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Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.

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Posté dans Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Jeu 16 Fév 2012 - 14:35

Le jour se levait déjà et les rayons du soleil se posaient déjà sur ma peau laiteuse pour réchauffer celle-ci et me faire comprendre qu’il était l’heure pour moi de me mettre au travail. Je n’avais pas l’envie de quitter mes draps  malgré tout, la nuit m’avait semblée trop courte une fois de plus. M’étirant à la manière des plus paresseux des félins, j’aimais entendre mes petits os craquer pour ne pas avoir l’impression d’être un automate toute la journée. Aujourd’hui n’était pas un simple jour où je faisais l’inventaire de mes stocks, contrairement à d’ordinaire, enfin au moins une fois par semaine… La véritable raison à cette affaire était que je devais officiellement me rendre à  Sant Poseïnos pour apporter mes nouvelles créations aux plus chics des magasins, mais aussi rendre visite à la famille de mon défunt époux troisième du nom. Officieusement, une affaire d’ordre familial m’attendait déjà là-bas pour régler quelques affaires plus pointues encore. Passant mes mains sur mon visage, je constatais avec effrois les petites imperfections du à la veille et avec le peu de courage qu’il me restait, je décidais de faire quelques choses pour paraitre dans une meilleure forme. Le voyage allait être long, alors si j’avais déjà une tête de catin épuisée, de quoi aurais-je l’air devant ma belle-famille ? J’avais déjà raté l’adieu aux marin, entendu le fait que notre gouverneur avait succombé et que son frère avait prit les devant… Tellement de nouvelles en si peu de temps.

Une fois ma beauté éveillait de nouveau, je me présentais de toute ma prestance devant mes domestiques, ordonnant comme un général et les regardant s’exécuter comme des fourmis. Ah… Quels sacrifices il ne fallait pas faire pour rester une belle dame de ce monde? Depuis longtemps déjà j’avais continué à garder contact avec mes belle-familles dans l’espoir qu’un jour elles me soient utiles. Résultats ? Je devais envoyer des présents pour chaque anniversaires, réussites, naissances et me déplacer en cas de décès. Mais dans ce dernier événement j’étais au moins sûre de gagner un petit quelques choses.  Enfin, je devais déjà m’estimer heureuse d’avoir une belle demeure grâce à mon défunt époux. Cela m’évitais donc de dormir dans les auberges ou bien encore chez la famille, qui malgré son extrême gentillesse, finissait toujours par me rendre folle. Pendant le voyage jusqu’à la capitale, je réfléchissais déjà à quelques formulations à jeter à ces animaux de foire. Mes soupires semblaient découler de mes lèvres sans fin. Pour me donner un peu de courage, je me servais un verre tout en me répétant que ce ne serait qu’un séjour de quelques jours. Du moins je l’espérais fortement et priais Vama pour que mon cher cousin ne m’impose pas à rester plus longtemps. Me plaindre, moi ? Jamais. J’exposais simplement les choses qui m’embêtaient l’esprit en permanence. Cependant, je ne laissai rien paraitre lorsque je n’étais pas seule. Affichant comme toujours un sourire tendre et doux, battant des cils, roulant ma démarche de dame d’honneur.

Alors que je venais de finir mon verre, Pierre vient à moi pour m’annoncer que nous venions d’arriver. Pierre ? C’est mon petit inventaire et espion, un orphelin qui ne manque pas d’air et que je traite comme un adulte malgré sa petite frimousse. Il est intelligent, disciplinait, calme et un fin mathématicien. Il était mon larbin à toute heure, mon messager, mon dénonciateur… Je n’avais cependant pas une confiance infinie en lui, car comme tous, je me doutais qu’il n’hésiterait pas à me planter la lame d’un couteau si on lui demander en échange d’une grosse somme d’argent. Lorsque je posais le pied à terre, petit Pierre me suivait comme une ombre, sa plume et ses feuilles en mains. Ensemble nous nous rendions dans une modeste échoppe de fleurs dans laquelle j’avais l’habitude de passer commende lorsque je venais rendre vite à la famille de Monsieur. Comme toujours je prenais les mêmes fleurs, dans un même format. Je n’aimai guère les changements, puis je savais parfaitement quelles fleurs aimait la famille et enfin, elles étaient les moins chères et les plus présentable à la fois pour un événement de ce genre.  Ma popularité chez les commerçants m’avait toujours surprise et en même temps fascinée, car ils étaient capables de me reconnaitre dès que mes pieds flouaient leur sol. Comme toujours j’eu droit aux mêmes sourires, aux mêmes questions, aux mêmes paroles. C’était comme une boucle sans fin que j’aimais renouveler, semblable à une mélodie de boite à musique qu’on aime écouter et pour laquelle on est près à s’abimer les doigts à tourner le tourniquet juste pour l’entendre une fois de plus.

Après ceci fait, nous nous rendions enfin au domicile familial ou tout du moins,  de ce qui pouvait être les vestiges familiaux de ce vieux Maître sans héritier. Les étreintes, les sourires, les éclats de joie, voilà ce qui nous animaient maintenant. Finis soupires, terminés les mauvais songes et place aux rires et aux retrouvailles et réjouissances. Je changeais alors de masque, mettant sur mon visage celui des retrouvailles, laissant mon visage s’effacer peu à peu avec mon esprit naturel. Hypocrite ? Probablement, mais après tout, qui ne l’est plus de nos jours ? Les hommes d’états en prenaient même des cours particuliers pour que le peuple puisse boire leurs paroles comme des assoiffés. J’offrais donc mes fleurs et forçaient le jeune Pierre à me devancer dans la demeure qui avait une certaine odeur de renfermées et de viandes séchées. C’était dans ces moments là que le jeune Pierrot pouvait réagir et interagir comme un véritable enfant en jouant et souriant avec les enfants et adolescents de la famille.  La grande tante en le voyant si heureux, m’avouait avec un petit pincement au cœur et une sorte de tristesse dans la voix, qu’elle aurait aimé que l’enfant que j’eu porté plutôt soit ici entrain de jouer avec les autres. Pour faire mon intéressante, ou bien ma femme charitable, je ne sais plus, je lui confiais alors que Pierre serait mon héritier. Ce petit orphelin n’avait pas mon sang, ni celui de mon défunt mari, mais il était pour moi comme notre fils. Enfin, se fut le discours que je prononçais alors à cette femme et je pense bien que le jeune garçon m’a aussi entendu, car il eut alors se regard reconnaissant et aimant qui le rendait tout à fait charmant.

