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[Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”

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On m'appelle Inge Hardinvast


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Posté dans [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   - Mar 6 Oct 2015 - 3:19

Les mois avaient passé depuis la capture de l'outremurien et ce dernier avait eu le privilège d'apprendre à vivre en bon erfeydien. Ceci n'était pas de l'avis de toute la communauté des Murmures, certains persistant à voir en cet homme un ennemi à abattre plutôt qu'à intégrer au risque de trop lui en dévoiler. La langue, la chasse, le froid, tout ce qui faisait les Erfeydes lui avait été inculqué par celle à qui il avait été confié, celle qui n'avait pas tellement laissé le choix tant elle craignait qu'une grosse brute ne le prenne à parti si elle tournait le dos.

Chaque matin, la rouquine s'en allait le trouver pour, chaque jour, une nouvelle leçon. Gibier, baies, mots, parfois quelques signes leur permettant d'approcher en silence d'une proie dodue... L'homme doré s'était montré un excellent élève et progressait à vue d’œil, au plus grand plaisir d'Inge qui, progressivement, parvenait à en apprendre plus sur lui et ce pays chaud d'où il venait, et plus simplement à échanger quelques phrases dans un sourire lorsqu'elle n'était pas appelée sur le chantier titanesque qui avançait sous cette montagne. Mais malgré son implication dans la construction de cette curieuse embarcation, Inge avait su trouver le temps de s'éclipser le temps d'une traque avec son protégé.

~~~~

Ce soir là, pas de gibier ni de cueillette mais un groupe de factionnaires repérés non loin de la véritable fourmilière peuplée de déserteurs. Les éclaireurs n'en avaient compté que très peu et supposaient que les guerriers plieraient rapidement bagage, mais les jours passaient et leur camp demeurait au même endroit, grossissant en nombre de factionnaires qui ne semblaient pourtant pas avoir trouvé la tanière des Murmures. Que faisaient-ils là ? C'était la question à laquelle Vaarden et Inge devaient trouver réponse, comme ceux qu'ils avaient relayés et ceux qui les relaieraient au petit jour.

Accompagnés de quatre autres déserteurs, ils prenaient place autour du campement ennemi, dissimulé derrière les arbres et les rochers que les rayons de la lune peinaient à atteindre tant les cimes étaient fournies. Trois binômes s'étaient formés, et c'est le plus naturellement du monde qu'Inge se retrouva avec l'homme doré que l'on mêlait pour la première fois à une mission pareille, comme une mise à l'épreuve que la rouquine comptait bien le voir réussir.

Les ombres des factionnaires dansaient au rythme des flammes et des crépitements, dans un brouhaha qui rendait inaudible leurs paroles à cette distance, et qui donnait de quoi s'inquiéter sur leur instinct de survie dans cette région infestée d'autres outremuriens.

Accroupie derrière un buisson, Inge fit signe à Vaarden de l'imiter, l'invitant à la rejoindre tandis que résonnaient derrière elle quelques rires gras. Poussant quelques branches d'un revers de la main, elle lui désigna ceux qu'ils observeraient toute la soirée durant, en quête d'informations sur la raison de leur présence en ces lieux.

- On les garde à l’œil et on écoute. Lui expliqua-t-elle en joignant le geste à la parole, désignant tour à tour ses yeux et ses oreilles.

Elle le savait, cette nuit serait celle qui éprouverait la loyauté de Vaarden envers ceux qui lui avaient offert le gîte et le couvert ces derniers mois, n'attendant de lui que sa coopération et son aide pour se défendre contre leurs nombreux ennemis. Si beaucoup de Murmures doutaient de le voir réussir, Inge croyait fermement qu'il saurait gagner leur confiance, comme il avait gagné la sienne.




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Posté dans Re: [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   - Lun 12 Oct 2015 - 11:11

Les mois s’étaient écoulés et le korrulien s’était accoutumé à ce climat glacial. Bien aidé par les nouveaux vêtements en fourrure et cuire qu’on lui avait donné, mais aussi par tous les conseils que lui avait donné sa nouvelle professeur. Inge était une excellente guide, attentive aux problèmes que pouvait rencontrer son protégé. Cet apprentissage au quotidien avait rapproché les deux individus, devenant de plus en plus complice au fil des jours. Bien évidemment, Vaarden restait nostalgique de son pays d’origine, il savait que depuis le temps, on l’avait déclaré comme disparu et qu’on lui avait retrouvé un remplaçant à son poste de général. Est-ce Enaïa qui avait repris le flambeau ? L’ex-commandant Jirkin espérait mais il ne se voilait pas trop la face. Elle était encore trop jeune pour obtenir le grade suprême et la chamane Henja avait dû faire pression sur le conseil militaire pour y placer l’un de ses pions.

