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On m'appelle Invité

Posté dans Rue des ombres éternelles   - Mer 15 Fév 2012 - 15:48

Rue des plaisirs, rue où la lumière du soleil ne semblait pas être autorisée à passer et où seul l'éclairage blafard de la lune le soir illuminait les visages à demi cachés des gens s'y promenant. Seules les filles de joies, donneuses de plaisir semblaient se sentir à leurs aises dans ce quartier dit animé qui semblait plus dangereux que 'vivant'.
"Qu'est-ce-que je fous la..." pouvait bien être la seule question qu'une marchande digne de ce nom pouvait se poser. Et c'était évidemment celle que se posait Khanagan en déambulant dans la rue guettant les moindres mouvances des ombres et cherchant du regard la moindre particule de lumière à chaque fois que les nuages laissaient passer le moindre petit rayon.
La rue était glauque et pourtant il y avait tellement de joie et d'excitation dans l'air ! Mais toute cette animation était bien loin de ce quartier, l'adieu des marins avait lieu au spatioport et toute le peuple de la capitale ou presque s'y était rendu faisant ainsi ressemblé Sant Poseïnos à une ville fantôme abandonnée. La jeune marchande avait l'impression d'être seule au monde, comme un petit poisson perdu au fond de l'océan tout en sachant que des requins guettaient cachés dans les tréfonds, dans les ombres les plus sombres et les plus impénétrables.
Qu'est ce qu'elle foutait la ? Eh bien elle était la pour le commerce ! Elle avait du faire une livraison à un ébéniste avec qui la famille Khanagan traitait depuis des années. D'habitude c'était son frère ainée qui s'occupait de lui mais pour une fois il avait laissé sa jeune soeur faire la livraison afin de lui prouver qu'il lui accordait sa confiance et que peu importait l'avis de sa belle mère, pour lui elle avait le rang de marchande.
Khanagan se massa nerveusement l'épaule en passant devant un groupe d'hommes n'ayant pas l'air spécialement amicaux, les 5 kilos de bois qu'elle avait du porter du port lui avait irrité la peau sous l'épaisse cape aux couleurs chatoyantes qu'elle portait et elle sentait poindre une crampe. Un craquement sonore derrière elle ainsi qu'un bruit de bottes sur les pavés salis du la sombre ruelle al forcèrent à forcer le pas. Si la jeune fille ne s'était pas perdue, la prochaine intersection devait mener sur une rue beaucoup plus fréquentée et peut être même protégée par des gardes. La marchande accentua le pas, sentant la peur grimper en elle et gagna enfin l'intersection attendue.
Déception. Immense. Et nerveuse. Ce n'était qu'une ruelle un peu plus sombre que celle qu'elle venait de quitter... mais quelle idée de venir s'installer dans un coin tordu comme celui ci ! Khanagan continua comme si de rien n'était ayant à peine ralenti et se força à ne pas prendre ses jambes à son cou. Devant elle il n'y avait rien à part des immeubles dévorés par la crasse et des ombres toujours plus sombres. Les pas derrières elles se rapprochaient, elle le sentait, au bruit des bottes claquant et à l'odeur émanant des personnages.
Et d'un coup ils furent la, l’entourant tous autant qu'ils étaient, au moins cinq à vue d'oeil mais peut être que d'autres allaient arrivé. Que voulaient-ils ? Qu'avaient-ils repérer ? Ce n'était pas bien dur à deviner.. Avec sa cape aux couleurs criardes, ses yeux bleus gris et son air fière elle ne pouvait être qu'une aristocrate ou une marchande et vu que les bourgeois ne venaient pas dans ce genre de quartier, c'était forcément la seconde solution.
Khanagan s'arrêta et fixa le sol en tordant les pans de sa robe nerveusement. Elle n'avait pas peur, mais était juste nerveuse, stressé et légèrement curieuse de savoir ce qui allait se passer. Elle avait eu une mission, on lui avait remis de l'argent, argent qu'elle devait remettre à son frère. C'était son devoir, c'était un signe de confiance et revenir de la sans son argent n'était pas souhaitable, pas envisageable. Les test sont fait pour être réussi, si elle échouait elle n'aurait pas de nouvelles chances de prouver sa valeur avant un peu moment.