Après notre séance chez la grand-tante, où petits biscuits et boissons chaudes furent offerts, nous quittions la demeure à la manière d’un fils et d’une mère, Pierre suivant mon pas. Il avait récupéré sa plume et ses papiers en reprenant cet air sérieux et fier de petit homme. J’aimais ce côté mature qu’on pouvait retrouver chez lui, une fois un véritable homme, j’étais sûre qu’il deviendrait quelqu’un important grâce à mon enseignement. Ce fut sur la place des Merows que nous avions décidés de terminer notre journée avant de regagner notre seconde résidence. Il nous restait quelques boutiques à faire, quelques commerçants à voir, quelques rumeurs à écouter et quelques idées à voler pour nos nouveautés. En affaire, nous vivions une merveilleuse complicité. Alors que nous fessions l’inventaire des articles à emporter pour Errande, un sale garnement profitât de mon absence de concentration pour me dérober ma bourse en me bousculant brutalement. Très vite je m’en rendais compte à force de connaitre que trop bien ce genre de comportement. C’était de cette façon que j’avais connu Pierre d’ailleurs… Sans perdre un instant nous nous élancions à sa poursuite en criant au voleur, priant les gens du coin de sauter ce jeune voleur. Etrangement lorsque vous dites ça, les gens ne réagissent pas, ou bien le font mais d’une façon complètement stupide comme par exemple le marchand de fruit qui déversait alors ses fruits sur la route pour faire trébucher le gamin.  Manque de chance, il passait sans trop de mal et c’est plutôt Pierre qui s’y tordit la cheville. Moi je m’arrêtais à temps pour changer de voie et éviter ainsi les aliments en toisant le marchand sot. Désespérément je regardais donc le voyou partir avec ma bourse. Il semblait avoir des ailes à la place des bras tellement il était habile et rapide. C’était évidement, je n’étais pas l’une de ses première victime…
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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Ven 17 Fév 2012 - 12:25

Ce matin je me réveille, découvrant ainsi qu'aujourd'hui mes yeux sont bien capricieux et ne veulent pas s'ouvrir. Il faut dire que même à travers les rideaux, le soleil tape fort et m'éblouit. En ce moment le temps est doux, mais aujourd'hui il est chaud et ça me fais beaucoup de bien. Je sens qu'aujourd'hui la capital va encore bien être remplis. Tant mieux pour moi, plus il y a de gens, plus les voles sont fréquents ! Et qui gagne sa paye grâce à sa ? C'est moi ! Enfin bref, je me mets assis dans mon lit et je me rends compte que j'aimerais bien avoir, dans ces moments-là, avoir un doméstiquepour me servir mon petit-déjeuner au lit, mais c'est de l'argent gaspillé, bien que je ne sois point pauvre. Je sors donc de mon lit, retirant ma chemise de nuit. Habituellement j'aurais aussi retiré le pantalon, mais cette fois-ci j'avais envie d'ouvrir les rideaux, avant d'être vêtu de mon armure, pour contempler le soleil et la capital. J'avance donc vers la fenêtre et ouvre les rideaux. Finalement, la capitale semble plutôt vide pour le moment... Je décide donc de faire ma toilette, je commence donc à remplir la baignoire d'eau. Pendant que celle-ci se remplit, je déverse dedans, une eau de cologne qui sent très fort, mais surtout qui sent très bon. Je suis peux être soldat de la Milice mais, cela n'empêche pas le que fait je sois un homme qui fait très attention à son hygiène et son physique. Une fois la baignoire versée je me trempe dedans et y reste une bonne heure durant laquelle je me lave le corps, les cheveux, je me détends et réfléchis sur certaines choses tels que : Quand vais-je en savoir plus sur mes parents, bien que je ne veux pas forcément les revoirs, je veux savoir ce qu'ils sont devenus ? Bien que je touche un salaire de Soldat, j'aimerais travailler en tant que garde du corps pour quelqu'un afin d'avoir un peu plus d'argent. Mais qui voudrait de moi comme garde du corps ? Bon il était temps que je sorte du bain ! En sortant, je ne sais pas pourquoi, mais je me suis regardé nu dans le miroir, comme si c'était quelque chose de purement normal. Enfin bref, je me suis muni de ma plus grande serviette et me suis mis à me frotter le dos de la même manière que je le faisais étant petit. Ensuite je me suis séché le corps à l'aide de cette même serviette. Tout doucement j'enfile tout le bas de mon armure, puis ma cote de maille et enfin mon haut d'armure. Plus les jours passent plus cette armure me semble légère. Puis je prends ensuite une bonne dix-aine de minutes pour me coiffer. Je file en courant vers la fenêtre pour voir si la capital se remplit et ... Bonne nouvelle ! Elle est déjà pleine à cracker ! Enfin ... C'est surtout une façon de parler. Ça y est ... Je suis enfin prêt à commencer ma journée et j'en ai déjà le sourire aux lèvres. Je retraverse donc la maison en courant pour chercher mon épée, je la mets dans son fourreau. Je me positionne devant ma porte, comme si c'était un grand moment qui allait arriver. Ça doit sans doute venir de ma bonne humeur, ce qui est relativement rare, mais surtout, je savais en moi, qu'aujourd'hui allait être un jour important pour moi, mais j'ignorais pourquoi.