Vaarden avait bien imaginé s’échapper, mais où irait-il ? A pied, il serait vite rattrapé par ses gardiens. Dans les airs, il n’aurait su quelle direction prendre pour retrouver les siens. De plus, il sentait qu’en obtenant la confiance de ce clan dissident, il acquerrait un puissant allié pour combattre ces autres guerriers du grand froid. Enfin, il savait qu’il trahirait Inge qui subirait surement un châtiment par son clan et cela Vaarden ne pouvait se le permettre. Il s’était progressivement attaché à cette jeune femme qui lui avait sauvé la vie plusieurs fois déjà en si peu de mois. Il se sentait redevable envers elle et par la même à son clan qui l’avait recueilli.

Ainsi lorsqu’en cette fin de journée, Inge était venu le retrouver pour lui annoncer qu’il partait en mission pour le clan des « murmures », Vaarden n’avait pas longtemps hésité à accepter la mission. Il le savait les dirigeants du clan lui accordait sa chance, à lui de la saisir pour leur prouver sa reconnaissance envers eux.

Inge guidait le groupe composait de 6 membres dans la forêt, comment arrivait-elle à se repérer alors que l’obscurité s’installait progressivement ? Cela restait un mystère pour le korrulien. Le groupe se divisa en trois binômes. Comme une évidence, c’est avec la guerrière rouquine avec qui fit équipe Vaarden. Il la suivait comme son ombre, leur séance de chasse lui avait permis de comprendre ses déplacements silencieux tel un styx et il essayait de l’imiter du mieux qu’il le pu. Ce petit manège les amena à une dizaine de mètre du camp ennemi, à l’abri des regards, cachés dans un buisson feuillu. Inge ordonna de faire silence et d’écouter, une tâche qui s’avérait pour la seconde partie difficile pour Vaarden. En effet, il ne maitrisait pas complètement la langue et il n’interceptait qu’une brève de mots.

Inge grâce à son pouvoir sur toute matière végétal ravança discrètement le buisson où elle se cachait avec son binôme. Ce qui permit de se rapprocher encore une fois du groupe et ainsi d’écouter leurs conversations. Après des heures accroupis sans bouger, le froid imprégner le corps des deux espions. Pour se réchauffer, ils se rapprochèrent pour se coller l’un contre l’autre. Vaarden plaça un bras autour de la fine taille de la guerrière à la chevelure flamboyante pour qu’elle soit bien caler. Leur visage n’était qu’à quelques centimètres, il pouvait sentir son odeur et la chaleur s’échapper de son corps. Au bout d’un moment, le korrulien arrêta de fixer son regard sur les deux guerriers qui effectuaient leur tour de garde. Non ses yeux descendirent jusqu’au visage qu’il pouvait contemplait à la faible lueur du feu de camp. Les flammes se reflétait dans ses prunelles, elle avait un air si concentré une fois sorti des grottes qui servait de quartier général aux murmures. Elle était attentive à tout comme si le danger était omniprésent en dehors des grottes. Elle avait raconté à Vaarden qu’elle avait passé une partie de sa vie à fuir avant de trouver les murmures. Ce qui expliquait cette prudence exacerbée qui semblait la marquer à jamais. Soudain les prunelles noisette pivotèrent et firent face à celles dorées de Vaarden. Elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire mal à l’aise avant de faire signe à son binôme de reprendre la surveillance du cantonnement. Mais il n’en fit rien et au lieu de ça, caressa la joue  d’Inge, avant d’amener son visage vers lui pour l’embrasser. Ce fut bref quelques secondes toutes au plus. Le temps de sentir que les lèvres de la guerrière au teint pâle étaient douces comme son âme. Vaarden comme si de rien n’était, il reprit l’espionnage du camp, un sourire aux lèvres. Aucun autre rapprochement ne se fit durant la nuit. La nuit d’écoute apporta son lot d’information, voici globalement ce que compris Vaarden :

-« Les étrangers se rapprochent dans terre. Muraille fendue deux fois au nord et à l’est. Préparez une contre-attaque, détruire ennemis sur terre. Rejoindre armé de Nivilk pour tuer étranger. »

Il semblerait donc que les guerriers ici présent, n’était pas du tout présent pour chercher les « murmures ». Ils étaient là pour empêcher l’avancer des étrangers. Mais lesquels ? Korrul ou Matroos ? Pour eux cela ne faisait aucune différence. Cela voudrait dire que le camp des murmures ne sont plus très loin des combats. La mission de surveillance prenait quand l’aurore se leva réveillant la faune autour d’eux. Lentement et doucement le binôme sorti de leur cachette végétale, un autre groupe de déserteur avait pris leur place plus éloigné du campement.

Sur le chemin du retour Vaarden demanda à Inge :

-« Qui est Nivilk ? »

Ce nom avait été mentionné plusieurs fois lors des échanges captés durant la nuit. Le korrulien n’avait pas tout de suite compris son sens, jusqu’au moment où il était associé avec le mot Han qu’on pouvait traduire par chef. Cet homme était donc important mais à quel point ?