" Pardon j'aimerais juste passer..."
La jeune femme aux cheveux blancs tendit un bras vers l'avant faisant mine de se faufiler entre deux gaillards la bloquant. Ils étaient tellement grands ! Surtout par rapport à elle en fait que même le bout de la rue était impossible à distinguer. En guide de réponse, une main sale aux ongles jaunis la repoussa en arrière, la projetant sur un des autres va nu pieds. Khanagan reprit son équilibre pour retourner au milieu du cercle évitant de toucher de trop près ces gens la, une moue légèrement dégoutée sur le visage.

" Bah alors princesse, on te dégoute tant que ca ? "
La voix était rauque et crissant comme une craie sur du papier de verre. Le cercle se referma d'un coup laissant ainsi trop peu de place à la jeune fille pour respirer autre chose que leur haleine fétide. Ok, maintenant elle avait peur. Et honte aussi, d'être aussi faible et effrayée.
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Posté dans Re: Rue des ombres éternelles   - Jeu 16 Fév 2012 - 8:21



Installé tranquillement sur son transat, les pieds posés sur le bord d'un escaliers, Ethan observait les étoiles. Dut moins, il essayait. Parce qu'il lui aura fallut un bon quart d'heure avant de se rendre compte qu'il faisait jour, et qu'on était en pleine journée. De toute manière, ces derniers temps, ce n'était pas le temps qui l'intéressait le plus, mais plutôt un moyen de survivre dans un trou pareil. Ethan c'était amusé à s'imaginer dans un trou des chiottes, le genre d'endroit où on y pose de la merde. Lui, par exemple. Et autant dire qu'avec toutes ces rues, ces mecs et ces femmes, ça fait un joli petit endroit où vivre. Et puis, il a pas à se morfondre, il a un petit appartement rien qu'à lui dans ces rues. Au dernier étage, sur le toit. Et quelle chance qu'il a, il s'est très vite rendu compte que les voisins du dessous qui habitaient avant là où il est à présent, sont morts. Oui, depuis plusieurs semaines. Bon, l'odeur n'était pas des plus charmantes quand il est arrivé dans l'appartement, mais au moins personne n'aura l'idée d'aller voir si ces gens sont morts. Dans cet immeuble, c'est toute la bande qui y squatte. Et Ethan n'aime pas trop ça enfin de compte. Le soir, ils font vraiment beaucoup trop de bruits. Mais bon, ça lui fait un peu de compagnie de temps en temps, et avec eux, Ethan peut parler de tout ce qu'il veut, et de ses rêves de devenir le mari d'une duchesse, ou l'esclave d'un marchand. Ils critiquent sans gêne tout Matroos entier, ainsi que la Millice. Parfois, on lui ramène quelques bouteilles, pour que ça "lui réchauffe" qu'ils disent. Cet escalier, où il se trouve à regarder le ciel, est son endroit préféré. Il peut tout voir et tout entendre: les gens d'en dessous, dans la rue, et leurs cries, leurs rires qui résonnent dans toute la petite vallée. Les immeubles sont grands, immenses. C'est presque si Ethan pouvait toucher les nuages. Même si en attendant, il doit ce contenter de la fumée de cheminée ou de ces drôles de nuages puant l'Ithylium.
C'est qu'il est bien heureux ici. Ça lui suffit bien comme endroit. Bien sûr, il doit se contenter parfois de carcasse d'animaux morts comme des pigeons ou des rats, se refilant de sales maladies, mais ça ne le dérange pas. Disons que ça aurait put être pire pour lui. Comme finir mort dans la rue, le cadavre restant là pendant des jours, des semaines et même parfois des mois jusqu'à ce qu'on décide d'aller te brûler. Rien qu'à ce l'imaginer, Ethan en a froid dans le dos. C'est ça qui lui permet de rester en vie : mourir en étant un minimum reconnu, son cadavre soigneusement enterré. Il ne veut pas finir comme ces hommes, traitaient toute leur vie comme des déchets. Et ces bourgeois, qui osaient parfois passer par là. Ces hommes à peu près riches, qui s’avançaient la tête haute, mais n'osant pas le regarder de peur de se faire tuer. Ethan s'est habitué à ce regard, même s'il aurait bien envie d'aller en coller une à certaine et leur crier que ce n'est pas un monstre. Les autres ne sont pas du même avis que lui, eux il ne craignent pas de voir du sang couler sur leurs mains. Parfois, Ethan entend des cries dans la rue, des gens s'agressent entre eux. Disons qu'il y'a une sorte de forme de cannibalisme très répandu en ce moment.

