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A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !

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Pirate

On m'appelle Cynydd neuf-doigts


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Posté dans A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Lun 22 Juin 2015 - 8:40

Embarquer sur une Vivenef n'avait pas était une mince affaire, mais les deux équipages y étaient parvenus. La chance avait été un allié primordial ce jour-là. Même aujourd'hui, lorsque Cynydd repensait à ce qu'il s'était passé ces derniers jours, il avait du mal à y croire. Sur le moment, cette quête lui avait semblé d'ors et déjà béni des dieux.
Les pirates avaient quitté Vanylle ensemble à la tombée de la nuit pour rencontrer le Marchand qui leur permettraient de franchir la Ceinture de Feu. Vêtu comme une troupe d'artistes, les sang-mêlés étaient montés à bord de la Vivenef Limaya. Sa figure de proue qui embrassait toute la salle de contrôle avait foutu un frisson au Second. C'était la première fois qu'il en voyait une en vrai et autant dire qu'il n'était pas pressé de retenter l'expérience.
Tout le long du voyage, il avait senti la Vivenef tenter d'imprégner son esprit. On aurait dit qu'elle essayer à chaque instant de sonder toute cette drôle de troupe. Le moral des pirates s'en était vite trouvé affecté, mais Jaasau avait été présent pour les rassurer.
D'un autre côté, les femmes de la Nuée rendaient nerveux les hommes du Pourfendeur. Toutes ces tensions n'inauguraient rien de bon pour le voyage et en effet, Cynydd avait misé juste.

Leur déguisement ne dupa que très peu de temps les matrosciens à bord, et même si le Capitaine s'était engagé à déchargé sa garnison à Arish, la mutinerie qui menaçait d'éclater à tous moment eu raison de lui. Alors, lorsque la Vivenef passa la Ceinture de Feu, les pirates furent convoqués sur le quai et jeter par-dessus bord sans ménagement. Bien entendu, les deux Capitaines pirates tentèrent de s'imposer, mais ils ne firent pas le point.

Et voilà que trois jours plus tard, les sang-mêlés du littoral pataugeaient dans ce désert bouillant et hostile. Entre-temps, quelques hommes étaient morts : que ce soit la chaleur, les animaux ou la folie, ce périple s'annonçait déjà catastrophique. Mais ils avaient tous signés pour, et ils devraient faire avec.

Pour Cynydd, la chose était aussi ardue que pour les autres. Ses longs cheveux ruisselaient de sueurs dans son dos et coulaient sur son torse dénudé. Entre-temps, quelques hommes étaient morts :
Plus tôt dans la journée, Jaasau l'avait convoqué pour faire un point. Les vivres que leur avait lancés le Marchand étaient presque terminés mais le plus inquiétants était le manque d'eau. Encore une journée de plus et la moitié des troupes seraient mortes. La Nuée aussi avait perdu des femmes et bien plus que parmi le Pourfendeur. Avec un rictus mauvais, Cynydd avait clamé haut et fort que les femmes étaient bien trop faibles et qu'elles allaient ralentir tout le monde.
La chaleur avait raison de sa patience et la mauvaise humeur le gagnait peu à peu.

Le paysage autour d'eux était déprimant. Des dunes à perte de vue et un décor inchangé depuis leur arrivée. Comment des tribus pouvait-elle avoir vécu ici ? Leur cousin du sud, les sang-mêlés de Korrul, peuplaient l’océan de sable qui s’étendait devant eux. Des hommes appelaient Forbans du Désert et qui avaient été renié à leur tour.
Un instant, Cynydd se demanda ce qu’il se passerait si les Pirates tombaient sur eux ? Il grimaça pour lui-même, repoussant dans un coin de son esprit cette question. Il aurait tout le temps de l’explorer le moment venu.

Enfin, le Second prit une grande respiration et se retourna pour retrouver ses acolytes. Le vent lui fouettait le visage, amenant avec lui une multitude de grain de sable qui vinrent trouver refuge dans ses yeux et sa bouche. A force, ses lèvres commençaient à devenir gercer et le reste de son corps avait pris une couleur rouge. Il plissa les yeux et positionna une main devant son visage puis se plaça entre Aleera et Jaasau.

« Fait chier… Quel désert de merde ! Nous devrions continuer. Ce n’est pas en restant ici qu’on s’en sortira. Même si nous sommes tous exténués, le manque d’eau va très vite avoir raison de nous. Il est temps de se remettre en marche si nous voulons arriver dans ce putain d’oasis. »

Exaspéré de la situation, Cynydd en oubliait la politesse et les bonnes manières. C’est tout juste s’il ne voulait pas prendre lui-même les rennes de l’expédition ou encore, continuer seul de son côté. Mais il était entouré d’une bande d’incapable qui ne faisait que se plaindre de leur situation.

Pour les pirates a écrit:
Bon du coup je lance le sujet à Korrul dans le désert car sinon l'an prochain on y est encore Smile Vous pouvez donc tous répondre, on va pas instaurer de tour je pense, c'est plus quand quelqu'un veut répondre, il le fait et voilà Very Happy
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Pirate

On m'appelle Riska les Deux Voix


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RANG: Capitaine de la Nuée Ardente - Admin
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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Lun 29 Juin 2015 - 10:57

Aussi travaillé avait été le plan des pirates pour atteindre Korrul et l’Oasis qu’il n’avait pas suffit pour berner l’équipage matroscien bien rapidement révolté de leur présence. Le début du voyage s’était pourtant déroulé comme prévu. Les membres de la Nuée et du Pourfendeur, vêtus de leurs plus beaux déguisements d’artistes, étaient montés à bord de la Vivenef et pris la route à son bord, alors que le Capitaine leur assurait un trajet rapide et sûr. C’était sans compter sur la conscience un peu trop héroïque des autres hommes matrosciens, et les pirates, aussi bien habillés fussent-ils, avaient été jetés par dessus bord, avec seulement quelques rations qui ne leur permettraient même pas de survivre une semaine.

