des raisons évidentes de discrétion, et pour que mère et fille puissent y jouir de l'intimité la plus absolue, les membres de leur personnel n'ont pas le droit de s'approcher de ces pied-à-terre clandestins, sous peine des pires représailles, et chacun se conforme docilement à ces instructions. La Montaigu y sera introuvable.

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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mer 4 Avr 2012 - 8:01


Éponger ses dettes ... Cette formulation est d'autant plus adéquate que ces maudites dettes, contractées à des taux astronomiques, lui ont servi presque exclusivement à boire comme une éponge. Yannick n'en est pas fier. Il va traîner comme un boulet ses aveuglements du passé. Malgré l'aide de la puce, usuriers et prêteurs sur gages ne sont pas près de revoir l'entièreté de leurs galons, et la brebis galeuse des Saule doit s'attendre encore à d'innombrables complications avant de toucher enfin au but : effacer toutes les ardoises.

A toutes choses il faut un début. Et notre gentilhomme ruiné est radieux en guidant son vieux cheval à travers les sentiers menant au manoir. Il a donc provisoirement calmé un de ces enquiquineurs en lui remboursant une partie importante de ses emprunts, mais surtout, dans quelques minutes, il va retrouver son mignon farfadet et la dévorer de ses baisers brûlants. Rien que d'y penser, une tendre effervescence le gagne, et, contrairement à ses habitudes, il pousse sa vieille monture au delà du raisonnable, franchissant fossés et talus sans ralentir l'allure, comme si le brave animal était Pégase, ni plus ni moins. Un remue-ménage tumultueux éclate dans sa tête, mélange confus d'impatience, de désir, de fougue. Angélyne sera t-elle près de la grille à l'attendre ? Ou bien dans la cuisine, s'escrimant de ses petites mains à préparer le repas ? Ou bien encore sera t-elle allongée dans le baquet fumant, débordant d'une eau tiède et parfumée ? Il l'imagine déjà, nue, désirable et offerte. Un sourire naît sur le visage halé de Yannick ! Il rayonne ! Il trépigne ! Plus vite ! Encore plus vite !

Le toit gris de la propriété lui apparaît enfin, entre la cime des arbres. Monture et cavalier franchissent la grille d'un saut prodigieux, digne des chevaliers peuplant les légendes immortelles. Yannick jaillit de son vieux cheval alors que celui-ci court encore ! Pas le temps de le rentrer dans son box ! Le jeune homme franchit d'un bond l'entrée de la bâtisse, enjambant les débris de la porte déglinguée ! Où est-elle ? Il se laisse guider par ses sens, et visite chaque pièce ! D'abord les plus confortables, cuisine, salle d'armes, chambre. Personne ! Ensuite les autres, les plus sales, les plus humides. L'écurie, les caves, les greniers ! Il court partout comme un beau diable, ou plutôt comme un damné ! Hurlant, s'époumonant en vain ! L'idée d'une farce de la puce l'effleure un instant, mais non, ce n'est pas possible, elle ne le laisserait pas dans un tel état d'inquiétude et de perplexité. Angoissé, affolé, torturé d'appréhension et d'incertitude, il se jette vers l'armoire aux vêtements où la puce a rangé ses quelques robes. Elles sont là ! Tout est là, même si Yannick croit remarquer un désordre inaccoutumé parmi les piles de linges.

Le jeune gentilhomme se décompose. Il n'y comprend rien ! Il est certain d'une seule chose : la puce n'a pu l'abandonner ainsi ! Et personne n'est au courant de leur amour, ils y ont veillé rigoureusement ! Égaré, désespéré, il s'abat sur le lit, comme un cheval mort. Et il pleure ...


Il pleure de détresse, d'incompréhension, d'impuissance, mais, lorsque revient le matin, c'est la rage qui progresse en lui, qui s'impose, puis qui explose comme un ouragan dévastateur. Yannick balaie tout sur son passage, du revers le la main, ou à coups de poings. Les rares bibelots volent en éclats à travers la chambre, et une pluie de verre brisé s'abat sur le parquet. Le jeune gentilhomme se met à errer dans les couloirs en hurlant comme un animal blessé, broyé par un immense chagrin.




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Jeu 26 Avr 2012 - 10:02

Sur son élégante et véloce monture, Raffy a quitté son hâvre de paix, tôt ce matin, à l'heure où le soleil s'éveille et embrase le ciel de Midel-Heim. Elle a revêtu son élégant ensemble de cuir, d'un bleu sombre, presque noir, qui souligne sa silhouette de liane et réhausse son teint d'opaline. Elle galope, son opulente crinière rousse flottant au vent, telle une déesse de la victoire, elle galope vers le Manoir Saule, où elle sait trouver cet abruti de Yannick, rongé par le désespoir, après la disparition de cette idiote d'Angélyne. Toutes les cartes sont dans sa main, cupide et cruelle, son jeu est gagnant, elle va se débarrasser de ces deux boulets insignifiants, récupérer les documents de son oncle, et recevoir les félicitations, la reconnaissance et l'estime du clan Palder au grand complet !

Sur l'allée, envahie par les mauvaises herbes, qui serpente jusqu'à la porte de la vieille maison, elle ralentit le rythme, savourant la décrépitude de la façade autrefois majestueuse, elle arbore un sourire de triomphe, elle vient pour soumettre celui qu'il l'a repoussée, il y a quelques années. Elle jubile à l'idée de le voir à genoux devant elle, car elle détient sa minable vie et celle de sa petite roulure entre ses blanches mains. Elle saute au bas de son vaillant destrier, et sort de sa poche le lambeau de soie gris perle, qui chatoie au soleil matinal, elle froisse férocement la malheureuse étoffe, et la remet rageusement dans sa veste. Elle vérifie également que sa dague effilée, au manche d'ivoire sculpté, réhaussé de jade, est bien dissimulée dans sa manche, avant de saisir plusieurs fois le heurtoir et de le laisser retomber sèchement dans un lugubre claquement métallique, qui résonne dans tout le Manoir.

Là, devant cette vieille porte de bois, rongée par le temps, Raffy préfère attendre prudemment que cet idiot de Yannick vienne à elle, pas question qu'elle se fasse surprendre en entrant pour le chercher dans cette grande bâtisse. Ils ont joué plus d'une fois à se cacher, du temps de leur liaison orageuse, à se poursuivre dans les couloirs richement décorés. Les cachettes sont bien trop nombreuses pour qu'elle se risque à l'intérieur autant attirer le bellâtre débauché à l'extérieur. Il est sûrement en train de cuver son vin, après s'être saoulé hier soir, quand il a constaté que sa stupide oie blanche avait disparue. Elle n'a toujours pas compris ce qu'il peut bien lui trouver à cette naine fade et insignifiante. Aucun homme digne de ce nom, ne peut se retourner sur ce piteux laideron !

Raffy s'impatiente, Raffy commence à battre du pied, la mesure de son irritation ! On ne la fait pas attendre ! Elle a hâte d'écraser ce moucheron de Yannick avec la preuve qu'elle détient bien sa dulcinée, elle veut le voir se décomposer, comprendre qu'elle peut réduire la Montaigu à néant. Elle veut le voir à genoux, la supplier de lui laisser revoir l'autre punaise ... Mais tout cela n'est rien en comparaison de ce qu'elle leur fera subir, quand les documents seront en sa possession ...
Et alors que la porte s'ouvre en grand, une joie mauvaise s'inscrit sur son visage, qui pourrait être charmant, s'il ne reflétait son caractère si cruel ...
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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Ven 27 Avr 2012 - 1:37


Il hurle de rage et de douleur, à en déchirer les cieux, butant contre les murs comme un animal pris au piège, s'étalant finalement de tout son long au bas des escaliers, le nez dans la crasse et les débris de verre. A demi inconscient. Trois syllabes ressuscitent inlassablement sur ses lèvres, trempées de larmes, comme une tragique et obsédante mélopée ... Angélyne ... Angélyne ... Où es-tu ?

Soudain, son dernier sanglot se meurt dans un hoquet de surprise. Des coups ! Des claquements secs ! Du fond de ce brouillard épais qui estompe les contours des colonnades habillant l'entrée, et de cette hébétude qui le submerge et l'ensevelit, Yannick les perçoit de nouveau, ces claquements qui font vibrer l'air empli de moiteur et de désespoir.

S'appuyant sur les paumes de ses mains, il se redresse péniblement, tel un duelliste à demi mort, aux entrailles transpercées d'une lame, luttant pour survivre encore un instant. Voilà ! Il est debout, il titube, la tête entre les mains, cherchant à interpréter ce martèlement lancinant qui résonne douloureusement entre ses tempes, et à en découvrir l'origine. Tout-à-coup, il comprend. La porte d'entrée ! Quelqu'un frappe ! C'est elle ! C'est un braillement de bonheur et de soulagement qui répond à ces coups répétés, un braillement surgi du plus profond de son âme ! - Angélyne !

Elle est là ! Enfin !