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Posté dans Re: [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   - Lun 12 Oct 2015 - 14:57

Au premier frisson du au froid, Inge avait senti le bras de l'outremurier se glisser dans son dos pour la tenir par la hanche, ne manquant pas de faire s'ouvrir la bouche de la déserteuse sous la surprise. Mais pas un regard à Vardøn, pas la moindre attention alors qu'elle rivait ses yeux sur ceux qu'ils devraient veiller toute la nuit. L'obscurité cachait l'écarlate de ses joues et ses prunelles fixant les factionnaires d'un air plus déterminé que jamais dissimulaient la gêne qui l'envahissait à mesure qu'elle se mêlait avec un curieux sentiment d'apaisement. Peut-être que si elle restait ainsi, immobile, concentrée sur sa mission, elle en oublierait cette chaleur qui lui brûlait les pommettes...

Les heures passèrent et l'apaisement dissipa la gêne, chose que justifia Inge par la simple et bonne raison que cette chaleur n'était qu'une question de survie. Vraiment ? Sûrement... Jusqu'à ce qu'un regard pesant sur elle ne lui fasse détourner un instant les yeux vers son comparse au visage plus proche que jamais, dont le teint doré n'en finissait jamais d'émerveiller la pâle rouquine qui peinait encore à le croire lorsqu'il lui affirmait que certains arboraient une peau noire comme la nuit. Des éclats de voix venant du campement qu'ils observaient la rappela à leur mission, balayant ses divagations qu'elle savait vaines et idiotes tandis qu'elle lui intimait de réendosser son rôle d'espion dans un sourire forcé.

Ce sourire s'estompa brusquement sous le contact des lèvres qui vinrent l'interrompre sans qu'elle n'ait eu le temps de les voir venir. Les yeux écarquillés par la surprise, immobile sans savoir quoi faire, Inge réprima cette chaleur traîtresse qui tentait de l'envahir pour la laisser aller à cette torpeur qu'elle ne connaissait plus et qu'elle n'avait cru liée qu'au seul homme qui l'ait touchée. Comment Vardøn pouvait-il lui inspirer cette même sensation ? Pourquoi n'était-elle pas capable de lui échapper ?

Interdite, l'Affranchie le fixait encore malgré cette nonchalance avec laquelle il se remettait à observer leurs cibles vers qui elle se tourna à son tour. Peut être était-ce mieux ainsi, cela lui épargnerait de longues nuits rythmées par des questions auxquelles elle ne trouverait jamais de réponse, même si ce sourire qu'il arborait à présent continuerait de la hanter.

Les informations attendues se faisaient connaître de manière disparate, laissant aux déserteurs le soulagement de savoir ces factionnaires bien trop occupés par un autre de leurs ennemis avant que la relève n'arrive. Le rapport fait, les veilleurs de nuit prirent le chemin du retour vers la grotte où les attendaient nourriture, eau et couchages que réclamaient les yeux piquants de la rouquine. Mais arriverait-elle seulement à dormir ?

Bien moins bavarde qu'à son habitude, la déserteuse osait à peine regarder celui qui avait été son coéquipier durant ces derniers mois et qu'elle peinait à présent à voir ainsi. Cette complicité qui s'était tissée entre eux depuis qu'elle l'avait tiré des mains de ses geôliers n'était plus à démontrer et ne pouvait se nier, Inge n'ayant cessé de se dresser contre quiconque aurait douté de celui qu'elle voyait comme un homme bon malgré ses origines et son aspect pas tout à fait humain, avec ces yeux ambrés et cette peau couleur soleil. Mais rien ne l'avait préparée à un pareil rapprochement.

La question de celui qui alimentait ses pensées depuis plusieurs heures la tira de sa réflexion, la faisant grimacer au nom de ce fanatique qu'évoquait Vardøn.

- Un animal. Un meurtrier. Son regard, jusqu'alors hagard, s'était fixé dans les prunelles de l'étranger. Si tu le vois un jour, fuis. Ou il te tuera. Le nom du Markin n'était pas inconnu de ceux foulant la neige du sud, encore moins des déserteurs ayant eu vent de la cruauté de cet homme que guidaient une foi aveugle et une Émissaire folle à lier.

La montagne s'ouvrait enfin devant eux, le repos tant mérité leur tendant les bras jusqu'à la mission suivante.

~Deux jours plus tard~

Cela faisait plusieurs jours que les gémissements d'un vieillard résonnaient dans les tunnels. Ces plaintes sinistres étaient celles de celui que beaucoup pensaient fou, de cet Oracle dont on avait conté le retour à travers toutes les Erfeydes et que les Murmures étaient parvenus à capturer afin de se faire leur propre opinion sur ses délires mystiques.