Ethan ▬ « Et toi satané chien ? .. Qu'est-ce que tu penses de tout ça ? ..
T'es libre toi. Pourquoi tu parts pas ?
»

Les mains derrière la tête, son corps allongé, Ethan regardait à présent le chien couché à côté de lui. Il ignorait sa race, mais c'était surement un bâtard tout comme lui. Personne n'aura voulut de lui ici, de toute manière il mord ceux qui ose l'approcher, et ce jusqu'au sang. Sauf Ethan. Pourquoi? Lui même l'ignore. Mais bon, ça lui fait un bon chien de garde, même si parfois il part sans lui donner de signe de vie. Et ça jusqu'à deux mois plus tard, où il revient. Ethan ne lui a pas trouvé de nom, c'est pas vraiment la peine il a l'air de ne pas être trop dérangé qu'on l'appelle "le chien". Étant jusque là en train de dormir, il redressa lourdement sa tête et regarda dans les yeux celui qu'il désignait comme son maître. Il ne pouvait pas lui répondre, et de toute façon, il ne comprenait rien de ce que venait de lui dire l'humain.

Ethan« Rha. Laisse tomber ! ..
Je crois que tout ça me monte à la tête. Me voilà parlant à un chien.. »


... Soudain, une sorte de grande voix ce fils entendre. Le mec qui avait dit ça semblait s'amuser avec quelqu'un. Est-ce qu'il y'allait encore avoir un meurtre? Ou même un viole quand on y songe, car ce satané gars avait dit "Princesse".

Homme ▬ « Bah alors princesse, on te dégoute tant que ça ? »

Du haut de l'immeuble, Ethan se releva rapidement de son transat et éveillé par une profonde curiosité, il se pencha pour voir ce qu'il se passait en bas. En effet, il ne s'était pas trompé, il y'allait avoir du grabuge. Des gars plutôt baraqués dans le genre entourait à présent une jeune fille qui semblait peu rassuré par ce qu'il se passait. Elle était toute serré contre eux, et semblait vouloir s'enfuir. Mais, ahah, se dit alors Ethan en posant sa tête dans sa main l'air amusé, elle va se faire prendre. Il pouvait le remarquer d'ici là, cette femme était une marchande. Ce n'était pas la première à venir ici pour affaire, mais aussi surement pas la dernière à ne jamais repartir. Ethan restait là, à observer la scène sans dire un mot, se mettant à rire parfois quand quelques uns se dandinaient devant elle pour faire les beaux. C'est qu'elle a pas de chances, ils sont tous moches là dedans. Et connaissant pas mal de monde ici, il faudrait être idiot pour ne pas s'imaginer l'odeur qu'ils dégagent de leur bouche. Ces idiots n'hésitent à la toucher en plus. Ethan observa les alentours, des femmes regardaient aussi aux fenêtres, certaines commençaient même à pleurer pour la pauvre marchande, se disant qu'elles n'aimeraient pas être à sa place. Ici, tout le monde est habitué à ce genre d’événements grandioses qu'est la capture d'une pauvre personne et le meurtre en publique. Et personne ne réagit à chaque fois. Tout le monde observe en silence, même Ethan. Il ira même parfois se chercher à boire de ce qui reste pour se mettre dans une ambiance plus... calme.
Mais cette fois-ci, ça allait être différent. Le chien qui était jusque là entrain de regarder lui aussi la scène en silence, se mit à méchamment grogner puis à aboyer de plus en plus fort. Tellement fort, que les gars qui jusque là ne s'étaient intéressés qu'à la jeune femme, levèrent les yeux vers l'immeuble où se trouvait Ethan, et surtout vers celui-ci. Voulant jusque là paraitre discret, Ethan tenta le tout pour arrêter son chien, mais celui-ci le mordit violemment à la main et continua d’aboyer sur la bande en dessous. Puis, d'une rapidité alarmante, le chien attrapa la jambe d'Ethan et la mordit pour l'emmener promener violemment dans les escaliers. C'est donc en poursuivant son chien qui se mettait à descendre toute les marches, qu'il arriva dans la rue, son pantalon déchirait au niveau du mollet, et saignant pas mal de la jambe? Ethan arrivait tout de même à avancé. En fait, il aura tout fait pour arrêter son chien, mais celui-ci se jeta violemment à la figure du premier gars venu, le mordant à sang au visage. Ethan posant sa main sur son front, les yeux grands ouverts et complétement horrifié. C'est bon. Il était foutu.