La brume en lui se dissipe, et Yannick se précipite vers le battant de bois vermoulu ! Ivre d'amour et de joie ! Mais ... Mais pourquoi n'entre t-elle pas ? La porte n'est même pas fermée à clef ! Peut-être n'est-elle pas seule ? Peut-être a t-elle rencontré un souci ? Ces questions se bousculent confusément dans la caboche de la brebis galeuse des Saule, sans atténuer toutefois le sourire radieux qui s'est incrusté sur ses lèvres. Vite ! Il plaque la main sur la clenche piquetée de rouille, il ouvre tout grand, et ... - Raffaella ?

L'immense sourire de Yannick se métamorphose aussitôt en un rictus d'incompréhension et de dégoût. La Palder ! Que fiche t-elle là, cette catin, cette sangsue, juste au moment où son joli farfadet ne donne plus signe de vie ? Nul doute, il ne peut s'agir d'une coïncidence ! Le gentilhomme connaît par cœur ce faciès à la fois charmant et intraitable, il n'y perçoit cette fois que dédain et triomphe ! Il comprend tout ! Assurément, la cause de la disparition de la puce est là, face à lui ! Que désire t-elle ? Il l'ignore encore mais son sang ne fait qu'un tour ! Avant que cette ordure ne puisse ouvrir le bec, Yannick la saisit par le cou, et l'adosse durement contre la muraille de vieilles pierres !

- C'est toi ! Je le sais ! C'est toi qui a fait disparaître Angélyne, et tu viens me narguer chez moi, ignoble créature ! Qu'as-tu fait d'elle ? Parle, ou bien je t'étrangle illico ! Les doigts du jeune homme pressent impitoyablement sur la gorge de la Palder, sa réaction épidermique surprenant la harpie.




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mar 1 Mai 2012 - 9:02

Quelle immense satisfaction que de voir se décomposer l'expression de stupide béatitude qui se fige et s'effiloche sur le visage de ce minable de Yannick. Il réagit si vivement que Raffy ne contre pas son attaque ni même énonce un seul mot. Acculée contre les vieilles pierres du porche, elle ne peut que chercher son souffle, à moitié étranglée par les mains pataudes de cette misérable brute. Il a compris la raison de sa présence, enfin une infime partie, il vocifère, hurle, tempête, mais qu'importe, il ne lui fait pas peur. Une grimace de douleur naît toutefois sur ses lèvres artistiquement peintes, et elle murmure avec peine :

- Ta petite dinde est morte ... Si tu continues ... Insensiblement, l'étau rageur se relâche, elle est parvenue à lui faire craindre le pire, à le faire hésiter, et elle en profite aussitôt pour le frapper violemment du poing, atteignant son nez qui se met à saigner, puis elle le repousse si brutalement, qu'il perd l'équilibre et se retrouve assis sur le pas de sa porte. D'un geste vif, la précieuse dague jaillit de son écrin de cuir, et accroche les rayons flamboyants du soleil matinal, Raffy la fait scintiller, et approche la pointe effilée et menaçante du visage éberlué de sa malheureuse victime : - Tu as vraiment une mine effrayante, mon pauvre Yannick, se moque-t-elle dans un resplendissant sourire, au charme aussi vénéneux. que les Délicates, ces fleurs fragiles, dont on extrait un poison mortel. Tu te laisses aller, mon ami, je t'ai connu plus alerte et bien plus appétissant, regarde-toi, une vraie loque ! Elle ne te vaut rien, cette petite trainée d'Angélyne, faudra d'ailleurs un jour que tu m'expliques ce que tu peux bien lui trouver à ce squelette ... Mais bon je ne suis pas venue pour prendre le thé !

Avec une moue de dégoût, pour ce qu'est devenu celui dont elle espérait faire sa marionnette de prédilection, elle extirpe de sa poche, le lambeau chatoyant de soie grise et l'agite mollement sous les yeux embrumés de son piteux ex-amant. Elle observe attentivement sa réaction, sa panique, son angoisse qui se reflètent dans son regard troublé. Pfffff, pas étonnant qu'il ait perdu le reste de sa fortune au jeu, son visage est un vrai livre ouvert ...

- Tu le reconnais ? Je l'ai déchiré sur ta petite chérie, sa peau est si blanche, on dirait un spectre, et ses seins sont si minuscules ! C'en est ridicule ! s'esclaffe-t-elle, impitoyable, caressant le visage contracté du jeune Saule avec l'extrémité de l'étoffe soyeuse, qui porte encore l'odeur douce et sucrée d'Angélyne, elle jubile, s'amuse à le torturer, en le laissant imaginer tout ce qu'elle a fait subir à sa nouvelle et fragile catin. - Elle n'a guère de résistance cette petite roulure, Maman la surveille en ce moment et elle aime beaucoup bavarder, je suis sûre ... qu'elle ... comment dire ? ... Qu'elle s'en occupe très ... consciencieusement ... Deux secondes d'hésitation, juste pour le faire souffrir encore un peu plus ... Mais revenons à nos affaires, tu as en ta possession des papiers qui appartiennent à mon oncle, que je tiens à récupérer au plus vite, sinon je m'amuserai avec ton avorton de pucelle, jusqu'à ce qu'elle crève très, très, très lentement ...

De ses yeux aux reflets métalliques et froids comme un ciel d'hiver, Raffy toise Yannick, un sourire cruel aux lèvres, sa vengeance a un goût de miel, mais elle n'en a pas encore fini avec ce pantin, ni avec son pygmée efflanqué d'ailleurs ... Doucement, pas de hâte, pas de précipitation, elle savoure pleinement ce moment, intensément. Elle hésite un quart de seconde à lui donner des précisions sur ce qu'elle fera à son otage, mais si elle veut recueillir toute la gloire de cette affaire, auprès de son oncle Daran et de ses associés, elle doit se presser de poser ses conditions pour récupérer les documents compromettants.

- Je vais me montrer magnanime, je te propose un échange, ta putain famélique, contre le dossier que vous avez caché ici. énonce-t-elle posément. A midi tapantes, tu devras m'apporter tout ça, où nous avions l'habitude de pique-niquer, sur la rive du Fleuve de Vie, à la lisière de la forêt. Tu t'en souviens ? Elle éclate d'un rire sardonique, fixant le jeune homme d'un regard provocant. Nous y avons passé de très bons moments, je raconterai tout ça à cette gourde d'Angélyne en l'amenant, qu'elle sache ce que tu apprécies vraiment ...


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mer 2 Mai 2012 - 7:30


Quatre mots ! Pas davantage ! Quatre mots qui suffisent pour que le masque de colère du Bellâtre se fendille de part en part et pour qu'il vole en éclats. La rage s'étiole sur son visage, elle s'enfuit, elle meurt, elle cède la place à un immense désarroi, à un sentiment de panique irrépressible. C'est exactement ce qu'il avait subodoré en apercevant Raffaella, cette garce immonde : Angélyne est entre les mains de cette bande d'ordures malfaisantes, et la vie de sa puce ne tient plus qu'à un fil. Il sait de quelles cruautés et perfidies sont capables les Palder ! De lointaines confidences sur l'oreiller lui reviennent en mémoire, Raffy a eu la langue un peu trop longue quelquefois, et ce flux de souvenirs qui rejaillit soudain du fond de lui n'a rien de rassurant.

Les épaules de Yannick s'affaissent, ses doigts crispés sur la gorge de Raffaella abandonnent leur proie, ses bras glissent lentement vers le bas. Le Bellâtre mollit, il abdique déjà. Il est aussi captif que sa princesse, captif de la cruauté des Palder.

Et le coup part, imprévisible, violent, imparable. Le nez de Yannick explose, ses bras ballants ne trouvent rien pour s'y raccrocher, et le jeune gentilhomme se retrouve au sol, adossé à l'entrée. Déjà diminué par sa nuit dantesque, le bougre est sérieusement ébranlé. Un goût de sang s'éveille dans sa bouche. Triomphante, la harpie lui agite sous les yeux un lambeau de soie grise, arraché au corsage d'Angélyne. Le doute n'est plus permis. D'ailleurs cette confirmation était inutile, l'horrible vérité s'est engouffrée en lui par chacun de ses pores. La Palder l'achève par quelques phrases qui lui font craindre le pire pour sa sylphide. La puce est sous la surveillance de Greta, qu'il ne connaît que de réputation, mais dont il appréhende les turpitudes et la méchanceté. Telle mère, telle fille, dit-on, et son mignon lutin pouvait difficilement tomber plus mal qu'entre les pattes de cette vermine en dentelles.

Raffaella en arrive progressivement au but de sa visite. Tout s'éclaire désormais. Cette teigne est au courant de tout ! Elle sait que les documents dérobés à Daran sont dissimulés au manoir ! Sans doute a t-elle réussi à espionner les amants, ou à faire avouer Angélyne !Yannick n'ose pas imaginer comment elle s'y est prise pour faire parler sa frêle compagne, si tel est le cas, et il est prêt à se soumettre à la volonté et aux ultimatums de son ancienne maîtresse pour arracher son mignon farfadet des griffes de cette bande d'odieuses crapules. Inutile de jouer au matamore, au fier-à-bras, c'est Raffy qui tire les ficelles. Yannick est contraint de la jouer profil bas. Qu'il passe pour un couard ou une lavette lui importe peu, seule compte la vie de sa belle.