Inge avait été désignée pour mener la petite escouade qui prendrait la route de l'origine des hallucinations d'Aghazar, bien trop détaillées pour n'être que des affabulations. Quelque chose se tramait aux Trois Glaciers, quelque chose qui semblait les dépasser tous. Il fallait en avoir le cœur net.

L'Affranchie accepta sa mission en n'émettant qu'une seule et unique condition, celle de pouvoir compter Vardøn dans cette expédition. Les bons éclaireurs étant précieux en ces temps troublés, sa requête fut acceptée, moyennant la présence de Kmöri, cette même montagne de muscles qui l'avait gardé à l’œil depuis son arrivée.

La troupe s'était réunie au petit matin, chargée d'un minimum de vivres et de couvertures pour contrer le froid grandissant chaque nuit. Après un dernier regard aux siens sans savoir combien de temps elle en serait éloignée, Inge ouvrit la marche, la dizaine de Murmures commençant alors un périple qui les mènerait au plus profond de l'inconnu.




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Posté dans Re: [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   - Dim 25 Oct 2015 - 11:53

Cela faisait deux jours qu’ils étaient partis du camp, le groupe de murmures choisi pour l’expédition s’approchait progressivement du centre de l’île où se trouvait leur objectif : les trois glaciers. Le groupe était mené par Inge, leur avancée était lente mais sure. Leur chemin n’avait croisé la route pour l’instant aucun factionnaire. Pour cela, Ils évitaient soigneusement les axes de passage, ce qui ralentissait malheureusement leur progression. Au fur et à mesure de leur progression la densité de ceux-ci augmenter sensiblement, entraînant une certaine tension parmi les membres de la troupe.

- «  Attend. Attend. Résumons la situation : on est parti en expédition en direction des trois glaciers soit dans l’antre du gardien où aucun erfeydien n’y est jamais sorti réellement vivant. Mais avant cela, il nous faut pouvoir entrer dans les cimes hérissées gardées depuis des siècles par les factionnaires. Ces mêmes factions qui nous tractent pour nous exécuter pour la gloire de leur dieu. Tout ça, dans le but de suivre les délires d’un vieil homme sénile ancien oracle qui nous ordonne de le suivre. Il n’y a que moi qui trouve ça complètement dingue et suicidaire ? Je crois que même l’étranger comprend l’absurdité de la chose. »

- «  Tait-toi Sven ! Tu peux rebrousser chemin, si tu ne te sens pas à la hauteur de remplir les ordres de Mojra. » grogna Kmori derrière le jeune Sven.

- « Ah ah j’aimerais bien que tu es raison, mais tu sais très bien toi comme moi que vous avez besoin de mes capacités pour mener à bien cette mission. » ricana se dénommer Sven.

A vrai dire chacun des membres de la petite compagnie semblait avoir était choisi pour leur compétence propre. Inge menait le groupe du fait de sa connaissance du terrain et de ses talents de pisteuse, un ancien factionnaire et son fils l’accompagnait dans sa tâche ainsi qu’un individu très âgé du nom de, il y avait quatre chasseurs chargeaient d’approvisionner le groupe, une guérisseuse, les frangins Sven et Sigvard aux capacités magiques qui semblait particulière et vitale pour la réussite de l’expédition. Même Kmôri avait pour rôle de surveiller Vaarden au cas il aurait l’envie de leur filer compagnie. A vrai dire c’était lui le seul intrus du groupe, il était expérimenté dans cette environnement et n’était plus qu’un poids qu’un atout. Il le savait, sa seule présence dans ce groupe était due au souhait d’Inge. Les murmures s’étaient résolus à l’accepter.

La fin de journée approchait, l’expédition fit donc halte avant que la nuit tombe. Les chasseurs se divisèrent en deux groupes afin d’élargir le terrain de chasse. Inge accompagna l’un d’eux. Le reste de la troupe était chargée d’installer le petit campement et de délimiter un périmètre de sécurité. Vaarden fit ses tâches toujours sous le regard de Kmôri. Celui-là attendait depuis le début que le korrulien tente de s’enfuir ceci afin de lui enfoncer sa hache dans le crâne. Pour lui, malgré les mois qui passaient l’ex-général des veilleurs restait un ennemi et une menace pour son clan.

Les chasseurs étaient revenus un peu moins d’une heure après la nuit tombée sans proie, l’un d’eux était assez confiant pour le repas du lendemain car il avait posé de nombreux collet afin de capturer deux ou trois duniigs. Le repas sera donc composé de baies et de graines, ainsi que de quelques morceaux de pain du courage. Le groupe était rassemblé sous une grande hutte camouflé par l’intermédiaire de branchage et buisson. A l’intérieur, ils étaient réuni en cercle avec en son centre des pierres chaudes, permettant de chauffer l’intérieur de ce petit édifice. C’était les frangins rouquins qui étaient responsable de maintenir les pierres à une température constante grâce à leur don.