Aujourd'hui la capital était plus belle que jamais, elle rayonnait des sourires des gens, de la bonne humeur et du soleil chaud qui vous caressait le visage. Alors que je marchais dans les rues, j'ai aperçu une dame fort belle, suivis d'un petit enfant fort sage. Cette dame n'était en aucun cas une personne d'ici. Voyant que la femme ne me regarda pas, j'ai continué ma route. Je tournait dans la ville et ce, durant des heures. En direction vers la place des Merows, je vis au loin un petit garnement tout sale courir avec une bourse plutôt grosse dans ses mains. Derrière se trouvait la jeune femme que j'avais vu plus tôt dans la journée, elle était toujours avec le même petit garçon qui trébucha sur les fruits que lancé les marchands sur le petit garnement qui avait, sans doute, volé la bourse de cette dame. Afin de l'intercepté je me suis mis derrière un mur et l'attrapa au passage. Le petit tenta tant bien que mal de se libérer, mais sans succès. Puis soudain il me dit :

« Vous me dégoûtez ! Pourquoi vous me tenez ? ».
« Pour la simple et bonne raison que cette bourse ne t'appartient point. Tu l'as volé à cette dame qui arrive en courant n'est-ce pas ? » Lui dis-je.
« J'ai de bonnes raisons pour avoir volé... J'ai faim ! » Me répondit-il.
« Ah Bon ? Moi aussi petit j'avais faim, même très faim ! Tous les jours, je pleurais tellement mon ventre grondait. Pour cela mes parents aussi ont, eux aussi, volé à toutes sortes de personnes : Des pauvres qui essayaient de joindre les deux bouts, des gens plutôt satisfait de leurs bien et des nobles. Même si leurs actes avaient pour but de me nourrir, cela ne leur a pas empêché d'aller tout droit en prison. » Repondis-je et pour lui mettre un petit peu la pression, je lui ai ajouté : « Allez petit tout droit à la prison ! ».
« NON ! S'IL VOUS PLAIT ! » Me supplia-il.

Apparemment, cette phrase lui avait fait de l'effet, tout comme l'histoire de mes parents. Je pense qu'il avait retenu la leçon et lui dit :

« DANS CE CAS FILE ! ET NE RECOMANCE PLUS ! ». Le petit parti en pleurant de grosses larmes.

La femme était là, à une vingtaine de mettre, elle arrivait. Elle semblait être d'une grande famille Noble. Les gens semblaient super contents de la voir, serait-elle connu ? En tout cas elle ne me dit rien. Avant qu'elle n'arrive, je me suis vite fait recoiffé et j'ai tendu la main dans laquelle je tenais la bourse. Puis elle arriva face à moi et je lui dis « Gente dame, je me présente, Logan Levis, Soldat de la Milice de Matroos. J'ai récupéré vos biens, volé par un petit enfant. Je vous les restitue avec fierté en espérant vous avoir était utile. »
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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Sam 18 Fév 2012 - 4:28

J’aurais probablement été affecte avec le jeune orphelin si nous n’étions pas en publique. Ce n’était pourtant pas de sa faute si le marchand avait déversé ses produits, cependant la chose m’énervait tellement qu’il aurait probablement été le premier à goûter mes foudres. Ne voulant pas abimer ma ravissante image, j’affichais alors un pauvre sourire et essayais de me frayer un chemin entre les aliments pour tendre la main vers l’orphelin qui était aux yeux de la population, mon petit protégé. Sa cheville était rouge et semblait s’enfler. Si ceci ne revenait pas vite à la normal, il me faudrait dépenser une certaine somme d’argent pour le remettre sur pied, chose qui m’embêtait assez. Alors que la populace formait un cercle autour de nous, j’entendais la compagne du marchand le sermonner pour la perte des produits. Il était hors de question que je les rembourse tous, après tout, je ne lui avais pas demandé de les vider sur la grande place. Heureusement pour moi en tout cas, la marchande ne vint point m’en tenir mot. Imaginez le mal aise que j’aurais eu devant cette somme d’argent immense que j’aurais du débourser ici … Alors qu’à la base, j’étais venue ici pour en gagner le double. Pendant que j’écoutais d’une manière discrète la conversation du couple marchand, on demandait à Pierre la fréquence de sa douleur. Après m’avoir relevé la tête pour observer les traits de mon visage serin, il affirmait que ce n’était qu’une petite foulure et qu’il pourrait de nouveau courir sous peu.

Cherchant à nous extraire de ce cercle, je pris Pierre par la main et après quelques belles et douces paroles j’essayais de disperser les gens. Ce fut en vint. Ils restaient tous là comme des limaces gluantes à nous dévorer des yeux. Vama merci. Un homme dans le milieu de son âge m’apostropha pour me signaler que le garnement qui m’avait volé venait de se faire arrêter par un homme de la milice. Je lui confiais, à lui et sa dame, Pierre qui avait encore un peu de mal à marcher, lui demandant de m’attendre au vaisseau le temps que je règle cette affaire. Docilement le gamin obéit sans un mot. Il savait qu’il me ralentirait dans ma course et qu’il m’énerverait s’il continuait à me suivre en trottant comme un animal galeux. Remontant légèrement ma robe pour pouvoir faire des pas plus ample avec celle-ci, je me lançais donc à la rencontre de cet homme qui avait apparemment ma bourse. Au début je faisais de petits pas incertains, puis des pas plus grands lorsque je vis au loin une armure briller, enfin lorsque je pu voir très clairement ma bourse entre ses mains, comme portée par un vent et un enthousiasme profond, je courrais gaiement vers mon bien. Me rappelant alors que j’étais dans un lieu public, je ralentissais sourdement ma course pour ne pas paraitre trop essoufflé devant l’homme dit. Un sourire radieux avait imprégné mon visage devant cette divine apparition qu’était ma bourse enfin retrouvée. Je n’avais plus qu’une hâte alors, la récupérer, compter et entendre mes douces pièces tinter entre elles.


