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La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.

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Posté dans La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Ven 16 Mar 2012 - 15:48

C'était sous une chaleur étouffante, dans la zone de la ceinture de feu et plus précisément aux dunes mouvantes qu'Aliéna s'affairait à d'étranges activités. Jamais une personne saine d'esprit et non au bord de la mort, ne se serait risqué dans un tel lieu. Pourtant là, accroupi et les jambes écartées, Aliéna fixait les grains de sable avec insistance. Elle n'était pas en effet une personne très saine d'esprit, probablement même la plus dérangée qu'il soit à la limite de l'humanité. C'était un être de sexe féminin, ceci était sûr, mais elle n'avait pas vraiment le comportement qui allait avec. On aurait pu la juger comme étant une fille idiote ou naïve à cause de son comportement, mais la vérité était tout autre. Son intelligence était brillante et les moments où on la soupçonnait d'absence était en faire le résultat d'une longue réflexion profonde. Elle aurait pu être une bien belle jeune femme de Korrul, intelligente et pleine d'avenir, mais le destin lui avait prédit un tout autre destin et apparemment la beauté et l'humanité ne faisaient pas parties de sa destiné. Il était plus qu'évident qu'elle n'était pas belle à voir et encore moins à avoir près de soi. L'hygiène était le cadet de ses principales activités qui étaient l'amusement et la nourriture ainsi que d'obéir à son chef et ses subalternes. Elle ressemblait plus à un genre de mascotte étrange plutôt qu'à un membre à part entière. De plus, Aliéna avait une grande peur, celle de l'eau. Elle qui était habituée à voir du sable, du sable et encore du sable, imaginez vous le choc qu'elle aurait en voyant une immense étendue d'eau ? Elle aurait probablement un moment de paralysie, d'hystérie ou bien encore d’évanouissement. Mais la question n'était pas là, mais plutôt sur le pourquoi elle était là.

Depuis déjà plus d'une heure elle tenait cette même position, le nez pointé vers le sol, le soleil fouettant sa peau. Sur celle-ci, ainsi que sur son front, on pouvait voir de brillantes petites perles de sueur glisser le long de son corps pour enfin s’écraser au sol pour les plus chanceuses, s'évaporant pour d'autres tellement la chaleur était dense. Les mains posées sur ses genoux, les coudes pointés vers l'extérieur, elle semblait attendre qu'une mauvaise herbe pousse et lui montre ses feuilles. Il n'y avait bien entendu aucune chance que ceci n'arrive et donc sa présence ici était autre. Enfin, elle commençait à s'animer cette ridicule petite statue qu'on aurait cru faite en pierre. Ou du moins, une partie de son corps commençait à bouger dans un premier temps lentement. C'était son postérieur qu'elle animée par des petits mouvements de basculement au dessus du sable. Puis elle le fit un peu plus vite, puis plus rapidement encore et enfin s'arrêtait net, reprenant sa position de base. Ses pieds nus s'étaient enfoncés dans le sable brûlent jusqu'à ses chevilles. Elle avait alors prit soin de replier un peu ses orteils, ayant ainsi l'impression de s'agripper au sable comme l'aigle resserrait ses serres autour de sa proie. Son expression faciale n'avait pas changée, elle regardait toujours le sable de manière intense. Son dos était si chaud qu'on pouvait être sûr qu'elle finirait par avoir quelques cloques une fois qu'elle aurait regagné une atmosphère plus fraîche malgré sa faculté à supporter la chaleur de cette région. De temps en temps on pouvait néanmoins apercevoir sur sa peau un léger frémissement qui lui provoquaient de petits boutons sur sa peau craquelée par moment.

Une nouvelle question venait alors puisqu'elle semblait être seule et dans une activité étrange. Où était donc son clan ? Pourquoi l'avait on laissé venir ici seule ? Le savait on qu'elle était là depuis un bon moment ? Beaucoup de questions et bien peu de réponse devant une telle scène où la chère Aliéna n'était pas prête à donner des justificatifs à qui que ce soit. Après exactement trente minutes sans bouger, elle reprit son mouvement lent puis rapide avant de s'arrêter de nouveau, attendant patiemment que quelques choses se passe. Elle continua ainsi longtemps et lorsque la fatigue et les crampes semblaient enfin se faire sentir, indiquant que ses muscles n'en pouvaient plus de rester ainsi, on pouvait clairement voir dans son seul œil actif une soudaine excitation et force, lui donnant le courage de tenir encore un peu dans cette posture. Le fait qu'elle sente ses membres hurlaient de douleurs étaient probablement le signe que bientôt la chose qu'elle attendait tant ne tarderait pas à venir satisfaire sa longue attente pénible. La jeune femme ne sentait plus ses pieds, ses jambes, ses bras, son dos et encore moins sa nuque. Sa tête lui semblait terriblement lourde et elle avait l'impression de ressentir dans tout son corps un étrange engourdissement. Après tout ce temps ainsi, il était plus que normal que son sang ait du mal à circuler à travers ses vaisseaux. Soudain, une ombre vint se poser sur son dos, apaisent ainsi un peu sa peau. Lentement, Aliéna dépliait donc la tête pour voir qui venait donc troubler ses grandes activités et c'est avec un œil à moitié clos à cause du soleil qu'elle essaya de reconnaître la silhouette qui lui faisait de l'ombre. Son cou lui faisait soudainement terriblement mal bien qu'elle ait fait le plus doucement possible pour le dérouler et le tendre vers le ciel. Silencieusement elle dévisageait donc la forme sombre devant elle en essayant de voir qui cela pouvait il être à quelques pas d'elle.
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Forban du Désert

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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Jeu 22 Mar 2012 - 9:32

Citation :
[comme je te l’ai dis, désolée pour l’attente, en plus je répond en vitesse là x_x je pourrais pas répondre de nouveau avant mardi au moins je pense, donc prend ton temps ! Après ça sera bon je pourrai répondre plus souvent Wink Ah et pis je me suis pas vraiment relue j'ai carrément pas le temps donc désolée. ]

Nausicäa était partie très tôt dans la journée. Elle s’était à peine reposée depuis sa rencontre avec Pilgrim, le chef des Crias Cuervos. Quand elle avait vue que ce dernier s’était échappé des geoles du Col Muertiga, elle était entrée dans une rage muette. La jeune femme était allée directement profiter d’un bain puis était allé se reposer. Cependant, elle ne supportait pas de dormir trop longtemps et n’avait donc pas pu résister à l’appel matinal. Nausicaa s’était alors levé, non sans douleur et sans à mot à personne, elle était partie à la quête du désert. La jeune forban aimait plus que tout ces moments de solitude dans le désert Korrulien. Elle aimait marcher doucement, la chaleur du sable lui brulant la plante des pieds au passage.