Inge vint se placer à côté de Vaarden, comme à son habitude. Bien évidemment,  il n’affichait qu’une simple amitié à l’ensemble du groupe. Même si depuis la dernière mission, un autre type de relation s’était immiscée entre les deux individus. L’homme à la peau doré essaya d’engager la discussion :

- « Alors combien de jour pour atteindre le bois sacré ? »

Puis d’un ton plus bas tout en se penchant, près de l’oreille de sa rouquine préférée :

- «  Tu fais confiance en ce vieux fou toi ? »


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Posté dans Re: [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   - Dim 25 Oct 2015 - 14:41

La petite troupe avançait à un rythme soutenu, ou du moins autant que le leur permettait leur titre de déserteur. Les détours étaient fréquents, les haltes tout autant au moindre doute quant à la présence de factionnaires dans les parages. Le vieil Oracle qui les accompagnait était installé sur une luge traînant des branchages qui effaçaient leurs traces. Se savoir aux mains de déserteurs ne semblait pas l'inquiéter plus que ça, Börl passant son temps à balayer les environs d'un regard hagard, perdu, le visage inquiet et son corps entier sursautant au moindre bruit suspect. Il se pliait même étrangement aux volontés de ses ravisseurs, comme s'il était enfin soulagé que quelqu'un croie en ses visions. Ou presque.

Sven, réelle tête brûlée du groupe, n'hésitait pas à faire connaître son point de vue sur la chose, parlant bien souvent dans le vent sans que personne ne lui réponde. Qu'attendait-il qu'ils lui disent ? D'accord, rentrons au camp ? Inge préférait le laisser râler plutôt que de débattre avec cet homme qu'elle savait intarissable en paroles, de crainte qu'il ne parle sans s'arrêter des jours durant. Seul Kmöri parvint à lui clouer le bec deux ou trois fois, son imposante carrure rendant fort peu appréciables les menaces qu'il proférait à Sven afin de le faire taire.

La seconde nuit de leur périple s'amorçait lorsqu'ils décidèrent d'établir le campement. Non sans regrets, l'Affranchie dut laisser son protégé sous la surveillance du colosse afin de chasser quelque gibier pour leur pitance du soir. Sans grand succès toutefois, car ce ne fut qu'avec quelques baies et racines qu'elle revint vers les siens, sous cette hutte de fortune parfaitement dissimulée. Le repas fin prêt, Inge s'installa au côté de Vardøn non sans une certaine hésitation, comme à chaque fois qu'elle l'avait approché depuis qu'il avait semé le trouble dans son esprit. Les regards qu'elle posait à présent sur lui étaient plein d'interrogations, pour se faire fuyants lorsqu'ils croisaient les iris dorés de l'outremurien.

La fatigue, comme l'appréhension de ce qu'ils trouveraient aux Cimes Hérissées, laissait planer un silence de plomb dans le petit groupe, que brisa l'homme doré. Levant les yeux de son auge à la première question, Inge s'apprêtait à lui répondre avant qu'une seconde interrogation ne se glisse au creux de son oreille. Même si cette dernière question ne prêtait pas à ça, le cœur de l'erfeydienne s'emballa et sa respiration se coupa, la rendant muette le temps que la guérisseuse ne prenne la parole.

- D'ici cinq jours si les conditions nous sont favorables. Lança-t-elle nonchalamment avant de reprendre son repas.

Ce court délai avait permis à Inge de reprendre ses esprits. Se penchant légèrement en avant, le visage tourné vers celui qui n'en finissait pas de l'intriguer, elle lui sourit doucement.

- Toutes les légendes sont bâties sur des faits réels. Il est peut-être fou, ce qu'il dit l'est tout autant, mais je suis persuadée qu'il y a un fond de vérité dans ses délires. Et nous devons le trouver.

Sa voix se voulait rassurante et sereine, comme devait l'être la meneuse d'une pareille expédition, mais elle reflétait aussi la pitié qu'elle éprouvait pour ce vieil homme qui n'était plus lui-même. Sa naïveté n'était plus à prouver et c'était bien pour cela qu'elle avait été entourée d'une équipe pragmatique chargée de veiller à ce qu'elle ne se prenne pas trop d'affection pour ce représentant du Gardien, comme elle l'avait déjà fait pour cet homme à la peau sombre. Mais son entourage se rendait-il seulement compte du vent de doute qui brouillait son esprit depuis plusieurs jours déjà ?

Les conversations avaient repris une fois que le silence s'était brisé, laissant aller jusqu'à quelques éclats de rire bienvenus. Moins bavarde qu'à l'accoutumée, Inge se contentait d'écouter son groupe et de sourire avant de finir par se lever.

- On n'a plus d'eau, je vais chercher de la neige. Justifia-t-elle en se dirigeant vers la sortie de la hutte, s'arrêtant brièvement. Vardøn, tu viens me filer un coup de main ? L'outremurien l'ayant rejointe, elle sortit avec lui, saluant au passage Sven qui montait la garde au dehors.

