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On m'appelle Meskareth Lysereän


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Posté dans [RPFB] Vivent les mariés   - Sam 3 Oct 2015 - 13:02

Avec une lenteur significative, ses yeux parcouraient la liste d’invités qu’elle avait apportée pour les derniers ajustements. Elle s’aperçut d’ailleurs qu’elle venait de lire la même ligne pour la troisième fois et abandonna. De son nez s’échappa un soupir sec puis elle posa les documents sur la table basse. Meskareth observa la pièce familière pour s’occuper quelques secondes l’esprit, tout était bon pour  que cessent de tourner dans tous les sens les pensées que le futur mariage faisait naître. Elle pianota sur son genou, se leva pour faire le tour du fauteuil, fouilla les objets posés sur le bureau puis revint s’asseoir. La chambre était confortable et elle s’y sentait bien depuis toujours mais une désagréable sensation l’empêchait d’en profiter aujourd’hui. Bientôt, une autre femme vivrait ici et il lui semblait qu’elle n’allait plus vraiment y être la bienvenue. Ca ne changerait pas ses habitudes ni le plaisir qu’elle aurait à y voir son frère mais... ce serait différent, malgré tout. Demain, la jeune Nirinïa serait l’épouse de son frère et pourrait prétendre à tout un tas de choses, partager son lit, par exemple. A ces pensées, elle sentit l’amertume de la jalousie lui saisir le ventre, il en était toujours ainsi lorsque ses frères étaient en relation avec d’autres femmes. Elle ressentait régulièrement cette sensation depuis le jour où elle avait compris qu’ils pouvaient l’abandonner pour de bon et se détourner d’elle. De nouveau un soupir. Meskareth se saisit de la chemise négligemment posée sur le dossier du sofa et la porta à son visage, elle sentait encore l’odeur de son frère avec ce parfum particulier qu’il portait chaque jour. Ses yeux s’embuèrent de larmes et elle renifla bruyamment pour retenir son sanglot, Kezaël pouvait arriver d’une minute à l’autre et il n’était pas question qu’il la voit pleurer. Elle se mit donc à penser à toutes les horreurs qu’elle pourrait faire subir à cette jeune épouse qui ignorait tout du nid de serpents dans lequel elle s’apprêtait à tomber. Tout d’abord une petite plante ingérée ici et là pour provoquer diarrhées et vertiges... puis une chute malencontreuse dans un couloir de la villa... ou encore un plat oublié sur le feu qui viendrait à exploser au mauvais moment... Tout cela ou rien, car elle ne risquait pas de quitter la position idéale qu’elle venait d’acquérir, la petite opportuniste, et quand bien même elle abandonnerait la partie, elle serait vite remplacée. Le problème resterait le même, Kezaël devait se marier. Si celle-ci partait, la prochaine pourrait être pire... Nirinïa lui avait semblé pertinente, ce qui était déjà un point très positif en comparaison à la plupart des femmes du milieu. La future épouse n’était pas niaise ni soumise, elle pouvait donc s’avérer utile pour la famille. Bon gré, mal gré, il allait falloir faire avec.

Meskareth tenait toujours la chemise contre son visage lorsqu’elle entendit des pas dans le couloir. Son cœur s’emballa quelques secondes mais bien vite l’excitation retomba, il ne s’agissait pas de son frère mais de la servante qui apportait la collation demandée. Le repas du soir avait été tendu, la famille n’avait pas trouvé sa place dans cet échange et tout lui avait semblé factice. Mal à l’aise, Meskareth n’avait pas savouré sa nourriture et par conséquent, en avait mangé peu. Nirinïa était maintenant hors de son chant de vision et les pâtisseries s’avéraient fort appétissantes. Elle congédia la servante d’un sourire animé et engloutit ce que sa main trouva en premier. Elle mangea cinq pâtisseries et commença à trouver le temps long, la chemise trouvée n’était plus suffisante pour la faire patienter et voilà qu’elle pensait à nouveau au mariage, aux dépenses que cela allait engendrer, aux invités, au menu, aux festivités, au fournisseur de soieries pour le décor de la salle, aux musici... Elle sauta soudainement sur ses pieds, le regard alerte et pourtant bien loin de la villa. Elle avait oublié de payer la facture de l’orchestre ! Meskareth soupira en pressant ses doigts sur ses yeux, c’était bien la première fois qu’elle oubliait quelque chose concernant son travail au domaine... Il faudrait qu’elle règle ça tôt le lendemain matin pour ne pas salir la réputation de la famille. Les Lysereän payait toujours leurs dettes, et sans le moindre retard. Elle secoua la tête devant sa bêtise et se dirigea mollement vers le lit de son frère. La jeune femme n’avait pas pour habitude d’être aussi éteinte mais le flot de sentiments qui la tiraillait prenait la majeure partie de son énergie. Blottie sur les oreillers, elle porta encore une fois la chemise à son visage et attendit en tripotant sa bague préférée, offerte par Wirïan pour la naissance de Nowen.

Elle reconnu immédiatement la démarche de son frère aîné et sourit malgré elle. Kezaël avait ce pouvoir, la faire sourire par son arrivée ou la simple évocation de son nom. La porte était à peine ouverte que sa voix alanguie retentit du lit qu’elle n’avait pas quitté :

« - Tu en as mis du temps, Kezaël ! J’ai bien cru mourir d’ennui, toute seule. Viens ici te faire pardonner... »


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On m'appelle Kezaël Lysereän


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Dim 4 Oct 2015 - 8:53

Le vaisseau, de taille moyenne, s’arrêta finalement devant l’imposante allée bordée de plantes, signifiant l’entrée du domaine Lysereän. Au bout, la villa de la branche principale s’élevait, fière et dominatrice, reflétant la richesse de la famille mais camouflant aux yeux des curieux, le patrimoine qui s’élevait encore derrière elle. Plus loin, à droite, en partie cachée derrière quelques arbres qui la maintenait loin des yeux avides, la villa de la seconde branche répondait à la première, alors qu’à l’opposée gauche, une troisième bâtisse du même genre, et dissimulée de la même manière, abritaient les membres des trois autres lignées.

Le sable de la route s’échappa dans un léger nuage lorsque Kezaël posa le pied à terre, et d’une main galante, aida une jeune femme à sortir à son tour du vaisseau. Un couple, plus âgé, les suivirent, ainsi que trois domestiques, dont le particulier du chef de famille et qui avait fait office de pilote. L’après-midi était bien avancé mais la chaleur tannait toujours le paysage désertique de Korrul. Cela n’avait pas empêché le Représentant des Cultivateur, sa future épouse et les parents de la belle, de se promener à Arish et de découvrir les beautés de la capitale Korrulienne. La journée avait été investie à ce seul but, faire visiter son futur lieu d’habitation à la prochaine Madame Lysereän, comme en avait été la preuve, la balade au milieu des cultures dans la matinée. Maintenant pourtant, il était temps de se séparer. Nirinïa devait passer l’importante étape de la vérification de l’Ink’Latra et Kezaël mourrait d’envie de se reposer après une journée passée à marcher un peu partout. Demain, le premier jour d’une semaine de festivités commençait, et il devait être en forme.

Il avait raccompagné sa future épouse et ses beaux-parents à leurs appartements, leur souhaitant une bonne fin de journée puisque le repas serait pris séparé afin de garantir un dernier moment d’intimité entre familles. Il avait ensuite arpenté les couloirs de la villa jusqu’à la partie où il vivait, et avait poussé la poignet de la porte de sa chambre. Le battant était à peine entrouvert qu’une voix agréablement familière résonna et fit naître un large sourire sur ses lèvres charnues.  

“ Allons, tu te serais lassé de moi si j’étais arrivé trop tôt. ”

Répondit-il après un court instant de latence qu’il jugea opportun, le temps de refermer la porte derrière lui, et de titiller un peu plus, la patience déjà entamée de sa jeune soeur. Imperturbable, mais son regard flamboyant trahissant sa malice, il déposa sur le meuble près de l’entrée de la chambre, le chapeau qui l’avait protégé du soleil la majeure partie de l’après-midi et avança d’un pas lent vers le lit, tout en étirant ses épaules nerveuses. Ses yeux avisèrent la chemise de la veille, négligemment posée sur le lit près de Meskareth et il retint un sourire, détournant son attention pour la porter sur la carafe de vin de Gernie qui l’attendait près de là. Sans un mot de plus, il servit deux verres, amusé par un comportement qu’il savait terrible pour sa cadette qui l’avait attendu ici une bonne partie de la journée. Finalement, il vint s’asseoir sur le bord du matelas, tendant l’un des contenant en cristal à la jeune femme et but une gorgée du sien. Il l’ignora volontairement quelques minutes de plus, détachant les lacets de sa chemise de lin à une vitesse frisant le ralenti. Ce n’est que lorsqu’il put enfin profiter de la fraîcheur de la pièce sur son torse qu’il posa un regard intense sur sa soeur, ses prunelles brillant d'espièglerie mais aussi d’un amour profond.

“ T’ai-je déjà dit que tu étais la plus belle ? ”

Souffla t-il tendrement, alors que son regard impérieux, provoquant chez certaines personnes une gêne inconfortable, ne quittait pas la jeune femme d’un pouce. Lentement, il se pencha vers elle et goûta ses lèvres, sans gêne, habitué depuis longtemps à ces démonstrations d’amour familiale qui dépassaient parfois l’entendement. Mais pour le moment, il était juste heureux de retrouver sa soeur, dans l’intimité d’une chambre.





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Dim 4 Oct 2015 - 14:41

Kezaël venait juste d’entrer dans la pièce que déjà son esprit endormi se réveillait et ses joues rosissaient de plaisir. Elle se redressa sur un coude pour observer son frère entrer et le dévisagea, prête à l’accueillir. Le mufle prenait son temps et ignorait ostensiblement l’impatience qu’elle ne parvenait plus à cacher. Lorsqu’il lui tendit le verre de vin, elle le prit en plissant les yeux, le but d’une traite et posa bruyamment la coupe sur la table de chevet. Meskareth pouvait maintenant profiter pleinement de sa présence. Elle retint les paroles d’accueil qu’elle allait prononcer en voyant qu’il s’escrimait maintenant à défaire sa chemise avec la lenteur d’un vieillard en fin de vie. La jeune femme leva les yeux au ciel, son frère bien aimé était en train de jouer avec ses nerfs et y prenait plaisir. Elle fut tentée de lui retirer cette satisfaction en jouant la carte de l’indifférence mais elle n’en eut pas la force. Kezaël venait de retirer sa chemise. Un cadeau qu’il lui faisait ? Très certainement, car il savait combien elle aimait toucher sa peau nue. Meskareth s’assit pour se rapprocher de lui et accueillit son compliment avec un sourire radieux. Bien que l’adoration de ses frères soit devenue banale avec le temps, elle ne manquait jamais de gonfler son cœur d’un amour inconditionnel.  

« Bien évidemment... et tu as intérêt à ne pas cesser. »

Sous le regard autoritaire de Kezaël, il lui semblait être nue et elle se laissa très volontiers dévisager. Meskareth n’avait aucun secret pour lui et aurait fait n’importe quoi pour le satisfaire, sans compter qu’elle aimait voir ses yeux briller de cet éclat brûlant. Ses mains s’agrippèrent au cou de son frère pour prolonger le simple baiser qu’il lui offrait, fort insuffisant au regard de son attente interminable. Le plaisir de le retrouver n’avait pas son égal ; elle le savait sien pour l’heure et la perspective du prochain changement emballait ses sens. Tandis que sa bouche continuait à démontrer sa satisfaction, ses mains parcoururent le torse nu offert à son avidité. Ce n’est que lorsqu’elle le chevaucha pour se sentir plus proche de lui qu’elle trouva un semblant de tranquillité, lovée dans ses bras, le visage enfoui dans son cou où le pouls pulsait régulièrement. Doucement, elle retrouva une respiration sereine et se laissa bercer comme la petite sœur qu’elle ne cessait d’être.

« - Zaël, je n’étais pas tranquille aujourd’hui... J’ai à peine réussi à travailler car ton absence m’occupait l’esprit. J’ai même oublié de payer une facture, c’est te dire ! »

Elle embrassa son cou et le serra plus fort contre elle. Meskareth sentit sa gorge se serrer pour la deuxième fois de la journée. Elle eut beau penser à autre chose et se mordre les joues pour retenir les larmes, quelques unes s’échappèrent sur la peau de Kezaël. Dans un murmure elle lui dit :

« - Je ne veux pas que tu m’oublies, Zaël, pas une nouvelle fois... »

L’émotion était trop puissante et elle sentit son contrôle se fracasser sous sa peine. Rapidement et sans attendre la réponse de son frère, elle sauta à terre pour lui tourner le dos, en quête de sa fichu liste d’invités qu’il fallait rectifier une dernière fois. Rageusement, elle essuya ses joues mouillées du revers de la main et trouva enfin ledit papier. Elle le lut quelques secondes et se retourna finalement vers lui, sans pour autant réussir à le regarder en face :

« - Il faut... euhm... que tu valides le plan de table que j’ai terminé tout à l’heure. Je pense que la grosse Rihem ne nous posera plus de problème si elle se trouve assise avec les parents d’Adel. »

La respiration tremblante, elle tendit le document à son frère pour qu’il puisse le consulter. Elle savait pertinemment de son épisode geignard ne serait pas passé inaperçu mais priait tout de même pour qu’il l’ignore et ne la prenne pas en pitié.  Il ne manquerait plus qu’il fasse preuve de charité envers elle, un dernier acte de bonté avant de finalement l’oublier au profit de la blondasse du coin... Elle s’en voulu immédiatement de nourrir des pensées aussi négatives le concernant mais ne put  réprimer que difficilement son angoisse qui s’exprimait par l’amertume.