Trois jours s’étaient écoulés depuis qu’ils avaient passé la Ceinture de Feu et étaient expulsés du vaisseau. Les pirates avaient marché jusqu’à présent, mais les rangs s’amenuisaient à mesure que le temps passait. Fatigue, soif, faim ou même folie, emportaient les leurs et les femmes de la Nuée n’étaient pas épargnées. Le nombre de décès au sein de l’équipage était tel que Riska en était venue à se demander si les hommes du Pourfendeur ne les achevaient pas pendant leur sommeil, d’autant que les rictus mauvais du Second, Cynydd, ne la rassurait pas. Alors, chaque nuit, elle restait éveillée près d’Aleera et guettait le plus petit mouvement, détruisant le peu de forme qu’il lui restait à veiller sur les siennes, en silence.

Le lendemain, la chaleur les trouva plus fatigués que jamais, et l’impatience se mêlait plus facilement aux conversations, comme le prouvait la délicatesse naturelle de Cynydd qui s’énervait, encore une fois.

“Et ce n’est pas en beuglant qu’on y arrivera plus vite.”

Sa voix, qui s’était faite quasi absente depuis le début de l’expédition, avait pourtant soufflé ces quelques mots, alors qu’elle abaissait le foulard qui lui protégeait une partie du visage. Elle en avait assez des plaintes et des lamentations des uns, des excès de colère des autres. Ne pouvaient-ils pas avancer tout simplement, en se focalisant sur l’unique objectif. Parvenir à l’Oasis avec le plus grand nombre de pirates survivants. C’était déjà bien assez difficile comme ça, sans que les râlements des impatients ou des couards ne s’en mêlent. En soupirant, lasse, son regard vert aux reflets oranges se posa sur les protagonistes les plus importants du convoi; Aleera, Jaasau et Cynydd.

“Il reste de l’eau pour à peine deux jours de plus. Il faut accélérer la cadence.”

Confirma t-elle néanmoins, bien que le simple fait d’être d’accord avec Cynydd lui hérissait les poils comme si elle s’était trouvée devant la pire créature du désert. Toute rancoeur qu’elle avait contre lui, et contre les membres du Pourfendeur en général, elle ne pouvait qu’approuver le terrible constat étalé sous leurs yeux. Les vivres diminuaient à vue d’oeil, et si la nourriture pouvait facilement être économisé au moyen de rations plus petites, l’eau elle, était indispensable à leur survie. Surtout dans ce désert où la chaleur cuisante les asséchait comme de vulgaires plantes déshydratées. Les premières marques de ce voyage se remarquaient d’ailleurs, et Riska arborait une peau burinée par le soleil, rouge par endroit, malgré tous les efforts qu’elle mettait à se protéger des rayons brûlants de l’astre. Ses joues s’étaient aussi creusées, accentuant cet air sauvage qu’elle avait déjà d’habitude, et marquant un peu plus les cernes qui lui tiraillaient le visage. Son corps déjà fin avait lui-même maigri sous l’effort endurant d’une marche forcée et semblable à une brûlure quotidienne et qui ne réduisait pas. Et l’Oasis n’était toujours pas en vue.




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Forban du Désert

On m'appelle Isma'ïl l'Ainé


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RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Mer 8 Juil 2015 - 4:19

Les Kom'är marchaient depuis le début de la nuit à la suite de l'Aîné. Leur objectif, que seul Isma'ïl connaissait, était une caverne proche de la ceinture de feu, un de leurs nombreux repaires. Le voyage nocturne diriger par le vieux chef se déroulait dans le plus grand des calmes, la caravane qui comptait pourtant plusieurs dizaines d'individus était invisible aux yeux du vaste désert et dans son silence chacun suivait aveuglément le reste de la troupe. L'aube approchant le vieux forban fit signe à ses enfants de faire une halte pour souffler un peu. Mais alors que chacun semblait profiter de ces quelques minutes de repos, accordés sur le chemin de ce qui devait être une longue route, un grand bruit perça le ciel. Isma'ïl en levant la tête vit immédiatement d'où venait le bruit qui avait perturbé leur tranquilité : un vivenef. Très rapidement le silence qui régnait dans la caravane se dissipa pour laisser place à la dispersion et aux cris en tout genre. C'était la première fois qu'Isma'ïl voyait une de ces "créatures" d'aussi près et il savait qu'il était rare d'en voir voler aussi bas dans le désert. Et alors qu'elle atteint son altitude la plus basse des dizaines de personnes furent balancer par dessus bord, malgré que l'engin volant soit descendu particulièrement bas la chute pour eux allait être longue et l'impact douloureux. La vivenef avait disparu aussi rapidement qu'elle était apparut et le calme reignait à nouveau, si on omettait les cris de douleurs.