La harpie jubile, son succès la rend volubile, et elle dicte âprement ses exigences : s'il veut revoir sa princesse, le Bellâtre n'a pas d'autre choix que d'accepter le rendez-vous qu'elle lui fixe. Midi, au bord du fleuve, là où ils se retrouvaient autrefois, avant que leur liaison ne batte de l'aile. Cet emplacement est remarquablement choisi, car il se situe à la lisière de la forêt, là où elle commence à être plus dense et où elle est éloignée des routes principales. Là où personne ne pourrait les surprendre à l'instant fatidique de l'échange. Visiblement, la garce a tout prévu, et le gentilhomme se retrouve acculé, sans autre issue possible, comme un animal sauvage coincé au fond de sa tanière par la meute du chasseur. Un instant, il a bien envisagé de se ruer dans les jambes de la Palder pour la désarmer, mais une telle initiative serait pure folie, car même s'il parvenait à capturer cette fichue catin, ça ne lui rendrait pas Angélyne, et les salauds qui la retiennent se vengeraient sur elle.

- J'accepte, je n'ai pas le choix ! ... admet-il en se relevant péniblement. Tu as gagné la partie ! Je serai au rendez-vous avec ton dossier ! Mais si tu as touché à un seul cheveu d'Angélyne, tu ne seras plus tranquille jusqu'à la fin de ton existence ! Un jour ou l'autre, je surgirai devant toi et je te ferai la peau ! Yannick ne l'ignore pas, cette menace n'ébranlera sans doute pas la Palder, mais ce sursaut d'orgueil lui permet au moins de sauver la face.




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Ven 4 Mai 2012 - 2:56

Par Vama que cette victoire a une saveur exquise, enivrante comme un vin capiteux ! Ce bellâtre pleurnichard qui rampe à ses pieds, c'est la cerise sur le gâteau, et pour quoi ? Pour une stupide oie blanche sans aucun intérêt ! C'est plus qu'une victoire, c'est un triomphe qui amène un large sourire insolent sur le visage de Raffy. Redoutable négociatrice, elle enfonce le clou et termine de poser ses conditions. Avec dégoût, elle contemple sa proie déchue, jouant avec elle comme le chat avant de dévorer la souris. Il n'est plus que l'ombre de l'homme qu'elle a aimé autrefois, et qui l'a jetée dehors quand il a découvert, qu'elle mijotait de s'approprier sa fortune d'alors.

Dommage, il ne saura jamais qu'il a bien failli devenir son associé dans ses basses oeuvres, qu'elle l'aimait assez pour lui donner une part du gâteau. Et c'est avec dédain qu'elle considère son sursaut d'orgueil et ses menaces dérisoires, elle n'a plus que haine méprisante envers cet homme pitoyable qu'il est devenu, et c'est sans aucune pitié qu'elle s'amuse à le persécuter encore, se nourrissant de la douleur et de la peur qui s'affichent sur son visage, et ternissent ses yeux terreux ...

- Tu as intérêt à être ponctuel ! Je sais que ce n'est pas ta qualité première, mais si tu as, ne serait-ce que quelques minutes de retard, je n'hésiterai pas à m'occuper de ton laideron stupide. Et viens seul, inutile d'ameuter la Milice, sinon tu ne la reverras jamais vivante ... Et tu peux ravaler tes menaces, si jamais il m'arrivait quelque chose, je m'arrangerais pour que la Montaigu, disparaisse à jamais. A toi de voir ,si tu veux revivre ces dernières heures ...

Un dernier regard gris aussi glacial qu'un crépuscule d'hiver cloue le rejeton dégénéré des Saule sur le pas de la porte de son minable Manoir en ruines, Raffaella recule lentement jusqu'à sa monture qui se régale paisiblement des mauvaises herbes de l'allée, elle veut garder en mémoire l'image défaite de sa sordide déchéance. Il ne devinera probablement jamais qu'elle en est à l'origine, mais peu importe, il a eu le tort de ne pas la traiter comme elle le méritait. Conquérante victorieuse, elle enfourche l'animal qui s'est redressé à l'approche de sa cavalière. Elle ne peut s'empêcher de lancer une dernière pique acerbe, avant de lancer son destrier au galop vers Midel-Heim, pour rassembler ses complices et se rendre au rendez-vous.

- Ne me fais pas attendre, Yannick, ou il en cuira à ta vilaine petite catin !
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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Ven 4 Mai 2012 - 13:45


Son réflexe d'orgueil n'est qu'éphémère, risible et pathétique. Yannick est livide à présent, il se tasse un peu plus à chaque sommation, à chaque coup de semonce de cette manipulatrice bien plus rouée que lui, qui, de plus, dispose de tous les atouts dans son jeu. Raffaella exulte, elle a l'occasion de se venger, d'écraser de sa morgue et de sa suffisance son ancien amant, d'en faire de la charpie, et elle ne s'en prive pas. L'arrogant gentilhomme qu'il était autrefois ne pèse pas bien lourd entre les pattes de la harpie. L'angoisse lui tenaille le ventre, il n'est pas en mesure de lutter, ni même de réfléchir. Il hoche la tête, il se soumet, il accepte tout en bloc. Il prend vaguement conscience que ce rendez-vous pourrait bien se terminer par un affreux carnage qui les laissera sur le carreau, la puce et lui-même, car il est aisé pour les Palder de leur tendre un piège et de les massacrer dès qu'ils auront récupéré les documents, mais il n'a pas d'autre choix. C'est en toute connaissance de cause qu'il va se jeter dans la fosse aux serpents pour en arracher Angélyne.

Raffaella quitte le manoir après un dernier avertissement qui fait mouche. Midi est encore loin, mais la Palder lui rappelle qu'il n'est pas question qu'il soit en retard ! Une peur panique, brutale et écrasante, s'abat sur les épaules du gentilhomme ! Et s'il y avait un imprévu ? Si une catastrophe le retardait ? Non, il ne veut pas l'imaginer ! Vite ! Dès que l'abominable garce s'est éloignée, Yannick réintègre précipitamment le manoir ! Il se sent d'une insigne faiblesse, mais il sera à l'heure ! Il le faut ! Avisant dans un couloir un seau rempli d'une eau saumâtre et rance, il y plonge vivement la tête. La fraîcheur du liquide le surprend, elle raidit sa longue silhouette ployée en deux, mais il s'ébroue un moment, ce qui le ranime un brin et dissipe un peu les traces laissées par sa nuit de cauchemar et par la beigne qui lui a explosé le pif.

Vite ! Il se jette dans la salle d'armes et soulève vivement le heaume de l'antique armure qui se dresse au fond de la pièce ! Il introduit une main ... et ... un hurlement d'effroi lui échappe ! Le dossier n'est plus là ! Non, ce n'est pas possible ! Il a du glisser à l'intérieur de la cuirasse ! Affolé, il renverse le géant d'acier d'un coup d'épaule, et tâtonne au fond de ses entrailles ! Par Vama, ses doigts se referment sur une liasse de parchemins, et il les extrait par brassées entières ! Diantre ! Il a bien cru mourir en constatant leur absence ! Il les regroupe et les empile ! Voilà ! D'un pas rapide, il traverse la salle jusqu'au mur opposé, couvert d'armoires, et il s'empare précipitamment d'une épée, puis d'une dague qu'il camoufle sous sa chemise ! Le voilà paré ! Il est prêt à défendre sa vie et celle de la puce !

Inutile d'attendre plus longtemps et de se morfondre entre les quatre murs du vieux manoir ! Peut-être qu'en rejoignant le premier les abords du fleuve, et en se dissimulant parmi les buissons, il pourra espionner l'arrivée de ces salauds et les surprendre, s'ils ne sont pas trop nombreux et s'ils arrivent au rendez-vous trop sûrs de leur supériorité et de l'infaillibilité de leur stratagème. Yannick se rue dans l'écurie, selle sa vieille monture, et disparaît au grand galop sous les arbres, enchaînant les sentiers menant vers l'emplacement prévu pour l'échange.




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mer 20 Juin 2012 - 1:27


[Plus tard]


A bout de forces, le jeune gentilhomme a posé sa compagne dans l'herbe rase du rivage, tout en la gardant précieusement serrée contre lui, et ses yeux noisette inspectent les dernières traces de l'impitoyable duel qui l'a opposé aux Palder et à leurs sbires. De son côté, le délicieux farfadet examine attentivement les blessures qui parcourent le torse de son amant, et ce qu'elle découvre les rassure. Certes il a besoin de soins, tout comme elle, mais les entailles ne sont que superficielles, et le temps cicatrisera les plaies.

Ce qui est plus préoccupant, c'est ce que Angélyne a remarqué dès leur retour sur les lieux du combat : il manque un corps au centre de ce sinistre tableau. Si les cadavres sanguinolents des deux escrocs souillent bien entendu la clairière silencieuse, l'infâme Greta s'est volatilisée. Bien-sûr, elle n'était qu'évanouie, mais cette garce a récupéré plus rapidement que prévu ! C'est donc une seconde bête fauve qui rode désormais dans la nature, sans doute moins brutale, moins démente que sa fille, mais néanmoins infiniment dangereuse, car plus sournoise, plus manipulatrice. Une même rancune doit les habiter, en cet instant. Sans doute Greta ne présente t-elle pas une menace dans l'immédiat, car elle n'oserait pas affronter Yannick, même si celui-ci est diminué, mais elle est capable d'une riposte inattendue un jour ou l'autre, en compagnie de sa bande de scélérats, ou du moins de ce qu'il en reste.

