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[RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul

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On m'appelle Inge Hardinvast


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RANG: Vardøn ; Zoey ; Snjór ; Jorgga ; Fjölan ;
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Posté dans [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Jeu 30 Juil 2015 - 15:25

La traîne de branches accrochée à la taille de la chasseuse finissait d'effacer ses traces laissées dans la neige jusqu'à l'une des entrées du campement souterrain des Murmures de la Sylve. Ses mains chargées d'une dizaine de corps sans vie de duniigs relevés aux collets laissés aux alentours, elle tendit fièrement ses prises aux yeux des déserteurs présents autour d'elle.

- Super, on va au moins pouvoir se curer les dents avec ce que tu nous ramènes !
- Oh, la ferme Ärdmar, c'est déjà mieux que rien.


Répliqua-t-elle au guerrier moqueur avant d'avancer dans les galeries jusqu'à l'alcôve abritant tous les butins de chasse qu'un tanneur dépeçait, où elle déposa les duniigs avant de s'en aller.

Cela faisait quatre jours qu'elle était revenue du nord de l'île par les airs, et accompagnée du premier étranger capturé par leur groupe. Ce n'était pas peu dire que celui-ci faisait l'objet de la curiosité du plus grand nombre, exposé dans une cellule devant laquelle bon nombre de Murmures vinrent voir à quoi ressemblait l'envahisseur.

Inge ne l'avait pas encore revu, récupérant elle-même de leur escapade et appréhendant peut être un peu de retrouver l'homme doré à travers des barreaux en fer. Ne l'ayant côtoyé qu'en toute liberté, ou presque, elle se retrouvait presque honteuse à l'imaginer enfermé dans une pauvre cellule tapissée de paille. Mais elle se trouvait plus honteuse encore de l'avoir évité, se disant qu'un visage familier pourrait rendre sa captivité plus supportable...

C'est donc pour cela qu'elle se décida enfin à prendre la direction des geôles, dispersées de part et d'autre d'une large ouverture sous la roche où seule la lumière de torches permettait d'y voir. Arrivée là, elle n'eut pas de grandes difficultés à reconnaître la cellule où était retenu l'outremurrien puisqu'elle était la mieux gardée et que les autres étaient vides de tout factionnaires (ceux-ci s'étant plus penché sur les étrangers que sur les déserteurs ces derniers temps). Le poing sur le torse, elle salua ses frères et sœurs de la Sylve qui se tenaient à quelques mètres du prisonnier, non sans lui accorder toute leur attention.

- Que fais-tu ici, l'Affranchie ?
- Tout va bien ?
Demanda-t-elle en se penchant de manière à apercevoir son rescapé.
- En quoi ça te regarde ?
- Hé, je l'ai ramené, c'est MON prisonnier, non ?
Redressée, la tête levée vers le monstre de muscles qui lui faisait face, elle affichait un air clairement irrité.
- C'est le prisonnier de Möjra tant qu'elle n'aura pas décidé quoi en faire. Les sourcils d'Inge se froncèrent.
- Möjra n'a qu'à finir de l'interroger plus vite. Laisse-moi passer, je veux voir s'il n'a pas froid.
- Tu le verras de plus près si il finit pendu dans les bois. En attendant tu vas pas plus loin.
- Laisse-moi passer ou sinon...
- Sinon quoi ?
- Sinon je dis à Mirnïa que t'as la trouille des khän !


Le regard noir du déserteur en dit long sur ses pensées, mais il fut bien forcé de s'écarter pour ne pas voir cette menace mise à exécution...

Satisfaite, Inge se faufila contre le flanc de l'erfeydien et se retourna vers lui pour lui adresser une vile grimace. Pour la maturité, on repassera... En attendant, elle trottina jusqu'à la geôle abritant l'homme doré à qui on avait laissé des vêtements adaptés au froid ambiant. Au moins, chez les Murmures, on avait la décence de ne pas laisser mourir l'ennemi de pneumonie...

Arrivée devant la grille, la déserteuse s'accroupit et cogna aux barreaux pour attirer l'attention du prisonnier à qui elle sourit comme si cette cloison qui les séparait n'existait pas.

- Hé, Vardøn ! L'appela-t-elle à voix basse. Vardøn !




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On m'appelle Vaarden Jirkin


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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Sam 1 Aoû 2015 - 17:25

Couché sur la paillasse de sa geôle,  Vaarden essayait de dormir. Il se devait d’être patient mais après quatre jours, il commençait à trouver le temps long. Les journées étaient monotones, elles consistaient à deux repas quotidien, un interrogatoire de ce qui semblait être la chef du camp et le passage de la guérisseuse qui changeait les pansements et observait l’évolution des blessures du korrulien notamment au niveau des côtes cassées.

