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Arbre-maison d'Angélyne Montaigu

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Posté dans Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Lun 23 Jan 2012 - 10:13

Rappel du premier message :

Suite du RP du Manoir Saule

La tendresse, les caresses, les mots que Yannick a envers son vieux cheval, conforte Angélyne sur la nature réelle du caractère de son amant. Sa gentillesse envers l'animal est attendrissante et son coeur fond pour cet homme si complexe, plus il se dévoile, plus elle l'aime ... En amazone sur l'encolure du vieil étalon, au milieu des bras du jeune homme, qui en profite bien un peu, ils sortent du jardin envahi par les mauvaises herbes, passent la grande porte en métal rouillé par le temps et l'abandon, et trottent sur le chemin qui les mènera à Midel-Heim.

Elle a enroulé son bras autour de son cou, et son autre main repose sur pommeau patiné de la selle, bien calée contre lui, elle apprécie la balade à cheval. Elle est partie de chez elle avant-hier soir, mais elle a l'impression qu'il y a des semaines, qu'elle a quitté sa petite maison douillette, pour venir cambrioler le manoir Saule. Faire découvrir son refuge à Yannick l'enchante, de plus, elle va retrouver aussi sa garde robe, qui bien que peu garnie, la changera de son « uniforme de voleuse », comme l'a appelé son tendre compagnon, songe-t-elle en souriant.

Des nuages cotonneux, qui s'effilochent aux quatre vents, délivrant ainsi un soleil aux rayons timides, les orages et la pluie semblent vouloir s'effacer, enfin. Les deux amoureux enlacés sur leur monture laissent la forêt verdoyante derrière eux et rapidement les premières maisons de Midel-Heim apparaissent sur la colline, qu'ils grimpent tranquillement. Arrivés au sommet, ils ont une vue d'ensemble de la ville, les arbres maisons majestueux se dressent devant eux, ainsi que le réseau inextricable de ponts, et de tyroliennes qui les relient. A chaque fois qu'elle se trouve confrontée à ce spectacle si beau, elle ne peut s'empêcher de l'admirer.

- Je ne me lasse pas de ce paysage magnifique, soupire-t-elle, embrassant du regard sa ville natale. L'arbre maison de Palder, est là sur le tertre, sur la droite, on en aperçoit la cîme, tu vois ? Et ma maison, à moi est à l'opposé, là-bas, pointe-elle du doigt en direction de la colline voisine, dans les quartiers plus pauvres, le meilleur endroit où se cacher est celui où personne n'aura idée de venir te chercher … Allez mon coeur, avançons encore un peu et il nous faudra descendre de cheval. Nous finirons à pied …

Pour se rendre jusque chez Angélyne les tourtereaux doivent emprunter deux escaliers sculptés à même les arbres qui les entourent, puis un pont de vieilles cordes et de planches usées par le temps, les conduisent vers une porte de bois sombre, un heurtoir de bronze patiné les accueille, la jeune femme entre dans une pièce éclairée par deux fenêtres aux vitres colorées. Un divan recouvert de coussins multicolores, une bergère moelleuse dirigés vers la cheminée, une table de bois clair et quatre chaises constituent le mobilier de cette salle simple mais chaleureuse. Une porte ouverte sur la gauche, laisse entrevoir un lit recouvert d'une courtepointe brodée …

- Voilà mon domaine, mon refuge, Monsieur Saule ! Bien moins grand que votre manoir, mais chaud, confortable ... et meublé dans les trois pièces ! se moque-t-elle tendrement, accrochée au bras de son amant, elle lui ouvre sa maison comme elle lui a ouvert son cœur. Tu veux boire, manger quelque chose, trésor, avant d'aller dans l'antre du diable ...


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mer 19 Sep 2012 - 5:29

Gémissements, soupirs, encouragements résonnent longuement mais finissent par faire céder les barreaux récalcitrants suffisamment pour qu'Angélyne tente de s'y glisser. Le candélabre qui leur sert de levier est si lourd qu'il consomme toutes leurs forces, et lorsqu'il tombe à terre, la jeune voleuse a encore la sensation désagréable de ce poids mort dans ses mains, ses bras frêles en sont douloureux. Mais elle n'a pas le temps de se plaindre, il faut qu'elle parvienne à sortir de cette prison dorée et à libérer coûte que coûte Yannick. Au prix de quelques contorsions, elle s'arrache de la grille, pour s'écrouler au milieu d'un épais tapis dans la bibliothèque. Reprenant son souffle et des forces, elle contemple son compagnon d'infortune, tout aussi épuisé qu'elle, appuyé contre le mur. L'abandonner ? Alors que lui a déjà risqué sa vie maintes fois pour la secourir, pas question !

