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Posté dans Des raisins et des pépins.   - Mer 15 Fév 2012 - 13:59

[HRP] Je suis toujours aussi douée pour les titres originaux ... >>"

Voilà des jours que sa mère et sa sœur en parlaient. Le Marchand Aturius organisait une grande réception sur ses terres et, ô miracle, les Mothllek étaient invités. Pour Alban, cela tenait plus des semaines passées à flatter son ego que du miracle. Le vrai miracle ici, c’était que toute la famille s'y rende, y compris son frère et sa sœur cadets, y compris sa belle-sœur Estérie, qu’on évitait habituellement de sortir pour ne pas la fatiguer plus que nécessaire, disaient-ils. Officieusement, on n’avait pas très envie d’inspirer la pitié avec une veuve enceinte de quatre mois.

« Je compte sur toi pour faire honneur à notre famille », avait dit sa mère avec un air sévère.

Apparemment, la réception aurait d'importantes répercussions sociales pour les Mothllek. Alban avait traduit par « je compte sur toi pour ne pas nous faire honte devant les Marchands, on sait tous combien tu es maladroit en société, par pitié souviens-toi de ce que je t’ai appris ». Facile à dire quand on avait évoluait dans ce milieu depuis des années, comme ses parents, sa sœur aînée ou son beau-frère. Alban, lui… avait presque autant d’expérience que Saggs, son frère de dix ans.

Et le voilà donc qui suivait docilement sa mère pour saluer les Marchands présents, ainsi que quelques Bourgeois chanceux comme eux. En un sens, il préférait que la réception se déroule ici plutôt que chez lui. "Chez lui" il ne connaissait pas la moitié des domestiques, et alors les convives, n'en parlons pas. Alban avait l'impression d'être invité dans sa propre maison quand sa mère recevait. Ici au moins, il avait l'impression de changer d'air, et s'il ne connaissait vraiment personne, c'était moins dérangeant. Sa mère était partie dans une grande discussion sur les textiles et le retour des plumes ornementales avec la femme d'un Bourgeois. Comme elle ne lui avait pas précisé qu'il pouvait se promener où bon lui semblait, Alban demeura planté à ses côtés en faisant semblant de s'absorber dans la contemplation des plats. C'était tout sauf passionnant. Son monastère lui manquait déjà.
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Posté dans Re: Des raisins et des pépins.   - Jeu 16 Fév 2012 - 14:14

"Anaël ! "
Le beuglement du maître malade avait résonné dans toute la demeure. Le jeune domestique laissa tomber sa pile de partition qu'il était en train de ranger sous le choc de cette râle. Entre étonnement et peur, il pensa dans un premier temps que le vieux l'avait revendu car trop inutile, malgré ses qualités de chanteur. Totalement paniqué, Anaël faillit se jetait auprès du vieux marchant pour plaider sa cause... Mais pas besoin, le vieil homme, brandissait une petite lettre et dit, de sa voix rocailleuse :

" Une chance pour trouver un nouveau mécène !"


Anaël soupira. Un certain Monsieur Aturius, vieil ami marchant dans le vin l'avait invité à une réception mondaine, lui et son castrat, pour rencontrer le nouveau trouvère de son vieille ami. La réception étant dans une semaine, le vieille homme kidnappa Anaël à sa tâche, lui donna un vieil habit plus approprié mais autant poussiéreux que le mécène, sa harpe, quelques rechanges et foule de leçon pour la réception. Ainsi fut fait, Anaël dans un transport non identifier par son inculte personne pour un voyage de sept jours. Après une éllipse temporel, lui et son vieux maître étaient à Gernie, capital agricole du pays. Arrivé le matin pour le soir, mis sur son trente et un démodé, un bas claire surement de soie brodée, une chemise blanc cassé par le temps, et un gilet beige au vieux motif alezan. Cheveux attaché, il ressemblait trait pour trait à une travestie d'un ancien temps. Passé un temps, Anaël commençait déjà à regretter ce voyage en eau non pas trouble, mais en excès de luxe et paillette, ne la rendant non pas translucide, mais complétement opaque. La soirée étant venu, Anaël se faisant bien voir en discutant amicalement avec le marchant auteur de la fête malgré son accoutrement. De suite, toutes les femmes commencèrent à commérer, d'autre a fantasmer et certain homme commençait a s'y mettre. Super. Génial, vive les soirée mondaines. Dans un instant de répit, entre deux questions quelques peu déplacé dissimulé dans des tournures de phrase et des métaphore digne de la lettre 49 de liaison dangereuse de Laklos, Anaël se colla au buffet où était entreposé divers mets des plus raffiné et qui semblait pour Anaël légèrement douteux après une discussion avec un certain marchand. Alors, il vit, une personne dans le même état que lui. Faussement intéressé par les petits plats des cuisiniers. Il regarda au coté de l'inconnue, capta quelque phrase sur la mode puis revint sur l'inconnue.