- Un Grand merci à vous ! Je la pensais perdue à jamais entre les mains de ce petit voleur !

J’avais élancé ma main pour prendre mon précieux lorsqu’à la fin de ma phrase une ombre étrange plana à dessus de nous. Un court instant je levais donc les yeux et je fus choquée par la vision que j’eue. Un second enfant se cramponnant à une corde venait de me rafler une nouvelle fois ma bourse en plein vole ! Etais-je la victime d’une mauvaise farce ? Qui était donc l’auteur de cette mauvaise plaisanterie ? Et surtout, combien étaient ils ? Car s’était quand même le second en moins d’une heure et ceci ne m’aurais pas étonnée que les auteurs de ceci soient une bande de petits orphelins. Désorientée, j’hésitais entre avoir un mal aise ou bien exploser de rage. Le rire des enfants me venait alors jusqu’aux oreilles comme un petit cri de victoire et devant tant de monde je préférais choisir la première option, m’évanouir. Posant le dos de ma main sur mon front, je laissais alors mon souffle se couper et mes jambes se fléchir. Triste sort ! Voilà qu’on m’ôtait de nouveau mes précieuses pièces d’or. Je sentais alors mon cœur se briser et mon sang se figer dans mes veines. Soudainement pâle, je tournais alors de l’œil, m’étendant sur la place de Sant Poseïnos. Par la suite, tout en jouant la morte, je continuais à entendre les gens autour de moi, ainsi que leur conversation. Je ne sais qui me souleva de terre pour m’éventer et à ce moment là une odeur forte vint à mes narines de parfumeuse. Au nom de Vama ! Mais qui peut bien se noyer dans une eau de Cologne aussi fort dès le début de journée ?! Etait on entrain de me faire sentir de l’alcool pur ou bien se parfum venait il d’une personne proche de moi ? Dans un soudain sursaut je revenais donc à moi, suffocante et surprise.

- A moi ! Mon or ! Où est ma bourse ?!

Je ne pouvais m’empêcher de tousser et prendre de grande respiration, cherchant par tous les moyens d’où venait cette odeur. Me redressant maladroitement, je sentais encore mes jambes fragiles et comme une girouette ma tête cherchait désespérément les enfants rieurs. Dans ma perdition je vins à m’appuyer contre le soldat qui tenait ma bourse en main quelques minutes plutôt. L’odeur alors redevenait plus forte et brusquement je me retournais vers lui en posant un doigt accusateur sur son torse pour l’incriminer de cette forte odeur qui avait tant perturbé mon odora.

- C’est vous ?!

Seulement après un temps de réflexion, je réaliser que ma phrase pouvait être comprise autrement et je m’en servis pour revenir au sujet principale, ma bourse puisque l’heure n’était pas aux critiques de goût.

- … Qui teniez ma bourse, non ?
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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Sam 18 Fév 2012 - 10:17

Elle semblait être légèrement essouffler, ce qui ne l'empêcha pas de me remercier. Mon regard se posa tout d'abord sur ses longs et beau cheveux. Ils brillaient tels le soleil du jour, d'une beauté incomparable, elle devait dans doute en prendre très grand soin. Ses yeux, si je vous en parle vous allez tomber sous le charme sans même l'avoir vu : vous est-il déjà arriver d'avoir le regard posé sur une chose et par un phénomène inexpliqué vous ne pouvez pas détacher votre regard de cette chose ? C'était le même phénomène avec ses yeux, bien que je ne compare point ses yeux avec de vulgaires ' choses '. Ils étaient clairs et beaux. Quant à sa bouche, même elle était belle à regarder. Parfaitement maquillé, un visage régulier, une beauté stupéfiante, cette fille était très belle, ce qui en venait à me faire penser que cette fille devait être noble pour pouvoir autant prendre soin d'elle. De plus vu la masse de sa bourse, elle ne peut point être une simple citoyenne.

Afin d'être fort sympathique, je lui ai lancé un grand sourire. Dommage, son regard était tourné vers le haut. Que pouvait-elle donc regarde en l'air ? Des nuages ? En levant ma tête, j'eue vu passer un petit garçon à toute vitesse qui se balançait à une corde et pour combler le tout, il venait de voler la bourse de la jeune femme. Par Vama ! Qu'a donc fait cette dame pour s'attirer autant de malheurs ? Enfin bref, je me serais bien lancé à la poursuite de ce petit paysan, hors, la jeune dame paniquée puis tomba soudain sur le sol. Une ronde se construisit autour de nous, comme si la scène était un spectacle !

« Par Vama ! Que diable vous punisse ! Pensez-vous que cette scène est jouissante ? Je ne vois rien de plaisant dans ce qu'il se passe actuellement. Donc à moins de vouloir s'en prendre une de ma part, je vous conseille fortement ... DE DEGUERPIR !! »

Mon oeil oui ! Personne ne bougeât, après tout, certaines personnes devront décrire en détails ce qu'il s'est passé pour la gazette. Bande de sale paysans ! Ils ne pensent qu'à l'argent. Enfin bref, je me hâte a ramassé cette femme. Une fois dans mes bras, elle ouvrit les yeux. Regardant la foule elle semblait impressionné, mais surtout, elle semblait chercher quelque chose. Elle me regarda, posa son doigt sur mon torse et me dit : «C'est vous ?! » Puis après une légère hésitation elle reprit : «... Qui teniez ma bourse, non ? ». Est-ce vraiment ce qu'elle voulait dire ? J'en doute fort.