Perdu dans ses pensées, elle marcha pendant des heures pour se retrouver vers la Ceinture de Feu. La chaleur du Désert commençait à devenir étouffante et chaque petite brise, aussi faible soit-elle, était une bénédiction. Cependant, la résistante à la chaleur acquis de génération en génération par les Forbans sembla en cette instant être peut efficace. Des gouttes de sueurs perlaient du visage poussiéreux de la jeune femme creusa par la même occasion des filets de couleurs. D’un geste machinal, elle s’essuya le front du revers de son bras. Elle semblait fondre d’elle-même mais aucune plainte ne s’échappa de sa jolie bouche.

Nausicäa arpenta la zone pendant quelques heures, cueillant au passage des racines morts et des débuts de plantes. La nuit commença à tomber alors qu’elle était au plus près de la Ceinture de Feu. Au loin, elle aperçut une forme à terre. Avec prudence, elle s’approcha doucement, sans faire de bruit. Plus elle avançait, plus elle avait du mal à distinguer la personne. Cette dernière bougeait de droite à gauche puis s’arrêtait d’un coup, pour recommencer une nouvelle fois.

Par habitude puisque par nécessité, Nausicäa décrocha un petit poignard qui pendait à sa jambe et le pointa en position de défense. Elle fit un mouvement brusque qui faillit lui arracher une plainte. Tout son corps était encore endolori de ces derniers jours de combat. Même si elle n’était pas vraiment fatiguée, son corps n’avait guère eut le temps de récupérer. Ses plaies n’avait pas encore cicatrisés et de nombreuses courbatures avait élues domicile. Et pour couronner le tout, Nausicäa ne prenait pas vraiment soin d’elle en imposant à son corps meurtri une longue marche au plus profond du Désert, là où il faisait le plus chaud. Autant dire que la jeune femme avait un sacré tempérament, mais elle ne supportait de rester dans le Col à visionner encore et encore son échec.

Elle était désormais assez proche de l’inconnu pour distinguer les principaux traits. Ainsi donc, devant elle se trouvait une des plus redoutables Forbans du Clan. A vrai dire, les seules femmes Forbans dont le nom était connu, étaient généralement des femmes sanguinaire et pas très commode. Nausicäa en était l’exemple même.
Elle n’avait jamais vraiment parlé avec Aliéna. Non pas qu’elle ne l’appréciait pas mais être en compagnie de femmes l’avait toujours un peu dérangé.

Néanmoins, elle s’avança, gardant tout de même son poignard en main et lança d’une voix un peu rauque :

« Alinéa. Que fais tu ici ? »




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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Dim 8 Avr 2012 - 6:10

Les tempes de la jeune femme semblaient battre comme des tambours de guerre d’une tribu tribale annonçant les hostilités. Des petits moucherons lumineux venaient brouiller sa vision, légèrement flou jusqu’à ce qu’elle réalise qui pouvait être cette personne provocante. D’un petit mouvement de tête, elle fit craquer ses cervicales, tout en continuant de regarder cette jeune femme. Aliéna semblait réfléchir, le nom de celle-ci ne lui venait pas tout de suite en tête. Elle n’avait pas l’habitude de fixer un nom sur les visages et pourtant celui-ci lui était que trop familier. Les mains sur ses genoux, les coudes collés à ses côtes, elle restait là, muette devant Nausicäa. Aliéna et le langage… une bien grande histoire. Non pas qu’elle ne savait pas ou ne pouvait pas, elle n’aimait juste pas ouvrir la bouche pour laisser entendre quelques sons. Pour simple réponse, Nausicäa eu droit au parfait silence de ce forban, à son regard perçant qui semblait être dépourvu de bon sang et un simple mouvement de lèvres qu’elle effectua pour se les humidifier. Un frisson parcouru l’échine de ce corps plié. D’un regard presque morne tantôt, celui-ci devint vif, comme s’il venait d’être de nouveau animé par un sentiment fort et soudain lorsqu’il se posa en direction du soleil couchant.

Puis, comme ci cette émotion était passée, Aliéna replongeait alors son regard dans celui de son interlocuteur. Elle avait faim et soif. Il y a peu d’année de ça, elle aurait probablement bondi sur celle-ci, mais c’est temps ci, Aliéna avec comme qui dirait le blues. C’est avec des gestes lents qu’elle allait chercher dans sa petite sacoche une gourde et quelques morceaux de viandes séchées. Elle n’avait pas bu énormément, juste une ou deux gorgées avant de remettre le récipient dans le sac de peau. Sa gorge réclamait encore de l’eau afin d’apaisait ses parois, mais la raison farfelu d’Aliéna avait encore le contrôle et ne laissait aucune place à cette tentation primaire. Quant à la viande qu’elle avait commencé à mener jusqu’à sa bouche, elle en prenait des petites bouchées, tirant dessus comme un animal affamé. Sa mastication était pourtant tout aussi lente que ses gestes, soit la force lui manquait après tout ce temps dans cette position inconfortable, soit elle était si touchée par le blues, que tout lui semblait égale. Une fois qu’elle eut terminé, elle essuyait sans grâce ses mains sur les bouts de tissus qui pouvaient cacher son corps. De nouveau son regard s’était tourné vers l’astre solaire. Constatant le déclin de celui-ci, un léger sourire venait étirer ses lèvres et ses gestes tantôt lents, devenaient brusquement rapides. De ses mains qu’elle avait fermé, elle frappait le sol de toutes ses forces et se déchainer sur celui-ci comme ci elle souhait extérioriser une rage profonde qu’elle avait emmagasiné depuis trop longtemps.