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Jeu 8 Oct 2015 - 13:04

A son grand contentement, sa soeur ne lésina pas sur sa démonstration d’affection, visiblement ravie de le retrouver et consciente que l’heure à venir leur appartenait entièrement. Les mains chaudes qui parcoururent son torse le firent frémir, alors que les prémices d’un sourire en coin étiraient ses lèvres. Plus spectateur qu’acteur de la scène qui se déroulait près de lui, il laissa sa cadette grimper sur ses cuisses et l’enfourcher, comme elle avait l’habitude de le faire pour l’étreindre aussi passionnément que possible. Il lui offrit sans retenu la chaleur de ses bras qui se refermèrent autour de sa taille, alors que doucement, il penchait la tête sur le côté, avide des baisers qu’elle parsemait dans son cou. Ses doigts, toujours soignés malgré les duretés des travaux extérieurs, se mêlèrent dans la crinière qui cascadait jusqu’aux reins de la Cultivatrice. Un soupir s’échappa de ses narines, satisfait. Tellement ravi qu’il ne prêta pas tout de suite attention au ton qu’avait employé sa soeur pour s’exprimer. Il rigola d’abord à sa remarque, sachant pertinemment qu’elle n’oubliait jamais rien quand il s’agissait de la trésorerie du domaine et qu’il était de bon ton de s’en moquer gentiment quand cela arrivait.

Son rire se stoppa rapidement pourtant. Là, dans le creux de son cou, il avait sentit une trace humide, perler lentement et s’écraser contre sa clavicule. Ses sourcils se froncèrent aussitôt et son esprit s’ébranla. Qu’avait-il dit ? Pire, qu’avait-il fait, si ce n’était loupé ? Les mots de sa soeur eurent tôt fait de le mettre sur la voie de la compréhension, mais il ne réagit pas assez vite. Elle s’échappa sans plus de cérémonie de ses bras et se détourna de lui. Son coeur se serra brutalement, et il souffla difficilement, comme si un poignard venait de lui taillader la poitrine :

“ Tu sais aussi bien que moi que je ne peux pas t’oublier. ”

Mais elle avait déjà détourné la conversation, cherchant sans doute à focaliser son attention sur quelque chose qui sécherait ses larmes. Ces larmes d’ailleurs, Kezaël n’y fit pas mention. Il connaissait assez sa soeur pour savoir qu’elle l’aurait détesté pour être revenu sur cet instant de fragilité, alors qu’il valait bien mieux passer à autre chose. La fierté dont elle faisait preuve était incontestablement la même que la sienne, ainsi que celle des Lysereän normalement constitués. Après un regard jeté furtivement sur les traits encore tirés de Meskareth, il tendit la main et saisit le bout de papier qu’elle lui tendait, sans faire plus de cérémonie sur les larmes qu’il avait vu perler de ses beaux yeux caramels.

“ Fais voir ça. ”

Sérieux, il pencha le nez sur le plan de table et s’obligea à lire attentivement les noms qui défilaient sous ses yeux. Il relut le premier quatre fois, le second tout autant, le troisième une bonne dizaine de fois et finit par soupirer, relevant le visage. Ses yeux se fixèrent sur la silhouette svelte de sa cadette, qu’il dévora littéralement des yeux. Son visage n’avait pas encore retrouvé son habituel rayonnement et il en fut le premier touché. Ses propres traits s’assombrirent, alors qu’il cherchait comment la réconforter, sans froisser un puissant orgueil qu’ils avaient en commun.

“ Nirinïa est loin d’être une fille banale et facile à marier. Avec une bonne intégration dans notre famille, je suis certain qu’elle saura servir au mieux nos intérêts. ”

Commença t-il finalement, plaidant pour un réconfort de manière détournée, et qui attiserait à coup sûr, l’intérêt personnel tout autant que la curiosité de sa jeune soeur. Après tout, se rapprocher de “l’ennemi” était le meilleur moyen de le connaître et de s’en débarrasser facilement. La comparaison, extrême, manqua de faire sourire Kezaël qui se retint, mais l’idée était la même. Il était presque certain que Meskareth finirait par apprécier la nouvelle épouse de son frère, comme lui l’avait fait en apprenant à la connaître. Mais pour cela, elle devait s’en rapprocher, et il savait qu’il n’y avait rien de mieux que de faire se sentir concernée sa soeur pour qu’elle prenne les choses à coeur. Le jeu était quitte ou double, elle pouvait soit l’adorer, soit la haïr profondément, mais il en valait tout de même la chandelle. Et il n’hésite pas une minute de plus lorsqu’il acheva de formuler son idée.

“ Une intégration dont tu pourrais te charger. ”





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Ven 9 Oct 2015 - 16:05

Lorsque Kezaël se saisit finalement du papier, elle se sentit soulagée. Par ce geste, il acceptait d’ignorer ses larmes et son angoisse irrationnelle. Car elle l’était, Meskareth le savait pertinemment. Elle avait certes était marquée dans sa jeunesse mais cela remontait à bien longtemps ; leur lien actuel n’était plus aussi candide, chacun mesurait à présent l’importance de l’autre et la signification de la perte. Ses entrailles continuaient à la faire souffrir tandis qu’elle osa enfin porter son regard sur son frère. Il avait l’air sérieux, particulièrement concentré sur le contenu du plan. Pendant quelques secondes, elle essaya de ne pas laisser la peur dominer son être, de laisser une place aux autres sentiments, les bons, ceux qui s’écrasaient devant ce monstre avide. Elle trouva peu et pourtant bien plus qu’il ne fallait. La crainte de l’abandon n’existait que grâce à l’amour profond qu’elle ressentait et effectivement, il suffisait d’écouter un peu mieux pour savoir. La crise était en train de passer et la crispation physique avec elle. La jeune femme se sentit progressivement mieux, apaisée par le regard de Kezaël qui la faisait exister par la simple passion de ses yeux. Il décrivit enfin Nirinïa d’une manière qu’elle approuva car la future épouse de son frère lui avait également parut... intéressante. Et utile. Meskareth ne l’avait rencontrée qu’une fois mais cette entrevue avait été suffisante pour vaguement cerner le personnage et surtout s’assurer de l’absence de faiblesses rédhibitoires. Nirinïa était réaliste et exigeante, et si Meskareth laissait ses impressions parler, il lui semblait bien qu’elle était aussi une habile charmeuse. Une candidate à priori parfaite... Il lui coutait d’admettre cela mais elle n’avait pas pour habitude de nier les faits lorsqu’elle conversait en son fort intérieur. Elle se méfiait farouchement de Nirinïa et ne risquait pas de lui accorder la moindre once de confiance avant qu’elle ait fait ses preuves et prouvé sa loyauté. Plusieurs fois. Pourtant, elle hocha doucement la tête aux paroles de son frère, qu’elles savaient vraies.
 
La dernière phrase de Kezaël figea sur son visage une expression de réelle surprise. Ainsi, son frère tenait à ce qu’elle participe, non, qu’elle se charge de l’initiation de sa dulcinée aux mœurs familiales. Il devait pertinemment savoir qu’elle avait en tête bon nombre de manières de faire souffrir cette femme et il lui faisait tout de même cette demande. Ce devait être... un risque à prendre. Restait à savoir s’il serait payant. Meskareth ne put s’empêcher de se demander pourquoi il ne se chargeait pas lui-même de la chose. Il semblait beaucoup plus pertinent qu’il soit la personne direc... Elle jura intérieurement, le sagouin était en train de l’allécher. Certains jours, partager son intimité avec ses proches pouvaient vraiment être pénible. Très sérieuse, elle le fixa un long moment en plissant les yeux, autant habitée par l’envie de lui frapper la tête que de le couvrir d’amour.
 
« - Tu veux que je l’intègre à notre famille ? Zaël, dit-elle calmement, je ne coucherai pas avec ta femme. »
 
L’air toujours aussi grave, elle attendit que ses paroles atteignent leur destinataire. Quand elle eut la certitude que son frère avait reçu le message, elle arrêta ses efforts pour contrôler le rire taquin qui lui comprimait les côtes. Son visage s’éclaira soudainement, révélant le charme que la joie lui donnait. Elle s’approcha de lui en continuant à rire de sa phrase idiote, bien décidée à gommer l’espace qu’elle avait mis entre eux quelques minutes plus tôt. Dire qu’elle était satisfaite loin de lui aurait été un mensonge grossier. Tendrement, elle mit son front contre le sien et murmura :
 
« - Mon frère, mon amour, tu sais que je suis prête à tout pour toi. Tu as raison, je ne comptais pas laisser ta femme livrée à elle-même, quand bien même je la souhaiterais loin d’ici, loin de toi. Tu sais aussi qu’elle ne sera jamais véritablement l’une des nôtres, mais si elle en est digne, elle apprendra suffisamment de nous pour être ta compagne. »
 
A la recherche de l’attention de son frère, elle entoura son visage de ses mains et y planta un regard fiévreux. L’amusement était passé, Meskareth ressentait le besoin impérieux de lui confier ses états d’âme et de s’en remettre à lui, car au fond, il était le seul à compter, Nirinïa n’était qu’un décor.

« - Entends-moi, Kezaël. Quoi qu’il advienne, ne me délaisse pas. Je ne pourrais l'endurer. »


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Lun 12 Oct 2015 - 14:38

Avec un calme qui n’avait eu de cesse d’étonner Kezaël, Meskareth avait approuvé du chef en entendant la description de la future épouse de son frère. Un sourire plein de satisfaction avait rapidement pris le parti d’étirer les lèvres du Cultivateur, bien heureux de ne pas avoir à débattre sur l’utilité et l’intérêt de celle qui serait demain sa femme. Il savait sa soeur douée d’un amour immense et surtout possessif, quoi que semblable à ce qu’il était lui-même, mais il avait appris plusieurs fois à ses dépends qu’il était dangereux de tester l’incroyable tendresse qu’elle lui portait, d’autant qu’elle était une femme ! Quand il avait pris la décision de se chercher une épouse, alors que cette dernière volonté de la part de son père datait déjà de plusieurs années, il avait aussitôt craint la jalousie de ses cousines, mais bien plus encore de sa soeur. Mariée pourtant, elle n’accordait pas la même importance à son mari qu’à ses frères et Kezaël avait longuement cherché quelqu’un qui lui correspondrait tout autant qu’à la famille, et précisément à sa soeur. En rencontrant Nirinïa, il avait fait le bon choix, il en était certain. La jeune femme semblait intéressante et prête à apprendre tout ce qu’on lui donnerait à faire, pleine de bonne volonté et possédant une intelligence certaine. L’avenir confirmerait ou non ses pensées, mais il était, pour l’instant, encore rassuré.

D’ailleurs, il n’eut pas plus longtemps pour se perdre dans ses réflexions concernant sa future épouse et ce qu’il pourrait en dire à sa soeur. Celle-ci réagissait déjà à sa proposition précédente et Kezaël resta un instant pantois, ne sachant pas si elle ironisait ou non. Finalement, il éclata d’un rire grave qui dura plusieurs minutes, avant de pouvoir enfin se remettre à parler.  

“ Eh bien ! Je n’entendais pas cela de cette manière, mais tu peux toujours t’y essayer. Je ne te garantis pas le résultat ! ”

Un nouvel éclat de rire s’échappa de sa gorge, alors qu’il se passait une main dans les cheveux, rouges flamboyant. Sa belle humeur s’atténua alors que son regard capta l’approche de sa soeur qui avait retrouvé son sourire. Il accueillit son visage si près du sien avec un frisson de plaisir, et l’écouta avec une attention accrue.

“ Elle deviendra une Lysereän par alliance, et c’est déjà une grande responsabilité. Je ne lui demande pas de partager notre amour familiale, simplement d’être une épouse capable et une mère digne. ”

Répondit-il avec tout autant de sérieux qu’elle, quoi que la tendresse flattait sa voix et la rendait moins sévère. Il s’interrompit un instant, rendant son regard fiévreux à sa soeur et lui volant un baiser, dans un geste rapide qui dévoila un sourire espiègle. Fier de lui, il reprit finalement, alors que ses yeux pétillaient de joie.

“ Quoi qu’un peu d’ambition ne serait pas de trop… ”

Il sourit, d’un sourire franc qui dévoila ses dents blanches mais qu’il ravala bien vite en entendant les mots de sa soeur. Son visage se referma aussitôt et il se mit à réfléchir rapidement, prêt à la rassurer dès qu’elle aurait terminé de parler. Ce qui fut le cas. Il ne laissa pas plus de quelques secondes s’écouler que déjà, ses lèvres s’entrouvraient pour lui livrer une réponse pleine d’amour.