" Avouez que vous aussi, je vous préféreriez être ailleurs ? "
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Posté dans Re: Des raisins et des pépins.   - Sam 25 Fév 2012 - 9:45

Ce ragoût de Koït semblait absolument délicieux, chose étrange quand on savait comment les Korruliens préparaient ce plat traditionnel. Mais celui de la table du marchand Aturius était accompagnés de raisins, de baies et de fruits matrosciens, probablement parce que le plat original eut fait fuir les délicats invités. Présenté à la façon matroscienne, le ragoût attirait bon nombre d'amateurs, curieux de goûter un plat "exotique". Ou plutôt, croyant goûter un plat exotique. Malheureusement, Alban n'avait jamais mangé un véritable ragoût de Koït, il ne pouvait donc pas juger celui-ci. Mais ce n'était pas une raison suffisante pour le pousser à prendre une part. Le regarder de loin lui suffisait amplement. Il y avait d'ailleurs des tas de plats "soi-disant exotiques" sur cette table, et Alban se surprit presque à s'y intéresser de près. Certains étaient parfois difficiles à reconnaître... rien à voir avec les descriptions que l'on trouvait dans les livres. Il était presque parvenu à s'absorber dans ce fascinant passe-temps lorsqu'une voix le fit sursauter :

« Avouez que vous aussi, je vous préféreriez être ailleurs ? »

Surpris, il afficha l'air d'un gamin pris sur le fait et répondit sans réfléchir :

« C'est si évident ? »

Si ça mère l'avait entendu... mais non, elle était toujours en train de parler chiffon avec cette bourgeoise qu'il ne connaissait pas. « Mais si », lui avait-elle dit alors qu'ils s'approchaient pour les saluer, son mari et elle, « tu sais bien ! Ce sont les cousins du ministre des Finances. » Ah. C'était donc ça. Alban ne voyait pas comment une discussion sur les plumes et les bijoux pouvait servir sa mère, mais soit. Tant qu'elle ne le mêlait pas à la conversation... Il reporta son intention sur le... la... euh. sur la personne qui lui avait adressé la parole. Il l'avait d'abord prise pour une femme mais il était étrange qu'elle s'habille en homme, qui plus est lors d'une réception de ce genre. Mais comme Alban n'était pas sa mère et qu'il n'avait que faire des chiffons, il haussa les épaules, un peu gêné :

« Ces raisins sont pourtant censés être le clou de la soirée », dit-il en désignant le plat qui occupait son attention un peu plus tôt.

Le marchand Aturius était apparemment très fier de ses produits, sa plus grande fierté étant son vin. Et tout cela, grâce à ses raisins, disait-il. Sa sœur Jalga lui avait raconté qu'il ne cessait de se vanter de son "maaaaagnifique" vignoble, entretenu par les meilleurs domestiques qui soient. Quant à son vin, il devait son succès à un "ingrédient secret" qui n'intéressait pas Alban mais dont le marchand faisait tout un mystère.

