AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Bouts de Ficelle   - Lun 9 Avr 2012 - 14:59

Après une forte nuit de gèle, Colin sort son fauteuil de sa maison. C'est en épluchant ses patates pour un ragoût aux herbes et aux tubercule moyennement ragoutante, mais Ôh ! combien meilleur que celui d'Odette, la voisine au cinq mioches INSUPPORTABLES, qu'il se rendit compte, avec effroi, qu'il serait bientôt en manque de tout :
.Laine
.Fourrure
.Pomme de terre
.Viande bas coût
.Racine en tout genre
.herbe
.herbe médicinal pour son moignon
.os à tailler.
Il se dit, alors, dégustant sa mixture forte moyennement délicieuse, qu'il irait au course le lendemain. Quelle vie passionnante, ça donnerai presque envie au prisonnier de se pendre. Ainsi, à l'aube, car ce jour-ci personne ne devait passer, il ferma sa porte, glissa le long de la rampe et commença à cheminer de village en village. Il remarqua l'usure des vêtements de la plus part de la population et déplora de ne pouvoir faire plus de vêtements renforcés en ithylium, dont lui seul avait le secret... Et surtout la faculté de créer. Il arriva en haut d'une côte terminant sur un carrefour, il plaqua ses mains sur ses roues, et glissa doucement la pente, il regarda à droite, il regarda... Et paf, sa main dérape, et il se prit un jeune factionnaire fanfaron haut comme deux hommes et large comme trois. L'homme grogne, mais sembla ne rien avoir, voulut crier, mais quand il vit la chaise roulante trois mètres plus loin, un bras amputé et un corps au jambe toute tordu, il ne demanda pas son reste et partie d'un pas rapide, espérant qu'il n'y eu aucun témoin...
Colin, la face dans la neige, ne sentait plus son bras gauche... ... ... AH ! Mais il n'a jamais eut de bras gauche ! Il roula sur lui même, mis les bras en croix (enfin, son bras droit et son moignon à terminaison végétale) et resta quelques minutes allongé. Le choc avait été brutal, mais il ne sentait pas vraiment de grosse douleurs... Demain, il sera couvert de bleu ! Il murmura quelques injures et s'assit sur ses fesses. Il chercha du regard son fauteuil. Fauteuil trouvé. Il se demanda comment y accéder. Moyen de locomotion trouvé : Mode asticot. Mais après, comment le mettre droit ? Bof, on verra sa quand on sera près de l'engin !
Il rampa tant bien que mal vers l'objet convoité. Les passants faisaient comme si de rien n'était. Après tout, il était connut dans tout le pays. "L'Éclopé" "L'estropié" "Le crocheteur". Qui voudraient aider une sorte de moitié d'homme. Comme tout le monde le pensaient, il aurait fallut le tuer à la naissance. Même si ses pièces étaient toutes exceptionnelles, personne ne se risqué à aider le jeune homme... Après tout, cela était rabaissant pour Colin de se faire aider et d'accepter son handicape.
Le fauteuil trouvé, il se demanda comment retourner sa création en douceur. En chemin, il avait récupéré le coussin et la couverture de laine qui jonchaient misérablement le sol. Il s'adossa à son engin et se mit a réfléchir. Demander de l’aide ? Jamais ! Il se retourna et fit basculer son fauteuil... Au diable la délicatesse ! Le fauteuil était remis en place ! Bon, là, il allait avoir du mal. Comment retourner sur son fauteuil... Et il resta, les fesses congelaient dans la neige, il se gratta la tête avec son excroissance végétale. Comment faire... Quelqu'un s’approcha. Il regarda en l'air mais le soleil l'aveuglé... Il ne vit qu'une ombre.


" Quoi ?"

Comme d'habitude, désagréable, un léger ton hargneux ressemblant fortement au couinement roque d'un animal blessé et résigné . Bref, un "Quoi" digne de Colin, seul homme de l'île en fauteuil roulant et manchot d'un bras, exclut socialement de la société par un handicape plutôt inhabituelle.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Mar 10 Avr 2012 - 12:07

Dans une petite chaume, semblable à toutes les autres, le vent glacé se glissait entre les petites ouvertures des portes et fenêtres pour venir épier cette jeune femme aux longs cheveux roux qui sommeillait encore. A cette heure ci, le soleil n’était pas encore réellement levé, l’aube commençait seulement à donner des couleurs pastel au ciel d’un naturel cotonneux. Friponne, la petite brise s’amusait à faire voleter les plus fins cheveux de la demoiselle afin de lui annoncer qu’il était l'heure pour elle de se lever et de commencer sa journée. Cette sensation fit légèrement sourire Tarja, qui pendant un court instant, pensait que c’était son frère qui la réveillait avec son élément. Hélas, cette époque était bien loin maintenant. Le vent, apparemment lassé de voir ce spectacle soufflait plus fort, faisant ainsi gronder les carreaux de la chaumière qui se trouvaient près de son lit. Les fenêtres mal isolées, laissaient alors un courant d’air glisser le long du dos de Tarja qui se mit à frissonner, se raidir et enfin s'étirer avant de décider de se lever. Machinalement elle frottait ses épaules, puis cherchait dans l’obscurité son chandail. En effet, il ne faisait pas chaud dans cette toute petite pièce qui donnait sur le cœur de la chaumière. Dans cette salle principale on retrouvait d’ailleurs un petit coin cuisine, un petit coin d’eau, une table centrale et enfin l’outil de son travail, celui qui prenait la plus grande place, un genre de four pour faire fondre et préparer la cire. Accrochée à cette pièce se trouvait une pièce légèrement plus grande qui servait de magasin.

Une fois le feu ravivé, la toilette faite, un petit truc avalé en vitesse, l’erfeydienne enfilait son grossier tablier et ses gants pour commencer à confectionner les bougies qu’on lui avait commandées. C’est ainsi que les premières heures du jour passèrent, silencieuses et tranquilles. Le vent avait arrêté de pousser les carreaux de ses fenêtres ainsi que sa porte. Un temps plus doux semblait montrer le bout de son nez à l’extérieur et l’astre solaire semblait même prêt à faire acte de présence pour tout le jour. Tarja avait terminée ses grosses bougies pour les tours lorsqu’elle entendit un petit frappement à la porte de la boutique. Un sourire enfantin se glissait sur son visage pendant que ses yeux espiègles pétillaient de bonne humeur. Elle connaissait bien ce petit frappement, ce ne pouvait être qu’un enfant à qui elle avait du promettre une histoire de plus et qui, ne sachant quoi faire, serait venu lui demander asile. Laissant alors ses petites bougies sur le comptoir, elle allait lui ouvrir avec entrain, un sourire moqueur sur les lèvres lorsqu’elle vit la petite frimousse de l’enfant aux joues roses. Il tombait bien, il était effectivement l’heure qu’elle ouvre sa porte aux potentiels acheteurs. Comme elle s’en doutait, il eut aussitôt les pieds dans le magasin qu’il lui demandait déjà quand elle viendrait passer un peu de temps dehors. Avec un petit rire, retournant à ses petites bougies, elle lui expliquait qu’elle avait déjà du retard à cause de la dernière fois et qu’elle devait terminer au plus vite pour ensuite porter les grosses bougies aux tours afin que cette nuit les gardes puissent assurer leur travail correctement.

Un soupir plaintif s’échappait alors de l’enfant qui laissait ses petites fesses tomber sur le tabouret près des flammes pour se réchauffer un peu. Installée à sa table, Tarja le regardait amusée tout en passant quelques petites gouttes d’ithylium sur ses mains. Malgré le fait qu’elle lui eut certifié qu’elle ne pourrait pas sortir aujourd’hui, l’enfant restait aussi en face d’elle et laissait la chaleur du feu lui picoter le dos. Il la regardait avec un petit air d’animal battu, la bouche boudeuse et reniflant de temps en temps. Pour le distraire un peu tout en continuant son travail, elle commençait à sculpter dans les petites bougies à l’aide de son lien créatif, formant avec celui-ci un groupe d’enfants entrain de faire une ronde. Plus le travaille sur la bougie avançait, plus l’enfant avait du mal à rester tranquille sur le tabouret, mourant d’envie de s’approcher encore plus pour voir ce qu’elle était entrain de faire. Alors qu’elle avait presque terminait son œuvre, le petit curieux s’était silencieuses glissé près d’elle pour s’émerveiller devant son travail précis et délicat. Quand elle eut terminé, il relâchait alors son souffle et ses commentaires allaient bon train. Puis, comme ci de rien n’était il lui tirait alors le bras et reprenait son petit air plaintif pour lui demander de sortir un peu. Voilà une heure qu’il attendait sagement pendant qu’elle travaillait, il était encore assez tôt pour s’éclipser probablement une heure ou deux avant de revenir travailler ici et au pire dès cas, elle emmènerait elle-même les bougies à la faction s’ils n’étaient pas venus les chercher eux-mêmes.