Le duo s'éloigna vers les talus où la neige était plus épaisse, plus blanche, plus pure. Et Inge retrouva enfin sa voix et son entrain.

- T'inquiète pas va, on arrive aux Trois Glaciers, on jette un rapide coup d’œil et on repart ni vus, ni connus. Sven peut être démoralisant avec ses remarques, mais c'est son truc, ne l'écoute pas et ça ira mieux. Son flot de paroles se déversait à mesure qu'ils avançaient, sans pour autant qu'elle ne fixe son regard sur l'étranger qui marchait pourtant à côté d'elle. Notre équipe ne comporte que les meilleurs dans leurs genres. C'est du tout cuit. Dans deux semaines, on est de retour et on s'empiffre des fruits confits de Yaga.

Le débit de la déserteuse était bien plus rapide que d'habitude alors qu'elle se cachait derrière ces paroles ne servant qu'à dissimuler sa gêne. Parce que si elle avait invité Vardøn à la suivre, ce n'était pas aussi anodin que ça en avait l'air. Ses réflexions l'avaient menée à des centaines de conclusions, toutes aussi différentes les unes que les autres et, bien que celle la mettant en garde contre une éventuelle manipulation lui ait effleuré l'esprit, elle ne l'avait pas gardée en mémoire. Il y avait cependant une idée qui refaisait régulièrement surface, malgré toute la raison qu'elle tentait de garder, malgré cette crainte de se méprendre, celle de l'embrasser à son tour, de s'assurer qu'elle n'avait pas rêvé, de faire savoir à l'outremurien qu'il avait su s'attirer bien plus que sa sympathie.

Ses paroles s'arrêtèrent subitement, tout comme ses pas alors que Vardøn continuait d'avancer.

- Aðallnar ? Sa voix était moins assurée mais ses yeux se décidèrent enfin à se fixer dans ceux de "l'homme soleil" qui s'était retourné, reconnaissant ce nom qu'elle lui avait donné. D'un pas hésitant, la déserteuse l'avait rejoint et s'arrêta devant lui, le regardant un instant en silence, immobile, ignorant ce vent glacial qui fouettait la moindre parcelle de peau exposée. Et lorsqu'elle se décida enfin à agir, la Hardinvast leva timidement ses mains pour encadrer le visage halé vers lequel elle se hissa, jusqu'à supprimer toute distance entre leurs lèvres. Yeux fermés, épaules haussées sous ce frisson qui la prit soudainement, Inge se laissa envahir par la douce chaleur que lui procurait le premier homme qu'elle approchait depuis de longues années, le premier de sa vie de déserteuse, le seul à être parvenu à la détourner d'un passé qu'elle laissait la hanter.

Le ululement d'un oiseau la ramena sur terre, la faisant finalement reculer. Son regard était toujours un peu gêné, mais avait retrouvé cette lueur de complicité que lui inspirait cet homme et brillant d'une étincelle nouvelle. Après un sourire, elle se faufila jusqu'au talus où ils récupérèrent quelques blocs de neige avant de rentrer rapidement au camp afin de n'inquiéter personne. Sous la hutte, les rires et les histoires continuèrent jusqu'à ce qu'il ne faille dormir. Alors, Inge installa sa couche proche de celle de l'homme doré et, lorsque la lumière des braises laissa place à l'obscurité, elle glissa une main hors de sa couverture pour enserrer celle d'Aðallnar.




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Posté dans Re: [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   - Sam 31 Oct 2015 - 11:40

Une semaine s’était écoulée depuis le dernier baiser entre Inge et « Aðallnar », la troupe s’était progressivement rapprochée des villages, jusqu’au moment où pendant deux jours la progression ne se fit que du crépuscule à l’aurore. C’est aussi durant cette période délicate que le pouvoir des frères déserteurs fut très utile, en effet en réchauffant la neige grâce à leur don une brume se formait autour du groupe, les dissimulant le jour. Ainsi comme avait prédit la guérisseuse, le groupe arrivèrent à l’intérieur des cimes hérissées le cinquième jour. Néanmoins, il ne s’agissait que de la première partie de leur périple, ils leur étaient à présent nécessaire de traverser cette épaisse forêt avant d’escalader l’un des trois glaciers jusqu’à trouver leur point de chute.