« Oui, c'est moi ... » Et j'ai repris en regardant les gens qui nous entouraient « vous tous ! Dégagez ! Je n'hésiterais pas une minute avant de vous en collez une ! Ce n'est pas un spectacle ». La jeune fille descendit de mes bras et se posa pieds à terre. Bientôt les gens se remirent à faire leurs commerce, leurs promenades, leurs achats ... Moi j'attendais là pendant quelques minutes, je réfléchissais aussi sur une chose. Cette dame semble être une personne importante et ce matin j'avais senti en moi qu'une chose importante allez arriver. Serais-ce en rapport avec cette dame. Je l'ai regardé, elle semblait d'après moi attendre sa bourse et je lui dit :

« Pardonné moi si ma personne n'a pas était capable de vous restituer une seconde fois votre bourse. L'enfant est parti à une vitesse incroyable, j'aurais bien voulu le suivre, mais vous semblez tellement mal en point que j'ai préféré prendre soin de vous. Veuillez me pardonnez, j'ai faillit à ma tâche. Mais j'y pense, vous semblez être une personne importante ma chère dame. Où est donc votre garde du corps ? Si j'étais lui, je serais fort honteux de vous avoir laissé seul en ce jour de soleil. C'est durant ces moment-là qu'il y a beaucoup de monde. »


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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Ven 24 Fév 2012 - 1:53

Me remettant à peine de mes émotions, une seule chose dans mon esprit ne me semblait pas flou et celle ci concernait sans aucun doute le montant de ma bourse. Les yeux rivés sur l'homme en armure, je ne laissais transparaitre qu'un air horrifié du au vole dont j'avais été la victime. Au lieu de se lancer à la poursuite du voleur et de ses acolytes, il avait tenu à rester ici sans bouger à me regarder. Certes s'était une attention fort aimable et qui convenait parfaitement à une Dame de mon rang, mais bon sang, j'aurais mille fois plus apprécié qu'il me récupère mon bien. Mains sur les hanches, je changeais alors l'expression de mon visage face au discours qu'il me fit. Alors ainsi donc il aurait été plus prudent d'avoir un garde du corps ? Foutaise. Celui ci m'aurait couté encore plus chère, j'aurais du lui donner le gîte et le couvert. N'en faisais-je déjà pas assez avec l'orphelin que j'avais sur les talons ? Qui en plus, doué qu'il était, me couterait prochainement une visite chez le médecin de la ville. Sant Poseïnos étant la capitale, j'avais probablement surestimé la garde et les petits voyous qui avaient du croitre depuis que j'étais retournée vivre à Errande. Cependant je radoucie mon humeur lorsque je l'entendis me complimenté sur mon statue social. Je n'étais pas une personne si importante que cela, j'avais juste une bonne liste de personnes et une popularité en chute en ce moment... D'ailleurs, je devais trouver quelque chose pour faire remonter ma popularité ici bas pour gagner l'attention d'un nouvel époux potentiellement important.

- Mon Garde du corps ? Voyons, pensez vous que j'ai suffisamment de moyen pour en posséder un ? De plus, n'était ce pas votre charge de veiller sur les rues de cette ville avec vos confrères et ainsi assurer ma sécurité et celle de ma bourse ? Je vous trouve bien bavard pour un homme d'ordre et un peu trop soucieux du mal qui m'ai été fait sans pour autant avoir en votre possession mon bien.

Je remontais légèrement le tissu de ma robe pour ne pas marcher dessus et m'empressais de tourner les talons. Cet homme ne me paraissait ni homme de confiance ni homme à avoir une pointe d'intelligence. Il est vrai que j'avais l'habitude de juger un peu trop rapidement les gens et que je ne faisais confiance à personne. Moi même, c'était déjà amplement suffisant non ? Puis une idée me traversa l'esprit, m'arrêtant dans mon élan, je me retournais alors soudainement vers l'homme dont l'odeur était un peu trop forte à mes sens. Puisqu'il n'allait pas l'air très malin, peut être que je pourrais tirer quelques choses de lui. Passant une main dans mes cheveux, je posais donc un regard intéressait sur l'homme. Avec cette carrure et son rang, je pouvais probablement relancer un peu ma popularité. Les gens auraient bien sûr l'air surprit de me voir accompagner d'un tel homme pour assurer ma sécurité et ceci serait encore plus intéressant s'ils me demandaient pourquoi j'en avait fait l'acquisition à présent. Avec cette affaire de vole, la relance de ma popularité, je pourrais très bien demander à des gens plus au placé de faire quelques choses pour ces voles. Ceci serait bien entendu une belle excuse pour visiter les locaux et sympathiser avec ces hommes de pouvoir. Avec un petit sourire satisfait, je fis signe au jeune homme d'approcher et de me suivre. D'une voix agréable et charmante, je m'apprêtais à l'utiliser pour récupérer ma bourse et faire le tour de la place. Tant pis, pierre devrait attendre encore un peu avant de voir l'homme de médecine et avec un peu de chance, il n'y aurait même pas besoin de voir celui ci.

- Et bien ? Qu'attendez vous mon brave ? Ma bourse ne va pas revenir en courant. Pressons. Nous devons voir bons nombres de marchands et autres gens avant de récupérer ce terrible garnement. Avec un peu de chance, nous le verrons lui et sa troupe chez les marchands de nourriture en tout genre.

Frappant dans mes mains pour laisser entendre un petit claquement clair incitant à se dépêcher, je fis volte face et tout en reprenant ma robe en main, je pressais le pas pour me rendre chez le boulanger le plus proche. Qu'est ce qui pouvait être plus agréable en bouche que le pain chaud et fondant de celui ci pour remplir un estomac trop vide? Le nez en l'air, j'essayais de sentir la délicieuse odeur de la pâte chaude. Lorsque je la senti, la faim me gagna tout aussitôt. Comment résister à cette odeur de pain chaud ? Priant mon ventre pour qu'il ne se fasse pas entendre, j'accélérais ma marche et tout en tournant légèrement ma tête vers l'homme, je le renseignais un peu plus sur ma personne. Si je me servais de lui et si on lui posait des questions, il était plus que normal qu'il sache au moins qui j'étais.