Se laissant tenter, elle finit par dire à l’enfant qu’elle viendrait dès que ses mains n’auraient plus une goutte de l’ithylium sur elles. Pas vraiment convaincu ou juste parce qu’il n’avait pas envie d’aller dehors tout de suite, il restait attablé près d’elle lui proposant plusieurs manières de faire son travaille et plusieurs idées de créations. En harmonie avec son lien, Tarja faisait à peine attention au petit moulin à parole qui était à côté d’elle et lorsque plus une seule petite particule enflammées ne sorti de ses doigts elle laissa retomber ses mains à plat sur la table annonçant qu’ils pouvaient sortir maintenant. Sautillant de joie, le jeune garçon couru jusqu’à la porte du magasin et installait avec plaisir le panneau « Fermée pour la matinée ». Tarja quant à elle, elle délaisser son tablier pour enfiler quelque chose de plus présentable et de plus chaud pour se risquer dehors, prenant en route son manteau de fourrure épaisse. Le froid mordant lui fit venir le rose aux joues et une légère grimace de mécontentement se fit sur son visage lorsqu’elle sortit à l’extérieur. La première chose que le petit duo firent se fut d’aller chercher un peu partout les quelques enfants qui n’avaient rien à faire de leur matinée. Puis, sentant un petit creux lui venir, Tarja allait devant une petite boutique où elle savait qu’on y vendait d’excellents bonbons au miel à bas prix. Elle en achetât une bonne poignée puis avec sa marmaille qui lui tournait autour, elle alla s’installer en face d’un carrefour, sur des petites marches en pierre pour partager son butin.

Alors que les enfants parlaient entre eux, Tarja faisait semblant de les écouter quand son attention se porta sur des membres de la Faction qui venaient de la même direction que sa boutique. Vu l’allure et leur mécontentement, Tarja se cacha le visage derrière le corps peu épais d’une petite fille qui lui montrer ses petits bobos de la veille. Quelques secondes après, les enfants avaient cessés de parler de tout et de rien pour canaliser leur conversation sur l’homme qui était couché sur le sol. A cet âge, ils ne comprennent pas tout et parlent sans savoir, rapportant facilement les discours de leurs parents. C’est ainsi que de fils en aiguille, Tarja su que cet homme était handicapé, mais très vite les enfants lui trouvèrent au moins dix bonnes façons expliquant cette infirmité. Puis ils lui rapportèrent qu’il était méchant et qu’ils supposaient qu’il avait probablement enfermé des enfants dans sa demeure. Ils racontèrent aussi qu’il faisait pousser des plantes douteuses et qui le rendrait de jour en jour plus fou. Qu’il avait un livre des étrangers et qu’il s’en servait pour lancer des mauvais sorts. Sur cette fin, Tarja lançait un regard perçant aux enfants, les faisant soudainement taire. D’un ton assez froid, elle dit à l’autre de cette dernière rumeur qu’il ferait mieux de parler moins fort s’il ne voulait pas être la prochaine victime de l’homme à roulettes. Voulant faire son intéressant et répondant à la jeune femme d’un ton arrogant, il fit bien comprendre qu’il n’avait absolument pas peur de cet homme et qu’il serait à coup sur plus fort que lui. Aussitôt dit, aussitôt fait. Tarja lui lançait donc le défit d’aller voir l’homme et de lui donner un bonbon au miel pour voir s’il lui mangerait le doigt avec où non. Au début, le gaillard ne voulu pas y aller, puis poussé par ses camarades, il finit par soupirer, prendre un bon et se dirigeait à pas lent et en se retournant fréquemment vers Tarja pour voir la réaction de ses camarades.

Il eut à peine le temps d’arriver devant l’homme en question que celui-ci lui lança un « Quoi » si puissant que l’enfant sursauta et laissa sa vessie se vider. Se fut l’éclatement de rire général pour les autres enfants et Tarja se mordillait les lèvres en voyant le garnement revenir, le bonbon collant dans sa main moite, tenant tant bien que mal le tissu mouillé loin de sa peau. Tarja lui frottait alors les cheveux, lui disant que ce n’était rien, mais ne pu empêcher quelques pouffement de rire. La distraction passée, les enfants commencèrent à se demander et à parier comment l’homme ferait il pour remonter dans son fauteuil. Les bonbons au miel étaient donc la mise. Au bout d’un certain temps, Tarja qui se laissait distraire par autre chose, eu une petite idée pour amuser les enfants et mettre fin aux paris et au calvaire de l’infirme. Demandant l’attention des enfants, elle leur expliquait son nouveau jeu et lorsque celui-ci fut bien clair pour chaque petite tête, elle prit le plus mignon des enfants dans ses bras et accostait quelques membres de la Faction avec un visage qui mélanger un sentiment de misère et de charme. Très vite les autres enfants encerclèrent un membre qu’ils avaient eu même choisi pour cette mission et alors les beaux yeux perçant de Tarja tentait d’attirer son attention.

- Oh ! Vous qui m’avait l’air bien fort, pourriez vous m’aider ? Ce n’est pas long, une petite affaire. Je m’en serais bien chargée mais j’ai tellement de petits à veiller, et mon époux vient de tomber. Vous ! Vous m’avez l’air d’être l’homme de toute situation ! Ah… Je vous assure se ne sera pas long. Je vous offre ce que vous désirez en échange de ce service.

L’enfant qu’elle avait dans les bras faisait lui aussi une tête à attirer tous les regards tellement son air était triste face à un tel spectacle. Tenant l’enfant d’un bras, elle saisit le poignet de l’athlète qui pouvait se sentir légèrement pousser par un petit groupe d’enfant qui grouillait dans ses jambes, lui demandant de les aider. Remarquable comédiens, la petite troupe essaie de ne pas rire tout de suite à la farce qu’ils étaient entrain de manigancer.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Mer 11 Avr 2012 - 14:21