“ Cesse donc de te blesser en pensant que je pourrai te mettre de côté. Meskareth, tu es ma soeur et l’amour de ma vie. Tu sais pertinemment que je mourrai de chagrin si tu partais loin de moi. Mais tu te plais à me l’entendre dire je suis sûr ! ”

La fin de sa phrase réchauffa une atmosphère devenue grave et sérieuse. Il n’aimait pas ça. Pas maintenant. Pas avec elle. Meskareth était la figure la plus à même de représenter la joie et la félicité, et il détestait lire sur ses traits emprunts de perfection, la douleur et l’inquiétude. Aussi, il composa un large sourire, mêlant malice et amusement, alors qu’il plantait un peu plus intensément son regard dans le sien. Leur front toujours collés, il couva les mains de sa soeur, posées autour de son visage, des siennes et les serra tendrement. La soirée leur était destinée, et il était hors de question que la tristesse soit le mot d’ordre de leur intimité. Demain, il se mariait et il avait autrement plus besoin du sourire chaleureux de sa soeur que de ses larmes. Après tout, même le Représentant des Cultivateurs possédait un jardin secret où l’angoisse d’une alliance à vie lui enserrait l’estomac.





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Mar 13 Oct 2015 - 14:10

Sa propre expression se refléta sur le visage de son frère. Elle était sérieuse et passionnée, deux traits qui s’affichaient souvent et avaient pris l’habitude de lui creuser de légères rides aux coins des yeux. Elle aimait se voir dans le miroir qu’il lui offrait et assez étrangement, plus il lui ressemblait, plus elle l’aimait. Ses mots étaient directement rentrés dans son cœur, le temps lui ayant appris à trouver le chemin. Elle espéra qu’ils y laissent une trace persistante, et comme chacune de ses preuves d’amour, elle voulut qu’ils l’accompagnent, la représentent fièrement pendant son absence. Mais surtout, que l’écho de ses paroles résonne encore dans son crâne dans quelques années, au moment où il serait le plus nécessaire qu’il se souvienne, qu’il prenne garde.
 
La déclaration d’amour de Kezaël était touchante, la jeune femme ne se lassait jamais d’entendre ses mots tendres et sa sincérité lui étreignit le cœur. A cet instant, elle n’attendait pas qu’il prouvât sa dévotion, cependant. Ce qu’il lui donnait jusqu’à présent était suffisant, elle était comblée par ses frères et c’est d’ailleurs cette plénitude qu’elle craignait de voir s’effacer. Wirïan ne pourrait jamais combler plus que sa part, alors il revenait à l’aîné de ne pas créer le déséquilibre. Pas comme autrefois. Et quoi de plus éphémères que des paroles ? Les promesses des hommes n’avaient que peu de valeur et c’est seulement lorsqu’on avait réalisé cela, au milieu de la douleur et de la peine, qu’on apprenait à se détacher des mots. Si elle ne doutait pas une seconde de sa propre constance, Meskareth se méfiait fortement de celle des autres. Non pas qu’ils soient habités de mauvaises intentions, et surtout pas son frère, mais le temps avait un pouvoir indéniable, celui d’apaiser et d’effacer, doucement, de déliter ce qui un jour a été plus important que tout le reste. Le temps ne déciderait pas pour elle, c’était une certitude car un choix et quoiqu’il arrive, sa famille serait toujours son unique amour. Kezaël aurait peut-être simplement besoin qu’on lui rappelle tout cela, s’il venait à s’égarer...
 
Un instant, elle savoura le contact de ses paumes tièdes sur ses mains et lui répondit avec la plus grande simplicité :
 
« - Je n’ai pas besoin de promesse. Sa voix était douce et chargée d’amour, elle murmurait presque. Demain tu épouses une femme, mais sache que je ne te donne pas à elle. Tu m’appartiens, Zaël, et si un jour cela est nécessaire, je saurais réclamer ce qui est mien. »
 
Pour conclure, elle releva le menton et vint embrasser son front avec toute la délicatesse dont elle était capable : ses lèvres effleurèrent tout juste la peau. Délicatesse, oui, mais surtout avec possessivité. Kezäel était à elle depuis toujours et elle ne comptait pas sur le fait que cela change. Jamais. Meskareth était apaisée car elle avait confiance en leur relation, mais surtout en sa capacité à la maintenir telle qu’elle était à présent : parfaite et puissante. Elle se mit à fredonner la mélodie qui l’habitait depuis le milieu de l’après-midi, histoire d’amour que sa mère chantait souvent lorsqu’elles étaient ensemble. Elle profita de l’instant pour laisser son esprit s’évader et sembla oublier quelques secondes les chagrins de la journée. Lorsque ses yeux rencontrèrent les siens, de cet orange sanguin dont les abords tiraient toujours sur le rouge à cause de ses cheveux, elle ajouta, toujours sur ce même ton calme, amoureux et très exaspérant pour quiconque voulait faire preuve d’un peu d’émotion :
 
« - Et si tu continues à me sourire de la sorte, je risque de passer la nuit à te contempler, Zaël. »
 
Légère, le sourire aux lèvres, elle s’échappa de son étreinte et rejoint le milieu de la pièce en continuant à chantonner. Il lui semblait que la soirée avait été bien assez dramatique et elle ne souhaitait pas laisser libre court à ses tourments. Meskareth savait pertinemment où cela la mènerait et il valait mieux éviter d’en arriver à de telles extrémités. Déjà qu’il lui faudrait faire un tour aux caves le lendemain pour expulser certains de ses démons... La cérémonie promettait d’être longue et elle doutait de pouvoir survivre aux vœux d’amour éternel sans une distraction sanglante en tête. Et une sérieuse dose d’alcool. Sa raison était puissante mais il ne fallait pas non plus qu’elle l’éprouve. La volonté qui la retenait d’entrer dans la chambre de Nirinïa pour sauvagement l’éventrer allait et venait au gré des heures, la présence de son frère l’aidait, et un peu d’amusement serait encore mieux. Meskareth tourna sur elle-même pour faire gonfler les voiles de sa robe et tendit la main à son frère pour l’inviter à la rejoindre.
 

« - Puisque tu refuses toujours de me prendre sauvagement contre ta bibliothèque, je te propose de danser un peu. Nous avons un nom à honorer et je tiens à vérifier que tu es encore digne de danser en public... Lorsqu’elle continua, pleine d’espoir et presque implorante, sa voix fit écho à son visage plus proche de celui d’une enfant mendiant pour un gâteau plein de crème que de celui de la femme qu’elle était. A moins que tu n’aies changé d’avis pour la bibliothèque ?! Ou la table, peut-être ? » 


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Jeu 15 Oct 2015 - 13:10

Les mots qu’il avait prononcé, sincères et témoins de l’amour profond qu’il portait à sa soeur avaient touché leur cible. Le visage de Meskareth trahissait l’émotion qu’elle ressentait en les entendant, bien qu’habituée à ses preuves d’amour qu’elle déclenchait toujours. Heureux de cette relation qui l’unissait à sa cadette, il passa sous silence la remarque qu’elle fit à propos de Nirinïa. Il n’avait pas besoin de nier ce qui était une certitude, quelque soit la femme qu’il épouserait, sa soeur serait toujours la et occuperait la place la plus importante. Qu’il le veuille ou non.

Rasséréné de se sentir aimer avec une telle obsession, il ferma les yeux sous la caresse délicate des lèvres sur son front. Tout autre homme aurait pris peur face à un comportement qui frôlait la folie passionnelle. Kezaël au contraire, y trouvait un sentiment de sécurité qui le maintenait confiant dans l’amour que lui portait sa famille. Il n’avait jamais manquer d’affection, et il n’en manquerait jamais. C’est ce qu’il aimait, se sentir entourer et ne jamais craindre une solitude désastreuse qui le priverait des plaisirs simples d’une étreinte ou plus charnels d’un corps nu contre le sien.

“ Me contempler ? Quelle perte de temps alors que nous pouvons faire tellement plus ! ”

Il ouvrit les yeux, s’extirpant de la sérénité dans laquelle il s’était plongé lorsque sa soeur l’avait tendrement embrassé. Pour toute réponse, ces quelques mots et un sourire à la fois moqueur comme il savait les faire, et brillant d’une affection sans limite. A contre coeur, il la laissa s’échapper d’entre ses bras, la couvant d’un regard incandescent qu’il fit se balader sur les formes gourmandes de la silhouette devant lui. Elle le provoquait, ouvertement, et il se mit à rire. Dans un geste ample, il se redressa et s’approcha du centre de la pièce où elle virevoltait avec légèreté. Feintant de l’attirer vers lui, il se détourna et avança jusqu’à ladite bibliothèque qui intéressait tant sa cadette.

Lentement, il fit glisser ses doigts le long d’un des rayons où s’entreposaient des dizaines de livres. Un sourire amusé lui étira les lèvres alors qu’il relisait le titre de l’un des ouvrages qu’il avait eu le plaisir de contempler tout à loisir lors d’un certain moment, nocturne et intense. Il se retourna finalement vers Meskareth et après une contemplation qui en disait long sur ses envies, il déclara chaudement :

“ Ma chère soeur, au risque de te froisser, la bibliothèque et la table ont déjà été grassement utilisées et j’ai besoin d’un peu d’originalité. ”

Son sourire s’élargit sans qu’il le veuille vraiment, fier de sa révélation qu’il savait pénible pour sa cadette malgré la similarité de ses activités familiales. Il anticipa néanmoins sa réaction et glissa vers elle, une main savante se frayant un chemin sur ses hanches. D’un pas dansant, il la fit tournoyer et la réceptionna contre lui, avant de lui coller un franc baiser sur le front. Il ne voulait pas la blesser, mais Meskareth était sans doute sa proie favorite pour les moqueries et taquineries. Et elle lui rendait bien.

“ Mais une danse pour commencer n’est pas de refus, puisque tu sembles croire que je possède deux pieds gauches. Valsons ! ”

Son regard brûlant s’arrêta dans celui de sa soeur, alors que d’une main, il enclenchait le gramophone acheté à un commerçant matroscien. Le vieux disque se mit à tourner, puis à grésiller avant de laisser entendre une mélodie entraînante qu’il ne tarda pas à suivre. Sa cadette lui en avait fait voir de toutes les couleurs quand, plus jeunes, elle lui apprenait à danser pour qu’il soit digne de représenter sa famille et son statut. Et malgré les nombreuses crampes aux orteils, il lui devait bien ça, d’autant qu’il s’était pris à apprécier les danses. Et ce soir, ils ne danseraient que tout les deux.






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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Sam 17 Oct 2015 - 14:50

Elle était ravie de sa proposition et plus particulièrement du regard avide qu’il lui lançait. Meskareth n’ignorait pas sa beauté et de temps en temps, s’accordait le plaisir d’en jouer aux détriments de ses frères. Si elle ne cherchait pas spécialement l’embellissement du corps par le maquillage ou les retouches, elle avait tout de même besoin de se sentir désirée par les hommes qui comptaient vraiment. Lorsqu’il s’agissait de Kezaël, un regard pouvait suffisait amplement. Confiante, donc, elle attendit le bras tendu qu’il la rejoigne. Ses doigts se refermèrent en un poing contrarié alors qu’il passait à côté d’elle en ignorant son invitation ; le regard mauvais, elle le suivit de ses yeux plissés. Meskareth détestait faire office de meuble. Son frère s’amusait à caresser la tranche de ses livres en souriant bêtement et la jeune femme se demanda s’il s’agissait d’une tentative de séduction en quelconque rapport avec sa phrase précédente... L’approche du mariage avait visiblement altéré le raisonnement du représentant  car non, elle ne souhaitait pas recevoir le même traitement que ses ouvrages méticuleusement rangés. Quelle partie de « me  prendre sauvagement contre la bibliothèque » n’avait pas comprise ?! Une lueur d’espoir se réveilla cependant en elle lorsque Kezaël daigna la regarder à nouveau, il transpirait l’envie et il n’était pas si courant qu’il laisse autant paraître son désir. Si ce qu’elle convoitait depuis longtemps se réalisait enfin, il lui faudrait chaudement remercier la nouvelle tête blonde de la famille. Ce vague nœud de pensées lui échappa dès qu’il ouvrit la bouche, se moquant ouvertement de sa demande. Il aurait été difficile de dire ce qui avait le plus fâché son orgueil : qu’il la compare aux fillettes qu’il pouvait amener dans sa chambre ou le défi qu’il lui lançait au visage. Meskareth n’avait pas la réponse mais il est certain que son visage afficha sans gêne l’animosité qui l’habitait, le sourcil levé et la bouche entrouverte sur un « ah » tout juste expiré. Lui était visiblement satisfait de son effet, extatique, même. Docile mais pas dupe, elle se laissa caresser les hanches et tourna sur elle-même pour finalement atterrir dans ses bras. Le baiser sonore sur son front finit de sceller sa détermination, Kezaël la supplierait de mettre fin à ses tourments avant le levé du jour. Elle lui fit face avec son sourire le plus radieux car évidemment, sa beauté absolue avait le pouvoir ultime d’effacer tout ce qu’il venait de dire, et qui oserait résister à son demi-sourire siiiii séduisant ? Prête à danser et à lui donner une bonne leçon, elle se cambra contre lui et pencha la tête sur le côté. Sans le regarder, elle lança en continuant à tourner :
 
« Je n’accuse pas ta maladresse mais ton âge. Tu sais bien que l’accumulation d’années ne réussit pas toujours aux hommes de la famille... et tu n’es plus de la première jeunesse. »
 
Elle saisit l’instant et profita de la minime distraction de son frère pour les pousser un peu vers le fauteuil dont ils s’étaient approchés en dansant. La cuisse de Kezaël le cogna. Elle rit en soufflant par le nez, silencieusement, mais la moquerie était évidente.
 