- Je ne partirai pas sans toi Yannick, inutile d'en discuter, nous sortirons d'ici, ensemble ! rétorque-t-elle, à la fois bouleversée qu'il veuille se sacrifier, et désemparée devant la complexité de leur situation. On va bien trouver comment s'ouvre cette herse, il y a forcément un mécanisme quelque part, qui déverrouille cette satanée porte ! Eclaire-moi, mon coeur, s'il te plait. Elle se relève et s'avance vers la grille qui les sépare. Minutieusement, elle en observe les contours, les ouvertures, elle passe ses doigts menus sur les aspérités de l'encadrement. Rien de rien ! Refusant de se laisser abattre Angélyne poursuit ses recherches en réfléchissant tout haut :

- Quand nous sommes entrés, la herse n'est pas descendue tout de suite ... Comme si elle avait attendu qu'on la verrouille, pour qu'elle ne se ferme pas ... Donc Enata, avant de pénétrer dans sa chambre-forte, devait faire quelque chose pour l'empêcher de se fermer, mais quoi ? De nouveau, ses doigts cheminent autour de la porte de la prison de Yannick, puis c'est au mur d'être examiné scrupuleusement, mais toujours aucun déclic, rien ! L'ombre du doute tente de s'insinuer dans le coeur d'Angélyne, mais la jeune voleuse, ne peut se résoudre à abandonner, c'est son amour, sa vie, son avenir qui est prisonnier ! Elle trouvera !

Elle s'attaque alors à la simple porte, puis au cadre du tableau, sur lequel elle retrouve le loquet qui lui a permis d'arriver à cette cachette secrète, rudement bien gardée. Et puis une idée saugrenue lui traverse l'esprit, une idée certainement idiote, mais elle n'a plus rien a perdre : - Yannick, donne moi une des bougies, s'il te plait, écoute, je vais essayer de refermer la porte et de rabattre la toile, on verra s'il se passe quelque chose ... Lorsque tout est fermé la grille se relève peut être ... Je sais c'est mince comme espoir mais je n'ai pas d'autre solution pour l'instant ... Je sais déverrouiller le tableau et la porte, donc ne panique pas, mon coeur, d'accord ?

Et sans quitter les yeux chocolat de Yannick, elle repousse l'huis, jusqu'à ce que son compagnon disparaisse derrière le battant, elle empoigne le lourd cadre doré, et le pousse jusqu'à entendre le déclic qui signale sa fermeture. Voilà cette fois Yannick est enfermé dans le coffre fort, Angélyne adresse une rapide prière à Vama. Aucun bruit ne vient la conforter dans sa théorie farfelue. La peur au ventre, elle croise les doigts, et inspire un grand coup, avant de déverrouiller de nouveau la gigantesque peinture, qu'elle repousse vivement, et lorsqu'elle ouvre la porte, deux bras forts l'enlacent et l'emportent vers le centre de la pièce, loin de ce maudit piège !
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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Jeu 20 Sep 2012 - 7:14


C'est à travers les grilles closes, infranchissables pour une grande asperge telle que lui, que Yannick assiste, impuissant, aux efforts accomplis par la puce pour les tirer de ce mauvais pas. Dans sa prison, notre homme se sent aussi utile qu'un marchand de sable en plein cœur du désert. Cette inaction le tue, car le temps passe, inexorablement, et quelqu'un pourrait surgir à tout instant dans cette maison inoccupée. Les derniers escrocs, ceux qui ont survécu au sanglant duel livré sur les rives du Fleuve de Vie, connaissent vraisemblablement cette planque, et chaque minute accroît le danger. Cloîtré pitoyablement au fond de cette cellule où l'or dort parmi les rubis, le gentilhomme serait dans l'impossibilité totale de protéger son joli farfadet, ce qui l'angoisse de plus en plus.

Mais il tâche de ne pas le montrer. De l'autre côté de la herse, Angélyne s'obstine, elle se multiplie, elle envisage toutes les possibilités. Elle pose partout ses doigts grêles, elle examine chaque faille, elle tâte chaque aspérité du mur, espérant déclencher le déclic libérateur, tout en commentant chacune de ses initiatives pour son amant. Ses yeux inquiets dissèquent les meubles et les parois à la recherche du sésame. Elle n'en démord pas, elle cherche partout, en haut, en bas, elle chercherait ce fichu mécanisme jusqu'au bout du monde s'il le fallait, mais ses efforts restent vains. Le sort leur est à nouveau défavorable. C'est à croire que Vama a décidé de se jouer d'eux et a épousé la cause des fripouilles.

C'est une chape de plomb qui se met à peser sur les épaules de Yannick. Le découragement est proche. Les déductions que fait sa compagne ne le stimulent plus. Il s'imagine déjà claquemuré au fond de ce réduit jusqu'à la fin des siècles. Par bonheur, la puce persévère. Le bout d'chou a une volonté de fer. Elle n'abandonnera pas, elle en fait le serment à son amant, qui retrouve un brin de courage en entendant ces mots. L’œil du lutin s'illumine soudain. Elle explique la tentative désespérée qu'elle va effectuer. Yannick n'est guère emballé à l'idée de se retrouver seul, dans une obscurité épaisse, mais il s'agit là d'une des dernières possibilités de quitter cette prison.