La crise passée, Aliéna avait reprit la position qu’elle tenait depuis fort longtemps déjà. Une grimace s’identifia sur son visage lorsque ses membres endoloris durent encore supporter cette position inconfortable. Un nouveau silence se posa comme un voile léger. Les yeux fixés sur le sol, Aliéna attendait. Enfin, un bruissement sourd venait de briser le silence trop lourd, les pierres plates que fixait si attentivement la jeune femme venait de bouger. Les muscles bandés, Aliéna se tournait légèrement sur le côté, en silence, sans geste brusque, quelque chose avait bougé. Elle inspectait d’un regard vif le paysage qui était dans son dos. Celui-ci était comme au petit matin, désert. Avec perplexité, elle plissait un peu plus ses yeux clairs et analysait les dunes. Tous savent que les dunes bougent, elles avancent, reculent, vont à droite, puis à gauche selon les caprices des vents, mais une dune qui se rajoute, n’est pas une dune… Aliéna essayait donc de se rappeler combien de dunes elle avait vu au matin quand une étincelle luisit sous les derniers rayons du soleil. Voilà se qu’elle cherchait à faire venir jusqu’à elle, maintenant que celle-ci était là, le plus dur était fait dans un sens, maintenant l’amusement pouvait commencer.

Sans précipitation, Aliéna se redressait enfin. Elle déroulait alors son corps avec la même lenteur qu’une fleur sur le point de s’ouvrir. Un redressement rapide l’aurait abruti et ce n’est vraiment pas le moment de perdre son sang-froid, il fallait garder ses idées clairs. Une fois entièrement levée, elle sentait le sang circuler, non sans mal, à travers son corps. Elle fit quelques gestes d’étirement alors que les gouttes de sueur perlaient encore sur sa peau roussit, roulant et dévalant la pente de son enveloppe avant de s’écraser lourdement sur le sable bouillant. Elle faisait dos, sans gêne à Nausicäa et l’avait presque totalement oublié en route d’ailleurs. Non pas par snobisme, juste parce qu’elle n’avait plus vraiment toute sa tête et que le peu qu’elle avait encore était focalisé sur des écailles brillantes. Pourtant, il n’était pas prudent de tourner le dos à un forban. Mais ce danger devenait de suite plus minimal à côté de ses écailles qu’on voilait à peine pour le moment. Dans un geste unis, elle tirait alors ses bras vers le ciel de la même manière qu’elle aurait fait pour repousser quelque chose d’au-dessus d’elle, allant même à se mettre sur la pointe des pieds, puis laissa ses bras retomber le long de son corps. D’une main agile, elle glissait celle-ci dans son sac pour y récupérer six petits poignards. Les pieds enfin sortis du sol, elle se m’y en garde et alors que le soleil disparaissait complètement, laissant derrière lui un ciel sombre et orangé, le sol se mit de nouveau à trembler. C’est alors que du sable jaillie un être long et sans membres, seulement munit d’une bouche dans laquelle on pouvait apercevoir plusieurs rangées de dents. La bête, se cambrant de toutes sa hauteur, émettait un cri strident tout en battant le sable de sa queue.
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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Dim 15 Avr 2012 - 6:07

Il faisait une chaleur éprouvante. Nausicäa venait rarement se promener du coté de la Ceinture de Feu hormis pour ramasser quelques plantes utiles. Ses pas l’avaient conduit dans ce coin malgré elle et elle commençait déjà à le regretter. Elle avait laissé son beau félin du désert, Sharkan, se promenait à sa guise de l’autre coté. Il la rejoindrait quand il en aurait envie une fois de plus.

La jeune Forban observait avec un désintérêt total Aliéna. Elle ne comprenait en rien son manège et ne cherchait d’ailleurs pas à comprendre. Elle était réputée pour ne pas avoir toujours toute sa tête mais Nausicäa s’en était toujours méfié. Même s’il était bien connu que les Forbans hommes étaient des monstres, elle avait toujours pensé que les plus dangereux Forbans du Désert étaient les femmes. Et Aliéna ne faisait pas exception à la règle. Avec ironie, la belle se mit à songer qu’un clan rempli que de femmes serait surement l’un des plus sanguinaires…mais ne tiendrait surement pas très longtemps. Les femmes n’étaient pas faites pour rester trop longtemps ensembles.

Une légère secousse extirpa précipitamment la jeune femme de ses pensées. Elle jeta un œil à ses pieds puis glissa son regard à quelques mètres pour constater qu’une fine partie du sable semblait en mouvement. Par la suite, elle se tourna vers Alinéa qui avait pris quelques dagues sans faire de mouvement brusque.

Nausicäa aurait bien aimé râler mais elle n’en eut pas le temps. Elle aperçut des écailles sombres sortir du sable puis précipitamment une masse foncer droit sur elle. Elle eut tout juste le temps de se jeter à plat ventre pour éviter l’attaque. Dans sa chute, elle perdit de vue Alinéa mais sur le moment peu lui importait ce détail. Elle se redressa rapidement et décrocha sa lance de son dos. Ce simple mouvement lui fit grincer des dents. Elle ne s’était même pas remise complètement de ces derniers jours de combats éreintant qu’elle devait déjà en remettre un sur table. Décidément, à cette allure elle n’allait surement pas vivre jeune. Qui plus est, la bestiole était de taille cette fois, rien à voir avec le basilic de pacotille de la dernière fois. Non il était clair qu’elle avait devant elle l’une des bêtes les plus redouté des Korruliens et des Forbans inclus… l’Astiver. Ce celui-ci beuglait à tord à travers dans un bruit assourdissant, remuant le haut de son corps de droite à gauche et faisant bouger ses milliers de dents tel un broyeur d’ordures. De la bave coulait en masse de ses dents et glissait sur son corps affreusement laid. Une vieille légende disait que la chair d’un Astiver était la meilleure de toutes mais Nausicäa n’avait encore jamais eut l’honneur d’en gouter. Elle n’avait vue cette bestiole que deux fois dans sa vie en comptant l’instant présent. La première fois, elle avait pu lui échapper en courant très vite et en fonçant droit sur une tempête de sable. Mais cette fois ci, il n’y avait plus grand espoir. Au moins, elle n’était plus toute seule ! Enfin, fallait-il encore qu’elle arrive à apercevoir Aliéna.