« Eh bien, regarde où tu vas, grand frère ! »
 
Meskareth profita de l’incident pour coller davantage leur bassin et lui présenter une meilleure vue sur sa gorge offerte comme il convenait de le faire lors d’une valse, ou presque. Si dans les réceptions mondaines les femmes étaient habillées de sublimes robes à multiples couches, elle n’était vêtue que d’un voile léger qui laissait deviner le bout de ses seins et ne protégeait guère leur corps de la chaleur de l’autre. Alors qu’ils continuaient à danser, elle repensa à ses paroles à propos de la bibliothèque. Pendant de longues années, elle avait, visiblement à tort, laissé une certaine liberté à son frère, ne souhaitant pas le brusquer ni le pousser à des extrémités qu’il aurait pu regretter par la suite. Elle s’était durement fourvoyée sur ses intentions ou bien celles-ci venaient de changer. Evidemment qu’elles venaient de changer ! Meskareth n’aurait jamais pu passer à côté d’un dessein aussi évident. Et il souhaitait faire les choses à sa manière, en prince gâté et adulé... Il n’allait pas être déçu du voyage. Depuis qu’ils avaient commencé à danser, elle évitait son regard avec soin pour le tenir à distance, profitant de sa posture qui ne favorisait pas l’échange. Sa main quitta l’épaule de son frère avec une lenteur calculée et vint détacher le nœud sur sa nuque, unique garant de la tenue de sa robe.
 
« As-tu déjà valsé avec une femme nue, Zaël ? »
 
La seule chose qui maintenait encore le tissu sur le haut de son corps était la main de son frère sur ses omoplates. 


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Mer 21 Oct 2015 - 4:00

Si les taquineries de Kezaël avaient eu raison de la patience de Meskareth, le Représentant avait été pourtant bien loin de s’attendre à un tel niveau de susceptibilité. Il connaissait pourtant sa jeune soeur mieux que quiconque, et jamais, il ne l’avait vu prendre la mouche aussi rapidement. Il avait d’abord cru à un jeu, de sa part, comme il était courant que cela se fasse entre eux deux, provocations subtiles et piques bien moins venimeuses que remplies d’une affection profonde. Il y avait cru, et s’était lancé dedans à coeur perdu, ravi de passer une soirée à combattre tendrement sa cadette, à coup de mots habilement prononcés et de baisers significatifs.

Le sourire de la jeune femme l’avait induit en erreur, lorsqu’elle se colla contre lui pour se mettre à danser. Mais son port de tête, altier mais dédaigneux, le fit rapidement changer d’avis. Sa posture, cambrée, toute offerte à lui mais en même temps, si distante, se chargea de lui serrer le coeur, bien plus déçu qu’autre chose d’un comportement qu’il ne cernait pas. Et c’était bien la première fois. Un sourire où se mélangeait amusement et incompréhension étira tout de même ses lèvres. Il était joueur, et n’avait pas l’habitude de se laisser prendre ainsi. Sa cadette voulait sûrement lui rendre la monnaie de sa pièce, lorsqu’il l’avait délibérément attaqué par ses moqueries. Oui, ça ne pouvait être que ça ! La conscience de Kezaël n’eut pourtant pas le temps de se rasséréné de cette bonne idée, le coin d’un fauteuil venait de lui rentrer violemment dans la cuisse. Il retint un râle rauque tant de surprise que de douleur, alors que le rire mesquin de sa soeur et sa remarque achevèrent de briser l’espoir d’y voir un jeu. Au contraire, ses prunelles s’allumèrent d’une flamme mauvaise, qu’il posa sans ciller sur Meskareth. Sa posture était toujours plus vicieuse, et il serra les dents. Jusqu’à ce qu’elle propose de se mettre à nue.

“ Tout dépend de ce que tu entends par valser. Je maîtrise certains enchaînement mieux que d’autres, petite soeur. ”

Ses mots étaient sortis librement, sans qu’aucune contrainte de conscience ne s’y oppose. Après tout, pourquoi enjoliver la vérité puisqu’elle s’amusait à le pousser dans ses retranchements juste après. N’avait-il donc plus le droit d’être libre dans ses propres affaires ? Combien de fois l’avait-il entendu gémir sous les assauts de Wirïan ou d’un autre homme, sans que jamais, il ne porte de jugement. Sans que jamais, il ne lui fasse la moindre réflexion. Il la laissait ainsi, faire ce qui lui plaisait et ce qu’elle voulait, et l’aimait de son côté, d’un amour obsessionnel. Et dangereusement passionnel. Il lui laissait toute liberté, mais recevait les foudres d’une jalousie excessive quand lui même avait l’occasion de profiter. Depuis quand sa jeune soeur était-elle tombée dans les vices d’une injustice pareille ? Il ne chercha pas de réponse. Le comportement de sa cadette avait attisé un instinct colérique qu’il passait son temps à refouler. Sans ménagement, il avait tiré brusquement sur le tissu, quitte à l’arracher, et qui ne tenait que grâce à sa main. Se saisissant de la hanche de la jeune femme, il la plaqua contre lui, et se remit à danser. Si elle voulait jouer, Kezaël était partant.

Il avait pris les choses en main. Plus grand, plus fort, il avait le dessus et s’était approprié la danse sans difficulté, faisant virevolter Meskareth au gré de la mélodie. Quelques minutes de calme, alors que le corps nu de sa cadette se mouvait contre son torse découvert. Que d’efforts pour ne pas y prêter une attention qu’il rêvait pourtant, mais il feinta tout de même l’admiration jusqu’à parvenir à l’endroit voulu. Sans douceur, il plaqua sa soeur contre la bibliothèque, laissant planer un sous-entendu dont elle aurait été trop heureuse. Sa main descendit le long de sa cuisse pour la soulever et son visage s’approcha des lèvres roses. Nul baiser, mais un murmure dont le ton mesquin et mauvais était inhabituel.

“ L’amour que je te porte habituellement ne te suffit plus ? Ou bien est-ce de Wirïan et de tous les autres que tu te lasses ? ”

Sans attendre de réponse, il attrapa le poignet de la jeune femme et la renvoya sur la piste de danse improvisée, la rejoignant pour se serrer de nouveau contre elle. L’étreinte de ses mains sur les hanches de Meskareth étaient fortes, presque douloureuses, et il accéléra le rythme de ses pas, bien décidé à ne pas s’arrêter jusqu’à ce que l’un des deux n’abandonnent. Son regard brûlant de colère et de déception vrilla dans celui de sa compagne de danse, et s’y attacha, pour ne plus le lâcher.

“ Tu te joues de moi, tu me provoques, encore. Alors que tu sais qu’à choisir, c’est toi que j’épouserai si je le pouvais. ”

Avoua t-il malgré un énervement qu’il avait du mal à contenir. Un éclair d’amour traversa ses prunelles incandescentes, faisant suite à une révélation qui lui faisait plus de mal que de bien, d’autant que le comportement de sa soeur n’avait rien pour le guérir d’un amour qu’il aurait voulu réel. Et pour ça, il la détestait encore à ce moment. Tellement, que dans une passe de danse où il la fit tourner sur elle-même, il la plaqua brusquement face contre mur, immobilisant ses mains au-dessus de sa tête et se colla à elle, derrière. Sa virilité tendue ferait sûrement plaisir à sentir, mais il se fichait bien d’être en proie à une excitation qu’il exécrait sur le moment. Tout ce qu’il voulait, c’était évacuer une colère profonde et il se déculpabilisa de la violence de ses gestes. Au moins lui ferait-il mal à sa manière, elle qui s’amusait à jouer avec son coeur et à le meurtrir. Il approcha ses lèvres de l’oreille de la jeune femme et siffla, véhément :

“ Mais ne t’avises plus de m’énerver, Meskareth. ”

Sans plus de mots que ça, il se détacha d’elle, la laissant là et se détourna pour rejoindre la carafe de vin. Il se servit un verre rempli jusqu’au bord, qu’il descendit d’une traite avant de se resservir à nouveau. Le feu de l’alcool n’était peut-être pas le meilleur moyen de se calmer, mais au moins réchauffait-il son coeur qui lui semblait s’être arrêté depuis une scène tout à fait étrange de sa cadette.





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Mer 21 Oct 2015 - 17:09

Tout avait commencé avec l’évidente crispation de sa main dans son dos. Elle s’attendait à une simple réaction de son désir malmené mais les coutures cédant sur ses flancs ne semblaient pas être une attitude de Kezaël. Venant de son autre frère, elle aurait simplement sourit devant cette démonstration dominatrice. Kezaël ne cherchait pas à la dominer, et pourtant, la danse qu’il venait de reprendre était bien plus brutale qu’avant, plus impérieuse. Peut-être son avidité avait-elle atteint un degré bien au-delà de son contrôle… Ses idées s’éclaircirent brusquement quand ses épaules et l’arrière de sa tête frappèrent les livres de la bibliothèque dont il était question. Le corps pressé contre le sien faisait monter sa température intérieure, rosissant ses joues et son cou. Elle aurait été immédiatement emportée par sa fièvre si le regard qu’il plantait sur elle ne l’avait pas pétrifiée. Sournois, les mots qu’il lui murmura à l’oreille lui glacèrent le sang. Le visage de Meskareth pris une teinte anormalement pâle et sa bouche se crispa sur la phrase qu’elle répondit immédiatement, froide et autoritaire :

« - Ne parle pas ainsi de Wirïan. »

La situation avait beau être incompréhensible, folle, même, certains de ses instincts n’avaient pas besoin d’être commandés pour surgir, en particulier celui visant à protéger les siens. Elle eut tout juste le temps de lui rendre son regard après cela qu’il la tirait vers le milieu de la pièce avec une violence surprenante. Elle atterrit dans ses bras durs et pressants, confuse, agressée. Il ne lui semblait pas avoir déjà vu Kezaël la traiter de la sorte, cet homme qu’elle chérissait plus que tout et qui la traitait aujourd’hui comme la plus indigne des servantes. Il était effectivement d’un tempérament colérique, qu’il essayait d’ailleurs de contrôler, mais il ne se retournait jamais contre elle. La dernière fois qu’elle avait vaguement provoqué ses foudres remontait à un temps dont elle ne gardait que des souvenirs flous. Qu’il la tienne aussi fermement eu du bon à cet instant là car elle aurait pu s’effondrer de désespoir d’avoir fait naître une telle rage en lui. Plus elle l’observait, plus la situation échappait à son entendement, tout cela était absurde ! Elle avait besoin de comprendre car si la colère de son frère était évidente, ce qui l’avait provoquée restait totalement opaque. Quel mot ou geste avait pu le blesser à ce point ? Il fallait qu’elle sache, qu’elle trouve une explication, l’apaise et s’excuse si nécessaire.

Alors qu’il la fusillait du regard, il prononça finalement les mots qui devaient lui révéler la faute dont elle s’était rendue coupable. Elle le fixait de ses yeux choqués et il ne lui renvoyait que du mépris. Kezaël la blâmait pour sa provocation, pour avoir tenté de faire évoluer leur relation alors qu’il lui tendait les bras et pire, bien pire, il s’imaginait qu’elle l’avait fait pour jouer avec lui, le torturer. Immédiatement, elle s’indigna qu’il soit capable de penser une chose pareille, qu’il puisse seulement imaginer qu’elle nourrisse de telles intentions. Elle se sentait horriblement blessée et souffrait. Le jeu qu’elle avait commencé -non ! qu’il avait commencé- dégénérait complètement et il la tenait pour seule responsable. Responsable ! Il était toujours à la fixer avec ce regard indécemment brûlant, à la contempler comme si elle était la femme la plus désirable qui soit, à poser ses paumes humides de désir sur sa peau offerte et voilà qu’il lui reprochait d’avoir fait un pas dans sa direction pour enfin les libérer de cette situation ambiguë qui durait depuis bien trop longtemps. Trop abasourdie pour pouvoir lui répondre, elle se contentait de secouer la tête pour nier chacun des mots qu’il prononçait et surtout pour effacer de sa vision ce regard atroce qu’elle pouvait à peine supportait. Elle sentait la colère montait en elle mais il ne fallait pas qu’elle s’exprime, il n’était pas question de se laisser gouverner par ce sentiment qu’elle exécrait au plus au point. Mais il osa lui dire qu’il aurait préféré l’épouser, elle, et n’hésitait pas à la repousser avec haine au même moment, à l’humilier alors qu’elle était la seule personne au monde à l’aimer aussi follement. Meskareth avait honte de s’être offerte à un ingrat pareil et sa fureur commença doucement à surplomber ses véritables sentiments. Elle ne voulait pas s’énerver, il ne fallait pas… Si elle luttait contre ses propres démons pour ne pas les laisser s’exprimer, son frère cédait de plus en plus à ses pulsions et vint la plaquer sans ménagement contre le mur. Le visage écrasé, douloureux, elle sentit son entrejambe dur lui écraser la cuisse et tenta vainement de se dégager de l’emprise de ses mains. La respiration de la jeune femme était bruyante et saccadée et plus elle se démenait pour s’échapper de cette position dégradante, plus les doigts de Kezaël s’enfonçaient dans sa chaire. Mais cette douleur n’était rien comparée à celle qui lui détruisait le cœur. Son frère la rejetait, l’accusait d’horreurs qu’elle osait à peine envisager, trahissait son amour, en somme. S’il la pensait capable de telles choses, c’est qu’il ne croyait pas en elle, il dénaturait ses sentiments les plus profonds, la bafouait, la rabaisser, la violait.