Néanmoins le général ne se plaignait pas, son traitement ici n’avait rien à voir avec celui-ci reçu au pied du mur. La plupart des personnes du camp avaient été ébahie de le voir arriver derrière Inge. Puis c’étaient montrés plus ou moins hostiles vis-à-vis de l’homme au teint halé. Il n’avait reçu aucun sévice de la part de ses hôtes. Vaarden supposait que la chef de camp n’était pas étrangère à cela. Chaque matin, elle venait le questionner cela ne semblait pas être un interrogatoire mais plus  à une discussion entre deux individus. Discussion qui se résumait elle-même en un langage des signes.  C’est à travers ce partage qu’il comprit que les personnes composant ce camp avaient été exilées de leur communauté. Pourquoi il avait du mal à le comprendre encore. Une chose était sure le peuple de l’île blanche semblait divisé, une aubaine pour Korrul dont l’alliance avec Matroos pour la conquête de l’île s’était effilochée au cours du temps. Ces guerrières pouvaient se transformer en de possible allié affaiblissant de l’intérieur leur ennemie commun. Le général se dit qu’il allait tout de même un peu vite en besogne et qu’il était pour l’instant qu’un simple prisonnier qui ne connaissait toujours pas son sort.

Cela faisait seulement quatre jours qu’il était ici mais il se demandait quand prendrait fin cet état de prisonnier. C’est avec cette pensée en tête qu’il distingua  soudain du bruit dehors. Toujours allongé, il se mit dos aux barreaux de façon à ne pas voir l’entrée de l’invité qui lui rendait visite. Quelle agréable surprise lorsqu’il entendit Inge l’appeler toujours en écorchant son prénom. Il se retourna pour observer la rouquine tout sourire comme si de rien n’était. Celle-là c’était quand même un vrai phénomène.

Inge ! Qu’est-ce que fais là ! Tu ne devrais pas être là ! Tu vas te faire taper les doigts par tes supérieurs. »

Elle le regarda toujours avec ce sourire aux lèvres, la tête légèrement sur le côté.

-« Bon, j'imagine que même si tu m’avais compris, tu ne m'aurais en aucun cas écouté de toute manière. »

Vaarden se redressa et se mit accroupi planta ses prunelles dorées dans celles noisettes de la jeune femme. Il passa sa main à travers les barreaux cherchant à obtenir un contact physique. Essayant de savoir s’il hallucinait ou non.


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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Dim 2 Aoû 2015 - 8:52

Le sourire de la déserteuse s'élargit lorsqu'elle vit l'outremurrien remuer sous la fourrure pour se retourner vers elle. Une fois encore, les mots qu'il prononça ne lui inspirèrent strictement rien, mais elle s'était habitué à leur musique et à cette sonorité chaleureuse durant leur périple jusqu'à cette grotte. La tête légèrement penchée, elle se contentait alors simplement d'apprécier la seule voix qu'elle avait entendue deux jours durant comme une simple mélodie accompagnant leur voyage.

Elle regrettait seulement qu'il ait du se terminer entre ces barreaux pour l'homme qu'elle avait découvert comme relativement docile, peu enclin à la combattre et assez attaché à sa vie pour lui faire confiance. Même si elle avait pris les précautions nécessaires en gardant à portée de don tout ce qu'il lui fallait pour le maîtriser au moindre signe suspect... Ses yeux exprimaient presque de la compassion, peut être même un peu de culpabilité alors qu'elle voyait sa peau encore plus assombrie, par la saleté et la fatigue, et devinrent subitement surpris lorsqu'elle vit cette main se tendre vers elle.

Que faisait-il ? Lui avait-il demandé quelque chose ? Son regard croisa un instant celui de l'étranger avant de passer furtivement sur les geôliers un peu plus loin pour s'assurer qu'ils restaient à leur place. Reportant son attention sur la main de l'homme doré, elle posa sur lui un œil interrogateur avant de lever la sienne qu'elle laissa en l'air le temps d'une hésitation. Puis, dans un sourire presque amusé, elle la posa dans celle de son prisonnier, contrastant avec la pâleur de sa peau quasi fantomatique. Ses lèvres s'étirèrent davantage alors qu'elle s'étonnait encore qu'il démente toute appartenance à l'espèce monstrueuse qu'elle avait imaginée avant de le rencontrer.

- Pas une seule écaille ! Constata-t-elle en riant, passant les doigts de sa main libre sur le revers de celle de Vardøn. C'était doux, plus humain que jamais, juste étrangement doré. Ses yeux noisette revinrent se planter dans le regard métallique de l'étranger. Pas plus de cornes ni de queue fourchue. Mais d'où tu viens, au juste ?




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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Sam 29 Aoû 2015 - 14:45

Le contraste entre leur deux peaux étaient saisissant, Vaarden n’avait pourtant pas le teint le plus foncé de ces congénères. Néanmoins cela semblait intriguer grandement Inge. Il était évident qu’elle lui posait une question. Mais même s’il commençait à comprendre certains mots comme bonjour ou oui, son apprentissage de la langue était laborieux et hélas il ne pouvait pas encore communiquer de façon normale avec Inge. Voici ce à quoi devait ressembler les premières communications entre Matroosiens et Korruliens. Des bribes de mots et du langage des signes.

