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L'arbre élevé attire le vent

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Posté dans L'arbre élevé attire le vent   - Lun 3 Aoû 2015 - 17:00

Sant Poseïnos. La grande et belle capitale de Matroos. La ville où siège, entre les murs du Palais, l'homme qui, d'une main de fer, commande les miliciens et leur ordonne la traque des pirates qui osent s'aventurer dans les couloirs aériens des flottes marchandes et militaires. Sant Poseïnos, également surnommée le Joyau de Vama. Une ville riche, lumineuse, d'une splendeur sans égal, où les femmes sont joliment vêtues et les hommes agréablement parfumés ; où les animaux domestiques sont mieux traités que le pouilleux des quartiers pauvres et mieux nourris que l'infortuné orphelin ; la ville de toutes les extravagances, de toutes les envies et de toutes les somptuosités.

Pour autant, Seylan ne s'y sentait pas plus en sécurité que chez la vieille fermière.
Car partout où ils allaient, dans chaque rue qu'ils traversaient, dans chaque boutique qu'ils visitaient, des miliciens apparaissaient, des hommes les épiaient, des femmes ricanaient. Aucun ne s'approchait, pas même ne les saluait, pourtant, la jeune femme voyait en chacun d'eux un ennemi, une menace qu'il fallait à tout prix fuir, si bien qu'elle entraînait son compagnon dans une autre ruelle, le tirant par le bras, feignant d'être intéressée par la pancarte d'une petite librairie ou la splendeur des dentelles d'une robe exposée en vitrine.

En fait, elle détestait cette ville. Tout comme elle détestait les cicatrices qui ceignaient son ventre, la voix entêtante de la vieille peau qui leur souhaitait on ne sait quoi dans son horrible langage et le sourire rayonnant de Jovien pour ce fameux on sait quoi dans cet horrible langage...Et puis, pourquoi ils avaient tant tarder à partir déjà ? S'ils étaient restés un jour de plus, sans doute aurait-elle égorgé cette insupportable gloussante ! Heureusement, Jovien connaissait à Sant Poseïnos un endroit où dormir, là où aucun milicien ne viendrait les trouver, même par le plus grand des hasards. Tant qu'il ne s'agissait pas d'anciens sanitaires publics...

- Oh, quel beau jeune homme. Alors mon chéri tu viens ? Ce ne sera pas cher pour toi, souffla une prostituée à l'entrée d'une maison des plaisirs, en soulevant les pans de sa robe.

C'était une de ses catins que l'on trouvait peu sur Vanylle, et visiblement, elle n'était pas consciente que ce beau jeune homme était accompagné. Elle était belle et jeune, mais horriblement sûre d'elle. Elle connaissait les hommes mieux que quiconque, ce qu'ils aimaient entendre et ce qu'ils aimaient voir. Et contrairement aux autres, elle les laissait venir vers elle, plutôt que de les enflammer de ses doigts, parfois en vain.

Elle sera bien déçue d'apprendre qu'il n'a pas un sou.

Un sourire farceur naissant sur ses lèvres, Seylan se glissa vers la prostituée à laquelle elle remit trois galons de bronze, qu'elle lui avait dérobés quelques jours plus tôt, peu avant qu'il ne la sauve d'une mort certaine.

- C'est bien peu, mais ces lèvres sont irrésistibles, chuchota la catin, avant d'embrasser langoureusement le jeune homme. Quel délice.

A l'écart, Seylan se mit soudainement à rire.


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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Mar 4 Aoû 2015 - 14:10

Nous étions rentrés dans la capitale par l'une des nombreuses et massives portes qui en posaient les limites, entre ce monde "civilisé" et "éduqué", et celui des bouseux que nous avions quittés. Mais, à bien y regarder, ils n'étaient pas si différents qu'ils aimaient le croire. Peut-être même pires. Le bruit était incessant, la foule dense où que nous allions, les odeurs s'entremêlaient sans harmonie et tout attirait l’œil sans le reposer. Et moi ? J'étais dans mon élément.

La ville, sa populace, son inertie, tout cela m'était familier et m'apparaissait comme un environnement rassurant. Curieux n'est-ce pas ? Pas tant que ça. Il était aisé de s'y cacher et, surtout, d'y trouver chaque jour un nouvel hôte tant la population de naïfs potentiels se renouvelait constamment. La campagne avait son charme, certes, mais les péquenauds avaient la manie de vivre loin les uns des autres. Alors qu'ici, tout était à portée de main.