Pensant que le plus dure était fait, leur vigilance s’atténua quelque peu. Malheureusement, en ce septième jour, la petite compagnie semblait être suivi, par quoi ou par qui ils ne le savaient pas encore. C’est au soir du huitième jour qu’ils comprirent ce qui les suivait. Lorsque deux chasseurs du groupe revinrent salement amochés de leur parti de chasse. Il avait réussi à tuer un chevrin lorsqu’une horde de Skoll leur était tombé dessus réclamant leur proie.  L’un des chasseurs avait été particulièrement touché par cette attaque en ayant subi de nombreuse blessures. Malgré les efforts de la guérisseuse, le malheureux ralentissait considérablement l’avancée de l’expédition, ses souffrances prirent fin l’après-midi du onzième jour … Il fut enterré au crépuscule au pied d’un arbre en direction du nord, comme le voulait la tradition. Cette perte renforça le silence qui s’était installé au sein du groupe de déserteur depuis l’attaque. Inge avait été particulièrement affectée par cette perte car cet homme avait été sous sa responsabilité. Cependant, Vaarden la réconforta en lui disant que l’homme avait délibérément choisi sa voix et de prendre part à cette aventure. Il le savait ces quelques paroles n’aideraient que peu la pauvre femme à se sentir mieux. Lui-même avait perdu de nombreux hommes au cours de bataille contre les forbans dans le désert aride. Parfois il revoyait leur visage dans ses rêves et se réveillait en sursaut le matin. Ce mort hanterait surement à jamais l’esprit d’Inge mais la vie continuait et surtout leur mission.

Leur petite formation sortie de la forêt des cimes hérissées en milieu de journée du treizième jour, se dressait devant eux les trois glaciers, trois immenses pics rocheux recouverts de glace.

-« Sans déconner, on va vraiment devoir se taper la grimpette ? » balança Sven avec dépit.

-« Oui et tu le savais depuis le début, donc économise tes forces au lieu de râler. » lui rétorqua son frère.

Ils allaient attaquer l’ascension lorsque soudain une lance atterri à leurs pieds, le groupe se mit en alerte dégainant chacun leur arme blanche et en faisant un cercle autour du vieux fou d’Agazhar. Ils attendirent quelques secondes qui leur parurent une éternité, soudain un homme encapuchonné sorti de la forêt, les bras levés en l’air pour montrer sa non-hostilité.

-« Que viennent faire des murmures aussi près des trois glaciers ? Et surtout accompagné d’un oracle ? Vous auriez changé de camp à présent ? Par contre Kmöri est toujours aussi moche ! » Le ton était assez joviale malgré la tension qui régnait.

L’homme arrivé à moins d’une dizaine de mètre du groupe enleva sa capuche pour montrer son visage, il avait un crâne rasé où l’on discernait sur ses côtés des sortes d’éclairs bleus tatoués ainsi que quelques cicatrise. L’homme n’était pas particulièrement grand pour un erfeydiens aux alentours d’1m85 mais il avait une stature imposante ainsi qu’un regard d’un bleu électrique qui semblait voir à travers l’âme. Il était clair qu’il s’agissait d’un guerrier aguerri qui devait approcher la quarantaine.

-« C’est toi Ghalor ?? » hésita Kmöri, « on te croyait mort depuis des années ! ».

-« Au vu de mon statut, il vaut mieux que même vous les murmures vous le pensiez. » sourit le guerrier. « Mais non, je fais toujours parti de ce monde et vous êtes ici dans mon nouveau chez moi. J’attends depuis des années qu’un oracle vienne sur les trois glaciers s’adresser à son fameux gardien et qu’il ait le malheur de croiser ma route. Laissez-moi donc Agazhar que puisse mettre sa tête sur un pic. »

L’homme avait mentionné sa dernière phrase avec un certain plaisir, il semblait avoir une haine viscérale contre le vieux fou. Pourquoi ? Cela dépassait complètement Vaarden.

-« Je suis désolé mon ami, mais Agazhar est notre prisonnier et il semble que depuis peu il a changé de camp. Les dirigeants des murmures nous ont ordonné de l’amener dans une sorte de grotte qui se situerait sur les trois glaciers. Il se trouverait là-bas une chose qui nous dépasse mais qui pourrait grandement aider les murmures. » C’était une nouvelle fois Kmöri qui avait répondu au barbare chauve.

-« Oh vraiment ? Et vous croyez réellement ce fanatique ? Les murmures se sont trop adoucis avec le temps. Néanmoins j’ai une dette envers eux. Je vous propose donc un marché. Je vais  vous aider dans votre mission, je connais bien cette montagne et ces dangers. Mes conseils ne vous sauront pas de trop je pense. En échange si Agazhar vous a menti vous me laisserait sa tête, s’il a raison alors peut-être que je réévaluerais son cas. »

Les déserteurs attendèrent la réponse d’Inge à cette proposition.


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Posté dans Re: [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   - Jeu 5 Nov 2015 - 13:51

Le groupe était enfin parvenu à franchir la lisière des bois recouvrant les monts des Trois Glaciers. Tous étaient exténués, physiquement comme moralement. Surtout Inge. La mort de ce compagnon de route n'avait pas été sans la laisser indifférente, elle qui avait toujours eu la fâcheuse tendance à faire preuve de beaucoup trop d'empathie pour quiconque avait sa sympathie, qu'elle donnait bien trop aisément. Cet événement l'avait renfermée sur elle-même, allant jusqu'à se montrer distante envers celui dont elle s'était finalement rapprochée. Comme si rien ne s'était passé, elle n'échangeait plus aucun regard complice ni paroles enjouées, se contentant de mener le groupe vers leur fichue destination. Pourvu que cette mission se termine vite et qu'ils rentrent tous, ceux restants, sains et saufs, et alors elle pourrait trouver repos.