-« Ma peau est mate parce que la d’où je viens le soleil brûle beaucoup plus qu’ici ! »

Même si Vaarden était content de revoir un visage familier, il ne pouvait s’empêcher de penser à ses frères d’armes restaient au pied de la muraille. Comment s’en sortaient-ils ? Combien de pertes avaient-ils ? Le général des veilleurs capturés dès le premier jour de son arrivée. Quel exploit ! Il allait surement rentrer dans le panthéon des hommes ayant marqués l’histoire de Korrul. Avait-il déjà été remplacé ? Comment Enaïa s’en sortait à Korrul ? Tellement de questions qui restaient sans réponse. Une chose était certaine Vaarden ne pouvait rien faire, il était bloqué ici en tant que prisonnier. La seule option qui lui restait, était d’apprendre le maximum sur ce peuple afin de le comprendre et dès qu’il en aurait l’occasion, il leur fausserait compagnie pour rejoindre son peuple.
Tout d’un coup, le ventre de Vaarden commença à se faire entendre en émettant des grognements. Ce qui le fit éclater de rire devant Inge.

- « Ah ah je crois que l’heure du repas approche ! » tout en frottant son ventre avec son autre main libre.

Il était vrai que la personne lui apportant le repas, n’allait pas trop tarder. Est-ce qu’Inge devra le laisser alors qu’elle venait juste d’arriver ? Peut-être que c’était elle qui le lui avait apporté ?


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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Dim 30 Aoû 2015 - 3:56

La fraîcheur de la main de Vardøn contrastait avec la chaleur qu'évoquaient son teint et ses prunelles couleur soleil. Inge tentait vainement de la réchauffer en l'enveloppant entre ses mains mieux habituées au climat glacial de l'île, mais sans y parvenir. L'étranger devait apprendre le froid pour ne plus le ressentir.

Elle l'écoutait parler avec ce même regard émerveillé qu'elle avait dès qu'il prononçait le moindre mot nouveau, s'imaginant mille et une signification pour les paroles de l'outremurien. Se plaignait-il de sa condition ? Elle ne pouvait que le comprendre, mais la prudence chez les Murmures était une véritable ligne de conduite. Au moins l'étranger était-il mieux traité que chez ces brutes de Factionnaires à qui elle l'avait enlevé.
Ressassait-il leur périple en tête à tête ? À cette idée, le sourire d'Inge s'élargit discrètement. L'inhostilité la plus totale qui avait guidé leur voyage l'avait rendu agréable pour l'Affranchie qui en avait oublié qu'il était son prisonnier avant que les siens ne le mettent en cellule. Deux jours durant, il n'avait été qu'un homme de plus arraché à la cruauté des Factionnaires, celui-ci étant tout de même plus intriguant que tous les autres de par sa peau, ses yeux et ses mots.

Le grognement d'un ventre, suivi d'un éclat de rire de l'homme qui était pourtant enfermé, tira Inge de ses pensées pour la ramener brusquement à la réalité.

- Oh ! J'allais oublier !

Lâchant la main de Vardøn, elle se mit à fouiller frénétiquement dans la besace qui pendait à sa hanche pour en sortir trois petits pains du courage qu'elle posa dans sa main.

- Ne le répète surtout pas. dit-elle comme une confession à cet étranger qui n'aurait même pas su se faire comprendre. C'est toujours meilleur que la bouillie qui t'attend.

Le nez de l'erfeydienne se plissa à l'évocation de cette bouillie fade et infâme qu'ils réservaient à leurs prisonniers, mais qui avait au moins le mérite d'être nourrissante et de maintenir en forme malgré l'inactivité.
Ses yeux se relevèrent vers l'homme doré alors qu'elle lui montrait l'une des miches.

- Pain. Lui expliqua-t-elle dans un sourire avant de le reposer dans la main sombre de Vardøn en lui faisant signe de les cacher sous sa cape. Si elle ne craignait pas spécialement d'être décapitée pour être surprise en train de sympathiser avec cet homme, elle préférait tout de même éviter un soufflon de la part de quelques rabats joie trop à cheval sur l'étiquette.




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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Mar 1 Sep 2015 - 15:11

Décidemment Inge gardait son rôle de bienfaitrice en toute situation. Malgré les risques qu’elle encourait, elle avait ramené pour son prisonnier trois pains ronds. Sans hésiter, le général korrulien tel un ostracisé vagabondant dans les rues d’Arish attrapa la victuaille, cacha les deux premiers et croqua dans le dernier. Quel bonheur pour lui de mâcher quelques choses de plus consistant que cette bouillasse qu’on lui donnait chaque matin qui servait plus à le maintenir en vie qu’à émerveiller ses papilles. Il essaya de retenir le mot que venait de prononcer Inge. Puis lui répondit un morceau de pain dans la bouche.

- «  Mmm Errr Ci ! Tu ne sais même pas comment tu me fais plaisir ! »

Tout en dévorant son morceau de pain, il n’enleva pas sa main reliée à celles de la guerrière rouquine comme si cela était un besoin. Néanmoins il savait aucun n’attachement n’était envisageable avec elle, mais elle était l’unique réconfort qu’il avait obtenu depuis le crash. Grâce à elle, il n’était pas seul dans ce monde hostile et après tout elle lui avait sauvé la vie à plusieurs reprises en quelques jours. Tous ces étrangers n’étaient donc pas des barbares sans âme assoiffés de sang qu’on lui avait décrit. Il était certain qu’il pouvait en apprendre davantage et une fois qu’il se serait échappé le transmettrait à son peuple. Ces informations pourraient rapidement permettre de prendre un ascendant et peut être même rouvrir un dialogue entre Korrul et l’île blanche. Même si cette dernière pensée paraissait plus d’un rêve utopique surtout lorsqu’il pensait à Henja à la tête des chamanes.