Maintenant que nous avions quitté Tatie Maleau dont s'était lassée ma compagne de route, incapable de jouer son rôle plus longtemps. Pourtant, il lui aurait suffit de rester allongée !

Puisqu'il avait fallu trouver une solution pour disposer d'un toit et d'un minimum de sécurité, j'avais proposé que nous rejoignons un endroit de ma connaissance où nous trouverions tout cela, à condition de traverser une bonne partie de la ville. Celle qui m'avait écrit s'appeler Seylan n'avait eu d'autre choix que de me suivre et de me faire confiance, à nouveau, pour subsister dans cet endroit qui lui était étranger. Et, pour tout vous dire, cela ne me déplaisait pas d'être en sa compagnie quelques jours de plus...

Les traits de la pirate témoignaient de son malaise dans ce lieu plein de vie, ce qui ne m'inquiétait pas plus pour notre couverture puisqu'elle pouvait simplement passer pour une fille de la campagne. La curiosité semblait la prendre pourtant de temps à autres, lorsqu'elle m'embarquait sans prévenir pour voir des choses qui me paraissaient bien insignifiantes comme ce... bout de papier devant une librairie. Très bien, rien ne nous pressait, pourquoi pas ?..

Les rythmes de nos pas donnaient un air de mélodie à la cacophonie qui régnait en ces lieux, et où une voix de soliste m'interpela. Tout à mes pensées, je mis un certain temps à réaliser que j'étais devenu le sujet d'attention d'une fille de joie au minois plaisant et aux formes généreusement bien placées. Une nouvelle celle-ci, je ne l'avais encore jamais vu devant ce lupanar... Je lui rendis un sourire lui montrant mon désarroi alors que je haussais les épaules.

- C'eut été avec plaisir, gente dame, mais je crains de ne pouvoir vous satisfaire, pécuniairement parlant... Un clin d'oeil complice à cette beauté fatale et j'allais reprendre mon chemin avant de constater que ma protégée avait disparu de mon champ de vision. Me retournant, je la vis à côté de la prostituée qui levait ses yeux vers moi, un sourire satisfait aux lèvres qu'elle plaqua instantanément contre les miennes.

La surprise emplit d'abord mon regard, puis un plaisir certain alors que j'esquissais un sourire en rentabilisant le peu d'argent que lui avait donné la pirate. Le baiser commença langoureux avant de gagner en ardeur tandis que je la plaquais contre le mur de son établissement et que, d'une main, je levais une jambe de la jeune femme pour la plaquer contre ma hanche, m’immisçant sous les jupons de la belle pour remonter sa cuisse et sa croupe.

Mais, comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin, et cet échange ne faisait pas exception. Les cheveux ébouriffés par les doigts qui s'y étaient noyés, je quittai les lèvres de la fille de joie et lui adressai un regard à lui faire regretter de ne pas m'en accorder plus -si, si, je sais faire ça !- avant de me retourner vers la pirate. Difficile de cerner ses intentions alors qu'elle venait de m'offrir un semblant de bon temps, mais le fou rire qui l'avait prise lors de l'effet de surprise me laissait entendre qu'elle devait espérer me voir mal à l'aise. Dommage pour elle !

Dans un sourire, je plongeai les mains dans les poches de mon pantalon et l'invitai à reprendre la route en faisant quelques pas nous rapprochant du petit havre de paix que je nous réservais.

- Si c'est comme ça que tu me remercies pour mes services, je vais mettre les bouchées doubles...



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Mar 11 Aoû 2015 - 8:28

Günel était fin connaisseur en matière de femmes. Ses baisers ardents, ses caresses possessives, avides de parcourir chaque parcelle du corps de la prostituée ; tout chez lui laissait penser qu'elle n'était pas la première, et ne serait pas la dernière femme qu'il aimera.
En croyant le surprendre, Seylan s'était lourdement trompée. Cet homme était certainement le client de plus de bordels que Vanylle n'en comptait. Un homme volage et insatiable, papillonnant d'une femme à l'autre, sans réelle retenue. Fâchée, elle suivit Jovien dans le silence.