La brindille referme la porte et remet la toile dans sa position originelle. Suspens ... Les trois secondes qui suivent sont interminables. Et tout-à-coup un léger cliquetis s'élève, presque inaudible. La herse tressaille. Elle vibre, elle hésite, puis elle se soulève enfin, complètement, et le faible gargouillis qu'elle émet est la plus belle mélodie de l'univers. A nous la liberté. Lorsque la porte du réduit s'ouvre, quelques instants plus tard, sur le visage anxieux de la brindille aux prunelles claires, la jeune femme n'a pas le temps de dire ouf ! Yannick la saisit à bras le corps en riant, la hisse très haut, la fait tournoyer dans les airs en lui tenant la taille, et ne la repose au sol qu'après mille tours joyeux et enthousiastes. Tu as réussi, mon ange, tu es la meilleure ! s'écrie t-il en bécotant son joli minois, laissant courir ses doigts au cœur des cascades blanches de sa chevelure, que les mille tourbillons ont copieusement emmêlées. Mais ne nous attardons pas, c'est plus sûr ! Quittons vite cette maudite demeure ! Quoique ...

Il tergiverse quatre secondes, puis ... C'est trop bête de partir les mains vides, remplissons vite un coffre ou un sac de ce qui semble le plus précieux, et nous dissimulerons tout ça chez toi, ma chérie ! Je n'ai pas compris grand chose au fonctionnement de la herse, et je préfère la bloquer avec un meuble pour qu'elle ne se referme plus. Tu as trouvé l'astuce mais j'ai trop peur que ça ne fonctionne pas la prochaine fois ! Je ne veux plus vivre une telle situation ! Entre déjà et fais ton choix, mon ange, toi tu ne risques rien, tu passes entre les grilles ! ...

Tandis que la puce se précipite, le gentilhomme vide rapidement une bibliothèque de bois sombre, projetant les livres et les dossiers sur le carrelage, et il la glisse vivement dans l’entrebâillement de la porte, sous la grille ouverte, afin qu'elle ne puisse plus se rabattre. Le meuble s'emboîte exactement dans l'ouverture, à la satisfaction des tourtereaux. Yannick ramasse une poubelle de métal gris, se débarrasse du couvercle, et se penche aux côtés de la sylphide. L'opération remplissage est lancée !




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Lun 24 Sep 2012 - 4:54

Par Vama ! Elle a réussi ! Et la prison tendre et exubérante des bras de Yannick est le meilleur remède aux barreaux de ce piège sournois ! Les baisers passionnés effacent l'angoisse qui tenaillait impitoyablement son coeur. Ils sont libres ! Libres de se sauver, de quitter cette demeure ... Mais laisser un tel trésor est un crève-coeur, alors autant se remplir les poches ! Et pendant que Yannick cherche comment bloquer la herse, Angélyne entre de nouveau dans le coffre-fort et ramasse des bourses gonflées de galons qu'elle attache à sa ceinture. Elle choisit aussi parmi les bijoux, de petites pièces qu'ils pourront revendre facilement sans trop éveiller l'attention des receleurs. Et puis telle a toujours été sa devise, se montrer trop gourmand, c'est le meilleur moyen de se faire repérer ...

Yannick la rejoint bientôt et ils font main basse sur tout ce qui leur semble intéressant, parmi ce trésor de guerre inestimable. Des poignées de pierres fines et précieuses, des bijoux scintillants, un nécessaire de coiffure richement décoré, plusieurs dagues et leurs fourreaux incrustés de joyaux ... Angélyne insiste sur la taille et la valeur des objets, arguant qu'ils seront plus faciles à revendre, mais aussi à transporter. Bien sûr que les oeuvres d'art, la vaisselle splendide et délicate, les encombrants bougeoirs et chandeliers d'argent, les nombreux coffrets et écrins sont autant de tentations, mais ils reviendront, le temps passe, ils sont là depuis bien trop longtemps, il faut partir ...

Le seau de métal que Yannick a déniché commence à peser et est rempli à ras bord, le couvercle ferme tout juste. Déposant le fruit de leur larcin sur le bureau, les deux tourtereaux dégagent la bibliothèque, et la herse tombe aussitôt, condamnant de nouveau l'entrée, mais peu importe, ils sont du bon côté cette fois ! La simple porte et le grand tableau sont remis en place, scellant la chambre-forte. Vérifiant qu'ils n'ont rien laissé traîner derrière eux, Angélyne sort de la pièce : - Allons-y mon coeur, si des domestiques prennent leur service au matin, ils s'apercevront de notre passage, mais je doute fort qu'ils soient au courant pour le coffre, Enata était un maniaque du secret tout comme Daran ...