Il dévora juste à temps le premier pain qu’un homme entra sous la tente. Il s’adressa brutalement à Inge d’une manière qui voulait dire qu’elle n’avait rien à faire là. Vaarden ne l’avait jamais vu auparavant, il devait avoir une la cinquantaine au vu de ses cheveux grisonnants atteignant ses épaules et de ses quelques rides aux coins des yeux. Il gardait une stature imposante et devait culminer aux alentours du mètre quatre-vingts dix. Son visage était austère, marqué par la rudesse de sa vie de guerrier en témoignait une balafre sur sa joue gauche. Il se dirigea près de la grille l’ouvrit et se plaça en face du prisonnier korrulien. Vaarden s’était déjà reculé et se préparait à un probable coup, le vieux guerrier avança sa main vers lui mais le général Jirkin la repoussa.  L’homme se renfrogna et cette fois-ci attrapa brusquement le col du manteau de fourrure de Vaarden. Il n’eut aucun mal à le soulever malgré son âge et le fit sortir de sa cage. Plus en l’envoyant valdinguer contre la pierre quand le délogeant délicatement. Quel sort réserverait-il au korrulien ? Etait-il chargé de l’exécutait au centre du camp ?

Vaarden était rapidement passé du chaud réconfort de sa protectrice rouquine au froid brutal du vieux guerrier.


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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Mer 2 Sep 2015 - 12:30

HRP :
 

La main devant la bouche, Inge réprima un éclat de rire à la tentative d'erfeydien de l'outremurien. Son accent rendait la moindre de ses paroles chantantes et adoucissait la dureté de la langue.
Le sourire aux lèvres, l'Affranchie regarda l'homme doré engloutir le premier pain, tendant ses doigts dans la main qui la tenait encore.

- T'es gelé. Constata-t-elle sans pouvoir y faire grand chose, son don lui-même ne lui donnant pas le luxe de créer un feu. Ses propres mains, bien impuissantes face au froid ambiant, avaient repris place en enveloppant celle du prisonnier qui ne lui paraissait l'être que par ces fichus barreaux qui les séparaient.

- Hardinvast, qu'est-ce que tu fous là ?

Lâchant prise, la déserteuse se leva brusquement et se tourna vers l'imposante silhouette qui la dépassait de deux têtes.

- Kmöri ! Le guerrier durcit son regard acier qui transperça l'Affranchie, frêle créature face à un prédateur féroce.
- Depuis quand tu t'acoquines avec les prisonniers ? Et étranger de surcroît. La mine penaude de son interlocutrice ne suffit pas à adoucir ses traits. Si ça tenait qu'à moi, je l'aurais balancé dans le vide. Inge fronça les sourcils à cette hypothèse, même si elle savait ce Kmöri trop loyal pour arriver à une telle extrémité. Elle le savait aussi assez brutal pour malmener l'homme doré.

Ce disant, l'imposant guerrier ouvrit la cage qui retenait le prisonnier qu'il invita à se lever, avant d'user de la manière forte lorsque ce dernier refusa de coopérer. La force du combattant souleva l'étranger avec une facilité déconcertante, pour le jeter violemment au sol. Il s'en fallut de peu pour que la brute ne remette le couvert en se ruant sur lui.

- ARRÊTE !

La voix d'Inge résonna dans la cavité étroite où ils se trouvaient. Campée devant un Vardøn toujours à terre, elle jetait un regard assassin à son confrère qui soupira d'agacement.

Vous m'ennuyez à lui accorder autant de considération. Dégage de là, faut que je l'emmène. La Hardinvast déglutit difficilement.
- Que vas-tu lui faire ?
- Une infusion, un petit massage, un bon bain... Qu'est-ce que j'en sais moi ? On veut que j'le foute dans une fichue tente "décente" qu'y disent. Alors qu'il croupissait bien mieux derrière ces barreaux.


La surprise put se lire aisément dans le regard de l'Affranchie qui, elle non plus, n'était pas habituée à autant de considération pour un prisonnier. Se baissant, elle aida l'homme doré à se relever, inspectant son visage comme ses mains pour s'assurer qu'il n'ait rien.

- Je m'en occupe.
- Toi ? Avec ton gabarit de chevrin ?
- C'est avec mon gabarit de chevrin que je l'ai pris aux factionnaires, et avec ce même gabarit que je l'ai ramené ici toute seule.
Répondit la rouquine d'un ton sec, sans se donner la peine de regarder le colosse qui vibrait de hargne.
- Soit, démerde-toi, je veux rien avoir à faire avec ce monstre à la peau cramée.
- Elle est pas cramée, elle est dorée. C'est toujours mieux que la tienne aussi grise que le cul d'un Jölgalt.
Si elle pouvait se montrer impertinente, Inge n'était pas assez suicidaire pour rester auprès du molosse qu'elle avait froissé. C'est donc en attrapant le bras de Vardøn qu'elle incita celui-ci à la suivre. En plus il a même pas d'écailles.