Néanmoins, dans l'état précaire où errent les tourtereaux, il est inutile qu'ils prennent des risques et qu'ils s'attardent à proximité du fleuve. Le manoir leur offrira un abri plus sûr que ces sous-bois, même s'il est ouvert à tous les vents. Les chemanoirs broutent à proximité, et les amants en choisissent un pour regagner leur tanière. Les autres suivent, habitués au contact de l'homme, et c'est un étrange cortège qui emprunte au petit trot les sentiers noyés de soleil. Ainsi que l'affirme la puce, ils peuvent avoir l'utilité de ces montures, et Yannick l'approuve d'un sourire. Les bras passés autour de la taille d'Angélyne, il tient mollement les rênes, et ralentit un brin l'allure lorsqu'il ressent que sa compagne s'assoupit contre lui, bercée par le balancement régulier de l'animal. En silence, attendri par la jolie frimousse toute sale, il blottit doucement la nuque de son bel ange contre son épaule, et pose sa joue contre la sienne, jusqu'à ce que les murs gris de leur manoir lui apparaissent au détour d'une allée. Du pied, il pousse la grille, pénètre dans l'enceinte de la propriété et laisse vagabonder les chemanoirs entre les arbres touffus qui offrent leur fraîcheur ombragée. Rien ne presse pour les mener à l'écurie, et ici ils n'ont à craindre aucun prédateur.

Délicatement, il emporte la belle endormie jusqu'à leur chambre, et la dépose sur le lit. Il se penche ensuite sur les dernières escarbilles qui rosissent encore dans la cheminée, et ranime le feu en y posant des brandons de paille et quelques bûches de bois sec. Ils ont besoin d'un bon bain et de beaucoup de repos maintenant. Et de beaucoup de tendresse après avoir failli tous deux perdre la vie. Après avoir retiré sa chemise en lambeaux et ses cuissardes, il accroche l'énorme marmite de fonte au-dessus des premières flammes, qui s'empressent d'enrubanner le récipient rempli d'eau. Il approche le baquet de bois et l'installe au centre de la dalle de pierre scellée devant le foyer. Voilà, il n'y a plus qu'à attendre que le feu fasse son office. Yannick retourne auprès du lit et débarrasse doucement Angélyne de ses bottes et de ses vêtements, sans la réveiller. Dors mon amour, ces quelques minutes de sommeil te feront le plus grand bien. La mignonne a le corps meurtri, cette garce de Raffaella a dû prendre son pied à la torturer aussi cruellement, mais elle le lui paiera un jour ! Par Vama, il ne l'épargnera pas lorsque l'occasion s'en présentera ! Tendrement, le gentilhomme aux yeux bruns effleure du bout des lèvres les ecchymoses marbrant ça et là les hanches et les cuisses de sa compagne, tandis que l'eau commence à frétiller dans la marmite. Les baisers qui soignent, rien n'est plus efficace ...

La main de Yannick accompagne sa bouche, elle s'attarde délicatement sur les charmantes rondeurs de la puce, et sur son ventre de fillette. Réveille-toi, ma chérie, le bain est prêt ... et j'ai besoin d'une infirmière ... et toi d'un masseur, non ? ... ajoute t-il en souriant largement.



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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Sam 23 Juin 2012 - 0:48

Du retour au Manoir, Angélyne garde un souvenir flou, mais qu'il est bon de se laisser dorloter ainsi. Allongée sur la douillette courtepointe, elle est complètement éveillée depuis que Yannick l'a délicatement déshabillée, mais elle garde ses yeux clos, savourant chacun de ses doux baisers, chacune de ses tendres caresses. Elle est épuisée par cette terrible aventure, mais elle a surtout besoin d'un bon bain. Et des attentions de son amant, mais lui aussi a besoin de soins, se souvient-elle brusquement. Et puis de toute façon elle n'y tient plus, sa peau commence à se couvrir de vaguelettes de frissons, appelant d'autres caresses, d'autres baisers encore et encore ...

Angélyne ouvre les yeux et sans un mot, elle attire le visage de Yannick tout près du sien, posant ses deux mains en coupe sur ses joues barbues. Elle se réchauffe dans les chaleureuses prunelles chocolat, puis elle taquine ses lèvres avant de les embrasser longuement, fougueusement, comme pour effacer ces heures sombres où elle a cru l'avoir perdu à jamais. Elle efface cette douleur indicible, insupportable, ce vide abyssal qui l'a engloutie, la laissant effondrée, apathique, privée de réactions et d'envie de vivre. Nul besoin d'alimenter sa haine contre Raffy, ce dernier méfait s'ajoute à une liste déjà longue, elle espère bien avoir l'occasion, un jour de lui régler son compte, et si possible définitivement, ainsi qu'à Greta, tout aussi nuisible et cruelle ...

Elle chasse les deux reines des harpies de ses pensées, pour revenir à Yannick, à leurs retrouvailles, à ce moment intime et tendre qui n'appartient qu'à eux. Demain il fera jour, demain il sera temps de réfléchir à la suite. Pour l'instant, elle suit de ses doigts légers les entailles superficielles qui zèbrent son torse. Le combat contre Daran a du être épouvantablement difficile, pour qu'un bretteur aguerri comme Yannick, soit autant marqué. Elle effleure à son tour chaque blessure de ses lèvres. avant de le pousser gentiment sur le dos, car c'est celle de la hanche qui l'inquiète le plus.

- Aide -moi, mon coeur, je voudrais voir de quoi à l'air ta hanche, avant qu'on aille au bain. Je pense qu'il lui faudra un peu plus que des baisers pour cicatriser ... A genoux sur le lit, la jeune femme tente de retirer la ceinture et le pantalon de son compagnon. Elle bataille un instant avant de tout jeter sur le tas que forme déjà ses affaires. A son grand soulagement, la plaie n'est guère profonde, et ne semble pas être trop grave, à l'aide d'un linge propre et humide, elle nettoie avec application et douceur les lèvres de l'entaille qui ne saigne pratiquement plus, la constitution robuste de Yannick étant déjà à l'oeuvre.
- Voilà, elle risque de te faire mal de temps en temps mais rien de bien dramatique, tu auras une jolie estafilade à montrer à tes enfants ! termine-t-elle, dans un sourire espiègle, en venant se lover contre la peau chaude et douce de son amant. Elle quête ses lèvres dans un soupir de bien-être, et s'enveloppe dans sa douce pelisse de tendresse. L'eau chantonne au-dessus des flammes, c'est l'heure du bain ... ou pas ...


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Sam 23 Juin 2012 - 8:39


La satisfaction de retrouver leur manoir, et surtout l'intense bonheur de pouvoir caresser à sa guise le corps menu de son précieux farfadet endormi, font scintiller les yeux noisette du gentilhomme. Mille petits cœurs multicolores y dansent gaiement, comme une nuée de lucioles qui vagabondent dans la tiédeur d'une nuit brune. Bigre, la puce c'est son présent, c'est son futur, c'est l'autre moitié de lui-même, il a eu si peur de la perdre que plus jamais il ne la laissera seule, il s'en fait le serment. Surtout que rôdent en liberté ces maudites Raffaella et Greta Palder, contre lesquelles sa tendre compagne s'avère bien démunie. Il doit se résoudre à l'évidence, jamais il ne fera une armoire à glace ou une bretteuse hors pair de son mignon lutin gracile. Il faudra absolument qu'ils sécurisent ce manoir, ouvert à tous les vents, ou qu'ils dénichent un animal domestique capable d'empêcher toute intrusion dans la propriété.

Ces pensées, un brin obsédantes, s'évaporent lorsque sa princesse ouvre les paupières, sous les caresses de son amant, qui se précisent et se prolongent, ardentes, polissonnes. Le frêle minois toujours maculé de boue et le faciès attendri de l'échalas s'épousent alors dans de longs baisers fougueux, baisers qui projettent dans les feux de la géhenne l'ombre des démons et des diablesses qui ont bien failli les éliminer définitivement quelques heures auparavant. Les voici nus tous les deux, et Yannick s'abandonne aux lèvres de sa compagne, qui s'arrêtent délicatement sur chacune de ses blessures. Mmmm, les baisers qui soignent ... Ce sont les bulles folles qui se trémoussent et éclatent à la surface de l'eau de la marmite qui les ramènent à la réalité, et Angélyne nettoie alors minutieusement les plaies qui jalonnent le corps de son amant. Yannick sourit lorsque la puce évoque les enfants qu'ils auront peut-être un jour et qui s'émerveilleront devant ces cicatrices. Des enfants ? Pourquoi pas ? Lorsqu'ils se seront dépêtres de cette situation financière plutôt calamiteuse et que leurs vieux murs abriteront des pièces saines et confortables, oui, pourquoi pas ?

En attendant que je te fasse plein de bébés, mon joli trésor, c'est l'heure du hammam ! J'n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi noir que toi ! Allez, zou, debout, ma cocotte ...

Il lui tape gentiment sur les fesses pour qu'elle se lève, remplit le baquet d'eau bouillante, la tiédit avec un seau d'une eau plus froide, y ajoute une huile parfumée aux senteurs exotiques, vestige d'une richesse déjà lointaine, puis il plonge un orteil indécis dans la mousse odorante.