Le retour à l'arbre-maison d'Angélyne se fait tranquillement, car bien qu'ils tiennent chacun une anse de leur coffre au trésor improvisé, la poubelle est bien lourde. Et c'est avec soulagement que la jeune voleuse passe la porte de son refuge. Bien malgré elle, la peur de croiser un Milicien, ou même un autre monte en l'air, ne l'a pas quittée un seul instant. Les voilà sains et saufs et plus riches encore ...
- Je n'ai pas de coffre ici, juste la petite cachette derrière le secrétaire ... Où allons-nous dissimuler tout ça ? se demande-t-elle en se tournant vers Yannick, On ne peut pas emmener grand chose au Manoir ... Emportons avec nous quelques unes des bourses, et laissons le reste ici, en le cachant un peu partout ... Joignant le geste à la parole, Angélyne dissimule derrière les piles de linge de son armoire les dagues et elle attrape une paire de bas, et verse dans l'un, les bijoux et dans l'autre, les joyaux. Tout cela disparaît sous son matelas ...

Suite au Manoir Saule


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mar 7 Oct 2014 - 1:52

Suite de : Arbre-maison d'Enata


Les guerres présentent toutes le même visage, douloureux et amer. Implacables, elles abandonnent au fond du fossé les cadavres des victimes expiatoires, mais aussi ceux d'innocents souffre-douleur dont le seul tort était de se trouver au mauvais endroit au moment le plus inopportun. C'est la règle de ce jeu cruel. C'est la loi. Et Yannick est bien disposé à l'appliquer si les trois larbins n'ouvrent pas tout grand le bec, et si leur chansonnette ne le satisfait point. Son faciès ne laisse filtrer aucune équivoque. Ce sera parler ou bien ce sera déguster.

Et la frêle Angélyne se met au diapason de son amant. Un second poignard a jailli, et sa lame baguenaude lentement sur les flancs de la grosse servante, celle qui, précédemment, ne brillât pas par son courage. Le choix est excellent. Les deux pécores s'affolent tour à tour. Elles sont prêtes à tout pour éviter une sanglante et pénible estafilade. Elles seraient même prêtes à s'étriper, à se crêper le chignon, pour ne pas déplaire au gentilhomme et à sa compagne. Mais elles n'en arriveront pas à cette extrémité : l'angoisse leur délie la langue, et elles parlent, elles vident leur sac. C'est gagné. Le premier chapitre est favorable à nos tourtereaux, qui savent désormais où se terrent cette garce de Raffaella, sa mère et ce qu'il reste de sa bande de criminels. Certes, ils ne connaissent pas l'emplacement de manière précise, mais avec un brin de chance, et beaucoup de persévérance, ils réussiront à les dénicher et à les mettre définitivement hors d'état de leur nuire.

Farfadet et échalas n'ont plus qu'à ligoter les trois domestiques, afin d'éviter toute mauvaise surprise, puis qu'à récupérer les médors qui les attendent sagement dans la pièce voisine et leur distribuer les saucisses raflées sur la table, et les voilà en route, de ruelles en passerelles, en direction de l'arbre-maison qui abrite le minuscule pavillon d'Angélyne. L'après-midi est déjà bien avancé, et ils ont décidé d'attendre le lendemain pour décoller en direction de Sant-Poséinos, afin de peaufiner au mieux leur stratégie.

- Nous avons bien fait de conserver ta bonbonnière, mon joli lutin, même si elle sera sans doute un peu étroite pour nos monstres à quatre pattes ... dit-il en souriant, avant de retirer ses bottes et de les glisser sous un des fauteuils, au fond duquel il se laisse choir avec la grâce et l'élégance d'un lesbos cacochyme. Ton mobilier et ta maison de poupée, ça nous change du manoir et de son ameublement. Là-bas, il y a tellement de recoins et de couloirs qu'on pourrait se promener chacun de son côté, durant une semaine, sans se croiser le moins du monde. Mais ici, pas question de s'éviter ! D'ailleurs, viens là, mini-terreur des bonniches, on a à causer ! ... lance t-il en capturant sa femme-enfant par la taille puis en l'installant sur ses genoux, les jambes allongées en travers de l'accoudoir de velours pourpre.

- Tu sais, mon ange, cette fois-ci nous aurons l'avantage de la surprise, et nous aurons deux alliés de poids lorsque nous aurons repéré les Palder. Malta et Belzébuth. Mais il va de soi que nous ne pourrons pas les prendre avec nous quand nous traverserons les plus élégants quartiers de la capitale. Ils y déclencheraient une monumentale pagaille. Mais j'ai la solution ! ... énonce t-il d'un air triomphant. Cependant, je ne te la dirai que si tu me laisses fureter sous ta robe avec mes grands doigts coquins ! Tu n'as pas le choix, mon amour, si tu veux tout savoir ! ... ajoute t-il en la dévisageant de son regard le plus mutin et le plus charmeur.