Comment lui reprocher de ne pas avoir résisté au charme de cette prostituée ? Elle était belle comme le soleil. Ses seins et ses hanches appelaient à la débauche. Pour passer une nuit avec elle, plus d'un matroscien avait dû ruiner. Jamais Seylan n'avait vu à Vanylle de femme aussi éclatante, pas même dans les bordels dont la réputation n'est plus à faire. Jamais on ne l'avait jamais regardé comme Jovien avait regardé cette femme.

Elle avait une toute petite poitrine. Le visage mince et les yeux sans éclat.
Toutes ces années pendant lesquelles elle avait servi le Carré Rouge, elle n'était restée que parce qu'un pirate payait grassement ses dépenses et ses services, dissuadant ainsi la patronne de la chasser. Prise d'une soudaine jalousie à l'encontre des femmes matrosciennes, Seylan réajusta ses jupons, délassa son chemisier pour laisser entrevoir son décolleté, puis détacha ses cheveux. Qu'elles soient donc maudites, toutes ces gourgandines au grossier fessier  !

- Elle était vulgaire et grosse, ta prostituée. J'pensais pas que tu t'en enticherais, cracha-t-elle en prenant les devants, un accent profond laissant penser qu'elle venait d'un pays inconnu. T'aurais pu refuser, t'sais. Obsédé.

Jovien s'était soudainement arrêté. Agacée, Seylan se retourna. L'homme les avait entraîné tous les deux à l'arrière d'une vieille bâtisse en ruines entourée d'une épaisse végétation. Il lui semblait être entré dans un nouveau monde, différent en tout point à la ville qu'ils venaient de traverser. Tout était silencieux et paisible.

- Explique, reprit-elle soudainement, poussant violemment Günel contre l'un des murs, le maintenant dos à elle. Tu lui trouves quoi à c'te carne ? C't'dérange pas d'perdre tes galons pour elle ?

Un sourire narquois aux lèvres, elle glissa ses doigts le long de ses hanches, le frôlant à peine. Le voyant bouger, elle le plaqua davantage contre la bâtisse, réveillant la douleur qu'elle était parvenue, non sans difficulté, à faire taire. Ses doigts s'aventurèrent le long de ses côtes, de son ventre, soulevant à peine le chemisier blanc sur leur passage.

- Elle aurait écarté les cuisses et puis quoi ? Fini ?


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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Mar 11 Aoû 2015 - 10:06

La pirate m'avait suivi sans faire d'histoire, ou presque. Le sourire narquois, j'avançais à ses côtés, jubilant de la voir ainsi tirer la gueule. Je n'étais pas peu fier d'avoir ainsi déjoué le tour qu'elle avait tenté de me faire, et de la plus agréable des manières qui plus est ! Qu'elle récupère quelques galons et réitère, je recommence quand elle veut...

Le trajet jusqu'à la petite placette fut silencieux, si l'on oubliait l'effervescence dans laquelle nous avions nagé pour en arriver là. Il s'agissait d'une cour minuscule en cul de sac, baignée par le soleil qui se reflétait sur la pierre chaleureuse des murs en pierre effrités où la végétation prenait le dessus. Nous nous étions tout juste engagés dans cet endroit que je la vis réajuster sa robe et en ouvrir le col, ce qui m'arracha un rire moqueur qu'interrompit les paroles de la pirate. Ah ça, pour l'avoir retrouvée, la parole...

Mes lèvres s'étirèrent davantage en l'entendant s'énerver ainsi pour ce qu'elle avait elle-même provoqué.

- Refuser un cadeau ? Voyons, ça ne se fait p...

Pas le temps de terminer ma phrase qu'elle m'avait brusquement poussé contre un mur. Ma surprise à son avantage, je me retrouvai la joue irritée par la pierre mais ne m'en souciai guère, trop occupé à dévoiler mes dents dans un rire franc et difficilement contrôlable.

- Hé bien !

La caresse de ses doigts m'électrisa et je tentai doucement de me retourner pour lui faire face. Peut être un peu plus doucement, puisqu'elle redoubla de force pour me maintenir dos à elle, me faisant rire de plus belle, faisant fi de la douleur qui me prenait le bras qu'elle avait replié dans mon dos.
Mon rire se calma doucement, mais mon sourire persistait sur mes lèvres. J'étais loin de me douter, en la récupérant percée de toute part, qu'elle pouvait se montrer aussi fougueuse... Quoique. Elle avait déjà volé mes galons et presque brisé le poignet de Tatie Maleau. Mais là, c'était tout autre chose... Ses jupons étaient bouffants, son décolleté ouvert, son teint vert de jalousie pour une femme qu'elle avait payée (avec mes galons, certes), et j'étais moi-même l'objet de son emportée. Et ce n'était pas pour me déplaire...