Génial ! Il n'y a qu'un seul mot pour décrire tout ça, mon ange ! Sublimissime ... Viens vite ma crevette, sinon je prends toute la place !

Une éponge dans la main,Yannick s'assied au fond de la bassine, un peu trop courte pour ses longues jambes d'échassier, et il tend l'autre main à sa compagne, qui le rejoint et s'installe sur ses genoux. Donne-moi ton joli minois, ma sauterelle, et ferme les yeux ...

La tenant d'une main par la taille, le jeune homme redessine tendrement chaque trait du visage angélique de sa princesse, du bout de l'éponge mouillée, et en efface délicatement toute souillure, toute éclaboussure de boue. La frimousse de porcelaine, auréolée de cascades de lys, retrouve sa couleur virginale, sous l’œil charmé de la brebis galeuse des Saule. Ce qu'elle est belle. Hop ! Yannick contraint l'éponge à un nouveau plongeon sous la mousse, et la tord au-dessus des longs cheveux de neige d'Angélyne, d'où s'écoule aussitôt un torrent gris, qui couvre ses épaules et sa gorge graciles. Fichtre ! Y'a du boulot, mais c'est qu'il apprécie ce genre de besogne, le bougre ! Bouge pas ... N'ouvre pas les yeux, mon poussin ... Et il recommence, deux fois, cinq fois, dix fois, un sourire coquin aux lèvres. Ça devient un petit jeu charmant pour le grand brun, dont les prunelles espiègles ont repéré une autre cible, ou plutôt deux autres cibles, rondes, jumelles, délicieusement galbées, couronnées d'un téton tendre et fragile comme un discret bouton de rose. L'éponge devenue bien inutile s'en va flotter plus loin, au fil de l'eau presque immobile, tandis que Yannick embrasse tendrement un sein d'albâtre, et que ses doigts se perdent là, sous la mousse, le long des cuisses fuselées de la belle.




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Ven 29 Juin 2012 - 6:06

Dans la clarté dorée du feu qui crépite joyeusement, Angélyne laisse Yannick remplir le baquet. Appuyée nonchalamment au manteau de la cheminée, elle l'observe perdue dans ses pensées, les ombres ambrées se dessinent sur sa peau, jouent sur ses muscles, alors qu'il soulève la marmite d'eau chaude. Elle serait morte à l'heure qu'il est sans son intervention, elle lui doit la vie, et cette vie elle a bien l'intention de la remplir de milliers d'instants de bonheur comme celui-ci. Il lui faut absolument apprendre à se défendre, à défaut de se battre, Raffy reviendra, et elle veut être prête pour ce jour-là. Demain, ils s'occuperont d'effacer les traces de ce rendez-vous épouvantable, demain ils iront chez Daran, maintenant c'est l'heure du bain préparé avec amour par celui à qui elle doit la vie, celui qui est devenu sa vie ...

Un soupir de félicité pure s'échappe des lèvres d'Angélyne quand elle se glisse dans le baquet d'eau fumante et délicatement parfumée. Des effluves apaisantes d'un savant mélange de fleurs, se répandent dans la chambre, à l'atmosphère douillette. Les flammes orangées inondent la pièce d'une douce lumière d'or, qui se reflète dans les yeux de Yannick leur donnant une jolie teinte caramel. Elle s'assied sur ses cuisses prenant garde à ne pas heurter sa hanche blessée, se cale entre son bras et son torse, repliant ses jambes qu'elle emmêle à celles du jeune homme. Entre tendresse et jeu, entre caresse et toilette, la frontière est bien mince ...

L'eau qui ruisselle sur sur elle, n'est pas vraiment limpide, Yannick a du travail pour la débarrasser des restes de boue qui collent à ses cheveux et son visage, et il y met beaucoup d'application : - Tu vas finir par me noyer mon coeur, arrête ! s'écrie-t-elle en riant, tentant de stopper la cascade de mousse qui dévale ses joues propres à présent. La lueur coquine qui scintille dans les yeux noisette annonce d'autres jeux, d'autres caresses tendres. Angélyne se cambre sous la bouche gourmande qui embrasse ses seins menus qui se dressent à ces doux baisers. Tout cet amour, cette passion qui la submergent, plongent dans l'oubli ces heures sombres où ils ont craint l'un pour l'autre. Elle ne veut plus jamais s'éloigner de lui.

Les petites mains d'Angélyne entrent dans la danse sensuelle, s'aventurent sur la peau hâlée de son amant, ses lèvres effleurent, tout son corps brûle de ses retrouvailles ardentes. Elle a eu si peur, si mal, elle veut l'aimer pour effacer cette douleur, pour célébrer leur amour, leur vie à venir et pourquoi pas les enfants qui naîtront un jour, lorsque le manoir sera remis en état, lorsqu'ils seront prêts tous les deux à accueillir une nouvelle petite vie ... Elle veut l'aimer de tout son être, de tout son coeur ... jusqu'à la fin des temps ...

- Je t'aime, mon coeur, tu es toute ma vie, lui murmure-t-elle tout doucement, plongeant dans ses yeux bruns aux lueurs chaudes et douces. J'ai eu si peur de te perdre ... plus jamais ça ... Je t'aime tant, serre moi fort ... aime-moi ... maintenant ...


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Dim 1 Juil 2012 - 1:46


Baquet bouillant, tendresse et mots d'amour. Ce sont là trois ingrédients infaillibles pour hâter la guérison de nos tourtereaux, aussi bien de leur âme que de leur corps. Ils sont le poivre et le sel de leur reconstruction, de leur résurrection.

Lentement, les menues menottes d'Angélyne sont entrées aussi dans la danse, elles font écho à celles du gentilhomme qui s'approprient délicatement ses mignons seins blancs, elles folâtrent et volettent sur le torse halé de son amant, à l'image de ces Butineurs taquins et frondeurs qui peuplent les forêts de Matroos. Entre chaque baiser, entre chaque escarmouche, leurs lèvres s'échangent mille promesses, elles tissent à coups de soupirs et de « je t'aime » les contours de cet avenir somptueux qui les attend, elles rebâtissent les murs de ce manoir qui resplendira bientôt comme un astre. Et le reste, pour l'instant, Raffaella, les escrocs, la fatigue, leurs angoisses, basta, aux oubliettes ! Que les pires démons des plus sombres enfers embrasent d'un torrent de flammes ce qui reste des Palder !

Aime-moi ... Maintenant ... Voici le plus exquis des souhaits, la plus charmante des requêtes ... Et Yannick n'en pouvait plus d'attendre ! Il fait tendrement pivoter sa princesse, l'installe face à lui, tout contre lui, alors que l'eau tiède s'en vient escalader leurs corps, dans un léger murmure, un doux clapotis. Viens. La poitrine fière et opalescente de la brindille tend vers lui ses collines de lys et il les dévore une-à-une, longuement, y déposant une infinité de baisers brûlants, harcelant délicatement les tétons mordorés, érigés avec orgueil, de mille coups de langue légers, et d'autant de mordillements furtifs et précautionneux. Le farfadet tout mouillé est sa prisonnière, elle est captive de ses bras, de ses mains, de sa bouche, de leurs corps noués comme les branches de deux arbrisseaux voisins qui s'enchevêtrent et ploient ensemble sous le vent. Elle est sienne jusqu'à la fin des temps. Il creuse doucement les reins afin que leurs corps s'épousent en une merveilleuse harmonie, et il est en elle, déjà, allant et venant délicatement. Angélyne soupire, ses lèvres se crispent en un cri muet, elle s'abandonne. Il la mange des yeux, il ne voit plus qu'elle, elle est à lui, elle est lui, il veut vivre chacun de ses émois, il veut assister à chacun de ses frissons, à chacun de ses vertiges, avant que la folie ne les emporte dans son torrent de frénésie et ne brouille les contours de leurs visages. Avant qu'elle ne les étourdisse et ne les dirige selon sa volonté.

Leur danse sensuelle devient cahotique, caresses deviennent secousses, baisers deviennent morsures, et l'extase surgit soudain comme un raz-de-marée. Une explosion gigantesque de leurs sens les fait hurler ensemble, au centre d'une symphonie fantastique d'éclairs vifs et flamboyants qui a envahi la chambre. Ils s'écroulent dans la mousse, toujours enlacés, lèvres à nouveau jointes, épuisés par leur étreinte et par cette journée diabolique. La puce est toujours sa prisonnière. Sombres comme des lambeaux de nuit sans lune, des cernes de fatigue ombrent sa frimousse, éclairée par les flammes qui se trémoussent dans la cheminée. Et Yannick est dans le même état, assurément.

Au dodo, mon cœur ? Tu me portes jusqu'au lit, ou on dort ici ? ... ajoute t-il en souriant malgré tout.