Le bougre n'attend pas la réponse de sa douce amie. Une de ses paluches entoure les épaules de la gracile nymphette, tandis que cinq fieffés gredins escaladent lentement une de ses cuisses délicieusement fuselées, là où le derme est le plus transparent, le plus réceptif, le plus tendre. Les yeux gentiment frondeurs et canailles du gentilhomme s'attardent au fond des iris d'argent de son diablotin aux boucles de neige, et ils pétillent de malice. Il se penche vers elle et l'embrasse longuement, puis il se met à rire, agitant devant le nez de la mignonne un index accusateur. Ah oui mais si tu m'embrasses tout le temps, je n'arriverai pas à t'expliquer mon plan ! Tu es infernale, mon amour.

Tant de mauvaise foi de sa part le fait à nouveau sourire, mais il redevient un brin plus sérieux, plus pondéré, même si sa main poursuit sa tendre incursion sous les jupons de sa princesse et se fait de plus en plus envahissante et déterminée, papillonnant à un souffle de son Mont-de-Vénus.

- Je ne pense pas t'en avoir déjà parlé, mais j'ai un vieil ami à Sant Poséinos. Il y gère une petite auberge assez sympathique, le «Bedon Rebondi ». Il veillera volontiers sur Belzébuth et Malta lorsque nous parcourrons la ville à la recherche de Raffy. Nous pourrons d'ailleurs dormir chez lui, il loue trois ou quatre chambres situées au premier étage de sa taverne. C'est un gars qui a traversé le même enfer que moi. Les cartes, les nuits à jouer et surtout à perdre, les revers de fortune, mais il s'en est bien tiré. Nous avons été très complices et nous nous sommes entraidés bien souvent. Ça a créé des liens solides entre nous. Il s'appelle Brid Hilsen. Tu verras, c'est un chouette gars. Qu'en penses-tu, mon joli bébé rose ?

Sourit-il parce que cette solution lui semble parfaite, parce qu'il sait à l'avance que la belle y adhérera volontiers, ou parce que ses doigts, sous la culotte de dentelle blanche et diaphane, effleurent à présent, avec une tendre insistance, l'intimité fragile et frissonnante de sa jeune maîtresse, dont le souffle semble se précipiter ? Lui seul le sait. Et elle le devinera, assurément.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mer 15 Oct 2014 - 9:52

En passant le seuil de sa petite maison nichée au cœur d'un arbre séculaire, Angélyne réalise combien ses deux petites pièces douillettes lui ont manqué. Certes le Manoir est magnifique désormais, mais ici, ici, c'est vraiment chez elle, sa maison, son refuge durant toutes ces années de lutte contre les Palder. Elle est heureuse d'y revenir mais aussi très fière de ce qu'elle a accompli, non, de ce qu'ils ont accompli tous les deux, Yannick et elle, depuis la première fois où ils sont venus ici. Ils sont parvenus à dissoudre l'association de malfaiteurs qui a ruiné sa famille et causé la mort de ses parents. Il ne leur reste plus qu'à localiser les deux sorcières, mère et fille, et cette histoire sera terminée, elle pourra enfin tourner la page, et envisager un avenir serein au Manoir avec Yannick. Grâce aux informations qu'ils ont glanées chez Enata, enfin qu'ils ont extorquées aux trois domestiques, et d'une manière dont elle n'est pas peu fière, ils vont pouvoir se rendre à Sant Poseïnos et en finir avec les deux harpies.

Mais plus de cogitations pour l'instant, Angélyne veut fêter cette victoire si mince soit-elle. Yannick a déjà pris ses aises dans l'un des grands fauteuils qui meublent le salon. Il s'y est laissé tomber comme s'il était épuisé, mais le sourire qu'il arbore est aussi conquérant que celui qui danse sur les lèvres de la voleuse. Leurs deux médors, eux, ont disparu dans la chambre, sûrement pour visiter, mais surtout pour profiter de l'occasion de se rouler sur le lit, pendant que leurs maîtres ont le dos tourné. Soudain, alors qu'elle passe à la hauteur de son complice, deux bras emprisonnent tendrement sa taille et l'attirent sur les genoux de celui-ci.