« Je pensais être le seul que la réception ennuyait », avoua-t-il maladroitement, et sans oser parler trop fort. Non, pas seulement à cause de sa mère, mais parce les lieux regorgeaient d'oreilles attentives. Alban était toujours surpris de découvrir que les endroits les plus bruyants étaient les plus indiscrets. On ne s'entendait pas parler, en revanche, tout le monde vous écoutait !
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Posté dans Re: Des raisins et des pépins.   - Jeu 1 Mar 2012 - 11:31

Les raisins. Fruits nourricier et chargé d'une innocente ivresse. Après en avoir extrait la quintessence, laisser le précieux liquide sous surveillance bienveillante du temps, et le voila pervers et apte a passer dans toutes les mains. Finalement, le Raisin ressemblait beaucoup à Anaël. On ne l'élevait que pour servir une minorité riche et, si par malheurs, il devenait désuet, il finirait entre les grosses mains caleuse d'un homme saoul dans une chambre, entre paille et boue... Du moins, il l'imaginait ainsi. Un léger frisson le parcourue à cette pensé. Le raisin. Sucré ? Salé ? Amer ? ou peut être acide... Anaël prit un seul et unique grain dans un des plats tout ouvert pour le délice de ces gens. Il pressa un peu sur le fruit, le regarda sous toutes ses coutures, puis, dans un haussement d'épaule, l'engloutit dans sa fine bouche. Le raisin ne demanda pas son reste, rapidement mâché puis avalé, il ne laissa son parfum qu'un temps dans la cavité buccale du castrat. Après ce léger silence, Anaël reprit la parole, ni trop forte, ni trop faible, à vraie dire, si quelqu'un l'entendait, et bien tant pis, sur le coup, il ne réfléchit pas forcément.

"Les domestiques s'ennuient ferme. Depuis tout a l'heure, ils ne font que tourner en rond. Cela me fait un peu... Bizarre d'être parmi les hôtes. J’ai plutôt l'habitude de tourner en rond moi aussi. Au final, même si en étant domestique en soirée mondaine, on s’ennuie, être invité, c'est encore pire ! surtout pour voir du raisin sous toutes ses dimensions. Encore, un spectacle, une conférence, une exposition... Oui, cela peut devenir intéressant, j'imagine. Mais du raisin. On a vite fait le tour. "


Il sourit, puis s’arrêta une seconde. Après tout, c'était une personne du haut monde et Anaël, un artiste en mal de mécène. Avoir des contact peut être utiles. Donc, Anaël stoppa sa machine à parlotte et décida d'en apprendre plus sur l'inconnue.


" Je me prénomme Anaël. Simplement Anaël. Artiste -et vaguement domestique- chez un vieux marchand à Errand. Et vous ? "


Physiquement, il semblait plus vieux que lui, droit, discret, il lui rappelait ces vieux hommes méditant dans les bibliothèques ou longeant les longs corridors des temples. Finalement, aurait-il vraiment besoin de musique ? Pourquoi pas. La harpe étant un instrument, qui malgré sa taille imposante, reste intimiste, ne laissait pas de marbre tous les barbues et les imberbes dans leurs cathédrales. Il s'interrompit lui même dans ses pensés qui défilées à toutes vitesses. Au finale, son mode de raisonnement ne changé guerre de la mégère bourgeoise et reput, à manque de richesses et de pouvoir. Il eut légèrement honte, et préféra arrêter de penser à son future

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Posté dans Re: Des raisins et des pépins.   - Sam 24 Mar 2012 - 9:30

[HJ] C'est un peu tout pourri mais je ne voulais pas faire traîner plus longtemps... pardon pour le retard ! ><
P.S. La mère d'Alban s'incruste mais tu peux lui faire dire ce que tu veux aussi xD


Alban ne s’était jamais retrouvé du côté des domestiques, mais il les enviait parfois. Ils patientaient entre deux services, dans l’ombre, loin des regards mais prêts à intervenir au moindre geste de leur maître. Cela devait être intéressant d’observer de loin le manège des hôtes, nul doute qu’ils devaient être témoins de scènes amusantes. Et ils avaient une vision d’ensemble de tout ce qu’il se passait ici. C’était peut-être plus passionnant que de déambuler entre les convives pour faire la conversation à de parfaits inconnus, si on exceptait le côté « réagir rapidement aux ordres du maître » qui ne leur donnait pas beaucoup de liberté. Mais à bien y réfléchir, Alban vivait un peu la même chose avec sa mère.