Lorsque le monstre se déplaçait, il remuait tout le sable avec lui, créant ainsi une poussière qui rendait la vue plus délicate. Malgré une taille plutôt petite pour un Astiver, il devait mesurer au moins 9 mètres de long mais il semblait bien en chair. La jeune femme était prête à parier qu’il ne s’agissait là que d’un bébé… espérons que la mère ne se ramène pas trop vite ! Peu de gens savaient exactement comment vivaient ces créatures et combien il y en avait en tout. Un homme une fois, jura d’en avoir vue un faisait plus de 20 mètres de long ! A cette pensée, Nausicäa eut un frisson de dégout et d’horreur puis se re concentra sur el combat.

Elle recula de plusieurs mètres, se cambra et se prépara à parer toute éventuelle attaque.

Citation :
J'ai dis que c'était l'Astiver il m'a semblé comprendre ça dans ta description °° j'espère que je suis pas à la masse XD Du coup j'ai intégré ça en fonction de ce qu'on t'as corrigés dans le coin bestiaire. Voilà bon Nausi est nulle sur ce coup car elle a pleins de blessures de sa rencontre avec Pilgrim encore °°



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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Mer 18 Avr 2012 - 11:37

Une fois l’attaque du ver lancée, Aliéna se laissait rouler sur le côté pour éviter la dite attaque. Or, il s’avérait que celle-ci n’était pas pour elle. Pendant une bonne dizaine de secondes elle restait au sol, les mains dans le sable, serrant les poings. Pourquoi l’avait il attaqué elle alors qu’elle était plus faible qu’Aliéna au vu de son physique endolorie ? La bête pouvait elle penser que la Forban fut moins menaçante que la seconde ? Pendant ces dix petites secondes, Aliéna fut outrée et honteuse. Comment une bête si stupide pouvait elle préférer se jeter sur Nausicäa plutôt que sur elle ? Jalouse et touchée dans sa fierté, elle avait bien envie de la laisser se débrouiller seule et ainsi fatiguer la bête avant de lui faire payer sa négligence, mais une chose l’a fit revenir à un semblant de raison. Nausicäa faisait parti du clan dans lequel elle se trouvait aussi. Que diraient les autres s’ils apprenaient qu’Aliéna n’a pas bouger d’un pouce lorsque l’Astiver a attaqué ? La prendrait ils pour une lâche, ou penseraient ils qu’elle l’aurait fait exprès pour se débarrasser d’elle ? Pire ! Qu’arriverait il si elle restait en vie et en plus rapporterait la nouvelle au reste ou lui demanderait elle des comptes ? Mettant sa jalousie féminine de côté, elle se relevait aussitôt pour planter à plusieurs reprises ses lames dans le corps de la bête. Elle mit un certain moment avant de blesser celle-ci, sa peau étant alors si solide qu’elle laisser les lames d’Aliéna glisser le long de son corps.

Captivée par Nausicäa, l’Astiver ne fit pas attention à Aliéna au début, c’est lorsqu’il sentait enfin les lames de la jeune forban pénétrer dans sa chaire qu’il commençait à battre de la queue les zones où Aliéna essayait de nouveau de le planter. De son côté, la venimeuse sorcière du désert ne se laissait pas faire par ce fouet animé. Elle donnait l’impression de danser autour de la bête car ses mouvements fluides et légers étaient aussi précis et tranchants que des lames de rasoir parfaitement bien aiguiser. C’était l’un de ses nombreux talents, la discrétion, la rapidité et surtout l’efficacité. Dressée comme une bête, les clans qui l’avaient eu dans leur rang devaient bien admettre que son travail était toujours bien fait et qu’elle ne discutait jamais les ordres donnés par le chef. C’était peut être là tout le problème, Aliéna était faite pour n’écouter qu’une seule personne. Peut être était elle trop bête pour songer un jour à une part d’humanité chez elle. Il lui était par exemple impossible de pouvoir se soucier réellement de quelqu’un ou même d’elle-même puisqu’elle avait eu pour simple éducation celle qu’on donne aux bêtes. Pourtant elle savait parler, découper, soigner, empoissonner… Mais on ne pouvait pas dire que socialement elle était épanouit et rien que le fait d’être en présence d’autres femmes qui captaient mieux l’attention qu’elles revenaient toujours à un même problème, le complexe par excellence d’Aliéna. Son corps. Et oui, elle avait beau être éduquée comme une bête, elle restait quand même humaine, malgré ses divers comportements. Avec les années et ses divers activités, son corps ressemblait plutôt à une épave fantomatique plutôt qu’à un corps bien fait de femme et s’était probablement pour ça qu’elle en voulait à Nausicäa qui elle, -faut il l’avouer ?- avait un corps bien fait.

Mais laissons un instant Nausicäa avec le beau ver pour comprendre plutôt pourquoi Aliéna avait fait venir le ver. Car oui, elle l’avait fait venir ici. Ceci remonte à la veille déjà, où à quelques mètres de ce point, elle avait disposé des morceaux de bête, dans le but d’attirer les prédateurs, mais en particulier l’astiver. Après, tôt ce matin, elle s’était rendu ici et jouait les bêtes mourantes toute la journée dans le seul but de conduire le lombric jusqu’à elle. Les coups fortement donnés sur le sol servaient à faire penser à une attaque d’un autre prédateur sur la bête mourante, invitant ainsi le ver à se montrer. Mais comment avait il fait pour la retrouver ? Non pas par le sang, les astivers ne peuvent sentir, mais plutôt par les vibrations terrestres. C’était un plan ingénieux, mais qui avait un pourcentage de chance délicat, un taux de réussite faible et qui demandait énormément d’endurance et de patience. Cependant, Aliéna n’ayant plus toute sa tête, ces points ci ne l’avaient pas véritablement dérangés. Maintenant, pourquoi l’avait elle provoquée cette rencontre ? La réponse était simple et encore plus bête, dans un sens. Aliéna avait premièrement besoin du venin d’un astiver immature pour ses affaires personnels, deuxièmement sa chaire était un véritable régale bien qu’il n’est pas encore terminé sa croissance et enfin, elle avait envie de se dégourdir un peu les pattes et d’avoir un peu d’action. Bien sûr le « un peu » est d’une ironie plus que doubler car un astiver même jeune est un danger pesant.