Le clan forban au complet se groupa derrière Isma'ïl qui s'approchait du point de chute, tout en restant à bonne distance du point de chute. Le vieux forban, suivit des siens, attendit un long moment dans l'obscurité que le groupe tombé du navire quitte les lieux en abandonnant ses morts avant de s'approcher de leur point de crash. Il fit signe aux enfants de fouiller le sol pour voir s'ils n'avaient pas laisser quelques choses d'utiles. Lui fouilla les quelques malchanceux dont la tête s'était planté dans le sable et qui n'y avait pas survécu. Le forban s'arrêta sur le premier cadavre marqué par les traits de celui-ci : il avait tout d'un sang mêlé. Son intérêt grandissait à mesure qu'il passait de corps en corps, aucun d'entre eux n'était un Korrulien ou un Matroosien de sang pur. Le vieux forban n'avait aucun doute sur leurs origines. Sans parler plus de ses observations il laissa ses enfants se regrouper et se mettre en route en suivant les traces fraîches. Les vivres qu'avaient les forbans étaient suffisant pour plusieurs jours, ils étaient également capable de subvenir à leurs besoins par eux même. Isma'ïl décida donc de suivre les mystérieux visiteurs tombés du ciel jusqu'à ce que ceux ci soit suffisament affaiblit pour les capturer sans efforts et les interroger sans risques. Ainsi pendant 3 jours et 3 nuits ils suivirent leurs proies discrètement et sans se faire repérer, se servant habilement du désert tel qu'ils le faisaient si bien. Chaque cadavre qu'Isma'ïl découvrait sur le chemin et chaque fois qu'ils les entendaient parler leur langue étrange, ne faisait que confirmer ses soupçons.

Lorsque le vieux chef décida qu'il était temps, les Kom'är se placèrent en avant de la direction que suivait les supposés Vanyliens, derrière de hautes dunes de manière à se dévoiler au dernier moment pour acculer leurs proies et les encerclers sans aucune difficultés. Isma'ïl surgit de derrière la dune, face aux Vanyliens. Un large sourire était figé sur son visage, les enfants sortirent un à un, leurs blasters pointés sur leurs cibles, de part et d'autres de leur maitre encerclant au fur et à mesure la trentaine de rescapés qui était trop mal en point pour combattre. Le large sourire du vieux chef s'élargit encore plus lorsque le cercle se referma autour de ses nouveaux prisonniers.

- Que faire Vanyliens dans mon désert ?

Son accent korrulien et son manque de pratique du Joyellien le rendait très difficile à comprendre mais il posa sa question franchement et sans détour en se basant uniquement sur ses observations et son propre jugement. Même s'il n'était pas certain de sa supposition il était sûr de se faire comprendre en parlant Joyellien. Certains de ses enfants posèrent un regard étonné sur le vieil homme en entendant une langue qu'ils ne comprenaient pas mais la plupart d'entre eux restèrent impassible, leurs armes braqués sur les pirates, prêt à faire feu.
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Forban du Désert

On m'appelle Varsä'Oellis le Croyant


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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Ven 10 Juil 2015 - 16:22

- J’ignorais que le désert avait changé de propriétaire.

Une voix aussi aride que les dunes s’était élevée derrière le contingent d’enfants forbans. Une voix de stentor qui laissa échos aux rires gras d’une troupe impressionnante de guerriers arborant la bannière des Tol’Krigareh. La présence d’étrangers et encore plus de vivenef se faisait rare sur les pourtours de la ceinture de feu, assez pour alerter Varsä qui s’était déplacé en personne et lourdement accompagné pour souhaiter la bienvenue aux intrus.

Les voyantes avaient prédit ce jour. Dans le sang et les os, elles avaient lues que ces exotiques viendraient s’inviter sur ses terres et que ce jour pourrait bien être un atout supplémentaire dans l’extermination de Korrul. Il n’en avait pas fallu plus au Kerkeï pour se mettre en ordre de bataille. Les armes aiguisés et fourbies et les sacs remplis, ce sont plus d’une cinquante de forbans qui sur ordre de leur leader s’étaient mobilisés pour aller intercepter les sang-mêlé. Le groupe ne s’était pas donné la peine de suivre leur traces autant de temps qu’Isma’ïl. Les Tol possédaient plusieurs speeders et ils leurs avaient permis de gagner un temps fous et de rejoindre le petit groupe rapidement.

Le guerrier avait été étonné voir impressionné quand son éclaireur lui rapporta que les Kom’är étaient en route et venaient de capturer le petit groupe à la dérive. Comme une évidence, cette vivenef et ces autochtones attiraient.

Un vrombissement sourd de moteur plus tard les guerriers des Tol qui s’étaient dissimulés en retrait derrière les dunes encerclèrent avec discipline et rapidité les enfants pointant leurs armes. Les Tol étaient en supériorité numérique et même si Varsä savait qu’il aurait été stupide de sous-estimer les enfants des Kom’är, ces derniers n’étaient pas de taille à lutter contre le nombre et la maestria des meilleurs forbans du Kerkeï.

Il fallut moins d’une minute pour que l’embuscade soit tendue et que tout le monde soit maîtrisé dans le plus grand calme. Varsä avait ordonné que le sang ne soit pas versé. Isma’ïl n’était pas son ennemi et son Kerkeï en chassant les forbans à l’âge adulte lui fournissait régulièrement des nouvelles recrues dressées et avide de combat. De plus, sans ses souvenirs, Isma’ïl était un homme sage et plein de bon sens. Le sang n’aurait pas besoin de couler. Les prophétesses l’avaient dit et Varsä en était convaincu.

Torse nu, hache dans la main gauche et blaster dans l’autre, Varsä s’était placé à la cime d’une des dunes. Le visage fermé, il tira un coup de blaster à quelques dizaines de centimètres des pieds d’Isma’ïl.

- Ordonne à tes enfants de jeter leurs armes et il n’y aura pas de blessés, tu as ma parole.

Les dizaines de forbans n’attendaient qu’un ordre de leur chef pour ouvrir le feu et accomplir la besogne dans laquelle ils étaient passés maîtres. Mais aujourd’hui la guerre n’intéressait pas l’auguste Varsä trop curieux de savoir ce que venait faire les étrangers ici. Une lueur de malice naquit à la commissure de ses lèvres.

- Que font ces étrangers ici Isma’ïl ?