Ethan «Euh. C'est pas mon chien. »

Il l'avait dit avec un tel jeu d'acteur, les mains relevé et faisant une mine innocente, il se retrouva bientôt face à deux gros bras, les deux autres occupés à garder la fille et celui qui semblait être "leur chef" à crier de douleur par terre. Quand à son chien?.. il s'était enfui après avoir reçu un violent coup de pied dans le ventre. Et maintenant, c'était à son tour. Eheh..
Hop. Coup de poings, coup de pieds, esquive, paf dans les dents, paf dans le nez. Et n'allez pas croire que c'est Ethan qui gagne, loin de là, il se retrouva même très vite par terre en train de se faire piétiner par ces deux poids lourds. C'est ça la vie d'un héros qui veut sauver une jolie demoiselle en danger.. Levant sa main vers elle en signe d détresse.

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Posté dans Re: Rue des ombres éternelles   - Dim 19 Fév 2012 - 8:08

* Mais t'es vraiment pitoyable... Arrête de trembler pour rien il fait même pas froid ! Allez...On se calme, on remet sa cape bien en place, baisse ta tête et essaye de faire une petite percée héroïque...*
La marchande s'exécuta suivant la petite voie dans sa tête qui l'aidait tant bien que mal à ne pas flancher et tel un bélier sanguinaire - ou pas-, elle rentra les épaules et tenta une fois de de plus de s'insérer entre deux gros lourdingues. Elle poussait fort sur ses jambes et se servit de ses bras pour tenter de dégager les deux colonnes de muscles. Elle poussait, sentant son rythme cardiaque augmenter et comptant le nombre de minuscules pas qui la faisait s'échapper de ce calvaire. Elle tint peut être une bonne minute comme ça avant de se rendre compte qu'elle ne faisait que du sur place depuis tout à l'heure. A vrai dire, ce n'était pas une avancée mais plutôt un recul. Tout le groupe s'était déplacé sous un porche histoire de se faire plus discret si des personnes courageuses ou plutôt suicidaires cherchaient à savoir ce qu'il se passait et à délivrer la jeune demoiselle en détresse... Foutaises tout ça. Les rares "gentilshommes" qui passaient accéléraient le pas, ou se moquait grassement de la situation. C'en était même devenu un spectacle à vrai dire. Les maquerelles sur les balcons attendaient de voir comment la situation allait évoluer ravies que ça ne soit pas une de leurs filles qui se soit fait pincer, les lourdeaux scotchés aux échoppes toutes les heures de tous les jours de leur pitoyable vie voyaient en double la situation et s'en délectaient heureux aussi qu'il y ait des personnes à cet instant précis encore plus dans la mouise qu'eux. Foutaises donc. On était passé la grandeur d'âme des hommes... ce n'était donc que des fables destinés aux filles de marchands ? Tu trouveras quelqu'un de respectueux, gentil, courageux etc.. Que ces marchands se rendent dans ce genre de ruelle pour découvrir enfin que ce n'était que des fables, que les marchands vivaient dans une sorte d'utopie gérée par l’honnêteté de tout le monde. Foutaises en retard. Il aurait fallut s'en rendre compte un peu plus tôt, ne pas être si naïve et se pointer dans cette putain de ruelle avec une cohorte de gardes du corps. Les affaires n'attendent pas, le temps c'est de l'argent. Mais mourir pour du fric c'est trop con.