- Qu'est-ce que j'en sais moi ? Il fallait lui en donner plus, je t'aurais raconté ensuite.

Mon ventre se tendait sous le contact de ses doigts et ma main libre s'en approchait discrètement, jusqu'à saisir fermement son poignet. Mon sourire ne se dissipait pas, s'élargit même à l'idée que j'évoquai ensuite.

- Et que je sache, c'est par toi que je les ai perdus, mes galons...

Je tirai vivement son bras pour la déséquilibrer, lui faisant lâcher le mien avant de la plaquer à mon tour contre ce mur, face à moi cette fois-ci. Une main plaquée contre la paroi, à quelques centimètres de sa tête, j'étais penché sur elle et la dardait d'un regard provocateur, presque autant que le sien, jusqu'à fondre sur ses lèvres comme l'avait fait la fille de joie avec moi dans un baiser tout aussi ardent.

Ma main libre posée sur sa hanche la descendit, comme elle avait descendu celle de la femme qu'elle jalousait, agrippa sa jambe, comme celle de la grosse et vulgaire prostituée, la colla sur mon flanc et se glissa sous les jupons gonflés pour remonter sa cuisse jusqu'à la croupe qu'elle saisit avidement.

J'écourtai cependant mon assaut, pensant que le rendre bref le laisserait plus frustrant et rageant pour la jeune femme dont je me reculai soudain d'un pas.

- Mais faut pas être jalouse, il suffisait de demander.

Un bref clin d'oeil et je ne lui laissai pas le temps de répondre, m'engouffrant dans l'encadrement de ce qui avait du être une porte. Je grimpai de vieux escaliers en vitesse, m'assurant qu'elle me suivait malgré ma provocation, et entrai dans ce petit havre de paix qui ne m'accueillait que lorsque personne n'était assez aimable -ou assez sot- pour m'accueillir chez lui. Il s'agissait d'un grenier au toit effondré laissant passer lumière et végétation, et dont les tuiles restantes constituaient un abri suffisant pour un lit, une table et quelques caisses de babioles plus ou moins utiles.

Avancé dans la lumière, je tournais le dos à ma protégée qui arrivait derrière moi, la laissant découvrir l'endroit tout en m'étirant, feignant avoir oublié ce baiser dont le goût persistait sur mes lèvres.

- Les appartements de madame, pour peu qu'elle daigne les partager avec son humble serviteur !



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Mer 12 Aoû 2015 - 7:04

Par Vama ! Ce lieu était un magnifique refuge, construit en vieilles pierres très certainement bien avant leur naissance et celle de leurs parents. Une ruine non sans charme, abandonnée à la nature, où il faisait bon vivre. Les bruits de la ville avaient laissés progressivement place aux miaulements entêtants des nscaches sauvages qui dormaient dans les branches d'un imposant Soyasse. Un petit bout de paradis au milieu d'un abîme d'odeurs, de bruits et sensations agaçantes, que Seylan n'aurait quitté pour rien au monde, pas même pour fuir l'horripilante compagnie de Jovien.

Cet homme qui d'un baiser, d'une fougueuse caresse, avait enflammé ses sens. Cet insolent, ce rustre, dont les lèvres avaient le goût du bois fumé et du sucre, dont la peau blanche et douce, rappelait le velours des mobiliers marchands. La façon qu'il avait de la provoquer, affolait ses battements de cœur. Il était aussi haïssable que désirable. C'en était suffoquant.

- T'caches ? T'es un exilé ?

Seylan s'avança, évitant soigneusement de croiser le regard de son tourmenteur.

- Normalement, les citoyens y vivent dans des bicoques non ? Avec leur bobone, leurs marmots...T'pas comme les autres dans la rue toi. T'es quoi alors ? A part un obsédé ?