Continua Varsä en pointant son blaster sur Cynydd



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Pirate

On m'appelle Cynydd neuf-doigts


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RANG: Second du Pourfendeur des Vents
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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Mar 14 Juil 2015 - 5:31

Cynydd lança un de ses traditionnels regards mauvais lorsque Riska prit la parole. Après tout ce temps passé en leur compagnie, il n’avait toujours pas envie de faire confiance en les femmes de la Nuée Ardente. L’homme cracha par terre avec dédain et reporta son attention sur son Capitaine. Victime d’une violente insolation, Jaasau n’était plus que l’ombre de lui-même. Quant à Aleera, son visage passait par toutes les couleurs possibles. Deux jours plus tôt, à peine débarqués dans le désert, une immense créature visqueuse et repoussante avait attaqué les pirates. L’espèce d’énorme sangsue avait foncé droit sur la Capitaine de la Nuée, l’écorchant au passage. Dès lors, l’état de la jeune femme ne faisait que se détériorer. À n’en pas douter, Cynydd et Riska allait sans aucun doute devoir monter en grade dans les jours à venir si l’état de leurs deux compagnons ne s’améliorait pas.

Perdu dans ses pensées, un bruit au loin attira l’attention du jeune pirate. Il tourna la tête en direction dudit bruit et se retrouva face à d’autres hommes. Le Second crispa la mâchoire, redoutant de comprendre qui se trouvait devant lui.
Par instinct, il se mit en position défensive et attrapa le blaster qui pendait à sa hanche. Il siffla rapidement entre les lèvres et tous les hommes du Pourfendeur des Vents l’imitèrent.

L’homme parlait dans un vanyllien sombre et barbare. Il écorchait la moitié des mots, mais c’était suffisamment clair pour que tout le monde comprenne ses dires. Tous les pirates restèrent silencieux et Cynydd jeta un coup d’œil rapide à Jaasau. Complètement à l’ouest par la fièvre qui le gagnait de jour en jour, le Capitaine n’était pas en état de répondre. Alors, d’un mouvement imperfectible de la tête, Neuf-Doigts se tourna vers Riska. En un instant, ils se mirent d’accord : c’était à eux de gérer cette nouvelle situation.

Et puis, comme si tout cela n’était pas suffisant. Une autre voix d’homme se fit entendre. Plus assuré et plus forte, l’homme qui portait cette voix n’en était pas moins terrifiant. Autour d’eux, de plus en plus de barbares resserraient le cercle, obligeant les pirates à se rapprocher. Mais les hommes du Pourfendeur et les femmes de la Nuée n’étaient pas si faciles à impressionner. Après tout, ils avaient été toute leur vie des Seigneurs du Vent.

Enfin, il était temps de répondre. Cynydd ne parlait pas un mot de korrulien. Enfant de Vanylle, il était plutôt ignare sur le monde qui l’entourait. Un rapide coup d’œil à son acolyte lui fit comprendre que la demoiselle non plus ne parlait pas cette langue. Cependant, dans l’immense sagesse du Baron, celui-ci avait embarqué avec eux interprète. Ce dernier, était toujours en vie et s’approcha d’un pas nonchalant vers Cynydd et Riska. A mi-voix, il traduisit les dires de Varsä. Puis, sous les ordres du Second, il déclara :

« Nous ne voulons pas d’histoire. Comme vous, nous ne sommes pas les bienvenus dans les riches terres. Laissez-nous simplement passer et vous n’aurez pas de problème, hommes du désert ! »

Cynydd avait opté pour la menace, mais il sentait bien la désapprobation de Riska. Bah ! Qu’est-ce qu’une femme pouvait y connaître ? Ils étaient entre hommes, et s’il fallait régler ça à coup-de-poing, le Second ne serait pas le dernier à y répondre.
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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Dim 19 Juil 2015 - 7:58

La situation déjà bien plus complexe que tout ce qu’avait imaginé Riska, ne semblait pas prête à se faciliter, ni même à laisser quelques minutes de répit aux courageux survivants Vanylliens. La marche avait repris son cours, lente et douloureuse, alors que le silence tombait lourdement sur les rangs des sang-mêlés. Aucun bruit, si ce n’est les respirations haletantes des pirates et quelques gémissements de douleurs, redondants, à chaque pas de plus dans le sable brûlant. Grignotée à petit feu par la méfiance et l’angoisse, la Canonnière de la Nuée arpentait les alentours d’un regard fou qui s’adoucissait visiblement lorsqu’elle croisait le visage défait des deux Capitaines, chacun en proie à un mal qui les attirait toujours plus vers le fond. Leur survie ne tenait qu’à un fil, mais elle comptait bien les y aider du mieux qu’elle pouvait.

La caresse chaude du soleil l’assommait chaque seconde un peu plus, et son corps, meurtri par les attaques brûlantes d’un vent sec et d’une poussière vicieuse menaçait de l’abandonner à tout moment. Seul son esprit instable s’accrochait à son amour d’une vie dangereuse et à sa reconnaissance éternelle pour Aleera, l’obligeant à poser un pied devant l’autre et à continuer d’avancer. C’était bien tout ce qui lui permettait de ne pas se laisser tomber dans un cercueil de sable tout prêt à l’y conserver.

Son sang-froid pourtant, se retrouva mis à rude épreuve lorsque le convoi s’arrêta brusquement alors qu’une multitude de silhouette s’élevait à la cime des dunes. Tout en fronçant les sourcils pour mieux voir, Riska sentit un frisson lui parcourir l’échine lorsque deux voix, loin de transparaître d’amitié et de pacifisme, résonnèrent à leur tour pour les mettre en garde. Un même frémissement de méfiance secoua le groupe de pirates mais tous restèrent unis, face à ces barbares. Il en faudrait bien plus pour effrayer les Vanylliens, qu’importe leur état de fatigue extrême. Cynydd en fit d’ailleurs la démonstration, lorsqu’il souffla à leur interprète la réponse à donner. La jeune femme en haussa les sourcils de surprise, en entendant la menace suinter de ses mots. Pas très malin dans ce genre de situation. Elle avait beau aimer le sang et les combats, elle ne trouverait sûrement jamais le repos en mourant aussi facilement dans pareille embuscade et sans une véritable bataille. Elle se permit donc d’ajouter à l’intention de l’homme qui traduisit ses paroles :

“Nous ne sommes pas là pour nous battre. Nous cherchons simplement à arriver à un endroit précis. Laissez nous passer. Aidez nous même, et vous serez récompensés.”