- Dis donc espèce de coquin ! s'écrie-t-elle en riant, et la suite la réjouit encore plus, car ce voyou joue les maître-chanteurs : il ne lui révélera la suite de son plan que si elle accepte que ses doigts s'aventurent sous sa robe. Tu sais bien que je ne peux rien te refuser, mon amour ! Mon corps t'appartient ... Raconte-moi … répond-elle mutine, en se lovant contre son torse, curieuse de connaître sa stratégie, mais aussi et surtout désireuse de sentir sa main vagabonder sur sa peau.
- C'est vrai que cette fois nous aurons l'effet de surprise pour nous, mais elles sont si démoniaques … Au Spatioport nous trouverons sûrement …

Mais elle s'arrête net, ses lèvres closes par une bouche gourmande, qui s'attarde longuement pour un baiser qui lui coupe le souffle, la grise, l'émoustille, autant que cette main qui chemine sur sa cuisse, toujours plus haut, effleurant sa peau qui réagit instantanément se couvrant de frissons délicieux. Les yeux chocolat qui s'attachent aux siens se font taquins et enjôleurs. Elle n'est plus que braises incandescentes sur lesquelles ce fripon souffle sans relâche, l'air de rien, tout en continuant à discourir sur cet ami dont elle ignorait jusqu'à présent l'existence, et dont pour l'instant elle se moque éperdument ! Un faible « Oui oui ... » lui échappe, alors que la caresse de son amant se fait insistante, malicieuse, conquérante et qu'elle déjoue le rempart dérisoire de dentelle ivoire. Elle devient divine torture. Si divine ...

Angélyne ferme les yeux et se laisse emporter par les exquis frissons de plaisir qui vibrent en elle comme les cordes d'une guitare dont Yannick serait le musicien. Alors elle rend les armes, elle lâche prise. Oubliés les Palder, l'ami mystérieux, les médors et Sant Poseïnos … Il n'y a plus que ces doigts habiles qui frôlent ce bouton de chair si fragile et si sensible, le cœur de sa féminité qui en veut toujours plus. Ils caressent tantôt délicats, tantôt pressants mais toujours plus enivrants. Elle s'abandonne, se cambre, gémit doucement alors que sa respiration se précipite. Elle s'abandonne se laissant conduire jusqu'aux frontières troubles du plaisir, savourant cet intermède à la fois torride et tendre jusqu'à la dernière seconde.

Et puis l'appel de ses sens se fait ardent, c'est de Yannick qu'elle a besoin là, tout de suite, maintenant. C'est lui qu'elle veut en elle, qu'elle veut aimer aussi longuement que leur désir leur permettra. Et la fine liane repousse doucement les doigts de son doux tourmenteur, plongeant ses yeux couleur de nuages dans ceux de son amour, elle se dégage lentement de son étreinte. Elle dépose un long baiser sur ses lèvres et se lève pour se débarrasser prestement de ses vêtements qui volent ça et là, avant de venir s'asseoir à califourchon sur ses genoux.

- Tu es bien trop habillé pour ce que j'ai en tête, mon amour …  Aide-moi ...
murmure-t-elle hâtivement en s'attaquant fébrilement à sa chemise. Dans l'urgence ce déshabillage à quatre mains est expédié. Et Angélyne savoure enfin le premier instant de ce contact peau contre peau, elle en frissonne de plaisir alors que ses seins douloureusement gonflés s'impriment contre le torse de Yannick. Alors elle guide en elle son amant, reste immobile, goûtant cette sensation inouïe de plénitude. Puis son corps, son désir prennent les commandes, et les entraînent, Yannick et elle, dans la danse éternelle des amants, dans les tourbillons tumultueux du plaisir où plus rien ne compte que ce don de soi à l'autre, cette communion ancestrale, enchanteresse qui les laisse épuisés mais comblés, haletants mais radieux, blottis l'un contre l'autre …


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Ven 17 Oct 2014 - 9:59


Le gentilhomme chérit profondément ces instants précieux d'après l'amour, lorsque tendresse et douceur succèdent à la démesure et à l'ivresse de la passion, et lorsque son mignon farfadet se coule dans ses bras, échevelée, pantelante, parée de cette fragilité, de cette vulnérabilité, qui la rendent à la fois infiniment touchante et fascinante. Il peut ainsi continuer à l'aimer, du bout des lèvres, immergeant son visage énamouré sous la longue chevelure de neige de la brindille pour y butiner minutieusement chaque grain de peau de sa gorge blanche et de son cou gracile. C'est exquis, tellement exquis que le jeune homme, les yeux mi-clos, prolonge à loisir le savoureux cheminement de sa bouche sur le derme diaphane de sa menue brigande, sur chacun de ses pores frissonnants, s'abandonnant ainsi à la plus exquise et tendre des gourmandises, tout en maintenant étroitement serrée contre lui la taille fine de sa gracieuse femme-enfant.

- Je t'aime ... lui souffle t-il enfin, d'une voix feutrée, après une éternité de bien-être alangui, de volupté tranquille, que rien n'est venu troubler, sinon quelques jappements des médors qui font la noce sur le lit, dans la pièce voisine. Mais sapristi, ma chérie, tu m'as mis sur les rotules ! Mon lutin joli est parfois un véritable démon ! ... dit-il cette fois avec ce naturel, cette jovialité et cette fantaisie qui caractérisent leurs rapports. Le bougre exhibe toutefois des yeux malicieux et une lippe gourmande qui clament haut et fort ô combien il a apprécié et qui promettent une multitude d'étreintes similaires, aussi torrides et intenses.