Contrariée, la jeune femme porta une main fébrile à son bandage. Leur petit jeu de tout à l'heure avait réveillé la douleur. A aucun moment, depuis leur départ de la vieille ferme, l'un d'eux s'était montré délicat envers l'autre. Ils ne connaissaient rien de la retenue. Chacune de leur parole, chacun de leur geste, était aussi sincère que la parole d'un prêtre. Blessante. Véritable. Ce qu'il s'était passé dehors, Seylan l'avait mérité. Elle s'était montrée faible et provocante. Jovien s'était fait un plaisir de freiner ses ardeurs. Ou, au contraire, de les enflammer.

Elle se sentait comme insatisfaite.



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Mer 12 Aoû 2015 - 9:19

Le visage levé vers la cime de l'arbre imposant qui avait fait de ce lieu son domaine, je continuais de sourire. Par habitude, peut être, ou simplement par plaisir de retrouver ces lieux, témoins intermittents de ma solitude. Ou peut être parce que, cette fois, je ne m'y rendais pas seul et celle qui m'accompagnait ne me laissait pas indifférent.

Je m'en sentais toujours responsable, mais cette force de caractère dont elle faisait preuve depuis quelques temps me rappelait qu'en plus d'être ma protégée, elle était une femme. Elle n'affichait pas d’opulente poitrine ou de courbes généreuses comme celles des demoiselles que j'aimais fréquenter mais dont le caractère ne m'importait que peu, puisqu'elles n'étaient que d'éphémères rencontres. Cette pirate, je la voyais évoluer de jour en jour malgré ses blessures et son destin tragique l'ayant menée sur Matroos, passer de la rescapée affaiblie à cette femme agréablement provocante que je voyais encore élargir son décolleté par... jalousie ? Par Vama ! Seins ou pas, cette seule idée et son joli minois suffisaient à me plaire !

Je me retournai vers elle à sa question, haussant les sourcils en jouant les mystérieux ténébreux, ce qui n'allait pas tellement avec ma blondeur quasi immaculée... Son interrogatoire me fit doucement rire et j'avançai vers la table sur laquelle je posai le baluchon contenant l'uniforme milicien que j'avais préféré dissimuler tant il était amoché, pour ne pas attirer l'attention de patrouilles en ville. Je m'assis au bord de la table, faisant face à Seylan qui ne me regardait pas. Volontairement ?

- Oh, oui, les "bicoques" des autres sont très bien ! Répondis-je dans un sourire. C'est bien pour ça que je ne m'encombre pas d'une à moi... J'avais continué dans un rire léger, teintant mes propos de naturel. Bah quoi, c'était logique comme raisonnement, non ? Je croisai les bras et continuai de fixer mon invitée, me penchant légèrement vers elle. Que veux-tu que je sois, au juste ? Apparemment, l'obsédé n'a pas eu l'air de te déranger en bas, mais si tu insistes je peux être autre chose...



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Mar 18 Aoû 2015 - 5:23

Seylan rougit violemment sans pouvoir se contrôler. Le plaisir qu'elle avait ressenti lorsqu'il l'avait embrassé, le désir qui l'avait gagné lorsqu'il l'avait caressé, n'étaient donc pas passé inaperçus malgré la brièveté de leur étreinte. Son cœur s'était affolé. Sa bouche s'était légèrement entreouverte au contact de ses lèvres. Sa peau s'était tendue au toucher provoquant de ses doigts. Tout cela en une fraction de secondes, qui avait suffi à Jovien pour s'en apercevoir.

Cherchant ses mots, la jeune femme essaya, en vain, de refermer son provoquant décolleté.
Il avait une nouvelle fois pris le dessus. Ce type était cruellement perspicace et semblait en mesure de lire en chacun de ses gestes ce qu'elle ressentait vraiment. Ou bien était-ce du bluff ? Supposait-il simplement qu'elle ait pu désirer partager plus longtemps leur étreinte ? La poussait-il à avouer l'inavouable ? Se jouait-il d'elle ?

- J'ai comblé plus d'détraqués que t'combleras de donzelles ! C'm'a rien fait ton truc.

S'approchant de l'homme en essayant de paraître sûre d'elle, la jeune femme ajouta :

- Et détourne pas la conversation ! T'as éludé ma question ! T'es qui au juste ? T'es quoi ? J'peux savoir qui est l'homme qui m'a si sauvagement attrapé la croupe ou c'est interdit ? Hein ? Mes clients, ils m'racontaient tout, eux. Toi, t'es bizarre.