Contrairement à son congénère pirate, elle avait opté pour l’appât du gain. Si ces hommes étaient bien ce qu’elle pensait être, des sang-mêlés comme eux, alors ils n’avaient aucune raison de s’entretuer. Bien au contraire.




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Forban du Désert

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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Ven 21 Aoû 2015 - 6:32

- Ordonne à tes enfants de baisser les armes Isma’ïl, je ne me répèterai pas une troisième fois.

Tonna Varsä d’une voix aussi froide que le métal en pointant son blaster vers l’un des garçons. Un coup de feu retentit et le garçon qui ne devait pas avoir plus de treize ans s’écroula au sol en hurlant blessé à la cuisse par un tir d’une précision redoutable. Pourquoi dans ce maudit désert les gens ne comprenaient que la violence et la sauvagerie ? Le chef du Kerkeï répugnait à ces méthodes mais dans un monde bestial comme le désert des murmures il ne pouvait pas y avoir de place pour la faiblesse. Dans un monde gouverné par des tueurs, la violence était le choix le plus raisonnable pour survivre.

Ce nouvel ultimatum et cette démonstration de volonté de la part des Tol avaient également l’avantage de montrer aux étrangers qu’il ne fallait pas prendre Le Croyant pour un idiot. Les paroles du traducteur résonnèrent jusqu’à l’échine de l’imposant forban. Celui qui semblait être le chef de l’équipage à la dérive dont les hommes étaient exsangues osait le menacer, lui, le chef des Tol’Krigareh dans son propre désert. Le soleil lui avait fait fondre les neurones.

Fronçant les sourcils il adressa un regard plein de défi à Cynydd, il fallait être sacrément courageux ou complétement fou pour se mettre dans cette situation.

-Nous allons vous laisser passer hommes venus d’ailleurs, mais il y a une taxe pour traverser ce désert, une taxe sur l’eau et le taux d’imposition est très, très élevé.

Dit-il parfaitement stoïque en direction du traducteur alors qu’un sourire carnassier naissait à la commissure de ses lèvres. La voix puissante de Riska aguicha finalement sa curiosité. Un regard d’Erek l’informa que les Kom’är étaient sous contrôle. Varsä délaissa sa dune, il se rapprocha avec prudence de la femme, deux de ses hommes le couvrant. Juger les hommes était comme une seconde nature pour Varsä, lire l’âme des personnes dans leurs yeux était un de ses dons, du moins les prophétesses l’avait convaincu qu’il le possédait.

- Qui décide, ici, lui ou toi ?

Questionna l’homme en tendant sa hache vers la femme. Tout en lançant à nouveau un regard noir à Cynydd. Elle était rusée et savait manier la carotte, un forban était toujours à la recherche du gain et du profit, en particulier un chef de clan qui prévoyait d’envahir Korrul. Il restait encore à voir si c’était un bluff. Les forbans avaient d’ailleurs tendus l’oreille en entendant le mot « récompense »

Il est rare de voir des aventuriers à l’agonie me proposer une récompense, je crois plutôt que c’est vous qui avez besoin de moi pour quitter cet endroit en vie.

Il adressa finalement un sourire narquois à Riska, il admira sa détermination tout comme il l’imagina assez bien nue dans sa couche. Dans le doute il fallait pousser l'investigation : car si les voyageurs s'étaient rendus si loin de chez eux, il y avait peut être une bonne raison, une excellente raison.

- Qui êtes-vous, d’où venez-vous et enfin dis-moi quel endroit tu cherches si il existe je le connais sûrement, parle étrangère, si tu préfères te taire payez la taxe et vous serez libre de partir…

Partagé entre curiosité et agacement, Varsä ouvrit à son tour une porte pour s’enquérir un peu de plus des motivations du petit groupe. De nature curieuse il ne pouvait pas laisser partir ou assassiner froidement les intrus sans en savoir un peu plus sur eux. Le monde était changeant, si ces étrangers venus d’ailleurs était arrivés jusqu’au désert, ils ne seraient sûrement pas les derniers. En ce moment même la géopolitique de tout Korrul était peut-être en train de se transformer, les Tol’Krigareh et les Kom’är en étaient peut être les premiers témoins.


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On m'appelle Riska les Deux Voix


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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Lun 31 Aoû 2015 - 9:34

Le coup de feu qui retentit à travers les dunes et qui fit tomber, blessé, l’un des enfants du désert, fit tressaillir Riska. La peur s’emparait très rarement de son esprit, trop instable pour s’interroger sur ce genre de sentiment qui ne lui faisait que très peu d’effet. Au contraire de la peur, elle connaissait le désir du danger et l’excitation de papillonner si près de la mort, à chaque combat. Cette fois pourtant, au milieu d’un désert inconnu, portée par la sensation d’un corps décousu et qui menaçait de s’effondrer si elle restait encore longtemps sous la coupe d’un soleil acharné, elle ravala un haut le coeur d’angoisse. Pas tout ses dieux, elle ne pouvait pas crever aussi bêtement, abattue comme un vulgaire molosse dans le sable.