- Mais bon, ça ne serait pas raisonnable ... admet-il à regret. Dès demain nous serons dans le voisinage immédiat des Palder, si les trois larbins ne nous ont pas raconté de sornettes. Nous devrons donc être vigilants et en pleine forme pour les retrouver. D'autres galipettes comme celles-ci, et tu devras me porter tout le long du chemin, mon ange ... ajoute t-il en souriant.

Il tourne les yeux vers l'étroite baie vitrée qui les surplombe, constatant que le soleil luit encore avec ardeur. Il en est presque étonné. Eh bien me voilà tout déconfit, je pensais être un amant exceptionnel et t'avoir aimée durant l'après-midi entière, et le soir ne tombe pas encore. Je me fais sans doute des illusions quant à mes capacités amoureuses. ... poursuit-il, l'air faussement penaud. Il est sans doute un peu tôt pour aller au lit, surtout si ce n'est que pour dormir. Il sourit. Nous pourrions sans doute aller chercher de quoi manger, et en profiter pour nous balader un peu avec nos deux monstres avant qu'ils ne saccagent toute notre chambre. Habille-toi, mon cœur, et allons-y, je meurs de faim rien qu'à y penser. Hop ! Debout là-dedans ! ... lance t-il en appliquant une petite claque sur une fesse nue de son farfadet, puis en se redressant tout en la gardant prisonnière de ses bras, avant de lui poser le popotin sur un coin de la table. Il ramène ensuite, à côté de la mignonne, une pleine brassée de vêtements, ramassés aux abords du fauteuil.

- Bouge pas, ma princesse, opération rhabillage. Même si je suis certainement plus doué pour te les retirer que pour te les remettre. Lève les bras au ciel que je puisse te passer ta robe. Oui, c'est ça, ça te fait deux p'tits seins tout pointus quand tu te tiens ainsi, les mains levées et les reins creusés. C'est ravissant. La nature est mal faite, elle devrait en distribuer davantage quand ils sont si mignons. Quatre rangées de deux, par exemple ... dit-il en lui tirant la langue pour la faire rire. Bien. Soulève tes cuisses de mouche pour que je t'enfile ta p'tite culotte, ma chérie. Voilàààààà. Les bottines maintenant ! Donne moi tes pieds, moussaillon. Tu te rappelles ?  ... demande t-il soudain d'un ton attendri, tout en s'emparant délicatement d'une de ses chevilles de fillette et en portant à sa bouche cinq orteils mignons et roses, qu'il bécote un à un, tout doucement. Notre première rencontre. Tu n'avais pas su résister à mon charme ravageur ... ajoute t-il dans un sourire d'une grande tendresse mais un tantinet taquin tout de même.  

Le jeune gentilhomme capture le plus menu d'entre eux entre les lèvres, et le mordille délicatement, tout en dévisageant la brindille de ses yeux rieurs. Ses voisins subissent le même sort, bien entendu. Pas de jalousie, pas de rivalité, même chez les orteils. De véritables petites friandises ... ou alors des p'tits boudins ... plaisante t-il gentiment, avant de lui grignoter joyeusement le haut du pied, jusqu'à la courbure de sa cheville. Il dépose alors un baiser bruyant sur son mollet, puis lui enfile ses bottillons et la libère. Il se rhabille également, ce qui ne lui prend que quatre secondes, et appelle Malta et Belzébuth.

- En route, les loustics ! Angélyne, mon ange, le dernier de nous deux en bas de la passerelle en colimaçon paie le dîner ... Et le gredin démarre déjà, d'un pas rapide, se retournant après quelques pas pour vérifier si sa brindille a relevé le défi.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mar 25 Nov 2014 - 2:11

L'après-midi se poursuit, entre tendres escarmouches et baisers ardents, entre caresses langoureuses et mots doux, les deux amants discutent de la suite de leur voyage, de leur prochaine rencontre avec les Palder. Rencontre est un bien grand mot d'ailleurs, ce sera plutôt un affrontement pour lequel Angélyne s'est préparée au mieux, du moins en est-elle persuadée. Yannick a déjà prévu où ils logeraient, mais il leur reste encore toute la soirée à passer à Midel-Heim. Elle ne veut surtout pas que l'ombre malfaisante de ces deux harpies viennent gâcher leur dernière soirée d'insouciance, leur dernière soirée dans sa petite maison, dans son refuge. Aussi se prête-elle volontiers à tous les caprices coquins,à toutes les cajoleries de Yannick. Ce qui s'ensuit est à l'image des deux amoureux terribles, un rhabillage hors normes, qui ressemble plutôt à une douce bataille, entrecoupée de rires et de baisers encore et toujours …  