Il la quitta finalement sur des mots lourds d’un sens qui fit basculer son esprit vers ce qu’elle craignait. Il avait mis fin à leur échange avec autorité et dédain, tout juste ce qu’il accordait aux domestiques de la villa. Il ne fallait pas l’énerver, il fallait obéir au chef de famille et se soumettre. Voilà ce qu’il attendait, rien d’autre. Il n’attendait rien de plus de sa part. Il était profondément stupide et elle enrageait. Stupide, stupide, stu…

« - …PIDE ! Comment peux-tu être aussi STUPIDE ? »

Elle s’était retournée vers lui et avait saisi le premier objet qui était tombé sous sa main, un vase vide, en l’occurrence. Elle le lança dans sa direction avec une force étonnante mais il ne l’atteint pas, probablement car elle était incapable de lui faire du mal, quoiqu’il arrive. Elle était toujours nue et n’y pensait pas, elle haletait, la poitrine tâchée de rouge par l’émotion et ouvrait des yeux immenses d’une fureur trop longtemps contenue. Ses mains se crispaient, se serraient en poing douloureux et accusaient tour à tour. Elle continua ses invectives sur le même ton grondeur et agressif qu’elle ne contrôlait plus, mais bien décidée à lui faire entendre ce qu’elle avait sur le cœur.

« - Je ne suis lasse de personne sinon de toi et de tes jeux cruels ! Je n’ai pas la moindre idée de ce qui te passe par la tête, mais sache que j’en ai marre d’être ton souffre-douleur et de me faire manipuler de la sorte ! Tu penses être le SEUL A SOUFFRIR DANS CETTE PIECE ? Que je nage dans le bonheur, mariée à un homme que je n’aime pas et toi, bientôt promis à une AUTRE ? Tu passes ton temps à me déclarer ton amour pour me rejeter la seconde suivante, tu joues avec mes désirs que je n’ai jamais cherchés à te cacher. JE ME CONTREFICHE DE TES TALENTS DE SEDUCTEURS, KEZAËL ! Je ne suis pas un jouet à manipuler pour l’entraînement ! NON ! Tu vas te taire et écouter jusqu’au bout ce que j’ai à te dire ! Sans moi tu n’es rien dans cette famille. Je suis la seule à t’adorer, te soutenir, te respecter et t’estimer à ce point. Tu ne trouveras jamais personne qui t’aime autant que moi, TU M’ENTENDS ?! Et qu’est-ce que je reçois en échange ? Ton mépris pour avoir osé répondre à l’une de tes avances ? Et mieux encore, de la CONDAMNATION ! Comment est-ce que tu… Sa voix était restée bloquée dans sa gorge, au milieu de sa peine et de ses cris. Elle braqua sur lui un regard affligé et fulminant à la fois. Meskareth ramena sa main crispée et tremblante devant sa bouche, comme pour s’empêcher de continuer à parler mais le flot de parole était revenu, pas encore arrivé à sa fin. Tu oses m’accuser de jouer avec toi mais tu es le seul à faire preuve de barbarie ! Je ne te provoque pas, je te REPONDS, je réponds à ta transpiration puant le sexe, à tes mains que tu ne retiens jamais et à tes mots toujours plus obsédants LES UNS QUE LES AUTRES. Je ne suis pas vile, je ne suis pas cruelle, et le simple fait que tu me vois ainsi me remplit d’une HONTE QUE JE N’AURAIS JAMAIS pu imaginer ressentir ! Tu me tourmentes jour et NUIT, tu te glisses dans mes draps, tu me dévores le cœur avec les dents et tu me laisses toujours insatisfaite, idiote, seule. Est-ce que tu m’aimes seulement pour me TRAITER AINSI ? Elle fit voler le contenu du bureau près duquel elle était arrivée en gesticulant et s’y appuya quelques secondes pour reprendre son souffle et lutter contre les sentiments qui lui déchiraient les entrailles. Quand elle se redressa, sa voix n’était plus aussi criarde mais ses yeux l’auraient cloué au mur s’ils avaient pu. Je sais que tu m’aimes, Kezaël, alors rien de ceci n’a de sens. Sauf si tu veux me faire souffrir. Est-ce cela, la vérité que tu me caches ? Que tu prends plaisir à me voir faner à tes pieds, à me consumer d’amour pour toi jusqu’à ce que cela finisse par me tuer ? Je t’ai donné tout ce que j’étais, mon frère, avec l’entière dévotion dont j’étais capable. Si tu ne vois en moi qu’une femme abjecte, j’irais m’éteindre loin de tes yeux ; mais si ce n’est pas le cas, si tu me désires et m’adores autant que tu le déclames, réponds-moi, Kezaël. Pourquoi est-ce que tu me brises le cœur ? »

Fière et enfin muette, elle le regardait toujours avec cet air de folie violente. Elle respirait rapidement et pinçait les lèvres pour continuer à calmer la colère qui lui avait échappée. C'était la première fois que son frère la voyait dans cet état, elle qui se maîtrisait toujours et n'avait jamais un mot plus haut que l'autre. Bientôt, elle éprouverait horreur et humiliation pour avoir éclaté devant lui.

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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Ven 23 Oct 2015 - 12:13

La colère était retombée, tout à coup, soufflée violemment par celle naissante et tumultueuse d’une Meskareth en furie. L’alcool avait rougit les joues de Kezaël, mais la véritable tempête qui se déchaîna devant lui termina de le saisir au sang, alors que son regard désapprobateur suivait les mouvements de la jeune femme. Il ne l’avait jamais vu dans un tel état, ni même capable de céder à la colère, si bien qu’il tenta une interruption, confiant quant à sa qualité d’orateur et de dominateur. Il la ferait taire tout simplement.    

“ Que dis-tu, je ne…. ”

Il n’eut pas le temps de continuer, les invectives de sa soeur reprirent de plus belle et l’obligèrent à se taire sur le champ. Un seau d’eau glacé sur la tête ne l’aurait pas laissé plus pétrifié qu’à l’instant, recevant bouche-bée, les mots plus déchirants les uns que les autres, de sa cadette. Avec horreur, il se rendit compte qu’elle avait raison, du moins en général mais que les faussetés ne ressortaient que de l’incompréhension que l’attitude de son frère engendrait. Et cette révélation, le laissa d’autant plus pantois, victime des phrases qui lui parvenaient douloureusement jusqu’aux oreilles. Dans un léger tressaillement, il l’a vit balayer tout ce qui se trouvait sur son bureau et posa un regard morne sur le vase brisé. Lorsqu’elle enfin elle se tut, les mots s’échappèrent de ses lèvres sans une hésitation.    

“ Parce que tu as choisis Wirïan bien avant moi. ”

Sa voix avait claqué, sèche et impérieuse, vive et tranchante. Son regard, à l’image de ses mots, était dur et brillait d’une colère qui s’était dissipée, mais qui tenait encore vicieusement les entrailles du Représentant. En même temps, il avait reposé brusquement son verre sur le guéridon, brisant le cristal précieux par la même occasion. Le reste de vin se répandit sur la petite table et se mélangea au sang qui coula de la coupure récoltée. Il retint une injure, et porta sa blessure entre ses lèvres pour y récolter le fluide vital et arrêter le saignement. En même temps, il ne cessait de repenser aux paroles de soeur, injustes mais compréhensibles, après l’élan de colère qui l’avait lui-même animé. Une incompréhension vieille de plusieurs années les séparait, malgré une intimité partagée depuis bien plus longtemps. De longues inspirations lui furent nécessaires pour qu’il retrouve un calme profondément enfouis et puisse de nouveau parler sur un ton adouci.

“ Je deviendrai fou d’amour et de désir pour toi, si Wirïan n’était pas là. Mais je ne risquerai plus jamais les liens fraternels qui m’unissent à mon seul frère pour une femme. Même toi. ”

Il grinça des dents, grogna presque sous le prix que lui coûtait ses propres mots. Il n’avait aucune honte à avouer ce qui le retenait d’aimer sa propre soeur comme il l’aurait fait à une femme désirable. Mais il exécrait se souvenir de ce qui, quelques années plus tôt, aurait pu briser définitivement un lien de sang et remettre en cause, l’avenir même d’une famille soudée et unie, au plus profond des âmes. Cette fille qui, ayant pris le coeur des deux frères, s’était jouée d’eux, les provoquant à qui serait le meilleur et qui obtiendrait ses faveurs. Jeunes et amoureux, ils en étaient venus aux mains et auraient sans doute commis l’irréparable si la mort - étrange - ne s’était pas éprise de la demoiselle trop téméraire et insouciante. Ils s’étaient retrouvés dans une douleur atroce mais commune, et s’étaient jurés que plus jamais, une femme ne leur ferait autant de mal et ne les séparerait.

Meskareth était celle qui aurait pu rejouer cette scène, non pas qu’elle se jouait d’eux, puisqu’elle les aimait profondément. Mais Kezaël savait que s’il aimait physiquement sa soeur, il n’arriverait plus à s’en détacher, ni à imaginer Wirïan ou d’autres hommes en sa compagnie. Ces pensées invivables l’auraient rendu fous, bien qu’elles le hantaient déjà parfois certains jours, après un doux moment de caresses en sa compagnie. Il l’aimait, mais ne se résoudrait jamais à menacer leur puissante famille pour ses propres sentiments.    

“ Et si ce que je peux te donner ne te suffit plus alors, peut-être vaut-il mieux arrêter… ”

Souffla-t-il finalement, presque douloureusement, alors qu’il levait un regard agonisant sur la jeune femme. Se saisissant de la chemise qu’il avait ôté plus tôt, il s’approcha d’elle et lui passa sur les épaules, cherchant sans doute à la protéger d’une fraîcheur qui n’existait pas à Korrul, ou d’un frisson de tristesse qu’il aurait pu lui transmettre.





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Dim 25 Oct 2015 - 16:14

Meskareth s'était finalement tue, à cours d'inventives et surtout désireuse d'entendre ce que son frère pourrait répondre à sa question accusatrice. Elle ignorait ce qu'il aurait le courage d'avouer qu'elle ne sache déjà car à cet instant, elle avait encore la certitude de le connaître comme son ombre. Elle changerait bientôt d'avis. Par le passé, elle avait tenté d'expliquer l'attitude de son frère en imaginant une forme de morale puritaine mal gérée qui le poussait à la séduire sans jamais aller jusqu'au bout de ses désirs. Lorsque cette option lui semblait moins pertinente, elle envisageait un souhait de contrôle ou bien un jeu aux tendances perverses. La jalousie ne faisait pas partie du champs des possibles. Cette idée ne lui avait même jamais traversé l'esprit et elle se demanda si ce n'était pas un caprice de son tempérament qui lui avait dissimulé cette vérité jusqu'à aujourd'hui. La surprise lissa donc immédiatement son visage en colère, laissant ses mains pendre mollement sur les côtés. Kezaël jalousait leur relation, voilà ce qu'il venait d'avouer : qu'il se refusait à elle parce qu'elle appartenait déjà à Wirïan. La logique se fit rapidement dans sa tête, elle assistait à une nouvelle démonstration de leur éternelle concurrence, sans jamais avoir pensé qu'elle pouvait en être l'origine. Elle maudit intérieurement l'orgueil de son frère qui était à ses yeux la véritable raison de son refus. Qu'elle soit mariée à un autre ne gênait en rien, mais qu'elle ait goûté à l'amour de son autre frère faisait d'elle un fruit défendu. Meskareth était outrée d'avoir passé tant d'années dans l'ignorance de cette révélation idiote. Les sourcils haussés, elle leva les yeux au ciel pour marquer son agacement face à ce qui lui apparaissait comme profondément puéril. La jalousie n'aurait jamais du avoir le moindre droit sur leur fratrie et Kezaël devait le savoir mieux que personne. Prise dans son flot de pensées désagréables, elle remarqua à peine la blessure que venait de s'infliger le représentant. Elle eut une vague image qui se résuma à une condamnation de cet élan de colère qui s'était retourné contre lui. D'ailleurs, Meskareth envisageait de quitter la chambre pour le laisser seul avec ses querelles infantiles quand il finit par reprendre la parole. Qu'importait la situation, la douceur de son aîné ne pouvait la laisser insensible, c'est pourquoi elle l'écouta patiemment lui parler de cette voix tendre, presque amoureuse. L'évidence de ses mots la percuta violemment, semant la panique dans son esprit tout autant que dans son corps. Stoïque la seconde d'avant, elle trépignait maintenant, se tordait les mains et entamait l'intérieur de ses joues avec ses dents. Kezaël n'agissait pas par vanité mais par dévotion. Il se sacrifiait pour les protéger tous les trois. Il était formidable et elle la reine des garces. Comment avait-elle pu ignorer le danger qu'elle leur faisait courir par son attitude amoureuse ?! Il ne s'agissait pas simplement de volupté des corps, mais d'un sentiment bien plus profond qui avait bien failli les détruire une première fois, comme venait de lui rappeler son frère. Les partager n'était pas un dilemme car elle savait être la seule à véritablement compter, mais pour eux,  tout était différent puisqu'elle les chérissait autant l'un que l'autre. Et Wirïan la possédait déjà. Aussi pénible cette situation puisse-t-elle être pour sa personne, Meskareth imaginait sans peine la souffrance de son frère. Finalement, elle n'avait pas totalement tort en supposant une morale mal contrôlée car malgré les risques que cela comportait, Kezaël n'hésitait jamais à lui témoigner son amour en présence de leur frère et à faire preuve de plus d'ardeur dans l'intimité. Seulement, il l'aimait autant qu'il voulait la posséder, s'imposant le  pire des châtiments.  Égoïste comme une enfant mal élevée, elle n'envisageait pas cette version des faits et lui demandait sans cesse plus, le torturant par tous les moyens imaginables. Elle se dégoûtait, se haïssait d'avoir imposé une telle peine à cet homme qu'elle chérissait plus que tout. Elle fut tentée de lui demander pourquoi il n'avait pas avoué cela plus tôt mais savait déjà partie de la réponse : cela aurait brisé le charme qui les unissait.