D'un pas décidé, la petite déserteuse se dirigea vers la sortie de l'enclave en entraînant l'étranger avec elle. Ce fichu Kmöri était une tête brûlée sans aucune compassion, ce qui semblait la contrarier quelque peu à en juger par son propre air agacé, lequel laissa subitement place au doute lorsqu'elle s'arrêta net pour se retourner vers le géant.

- La tente, c'est par où ?

La colère du guerrier laissa place au désespoir lorsqu'il abattit sa main sur son front.

- Au fond du tunnel blanc.

Inge hocha la tête et invita Vardøn à la suivre de nouveau. Ledit tunnel était à une poignée de galeries de là, que n'importe quel visiteur aurait pris pour un dédale. C'était un tunnel comme beaucoup d'autres, à l'exception que ses parois étaient creusées dans une pierre crayeuse qui lui donnaient son nom. Il donnait accès à quelques tentes comme à des gardes mangers et petits établis d'artisans, faisant de ce coin un véritable petit quartier animé. Choisir d'y placer le prisonnier n'était certainement pas anodin, puisque l'activité constante de cette zone lui rendrait toute évasion extrêmement risquée.

À mesure qu'ils avançaient, Inge avait relâché son emprise sur le bras de l'outremurien, jusqu'à marcher simplement à côté de lui. Leurs pas les menèrent très vite hors de l'austère zone de détention pour monter dans des niveaux plus accueillant, embaumés d'odeurs de viande que l'on cuit, de cuir que l'on tanne et de fer que l'on forge.
L'affranchie saluait les siens dont les regards tantôt curieux, tantôt méfiants, lui préféraient l'homme sombre qui l'accompagnait.

- Fais pas attention à eux, ils sont pas aussi méchants qu'ils en ont l'air.

Et pourtant, hommes comme femmes semblaient animés d'une volonté de fer qu'avait forgée leur vie de fugitifs. Enfants, malades et vieillards savaient se protéger comme tout autre, et la vue de ce qu'ils considéraient toujours comme un ennemi ne contribuait pas à leur donner une apparence sympathique.

- Inge !

L'interpelée se retourna pour reconnaître une vieille femme courbée qui agitait la main dans sa direction, lui faisant signe d'approcher. Sans se faire prier, la déserteuse saisit le poignet de l'attraction locale et l'entraîna avec elle.

- Yaga !
- Il a un sacré succès ton escorte, j'en connais certains qui le voudraient bien en descente de lit.
Inge plissa le nez, contrariée. Allez, fais donc pas cette tête, ils s'y feront. On est pas aussi barbares que ces fichus factionnaires. Tiens, d'ailleurs... La vieille femme se retourna vers un panier tressé d'où elle sortit des brochettes de fruits confits qu'elle tendit à la Hardinvast dont les yeux luisaient à leur vue. Les saisissant, elle remercia sa bienfaitrice et se tourna vers Vardøn à qui elle lui en tendit, tout sourire. C'est qu'il lui en fallait peu pour apprécier les bonnes choses...
- Mange !




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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Sam 5 Sep 2015 - 2:30

A l’évidence, Inge était une nouvelle fois intervenue pour lui sauver la mise. Elle s’’était interposé face au vieux guerrier malgré le fait qu’il fasse deux tête de plus qu’elle. Ce petit bout de femme semblait réellement s’être attachée à cet étranger pourtant si différent de son peuple. Ou simplement avait-elle une grande bonté auprès des autres. L’homme avait laissé Inge emmener Vaarden vers où il ne savait pas encore dans ce dédale de galeries souterraines. Néanmoins Le général Jirkin voyait bien que ce « Kmuri » les suivait de loin, Inge semblait l’amener vers la destination souhaitée et non vers la sortie.

Après quelques minutes ils arrivèrent vers une galerie aux parois blanches, le tunnel était un lieu de passage assez fréquenté que l’on pouvait associer à un petit marché. La foule qui s’y trouvait l’accueillit avec méfiance et curiosité aucun ne semblait heureux de l’arrivée de cet étranger dans leur quartier. Sa guide essaya de le rassurer enfin c’est ce que perçu Vaarden cependant il se dit que même ici la peur de l’autre existait. Soudain Inge fut interpeler par une vieille dame, Vaarden ne compris pas hélas encore leur conversation. Mais il semblait qu’elle fut plus sympathique que les autres personnes qui peuplaient la zone et offrit à Vaarden des fruits confits. Pour la remercier, celui-ci en avala quelques-uns, la sensation du sucre qui fondait dans la bouche était un véritable délice qui lui avait manqué. Vaarden inclina sa tête devant cette donatrice pour marquer sa gratitude. Une fois avoir fini ces brochettes, ils reprirent le chemin jusqu’à arriver devant une tente de forme circulaire au bout du tunnel.