La jeune marchande sortit de ses sombres pensées lorsqu'un bruit plus rauque que les autres attira son attention. Non ce n'était pas un nouveau grognement de gros lourds qui la cernaient, mais un grognement d'animal. Coup d’œil général vers le haut d'un bâtiment. Un jeune homme aux cheveux trop clairs et à l'air penaud tentait visiblement de tenir son chien. Raté d'ailleurs... Le chien le mordit et s'enfuit. Le temps s'arrêta le temps de savoir si les deux curieux compères allaient réapparaitre ou pas. Eh oui.. Quelques secondes plus tard le chien se précipitait dans la rue et mordait violemment le plus gros des des hommes au visage. Quelle rapidité et quelle force ! Mais surtout quelle ironie ! Khanagan avait toujours détesté les chiens qu'elle trouvait trop peu civilisés, trop violents, trop sales etc.. Et voila que c'était un des leurs qui lui venait en aide. Le chien plus courageux, plus humain que l'homme lui même. Elle faillit en rire, pour évacuer la tension accumulée et exprimer son incompréhension et sa surprise. Le chien détala rapidement mais peut être lui avait-il donner sa chance. Le petit groupe s'était désorganisé. C'était bien connu, tuez le général et les troupes fuiront d'elles mêmes. Enfin la en l’occurrence, les troupes s'acharnaient plutôt sur le blondinet.
Courage ou pas, quand il faut sauver sa peau ou le fait. La jeune métisse s'empressa de relever ses jupes pour s'élancer dans la rue. Ou plutôt elle tenta de s'élancer dans les coursives sombres parce qu'en vrai, elle fut rattrapée en moins de 2 et ceinturée au corps par un des hommes dont l'oeil gauche était ceint d'un foulard à la propreté douteuse.
Un regard vers le blondinet, elle avait du remords d'avoir tenté de s'échapper en le laissant la à moitié mort.. Vengeance pour tous ceux qui étaient passés devant elle sans tenter de lever le petit doigt ? Il était peut être temps d'agir enfin...
Khanagan se tortilla telle un serpent pour se retrouver en face de son bourreau et balança sa jambe gauche de toutes ses petites forces dans son entrejambe. Les hommes sont grands, et forts, il est normal qu'ils aient une faiblesse visible. Et une grosse faiblesse. L'homme s’affaissa en poussant des hurlements de bête blessée à mort détournant un instant l'attention sur lui. Nouvel instant, nouvelle chance ! La benjamine des Nevski s'empara de la main tendue de son "sauveur" et s'élança cette fois ci avec succès dans une des ruelles avoisinantes. Alors oui elle était libre de toute étreinte mais elle courait maintenant avec un boulet derrière elle qui ne semblait pas très fort en sprint et avec des gars à l'air passablement énervés sur leurs arrières...
Le souffle court, elle menait la course en essayant de motiver le sac de sables...
" Alors... On joue les sauveurs et on se fait finalement aider ? "
Ce n'était pas de la mauvaise ironie, elle souhaitait juste qu'il se bouge un peu plus parce que malgré ses longues jambes et son endurance à peu près potables, leurs poursuiveurs restaient tout de même vachement grands et plutôt rapides vu leur masse.
A l'intersection suivante ils prirent à droite, puis à gauche, puis encore à droit... Le bruit des talons claquant sur le pavé était encore derrière eux mais semblait perdre de l'intensité.

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Posté dans Re: Rue des ombres éternelles   -

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