Tour à tour, la révérence, l'amour et la honte lui éteignirent le cœur. Il faisait tant pour elle que c'en était douloureux. Se mutiler n'aurait jamais réparé ses fautes mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Comment avait-elle pu être aussi sotte ? Par son inconscience, elle avait bien failli briser l'harmonie familiale et tout cela pour satisfaire de minables désirs de femme gâtée. Elle doutait de pouvoir un jour se pardonner d'avoir œuvré aussi efficacement à la destruction de ce qui lui était le plus cher. Meskareth aurait voulu lui dire tellement de choses qu'elle restait désespérément muette, se sentant plus demeurée que le dernier des draomas. Quand enfin elle réussit à tendre une main vers lui à défaut de pouvoir s'exprimer, elle le vit lever sur elle un regard implorant qui stoppa son cœur. Il lui laissait le choix de leur avenir alors qu'il venait très certainement de le sauver. Kezaël s'en remettait à elle, à la merci de la femme qui était la faiblesse de sa puissance. Cet acte de confiance l'emplit d'adoration et enfin, ses doigts parvinrent au visage de son frère bien-aimé qu'ils caressèrent avec envie, celle de le couvrir de baisers. De manière aussi subite que la colère lui avait déformé les traits, un soulagement euphorique la fit sourire, les yeux étincelants. Quelques gestes rapides lui permirent d'enfiler la chemise offerte du jeune homme. Elle avait à peine sorti son bras de la deuxième manche qu'elle gomma l'espace minime qui les séparait pour l'embrasser un long moment avec passion. Puis, doucement, elle lui souffla sur les lèvres :


" - Oh Zaël, je t'aime tant. Je suis tellement, tellement navrée... Pourras-tu jamais me pardonner mon idiotie ? J'aurais du comprendre, j'aurais du savoir, j'aurais du te protéger... "

Son corps plaqué contre le sien la rassurait, l'enivrait, même, mais cette sensation ne la tourmentait plus. Maintenant elle savait. Meskareth l'étreignit avec sa force de femme aimante mais désespérée, respirant cette odeur masculine qui faisait circuler le sang plus vite dans ses veines.

" - Ton bonheur est la seule chose que je souhaite, je saurais me contenter du reste. Je ne veux pas m'éloigner de toi mon amour, mais s'il le faut pour notre sauvegarde à tous les trois, je me tiendrais à distance de ton désir. J'aime chacun des instants que nous partageons, qu'importe de quoi ils sont faits... Même si je ne me lasserai jamais de tes mains sur mon corps. "

Ses doigts avides parcoururent la chevelure sanguine à la recherche de réconfort. Presque obsédée, elle ne pouvait rester longtemps en la compagnie de son frère sans les toucher. Ce simple geste terriblement familier lui tira un soupir d'aise. Mue par le besoin d'être plus proche de lui, elle se pressa dans ses bras. La jeune femme réalisait avec douleur combien elle était heureuse de l'avoir dans sa vie. Tout observateur attentif verrait facilement le contentement sur ses traits mais cela ne suffirait pas à déceler cet autre sentiment qui l'habitait pendant qu'elle enlaçait Kezaël. Une profonde culpabilité lui enserrait l'esprit. Meskareth n'était pas prête d'oublier ce qu'elle avait manqué de perdre.  

" - Si tu savais comme je suis fière d'être ta sœur, Zaël. Je ne te remercierai jamais assez de ce que tu fais pour moi, ni d'être cet homme merveilleux. "


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Jeu 5 Nov 2015 - 5:57

Pour la première fois de sa vie, Kezaël avait craint de se déchirer réellement avec sa soeur, alors qu’il l’avait vu lever les yeux au ciel, plongé dans la révélation qu’il peinait à lui faire. L’incompréhension et le mépris s’étaient pourtant hâtivement retirés quand la jeune femme avait saisi les paroles de son frère, et bientôt, il avait senti son coeur se desserrer dans un soupir qu’il n’avait pas retenu. Quand quelques minutes plus tard, il avait réceptionné Meskareth dans ses bras, ce fut son corps entier qui s’éveilla à nouveau, d’un côté d’une joie immense de la retrouver contre lui et d’achever un règlement de compte, de l’autre, du désir qu’elle agitait en lui à chaque fois qu’elle s’approchait. Même après une dispute violente, il n’arrivait pas à la repousser, ni à lui en vouloir le moins du monde, et il se mit à penser que, elle aurait pu lui planter un poignard en plein coeur, qu’il ne lui en aurait sûrement pas voulu beaucoup plus ! Cette réflexion le détendit visiblement, à moins ce que les baisers de la jeune femme eurent eux aussi, très certainement, un effet apaisant. Qu’importe, en tout cas, il sentait que la colère avait disparu pour cette fois.    

“ L’amour et le désir rendrait idiot Ruyn en personne s’il descendait ici-bas. ”

Répondit-il en guise de réponse rassurante, alors qu’un infime sourire renaissait sur ses lèvres, mue par une tristesse que l’euphorie de sa jeune soeur chassait à grands coups de baisers. Il la serra dans ses bras aussi fort qu’il le pouvait, exauçant la volonté de la jeune femme qui se collait un peu plus à lui à chaque mouvement, comme si elle avait voulu ne faire plus qu’un avec lui. Et par Ruyn qu’il l’aurait voulu, cette symbiose avec Meskareth. Il sentait chaque courbe de son corps, à travers une chemise trop grande mais légère, à travers laquelle ses mains se régalaient d’un spectacle qu’il aurait voulu, interminable. Après une telle révélation, son esprit chamboulé n’aurait aucun mal à sombrer dans ce désir profond qui l’animait depuis longtemps, mais sa conscience, bien qu’en majorité peu vertueuse, l’alarmait de la chute émotionnelle qu’il risquait à coup sûr de faire une fois l’acte accompli. Il ravala silencieusement une pulsion qui l’aurait jeté sur elle, et se concentra plutôt sur ses paroles.  

“ Et je me lasserai bien vite de ne plus pouvoir le parcourir. Ne t’éloigne pas de moi. Accepte seulement cette… souffrance que je m’impose et continuons, veux-tu ? ”

Il soupira d’aise en même temps que ses mots se perdirent dans la pièce, agité par la satisfaction de sentir les doigts de Meskareth parcourir son visage et ses cheveux, tout autant que ses propres mains glisser sur ses hanches généreuses. Jamais il n’aurait pensé faire preuve de ce qui semblait être de l’altruisme, même s’il n’était dirigé que pour le bien de sa propre famille. Il avait toujours eu ce qu’il voulait. D’un claquement de doigt, il mettait charmantes servantes à genoux, et d’une belle parole, jolies héritières à nues. Rien ne lui était impossible, pas même aimer les femmes de sa propre famille comme n’importe quelles autres demoiselles. Rien ne lui était refusé, pas même le corps de sa propre soeur. Et pourtant, une force plus puissante que celle de sa conscience avide de pouvoir l’empêchait de faire ce qu’il souhaitait le plus au monde.

“ J’aimerai être plus qu’un homme merveilleux pour toi. Je t’aime tellement petite soeur. ”

Il n’avait pu retenir le flot de pensées qui se matérialisa à travers ses lèvres, trop rapide et trop sincère pour qu’il ne pense simplement à se taire. Il préféra appuyer ses propos d’un regard ardent mais nuancé d’une douleur complexe qui se mêlait à un amour et un désir puissant et sans doute impossible à quantifier. D’un geste, il l’attira en arrière, et tourna pour la faire basculer sur le lit à baldaquin, avant de la rejoindre et de l’étreindre passionnément, alors que intérieurement, son coeur souffrait d’essayer de se calmer.





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Dim 8 Nov 2015 - 16:48

Malgré cet instant bien triste, elle souriait. Leur relation n’était plus en danger, bien que des perturbations étaient à prévoir vu leurs habitudes, et cette simple certitude suffisait à illuminer son visage. Elle n’aurait pas à souffrir d’une distance pudique placée entre eux pour les contenir, les isoler de leur penchant naturel. Il lui épargnait ce déchirement, et c’était une réelle joie, mais à quel prix ? Alors qu’elle était dans ses bras, simplement blottie contre son torse, il semblait facile de tenir cet engagement, celui de ne plus le tenter au delà du raisonnable ni d’exiger plus. Elle avait la ferme intention de l’aider à porter son fardeau, il ne serait plus seul à garantir la placidité de leurs rapports. Pourtant, lorsqu’il laissa sa convoitise parler, Meskareth ne put retenir une réponse impulsive visant à l’encourager au vice, à céder à la tentation.
 
« - Alors sois davantage. »
 
Elle avait murmuré puis aussitôt regretté ces derniers mots. Ses lèvres humides et entrouvertes se pincèrent rapidement. Elle ne l’aidait certainement pas en lui suggérant ce contre quoi il luttait depuis des années. La jeune femme réalisa qu’il lui faudrait un certain temps pour s’habituer à ces précautions guère naturelles puisqu’elle était de toute évidence bien loin du résultat escompté. Le regard déchirant de son frère la peinait tout autant qu’il l’aguichait, aussi dut-elle fermer les yeux pour ne pas se laisser emporter par lui. Dans le noir, elle sentit sa peau, que la chemise ne protégeait pas, collée à la sienne, ses mains cajoleuses qui ne se privaient de rien et la vague irritation de sa bouche à force de l’embrasser. Jamais ils ne pourraient réussir, ainsi. Il fallait rapidement calmer leurs ardeurs mises à mal par la chaleur de l’été, le vin et l’adrénaline encore dans leurs veines. Lorsqu’il la tira vers l’arrière, Meskareth rouvrit les yeux pour réaliser qu’il l’emmenait vers le lit. Elle inspira soudainement, pas du tout maîtresse de sa volonté qu’elle voyait déjà fondre comme neige au soleil. Les draps la reçurent délicatement, dans un léger frisson de soie qui lui affola l’esprit. Elle le fixait, debout devant elle et prêt à la rejoindre, en sentant son cœur s’accélérer devant cette vision charnelle et dominatrice. Si elle en avait eu le temps, elle se serait redressée pour le retenir mais déjà, il se couchait sur elle pour la serrer dans ses bras. Les cuisses de la jeune femme s’ouvrirent sans en demander la permission à leur propriétaire et Meskareth ne retint qu’à moitié un gémissement en le sentant si pressant contre sa peau dénudée. Alors qu’elle souhaitait vraiment rendre cet enlacement aussi tendre qu’innocent, elle sentit son bassin s’animer contre lui et ses bras venir se loger au dessus de sa tête, dans ce geste qu’elle avait l’habitude de faire pour se soumettre à son frère. Son autre frère. Elle était en train de capituler, de s’offrir à lui pour qu’il asservisse. Meskareth fronça les yeux pour se contraindre à la passivité et enfin cesser de réagir aussi ardemment au moindre geste de son aîné. Il fallait vraiment qu’elle parvienne à s’apaiser, ils étaient simplement couchés, en train de partager une étreinte douce et agréable comme cela leur était arrivé bien des fois.
 