Super ! Un gosse ! Mais quelle journée formidable ! Il soupira, méprisant au plus haut point cet instant présent. Il leva les yeux ciel. Super. Une troupe d'enfant ! Il y a deux choses au monde que Colin déteste... A vraie dire, il y en a plus que deux, beaucoup plus, mais par pur et simple effets d'oralisation, je vais dire deux : Les enfants et les membres de la Faction. Pourquoi ? Parce qu'il n'a jamais été enfant et qu'il ne pourra jamais rentrer dans la Faction. Aussi simple que ça... Les autres choses que déteste Colin sont, les êtres de la race humaines fort et mobile, les cailloux au milieux de la route, les nids de poules, les patates pas cuites, les roues qui grincent, un habit de mauvaise qualité exhibé comme étant le nec plus ultra. Bref. Colin n'aime rien. Sauf coudre, inventer des trucs et... Bon, Désolé je ne suis pas là pour dire ce qu'aime ou pas Colin.
Je reprend.
L'odeur chaude de l'urine lui monta au nez. Ne le dégoûtant point puisque petit, il se faisait toujours dessus ne pouvant se lever. Mais jamais, il n'avait eut le regard plaintif, les larmes au yeux. Avait il pleurer un jour ? A ce que disait ça mère, même ses premières respirations ressemblé plus à des soupires énervés et il regardait déjà le monde avec son regard froid. Pas un crie. Il n'avait jamais pleurer. Enfin, jamais en public. Et puis... pas vue, pas prit ! Il grogna en lançant un regard noir envers les enfants. Une silhouette un peu plus grande se démarquait de la foule de gamin. Une jeune demoiselle. Vêtements usées et grossier, faisant pour Colin, tout le charme des vraies travailleurs. Il eut un sourire méprisant, se disant qu'elle était vieille fille, comme sa tante et grande travailleuse. Ou bien, moins plausible, certes, qu'elle était la mère de tout ces enfants, imaginant alors une vie de catin... Rien qu'a y penser il eut la nausée. Il leva les yeux au ciel, pour la seconde ou la centième fois de la journée. Il plaça ses mains en arrière, à plat sur le siège, position peu confortable, il tenta de se relever, mais la chaise roula un peu en arrière le faisant retomber sur ses fesses. Il se traîna une nouvelle fois vers sa chaise et s'adossa à elle. Encore une fois. Il oublia qu'il était assis en plein milieu d'une rue, sur un sol gelé, et pensa. Oui. Un frein. Voir deux, sur chaque roues. Cela permettrait de stabiliser la chaise dans des cas comme celui ci ou de s'immobiliser en pente. Pourquoi n'y avait il jamais songé ? ... Mais comme l'actionner... Un système de cales pourrait ne pas tenir. Et il resta ainsi, jambes étendus, l'excroissance végétale rabattu sur ventre, servant d’appui au bras d'origine, qui caressait d'une air pensif, une moustache inexistante. Il n'entendit pas la petite troupe avancer, le pas lourd d'un factionnaire. Il ne se réveilla de sa sorte de semi léthargie que quand il senti les mains énormes d'un factionnaire le soulever. Il se sentit dans le vide et remis sur son siège... Il y eu une seconde de flottement. Un éclat de rire d'enfant. Là, ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Il recula violemment, écrasant le bout du pied du factionnaire qui s'était reculé de justesse, fit un volte face avec son fauteuil roulant. Colère ? Il était en colère. Il monta son poing valide, totalement crispé, veine saillante, articulation blanchit, le pressa contre ses lèvres. Il resta une seconde ainsi avant de poussait un râle digne d'un cerf mourant. Il dit de sa voix la plus lente, la plus froide et essayant de ne pas exploser la figure et à la figure du factionnaire.


" Qui. Qui vous a permis de me toucher."

Chaque mot était bien détacher. Sa haine viscérale envers les "mobiles" commencer à descendre, petit à petit pour laisser place a sa froideur. Il dit avec un sourire méprisant et une voix sèche :

"ça n'a aucune importance."

Par on ne sait quelle mystère, la colère remontât, d'un coup. Et la, il se vida. Verbalement parlant.

" Maintenant que vous avez bien montré à des pisseux et une donzelle que vous étiez fort et oh combien généreux, en rappelant à un infirme son invalidité, vous êtes content ? Merci. Merci de m'avoir rappelé que je ne peux rien faire tout seul. C'est d'une gentillesse. Comme si tout les matin, en me levant, en regardant les gens dans la rue, je ne m'en rendais pas compte. Bien. Le déchet humain va faire ses courses à présent. Excusez moi pour ma présence Oh combien gênante et embarrassante ! Je vais vite retourner dans mon petit atelier pour confection, avec mon bras en moins vos habits de combats que vous affectionnez tant. "

Il crachait ses mots et en retenait la moitié. Certain diront qu'il n'a pas été reconnaissant et qu'il n'a aucune raison de s'en prendre à une personne qui ne voulait que l'aider, lui, vous répondra qu'il a mesurer ses mots. Il voulut reculer, mais ses roues avants c’étaient dévissées pendant l'accident. Elles lâchèrent. L'infirme immobile, regarda ses roues avants sur le sol, un air légèrement désespérer. Il se mit a rire. Le rire nerveux par excellence. Fort, incontrôlable. Il s’arrêta net. Il posa ses deux mains sur ses genoux. Il respira. Une fois, deux fois. Il se parlait plus à lui même, ayant totalement oublier le monde qui l'entourait.

" Bon."

Il se tut et ferma les yeux, il respirait lentement, calmement. Il reprit d'une voix impassible, montrant qu'il était de nouveau calme.

"Bien. Je ne m'excuserai pas pour tout à l'heure, même si j'ai... On va dire, dépasser les bornes. Merci de votre aide, je suis touché par votre geste. Passer à ma boutique une prochaine fois, je vous repriserai ce que vous voulez."

Tout c'était passé très vite. Il s'en voulait beaucoup d'avoir perdu son calme. Mais tant pis, le mal était fait.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Jeu 12 Avr 2012 - 9:45

Tel l'orage qui gronde, la colère de Colin se laissait entendre, mais ne s’abattait point. Dans un sens, il était préférable que les choses se passe de cette façon. Avant que le jeune homme ne réponde à l'énervement de Colin, Tarja le saisit par le bras et l'attirait un peu plus loin en laissant l'infirme avec les enfants. L'homme saisit à part, elle lui demandait alors d'excuser son dit « époux », car en ce moment la venue des étrangers le rendait si nerveux qu'il était chaque jour de mauvaise humeur et que cela était difficile pour elle comme pour l'entourage de le supporter ainsi. Ceci dit, l'homme inclinait de la tête d'un air compréhensif en lui disant que la Faction ne laisserait pas un seul de ces étrangers s'aventurer jusqu'ici et que donc, son « époux » n'avait rien à craindre. L'homme mettait en avant ses qualités de fier combattant et ses aventures par moment aussi grosses que les mensonges de la jeune femme. Sans y prêter une réelle attention, la jeune femme inclinait la tête, prenait des airs surprises, le félicitait comme une fillette félicite un chien joueur. Lorsqu'ils en eurent terminés avec leurs histoires, elle lui demandait de passer à la chandellerie au soir pour lui donner les bougies. Voilà, elle tenait l'homme qui irait porter pour elle les bougies et qui en plus reviendrait à son camp comme un sauveur. C'est donc lorsque Colin annonçait que le factionnaire pourrait venir plus tard chez lui pour une quelconque retouche, que le jeune homme inclinait positivement la tête, satisfait des faveurs qu'on lui faisait il s'en allait le cœur léger pour boire en compagnie de quelques collègues avant d'aller chercher les bougies chez Tarja.

Pendant ce temps, les enfants avaient formés un demi cercle dans le dos de l'infirme. La demoiselle les regardait un instant. Ils étaient la agglutinés et pourtant n'osaient pas bouger, approcher un peu plus ou même parler au jeune homme. Parfois ils émettaient un petit rire, reculaient de quelques pas, se cachaient derrière le dos de leurs camarades, mais aucun d'eux n'osaient parler sur un ton plus élever que le murmure. Ne se souciant pas pour le moment de l'homme, elle allait chercher le plus âgé des enfants et s'accroupit devant lui. D'un ton sage, elle lui demandait de regrouper les autres enfants et de partir jouer plus loin avant que l'homme ne s'énerve encore et ne leur lance un mauvais sort avec le livre des étrangers. L'enfant se mettait aussitôt à bouder devant les paroles de Tarja. Immédiatement, il commençait à rechigner et poser des questions futiles du genre « Mais pourquoi ? », « Tu vas faire quoi ? », « Tu retournes travailler déjà ? », « Mais tu avais dit que tu nous raconterais une histoire ! », « Tu vas rester avec l'estro... ». Une claque sur sa tête fit entendre un petit bruit creux. Tarja en avait assez d'entendre toutes ses paroles, pour avoir la paix, elle lui promit donc de leur faire entendre l'une de ses histoires devant sa porte au couché du soleil. Comprenant qu'elle ne changerait pas d'avis et que c'était là sa dernière offre, il appelait ses camarades avec une voix mi grondante, mi chevrotante avant de partir dans les petits rues avec les siens.