Sans plus de manière, elle s'assit sur la table aux côtés de Jovien, jouant avec ses lacets en le fixant d'un air insistant, scrutateur, essayant de le faire davantage penser à lui-même plutôt qu'à elle et ce qu'il s'était passé dehors, à l'entrée du petit abri.

- Faut quand même pas qu'toi aussi j'te fasse cracher tout ça sur l'oreiller hein ? Accouche. J'veux savoir.


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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Mar 18 Aoû 2015 - 16:31

L'embarras de la pirate ne manqua pas de faire s'élargir mon sourire moqueur, alors que je constatais avoir touché une corde sensible, ce genre de corde que je ne pouvais m'empêcher de tendre jusqu'à ce qu'elle casse, surtout lorsque l'instrument avait un si joli minois et que la corde en question était ce qu'elle semblait avoir d'intérêt pour ma personne.

Ricanant doucement en la voyant batailler avec son décolleté qui me plaisait davantage ouvert, je ris de plus belle à sa réponse acerbe alors qu'elle s'asseyait à mes côtés. Cette manière qu'elle avait de me rejeter par ses paroles en se contredisant par ses gestes auraient pu en déstabiliser plus d'un, mais je n'étais pas homme à baisser les bras si facilement, y voyant là plutôt une invitation inconsciente à un jeu que je n'avais pas l'intention de perdre.

- Tu ne te souciais pas de qui j'étais avant que je ne te "l'attrape sauvagement"... Glissai-je dans un rictus mesquin, la regardant en coin.

Qu'aurais-je bien pu lui répondre ? Elle était l'une des très rares personnes ne me pensant ni milicien, ni prêtre, ni femme, ni troubadour, et en était alors des plus proches de ma réalité. Mais cela ne semblait pas lui suffire. A croire que, là aussi, elle en demandait toujours plus.

Je m'écartai de la table et me tournai face à elle, la fixant d'un regard mesquin que soulignait encore et toujours mon sourire amusé. À en croire ses paroles, la femme qu'elle avait payée pour se jeter sur moi plus tôt aurait été une collègue de travail du temps où elle était à Vanylle, mais cette découverte ne me bouleversa pas le moins du monde. C'est que le monde des filles de joie était loin de m'être inconnu, représentant pour moi un véritable réseau de femmes particulièrement accueillantes et susceptible de m'héberger autant que de m'aider lors de certaines galères. Alors, découvrir que c'était là le métier de Seylan m'impactait autant que de savoir que l'habitant de la maison d'à côté était boulanger. Quoique, je préférais la savoir fille de joie que boulangère, ce détail me la rendant plus sympathique et amusante à voir s'acharner sur son décolleté.

Je décroisai soudain les bras pour venir m'appuyer sur la table, face à elle, les mains de part et d'autre de ses jambes posées sur le bois usé. Mon air moqueur ne se dissipait pas, se teintant même d'une lueur de défi dans le regard que je plongeais dans celui de la jeune femme trop assurée pour m'être indifférente. D'une main, je vins pincer le tissu du décolleté qu'elle avait à peine resserré, l'élargissant à peine plus qu'il ne l'avait été lorsqu'elle l'avait corrigé.

- C'est bien plus joli ainsi. Dis-je avant de me reculer un peu, reposant ma main sur le bois de la table avant de lui répondre. Disons que je suis qui j'ai envie d'être et que ça change souvent... Mon regard se fit plus provocateur et mon corps se tendait dans l'attente d'une réaction vive de ma protégée. Enfin, je peux développer ça sur un oreiller comme ailleurs, si ça te fait plaisir.



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Sam 22 Aoû 2015 - 3:46

Seylan ouvrit lentement la bouche et ses lèvres semblèrent trembler légèrement, comme si elle cherchait ses mots mais qu'aucun son ne voulait sortir. En vérité, la jeune femme ne savait que penser du comportement de Jovien. Ses mots, ses gestes, les expressions insolentes de son visage, tout laissait penser qu'il ne faisait que jouer avec elle, comme il avait, à en croire ce qu'il s'était passé dans la ruelle plus tôt, joué avec bien d'autres femmes avant. Malgré cela, elle ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'il s'agissait de bien plus qu'une attirance éphémère ; de souhaiter que demain, il la regardera avec plus d'intérêt encore ; d'aspirer à être un peu plus spéciale que toutes les autres, au moins une fois dans sa vie.