Les paroles de celui qui semblait être le chef de l’un des groupes de barbares se portèrent jusqu’aux oreilles de la Canonnière. Instinctivement, la terreur s’apaisa, alors que son assurance reprenait le dessus, galvanisée par les mots qu’elle venait d’entendre. Ils ne comptaient pas les tuer. Pas pour l’instant du moins, trop concentré à vouloir percevoir cette fameuse taxe qui semblait tout droit sortie de son imagination. Comme elle le pensait, l’appât du gain fonctionnait tout aussi bien sur les quais insalubres de Vanylle qu’entre les dunes du Désert des Murmures. Et cet intérêt, elle le devina aisément dans le regard du chef barbare, alors qu’il abandonnait son piédestal pour s’approcher du groupe de pirate.

“Tout dépend avec qui tu veux causer.”

Répondit-elle du tac au tac à la question du sang-mêlé, et après un rapide coup d’oeil à Cynydd. Par précaution, elle avait préféré reprendre la parole, étant presque certaine que le caractère du Second du Pourfendeur n’avait rien à voir avec la diplomatie. Elle s’était donc lancée, comptant sur un instinct qui l’avait toujours brillamment guidé à travers les batailles, qu’elles soient physiques ou orales. Elle avait accentué sa réponse d’un fin sourire, desserrant le foulard qui lui protégeait le visage afin de le dévoiler, ainsi que sa crinière rousse, dans un signe de respect et de pacifisme. Voir entièrement son interlocuteur était toujours plus rassurant, et elle avait besoin de sentir l’homme face à elle en confiance.

“Si nous le quittons en vie, là sera justement le but de la récompense.”

Elle s’interrompit volontairement, avançant d’un pas vers le barbare, jusqu’à sentir la hache encore tendue contre son ventre. Sans le quitter du regard pourtant, elle l’observa de ces étranges yeux où se mêlaient l’émeraude et le topaze orangé, la folie faisant briller cette palette pour le moins atypique. Sans hésiter, elle reprit la parole et donna les renseignements voulus, prenant garde à ne dévoiler que ce qui les aiderait réellement.

“Nous sommes des sang-mêlés. Ceux du littoral. Nous sommes les Pirates. Et nous sommes à la recherche d’un trésor.”

Elle se tut, laissant couler sur le barbare un regard où se mêlaient la curiosité et la bestialité; la détermination et la défiance. Ses quelques mots devraient suffire à faire prendre conscience de qui ils étaient. Le chef du désert n’aurait plus qu’à décider. Aider ou tuer. Et si taxe il y avait, Riska était bien déterminée à la payer d’une façon ou d’une autre.




DC : Enaïa Lyseän Vara'Da & Azeor Desnolancès & Kezaël Lysereän & Esheban Ondeluire & Eyföhl Aanka'Leï & Céléno Thogen & Kaïlindra

Merci Nivilk pour le kit  :heart2:
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On m'appelle Aelan Knotwise


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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Dim 6 Sep 2015 - 5:12

Aelan avait regretté dès les premières minutes le fait de se retrouver dans le désert. Un grand échec dans cette mission, un échec qu'elle mettrait volontiers sur le dos des autres. Mais en réalité, bien qu'elle avait pu côtoyer quelques artistes matrociens durant sa vie de bourgeoise, elle s'était révélée aussi bien mauvaise actrice. Quelques heures après avoir était largué, elle détestait le désert, le sable en particulier, horrible particule qui avait le don de se faufiler partout. C'était son premier voyage en Korrul et visiblement pas le plus agréable. On était loin de son petit confort habituel et pour atténuer sa peine, elle ne pouvait qu'imaginer qu'elle marchait dans un meilleur endroit... Et je ne parle même pas du rationnement draconien. Les plus faibles tombèrent en premiers sous le regard de leurs camarades impuissants, mais il n'était pas question de s'arrêter. Celui qui tombait  à terre n'avait le droit que de voir ses compagnons s'éloigner au fur et a mesure que la vie s'échapper de lui. Certains perdirent le moral, ce qui n'était pas le cas d'Aelan. La jeune femme n'accordait même pas un regard à ceux qui embrassaient le sable, trop occupé par sa propre survie.

La nuit n'était pas non plus de tout repos. Les températures étaient moins chaudes mais Aelan avait du mal à se reposer... Elle guettait l'équipage du Pourfendeur, non pas parce qu'elle craignait qu'ils se débarrassent des femmes de la Nuée, mais parce qu'elle cherchait en moyen d'étriper le Capitaine Jaasau. Évidemment, si elle y parvenait, les deux équipages s'entretueraient sûrement ou on la zigouillerait tout simplement... Les conditions n'étaient pas propices, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'y penser. La situation s'empira quand Jaasau fut victime d'une insolation. Voir le Capitaine commencer à dépérir la mettait hors d'elle. Et plus le temps passait, plus celui-ci était mal en point. Le soleil allait il lui prendre le Capitaine sous son nez ? Avant qu'elle ne puisse lui arracher le coeur ? Aelan n'avait pas le crâne de Rajan avec elle, elle avait dû s'en séparer pour le déguisement. Mais ça ne l'empêchait pas de lui parler... Ses murmures inaudibles se faisaient de plus en plus fréquent et les dernières femmes encore en vie qui marchaient non loin d'elle se demandaient si la folie n'était pas en train de l'emporter.  