Tarja était toujours accroupit sur le sol lorsque les enfants avaient filés. Lentement et sans un mot, elle se redressait et les yeux encore traînant en direction des enfants, elle s'avançait à pas lent vers le crocheteur. Sans le regarder un seul instant, elle s'accroupissait devant lui et saisissait les roues qui s'étaient couchées sur le sol glacé. Un sourire se dessinait sur son visage baissé, elle trouvait le système ingénieux et simple à comprendre. Comme un bambin qui s'amuse à construire un château de cubes, elle reconnaissait un bon travail lorsqu'elle en voyait un. Elle faisait de temps en temps un petit commentaire avant de finalement terminer de remettre correctement les petites roues à l'engin. D'un regard plus précis, elle zonait les différentes aspects du fauteuil, jamais elle avait pensé à faire un tel engin, en même temps pourquoi l'aurait elle fait ? Cependant quelques choses ne lui plaisait pas dans cette création qui n'était pas la sienne. Il lui manquait quelques petits détails. Mais quoi ? Sans demander l'autorisation du propriétaire, comme ci celui ci n'avait pas grand chose à lui dire, elle poussait alors l'engin, le tirait en regardant avec attention le mécanisme. D'une voix enjouée elle décidait enfin de lui faire entendre sa voix.

C'est ingénieux. Qui l'a conçu ? Il est confortable ?

Intriguée elle leva les yeux vers lui. Un sourire naturel était peint sur son visage. Il n'était ni trop étiré, simplement naturel, sans arrière pensés, aussi pur que celui d'un enfant prit sur le moment. Probablement que c'était ses petits monstres qui l'avaient contaminés et comme préservés des masques divers et variés que portaient souvent les adultes pour cacher leurs émotions. Bien sûr, de temps en temps, elle les portait, mais là, elle n'en avait absolument pas besoin. La farce qu'elle avait voulu lui jouer n'avait finalement pas abouti, elle n'avait pas tenue à approfondir celle-ci, trouvant que Colin avait assez de mauvaise chance ainsi. Probablement que s'il n'avait pas perdu ses petites roues avec un air un peu désespéré, elle aurait continue sa farce. Mais là, elle n'y tenait vraiment pas. Lorsqu'elle s'amusait avec les gens, ce n'était pas dans le but de se moquer d'eux, il y avait des limites et heureusement, elle savait où étaient les siennes. La tête légèrement levé vers lui, elle se demandait comment il s'était retrouvé dans un fauteuil et depuis combien de temps. A bien y réfléchir, elle l'avait toujours qu'un invalide faisait de très beaux et bons vêtements, mais comme l'exprimait sa tenue, elle confectionnait et retouchait elle même ses vêtements ou portait ce qu'on lui donnait. Elle devait avoir une seule création de chez lui, offerte par un homme que sa mère lui avait proposé et qu'elle avait refusé juste par esprit de rébellion. Peut être avait elle mal fait en voulant toujours aller contre les idées de sa mère, après tout celle ci ne voulait que son bien, mais les deux femmes avaient toujours eut du mal à s'entendre, leur caractère étant trop proche.

Posant les mains sur ses genoux, elle se relevait lentement et dans un petit soupire, elle lui offrait un sourire plus réservé. Celui-ci n'était pas comme le premier, il était masqué, caché, comme s'il voilé certains pensées et sentiments. Puis elle lui proposait sur un ton harmonieux :

J'ai quelques affaires à acheter avant de retourner à la chandellerie. Tu m'accompagnes ?

Elle avait fait exprès de mettre de côté les « vous ». Non pas par manque de politesse, mais plutôt parce qu'elle trouvait ceci-ci pas très approprié, car après tout il n'avait pas l'air d'être trop âgé et elle avait surtout cette manière chaleureuse et simple de briser la glace.

Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Ven 13 Avr 2012 - 12:09

Il fixait ses roues d'un air sévère. Il est vrai qu'elles étaient bien trop fragiles. Il lui faudrait renforcer tout cela et rapidement Sans oublier les cales. Les cales, derrières les roues, c'est bien, pour un temps seulement. Il lui faudrait bien tôt ou tard, des freins suffisamment puissants pour le retenir en terrain avec une pente sensible ou pour devenir, un peu plus autonome... Il lui faudrait aussi essayer de trouver un système pour caser plus de poche dans son fauteuil. Il avait une grosse poche arrière, deux poches étroites dans les espaces entre les roues et les côtés du siège. Ce n'était absolument pas assez. De plus, cela froissées ou abîmées certaines étoffes ou denrées. Mais pour le moment, il ne pouvait rien faire et les ricanements qui bruissaient derrière lui le dérangés fortement. Rester calme. Deux mots d'ordres dans cette situation. Il n'avait absolument pas fait attention au factionnaire et à la demoiselle. Le temps de chercher des yeux le factionnaire disparut, la jeune femme lui avait déjà remis ses roues, les gamins dispersaient en un battement de cils. Il se figea... Mais... Que faisait elle ? Elle avait saisi le fauteuil et semblait jouer avec... Il se crispa la colère lui montant une nouvelle fois au nez. Mais cette fois, il grogna, l'air sévère, mais ne dit rien. Il attendit. Enfin ! Elle parla.

" Bien sûr que c'est ingénieux ! Je ne peux pas marcher correctement...Voir, ne pas marcher, si en plus, j'étais stupide, là, je me serai depuis longtemps donner la mort. Je l'ai créé, d'abord sur un système de brouette à trois roues. Puis, j'ai décidé que la brouette était trop rabaissant, donc j'ai inventé un fauteuil à roues. Il y a eu quelque raté et celui là est encore incomplet, mais tous mes fauteuils, il est le plus aboutie. Niveau confort... ça peut aller. J'ai connu pire. Au début, c'était tellement inconfortable, que mes cuisses sont devenues rouges et des cloques se sont formées sur la peau. ça faisait un mal de chien. J'ai heureusement opté pour la chaise, qui diminué grandement ces sortes de brûlure sur les cuisses. Puis, j'ai mis du tissu, puis, un rembourrage... Mais je suis encore obligé de changer de position au moins pendant une heure, une à deux fois par jour. "

Il avait parler, sans vraiment parler à la jeune fille. Il avait oublier, le problème des escarres. Cela lui rappeler aussi, qu'il n'avait pas "marcher" aujourd'hui. En rentrant, il devra faire ses exercices. Il regarda de nouveau la jeune fille... C'était quoi ce sourire niais à souhait ? Impossible que se soit une prostitué, finalement, il avait raison. Il resta tout de même impassible s’apprêtant à dire au revoir et partir sans plus de chichi. Elle lui proposa de l'accompagnant... En le tutoyant en plus. Il soupira. Elle avait l'air d'être du genre collante. Il ne s'en débarrasserait pas comme ça. Puis, après tout, il avait perdu du temps, elle pourrait peut-être l'aider à en gagner.

" De toute manière, nous allons dans la même direction, bien qu'il est plus dans mon habitude de cheminer seul, si je veux être rentré chez moi avant la nuit, j'aurais surement besoin d'un coup de main de votre part. "

Il avait légèrement insisté sur le "votre", puis, sans dire de nouvel chose il se remit sur le droit chemin et commença à rouler. Bon... Que devait il acheter... Il sortie une sorte de note de l'un de ses sacs :
.Laines
.Fourrures
.Pommes de terres
.Viandes bas coût
.Racines en tout genre
.herbes
.herbes médicinales pour son moignon


"Il me faudra en plus du petit bois, quelques rondins, des bougies, je risque d'en manquer... Il faut aussi que je passe acheter des peaux de bêtes, quelques outils pour le fauteuil, du cordage et du cuire pour des habits... Des fermoirs... Tant qu'on y ai... Mince... Aurais-je assez ? De toute manière, le type me connait... Au pire, il peut bien attendre entre deux payements...
.os à tailler...."


Puis, chose typique des êtres plutôt solitaires, il continua à murmurer tout ce qu'il pensait, oubliant totalement la présence de la jeune fille. C'est juste quelques secondes après sa longue tirade à lui même, qu'il s'en souvint.