- Vous savez, j'ai vécu ici il fut un temps, avec mon époux. Lorsqu'il a quitté cette terre, je me sentais bien trop mal pour rester ici et je suis donc retournée vivre dans ma ville natale à Errande. Je voyage assez souvent et je possède quatre demeures. Deux à Errande, l'une familial l'autre à mon premier époux, paix à son âme. Une a Gernie que j'ai hérité de mon second époux, qu'il pourrisse à l'ombre. Enfin une ici, de mon dernier et tendre époux qui nous a quitté il y a de cela quelques années déjà. Vous voilà bien silencieux...

Inquiétée de ce silence soudain, je me tournais vivement vers lui, me demandant s'il me suivait ou bien s'il était finalement resté à notre lieu de rencontre. La foule était grande et noire de monde. J'avais du mal à voir s'il était là ou non, me demandant si j'avais finalement parlé pour moi même. Les yeux plissaient, je cherchais son visage.
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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Mar 29 Mai 2012 - 10:40

Albie eut une minute d’hésitation. Errande lui était bien plus familière que Sant Poseïnos, et s’il avait sû, il aurait sagement attendu le retour de Sélim en la ville natale plutôt que de se dépêcher directement en territoire inconnu afin de la retrouver. Mais son affaire pressait et ne semblait tolérer aucun retard, aussi avait-il fallu faire le déplacement. Cela lui coûtait ; le politicien n’avait aucune envie de se confronter à une femme qu’il savait vile et avide mais qu’il aimait tout à la fois. L’occasion était trop belle, si elle venait à désirer le manipuler un jour, elle y parviendrait sans encombre. C’était cette idée qui faisait frémir Albatros, cette faiblesse à laquelle il ne pouvait remédier et qui le conduirait à sa perte -il en était sûr-. Décidément, rien n’allait ces derniers temps, il n’aurait absolument pas été étonné de trouver, dés arrivée, sa chère cousine au bras d’un énième noble exultant d’importance de par l’étendue de sa fortune. Il secoua la tête avec la moue méprisante qui le caractérisait si bien quand il songeait à ce genre de choses. Il n’avait pas fait le voyage pour régler ses comptes avec Sélim, la liste était trop longue, il était là pour les affaires.

Ses pas finirent par le mener sur la place des Merows. Il s’était rendu en la demeure de Sélim quelques dizaines de minutes plus tôt et on lui avait répondu que madame était sortie, et qu’il pourrait certainement la trouver du côté des quartiers populaires. Cela n’avait pas vraiment étonné Albie. Il s’avait que pour enrichir son commerce, il fallait aller au contact. Il n’aimait pas se déplacer bardé de gardes du corps, mais il finit, à la réflexion, par regretter de ne pas en avoir mandé. Il était prit dans une marée humaine oppressante, c’était à peine si on ne lui passait pas sur le corps dés qu’il faisait un pas. Il avait fallu qu’il bifurqua précipitamment dans une traverse pour retrouver du même coup son souffle et le périmètre de sécurité qui lui était dû –après tout, n’était-il pas une des têtes du pays ?- Le fait de tenir un siège au conseil avait tout à la fois des avantages et des inconvénients. Comment repérer, par exemple, qui que ce soit au milieu d’une telle foule, et surtout, en civil ? Décidément, bien des serviteurs lui faisaient défaut. Albie s’arrêta quelques instants pour réfléchir quant à la direction qu’il allait prendre sitôt de nouveau immergé dans le flot humain, c’était peu dire, mais la venelle se remplissait dangereusement vite. Un bref coup d’œil par-dessus son épaule, le força à avancer. Décidément, il n’aimait ni le bruit, ni les odeurs, ni la faune de Sant Poseïnos.

Alors que toutes recherches lui semblaient veines et qu’il allait se résigner à retourner à l’office afin d’y attendre son associée, il fut percuté par l’émergence d’une masse de cheveux noirs à quelques mètres devant lui. Des cheveux noirs qu’il ne connaissait que trop bien qui plus était. Selim. Il se fraya un chemin avec difficulté dans la foule pour parvenir jusqu'à elle. Quelque chose semblait retenir son attention, elle regardait en arrière.


« - Qu’est-ce qui peut bien retenir ainsi ton attention ? »
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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Mer 13 Juin 2012 - 4:09

Le nez pointé en l’air, j’essayais de repérer le fameux soldat qui devait assurer l’ordre. Avec le parfum qu’il avait, moi qui étais douée pour reconnaitre les odeurs, n’aurais pas du avoir du mal à le trouver. Or, je perçue tout un tas d’odeur, sauf celle que je souhaitais retrouver. Mains sur les hanches, j’allongeais mon cou pour trouver sa silhouette mais rien n’y faisait. Je poussai un terrible soupir d’exaspération à cet effet, puis une odeur plus familière vint m’effleurer le nez. C’était un parfum que je pouvais reconnaitre entre mille tellement je l’appréciais. Il me rappelait des souvenirs attachants, tendres, sauvages. C’était la suave odeur d’un homme que je pouvais coïnciderais comme mon ombre. Fermant les yeux, j’attendais qu’il vienne jusqu’à moi avec un sourire malicieux. Au son de sa voix, je me retournais vers lui avec ravissement. Ah ! Si ces gens n’étaient pas là ! J’aurais pu à mon aise réclamer l’affection qu’il m’était du ainsi que celle qu’il me donnait volontiers. Tout en le regardant, j’haussais une épaule avec un petit sourire plus pincé au coin de ma joue droite. A vrai dire, j’étais plutôt surprise de le voir là. D’ailleurs que faisait-il là ? Moi qui ne l’attendais qu’au plus tard, ce soir. Lui accordant une petite révérence, je lui expliquais ce que j’étais en train de chercher. J’aurais très bien pu lui dire que c’était sa présence, mais devant tant de gens, ceci était pure folie.