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mer 4 Juil 2012 - 11:02

Dans la chambre assombrie, le silence a repris ses droits, dans le baquet, la mousse s'étiole et forme des fleurs irisées autour des amants encore enlacés. Le niveau de l'eau a subi le contrecoup de leurs jeux amoureux, dévoilant leurs corps enchevêtrés. Seuls quelques soupirs bienheureux, quelques murmures viennent s'unir au crépitement des flammes rougeoyantes. Dans le ciel des yeux d'Angélyne traînent encore les voiles des brumes exquises du plaisir, sur sa peau opalescente s'attardent les frémissements des caresses ardentes de Yannick, son coeur affolé reprend lentement un rythme plus aisé, elle est bien. Lovée dans la chaleur passionnée de l'étreinte dont elle est la prisonnière volontaire, elle ne veut plus bouger. Les bras de Yannick refermés sur elle l'enveloppent de leur chape de tendresse, repoussant au loin les horreurs des Palder. Malheureusement l'eau refroidit vite, trop vite ! Et ils vont devoir s'extraire du baquet …
Submergée par le trop plein d'émotions, Angélyne est exténuée tout autant que sa tendre moitié, pas question cependant de le porter jusqu'au lit ! Il va devoir y aller par ses propres moyens, le coquin :

- Allez debout messire Saule ! Pas question de dormir dans l'eau, vous allez attrapez la mort ! Et moi j'ai froid ! Au lit ! s'écrie-t-elle en riant. Bien à contre- cœur, elle s'échappe des bras de son amant pour s'extirper du baquet. Elle attrape plusieurs serviettes qui gisaient sur le vieux fauteuil, et s'enroule dans l'une d'elles. Yannick paresse toujours dans l'eau malgré qu'elle soit tiède à présent, Angélyne se sèche rapidement, puis tire sur les mains du jeune Saule pour le faire sortir de là. C'est qu'il serait bien capable de s'endormir le bougre ! Mais pas de ça ! Elle veut dormir dans ses bras, et sous la couette douillette et chaude. Elle finit par l'extirper du bain, et se venge tendrement. Armée d'une serviette, elle éponge avec une application toute coquine, l'eau qui ruisselle sur sa peau, dorée par les lueurs des chandelles et du feu qui dansent sur les murs décrépis. De temps à autre, c'est à petits coups de langue qu'elle termine le travail, sur son torse musclé , ou sur son ventre plat, jetant des regards moqueurs à sa victime consentante. Elle s'agenouille ensuite essuyant consciencieusement les longues jambes musculeuses, puissantes qui frémissent sous ses caresses taquines.

- Te voilà tout sec mon cœur, maintenant je veux bien te porter pour aller dormir ! Pas besoin de pyjamas, la première fois que je t'ai vu au saut du lit tu n'en portais pas il me semble ... Elle se glisse sous son épaule et, en riant, tire le jeune homme, songeant à leur première rencontre. Arrivée près du grand matelas elle s'y laisse tomber, entraînant Yannick avec elle. Chahutant comme les deux garnements qu'ils sont, ils se glissent sous l'épaisse couette de plumes, Puis ils se blottissent l'un contre l'autre, s'emmêlent au plus serré, cherchant à ne faire plus qu'un, même dans l'abandon de la nuit, ils s'échangent encore quelques baisers et mots doux à voix basse, avant de sombrer enfin dans les profondeurs d'un sommeil réparateur.

***
C'est un rayon de soleil facétieux qui se faufile au travers des lourdes tentures, et qui s'ingénue à taquiner Angélyne, jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux. Sa joue repose sur l'épaule de Yannick qui dort encore, devine-t-elle à son souffle lent et régulier. Son visage détendu, tourné vers elle, est épargné par l'astre du jour. Une boucle brune barre sa joue barbue et se soulève cocassement à chacune de ses respirations. Un sourire attendri aux lèvres, elle reste immobile de peur de le réveiller, leurs jambes sont emmêlées, tout comme leurs bras. Elle est prisonnière de sa tendresse, et elle n'a guère envie de s'évader. Encore ensommeillée, elle le contemple amoureusement. Comme il est beau son bel endormi, comme elle l'aime si grand, si fort ...
Tout à l'heure il sera temps de se lever, tout à l'heure il leur faudra réfléchir à un plan d'action pour effacer les traces de ce funeste rendez-vous, à moins que les Incendios ne leur aient facilité le travail. Ils devront aussi rendre une visite discrète à l'arbre-maison Palder afin d'y rafler ce que Daran a volé a sa famille. Tout à l'heure ... Mais maintenant il est temps de prendre le temps de savourer chaque minute de ce doux moment, chaque seconde ...


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Jeu 5 Juil 2012 - 13:50


Fichtre ! Il était si bien, les yeux fermés, voguant entre rêves évanescents et voluptueuse indolence, s'abandonnant à ce luxe qui n'a pas de prix, ce luxe qu'on nomme la paresse. Alors, que diable, qui a donc autorisé ce fichu soleil à pénétrer dans la chambre, sa chambre, et à venir lui titiller cils et paupières ? Et qui a autorisé cette mèche de cheveux rebelles à l'importuner et à lui chatouiller la joue ? Hein ?

Quoiqu'il en soit, ce matin Yannick a du mal à émerger, à rassembler ses quatre neurones, en raison de la journée éprouvante vécue la veille. Mais un petit corps exquis arrimé au sien se charge de le réconcilier avec le lever du jour. Sans entrouvrir, même un brin, les volets clos qui enferment ses yeux noisette, le filou autorise ses dix doigts coquins à partir en balade. Pas loin, juste là, juste pour taquiner les courbes délicates de son joli farfadet, et pour emprunter les itinéraires délicieux que lui offre sa peau de satin, et qu'il ne se lasse pas de redécouvrir. Et les dix vagabonds recommencent à loisir ce tendre cheminement, sentant fourmiller sous leur extrémité ces milliers de frissons exquis qu'ils éveillent doucement. C'est à lui tout ça, c'est à lui ces hanches croquignolettes, à lui ces fesses menues et toutes mimis qu'il sculpte inlassablement, et que ses paumes effleurent et caressent, avant de les abandonner un instant, s'attardant sur d'autres courbes, selon leurs caprices, pour mieux les gravir à nouveau ensuite.

Yannick ouvre enfin les yeux, il ne peut s'en empêcher, il veut la voir, il veut la contempler. Prunelles chocolat plongent dans les yeux pâles et reposés de la puce, qui le dévisageait. Et Yannick l'embrasse tendrement, tandis que ses mains continuent leur manège sous la couette, lutinant le lutin. Un baiser, là, sur son front auréolé de sa longue chevelure de lys, qui se déploie pour se mêler aux mèches brunes de son amant, un autre là, sur son nez mutin, puis un autre encore, interminable, sur ses lèvres incarnadines.

Je t'aime, mais une nouvelle journée ardue nous attend, mes trois p'tites pommes d'amour, et si on s'embrasse encore une seule fois nous ne nous lèverons pas aujourd'hui ! Il sourit. D'ailleurs tu m'as mis dans un tel état que je me demande si je vais savoir marcher ! Mais montrons-nous raisonnables, essayons de régler tous nos problèmes au plus vite, et surtout de faire disparaître les cadavres des deux escrocs avant que quelqu'un ne les découvre et qu'une enquête ne nous implique. Ensuite nous serons plus tranquilles et nous prendrons du bon temps. En route, moussaillon ?

Les tourtereaux quittent le lit et s'habillent rapidement, Angélyne ayant ramené quelques vêtements mieux adaptés à la balade, de son arbre-maison de Midel-Heim. Ils descendent l'escalier et décrochent chacun une épée des murs de la salle d'armes, après avoir réintroduit les documents dérobés aux Palder dans leur cachette originelle, l'intérieur du heaume de l'armure montant la garde auprès des coffres remplis d'armes.

Voilà, ils sont prêts. Les chemanoirs paissent tranquillement dans ce qui fut autrefois le parc de la propriété, dont ils ne pourront s'échapper en raison des vieilles barrières toujours en place. La puce et l'échalas choisissent deux montures au hasard, et se dirigent au petit trot vers la clairière où s'est déroulé le duel, la veille, et où gisent les crapules, sauf surprise de taille. Conscients qu'une fâcheuse rencontre est toujours possible, ils sont de plus en plus attentifs à mesure qu'ils s'approchent du Fleuve de Vie. Pas question d'être à nouveau confrontés à Raffy et aux dernières canailles de sa bande !

Les macchabées sont toujours là, les animaux sauvages n'ayant pas encore détecté leur présence. Monte la garde, mon cœur, et au moindre bruit suspect avertis-moi ! Je m'occupe de ces deux salauds. Yannick les empoigne par les épaules, l'un après l'autre, et les projette dans les eaux sombres du fleuve, qui les avalent aussitôt avec délice. Un seul regret, c'est que Raffaella ne soit pas du nombre ... ajoute le gentilhomme, en guise d'adieu, alors qu'une saute de vent soudaine fait flotter la longue tignasse brune entourant ses traits vengeurs. Il revient ensuite auprès de sa compagne, et lui tend un trousseau de clefs récupéré sur le cadavre de Daran. Voilà, mon bel ange, ce sont celles de l'arbre-maison des Palder. Elles vont nous permettre d'aller y fureter plus aisément.




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mar 25 Sep 2012 - 4:29


Hrp : Arbre-maison de Darius Enata à Midel-Heim, puis arbre-maison d'Angélyne, et finalement retour en direction du manoir, après leur escapade.