" Au faite, je me nomme Hanter-Dro Colin. Je vous prie de me vouvoyez. "

Il parait, que les humains, entre eux, se parlent en se vouvoyant au début... Même Colin savait cela ! C'est une honte qu'un jeune fille de son âge, ou peut-être plus jeune, ne le sache pas ! ... Ou tout simplement Colin, était passé de mode. Il avait pourtant gardé un ton serein, calme... A vraie dire, totalement indifférent. Il avait juste dit cela pas simple et pur "politesse". Colin n'était pas doué pour la communication. Il ne communiquait sans vraiment parler aux autres ou quand il le faisait, c'était pour réagir de manière totalement désabusé, se moquer ou être méchant. La race humaine ne l’intéresser que pour son coté expérimentale, social et culturel. Il avait même fait peur, une fois, à un groupe de factionnaire, quand il avait découvert dans une ruelle un cadavre et quand il avait demander s'il pouvait garder le cadavre pour étudier l'ossement Erfeydiens. Les factionnaires ne savaient pas s'ils devaient rire ou le prendre au sérieux... Ils partirent sans rien ajoutés. Mais depuis, les gens ne l'accostaient plus. Déjà qu'ils ne l'accostaient pas. Pourtant, le nombre de ses clients allaient toujours en grandissant. Fort contraste entre, l’intérieur de sa boutique, bourdonnant de monde quand il ouvrait au public, et le vide et le silence à son passage en ville. Il eut même une fois où sa mère lui avait demander de trouver qu'un pour faire ses courses à sa place. Il lui avait gentiment répondu, que si elle voulait s'occupé de son monstre, elle aurait dut le faire dès le début. Joyeux souvenir d'un visage pseudo-aimant qui s'empourpre de colère avec en arrière fond un gloussement prude et a peine sonore de sa mère adoptive. Il eut une ébauche de sourire en repensant à cela. Il devrait passer la voire de temps à autres.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Sam 14 Avr 2012 - 6:14

D'un simple geste de la tête, elle avait confirmer les paroles du jeune homme. Puisqu'ils devaient aller dans la même direction, autant faire le chemin ensemble. Cet accord passé, elle commençait à avancer dans la rue centrale, les mains dans le dos, les yeux se posant sur les chaumières et les petites boutiques. Songeuse, elle réfléchissait à ce que Colin lui avait fait part sur l'engin. Apparemment il l'avait créé lui même et avait assez de confiance en lui pour affirmer qu'il n'était pas idiot. A ses oreilles, son discourt ressemblait presque à celui d'un bel arrogant en puissance. A cette idée, elle se tournait vers lui pour voir son visage lorsqu'il parlait tout seul. Un sourire en coin vint alors pincer sa joue droite suivit d'un petit soupire. Avec la manière dont il lui adressait la parole, la façon qu'il avait de s'exprimer et sa gestuelle, elle essaie de le repeindre psychologique et pour le moment, elle en avait les grands trais sur une grande toile blanche. Trop blanche encore à son goût. Il avait apparemment envie de garder un écart et elle avait bien comprit qu'il ne souhaitait pas vraiment sa compagnie, pourtant sa langue bien déliée disait tout autre chose. La pensait-il idiote ? Sa réflexion sur cette idée s'effaçait peu à peu au fils du chemin, car ses oreilles trop curieuses, commençaient à écouter le monologue du crocheteur. Elle pouvait alors clairement entendre que sa langue était loin d'être relâchée, il devait être assez cultivé malgré sa petite condition. Lorsqu'il lui demandait alors par la suite de le vouvoyer, ses yeux roulèrent, fixant un instant le ciel cotonneux. Le fallait il vraiment ? Elle n'en avait pas l'envie et lorsque Mademoiselle Filizine n'avait pas envie elle ne faisait pas. Véritable tête brûlée, elle le laissait donc parler tout en continuant d'observer avec un soudain intérêt les passants tout en lui répondant d'une voix légèrement moqueuse qui lui ferait bien comprendre qu'elle en avait pas l'intention.

Vraiment ? Hélas on ne m'a jamais apprit à vouvoyer mes semblables.

Belle menteuse. Avec l'éducation de sa mère, une femme de fort caractère, Tarja avait apprit en premier lieu la politesse et les multiples façons de se montrer en parfaite jeune fille bien éduquée. Seulement, ceci l'avait toujours ennuyé, elle n'arrivait pas à saisir pourquoi on ne pouvait pas exprimer clairement ce qu'on souhaitait et pourquoi fallait il rester si peu naturel. Ce qu'elle avait apprit en second fut la couture, puis la cuisine. Bien évidement la couture était un projet qu'elle trouvait réellement ennuyeux. Rester assise sur une chaise à mettre une aiguille dans un tissu alors que dehors il faisait beau, quel gâchis. Seul la cuisine avait pu capter son attention. Gourmande qu'elle est, il était plus que normal qu'elle apprécie de faire de bon petit plat et de traîner près du four. Pour ne pas trop froisser Colin et montrer qu'elle n'était pas mauvaise, elle lui jetait un bref coup d’œil en lui répondant sur le même petit ton moqueur et amusé.

Mais je promet d'apprendre, pour une fois prochaine.

Elle s'arrêtait un instant pour poser son regard sur une affiche. Simple prétexte en vérité pour qu'il la dépasse et qu'elle puisse jeter un regard curieux sur sa petite liste de choses à ramener chez lui. Elle fut étonnée qu'il lui fallu autant de choses et décidait de son propre chef de faire en premier les matériaux avant de passer aux plantes et à l'alimentation. Regardant ailleurs lorsqu'elle pensait qu'il la regardait, elle fit quelques pas rapide en avant pour reprendre sa place en avant. Elle n'osait pas encore marcher à ses côtés, car elle sentait que sa présence pouvait le déranger et qu'elle n'aimait pas vraiment se sentir mal à l'aise à cause de ceci. Elle réalisait soudainement qu'elle ne lui avait pas encore dit son nom, alors que lui l'avait déjà fait depuis quelques minutes. Sa petite tête cherchait donc une façon de ne ps le vouvoyer et de ne pas le tutoyer, de ne pas directement lui donner son identité car elle n'en avait pas l'envie et parce qu'elle le soupçonner de s'en moqueur et de faire simplement un semblant de conversation pour qu'un silence pesant ne s'installe pas. N'assumait il pas le silence en présence de quelqu'un pour parler autant ? Ou bien avait il tellement était seul qu'il ne savait plus à quoi ressemblait une véritable conversation ? Pour elle, celle ci ressemblait plus à un bavardage servant à parler pour ne rien dire plutôt qu'une conversation intéressante. Une question lui venait alors en tête ; Pourquoi les gens parlaient alors qu'ils n'avaient rien d’intéressant à dire ?

Pour moi ce sera Ficelle. Je pense qu'on peut trouver de belles peaux par ici. J'ai besoin de quelques morceaux pour ma décoration. Colin n'y verrait aucun inconvénient à ce qu'on commence par ceci ?

Sa petite tête avait trouvé, la formulation par le « il ». Elle dirait donc « Colin » ou bien « Il » pour remplacer les fameux « tu » et « vous ». Ceci allait probablement donner des tournures de phrases très étranges, mais distrayantes. Elle se souvenait alors qu'elle jouait à ce jeu avec ses frères lorsqu'ils avaient fait une bêtise et qu'ils échappaient à la punition en jouant au menteur-menteur à la troisième personne du singulier pour agacer leur mère. Bien évidement, il n'y avait qu'une parfaite petite chipie pour inventer de tels jeux et de bons frères complices pour suivre. Tout en avançant vers les stands de peaux et la boutique qui était en arrière plan, elle se demandait quel genre de réaction aurait le jeune homme face à ce soudain changement de sujet.

Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Lun 16 Avr 2012 - 14:03

Et ce soir ? Qu'allait il manger ? Parce que les racines, c'est plutôt bon et facile a faire, mais pas tellement bon à force. De la viande, beaucoup de viande. C'est ce qui lui fallait, sinon, il était bon pour la casse. Un peu de viande en plus alors... De toute manière il l'avait écrit, pourquoi pensait il à ça ! Quelle perte de temps ! Mince ! La jeune femme avait parlé... Il émit un son, proche de l'approbation comme de la négation, absolument vague... Typique d'une personne qui ne vous écoute pas. Il fit quand même un petit effort et tenta de s’intéresser a ce que disait la jeune fille. Ficelle. Pas très honnête. Il lui avait donné un nom, elle lui donné un surnom, peut-être faux. Il soupira en levant les yeux au ciel. Super. Mais quelle journée magnifique. Une chute, une pénurie, une femme, des mioches, des factionnaires. N'avez t-il pas assez souffert ! Il soupira une nouvelle fois. Il s’arrêta devant le stand de peau. Le vendeur interpella Colin. Un homme grand, au muscle saillant, un visage carré, une barbe de trois jours, des cheveux cours, habillé chaudement, vertement signé Colin. Un visage joyeux, de grande mains... Ah ! Oui ! Il était venu récemment avec sa femme... Une veste en fourrure noir et en cuire, bouton d'os, intérieur en laine, mettant en valeur la poitrine, resserrant un peu les hanches, bon maintien du dos par une armature flexible en tissue plus rigide, dans la doublure, la dame se plaignant de douleur...

" Alors Monsieur Crochet ! Votre veste a rendu un nouveau corps à ma femme ! Merci, je m'en lassait presque ! les affaires marchent ? "

Il eut un léger malaise... L'homme commença a bredouillé quelques excuses, Colin trancha. Son regard sur les peaux et les fourrures, un léger sourire moqueur.

" Ecoutez, ça roule pour moi. Je vous prendrai... Ces peaux et avez vous d'autres fourrures blanches ou tachetés ? Il m'en faudrait au moins cinq ou six. Oui, comme celle là... Non, l'autre, a votre droite. Oui, elles sont plus douce. Je vous prendrai aussi deux fourrures rousses et celle là, oui, derrière vous, la noir. Vous passez à la boutique pour régler, comme d'habitude ?"

Le marchand fit un signe approbateur de la tête, encore gêné par sa mauvaise blague. Son regard se porta enfin sur la jeune fille.

" Et bien, L'crocheteur, tu t'es trouvé quelqu'un ?"

Le regard morne de Colin se leva, regardant tour à tour la jeune fille puis le vendeur... Il soupira exaspérer.

" ça m'est plutôt tombé dessus. ça pourrait être pire, au moins, elle n'est pas mielleuse et elle ne piaille pas. "

Il soupira, après tout, il n'aimait pas les autres, mais ce qu'il n'aimait vraiment pas, en plus de la faction et des enfants, c'était ceux qui le prenait en pitié. Pendant que le vendeur tentait une approche commerçante avec la jeune fille, il s’éloigna un peu. Il renifla quelques peaux. Elles sentaient le musque et, ou la mort. La première odeur ne le dérangeait absolument pas, la seconde oui. Il tria rapidement les peaux sentant le musque et celle sentant le cadavre. Celles qui puaient, il les parfumerait. Avec des fleurs... Ou des fruits. Zut. Il allait lui falloir des fruits. Tant pis... Il ne prendrait pas d'herbe, moins de viande, pas de bougie, il abandonna l'idée du petit bois et d'autre outils pour son fauteuil, des cales simple lui suffirait pour le mois à venir. Il soupira a nouveau, et attendit, pas politesse la jeune demoiselle avant de continuer son tour... Pourquoi l'attendait il déjà ? Pour rien, au final, il s'en fichait. Il regarda les autres boutiques, de loin. Par contre... Il lui fallait de la laine, d'urgence et du chanvre, sinon, il ne pourrait faire ses banalités du quotidien d'on la masse raffolé. De plus, il ne pouvait plus crocheté sans laine filé. Il aurait put la filer lui même, mais le temps lui manquait un peu. Les vestes en chanvre renforcé faisait fureur depuis la venu des étrangers. La crainte mélanger a l’excitation commençait a remuer la population, dans l'ombre, certes, mais cela inquiété. D'ailleurs, il avait moins de commande pour des habits à fourrure vive, mais plus pour des fourrures blanche ou tacheté, pour mieux glissé dans l’obscurité d'une land enneiger ou une foret hivernal. . .
Bon, c'est pas qu'il avait faim... Mais sont ventre commençait à le chatouiller... Il devrait bientôt manger. Cette sensation dans son ventre commençait à le rendre un petit peu plus grincheux. Il soupira d'impatience. Vite, vite, vite. Il regarda fixement la demoiselle au stand... Depuis combien de temps elle discutait ? Une heure ? Deux ? ... Une minute ? Même pas... Zut.


[Je dois faire mes devoirs, je corrigerais bien plus tard ^^"]
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Mer 18 Avr 2012 - 13:55

Tarja, une véritable petite fouine aux oreilles qui entendent tout et aux lèvres qui savent tout. Evidement, ce n’était pas parce qu’elle était en train de regarder d’un œil avisé les peaux, qu’elle n’écoutait pas les conversations autour d’elle. Ce genre de phénomène fortement féminin est probablement la base du dicton « une femme peut faire plusieurs choses à la fois ». Mais ce don d’écouter partout se précisait lorsqu’on vint à parler d’elle dans son dos. C’est donc ainsi qu’elle entendait très clairement la conversation de Colin et du marchand. Dans son coin, elle émettait quelques soupires et rires étouffait, faisait de temps en temps des sourires amusaient et levait parfois les yeux au ciel. Cependant, elle se montrait soudainement plus attentive lorsque le marchant indiquait Tarja comme étant le « quelqu’un » qui manquait au crocheteur. Elle eut pendant un moment les idées confuses, n’avait il pas fait attention ou bien faisait il exprès de jouer à ce jeu là ? Pour Tarja, la réplique du marchant était sans aucun doute une manière plus ou moins délicate pour demander s’ils étaient ensemble dans un sens plutôt intime. Du moins, c’est ce que elle avait saisit de ce sens, après il est vrai qu’on pouvait le comprendre dans un sens plus large, mais sur le coup, avec la mauvaise farce qu’elle avait commencé à faire avec le factionnaire, qu’une seule idée lui restait en tête.

Lorsque le marchand vint lui parler, se fut tout d’abord par une approche plus ou moins plaisante, on voyait bien qu’il essayait d’y mettre les formes pour exprimer à quel point Colin avait fait du bon travail sur un manteau pour sa femme. Il lui montrait les tissus, lui montrait aussi ceux qui étaient plus coûteux et qui aurait fait un bien beau manteau aussi. Puis il en vint à lui demander enfin ce qu’elle souhaitait. Avec tout son badinage, Tarja avait complètement oubliée ce qu’elle était venue chercher ici. Le regard perdu, un peu confuse, elle ne savait plus quoi répondre. Elle prit alors une profonde inspiration avant de montrer au vendeur un sourire naïf qui montrait bien qu’elle avait décrochée de la conversation. Puis lorsque son regard se posait sur une pile de cuirs, elle eut comme une illumination. Pour décorer ses bougies elle souhaitait des petites lamelles de cuirs. Ensemble ils allèrent donc découper et prendre ce dont elle avait besoin et tout en profitant de cette éloignement, le vendeur engageait donc une discutions plus sérieuse sur le sujet de ce nouveau couple faussement vrai.

- Il est pas trop froid avec vous ma p’tite dame ?
- De qui donc ?
- Et bien le Crochet. Vous êtes bien la première qu’on voit avec lui.
- Oh, et bien non. Enfin pas plus que de coutume. Il a ses moments.
- Ah… Mais. S’cusez la question. Vous lui trouvez quoi au crochet ? Une jolie dame comme vous, on les voit mieux avec nos factionnaires.
- En toute franchise ? Je ne suis pas une grande adepte de ses messieurs muscles.
- Hum. Et simple question de curiosité … ça marche toujours en bas. Enfin… comment dire ça…
- Bien. Je vais y aller, j’ai encore bon nombre de chose à faire et Monsieur Crochet n’a pas la patience en première vertu.
- Mais… Bon. Je vous porterais ça à la boutique de celui-ci en même temps que les siens, où bien à la chandellerie ?
- Vu le nombre, je les prends maintenant s’il vous plait.
- Bien M’dame. Je vous fais ça tout de suite.