« Alban. »

Apparemment, la matriarche avait fini de parler chiffons. L’intéressé s’apprêtait à répondre à Anaël lorsqu’elle sembla se souvenir de sa présence. Elle se planta à ses côtés et le regarda de son air perçant. Parfois, elle lui faisait penser à un faucon. Il essaya de l’ignorer tandis qu’il se présentait enfin :

« Je m’appelle Alban Mothllek, et voici ma mère Rhelda. Notre domaine se trouve un peu plus bas. »
« Nous sommes marchands », coupa sa mère, qui ne ratait jamais une occasion de préciser son statut. Alban ne voyait pas tellement l’intérêt de la ramener devant un artiste qui n’était absolument pas concerné par leurs histoires de commerce, mais soit. « Nous commerçons beaucoup de vin, vous comprendrez que nous sommes absolument ravis d’être invités chez le marchand Aturius. Vous travaillez pour lui ? »

Ah d’accord, tout s’expliquait. La réponse était non mais si sa mère l’entendait, elle arrêterait peut-être de le marchand et sa demeure à chaque domestique qui passait par là, comme elle le faisait depuis le début de la soirée. Ce n’était que du raisin, ils en avaient aussi chez eux, Alban ne comprenait pas pourquoi ils ne pouvaient pas se contenter de vendre le leur. Il n’osait pas relancer la conversation à cause de sa mère. Elle aurait probablement aimé qu’il parle de son commerce, de la famille, de la politique, des nouveaux marchands, tout ce qui avait le don de le mettre mal à l’aise, en somme. À la place, il reporta son attention sur les domestiques et sur la réception ennuyeuse qu'ils devaient gérer. Une question lui traversa l'esprit :

« Savez-vous si notre hôte a prévu d’autres activités ? » Il se demande soudain quel genre d’artiste était Anaël. « Vous dansez ? »

Ok. C’était une question on ne peut plus maladroite, d’ailleurs sa mère afficha un air atteré, heureusement Alban eut la présence d’esprit de se rattraper :

« Je veux dire, c’est votre métier ? »

C’était pas terrible mais c’était mieux que rien… Vie sociale : 1 – Alban : 0.
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Posté dans Re: Des raisins et des pépins.   - Dim 25 Mar 2012 - 5:05

Une femme d'âge mur approchât. Robe verte aux ornements divers. Un air faussement serein, plus hautain à vraie dire... et surtout un regard de prédateur.

"Enchanté de faire votre connaissance, madame." dit-il en Matroscien.

Alors, comme cela, ils sont marchands de la régions. Anaël avait un léger sourire sur son visage, ne sachant pas trop quoi dire devant la personne qui parlait. Il pinça les lèvres, fronçât les sourcils, avant de détendre ton visage et de se faire couper dans son élan par Alban. Ne sachant plus quoi dire, il ouvrit bêtement la bouche, avant de s'étouffer avec sa propre salive à la fausse invitation pour le moins surprenante. Puis, il regarda la mère d'Alban, catastrophé. Il mélangea un toussotement avec un éclat de rire, ce qui fit se retourner quelques personnes vers le musicien.

" Je danse, mais c'est à vos risques et périls. " Dit il, avec un large sourire. " Plus sérieusement, je travaille en tant que Musicien pour un ami marchand de notre hôte. Je joue, pour le moment, de la harpe et je chante souvent comme soliste dans les chorales religieuses, concerto et concert en tout genre. J'ai ouïe dire qu'il y aurait un intermède musical ou une chose dans ce genre. Ce serait un excellent moyen de comparer la musique de cette partie de l'île à celle d'Errande. "

Il sourit aimablement a la femme, avant de reporter son attention vers Alban.


" je vous pensais plus farouche, Monsieur."

Là, se fut un large et franc sourire, a vraie dire, il mourrait d'envie de rire. La tête de la mère était si... Déconfite, décomposé, que c'était à en mourir de rire. La situation était passée de fête mondaine à un instant presque trivial.