Alors, contre toute attente, elle attrapa Jovien par la nuque et pressa sa bouche contre la sienne. Elle l'embrassa avec une ardeur aussi foudroyante que démesurée, mordillant ses lèvres, glissant ses petits doigts fins dans ses beaux cheveux opalins.

- Vous ne me direz rien, quoi que je fasse, murmura-t-elle entre deux baisers.

Seylan ne sut si elle faisait réellement tout cela par désir ; si au fond, elle n'espérait pas, en s'offrant à Jovien, que ce dernier lui permette de le connaître un peu plus. Tout ce qu'il se passait ici n'était en fait pas si différent de tout ce qu'il s'était passé ces dix dernières années au bordel vanyllien. Un paiement profitable contre un peu de plaisir. Des informations contre son corps tout entier.

Elle sentit sa gorge se nouer avec violence.
Tremblante, essayant de chasser les sombres souvenirs qui lui revenaient, elle agrippa le large chemisier et le fit sortir du pantalon, se donnant ainsi à nouveau accès au ventre ferme qu'elle avait agréablement taquiné plus tôt, aux portes de son abri. Elle y étala ses doigts, s'imprégnant de la chaleur de sa peau.



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Sam 22 Aoû 2015 - 5:31

Mon air narquois ne désemplissait pas et mon regard continuait de soutenir celui de la pirate sans que je ne  baisse pour autant ma garde. Une claque était bien vite arrivée, je le savais d'expérience après en avoir essuyé quelques unes de demoiselles après leur avoir fait du rentre dedans, et celle-ci, quand bien même eut-elle l'air d'avoir de l'assurance, semblait assez gênée par mon comportement pour m'en asséner une. C'était donc prêt à reculer en repoussant la table que je lui adressai mon plus beau sourire moqueur.

L'expression sur son visage me donnait pleinement satisfaction, à moi qui prenait toujours plaisir à jouer avec les nerfs d'autrui. Son silence me plaisait tout autant, me faisant élargir mon rictus alors que je m'apprêtais à le briser par une remarque toujours aussi moqueuse, mais je n'en eus pas l'occasion, les doigts frais de ma protégée me bloquant dans mon élan lorsqu'ils vinrent glisser sur ma nuque. Mon sourire demeura cependant...

Cette femme là pouvait se targuer de me surprendre, le plus agréablement du monde qui plus est, même si ce n'était pas toujours de la manière qu'elle l'espérait, comme avec cette charmante fille de joie qu'elle m'avait si aimablement présentée. La gifle que j'appréhendais s'était muée en un baiser fougueux auquel je pris part sans me faire prier, frissonnant de tout mon être en la sentant s'en prendre à ma chemise pour revenir caresser mon ventre. Ses gestes étaient si simples et pourtant si parlants qu'ils n'incitaient qu'à en faire autant, sans s'encombrer de détours et de discussions devenues inutiles. Ou presque...

- Tu m'as l'air d'une éternelle insatisfaite... Ça me plaît. Murmurai-je contre ses lèvres avant d'en reprendre l'assaut.

Doucement, mais sûrement, j'avançais mes mains sur la table, basculant ainsi ma protégée contre le bois qui grinça sous nos poids respectifs. Me montrant tout aussi direct qu'elle dans mes intentions, je ne pouvais pourtant pas m'empêcher de faire courir une main sur son décolleté pour en saisir le lacet que je retirai une bonne fois pour toute, le laissant choir à mes pieds.

- Comme ça. C'est parfait. Lui dis-je dans un souffle avant que ma main ne vienne se coller contre son torse, en absorbant la chaleur et la douceur en glissant entre ses seins où elle se plaqua lorsque je redoublais d'ardeur dans le baiser que nous échangions. Sa jumelle se glissait, encore une fois, sous les jupons qu'écrasait mon bassin pour revenir caresser cette cuisse que je prenais cette fois le temps de redécouvrir en la remontant lentement et la repliant contre mon flanc. Sa convalescence n'était plus qu'un lointain souvenir dans mon esprit qui ne la voyait plus qu'en cette femme dont la chaleur m'irradiait et m'attirait irrésistiblement contre elle.