Puis enfin, une lueur d'espoir dans cet enfer désertique. Leur groupe se fit encercler. Mais alors que les premiers mots furent échangés, un autre groupe d'indigènes encercla le premier pour prendre leur place. Décidément, les pirates semblaient avoir du succès dans le coin. Quoiqu'il en soit, les deux seconds prirent les choses en mains, bien que chacun avait leur manière, celle de Riska était plus au goût d'Aelan. Les pirates étaient très loin d'avoir un quelconque avantage si le combat devait s'engager, nulle doute même qu'il ne faudrait qu'une poignée de secondes pour les exterminer. Bref, la jeune femme ne pouvait qu'assister silencieusement à la négociation. Aelan finit par s'assoir sur le sable en attendant, se mettant de dos au trio et face à ceux qui l'encerclaient. Elle prit la peine d'agrandir un peu son décolleté, de détacher ses cheveux verts et de les secouer un peu, dans un premier temps pour se débarrasser du sable, mais surtout pour distraire ses assaillants... Pas sur que ça marche...
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On m'appelle Cynydd neuf-doigts


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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Dim 20 Sep 2015 - 7:08

Lorsque Riska prit la parole, Cynydd serra des dents, se retenant de lui intimer de se taire. Il savait très bien que s’il faisait cela, elle n’aurait aucun mal à lui répondre et pour l’heure, il valait mieux montrer qu’ils étaient soudés. Alors, quand le Forban demanda de connaitre la personne en charge, le pirate ne pipa mot. Il laissa la femme répondre, se gardant bien de faire partager son ressentiment. L’œil mauvais, Neuf-Doigts observa l’échange devant lui. Voilà qu’elle l’aguichait désormais. Cette femme n’était donc qu’une catin. Le Second du Pourfendeur serra les bras autour de sa poitrine, restant fermé à toute conversation. Il coula néanmoins un regard autour d’eux et se rendit compte, non sans stupeur, que beaucoup plus de Forbans entourait le petit groupe de pirates. Ils étaient complètement à leur merci.

Il voulut le signaler à Riska, mais cette dernière se rapprochait encore du Forban. Agacé, le pirate cracha par terre et avec mauvaise humeur, Cynydd fit un pas en avant et déclara haut et fort.

« Qui es-tu pour réclamer ce désert ? Aucun nom n’a traversé la Ceinture de Feu jusqu’à Vanylle, Forban. Pourquoi devrions-nous partager notre trésor ? Je préfère mourir que de donner une seule pièce à un manant du désert. »

L’insulte était faite. Mais Cynydd était bien trop orgueilleux pour s’en inquiétait. Il n’avait pas traversé Grand Vent, franchi la Ceinture de Feu et écumait le désert pendant des jours pour qu’une racaille du désert lui pique son trésor. Il en était hors de question. La moitié de son équipage était mort, l’autre moitié perdait en énergie de jour en jour. Son Capitaine était en plein délire et il devrait donner SON trésor à un Forban ?

La fatigue et le stress du voyage commencèrent à avoir raison du jeune homme. IL était prêt à se battre, prêt à renvoyer celui qui pensait dominer le désert au fin fond d’une cavité. Après, il apprendrait à cette maudite Riska à se taire. C’était aux hommes de traiter, pas aux femelles qui gâchaient toujours tout.
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On m'appelle Kuon Tronche-de-Cambouis


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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Lun 21 Sep 2015 - 6:39

La chance les avaient accompagnés jusqu'aux portes du désert... Mais la suite fut beaucoup moins réjouissante. 'Faut l'dire, déjà le vaisseau qui les avaient emmené jusque là lui avait laissé une drôle d'impression... Chaque fois qu'il se le remémorait, il était pris de frissons, sans trop savoir pourquoi; Puis ils furent jetés par dessus bord, sans pouvoir y faire grand chose à cause de cette "vivenef" qui les avait ramollis... Oui, il ne voyait pas d'autres explications à cette débandade générale. Oui, il n'avait aucune honte à accuser un vaisseau plus qu'étrange à ses yeux. Et pis l'désert, mazette... Ça dépassait l'entendement, les mots tout ça... Foutue chaleur qui avait tué beaucoup de membres des deux équipages, et rendue fous beaucoup trop d'autres... Même le Capitaine se montrait fiévreux. Zut quoi ! Le Capitaine merde ! Le Pourfendeur pouvait pas se passer du Baron alors qu'il y avait la Nuée dans l'coin !

Parce que ouais, ils faisaient peut-être équipe dans cette galère de l'enfer, mais les questions subsistaient dans le p'tit crâne de Tronche-de-Cambouis. Comment, fiers pirates qu'ils étaient, avaient-ils réussi à réunir deux équipages aussi contraires ?... Il en savait rien, et ça lui faisait sauter trois, quatre boulons chaque fois qu'il essayait de comprendre... Surtout qu'ils avaient beau être dans le même merdier, c'pas comme si on se serrait les coudes ou quoi. On pouvait pas nier le fait que beaucoup de femmes se montraient toutes aussi dignes que certains hommes du Pourfendeur, on pouvait pas nier non plus le fait que certaines ralentissaient la troupe. Et quand le ton montait entres eux, Kuon utilisait sa technique toute particulière : le fermage de gueule complet. Certes, il avait pris quelques baffes en relevant parfois une femme à bout de force -c'était des pirates hein, elles ont aussi leur fierté ces bouts de filles-, par principe pas par pitié, certes il ne défendait personne quand les tensions explosaient dans le groupe... Mais il n'avait rien à redire le p'tit apprenti mécano sans vaisseau à réparer... Ah fichtre, qu'est-ce que le Poupourf' lui manquait !

Alors quand au comble de la malchance, ils se font intercepter par des sauvages, alors qu'ils sont perdus, assoiffés et affamés -donc affaiblis bien comme il faut-, on peut dire que Kuon avait vaguement abandonné l'idée de sortir vivant de cette "aventure". Relativisons : 15 ans, c't'un bel âge pour mourir ! Mais il aurait voulu voir un p'tit bout de c'trésor avant quand même. Limite, les gosses, peut-être qu'ils auraient pu les maîtriser... Avec pertes et fracas, on se méfie jamais assez des mioches -dixit celui qu'en est un encore-, mais bon. Mais les gros tas de muscles derrière... Mouais, ils allaient tous crever si il y en avait un pour décider de foncer dans le tas. Pourtant, il y avait peut-être moyen de faire un truc... Kuon n'y connaît rien en... stratégie ?... mais voilà : ils étaient des Korruliens, ils étaient des Vanylliens... Et dans l'ensemble, un bon gros paquet de Sang-Mêlés. Si là, il y avait pas moyen de s'entendre quand même !