" Si vous aimez tant danser, je pourrais vous montrer ce que c'est, que la vraie de danse. Les danses populaires sont moins... Compliqué, mais tellement plus amusante. Mais pas maintenant, je me dois de garder des forces pour tout à l'heure. Monseigneur Aturius m'a demandé de jouer personnellement pour lui après la soirée. Je lui toucherai deux mots sur votre famille, si telle est votre désir. "

Anaël ou l'art d'essayer de bien paraître. Il avait totalement oublié la mère alors qu'il parlait avec Alban. C'est pour cela que pour la dernière phrase, il tourna la tête vers la mère d'Alban. Après tout, il ne fallait pas oublier que Anaël ressemblait à une femme travestie, qui venait de faire une invitation plutôt déplacer à un parfait inconnu, il fallait bien qu'il paraisse plus... Plus respectable...

"J'aurais mieux fait de me taire..." Murmura-t-il.
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Posté dans Re: Des raisins et des pépins.   - Lun 23 Avr 2012 - 18:04

Nathaniel fit semblant de s'intéresser à ce que disait jusqu'à ce que sa devienne insoutenable. Pourquoi s'était-il joint à une réception aussi. Mais il se souvenu aussitôt qu'on lui avait parlé de bourgeois souhaitant élargir leur flotte aérienne de six vaisseaux moyens, ce qui est une commande plutôt conséquente. Son père lui avait demandé de mettre le contrat dans sa poche, même si tout le monde savait dans la capitale que les Nelligan étaient les meilleurs constructeurs de Matroos. Puis c'était légèrement amusant de voir les marchands se mélanger avec les bourgeois. La plupart des non-nobles jouaient pieds et mains pour s'attirer les faveurs des propriétaires de vivenefs. Arrivé à la réception seul, Nathaniel s'était injecté dans un groupe de marchands qui préfèrent converser entre eux. Certains avaient semblé méfiant mais le tout avait cessé lorsque l'ingénieur avait déclaré son nom. Les Nelligan étaient forts connus dans Matroos, mais surtout pour leur savoir-faire. Sa famille n'était pas du tout riche, et ne se liait pas avec les autres familles marchandes. De ce fait, les Nelligan, qui entretenaient l'espoir d'ouvrir le commerce des vivenefs aux bourgeois, étaient considérés comme des parias "tolérables". On avait trop besoin des usines navales nelliganes pour les détester.

Il alla errer pendant un moment du côté du buffet, essayant de dénicher des choses qui seraient à la fois bonne au goût, et qui ne mettraient pas l'image de sa famille à l'épreuve - cela est plus difficile que l'on peut le penser ! L'ingénieur portait un manteau gris sans parures excessives. On pouvait noter sur son épaule l'emblème de sa famille, le tri-force ailé. À ses doigts, des gants sans doigts caractéristiques de sa famille. Signe que les Nelligan étaient toujours prêts à se salir les mains comme jadis , lorsqu'ils sont passés de paysans à marchands par leur expertise. Puis, ce restait des gants fait d'un tissu très cher et valant un mois de subsistance pour une mère monoparentale. Mais Nathaniel n'éprouverait jamais de pitié pour les non-nobles.

Fatigué du buffet, il décida de se joindre à un groupe de trois personnes qui étaient un peu en écart. Il y avait une femme plus âgée et une jeune, et un type qui semblait plutôt mal à l'aise dans ses souliers. Non, de plus prêt, l'autre était vraiment un homme. Nathaniel se demanda si c'était ce genre d'homme qui finissait dans les bordels. Probablement. Que faisait-il ici. Il décida que la femme plus âgée était définitivement de trop dans une conversation de jeune, peu importe leur rang.

"Femme, je crois que mon frère , Kayle Nelligan, souhaite vous parler. Une histoire de commerce, ce genre de chose. Allez donc le rejoindre sans plus attendre"

C'était un odieux mensonge, certes, son frère n'était même pas là. Mais la femme passerait au moins une demi-heure à demander le nom de chaque convive, passant pour une sotte, pour finalement se rendre compte que Kayle n'était pas là. Ce serait amusant. Il croisa les bras sur sa poitrine en regardant les deux autres. Comparé à l'homme chétif et à la travestie, Nathaniel était considérablement plus costaud et dégageait beaucoup plus de présence.


" Hé bien, au dirait que j'ai rejoint le club des non-sociables. Toi, tu as l'air de quelqu'un d'habile dans les arts. Joue moi donc de la musique. Et ne me parle pas de foutu intermède...L'intermède c'est maintenant."

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Posté dans Re: Des raisins et des pépins.   -

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