Pendant que Nausicäa esquivait donc les quelques attaques du monstre, Aliéna était maintenant fermement accrochée à la peau lisse et douce de la bête. On aurait pu penser que celle-ci l’ait froide et gluante, mais non, elle était simplement difficile à percer. Les bras écartés, elle plantait trois lames sur les côtés pour essayer de grimper et d’atteindre enfin la tête, sommet de la créature. Mais alors qu’elle forçait sur ses bras et ses jambes, l’astiver mécontent décidait de battre en retraite et de plonger tête baissée dans le sable. Sentant son corps partir en avant à la rencontre du sol, Aliéna bondit et roula sur le sol. Elle ne sentait plus ses bras ni ses jambes tellement le diamètre du ver était large pour elle. Lorsqu’elle levait les yeux vers le ciel, les couleurs pastel du soleil s’étaient encore fortement assombries. Lentement elle faisait alors tourner sa tête en direction de Nausicäa, la cherchant du regard. Où pouvait-elle bien être ? Cachée derrière une dune ? D’un air insatisfaite, Aliéna claquait sa langue à son palais et dans ce même geste, le sol grondait de nouveau, la faisant ainsi se mordre la langue. L’astiver était plutôt pas du genre à abandonner si facilement et pour montrer sa supériorité, il commençait par foncer sur Aliéna tout en restant sous le sable, ne laissant qu’apercevoir d’étranges vagues de sable lui foncer dessus. Les yeux de la forban devinrent aussi ronds que des roues et elle se mit à fuir l’attaque frontale tout d’abord à quatre pattes puis sur ses deux pattes après s’être relevée en vitesse. Il fallait être réaliste, de front, jamais elle ne pourrait l’abattre. C’est ainsi qu’une course commençait, Aliéna cherchant tout en courant à un moyen pour se retrouver derrière l’astiver et non devant lui.
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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Mer 2 Mai 2012 - 7:11

Citation :
[Je suis pas très inspirée désolée mais bon suite à ton RP je savais pas trop quoi dire…et aussi je me suis pas relue encore x_x]


Elle était faible et de plus en plus énervée. Décidément, être Forban devenait un combat de chaque jour ces derniers temps. Elle aurait tellement aimé être assise sur une chaise, près d’un coin d’ombre à ne rien faire et se tourner les pouces. Mais au lieu de ça, la voilà en plein combat, contre une bête sanguinaire et vingt fois plus forte qu’elle avec en seul allié une Forban complètement déglinguée.
D’ailleurs, où était passé Alinéa ? Elle n’arrivait pas à l’apercevoir dans ce nuage de sable que la bête faisait remonter à chaque déplacement. Avait-elle fui ? Riait-elle dans un coin de l’infortune de la malheureuse ? Ou était-elle partie chercher de l’aide ? En y réfléchissant, Nausicäa se rangeait plutôt du coté de la première option.

Et puis soudain, elle l’aperçut. Elle dû cligner des yeux plus d’une fois pour être sûre de ce qu’elle voyait. Le nuage de poussière empêchait une visibilité impeccable mais elle ne rêvait. Aliéna était sur la créature. Enfin, elle n’y resta guère longtemps. Et puis cette dernière contourna la créature. Elle courrait rapidement et essayait d’atteindre l’arrière pour pouvoir grimper une nouvelle fois dessus. Comprenant la tactique, Nausicäa essaya d’attirer l’Astiver vers elle. Elle agita des bras et criait des « Hé ho toi ! Youhou grosse mocheté ! Je suis la mon mignon ». Voyant que cela ne servait à rien, elle pris sa lance et visant du mieux possible, la lança de toute ses forces. La pointe entama que très superficiellement la peau de la bête mais l’effet voulu était là. L’Astiver se tourna alors vers la jeune femme, grognant férocement et se leva de toute sa taille. Ce faisant, elle cacha le soleil à Nausicäa qui en profita pour mieux observer la créature. Nulle doute était possible, jamais elles parviendraient à tuer cette créature. Il faudrait au moins 5 Forbans pour la mettre à terre.

Pendant ce temps, elle voyait Alinéa toujours en train de courir, en zigzaguant de droite à gauche pour éviter des coups. Bien que la bête soit face à Nausicäa, elle bougeait tellement que quiconque se trouvait près d’elle pourrait en mourir.
Tout à coup, l’Astiver fonça droit vers la jeune femme. Avec agilité elle fit un bond sur le coté et roula dans le sable. Il était bouillant et à certains endroits mouvant. Nausicäa se releva rapidement et les genoux fléchis, sauta de nouveau sur le coté, puis encore et encore. Elle fit quelques roulades et évita de justesse un coup.
Essoufflée et transpirante, son cœur cognait avec force sa poitrine. Elle avait l’impression qu’il allait sortir à tout moment et s’enfoncer dans le sable.



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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Mer 9 Mai 2012 - 9:41

Bien qu’elle soit habituée aux températures extrêmes du désert, Shaïra ne pouvait s’empêcher de pester intérieurement. Pour la troisième fois en quelques mois seulement, sa mère l’avait envoyé chercher des plantes spécifiques à cette région où il faisait encore plus chaud qu’ailleurs. D’après elle, ces plantes avaient des vertus médicinales exceptionnelles, c’est pourquoi régulièrement Shaïra devait reconstituer son stock. Bien évidemment, ces fichues petites fleurs ne pouvaient pas pousser à quelques kilomètres de Col Muertiga, cela aurait été bien trop simple.

La forban leva son visage où perlaient quelques gouttes de sueur vers le ciel impavide. Pas un seul nuage en vue. Elle baissa les yeux sur la ligne de l’horizon et grimaça. Cette tâche floue couleur de sable qui dansait juste au dessus du sol ne pouvait être qu’une tempête de sable. Et elle se trouvait juste dans la direction que prenait Shaïra. La jeune femme s’arrêta un instant, prête à faire demi-tour. Un détail cependant attira son attention, l’ombre d’une silhouette dansant au milieu de ce tumulte. Elle pensa d’abord qu’il s’agissait de quelqu’un pris au piège de la tempête, puis elle réalisa que le nuage ne se dirigeait pas dans sa direction. D’ailleurs il ne bougeait que très peu, et elle commença à se sentir bête.