Elle profitait qu’il aille régler plus loin quelques affaires pour souffler un bon coup. Elle avait été surprise par la question complètement hors sujet et déplacé du vendeur mais en même temps, elle avait une envie folle de pouffer de rire tellement il avait été comique de voir la réaction faciale du marchand lorsqu’il essayait de lui poser la question. Comme ci la vie d’un infirme pouvait réellement l’intéresser… Il devait surement avoir envie de quelques potins à raconter à d’autres. Manque de chance, elle avait coupé court à la discutions et il n’avait pas insisté, tant mieux. C’est avec un petit sourire en coin qu’elle payait le marchand et allait rejoindre le fameux crochet avec ses articles, posant ceux-ci sur les genoux de Colin. Elle s’empêchait encore de rire et avait tellement du mal à garder ça pour elle, qu’elle finit par le lui dire tout en lançant des petits regards sur le côté au marchand qui s’affairait avec de nouveaux clients.

- Monsieur Colin devrait se montrer plus souvent avec des femmes, car ce bon monsieur là bas aimerez bien savoir le genre d’ébat qu’il peut avoir… Bien, où allons-nous ?

C’était sans gêne qu’elle avait posé ses affaires, si peu soient elles sur lui. Après tout, elle lui avait demandé de l’accompagner et non l’inverse. Et jetterait-il ses affaires sur le sol alors qu’ils étaient dans un lieu public et juste devant le marchand de peaux ? Il pouvait être froid, Tarja ne pensait absolument pas qu’il soit mauvais au point de jeter les affaires d’autrui ainsi. Et quand bien même il ne voudrait pas les porter, il lui suffisait de lui demander de les reprendre. Mais Tarja n’aimant pas porter ce genre d’affaire lorsqu’elle était accompagnée, trouverait bien un moyen de ne pas les porter. Vilaine tête de mule et petite menteuse espiègle qu’elle était, elle avait plus d’un tour dans son sac !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Ven 20 Avr 2012 - 15:09

Mince... Perdu dans l'attente, il avait oublié ce qu'il devait prendre en plus... Os à tailler, un peu de bois... Non, ça, il en avait... Quelques outils ? Peut-être... A non ! Il devait prendre des fleurs à parfum fort et des fruits ! Il prit son style, son écorce de boulot et écrivit de manière calligraphier, ".fruits, fleurs." Il rangea tout en voyant la jeune fille revenir. Il eut un sourire amusée. Car il avait remarqué que la jeune fille ne le tutoyer ni le vouvoyer et par la curiosité mal placé du vendeur.

" Ma partie du bas fonctionne très bien, c'est mon bassin qui est brisé et qui rend la marche douloureuse et presque impossible. Mais, ça ne m'étonne pas qu'il demande ça. Sa femme se plaint de ses infidélités et les prostitués vantent qu'il arrive à faire tellement de choses avec son membre, qu'à la fin, je leurs demande de se taire, elles pourraient en parler pendant des heures ! C'est tout simplement répugnant ! à croire qu'en fauteuil, j'ai acquis le rang d'animal de compagnie... "

Il n'avait même pas remarqué qu'il avait fini par se parler à lui-même, l'habitude d'être seul et de penser à voix haute. Il regarda la jeune femme, soupira. C'est vrai que c'était la première jeune femme à l'accompagner faire ses courses. Il eut un sourire narquois.

" Mademoiselle Ficelle veut bien m'accompagner chez la marchande d'herbe ? Puis me payer à manger, après tout, je porte ces loques. "

Il n'attendit pas de réponse. Finalement, c'était amusant de parler comme elle. Il s'avança vers un nouveau stand, il prit quelques fleurs de lys blanc et quelque branche millepertuis. Il avait chez lui, une petite recette plutôt sympathique pour traiter contre les brûlures du premier degrés. Huile végétal, Fleur de lys et millepertuis (hrp:Ces plantes poussent partout dans l'Europe, donc je pense qu'il y en a ici aussi) . Simple comme bon jour. Bon, la macération étant longue, il devait toujours avoir une longueur d'avance. Il paya directement. Il ne demanda même pas si la jeune fille devait faire un achat, il la regarda, le visage plus dur que d'habitude.

" Ficelle va me payer à manger... N'est-ce pas ?

Puis, il sourit plus ou moins gentiment. A vraie dire, ça se voyait qu'il ne riait pas. Mais bon, après tout, c'était plus ou moins emplie d'une certaine sympathie qu'il avait dit ça... Enfin, sympathie... Volonté de ne pas vouloir être méchant était plus vraie. De plus, elle lui devait bien ça ! Il portait ses affaires et ne bronchait pas ! Tout de même !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Jeu 3 Mai 2012 - 11:55

Les mains dans son dos, Tarja avait le nez en l’air et écoutait d’une oreille plus ou moins attentive les remarques du jeune homme. Alors comme ça, Monsieur serait un excellent amant ? A cette idée, Tarja ne pu s’empêcher de pouffer de rire. Il fallait être bien prétentieux pour un tel titre ou bien il en fallait terriblement peu aux demoiselles. Elle ne pouvait admettre que ce marchand de peau puisse être un excellent coup et elle avait bien trop de respect pour elle, pour tenter une expérience de ce genre ou plutôt, il n’était absolument pas à son goût. Virant de gauche à droite puis de droite à gauche derrière le fauteuil roulant de Colin, ses yeux ensorceleurs se posaient sur les objets brillants et les ressources de bonnes qualités qui étaient entreposés sur les stands jonchant la rue qu’ils empruntaient. Lorsqu’elle entendit que Colin se comparait à un animal de compagnie, elle vient passer sa main droite dans les cheveux de celui-ci à la manière affective et en même temps dominante que pouvait avoir un adulte sur un enfant, ou bien encore un maître sur son animal. Bien entendu, elle avait fait ceci dans le seul but de le taquiner. A croire qu’elle aimait le voir grogner. Avant même qu’il puisse faire quelque chose, ou de crainte qu’il ne l’attrape, elle avait déjà prit ses distances avec lui tout en gardant un air faussement innocent sur le visage.

Curieuse de savoir sa réaction, elle se tournait donc vers lui, un sourire malicieux accroché à ses lèvres d’une teinte rouge naturel. Ne désirant pas parler, ou plutôt ne jugeant pas ceci nécessaire, elle hochait donc la tête en sa direction pour confirmer leur prochaine destination, sans écouter réellement la suite de sa tirade. Elle se mettait aussi à penser aux différentes fleurs et plantes dont elle avait besoin pour que ses bougies dégagent une senteur après qu’on les ait allumées. Depuis peu, elle avait une seconde idée encore en réserve pour son commerce. Elle souhaitait faire des bougies aux caractères médicinaux, mais pour ça, fallait il encore les tester et trouver quelles odeurs pouvaient être apaisantes. L’idée était intéressante, mais Tarja était bien trop peu expérimentée en plantes ou plutôt dans leurs fonctions, pour savoir ce qu’elle pouvait utiliser. Elle avait dans l’idée de trouver une personne experte en ce domaine, comme un cultivateur ou un médecin afin de commencer à créer ses nouvelles bougies. Chez elle, elle avait déjà quelques brouillons, non pas écrit, car Tarja n’avait jamais eut la chance de savoir écrire ou même lire, mais elle collait les plantes qu’elle utilisé sur des planches de bois à la manière d’une addition pour se rappeler les recettes qu’elle utilisait pour ses bougies.

Arrivait au stand, elle prit donc les plantes, les fleurs, les fruits et les légumes dont elle aurait besoin pendant au moins sept jours pour éviter de revenir ici plusieurs fois dans la semaine. C’est en faisant une petite moue qu’elle donnait à la marchande l’argent qu’elle lui devait, remarquant que trop tard qu’elle aurait juste assez pour prendre de la viande. Elle n’avait pas beaucoup travaillé ces temps ci et sa bourse lui semblait bien plus légère que d’habitude, heureusement, ce soir un membre de la faction devait passer pour lui prendre la commande que Tarja avait déjà retardée d’un jour et quelques heures. Pensive, elle délaissait ses achats sur les genoux de Colin quand celui-ci lui réclamait soudainement en repas. Surprise, n’ayant pas entendue la première fois, elle haussait un sourcil, avant de froncer ceux-ci subitement avec un sourire mi moqueur, mi provocateur. Elle ne pouvait pas lui payer un repas, à vrai dire, elle ne pouvait même pas s’en payer un. Alors qu’elle cherchait donc un moyen de se dérober, une idée lui germait dans la tête. Puisqu’elle ne pouvait lui payer et qu’elle avait tout aussi faim que lui, pourquoi ne préparerait elle pas un repas pour eux ? Après tout, ils venaient de faire quelques achats et faire un repas était déjà plus dans les moyens de Tarja et moins chère à payer. Mains sur les hanches, elle se penchait alors vers lui pour avoir son visage à la même hauteur que le sien.