Les deux mêmes gardes qui se trouvaient à son ancienne geôle y étaient déjà positionnés. Vaarden gagnait certainement en confort pas en liberté. Inge n’y fit pas attention et invita son « prisonnier » à rentrer dans son nouveau lieu d’habitation. L’espace se composait deux pièces, tout d’abord la chambre à coucher où se trouvait un tapis de fourrure et des oreillers sur le sol qui serviraient au général Jirkin de lit. C’était grand luxe par rapport à cette simple paillasse, son dos lui ferait surement moins souffrir. Non loin de ce lit était placée une table basse avec quelques victuailles dessus, notamment cette fameuse soupe qui ressemblait plus à une bouilli qu’autre chose. Un grand bac d’eau fumante était installé dans la seconde pièce plus petite. Vaarden s’en hésitait commença à retirer ses affaires, il sentait toutes cette crasse qu’il avait accumulé depuis son arrivée sur l’île blanche. De plus ce bain chaud procurait un grand bien à ses muscles endoloris à rester sur le sol à ne rien toute la journée. Le korrulien avait étalé toutes ses affaires au sol et n’avait gardé que son caleçon et ses nombreux bandages.

-« Inge pourrais-tu m’aider à enlever mes bandages ? Inge ? »

Elle avait disparu sans qu’il ne s’en aperçoive. Avait-il fait quelques choses de mal ou choquait sa bienfaitrice ?


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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Sam 5 Sep 2015 - 4:54

L'encas fut très vite englouti par le prisonnier trop longtemps privé de saveurs, et l'erfeydienne simplement gourmande de ces fruits si bien préparés. Ils prirent ensuite tous deux congé de leur bienfaitrice, reprenant leur trajet vers cette fameuse tente.

le dédale de galeries les y mena finalement, après avoir exposé l'étranger aux regards méfiants des Murmures qu'ils y avaient croisés. Les deux mêmes colosses qui gardaient la cage de laquelle l'outremurien avait été sorti étaient postés de part et d'autre de l'entrée de la tente, le pourtour de celle-ci ayant été tapissé d'un mélange de bois et de pierres empêchant toute évasion par un autre accès que la porte. Après un sourire adressé à ses semblables, qui lui répondirent par des regards en disant long sur cette attitude qu'elle avait vis à vis de leur prisonnier, Inge souleva la toile de tente, invitant ce dernier à y rentrer.

À l'intérieur y brûlaient des torches de feu bleuté, animé par le don de l'un des gardes. L'équipement y était sommaire, mais suffisant pour donner aux lieux des airs de palaces à côté de la geôle qui les avait précédés. On y tenait aisément debout et les torches y apportaient une chaleur appréciable, tout comme ce bain fumant placé derrière un paravent sommaire fait de branches tressées. Inge reconnut l'odeur d'essences apaisantes qui s'en émanaient, appréciant l'initiative prise par la personne qui avait préparé la bassine. Vardøn devait en avoir grand besoin et...

Les joues de la déserteuse s'empourprèrent en constatant que l'homme se dénudait à côté d'elle. Les lèvres pincées par la gêne, elle tourna la tête en cherchant une issue, n'en trouvant que celle par laquelle ils étaient rentrés et s'y faufila bien vite. La pudeur n'était certes pas une ligne de conduite dans les mœurs erfeydiennes, mais Inge faisait partie de cette minorité quasi inexistante pour qui la nudité totale se réservait à soi ou à son compagnon. Et Vardøn n'était ni l'un ni l'autre. Si les torses nus des guerriers erfeydiens ne lui faisaient ni chaud ni froid, elle n'en tolérait que cette vision, ne voulant même pas penser à celle de leur peau en dessous de la ceinture. Elle avait elle-même élaboré diverses stratégies plus ou moins tirées par les cheveux afin de ne se baigner que seule ou, à la limite, en la compagnie exclusive de femmes, ce qui n'était pas des plus évidents dans une telle communauté.

Quoi qu'il en était, la vue du corps presque nu de Vardøn n'était plus qu'un souvenir alors qu'elle s'en remettait tout juste à l'extérieur de la tente.

- Où est Kmöri ?

Ses yeux se relevèrent vers l'un des guérisseurs des Murmures, à peine plus âgé que la vieille femme leur ayant offert les fruits confits. Il n'était pas aussi imposant que la plupart des combattants du camp, mais n'en demeurait pas moins redoutable de par ses connaissances avancées sur les onguents comme les poisons, ainsi que sur le corps humain.

- Il... C'est moi qui ai amené Var... le prisonnier ici Ewald. Il est euh... Il prend son bain. Je suppose.
- Parfait ! Viens donc m'aider avec tout ça veux-tu ?


Le guérisseur chétif lui posa un tas de vêtements et de fourrures dans les mains, ne lui donnant d'autre choix que de le suivre, d'entrer à nouveau dans cette tente où elle pénétra en prenant soin de ne pas regarder vers Vardøn. Elle eut tout juste le temps de poser son fardeau sur la paillasse que le guérisseur la réprimanda.

- Et comment veux-tu qu'il se baigne avec tous ces bandages ? Enlève-moi tout ça et qu'il se déshabille pour de bon. Il a plus besoin de ce truc bizarre maintenant qu'il porte nos fourrures.

