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Chapitre VII : Les Joyaux de l'Oasis

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On m'appelle Maitre des Joyaux


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VILLE & APPARTENANCE : (ex : Muertiga - Les Gargans
MON AGE : n/c
Masculin
MESSAGES : 1007
INSCRIT LE : 27/01/2011
PSEUDO HABITUEL : Dieu tout puissant
Joyaux : 150
Posté dans Chapitre VII : Les Joyaux de l'Oasis    - Lun 26 Oct 2015 - 14:23

LES JOYAUX DE L'OASIS


L’immensité de la pierre qui se trouvait face à eux leur avait donné des frissons. Des pulsations semblables à un battement de cœur émanaient du centre de l’imposant roc. S’ils fermaient les yeux, un “ boum ” plein de vie et de fougue leur parvenait aux oreilles. Un son expressif, enfermé dans un joyau cristallisé et figé par le temps. Le légendaire trésor du Capitaine Rodhia n’était que fable, alors que trois somptueux et titanesques rochers précieux s’élevaient à sa place, au milieu de l’Oasis Korrulien.  

Leur périple avait duré des semaines au cours desquelles, nombre d’entre eux avaient connu la mort. La volonté de Ruyn avait fait fi de leur belle organisation et n’avait eu de cesse de semer des embûches sur leur chemin. Des jours et des nuits interminables à errer dans le désert brûlant de Korrul. De longues heures, à se demander pourquoi ils avaient tenté un tel périple. Des minutes cauchemardesques, à comprendre qu’ils n’y arriveraient jamais. Des secondes lentes et misérables, pour accepter qu’enfin, cette cause fût perdue d’avance.

Las et découragés, les Pirates de Vanylle avaient été moins que des bêtes dans cet océan de sable. Maîtres du vent et grands combattants des cieux, ils n’étaient ici que des moins que rien. Seuls les plus vaillants et les plus forts d’entre eux réussirent à rester sereins, galvanisés par l’envie de ne pas échouer après tout ce chemin. Et comme si Ruyn avait finalement applaudi leur mérite, les sang-mêlés du sud rencontrèrent leurs confrères du désert. Les Pirates et les Forbans se retrouvèrent dans un même lieu, après des siècles de division. Enfants reniés de Vama ou encore de Ruyn, ces hommes et ces femmes avaient plus d’un point en commun. Les milliers de kilomètres qui avaient séparé jusqu’à présent les deux tribus, tout autant que les centaine d’habitudes divergentes et un savoir vivre différent, rendirent la rencontre difficile. Pour beaucoup des hommes du désert, ce fut la première fois qu’ils entendirent parler des Pirates. Peu savaient vraiment ce qu’était Grand Vent et où se trouvait exactement Matroos. Cette rencontre avec les Pirates relevait de l’extraordinaire. Si exceptionnel, que les Forbans se disputèrent entre Kerkeïs le droit de capturer les nouveaux venus; jusqu’à ce que le plus grand clan prenne le dessus, emmenant les hommes du vent parmi les Tol’Krigareh, et surtout, vers le Croyant. Les Pirates avaient tenté avec force et conviction de convaincre leurs frères du désert sur la raison de leur venue et l’intérêt de les aider pour la suite. Tour à tour, ils s’étaient plaint de leur bourreau respectif. D’un côté, les Forbans expliquèrent leur haine face aux korruliens et racontèrent leur histoire. De l’autre, les Pirates contèrent avec de grands gestes leurs batailles aériennes face aux matrosciens. L’un comme l’autre, les deux peuples étaient reniés par leurs descendants et avaient tous deux la conviction qu’il fallait que cela cesse. Alors, ce fut non sans mal que trois chefs de clans forbans acceptèrent d’aider les Pirates, contre une part du butin et une alliance qui devrait survivre au-delà de la Ceinture de Feu.

Cette entente, seulement guidée par l’appât du gain, ne fut payante que pour le petit nombre de survivants vers qui les immenses joyaux tendaient leurs bras invisibles, les tenant comme autant de pantins articulés qu’une douce folie avait accompagnés en ces lieux.

Le silence pesant qui rythmait leur ébahissement et les rêves que leur inspiraient les pierres furent soudain interrompus par un bruissement de feuilles, suivi de craquements de branches cédant sous des pieds. La méfiance, autant que la crainte de voir apparaître d’autres êtres revendiquant ce qu’ils étaient venus chercher, leur firent dégainer leurs lames rouillées par l’humidité ambiante qu’ils brandirent vers les silhouettes qui se dessinèrent devant eux.
Deux femmes, aussi freluquettes l’une que l’autre, leur faisaient face en silence. Leurs regards étaient ceux de créatures défendant farouchement leur territoire, leurs postures les montraient prêtes à bondir vers le premier qui s’avancerait vers eux, leurs cheveux hirsutes et leurs frusques tenant à peine sur leurs épaules les rapprochaient davantage de la bête que de l’être humain. Qu’étaient-elles ? De pauvres âmes flouées par leur propre avidité ? Ou bien les gardiennes tenaces des joyaux qui les écrasaient de toute leur hauteur ?

De l’autre côté de Grand-Vent, le miracle des joyaux s’est aussi étendu sur les terres enneigées des Erfeydes. Après la réapparition de l’Oracle Agazhar, d’étranges propos ont été entendus de la bouche du vieil homme, remettant en cause les fondements même de toutes croyances erfeydiennes. Son insistance a été telle, que beaucoup d’erfeydien craignaient que son jeune compère ne le fasse taire par n’importe quel moyen ou pire, que quelques fanatiques du Gardien ne commettent l’irréparable, sauvant ainsi l’île d’un prêcheur devenu fou.

Les mots de l’ancien ne tombèrent pourtant pas seulement dans des oreilles indignes de comprendre ses paroles. Des Déserteurs eurent vent de cette mystérieuse histoire de totems, et sans hésitation, kidnappèrent l’Oracle, avides d’en apprendre d’avantage sur ce qui semblait être leur voix de rédemption. Un petit groupe de marginaux fut donc envoyé avec l’hôte du Gardien, en direction des Trois Glaciers, après s’être assuré que celui qui n’était considéré que comme un vieillard, croyait réellement en ce qu’il avait vu. Lorsqu’ils furent au sommet, les récits de leur captif prirent tout leur sens. Bien plus encore, lorsque pour deux d'entre eux, posant une main sur l’une des pierres aux symboles brillants, une sensation brutale et particulière les envahit. Quand leurs paupières se soulevèrent à nouveau, la neige avait fait place à un sol de sable terreux, et tout autour, les montagnes s’étaient effacées, pour laisser apparaître une nature luxuriante, et à la température bien plus élevée. Nulle explication à apporter, le duo regarda avec des yeux ébahis ce qui les entourait avant de s’organiser et de partir en repérage. Au sommet des Trois Glaciers, ceux qui étaient restés avec l'Oracle profitèrent de ses explications et ne tardèrent pas à appeler du renfort, bien décidés à rejoindre les éclaireurs subitement disparus. Plus nombreux, à leur tour, ils touchèrent les pierres et furent aspirés, atterrissant sans douceur dans un lieu magique et inconnu, mais visiblement déjà occupés. Sans compter les trois immenses joyaux brillant de mille feux qui s’élevaient devant eux, d’autres individus se trouvaient là aussi. Certains à la peau mâte, d’autres plus claire, mais tous pourtant si différents d’eux. Et si proches à la fois.        



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