- Et Bien. Mon cher, c’est une agréable surprise de te voir là. Je cherchais un homme plutôt bien bâtit qui devait me suivre afin de récupérer la bourse qu’on m’a volé il y a quelques instants. Mais voilà qu’il a disparu. Probablement était-il de mèche avec ces enfants. Enfin, je vais être en retard ; m’accompagnes-tu ?

Sans même attendre une éventuelle réponse, je lui pris le bras et l’attira avec moi. Fermant accrochée à son bras, je profiter que la foule soit oppressante pour être plus près de lui. Très vite, je du néanmoins cacher mon nez d’un mouchoir en tissu pour échapper à l’agression de certaines odeurs que dégageaient les paysans. Ils n’avaient pas les moyens de s’acheter du parfum pour masquer leurs horribles odeurs primaires. Dans le fond, je ne sais exactement si ceci me rassurait ou non. M’enfonçant dans cette masse noire et malodorante de gens, j’allais en direction d’une auberge où j’avais loué une chambre afin d’y faire passer des auditions en toute tranquillité et loin de tout vacarme. Tout en annonçant ma perso et en prenant donc les clés de la chambres, j’annonçai à la jeune aubergiste qu’elle pouvait annoncer aux musiciens et poètes que je les recevrai dans une dizaine de minutes. Pressée, je laissais alors le bras de mon très cher Albie pour me diriger vers les escaliers que je me dépêchai de monter tout en gardant une certaine grâce dans mes mouvements. Puis j’ouvrir la porte de la chambre, une odeur de vieux et de poussière empestaient la pièce. Aussitôt, j’ouvrais les fenêtres pour aérer l’espace, installa correctement de fauteuil au pied du lit et en face de la cheminée. Pendant mon rangement et ma mise en scène, je jetais de temps en temps un regard amusé sur Albie.

- Qui a-t-il ? Je ne pensais pas te voir si vite. Les affaires auraient changés ? Nous voilà déjà bien en retard, je n’espère pas qu’un quelconque incident et pu se produire. Approches. Assis toi, là.

Je lui montrai un fauteuil à côté du mien, puis déplaça la table base et y posa une corbeille de fruits. Une fois l’aération terminée, je refermai les fenêtres et m’installa à mon tour dans mon fauteuil. Puis je fis signe au premier musicien de se présenter. Très vite ce premier m’ennuya, je préférais donc déguster quelques fruits et faire signe au suivant d’approcher. Ainsi, le temps passa et je pu entretenir avec mon cher invité quelques conversations banales sur la famille, l’entourage, les affaires, pendant que les artistes passaient sans attirer véritablement mon attention.
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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Jeu 5 Juil 2012 - 11:02

Dans le frais grenier de l'auberge, au milieux de délicieuses odeurs de foin et rayons éparses éclairant les nuages de poussière dormait le petit Anaël. Son maître étant beaucoup plus malade que d’habitude, les menaces de certaines personnes trop insistantes, Anaël se disait alors, qu'il vaudrait mieux pour lui et ses fesses, de trouver rapidement un mécène autre que le vieillard. Il chercha alors dans Errande, mais, sans compter les recherches violoneux ou de chanteur du dimanche, aucune ne lui garantissaient un emplois fixe. Une belle après midi pluvieuse, son maître, dans un moment de lucidité envoya Anaël à Sant Poseïnos chercher quelques recueilles de musique récemment sortie, dont la nouvelle pièce de Mollie Zart (Appelez Mo') nommé Lacrimosa. Mo' Zart était une jeune fille pleine d'entrain et extrêmement aimé... Pardon, Adoré par le public. Anaël avait d’ailleurs chanté plusieurs de ses pièces. Enfin bref. C'est en arrivant dans cette grande ville qu'il aperçut, ses bras "chargeaient" par ses maigres affaires et sa troubadour, une affiche. Recherche de musicien compétant. Il sauta sur l'occasion, prit une chambre dans une auberge avoisinant l'auberge du lieux de rendez vous. Il occupa le reste de sa journée en allant chercher sa commande. Revenu à l'auberge après s’être perdu une vingtaine de fois et après avoir craqué pour un bout de brioche, il s'assoupit sans grande difficulté.
Il se réveilla quand le soleil passa ses indisciplinés rayons sur ses yeux à travers l’œil de bœuf. Il se leva lentement, sans violence et dans le plus grand silence il se prépara. Il y avait de grande chance que se soit un homme qui soit présent. Il fallait donc plus jouer sur le physique féminin d'Anaël, voir même, le faire passé pour femme... A peine cette idée traversa la tête d'Anaël qu'il la repoussa. Ressemblait à une femme, ça passe, se travestir, ça passe beaucoup moins. Il mit donc sa chemise usée d'un blanc jaunie par l'age, sont pantalon de toile noir écorché au bout. Zut, il avait son instrument, mais pas d'habit correct. Tant pis. Il garda ses cheveux lâchés pour donné un effet plus féminin. A présent habillé comme tout les jours, il saisit sa petite harpe et se creusa la tête pour savoir ce qu'il pourrait jouer. La petite harpe limitait ses possibilités, de plus, il devrait plutôt jouer sur sa voix d'enfant. Les castrats, ça ne court pas les rues ! Il réfléchit. Il réfléchit longtemps. Il finit par choisir un morceaux plus traditionnelle, "Douce nuit, nuit d'amour", un morceau tranquille, calme et fluide, pouvant être accompagné avec son instrument présent. Il enveloppa son instrument de tissu, le plaça dans sa sacoche transport qu'il avait spécialement confectionné puis partit vers l'auberge.
C'est dans l'escalier que tout se gâta. La première marche était pourrie, elle succomba malgré le poids plume d'Anaël, il se crispa sur son instrument et fini la descende sur les fesse, sa harpe plaqué contre sur buste. Il eut un grand silence tout à coup, tout le monde se tourna vers le garçon. Il esquissa un sourire timide, rentra la tête dans ses épaules et parti payer, en se faisant le plus petit possible. Il sorti rapidement, glissant dehors sur une flaque de je ne sais quoi, se rattrapant à un gamin courrait par là, criant, riant, chahutant, le faisant tombé, lui et une bruit trébuchant d'une bourse qui se vide. Anaël voulut s'excuser mais à peine avait-il retrouvé son équilibre que l'enfant était déjà partie, laissant Anaël, pour la deuxième fois de la journée totalement hébété. Il s’approcha à grand pas de l'auberge, puis, se fit agresser par une jarre de vin, tombant d'une fenêtre, il eut le réflexe de s'écarter à tant, mais le vin éclaboussa ses habits. Il pesta, à présent énervé. Le vin, c'était dur à faire partir surtout sur du blanc. Il rentra brutalement dans l'auberge, demandant ou était la "chambre d'audition". Il se présenta juste après un poète miteux, empestant plus vin que lui, mais pour des raisons différentes. Il rentra et commença un peu à paniquer. La jeune demoiselle et le jeune homme semblaient s'ennuyer ferme et discutait de chose banal entre eux. Anaël fit un salut discret et timide, oubliant de se présenter, sa colère laissant place à un stress certain. Il avait déjà "déballé" sa harpe et commença à jouer, il se mit à chanter, mais il ne semblait pas attirer l'attention. Il s’arrêta, soupira et tenta le tout pour le tout. Le solo de la reine de la nuit, La mandoline enchanté, Molly Zart. La pièce avait fait fureur à Errande et le solo était un des plus virtuose et impressionnant de cette époque. Il restera surement gravé dans l'histoire de l'opéra. Juste avant, il s'attacha les cheveux à la va-vite. A mesure qu'il chantait, il espérait ne pas avoir trop surpris ses deux auditeurs. Par se brusque changement de musique, il aurait put les froisser, mais au moins, il espérait les réveiller.
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Posté dans Re: Patience est une vertu qui ne s'attrape pas, elle se gagne.   - Jeu 20 Sep 2012 - 7:58