En enserrant la taille de son frère avec ses jambes, elle repassait dans son esprit la peine de Kezaël lorsqu’il lui avait avoué la raison de son refus et se concentra sur sa propre culpabilité. Il ne serait plus le seul à souffrir ainsi, elle devait l’accompagner et le soutenir. Un léger sarcasme pointa le bout de son nez en même temps que cette pensée car elle était évidemment dans la meilleure posture possible pour l’aider à endurer. Au fond d’elle-même, une voix insistante lui répétait combien elle était cruelle et infâme de résister avec si peu de conviction, pourtant, elle aurait juré devant Ruyn y mettre toutes ses forces. Et véritablement, elle était en train de lutter contre cette pulsion qui la pousserait à glisser les mains à l’intérieur des chausses de son frère pour obtenir ce qu’elle convoitait. Tout bien réfléchit, il fallait peut-être mieux abandonner ces diablesses là ou elles étaient, même si elles représentaient une offrande, plutôt que prendre le risque de les voir réaliser ses fantasmes. Elle ne se reconnaissait plus, s’énerver et se retrouver incapable de retenir ses gestes dans la même soirée était tout bonnement inimaginable. Meskareth se targuait de son contrôle sur soi quelques heures plus tôt, fière de ne pas dévoiler ses émotions à la promise de son frère ou toute autre personne de la maison. L’alcool et les sentiments conflictuels étaient très probablement responsables de son état agité mais elle ne se souvenait pas avoir suffisamment bu pour altérer son jugement ni sa volonté. Non, effectivement, depuis qu’elle était avec son frère, elle n’avait eu qu’un verre de vin, mais c’était sans compter tout le liquide capiteux qu’elle avait ingéré plus tôt dans la journée à défaut de pouvoir se nourrir correctement. Meskareth leva les yeux au ciel, consternée par son manque de savoir vivre. S’imbiber d’alcool la veille du mariage son frère sans penser une seconde à la soirée qui l’attendait ! Avait-elle seulement voulu être maîtresse d’elle-même ce soir ? Peut-être qu’au final, perdre son sang-froid était l’objectif qu’elle avait en tête sans tout à fait le réaliser... espérant ainsi une réaction similaire de son frère. Ce flot de pensées l’avait emmenée loin du danger qu’ils couraient et la jeune femme se crut libérée de ses tourments, finalement apaisée et résolue. C’était sans compter sur Kezaël qui remua à peine sur elle, sûrement à cause d’une respiration trop forte ou pour corriger sa position. Malheureusement, la sensation ressentie à cet instant-là ranima instantanément cette puissante ardeur qui l’emprisonna et lui fit tourner la tête aussi efficacement que l’alcool. Elle haleta, maintenant consciente que son frère ne se contentait plus de l’étreindre mais parcourait sa gorge de ses lèvres enflées par le désir. Rien d’anormal, rien d’alarmant, il la couvrait de ces caresses tous les jours et cela n’était pas un problème, elle allait le laisser faire et bientôt, elle retrouverait son cal... Venait-elle de se cambrer pour tendre sa poitrine vers lui ? Quasiment à bout de force, elle tendit une main vers son visage pour arrêter ce mouvement entêtant mais en rencontrant sa chevelure, elle ne put qu’y glisser les doigts, l’encourageant à continuer d’une pression savamment dosée. Désespérée d’elle-même, Meskareth pencha la tête vers lui pour demander une pause salvatrice et ne fit que chercher sa bouche avide qu’elle rencontra et embrassa férocement. Sa conscience hurlait dans sa tête d’arrêter tant que c’était encore possible, s’exprimant à travers ses lèvres par un faible et languide « Zaël... je n... ». Elle continua à l’embrasser, plus capable de retenir sa main qui déjà atteignait le duvet dissimulé par ses chausses.


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Mer 11 Nov 2015 - 9:12

L’étreinte lui avait allégé le coeur. Blotti dans les bras de sa soeur bien-aimé, Kezaël avait fermé les yeux, se laissant porter par le rythme d’une respiration calée sur la sienne et qui le détendit visiblement. Il n’avait pas porté grande attention à l’accueil que lui avait réservé sa soeur, ouvrant largement ses cuisses pour le réceptionner contre lui, il n’avait fait que l’étreindre, la serrant toujours plus fort contre lui, comme si la peur de la perdre définitivement était plus forte que le plaisir de la sentir tout près. Ses pensées se tintèrent pourtant de méfiance quand il sentit la pression de la main de Meskareth sur son crâne, alors qu’il était occupé à baiser son cou, en simple habitude. Les lèvres de sa cadette s’emparèrent aussitôt après des siennes, et il fronça les sourcils. Le baiser était agréable, mais la posture et les mouvements de la jeune femme révélaient bien plus que la simple volonté d’une étreinte fraternelle et réconciliatrice. Et la main malicieuse qu’il sentait glissait à l’intérieur de ses chausses n’avait rien d’innocente. Un sourire amusé étira pourtant ses lèvres, alors que son regard incandescent fixa le visage rongé par l’envie de sa soeur. Il mourrait d’envie de céder à la tentation, mais par Ruyn, jamais il ne craquerait.
***
 

“ Je t’en prie, calmons-nous où je risque de sombrer dans la folie la veille de mon mariage… ”

La voix de Kezaël résonna à nouveau dans la pièce, dénuée de paroles depuis plus d’une heure. Tout en se redressant, il porta un dernier regard avide sur le corps nu de sa soeur et soupira. Les caresses échangées avaient été plus ardentes que habituellement, mais une certaine satisfaction luisait dans ses yeux. Sa promesse n’avait pas été rompue, et qu’elle soit un simple principe de conscience ou pas, elle lui permettait de garder la tête froide. Ou presque. Il savait que la tentation avait été à plusieurs reprises très proches de le faire céder, mais à chaque fois, la douloureuse aventure d’autrefois s’animait à nouveau dans son esprit, et le gardait éloigner de jouer à nouveau avec le feu.
Il baisa les lèvres de sa soeur, encore rouges d’avoir trop aimé, et se hissa hors du lit, bien décidé à fêter sa volonté d’un verre de vin. Mais, à peine avait-il rattaché ses chausses que des coups à la porte résonnèrent et le firent tressaillir.

“ Monsieur Lysereän ? Je viens vous servir votre repas mais la porte est fermée… ”

Un long soupir de soulagement lui échappa. Il avait d’abord cru à la visite de Wirian, et son regard brûlant s’était posé sur sa soeur, encore allongé nonchalamment sur les draps froissés. Il secoua la tête, amusé par son comportement, et tira les rideaux du lit à baldaquin pour la cacher des yeux de la domestique qui allait entrer. Sans prendre le temps de remettre sa chemise, il ouvrit la porte sous le regard éberlué de la pauvre servante, attrapa la desserte qui supportait les nombreux plats et cruches de vins et referma le battant au nez de la pauvrette sans plus de ménagement.

“ Rhabille toi et viens donc manger. Tu t’abstiendras de vin pour ce soir, j’ai peur de ne plus te contrôler du tout après. ”

Lança t-il à la silhouette qu’il devinait derrière le rideau fin qui ne laissait filtrait qu’une ombre dessinée mais aux contours alléchants.





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Ven 13 Nov 2015 - 18:19

Ses yeux fixaient le plafond de la pièce sans pour autant le voir. Elle était allongée sur le lit de son frère, pantelante et nue, l’esprit engourdi par les évènements de la journée. Lorsque son visage se pencha sur le côté, elle put profiter encore une fois du spectacle qu’il lui offrait, Kezaël était visiblement dans le même état qu’elle. En repensant vaguement à la raison de cela, elle rit un peu en effleurant les lèvres du jeune homme du bout des doigts. Il lui rendit son sourire et cela suffit à la rendre heureuse. Même si elle n’était pas en état de réfléchir de manière pertinente, elle pouvait voir qu’il n’était pas tourmenté et se réjouissait du moment qu’ils avaient partagé. C’était la seule chose qui lui importait. Mue par l’envie de le sentir encore un peu contre elle, Meskareth s’approcha lentement pour ménager son corps endolori et parvint à s’allonger partiellement sur lui en quête de tendresse. Elle soupira d’aise en sentant ses bras se refermer sur elle. Elle l’aimait.
 
Les minutes passèrent sans qu’ils n’échangent aucun mot, le besoin de s’en faisant pas sentir. Finalement, elle rouvrit les yeux pour les tendre vers le visage apaisé de son aîné où traînait un demi-sourire qu’elle connaissait très bien. Elle embrassa sa poitrine jusqu’à ses lèvres qu’elle ménagea car bien consciente qu’elles étaient dans le même état que les siennes. Ce n’est que lorsqu’il commença à lui rendre ses baisers que Meskareth laissa de côté ses précautions. Elle n’avait jamais su lui résister et ne s’y mettrai certainement pas aujourd’hui. Déjà l’excitation commençait à poindre, animant ses mains puis son corps toujours demandeur. La frénésie la reprenait doucement mais sûrement, même si elle savait que cela était tout sauf raisonnable. Se retenir n’avait jamais été un besoin aussi n’avait-elle pas véritablement appris à le faire, et elle le désirait tant... Son frère la coucha sur le dos et s’échappa traîtreusement de ses bras en invoquant la bonne santé de sa raison pour prétexte. Elle s’apprêtait à le rattraper par le bras, pas encore décidée à s’en passer quand son regard concupiscent la dissuada, elle aurait ce qu’elle convoitait plus tard. Si, plus tôt, elle nourrissait quelques doutes sur le fait qu’il puisse se détourner d’elle, la jeune femme avait à présent la certitude de le savoir assujetti à la passion qu’elle faisait naître en lui. Il lui appartenait d’une façon qu’aucune femme ne pourrait égaler. Jamais. Un dernier baiser et déjà il quittait le lit pour se rhabiller. Meskareth fit la moue en voyant le tissu dissimuler à ses yeux ce corps chéri. Absolument pas décidée à s’extirper hors de leur cocon, elle resta couchée pour savourer le contact de la soie sur sa peau. On toqua à la porte. Le bruit l’indifféra bien, elle qui avait oublié le reste du monde depuis quelques temps. La méfiance qu’elle aperçut sur les traits de Kezaël lui fit pourtant froncer les sourcils, que pouvait-il craindre ? Il ne s’agissait que d’une domestique, évidemment, qui d’autre cela aurait-il pu être ? Elle sourit en comprenant qui son frère regrettait de voir apparaître, certainement peu désireux de se faire prendre la main dans le sac, ou quelque chose d’approchant. Elle n’était pas amusée de sa peur mais plutôt du fait qu’il pense Wirïan capable de débarquer ce soir-ci. Meskareth savait qu’il n’aurait jamais osé, qu’importaient la raison ou ses sentiments. Ce moment n’appartenait qu’à eux deux, elle avait été très claire sur ce point-là. Evidemment, voir le soucis de Kezaël lui rappela les enjeux en cours et surtout leur récente querelle. Son frère était-il trop enivré d’elle pour discerner les conséquences qui ne manqueraient pas le frapper tôt ou tard ? Elle espérait que non, voulait se fier à son calme satisfait pour se rassurer et ignorer soigneusement la responsabilité qu’elle avait dans cette histoire. Son esprit recommençait à tourner dans tous les sens maintenant qu’elle n’était plus sous le joug de son désir, faisant ressortir la culpabilité et la crainte de l’avoir blessé. Allait-il souffrir après cette nuit passée ensemble ? Avait-elle rendue sa vie misérable, et lui esclave de son amour ? Le rire sur son visage la détendit assurément. Pour l’heure, Kezaël se portait à ravir alors il n’était pas question d’appauvrir son humeur avec ses tourments. Avant que le rideau ne se ferme devant elle, Meskareth lui adressa un regard lourd de sens en caressant sa lèvre inférieure avec sa langue. Sa situation l’amusa fortement, c’était bien la première fois qu’elle avait à se dissimuler dans l’une des chambres de ses frères. Mais il fallait bien cela pour conserver leur petit secret. Meskareth pouffa en pensant à la tête que ferait la pauvre blondinette en sachant ce qui venait de se passer dans ce lit.
 
La servante partie, Kezaël l’appela pour qu’elle le rejoigne autour des mets apportés. Une vague odeur de viande grillée la décida à sortir bien plus efficacement que son invitation. Des trois choses qu’il venait de lui demander, elle n’en fit qu’une, à savoir sortir du lit pour aller manger quelque chose. Toujours nue, donc, elle s’approcha de la desserte et saisit le verre de vin que son frère venait de se verser. Elle le but d’une traite et se colla à son torse dénudé pour lui souffler avec espièglerie son haleine capiteuse sur la bouche.
 
« - Je n’ai pas l’intention de te rendre la tâche facile, grand frère. »
 
Partagée par son attirance pour son aîné et la viande fumante, elle regarda les deux à tour de rôle avant de se décider à tremper ses mains dans l’eau pour les rincer et saisir du bout des doigts un morceau charnu qui lui faisait de l’œil. La viande risquait de refroidir, Kezaël, lui, resterait délicieusement chaud. Cette première bouchée réveilla un appétit complètement oublié dans les activités de la soirée. Fidèle à elle-même, Meskareth se saisit d’une assiette qu’elle composa en sélectionnant ce qu’elle trouvait de meilleur pour la tendre au représentant avec un sourire chaleureux. Elle put ensuite se servir mais prit soin de lui tourner le dos pour verser le vin dans son verre. Innocente, elle en sirota le contenu en coulant un regard dans sa direction. Il ne manquerait pas de lui faire payer, elle le savait pertinemment. A quelques détails près, tout semblait être redevenu normal entre eux.
 
« - Puisque je t’aime très fort, je vais me couvrir pour te permettre de manger en paix... » 
 
Lança-t-elle en posant sur ses lèvres un baiser chaste mais appuyé puis s’éloigna vers le lit à côté duquel reposait la chemise chiffonnée de son frère. Elle se pencha de manière à ce qu’il ne rate rien du spectacle et l’enfila non sans l’avoir d’abord portée à son nez. Elle aimait son odeur. Son cirque terminé et l’esprit léger, Meskareth le rejoignit autour de la table pour entamer son assiette.