Elle reprit sa route d’un pas plus ferme, comme pour oublier qu’elle venait de faire une grossière erreur de jugement, et plissa les yeux. Ce fut lorsqu’elle arriva au bas de la dune sur laquelle elle se trouvait qu’elle commença à sentir de légers tremblements sous ses pieds, comme si la terre grondait. Elle vit une seconde silhouette s’agiter près de la première, et enfin la forme de la bête apparut au milieu du tumulte de sable. Shaïra s’arrêta net. Elle fit un effort de mémoire pour se souvenir du nom donné à ces monstres dont on ne parlait que dans les histoires. L’Astiver. Elle aurait été incapable de dire si celui-ci était spécialement gros pour son espèce, mais sa taille paraissait déjà plutôt convenable. La difficulté des deux combattants à s’en débarrasser n’était pas pour rassurer Shaïra.

La forban détacha son arc de son dos et décocha une flèche en direction de la bête, mais comme elle s’y attendait celle-ci ricocha sur la peau épaisse et sèche comme le sable. Elle se mit alors à courir, entrant dans le nuage grisâtre soulevé par les soubresauts de ce corps monstrueux. Hésitante sur la manière de tuer une telle créature, elle chercha des yeux les deux combattants et constata avec surprise qu’il s’agissait de femmes, de son clan qui plus est, et que l’une d’elles était l’épouse du second. En revanche, elle aurait difficilement pu se rappeler leurs prénoms. Shaïra n’avait jamais été très douée pour retenir ce genre de détail. Elle laissa donc les politesses de coté, et sortit un poignard de chacune de ses bottes alors qu’elle se dirigeait vers la tête de la bête, devant laquelle l’épouse du second sautait et roulait comme une damnée pour rester en vie.
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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Sam 26 Mai 2012 - 6:10

Aliéna bougeait, sautait, couraient, roulait en tous sens, repoussant un peu plus ses limites, puissant des les dernières énergies qui lui restait. Elle ressemblait à un véritable démon. Ses gestes fluides semblaient fendre l’air chaud. Elle était dans une sorte de phase secondaire, ne prenant presque plus en compte la présence de Nausicäa qui auparavant lui avait semblait être une alliée. Son champ de vision était réduit. Face à elle, le sable, les roches et la fin de ce monstre vorace qui continuer à la suivre en remuant et en faisant trembler le sol. Elle commençait à l’agacer. Enervé et excité par cette femme rapide et agile, il tendait son cou dans l’espoir de la mordre avec une telle rage que les claquements de ses mâchoires à quelques centimètres de la peau d’Aliéna, lui donnait des frissons glaçant. C’était le résultat du souffle de la mort qui vous effleure de ses griffes crochues dans le but de vous lacérer la peau. Concentrée, elle ne se laissait pourtant pas distraire. Une minute d’inattention était fatale. Alors qu’elle dérapait une nouvelle fois sur la roche brulante polie par le sable, le ver donna un bon coup de queue sur celle-ci et fit éclater la roche. Aliéna eu à peine le temps de rouler au sol pour éviter l’attaque. Néanmoins, des éclats chauds et tranchants de la roche fendirent sur elle, comme les fines aiguilles qu’elle aimait manipuler. Protégeant son visage de ses bras, ce n’est quand dévoilant sa face qu’elle remarquait que le lombric avait trouvé une proie plus facile à attraper, Nausicäa.

Reprenant son souffle, assise dans le sable, sur ses jambes, prête à se relever de nouveau, elle le regardait glisser sur le sol de tout son long pour arriver en quelques secondes face à la forban. Malgré les quelques marques qu’elle avait, elle semblait éviter les coups de l’astiver avec une certaine grâce qui était proche de celle d’un félin. La voire si bien réussir réveillait un certain dégoût en Aliéna. Belle, courageuse et encore agile même avec la fatigue. Une rage bouillonnée en cette femme qu’on surnommait la sorcière. Nausicäa méritait bien son pseudonyme de « l’indomptable » au grand déplaisir d’Aliéna. Alors que la jeunette esquivait de peu un coup bien ciblé de la bête, Aliéna enfonçait ses ongles dans le sable, refermait ses doigts tels des serres et laissait un sourire carnassier dévoiler la majorité de ses dents pourrîtes et par endroit cassées. Malveillante, elle tirait un certain plaisir à voir la forban dans cette situation. Avait-elle prévue, d’éliminer Nausicäa et de faire passer sa disparition pour une fuite vers un autre clan ? Une petite voix dans sa tête semblait la pousser vers ce choix. Ceci aurait été une forban de moins, une perte plus grave pour certains, un enrichissement pour Aliéna. Mais alors qu’elle semblait avoir prit le chemin de cette décision peu loyale envers une partisane de son clan du moment, une petite chose imprévue se glissait dans le décor et lorsque Aliéna perdue son sourire et levait la tête pour mieux voir, elle aperçue une silhouette de plus à ce sombre décor.

Enfer et damnation ! La folle se levait alors d’un bon et prit d’un violent surplus d’énergie, se jetait corps et âme sur le dos de l’astiver, les lames de ses poignards prêts à s’incruster dans la chaire par endroit déjà ouverte de la bête. Une mort pouvait passer facilement pour une disparition. Mais deux dans le même clan ? Et si la seconde s’en sortait ? Ou pire, si elle prenait la fuite pour dénoncer Alinéa de sa présence avec Nausicäa face à l’astiver ? Ne voulant tenter plus le diable, elle s’agripper alors avec férocité à la bête, arrachant par moment la chaire de celle-ci pour la faire se détourner à temps des deux jeunes femmes à terre. Plus bas à présent, la nouvelle venue semblait imiter les gestes d’Aliéna. Pour la première fois depuis le levé du soleil, Aliéna fit entendre le son de sa voix. Celle-ci était assurée, forte et transcrivait la rage et la douleur qu’elle pouvait éprouver à ce moment. Toutefois, sa voix était aigue et si féminine qu’on avait du mal à croire que celle-ci aurait pu être la sienne. C’était probablement à cause du fait qu’elle parlait terriblement peu, à moins que ceci était du au fait que cette voix féminine n’allait pas du tout avec l’image de la sorcière du Désert des Murmures.

- Nausicäa ! Prends les cordes dans mon sac, attaches les aux roches les plus solides et étrangles ce ver !