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Dim 30 Aoû 2015 - 15:53

Elle aimait cela. Elle aimait cette façon qu'il avait de prendre ses lèvres, à la fois avide et impérieuse, comme si elle était la dernière femme qu'il embrassait et qu'il voulait savourer son plaisir jusqu'à la dernière goutte. Elle aimait le sourire qui lui venait aux lèvres à chacune de ses caresses, l'étincelle ardente de ses yeux azurite ; elle aimait le contact de sa main, qui allait et venait le long de sa cuisse, dominante, impétueuse.

Seylan se délectait de leur étreinte. Elle avait la sensation d'être emportée par un ouragan de plaisir ; celui-ci semblait venir de partout à la fois, la faisant vibrer, frémir. Elle eut à peine conscience qu'ils étaient allongés sur la vieille table à manger, vêtements dépareillés et souffles courts. Presque inconsciemment, elle s'attaqua aux lacets son pantalon, leur étroite proximité lui compliquant la tâche.

- T'as pas peur ? susurra la jeune femme entre deux baisers, le souffle court.

D'une impulsion, elle l'allongea sur le dos et se mit à califourchon sur lui.

- Les pirates sont dangereux. J'pourrais t'tuer !

Lacet après lacet, elle le libéra de son chemiser, prenant tout son temps pour caresser sa peau mise à nu. Écartant son col, elle déposa de fougueux baisers dans son cou, tandis que l'une de ses mains alla jouer avec les attaches de son pantalon, sans jamais satisfaire Jovien en les lui dénouant. Elle prenait tout son temps, le forçant à la retenue.

- J'pourrais t'torturer.

Un sourire aux lèvres, elle laissa son chemisier glisser le long de ses épaules, le maintenant à hauteur de sa poitrine dans un geste pudique, davantage destiné à lui épargner la vue de ses cicatrices que d'attiser son désir par une timidité enfantine.


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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   - Lun 31 Aoû 2015 - 15:26

On était où, déjà ? En quelle année ? Quels événements avais-je déjà vécu ?

Les souvenirs me manquaient tant mon esprit s'emballait dans le feu des baisers que nous échangions, dans la transe dans laquelle me plongeait l'enivrant contact de sa peau sous mes paumes. Je ne me rappelais plus de rien et, à dire vrai, c'était bien le cadet de mes soucis.

Mes pensées se focalisaient sur cette brunette au mordant plaisant, au sens propre comme au figuré, à qui je répondais par des baisers toujours plus passionnés autant que par des morsures à ses lèvres, son oreille, son cou, sur ces doigts s'affairant au dessus de mon entrejambe qu'elle avait éveillé rapidement... Jusqu'à me laisser emporter et me retrouvé dos à cette table, bien moins confortable que ses rondeurs sur lesquelles j'étais appuyé l'instant d'avant.

Mais peu m'importait là encore puisque notre danse continuait sans douceur, simplement guidée par une envie commune et communiquée mieux que jamais, comme en témoignèrent les boutons de ma chemise qui sautèrent les uns après les autres, comme le démontrait mon corps tendu sous les caresses de ses lèvres contre mon cou et de ses doigts revenus à ma ceinture. Comme l'exprimait mon regard à la vision de sa poitrine que je saisissais d'une main envieuse.

Ses mots élargirent mon sourire avant de me faire d'abord étouffer un rire dans les baisers que j'interrompis pour m'esclaffer.

- Me tuer ? Mes mains agrippèrent le col de son chemisier pour l'écarter sans ménagement, dévoilant son torse meurtri qui ne changeait en rien l'agréable vision qu'elle m'offrait. Plutôt mourir comme ça qu'autrement.

Je me redressai, maintenant la pirate à califourchon au dessus de moi et remontant davantage cette jupe qui, toute affriolante qu'elle était, constituait un rempart à cette autre partie d'elle que je convoitais et dont je repris possession en lui saisissant la croupe que je pressai vers moi, collant mon torse brûlant contre la douceur de ses seins faits miens.

Mes lèvres retrouvèrent le chemin de celles de Seylan, les effleurant dans un sourire amusé et alangui.

- Mais si tu comptes plutôt me torturer de cette manière, je serai le plus consentant des martyrs.



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Posté dans Re: L'arbre élevé attire le vent   -

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