La suite se déroule à la vitesse d'un Jahï lancé au galop ! En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la poubelle métallique se remplit des pierres et des bijoux les plus précieux, comme s'il s'agissait de simples brimborions sans valeur ! Zou ! Les babioles les plus encombrantes, les œuvres d'art, les chandeliers d'argent, sont rejetés dédaigneusement, car ils prendraient trop de place dans le récipient ! Qu'importe ! Les tourtereaux reviendront une autre fois pour embarquer tout ça, avec une carriole, par exemple. L’œil exercé de la jeune voleuse fait merveille ! Il détecte au sein de ce magma étincelant les joyaux les plus rarissimes ! La puce est une connaisseuse ! Chaque poignée de ces riches breloques représentera une véritable fortune lorsqu'ils les écouleront. Zou ! Une poignée de diamants pour réparer la toiture du manoir ! Une autre pour restaurer les murs ! La suivante pour aménager les pièces, pour s'acheter un lit immense et s'y faire plein de câlins ! Voilà ! La poubelle est pleine à craquer, à tel point que son couvercle rechigne à en coiffer le contenu ! Merci Darius, tu as eu raison de mourir ! Il est temps à présent de jouer les filles de l'air !

Ni vu ni connu, je t'embrouille ! Grille, porte et tableau retrouvent leur emplacement originel ! La bibliothèque est sens dessus dessous, les livres gisent, écartelés, disloqués, certes, mais rien n'indique que la pièce secrète a été violée. Et les passerelles enjambant la ville accueillent nos tourtereaux, chargés comme des triqueballes. La nuit les abrite en son sein. Elle les escorte dans sa sérénité, elle les enveloppe dans son anonymat, elle les absorbe au coeur de ses ténèbres, jusqu'à la maisonnette de la brindille. La planque utilisée pour entasser les galons est remplie, mais la puce trouve vite d'autres solutions. Rusé, le bout d'chou. Chaussettes et petites culottes deviennent coffres à bijoux, sous l’œil amusé du gentilhomme, qui apprécie beaucoup cette lingerie fine. Cette cachette soyeuse est provisoire, bien sûr, une de leur priorité sera d'utiliser une partie de leurs galons pour aménager un endroit plus sûr pour y dissimuler les autres. Voilà un projet supplémentaire pour le duo de nouveaux riches !

Zou ! C'est reparti ! Pas question d'essayer le matelas ! Sylphide et escogriffe enfourchent leurs chemanoirs et trottinent sous une lune rousse, en direction du manoir. La fatigue commence à peser lourdement sur leurs épaules. Ils seront contents de s'allonger sous la couette pour ... euh ... y dormir. Qu'allez-vous donc imaginer ? Un obstacle inattendu vient tout-à-coup leur barrer la route, alors que leur propriété n'est plus très éloignée. Un tronc d'arbre déraciné par le vent les contraint à s'arrêter et à poser pied à terre pour le contourner. Tirant derrière eux leurs montures, ils escaladent un talus hérissé de sombres rocailles. L'endroit n'est guère rassurant.

Soudain, tout en progressant précautionneusement, les yeux rivés sur le sol, Yannick croit distinguer quelques geignements étouffés. Ou bien est-ce le vent taquinant le feuillage ? Il stoppe sa marche et tend l'oreille. Les gémissements reprennent. Le gentilhomme adresse un signe à sa compagne, la rejoint en silence, puis pose un doigt sur ses lèvres de miel.

Écoute, mon ange. Tu as entendu ces plaintes ? Elles semblent venir de ces rochers. ... affirme t-il sans en être vraiment certain, mais en désignant du doigt une masse obscure.

Prudemment, l'échalas attache les chemanoirs, empoigne son épée, et se dirige vers les ténèbres, sous les arbres, lentement, laissant le temps à Angélyne de le rattraper. Les couinements redoublent, plus proches ...



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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Jeu 27 Sep 2012 - 12:49

Dans la petite maison d'Angélyne, les cachettes improbables et toutes féminines recueillent les trésors arrachés à la chambre forte d'Enata. La jeune voleuse aurait bien pris un peu de repos avant de retourner au Manoir, mais ils doivent rentrer rapidement, leur demeure est ouverte aux quatre vents, même s'il y reste peu de choses de valeur. Inutile de la retrouver entièrement vide ... La route n'est pas très longue, mais la fatigue de ces derniers jours commencent à se faire sentir, et sous le ciel nocturne constellé d'étoiles, la frêle cavalière somnole sur son chemanoir docile qui trotte aux côtés de celui de son compagnon.

Soudain un obstacle de taille leur bloque la route, alors que la silhouette incertaine du Manoir se découpe, au loin à l'horizon. Ils doivent mettre pied à terre et contourner un vieil arbre au tronc noueux, tombé en travers du chemin. Ils entraînent leurs vaillantes montures derrière eux sur le talus qui borde la route étroite. Des nuages s'effilochent et dansent devant la lune rousse, leur dérobant la lueur ambrée qui les guidait jusqu'alors. Concentrée et fourbue, Angélyne suit Yannick, prenant garde où elle met ses pieds bottés, car des rochers coupants affleurent l'herbe rase. Les chemanoirs renâclent un peu lorsqu'ils doivent enjamber de grosses racines. La nuit est loin d'être silencieuse, de mystérieux bruits la peuplent, des cris d'animaux aux bruissement des feuilles ou des ailes des oiseaux nocturnes. D'ailleurs, depuis quelques secondes, il lui semble distinguer de faibles vagissements, Yannick aussi les a entendus. Intrigués, ils se figent tous les deux, s'assurant qu'ils n'ont pas été abusés par le souffle du vent dans les branches.

Prudent le gentilhomme sort son épée, les chemanoirs sont attachés et les tourtereaux se dirigent à l'oreille alors que les gémissements redoublent à leur approche. Mais qu'est-ce donc, un voyageur détroussé et laissé pour mort ? La douleur et la peur suintent au travers de ces couinements. Serait-ce un bébé, un animal blessé ? Angélyne se souvient d'un coup de son briquet qui est dans sa poche, elle le sort, mais avant d'en actionner la molette, elle en avertit son compagnon qui avance toujours sur ses gardes. Posant sa main sur son bras, elle lui montre silencieusement l'objet, avant de faire jaillir une petite flamme qu'elle pousse au maximum. Et dans un halo d'or tremblotant, au pied d'un vénérable chêne, blottie entre les racines une boule de poils, non deux sont recroquevillées et piaillent à qui mieux mieux.

- De petits médors ! s'exclame Angélyne ravie, en saisissant l'un des médoriots dans ses mains et le tend à Yannick, pour prendre l'autre. Ils sont sales à faire peur, ça doit faire un moment qu'ils sont là, ils ont l'air affamés et épuisés ! Où est donc la mère ? Elle scrute les alentours, l'obscurité les enveloppe, mais pas de trace du médor femelle. On ne peut pas les laisser là tous seuls, Yannick, ils vont mourir ... S'il te plaît, mon coeur, emmenons les avec nous ! Je ne peux pas les abandonner ici ... Et puis si on les dresse, ils pourront garder le Manoir ! Je t'en prie, mon coeur, regarde comme ils sont mignons ... insiste-t-elle, berçant le petit corps chaud et tremblant contre elle, un sourire enjôleur aux lèvres. Regagnons nos montures et dépêchons-nous de rentrer, nous trouverons bien de quoi les nourrir dans ta cuisine. Et après au lit, tout le monde, je suis épuisée, je rêve d'une longue nuit de sommeil dans tes bras ... soupire-t-elle en guidant son chemanoir vers le sentier dégagé.



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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Ven 28 Sep 2012 - 7:31


C'est l'heure où dorment les brigands de tout poil. L'épée est inutile. Le briquet suffit. Les mystérieux sanglots qui s'échappent de l'ombre des rochers s'avèrent être les geignements étouffés de deux adorables médors, âgés tout au plus de quelques semaines. Angélyne s'est précipitée la première et cueille une après l'autre les deux bestioles, tout en en nichant une dans les bras de Yannick. Fichtre, elles sont craquantes, mais sans protection, ni nourriture, elles ne feront pas de vieux os dans la forêt. Les prédateurs y sont nombreux et rôdent, la lippe gourmande.

Bien entendu la brindille a instantanément fondu devant les boules de poils, qui frissonnent de peur et de froid. Elle n'a pas à insister beaucoup pour que le gentilhomme soit également attendri par leurs bonnes bouilles. Les voici promus cerbères en chef du manoir, du moins quand ils seront un peu moins patauds et chétifs. Quelques mois suffiront pour en faire des molosses. A la lueur blafarde de la lune, tout en regagnant la souche noueuse où il a attaché les chemanoirs, Yannick, grand expert en bestiaux de tout acabit, commente haut et fort l'examen approfondi du médor qu'il tient dans les bras. Faut faire comme ça, ma chérie, pour voir si c'est un galopin ou une jouvencelle ... Regarde bien !

Il dirige le popotin du chiot vers un rayon de lune qui se glisse à travers le feuillage, lui soulève la queue, et fait l'inventaire de la salle de jeu. Bon, la visibilité n'est pas idéale, la nuit est épaisse, mais Yannick semble sûr de son coup, et il s'exclame soudain, tout en orientant le troufignon du médor vers sa compagne aux cheveux de lys : Vise un peu ça ma louloute ! Il a des p'tites coucougnettes et un p'tit zizi ! C'est un gamin ! Par Vama, il est à moi celui-là ! Il va être une véritable terreur ! J'vais l'appeler Belzébuth ! L'autre est pour toi ! Je parie que ça va être une gonzesse ! D'ailleurs elle arrête pas de pleurnicher, alors que le mien me dévore déjà les doigts ! ... dit-il en riant, et en serrant à nouveau le médoriot contre son torse, comme si Angélyne voulait le lui reprendre.