Les dents serraient, elle frappait de toutes ses dernières forces dans un rythme si rapide et mécanique qu’elle ne savait pas si elle pourrait stopper ce mouvement qui semblait à ce moment programmer dans ses bras. Avec les deux cordes qu’elle avait elle-même tressé et un bon nœud coulissant, Nausicäa devrait être capable d’aider l’astiver à s’étranger, Aliéna de son côté plongeait de plus en plus ses lames dans la chaire de la bête pour la faire se cambrer un peu plus et tirer sur la corde qu’elle aurait prochainement autour du cou. Les jambes plus ou moins nouées autour de la bête, à quelques mètres de sa tête, Aliéna espérait bloquer la corde à temps pour la maintenir à cette emplacement stratégique. En effet, elle avait déjà bien saigné quelques endroits dans cette région, idéale pour la faire un peu plus souffrir. L’étouffement serait il suffisant ? Combien de temps Aliéna pourrait encore tenir sur cette bête qui se débattait pour la faire tomber ? L’astiver succomberait il à l’étranglement ou à ses saignements qui étaient de plus en plus nombreux ? Réussirait il à casser les cordes et s’enfuirait il ou les dévorerait il toutes les trois ? Personnellement, Aliéna préférait ne pas penser à la dernière possibilité, car elle était venue ici à la base pour refluer ses sources de poisons et non pas pour mourir comme un simple petit insecte.
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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Mar 5 Juin 2012 - 6:39

Tandis que la jeune femme courait, sautait, esquivait et frôlait la mort plus d’une fois, une personne approcha a pas de loup. Nausicäa ne lui jeta qu’un bref coup d’œil, ne voulant pas perdre une miette de son combat. Elle portait les couleurs de son clan et intérieurement, Nausicäa ne pu réprimer un sourire. Au moins, ce n’était pas un énième ennemi qui pointait le bout de son nez. Désormais elles étaient trois contre l’Astiver. La donne avait ainsi donc complètement changé. Malgré tout, la jeune Forban regretta que ce ne fut pas là un homme. L’étrangère avait l’air assez frêle et elle n’avait aucune idée de son style de combat. Mais après tout, la plupart des femmes Forbans étaient souvent plus redoutable que tous ces mâles.

Nausicäa évita de justesse un coup et atterri à plat ventre. Le souffle coupé quelques secondes, elle se releva péniblement, crachant du sable au passage. Son visage devenait chaque minute de plus en plus pâle, couvert de sable, tandis que son corps se teintait de rouge. L’espace d’un instant, son regard croisa celui de Aliéna. Bien qu’elle n’ait jamais vraiment aimé cette femme, elle ne lui portait guère d’attention. Néanmoins, le regard qu’elle lu dans ses yeux lui glaça le corps. Elle la regardait d’une étrange façon, où sourire sadique et esprit vicieux avaient dû mal à se contenir. La Forban tourna son regard pour se plonger dans celui de la nouvelle arrivante. Une ombre passa sur son visage puis avec force elle se dirigea droit vers le monstre et commença une lutte acharnée.

Profitant de cette distraction, Nausicäa recula de quelques pas, et s’essuya le front rapidement. Des gouttes de sueurs perlaient son corps, ses lèvres gercées demandaient de l’eau mais son cœur plus que tout demandait surtout du répit. Hélas, il n’était pas pour tout de suite.

Lorsque Alinéa lui signala de prendre les cordes, tout d’abord la jeune femme tiqua. Elle n’aimait pas qu’on lui donne des ordres. Et encore plus quand il s’agissait d’une personne qu’elle ne portait pas particulièrement dans son cœur. Néanmoins, elle s’exécuta et couru jusqu’au sac de la veuve. Elle déballa entièrement les affaires et attrapa la corde avec agilité. En passant, elle fit un détour vers la nouvelle arrivante et lui cria :

« Prend ce bout, et fais le tour »


Comme toujours, ni bonjour ni rien, mais les politesses n’était certainement pas d’usage dans ce genre de moment. La jeune fille attrapa le bout sans plus attendre et fit le tour de la bestiole. Nausicäa en fit de même. Étrangement, la corde était vraiment grande et elles purent faire deux tours bien serrés. Les jeux femmes attachèrent les cordes puis prirent chacune un bout et tirèrent avec force. Criant pour se donner du courage, Nausicäa puisait dans toutes ses réserves. L’Astiver, se débattait avec rage, il était claire que son heure n’était pas encore arrivée.
De l’autre coté, l’autre Forban s’épuisait autant. Encore fraiche, elle avait bien plus de forces que les deux autres Forbans ce qui était un excellent point. De son coté, Alinéa continuer de taillader la créature de nombreuses autres coupures. Mais une bête de cette taille pouvait-elle vraiment mourir fasse à seulement trois personnes ?



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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Sam 18 Aoû 2012 - 12:06

La Sorcière du désert ne semblait pas laisser de repos à la bête qu’elle continuait à maltraiter. Elle voulait la mort de celle-ci, c’était évident, mais à quel prix ? D’un bon coup, l’astiver réussit à faire chanceler la Sorcière qui avait les jambes en sang. Fort heureusement il ne s’agissait pas du sien, mais celui de la bête qu’elle avait en abondance sur elle. Basculant comme une vulgaire poupée de tissus, Aliéna se retint de justesse au cordage qui étranglait le ver. Ses mains brûlaient avec le contact de la corde et du corps de la bête. Elle avait la nette impression qu’on était en train de lui passer les mains dans les flammes. De cette sensation désagréable un hurlement de douleur vint se faire entendre de la forban. Elle qui était d’un tempérament casse-cou et silencieuse, elle ne pouvait pourtant pas supporter l’horrible douleur qu’elle était en train de subir. Heureusement pour elle, l’extrémité que tenait la jeune arrivante céda sous les coups répétés de la bestiole. Au début Aliéna tenait encore bon, elle jeta un regard en arrière pour voir d’où venait ce claquement semblable à un fouet et remarqua alors que la corde ne tenait plus que d’un côté. Lorsqu’elle prolongea son regard, elle vit que la jeune forban qui venait de les rejoindre, avait prit ses jambes à son cou. En voilà une qui avait un semblant d’intelligence.