Les yeux grands ouverts, la déglutition difficile, Inge hurlait intérieurement sans oser s'opposer à la volonté du respectable guérisseur qui savait ce qu'il faisait, disposant divers outils et instruments sur la petite table. La Hardinvast se tourna vers l'homme doré qui ne l'avait jamais autant été qu'en cet instant, sa peau à peine masquée par son dernier vêtement et les bandages épars. Elle qui tremblait simplement à l'idée de voir un homme quelconque dans le plus simple appareil, voilà qu'elle devait en approcher un.

D'un pas hésitant qu'accélérèrent quelques reproches du guérisseur, Inge rejoignit Vardøn devant lequel elle s'arrêta et à qui elle adressa un regard à la fois mal à l'aise et sincèrement désolé. Les mains de l'erfeydienne se levèrent timidement vers le torse sombre vers lequel elle dévia les yeux, préférant ne plus croiser ceux de celui dont elle tira sur le premier bandage.

- Pardon pardon pardon pardon...




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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Dim 6 Sep 2015 - 14:44

Inge était revenue dans la tente rouge écarlate accompagnée par le médecin qui s’occupait depuis le départ de soigner les différentes blessures qu’avait subi Vaarden. Le bonhomme se débrouillait bien, en effet Vaarden sentait qu’il regagnait de la vitalité au fur et à mesure de son arrivée ici. Le guérisseur semblait réprimander Inge ce que ne comprenait pas vraiment le général Jirkin. Puis la guerrière rouquine s’avança toute penaude et mal à l’aise devant le korrulien ce qui intérieurement le faisait bien rire ce dernier. Celle qui pouvait terrasser un animal de 200 kg d’une flèche, avait-elle peur d’un homme tors nu ? Inge était vraiment paradoxale se dit Vaarden mais cela l’attendrissait ce qui n’était pas pour lui déplaire. Il allait prendre un malin plaisir à profiter de cette situation.

Elle commençait à défaire les bandages situait sur le torse de Vaarden, elle semblait s’excuser à chacun de ses gestes. Pour l’aider, il détacha ceux situés sur ses mains et bras, une fois ce travail terminer il put observer rapidement l’état de son flanc gauche passer du bleu au vert jaunâtre, l’hématome paraissait être en train de se résorber. Une fois tous les bandages défaits, il ne restait plus qu’à Vaarden son sous vêtement. Inge était de plus en plus rouge de honte, le général Jirkin se dit que le supplice avait assez duré pour elle. Il attrapa les deux mains tremblantes de la pauvre malheureuse et planta un regard protecteur dans les yeux de celle-ci.

Merci Inge ! Je vais m’occuper de ça moi-même. Tu peux t’en aller si tu le désires. »

Les yeux d’Inge le remercia, puis Vaarden enleva son caleçon et entra dans le bac d’eau chaude. Tout de suite l’eau chaude détendit ses muscles endoloris. Il plongea sa crinière dans les flots pour enlever cette crasse qu’il sentait, il n’eut pas besoin d’attendre longtemps pour que celle-ci se répande dans le bac. Vaarden pris ensuite une sorte de savon et commença à frotter énergiquement son corps avec, évitant précautionneusement ses blessures. Il rinça abondamment puis se releva de la bassine et chercha du regard une serviette pour se sécher.


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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Dim 6 Sep 2015 - 15:30

Les doigts crispés d'Inge s'appliquaient à enrouler les bandages sur eux mêmes tandis qu'elle tournait autour de l'outremurien sans jamais lever les yeux vers lui. Le regard de la déserteuse restaient rivés sur les morceaux de tissu plutôt que sur le torse cuivré qu'elle n'osait même pas effleurer d'un seul œil. Elle n'avait pas souvenir d'avoir subi pareil malaise depuis des années, la sympathie qu'elle avait pour Vardøn n'arrangeant rien à sa gêne.

Le dernier bandage retiré, l'Affranchie s'arrêta le temps d'une hésitation, tournant la tête vers le guérisseur qui s'affairait à ses onguents. Et maintenant ? Elle n'allait quand même pas devoir se charger de lui retirer ça ?

Les mains chaudes de Vardøn attrapant les siennes la firent sursauter et poser un regard démuni sur lui. Il lui disait quoi au juste ? Il n'allait pas s'y mettre lui aussi ? C'est dans le regard doré de l'étranger qu'elle comprit qu'il mettait fin à son supplice, apaisant le sien qu'elle doubla d'un discret sourire reconnaissant. Sans plus attendre, Inge tourna les talons pour poser les bandages sales à côté du guérisseur qui lui attrapa le poignet, alors que l'on entendait l'homme doré rentrer dans le bain derrière eux.

- Pas si vite jeune fille, j'ai encore besoin d'aide ici. la rappela-t-il, sentant qu'elle attendait la première occasion pour s'éclipser hors de la tente.

Lui désignant les plantes, terres et mortiers devant lui, il l'invita à s'asseoir face à lui et lui donna ses consignes. Disciplinée et un peu détendue en sachant l'homme nu dissimulé derrière un paravent, la Hardinvast s'exécuta et s'empara d'un pilon, écrasant diverses feuilles et baies qu'elle mélangea à de la glaise. Concentrée sur sa tâche, elle s'évertuait à ignorer les clapotis et les soupirs de soulagement qui lui provenaient de l'autre bout de la tente, jusqu'à en oublier l'objet de son malaise.