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Dim 15 Nov 2015 - 12:02

S’il avait cru que Meskareth allait si vite oublier ce qui venait de les unir dans leur fougueux moment de caresses, Kezaël s’était fourré le doigt dans l’oeil. A peine debout, la jeune femme n’avait eu de cesse de reprendre son petit manège, balançant entre une sensualité appétissante et une provocation amusante. D’un regard qu’il aurait voulu désapprobateur, mais qui ne brillait que d’une joie mal contenue et d’un amusement bien visible, il l’observa boire son verre de vin goulûment avant de lui murmurer quelques paroles qui se mariaient à ravir avec l’haleine capiteuse qu’il récolta au passage. Il fronça le nez sous le relent d’alcool, et les suivit des yeux, alors qu’elle se décidait enfin à le laisser en paix. Il en profita pour s’asseoir autour de la table ronde, dans un coin de la chambre, où la desserte avait été emmenée. D’un souffle, il remercia sa cadette qui lui servit une copieuse assiette et n’eut même pas le temps de profiter du baiser, que déjà, elle partait s’habiller. Visiblement, l’appétit la tentait plus qu’une énième provocation envers son frère, mais celui-ci ne lui en tint pas rigueur. Avec tout l’orgueil qu’il était capable de ressentir, il ne pouvait que s’avouer épuisé après l’heure écoulée. Ce fut donc avec un plaisir évident qu’il se mit à manger, dégustant chaque mets raffinés et se désaltérant d’un vin vieux de Gernie.

“ Feras-tu un discours demain ? Ou un autre jour durant les festivités ? ”

La voix du Représentant résonna dans la pièce, rompant un silence qui s’était naturellement installé alors que les deux complices mangeaient avec gourmandise. D’un doigt, il repoussa l’assiette vide et se laissa tomber contre le dossier de sa chaise, échappant un long soupir d’aise. La moue de satisfaction qui laissait présager qu’il était repu, contrastait avec le regard sérieux qu’il avait posé sur Meskareth lorsqu’il avait posé la question. Il connaissait assez sa soeur pour savoir que son mariage avec une femme inconnue lui était infiniment désagréable, comme cela avait pu l’être pour lui lorsqu’elle avait épousé Bräwn. Malgré cela, il espérait pouvoir compter sur elle, sur son soutien et sa présence infaillible à ses côtés pour vivre la semaine de festivités qui allait se dérouler dès le lendemain. Son orgueil avait beau briller de mille feux, il appréhendait avec une certaine force de s’unir avec celle qui allait devenir sa femme et la mère de ses enfants. Nirinïa était belle, très belle même, et il avait pu admirer à la dérobée, des formes appétissantes qui présageaient d’agréables moments lorsqu’il faudrait s’accoupler dans l’espoir de donner naissance à un héritier. Mais il redoutait plus que tout que la charmante jeune femme qui lui avait été présentée, ne soit qu’une façade, révélant sous un masque, une mégère insupportable et dévastatrice pour l’unité de la famille. Si ce cas là s’avérait être vrai, il n’hésiterai pas à sévir violemment, Ruyn lui en serait témoin. Mais l’espoir de tomber sur une épouse docile et soumise lui plaisait bien plus.

Ses pensées, noyées par un vin capiteux qui commençait à lui monter à la tête, furent couper par des coups à la porte. Lorsqu’il autorisa l’entrée, la jeune servante qui avait porté la desserte se présenta à nouveau, et s’approcha d’eux. Silencieuse, elle empila les plats vides et rangea ce qui devait l’être. Le regard flamboyant de Kezaël se posa sur des cuisses à moitié visibles, et remontèrent sans gêne sur une poitrine généreuse et largement mise en valeur, d’autant que la pauvre petite devait se pencher sur la table pour attraper les assiettes au centre. Loin d’être idiote, les yeux fureteurs de son maître ne lui avaient pas échappé et elle se hâta de s’éloigner avec la desserte, les joues rouges.

“ Rapporte nous du vin veux-tu. ”

Lança t-il avant qu’elle ne ferme la porte. Attrapant son verre à moitié plein, il le sirota délicatement, alors que ses yeux scrutateurs se reposaient sur le visage fin de sa soeur, qui lui faisait face.      





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Ven 20 Nov 2015 - 13:11

Meskareth s’était mise à manger avidement à cause de la faim qui lui tirait le ventre mais aussi des vertiges qui l’avaient prise alors qu’elle s’asseyait. Les deux verres de vin avaient suffi à lui affecter l’esprit, elle qui n’avait quasiment pas mangé de la journée. Elle avait d’ailleurs accueilli son appétit avec joie, reconnaissante à son frère de lui avoir adoucit le cœur. Il y avait fort à parier qu’elle ne se nourrisse pas plus qu’elle ne dorme pendant les jours à venir, aussi profita-t-elle de ce répit passager. Comme d’habitude, la nourriture destinée aux Lysereän était délicieuse, parfaitement cuisinée au goût de chacun malgré des disparités évidentes. Un silence paisible s’installa dans la pièce, lui laissant le loisir de reprendre des forces sans être interrompue par son frère auquel la jeune femme ne faisait que penser. Penser était cependant un bien grand mot pour l’activité qui se passait réellement dans sa tête, beaucoup plus proche du rêve éveillé. La présence apaisante de Kezaël était la seule chose qu’elle envisageait, bloquant tout autre flot qui aurait été assurément moins plaisant. Les assiettes se vidaient progressivement, jusqu’à ce que le représentant termine enfin la sienne et lui adresse la parole avec sérieux. Le ton employé lui fit immédiatement relever son visage sur lequel passait une ombre fugace. Elle s’empressa de baisser le nez comme elle le faisait juste avant pour finir sa bouchée et détendre ses traits. Le mariage. L’évènement la peinait toujours autant mais il n’était pas question de se laisser dominer par l’angoisse, elle était vraiment fatiguée d’avoir peur, de subir sa souffrance silencieuse. Meskareth reprit rapidement le dessus, aidée d’un énième verre de vin qui rendait cela possible, et osa enfin lever les yeux vers lui sans craindre d’apparaitre affligée.
 
« - Qu’en penses-tu ? Devrais-je laisser mon frère se marier seul au milieu d’inconnus plus hypocrites les uns que les autres, ou plutôt exprimer mon amour pour lui devant tout Korrul ? Je dois t’avouer que la première option me fait terriblement envie car elle me permettrait d’arriver dans un état pathétique au mariage sans avoir la moindre once de culpabilité. Le problème, vois-tu, c’est que j’ai peur de ce que tu seras capable d’improviser si je t’abandonne... Sans parler des téméraires qui saisiront l’occasion pour briller de stupidité. Au final, je n’ai pas véritablement d’autre choix que de rester sobre une bonne partie de la journée pour te rappeler combien je t’aime et t’éviter l’humiliation de fondre en larmes au premier retournement. Non, non, ne me remercie pas, Zaël. Je le fais car quelqu’un doit se sacrifier pour assurer la pérennité de notre réputation... »
 
L’air taquin, elle acheva sa tirade par un soupir exagérément désespéré. Elle comptait bien se redresser pour venir lui tapoter moqueusement la joue quand on toqua à la porte. Cette fois-ci, ce fut Meskareth qui fronça les sourcils, contrariée qu’on vienne une fois de plus les déranger au cours de cette soirée. Visiblement consciente de ne pas être désirée, la servante ramassa les plats rapidement. Ce n’est que lorsqu’elle reporta son attention sur son frère qu’elle comprit cette précipitation, il était en train de la dévorer des yeux sans aucune gêne. Meskareth lui envoya son talon sur le tibia pour le distraire (douloureusement) de cette récréation malvenue. Il voulait la rendre jalouse et rencontrait un franc succès dans l’opération, comme pouvaient en témoigner la rougeur sur sa jambe et les yeux plissés de sa sœur. La servante avait tout juste quitté la pièce qu’elle recommençait déjà à parler, cette fois-ci d’un air faussement outré.
 
« - Et en plus tu lui demandes de revenir ?! Je pense que je ferais mieux de dénoncer ta perversion sans limite quand je prendrai la parole demain ! Ternir un peu l’éclat de perfection de notre représentant... Entendez, bonnes gens, il a tout juste terminé de prendre sa sœur que déjà il en convoite une autre ! Une bête, un animal ! Fuyez, femmes de Korrul ! Fuyez pour la sauvegarde de votre honneur ! Elle s’était relevée et mimait dramatiquement l’intensité de ses paroles quand de nouveaux coups résonnèrent contre la porte. NON, Kezaël ! Tu ne toucheras point d’innocente ce soir ! Reste donc où tu es, vil prédateur !Meskareth se précipita vers la porte pour récupérer les cruches de vin et ferma le battant de bois au nez de la servante, le verrouillant bruyamment. Tu devras d’abord me passer sur le corps pour l’atteindre... ou boire encore du vin. »
La jeune femme tenait fermement les deux cruches contre sa poitrine, l’air scandalisé et plein de défi. Elle attendait la réaction de son frère qui ne manquerait pas d’arriver rapidement, le cœur débordant de joie.


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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   - Mar 29 Déc 2015 - 6:54

Kezaël avait échappé un gémissement de douleur. Sous la table, son tibia venait d’être percuté par le pied de Meskareth, et si la jeune femme l’avait fait sans méchanceté, elle n’y avait pas été de mains mortes pour exprimer son mécontentement. Aussi, lorsque la porte s’était refermée sur la servante rouge de gêne, le Représentant avait posé sur sa soeur, un regard surpris, mais surtout, brillant de malice et d’amusement. Il n’avait même pas eu le temps d’ouvrir la bouche pour se moquer de la réaction de sa cadette, que déjà, elle s’élançait dans une tirade dramatique, jouant à perfection une scène qui le fit rire. Et lorsque les coups résonnèrent à nouveau, il ne tenta même pas de se lever pour accueillir la domestique. Déjà, Meskareth s’était élancée vers elle pour lui prendre les cruches de vin des mains et l’avait renvoyé aussi vite. Les mots qu’elle utilisa pour ponctuer sa scène digne d’une tragédie théâtrale firent sourire le cultivateur qui se préparait déjà à répondre.

“ Allons, tu serais la première à pleurer mon manque d’imagination, que tu oses appeler perversion. ”

Commença t-il, d’une voix suave accompagné d’un regard intense. Repoussant le fauteuil à l’aide de ses deux mains, il se redressa, laissant planer sur la pièce une aura de suspense. Lentement, il termina son verre de vin à grandes goulées et tourna vers la jeune femme un visage impénétrable. Sur le même rythme, emprunt d’une nonchalance toute calculée, il se dirigea vers la svelte silhouette qui jouait les barrières contre la porte. Son petit cinéma l’avait diverti, mais il ne comptait pas la laisser sans tirer à si bon compte.

“ Il ne faut pas me répéter les choses deux fois, tu sais ? ”

Son regard pénétra celui flamboyant de Meskareth, alors qu’il approchait, encore un peu plus. Il se s’arrêta qu’une fois son corps collé à celui, gourmand, de la jeune femme. Les traits tirés par un faux-semblant de sérieux et de qu’il voulait être de l’excitation, il laissa une main cajoleuse glisser le long de sa joue. Séducteur, ou prédateur, comme elle se plaisait à l’appeler, il effleura une épaule de ses lèvres avides, ses doigts continuant une descente infernale, tantôt sur la naissance d’un sein, tantôt sur la courbe d’une hanche. Lorsque l’ouverture d’une entrejambe se présenta enfin, ils s’y faufilèrent, alors que plus haut, les bouches se rencontraient dans un baiser langoureux. Aucune résistance face à lui, seulement le corps donné de sa cadette qui ne demandait qu’à être exploré, encore et encore. Ce qu’il aurait pu faire, avec un plaisir évident. Mais d’abord, il devait l’éveiller à un amour, encore plus fort. Alors, de sa main libre, il se saisit de la cruche de vin, et se recula vivement, laissant ainsi les sens tremblant de sa soeur.

“ Merci. Pour le vin. ”

Lança t-il par dessus son épaule, alors qu’il s’était détourné pour retourner s’asseoir, à la manière d’un roi, dans son large fauteuil. Sans un regard pour la silhouette qui se détachait de la porte, où elle avait été plaquée juste avant, il se servit un verre d’alcool, qu’il sirota paisiblement. Ses lèvres n’arrivaient pas à retenir le sourire amusé qui s’y étirait, et finalement, il tira sa chaise pour faire face à Meskareth. Le regard noir qu’elle lui lança termina de faire fondre son semblant d’impassibilité et il éclata d’un rire tonitruant, alors que le contenant en cristal dans sa main s’agitait sous les soubresauts de son hilarité, manquant renverser le précieux liquide sur son bas.

“ Tu parles de ma perversion ! Alors qu’à peine terminé…” Il laissa une nouvelle vague de rire affluer, lui coupant la parole et reprit une fois calmé. “ A peine terminé, tu te laisserai reprendre contre une porte ! Et c’est moi… le pervers ! ”

Les yeux larmoyants d’hilarité, il se remit à rire de plus belle, alors que son visage s’exaltait sous les fracas d’une telle joie, rouge de tant d’émotions. Sa chère soeur aurait tôt fait de lui faire payer ses moqueries, mais il savait qu’au fond, tout deux fonctionnaient de la même manière. Se taquiner, pour mieux se retrouver. N’était-ce pas là, la plus belle preuve d’un amour plein de complicité ?  





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Posté dans Re: [RPFB] Vivent les mariés   -

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