Mais s'ils veulent dîner ce soir, il leur faut faire quelques courses, sans compter que les deux médors ont besoin d'un peu d'exercice, avant la nuit. Une fois qu'ils sont fin prêts, Le gentilhomme siffle leurs deux compagnons à quatre pattes et lance un défi à sa douce. Défi, bien sûr, qu'elle s'empresse de relever de manière espiègle :

- C'est vrai qu'il y a tellement longtemps que nous n'étions venus ici que je doute fort qu'il reste quoique ce soit de comestible, s'écrie-t-elle en fermant la porte derrière eux, puis elle dévale les premiers mètres de la passerelle après son amant qui tente de la semer en riant.
- Tu triches, vilain, attends moi ! crie-t-elle, mi-riant, mi-râlant, avant de le rattraper et de sauter sur son dos, refermant ses jambes fines sur les hanches de Yannick. Elle s'agrippe à ses épaules et l'enlace posant sa joue contre celle barbue de celui-ci.
- En avant, jolie monture ! Mène-moi sur la place aux échoppes ! J'ai faim !

C'est un drôle d'équipage qui pose pied à terre à l'arrivée. Nul gagnant bien sûr, les deux jeunes gens sont hilares, et essoufflés, les médors leur tournent autour joyeusement, obligeant les passants à s'écarter de leur chemin, en souriant. Leur joie est communicative, et lorsqu'ils se remettent en route plus sagement, la frêle voleuse en a encore les joues rosies de plaisir. Pendue au bras de Yannick, elle le guide dans les ruelles qui les conduisent sur une place où les étals d'un marché sont disposés tous les jours de la semaine. Odeurs, saveurs, couleurs, toutes ces sensations happent le couple, et l'entraînent d'éventaire en éventaire où tranquillement ils flânent, goûtent, choisissent, établissent leur menu.
Les médors se faufilent jusqu'à un boucher qui vient d'accrocher un chapelet de saucisses à un esse, sans voir les deux grosses bêtes qui, elles, ont repéré qu'il ne les avait pas remarquées, et s'approchent silencieusement pour se servir. Un sifflet strident d'Angélyne les rappelle à l'ordre et au pied de leurs maîtres, évitant ainsi l'incident. La voleuse est devenue honnête, enfin presque, et paie en espèces sonnantes les divines saucisses pour Malta et Belzébuth.
Des fruits frais comme dessert, une bouteille de Borgo, deux miches de pain tièdes et croustillantes, quelques tranches de jambon, et du fromage, des Patamos frites et des brochettes de Mashrok grillé. Voilà de quoi pique-niquer royalement !

Et c'est affamés qu'ils s'installent par terre au milieu de coussins qu'Angélyne a rassemblés pour eux au centre de la petite pièce à vivre. Adossée au grand fauteuil témoin de leurs ébats, elle regarde, en souriant, les deux médors se chicaner pour la dernière saucisse, les autres ayant disparu en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Dans deux minutes, ils dormiront comme de petits enfants, rassasiés. Les deux médoriots malingres et affamés qu'ils ont trouvés dans les bois, il y a quelques mois sont devenus deux bêtes splendides, aimantes, et protectrices envers Yannick et elle.

- Nos bébés ont bien grandi, ils sont presqu'adultes maintenant. Tu es sûr que ton ami ne sera pas  effrayé par leur taille et leur appétit, mon ange ? Ils sont habitués à vivre au grand air, j'espère qu'ils auront la place de s'ébattre sans tout casser autour d'eux. Voyager avec eux me rassure, mais je me rends compte de la charge pour ton ami. Enfin nous verrons demain …
Elle vient se blottir contre Yannick, en picorant des dés de fruits, elle soupire d'aise, et poursuit :
- Tu vois, mon amour, c'est pour savourer pleinement tous ces moments là que je veux en finir avec les Palder. Je ne veux plus m'inquiéter pour toi, pour nous. Je ne veux plus craindre qu'elles nous espionnent, qu'elles nous fassent du mal … Je ne supporterai pas de te perdre, toi aussi. Je t'aime trop pour ça ! Tu comprends ? Nous sommes ici à l'abri, loin d'elles et elles trouvent quand même le moyen de s'inviter à la fête ! J'en ai assez … Je ne veux plus penser à ces garces … Bon, j'arrête de jouer les rabat-joie, demain est un autre jour ...

Et se redressant Angélyne plonge ses prunelles d'argent, dans les yeux chocolat de Yannick, la frimousse déterminée laisse la place à un sourire tendre et mutin, elle s'assied sur les cuisses du gentilhomme, passe ses bras autour de son cou, et dépose sur le visage aimé une myriade de baisers …

Suite à : Le Bedon Rebondi


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