Mais non. Là encore, division. Merde à la fin. C'est tout ce qui lui traversa l'esprit quand le Second siffla, et que tous les membres du Pourfendeur agirent à l'unisson, même lui. C'est qu'ils étaient bien dressés. Pas sûr que la mauvaise humeur de Cynydd les sortent de ce pétrin... L'approche de l'autre... euh... Riskette ?... Riska, c'est ça ! L'approche de Riska méritait au moins d'être plus sensée... Kuon commença à penser qu'il était sans doute lui aussi victime d'une insolation, à se ranger du côté de la Nuée, même du fond de son crâne. Du coin de l'oeil, il en vit une, les cheveux verts brillants au soleil, en train d'arranger son décolleté. Il ne put s'empêcher de sourire... Ahah, limite j'aurais préféré en avoir une paire moi aussi. Puis il secoua sa tête, pour se remettre les idées en place, tout en s'excusant auprès de ses fidèles testicules à qui il tenait beaucoup l'air de rien. Oui voilà, il tenait à ses couilles et à les garder aussi longtemps que possible... Il allait donc ouvrir sa gueule, tant pis si ça lui en coûtait. Il s'approcha lentement de Cynydd pour murmurer à son oreille aussi bas qu'il le pouvait avec sa gorge sèche. :

-Mon Second, je suis d'accord avec vous pour le partage du trésor mais regardez les hommes. On tiendra pas deux minutes, le désert est leur terrain de jeu. Pensons à en sortir, à nous remettre en forme et ensuite, à nous débarrasser d'eux... De plus, perdre ici ce serait laisser l'opportunité à la Nuée de rafler tout le trésor... Et depuis la fièvre du Capitaine, les tensions naissent, la mutinerie guette. Pardonnez ce que vous pourriez prendre pour de l'arrogance, mais je vous en prie, regardez l'équipage avant de me punir.

Qu'il se fasse battre pour avoir énoncé quelques vérités... et s'il le crève là pour si peu, au moins il n'aura pas à voir la suite des événements.



Spoiler:
 
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On m'appelle Varsä'Oellis le Croyant


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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   - Sam 24 Oct 2015 - 18:45

[Un grand pardon pour le retard. Sur demande du staff, je fais tout ce petit monde prisonnier au Col Muertiga]

Quelque chose plaisait à Varsä dans ce bout de femme qui éructait la bravoure, indomptable, elle lui rappelait Naussicä et les moments torrides qu’ils avaient partagés entremêlées  quelque part entre violence, sexe et quelque chose qui ressemblait de près ou de loin à de l’amour.  Le guerrier laissa son regard ardent se perdre dans son cou aussi tentateur qu’un fruit mûr.  

- Un trésor, j’adore les trésors, ils ne sont d'ailleurs pas toujours où on les attends.

Il baissa sa hache réfléchissant portant ses yeux vers son second et vers Elzévir. Ces quidams étaient des sangs mêlés tout comme eux. Ces étrangers partageaient au moins les mêmes vicissitudes. Il y avait peut-être quelque chose de plus utile à tirer de cette situation qu’un énième bain de sang. Le chef du Kerkeï fut tiré de ses pensées par la gerbe acide de ce qui ressemblait au leader du groupe, celui-là même  qui l’avait déjà défié.  Bombant le torse, Varsä se dirigea vers lui bousculant et faisant tomber au sol  au passage le malheureux Kuon qui avait eu le malheur de se trouver sur son chemin. Escorté par plusieurs forbans, l’imposant Varsä se planta droit devant Cynydd le toisa de toute sa haute. Une lueur de défi dévorant ses traits. Son visage était si proche du sien qu’ils pouvaient mutuellement sentir leur haleine.

- Erek, égorge le gamin et l'autre fille pour apprendre le respect à cet homme.

Erek le Siffle Lame fondit sur Kuon sous les applaudissements de ses pairs et sans ménagement il le releva le tirant par les cheveux. Les yeux remplis d’avidité. Un autre lieutenant de son côté avait attrapé Aelan.  Ils s’apprêtaient à enfoncer leurs dagues dans les cous des pirates lorsque Varsä leva une main pour leur faire signe d’attendre. Erek lécha langoureusement la joue du jeune pirate lui susurrant que ce n’était que partie remise.

Les Tol étaient coincés, ils pouvaient tuer tout le petit groupe et repartir paisiblement vers le Col mais ils perdraient totalement le trésor quant à l’autre solution… Cynydd ne semblait pas être homme à se laisser marcher dessus ce que Varsä respectait. Il y avait troisième autre issue, Riska dans sa sagesse avait évoquée l’idée de partager le trésor ce qui finalement semblait être une bonne option. Il fallait reprendre le contrôle de la situation.

- Toi, je te fais chef de cet équipage.

Grogna le forban en pointant sa hache vers Riska.

- Vous allez nous accompagner au Col, nous soignerons vos blessés, vous pourrez vous restaurer et nous reprendrons les négociations. Tu es responsable de la survie de tes hommes au moindre faux pas je n’arrêterai pas mon homme.

Ni une ni deux, sous la pression de l’impressionnant contingent de forbans tous les pirates furent désarmés tandis que les Kom’är s’était finalement rangé du côté de leurs confrères du désert. Une boucherie avait encore moins de sens pour Isma’ïl.


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Posté dans Re: A trois jours de la Ceinture de Feu, le désert brûle encore !   -

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