L’Astiver semblait comprendre qu’un côté le retenait encore, pour cette raison il plongea tête baissé sur l'indomptable forban qui, malgré sa fatigue, résistait encore et toujours. De peu, il manqua sa prise et vient écraser ses dents contre la roche. Pierre qui au passage fut salement amochée. Néanmoins, il avait réussi à défaire les dernier liens qui l’empêchait de se déplacer à sa aise et s’empressa de plonger dans le sable pour poursuivre le seul forban qui avait prit la fuite. Aliéna, quant à elle, avait profité qu’il baisse plutôt la tête pour lâcher la corde et tomber lourdement sur le sol, mains en avant. Une grimace effrayante avait figée son visage alors qu’elle regardait ses mains vives couvertes de quelques grains de sable brûlant. Elle n’avait pas la force de courir après ce ver et même si elle l’avait pu, ses mains étaient dans un état tel qu’elle n’aurait rien pu en faire. Assise sur ses jambes, elle essayait désespérément de souffler sur le sable pour lui faire quitter ses mains. L’action ne fut pas très concluante surtout qu’elle avait déjà du mal à reprendre sa respiration. Sa seconde idée fut de les passer sur sa peau, idée qu’elle abandonna bien vite quand elle vu que sa peau aussi était couverte de sable. L’un vient alors la troisième idée, lécher ses mains.

Au premier abord, ceci pouvait paraitre fort dégoutant et cela devait l’être. Mais Aliéna n’était pas comme tout le monde. A dire vrai, elle ressemblait plus à une femme primitive plutôt qu’à une femme de cette époque. De plus, le gout du sang ne la gênait pas, la seule chose qu’elle craignait s’était d’apprécier son sang si bien qu’elle en aurait eu faim. Heureusement, le sable l’empêchait de trouver la chose bonne et dès que sa langue en était trop chargeait, elle le crachait aussitôt. Reprenant peu à peu leur esprit, les deux femmes pouvaient enfin profiter du calme et gagner un peu de repos. Le seul bruit qui était probablement gênant pouvait être les aspirations et les crachats d’Aliéna, mais il fallait bien qu’elle se nettoie ne ce reste qu’un peu les mains. Lorsqu’elle eut terminé, elle retourna auprès de ses affaires qu’elle rangea lentement à l’aide de ses coudes. Quand elle eut terminé, elle s’empara d’un tissu blanc qu’elle secoua avec ses dents pour en ôter le sable avant de le poser dans ses mains. Puis elle se dirigea vers la roche déformée par les dents de l’Astiver et chercha minutieusement s’il n’y avait pas une petite dent venimeuse dans les gravas. Elle fut soulagé quand elle en trouva une, grand merci, elle n’avait pas fait tout cela pour rien. Elle avait peut être perdu la chaire de la bête, mais elle s’en fichait, car à la basse elle l’avait traqué pour son venin.

Alors qu’elle glissait dans le tissu les petits morceaux qu’elle pouvait récupérer et qu’elle rangea par la suite dans son sac, elle jetait de temps en temps des regards à Nausicäa, méfiante. Une fois qu’elle eut enfilé son sac à son épaule, elle passa à côté d’elle et sans même prendre le temps de s’arrêter ou de la regarder, elle lui siffla un petit mot à la manière nonchalante d’un reptile.

- Merci.

Sa prochaine destination était sa demeure ou peut être sa caverne vu l’ordre qu’il y régnait. Elle ne s’avait pas si Nausicäa comptait elle aussi prendre le chemin du retour ou si elle comptait rester là, ou aller encore ailleurs. Aliéna n’avait pas spécialement envie de faire un bout de chemin avec elle, mais il est vrai que ceci lui aurait été profitable, car bien qu’elle faisait partie des Gargans, Aliéna prenait peu à peu ses distances lorsque le chez n’avait pas besoin d’elle. Une fois de plus, elle n’arrivait pas à trouver sa place dans ce clan peut être trop grand pour elle.
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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   - Sam 1 Sep 2012 - 4:20

Citation :
[Je clos le RP puisque je RP avec Trias aussi, je n’aime pas les dédoublements même si on peut ave c le festival xD Tu peux toujours te joindre à nous je pense =)
J’ai fais court du coup !]

La bataille contre l’Astiver pris fin aussi rapidement qu’elle commença. Alors que Nausicaa donnait des ordres ci et là à la jeune femme, cette dernière, sans plus de dignité, tourna les talons et détala sans plus de cérémonie. Nausicaa resta un instant interloquée sans savoir qu’en penser. Néanmoins, la jeune fille avait sans doute raison, la fuite était dans le plus souvent des cas un très bon choix. Mais cette fois, il n’en faisait pas partie.

Lorsqu’elle partie, l’immense monstruosité du désert parti à sa suite. Captant les vibration du sable sous les pas de la jeune forban, il parti à sa rencontre.

Nausicaa souffla un coup et s’étira. Ses articulations lui faisaient terriblement mal. Elle se sentait vieille et cassée. Elle avait mal partout et sentait fortement mauvais. Elle se mit à rêver d’un bon bain et d’un lit bien moelleux avant de se rappeler sa condition. Il ne lui restait plus qu’à rentrer à pied jusqu’au col, une bonne journée de marche l’attendait, puis elle pourrait utiliser une des sources et si son époux le permettait, se reposer tranquillement.

La jeune femme se tourna alors vers Aliéna, celle çi avait aussi mauvaise mine qu’elle. De grosses gouttes de sueurs laissaient un chemin sur son visage parmi la poussière du sable. Du sang coagulait parsemé son corps et ses vêtements, à l’origine en mauvais état, étaient déchiraient par endroits. Lorsque les deux femmes se regardèrent, elles n’eurent guère besoin de mots pour comprendre. Un sourire fatigué apparut sur les lèvres de Nausicaa. Puis Aliéna continua son chemin sans plus de bienséances, ne lui accordant plus un seul regard.

Laissé seule, la jeune indomptable resta quelques instants sur place, ne sachant que faire. Et puis, le besoin irrésistible d’ombre, d’eau et d’un bon repas pris la décision à sa place. Elle fit marche arrière et rentra en direction du Col, espérant ne rencontrer sur son passage aucun Astiver et autre animal – ou humain – du genre.




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Posté dans Re: La vertu des femmes, c'est du sable mouvant.   -

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