Mais ce dernier se rappela bien vite à elle en surgissant de derrière le paravent, ruisselant d'eau et pas plus habillé.

- Pas trop tôt ! S'exclama Ewald en se levant pour se diriger vers son patient à qui il tendait une toile rêche qui lui servirait à se sécher, alors qu'Inge ramassait les herbes qu'elle avait renversées sous la surprise. Amène-moi tout ça et garde les manches retroussées, c'est pas fini.

Pas fini ? Mais, il était propre non ? Le reste, Ewald pouvait bien s'en occuper seul à présent que toutes ses pommades étaient prêtes ! Au regard que lui lançait le guérisseur, l'Affranchie se rendit à l'évidence : il ne comptait rien faire seul. Alors que le vieillard asseyait Vardøn, Inge déposait les affaires à ses côtés. Suivant de nouveau les directives du soigneur, elle fut bien forcée de poser le regard sur le dos nu qu'il lui désignait, lui indiquant les plaies qu'elle devrait recouvrir d'onguent pendant qu'il l'ausculterait.

Respirant un bon coup, Inge plongea un doigt dans l'écuelle avant d'appliquer la pommade d'un geste hésitant sur les contusions qu'elle peinait à discerner sur cette peau aussi sombre.

- Mais pas comme ça, mijaurée ! Dans un geste exaspéré, le guérisseur saisit le poignet de l'archère et plaqua brusquement la main de cette dernière sur le dos cuivré. Quand je te dis d'en mettre abondamment c'est A-BON-DAM-MENT !

Immobile, les yeux ouverts comme deux billes sur ce contact inhabituel et redouté, Inge mit quelques secondes avant de s'exécuter, sous le regard désespéré d'un Ewald soupirant, qui s'adressa à son patient, se disant qu'il le comprendrait sûrement mieux que cette empotée de rouquine.

- Tu vois ? Ça s'entraîne à décocher une flèche entre les deux yeux d'un chevrin à cent mètres en pleine nuit, et c'est pas foutu de savoir soigner correctement. T'es tombé chez de sacrés bras cassés mon gars, moi j'te l'dis.




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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   - Dim 27 Sep 2015 - 5:41

Le guérisseur s’adressait au korrulien comme si de rien n’était, Vaarden cru comprendre qu’il se moquait d’Inge qui n’avait l’air vraiment pas dans son élément. Il devait détendre l’atmosphère pendant qu’il auscultait son patient, ce comportement était aussi courant chez les médecins du QG des veilleurs. Leurs buts étaient de détendre les malades et ainsi les rassurer sur leurs états de santé. Tout en discutant ou plutôt en récitant son monologue, le guérisseur palpait le corps du général Jirkin il vit que le flanc du soldat était toujours douloureux. Il pinça ensuite le bout des doigts de la main gauche afin d’observer si aucun nerf n’était touché. Vaarden avait eu trois phalanges cassées suite aux tortures de ses précédents geôliers.

-« Ton état semble s’améliorer de jour en jour ! Malgré ta peau sombre et ton manque de gras, ta constitution est excellente, ce qui te permet de récupérer rapidement. Mes soins et mon expérience ont fait le reste bien évidemment. » Le vieil homme ricana fier de son travail réalisé et de son humour douteux.

« Il est temps de lui remettre ses bandages Petite. Ton supplice va s’achever. » Inge tira la langue à son interlocuteur comme simple réponse.

Ils placèrent les bandes de tissus sur la peau sombre du korrulien. Une fois fait, le guérisseur s’assura qu’ils étaient bien fixé, il resserra ferment les bandages sur les doigts afin que ceux-ci ne puissent pas bouger. Il se recula pour observer le travail réalisé, comme un ébéniste examine son œuvre.

-« J’en ai terminé pour aujourd’hui, je pense que je ne repasserais que dans deux jours pour constater l’évolution de son état de santé. »

Le vieil homme les salua puis sorti de la hutte, laissant Vaarden et Inge tous les deux.  Le général Jirkin sans attendre se déplaça vers la victuaille, pris une sorte de fruit sec et croqua dedans tout en s’affalant sur l’un des coussins qui parsemaient la pièce.

-« C’est quoi le programme maintenant ? Un nouvel interrogatoire ? Une visite de ces galeries souterraines ? Où un tête à tête avec une jolie rousse ? »  

Lors de la dernière interrogation Vaarden esquissa un sourire espiègle en direction d’Inge. Malheureusement pour lui, elle ne pouvait comprendre son allusion.  De toute manière, il ne s’attendait pas une aventure avec une étrangère, son devoir l’en empêchait et son objectif principal pour l’instant était de récolter le maximum d’information sur ce peuple et sur leur pouvoir d’élémentaliste. Néanmoins, ce regard noisette ne le laissait vraiment pas indifférent.

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Posté dans Re: [RPFB] Si l'on est différent, il n'est pas fatal que l'on soit seul   -

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