On regardera mieux quand on sera arrivés au manoir, et on leur remplira une écuelle. J'ai toujours des restes de gibier dans une casserole en cas de fringale nocturne, c'est eux qui en profiteront ! Où va t-on les mettre pour la nuit, mon ange ? Pas dehors quand même ? Plutôt près de nous, non ? ... demande t-il, aussi radieux et surexcité qu'un gosse qui a reçu le jouet de ses rêves après des mois d'attente. Allez, dépêchons-nous, moi aussi je tombe de sommeil, et j'ai hâte de m'occuper d'eux ... et aussi de toi ... poursuit-il en adressant à sa compagne un clin d’œil égrillard. Du moins si nos p'tits monstres nous en laissent le temps ! ... ajoute t-il en riant à nouveau.

Gardant précautionneusement les médoriots blottis contre eux – un chacun, pour ne pas faire de jaloux – les tourtereaux reprennent la direction du manoir. Les sabots de leurs montures tambourinent en cadence tout le long du sentier tortueux qui caracole à travers les feuillus. Et, bientôt, la silhouette crépusculaire de l'antique castel apparaît dans le lointain. Quelques minutes plus tard, alors que les deux chemanoirs errent en liberté dans l'enceinte du domaine, avec leurs congénères, Angélyne et Yannick se précipitent vers la cuisine pour nourrir et réchauffer leurs jeunes fauves ...




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Lun 1 Oct 2012 - 7:10

Tout comme elle, Yannick est sous le charme des deux boules de poils sales, les gémissements se sont tus dès qu'ils se sont blottis contre eux, comme s'ils les reconnaissaient comme leur "mère". Son compagnon taquin est tout fier de son "bébé", qui reçoit le nom guerrier de Belzébuth. Pendant ce temps, Angélyne tente maladroitement de découvrir grâce à ses explications, si elle a dans ses bras une petite demoiselle, ou un damoiseau. En l'absence flagrante de tout signe de virilité, elle en déduit que c'est une petite femelle qu'elle a là : - Tu as raison c'est une fille, comment est-ce-que je vais l'appeler ? Pensive elle suit Yannick vers les chemanoirs, cette petite bête a survécu courageusement, elle semble avoir du caractère, il lui faut un nom en conséquence, un nom qui claque, qui ...

- J'ai trouvé ! s'exclame-t-elle, soudain. Je vais l'appeler Malta, cette vaillante demoiselle, je suis certaine qu'elle saura défendre le Manoir aussi bien que Belzébuth ! Elle a bien veillé sur lui cette nuit, en dépit de tous les dangers qui rôdaient autour d'eux. Angélyne enfourche sa monture qu'elle engage vers le sentier enfin accessible, derrière celle de Yannick, avant de se ranger à ses côtés. L'ombre du Manoir Saule se rapproche rapidement et bientôt les chemanoirs sont libres de retrouver leurs compagnons dans les jardins abandonnés de la vieille demeure délabrée. Les selles et les fontes sont vidées et remisées aux écuries, et les deux tourtereaux se précipitent dans la cuisine pour nourrir les deux médoriots affamés.

Au centre de la pièce encore chaude et accueillante, malgré leur absence, sur la grande table de bois s'éparpillent les bourses, les armes, les vestes, et sont vite délaissées pour s'occuper en priorité des deux nouveaux habitants du Manoir Saule. Pendant que Yannick rallume le feu et déniche de quoi restaurer tout le monde, Angélyne serre contre elle la petite Malta qui mâchouille allègrement une mèche de ses cheveux de neige. Elle part à la recherche d'une couche pour les deux médoriots, et explore plusieurs pièces vidées de leurs meubles, avant de découvrir dans ce qui devait être un petit salon, un vieux panier à bûches, près de la cheminée. Elle revient à la cuisine avec sa découverte, pour y trouver Yannick en train de donner la becquée à un Belzébuth insatiable. Alléchée par les odeurs appétissantes, Malta gigote dans ses bras, tentant de s'échapper pour rejoindre son frère.

- Du calme, demoiselle, du calme, s'écrie-t-elle en riant, déposant la boule de poils sur les genoux de son gentilhomme affairé. Attends, tu vas manger aussi ! Je te laisse nourrir les fauves, mon coeur, je m'occupe de leur nid. je vais nettoyer ce panier dehors, il est plein de toiles d'araignées et de poussières. Nous les gardons là-haut avec nous, cette nuit, tu auras bien une vieille couverture à me donner pour le tapisser confortablement. Je reviens tout de suite ... Elle dépose un baiser sur la joue de Yannick et s'éclipse dans le jardin quelques instants.

Quand Angélyne réapparaît, elle reste sur le seuil de la cuisine, et contemple le Bellâtre, la brebis galeuse de la famille Saule, le joueur invétéré, égoïste et destructeur. Tendrement, il nourrit les petits médors tout en les encourageant de la voix et du geste, attentif à faire part égale... Que de chemin parcouru depuis leur rencontre ! Attendrie par la scène, la jeune femme songe soudain qu'il fera un excellent père, lorsqu'il sera temps ... Elle laisse le panier dans un coin, s'avance silencieusement et pose les mains sur les épaules de son amant. Puis elle colle sa joue à la sienne, et lui murmure d'une voix émue : - Je t'aime ... Puis elle ajoute en mordillant délicatement son oreille : - Est-ce-que c'est toi mon dîner, ou il va rester quelque chose pour nous, une fois que ces deux ogres auront terminé leur repas ?


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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   - Mar 2 Oct 2012 - 3:34


Le second monstre est donc une donzelle, que la puce baptise Malta. Et, par Vama, elle jouit du même appétit féroce que son frère. C'est à croire que les deux bestioles n'ont rien mangé depuis des jours ! Et tandis qu'Angélyne joue à la soubrette et prépare la chambre des deux invités canins, Yannick, pour sa part, se métamorphose en maître queux et en majordome. Ça ne le contrarie nullement de s'occuper de la popote, même pour deux bébés médors. Le gentilhomme adore ça. Il aime touiller dans les casseroles, jongler avec les épices, léchouiller la cuillère de bois imbibée de sauce, et servir ses convives pour qu'ils s'en mettent jusqu'à la glotte.

C'est ce qui arrive avec nos deux bestiaux. Lorsque le joli farfadet revient avec un panier propre et douillet pour Malta et Belzébuth, Yannick est en train de les gaver consciencieusement. Il leur parle, les yeux brillants, veillant à ce qu'aucun des deux ne s'attaque à la ration de l'autre. En plus d'être cuistot, le voilà gouvernante à présent, et complètement gaga, à quatre pattes près de l'écuelle.

Non, Bubuth, c'est pour ta p'tite soeur ce morceau là ! T'es un goinfre ! Voilà, mange à ton aise, Tata, te laisse pas enquiquiner par ton frère ! A ton tour, Bubuth, maintenant ! Ouvre le bec, mon grand ! Tu as intérêt à aimer le gibier préparé par papa Yannick, car c'est sa spécialité !

Si bien que l'escogriffe, concentré sur sa tâche, lève seulement les yeux lorsque le mignon lutin vient poser les mains sur ses épaules. Laissant les deux gloutons patauger dans l'assiette, il sourit. Étrangement, la puce semble émue. Ce n'est sans doute pas par le fessier du gentilhomme orienté vers le plafond, mais plutôt par le soin qu'il prend à nourrir les deux monstres. Lui aussi est touché par la tendresse de sa compagne. Cette aventure périlleuse les a rapprochés encore davantage, il a bien failli la perdre deux fois et ne s'en serait jamais remis. A présent, la fortune récupérée chez les escrocs va leur permettre de prendre un nouveau départ. Angélyne mérite infiniment mieux que ces murs qui suintent et versent des larmes vertes, comme s'ils pleuraient sur leur splendeur d'antan.

Je t'aime aussi, mon cœur ... murmure t-il en couvrant les menottes de son angelot de ses longues paluches noueuses. Ouiiii, il en reste assez pour nous, mon trésor. De toute manière, nos deux fripouilles ont suffisamment mangé, ils ont la bedaine aussi grosse que celle d'un garganflor, et ils vont certainement roupiller jusqu'au matin. Tu sais, mon ange, moi j'envisageais une autre façon d'agrandir la famille qu'avec des médoriots, même si je les aime déjà beaucoup ! Il y aura assez de chambres pour une famille nombreuse quand le manoir sera restauré. Si tu veux, quand on ira au lit après le casse-croûte, je te montrerai de façon plus précise à quoi je pense, ma cocotte ... lance t-il en se relevant, alors que ses prunelles noisette pétillent de plaisir. Allez, zou, à table, c'est l'heure de la ratatouille ! Sers-toi, ma chérie, je vais mettre des assiettes et nous chercher un verre de pinard ...




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Posté dans Re: [HOT] Manoir de Yannick Saule   -

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