Si la disparition du tempérament enjoué de la jeune femme n'avait échappé à personne, il donnait l'impression d'une certaine volonté d'isolement qu'aucun ne préféra baffouer, laissant l'Affranchie seule à son deuil. Il en était ainsi dans les Murmures, chez qui la force de caractère devait se forger chez tout un chacun, même chez les plus sensibles. Inge n'échappait pas à cette règle et devait bien s'en accommoder, ne cherchant aucun réconfort chez ceux qui demeuraient pourtant ses frères et sœurs. Seul Vardøn lui donnait parfois l'envie irrépressible de se jeter dans ses bras pour pleurer toutes les larmes de son corps, mais la proximité constante de ses camarades comme la crainte de se faire rejeter l'en empêchait.

Ce fut donc dans un état d'esprit bien sombre qu'elle pénétra dans la dense forêt de conifères qui s'étendait à perte de vue. Leur avancée fut bien vite interrompue par des retrouvailles inattendues avec un membre des Murmures que tous pensaient mort. Cet homme était curieux et avait toujours paru étrange à la jeune femme qui, en le revoyant, n'en avait plus rien à faire. L'échange qu'il eut avec le reste de la troupe la laissa totalement indifférente et elle laissait les longues prises de paroles à Kmöri qui s'en sortait bien mieux qu'elle.
Lorsque tous se retournèrent, attendant son avis sur l'offre de Ghalor, Inge parcourut l'assemblée d'un regard las, haussant les épaules en laissant échapper un simple "pourquoi pas ?" avant de reprendre leur route.

La suite de leur périple ne dura pas plus de trois jours, Ghalor s’étant montré un atout efficace pour échapper aux différents dangers qui rôdaient en ces lieux. À l’aube du quatrième jour, l’entrée d’une grotte se présenta à eux, Agazhar jurant qu’il s’agissait de l’endroit d’où lui étaient venues ses étranges visions. Toute perturbée qu’elle pouvait être, Inge demeurait toujours aussi intriguée par les récits du vieil homme qui parlait de cités immenses aux murs de pierre et aux couleurs chatoyantes. Elle fut la première à s’engouffrer dans la grotte et y avança lentement, suivie du reste de la troupe. Après quelques pas hasardeux, une lueur bleutée accrocha son regard et guida les pas suivants, la rapprochant d’une pierre, de son élément de prédilection, qui semblait l’appeler par le doux clignotement qu’elle émettait.

Ne l’approche pas, surtout pas ! La mit en garde le vieil oracle d’une voix inquiète, presque paniquée.

Mais Inge ne l’entendait plus, trop absorbée par cette vision étrange, par cette lumière qui se reflétait sur son visage adouci, après tant de jours passés à n’exprimer que la souffrance. Elle semblait avoir oublié toutes les difficultés qui avaient jonché sa courte vie. Elle faisait face au monde du mystique et de l’étrange qui l’avait toujours fascinée et avait bercé ses rêves les plus fous, la coupant du reste du groupe resté à distance sous les conseils de l’oracle.

La pierre l’appelait, la roche se tendait vers l’esprit de l’élémentaliste qui, doucement, retira son épais gant en cuir pour laisser respirer une main blanche et délicate qui vint se poser, tremblante, sur le totem qui se mit à luire plus violemment.

- Non ! Non ! Tu vas à ta perte ! À notre perte à tous ! Hurlait le pauvre Agazhar tandis qu’une bourrasque venue de nulle part soulevait la crinière rousse de la déserteuse. Malheureuse, retire-toi de là !

Soudain, Inge leva vers les siens un regard apeuré. Elle ne comprenait que trop tard l'erreur qu'elle avait commise et sentait peu à peu son corps s'arracher à ce monde, perdant peu à peu l'ouïe, l'odorat, le toucher. Ne lui restait plus que la vue pour fixer une dernière fois ses yeux sur l'homme soleil, un regret certain se lisant au fond de son iris avant qu'elle ne disparaisse finalement dans un tourbillon de poussière et de neige.

~~~

Son esprit s'était vidé de tout, finissant de se reconstituer alors qu'elle gisait, sans connaissance, au milieu de cette végétation luxuriante qui l'entourait. La voilà seule dans l'inconnu. Seule, vraiment ? Le totem non loin d'elle semblait luire, comme il l'avait fait à son arrivée en ses lieux. Ami ou ennemi ?




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Posté dans Re: [Vardøn&Inge] “La loyauté a son petit côté d'obligation, de contrat à respecter.”   -

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