Assise sur mon fauteuil moelleux j’écoutais plus ou moins les vers du poète imbibé d’alcool qui était complètement miteux. Il me sembla que mon cher cousin avait fini par s’endormir, car malgré les petits chuchotements que je pouvais faire il ne semblait pas réagir. Heureusement une jeune personne vint enfin réveiller les mœurs. Enfin au début sa prestation était plutôt banale bien que son chant fut intéressant, mais à notre grande surprise il nous interprétait le solo de la reine de la nuit, La mandoline enchantée, un morceau de choix que j’aimais particulièrement. Je me redressais alors dans mon fauteuil et jouais avec une boucle de mes longs cheveux noirs. La mélodie m’enchantant, faisant tournoyer et danser de nombreuses idées en tête. Sa beauté était égale à son art, une chance pour moi car il me manquait du personnel. Une question me brûlait les lèvres, je n’arrivais pas à savoir ci la personne que j’avais en face de moi était une fille ou bien un garçon. Soudainement je me levais sur mes petites jambes et fis claquer mes talons sur le planché. Mains sur les hanches, je demandais à mon cousin de prendre la relève. Le menton levé, le nez en l’air, le ton autoritaire… Je me voulais glaciale.

- Monsieur Mustang, pourriez vous vous occuper de ses autres messieurs, j’en ai assez entendu pour aujourd’hui. Si vous le désirez, nous nous retrouverons plus tard pour parler de nos affaires.

D’un aspect rigide, je tournais les talons avec un petit sourire malicieux. Je m’amusai à jouer les femmes indifférentes avec cet homme qui préoccupait mon esprit. Probablement pour l’énerver. Probablement pour le taquiner. Ou peut être même le pousser à venir me chercher. C’était un jeu malsain, mais s’était si plaisant de le torturer de cette façon. Mais ici, je ne pouvais pas plus jouer à ce petit jeu là et les affaires me pressaient déjà. Avec une certaine vivacité, j’attrapais le bras de l’artiste et l’emmenais avec moi hors de la chambre.

- Bien. Votre petit spectacle était assez irrespectueux. Commencer quelque chose sans même le finir et enchaîner sur autre chose ainsi. C’est dangereux. Néanmoins, c’était nécessaire car sans ça vous seriez reparti les mains vides. Dites moi, mademoiselle, que faite vous d’ordinaire ? Le vin parfum vos vêtements, vous ne passez pas votre temps dans une taverne tout de même ?

Sur le moment, j’étais persuadée que cette personne était une femme. Ses traits étaient si féminins. Nous marchions rapidement vers la sortie de l’auberge. Les autres participants nous dévisageaient au moins qu’ils étaient surpris de la manière dont j’entrainais mon nouvel employé loin d’eux. Effectivement, je ne laissais pas le choix à celui-ci, car à la manière d’une tornade je l’avais arraché à la chambre d’audition sans même prendre le temps d’attendre qu’il ait terminé son œuvre. Sans même lui laisser encore moins le temps de me répondre, je lui demandais déjà de nouvelles réponses.

- Dites-moi. Racontez-moi un peu d’où vous venez. Enfin, nous verrons probablement ça plus tard. Savez-vous tenir une échoppe ? Allons plutôt dehors, pour continuer. J’ai quelque chose d’intéressant à vous proposer. Que diriez-vous d’être mon artiste de réceptions et mon employé de boutique à la parfumerie de l’Artkange ? Bien sur vous auriez un double salaire. J’ai beaucoup aimez votre interprétation, avez-vous déjà eu l’occasion de rencontrer Molly Zart ?

Avec un sourire enjôleur, battant mon éventail aussi bien que mes cils, j’espérai bien obtenir et garder cette belle perle que Vama avait mise sur ma route. Peu importe le prix, il me fallait cette personne.


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