- Oh je vois. Monsieur Colin ne voudrait il pas aussi qu’on lui masse les pieds ? Puisque c’est ainsi, aucun repas ne sera donc payé.

Lentement elle se redressa et croisa les bras sous sa poitrine, remontant celle-ci de peu. Levant la tête légèrement, le nez pointé vers les toits elle poursuivit sur ce même ton amusé.

- Déplus, Je n’ai pas encore terminé mes achats. Peut être qu’après avoir acheté la viande je pourrais effectivement remplir le ventre de monsieur… Enfin s’il sait se montrer galant.

Une fois ceci dit, elle tournait les talons s’élançant d’un pas rapide et léger vers la viande qu’elle devait prendre.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Mer 16 Mai 2012 - 6:42

Colin senti une main sur sa tête. Un poussa un sourd grognement et lança un regard rageur vers la demoiselle. Non, ne rien dire, ne rien dire, rester calme. Il soupira et continua. Quelques légumes et autre végétaux sur ses jambes puis une vague remarque. Il eut de nouveau un sourire moqueur.

" Non merci, Mademoiselle Ficelle n'est pas autoriser a me toucher. Et pour ce qui est du repas, je suis obligé de refuser. Quoi que, obligé, obligé, c'est surtout que je n'aime pas rentrer de nuit. Tant pis pour cette fois. Mademoiselle Ficelle me devra un repas."

Il ne prit pas la peine de la regarder, comme d'habitude. Il avança un petit peu et s’arrêta devant le ce qui pourrait s'appeler une boucherie. La viande était posé a même le bois et une boue rouge entouré le stand. Il regarda l'étalage de viande, les rondeurs grasses, les chaires rougis, les os blancs. Il ne prit que de la viande séché, on lui donna discrètement quelques petits os, en plus, pour le remercier des services qu'il proposait. Il est vraie qu'il avait raccommoder plusieurs fois les vêtements du boucher et avait fini par "sympathiser". Pas de tutoiement mais pas trop de froideur. Colin adressa au boucher, un homme blond et sec, de petite taille au teint pâle, un léger sourire sympathique. Il devait le voir, lui, son fils ou sa compagne deux a trois fois par semaine. Un client régulier et de longue date, voir peut-être même, le premier. Il donna l'argent, remercia gentiment le boucher et s'éloigna, il avait totalement oublié la jeune fille. Il était plutôt en train de penser que faire des ses petits os. Boutons, bijou peut-être même crochet. Outil pour polir ? A la maison. Il commençait à se languir de rentrer. Un peu fatigué, la jeune fille lui était peut-être agréable, il sentait qu'il avait besoin de retrouver un endroit calme et plein de repos. Il se dit alors, qu'il se retiendrait un maximum et qu'il quitterai la jeune femme avec politesse avant de rentrer seul chez lui. Que lui restait il à acheter... Plantes médicinales ? C'est bon, Viandes séchés ? Ok, Fruits et Fleurs ? Pas encore... Laines à tisser ? Non, Cuir ? Il devrait bien lui en rester un peu... Bon, Fruits, Fleurs, Laines et Légume, puis, un peu de repos avant de repartir sur la route. Il avait oublié quelques choses mais quoi... Hum... Ah, la fille. C'est vraie, il s’arrêta en plein milieu, attendant de qu'elle s’arrête a coté de lui ou qu'elle passe devant.

"Mademoiselle Ficelle travaille dans une chandellerie n'est-ce pas ? J'aurai peut-être besoin de quelques bougies... Je pourrai venir jeter un coup d’œil ?"

[Pas d'inspiration, mais je pars dans quelques heures, donc, j'ai fait comme j'ai pu... Désolé ^^"]
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Dim 3 Juin 2012 - 13:34

Alors que Colin partait de nouveau devant, l’ayant probablement de nouveau oublié, Tarja récupérait un bon tas de neige qui se trouvait sur le rebord d’une fenêtre et en fit une boule pas trop compacte, juste assez pour qu’elle ne se désagrège pas le temps de son vol. Elle attendait le bon moment pour lui lancé dessus et lorsque celui-ci arriva, elle élança son bras pour donner de l’élan à cette petite masse de neige qui vint s’écraser rapidement contre l’arrière de la tête du jeune homme. Ce mordant les lèvres pour ne pas rire. Elle avait trouvé dans ce jeu un magnifique moyen pour lui faire comprendre qu’il oubliait, une fois de plus, sa présence. Elle se mordait de manière enfantine ses lèvres pour ne pas se lancer tenter par le rire, mais son sourire bien trop communicatif était une preuve suffisante pour la considérer coupable. C’est pourquoi, pour éviter le regard de celui-ci, elle trouva refuge derrière le pilonne d’un stand et essayer de regarder son sérieux tout en regardant les divers articles qui étaient en ventes. Du coin de l’œil, elle l’observait. Elle était sûre qu’il se doutait de quelque chose, mais elle continuait de faire sa petite ingénue et regagna les côtés du jeune homme sans pour autant lui adresser un seul regard. Elle avait bien envie de lui lancer une seconde boule de neige et elle se jura de le faire la prochaine fois qu’il l’oublierait encore. D’une oreille distraite, elle l’écoutait et son regard allant de stand en stand ne prit pas le temps de s’arrêter un seul instant. Amusait par ses paroles, elle lui répondit sur un ton enjoué.

- Moi, chandelière ? On aurait mal renseigné Monsieur Colin ? Je suis qu’une simple conteuse et marionnettiste. J’amuse la foule. J’occupe les enfants. Rien de plus. Mais, comment cela se fait il que Monsieur Colin accepte d’aller faire un tour chez la chandelière et refuse l’un de mes repas ? Allons si c’est seulement la peur de noir qui effraye Monsieur Colin, je dois bien avoir quelques bougies en réserve pour sa descente et même lui offrir une escorte de jeune enfant en guise de bouclier à cauchemar.

Le ventre de la jeune fille se nouait. Elle aussi avait faim à présent et gourmande qu’elle était, elle ne pu s’empêcher de casser une stalactite qui pendait à une des toitures pour en suçoter la pointe. Il était vrai que ce petit bout d’eau pure glacée ne calerait pas son estomac, mais au moins il aurait le pouvoir de l’hydrater un peu. Sa gourmandise ne s’arrêta pas là, en effet celle-ci venait juste de commencer. Quelques mètres plus loin, un confiseur vendait des confitures qu’il avait faite lui-même et dans une petite marmite sur le côté, du sucre fondu était en train de chauffer, donnant au liquide collant une couleur brune. L’espiègle enfant qu’était encore Tarja malgré son âge, brisa une seconde stalactite et plongea de manière furtive les deux morceaux dans la marmite tout en veillant à se que le commerçant ne la voit pas. La glace dans ce liquide chaud eu pour effet de la craqueler un peu, mais n’eu pas le temps de la briser complètement, car une voix sévère fit sursauter la jeune femme. Voyant l’homme rondouillard avec sa barbe mal coupé s’approcher à grand pas, Tarja trempa alors goulument les morceaux avant de les montrer au vendeur et de s’enfuir avec un beau sourire malicieux qui avait en même temps une pointe de défi. Avant même d’adresser le moindre mot de fuite à Colin. Elle poussa de son pied le fauteuil dans une pente et d’un petit bond s’accrocha à celle-ci pour descendre le plus rapidement possible cette avenue enneigée pour échapper aux pattes de l’homme. Un mélange d’excitation, de peur et d’amusement se mêlaient entre eux et laissèrent échapper un « Yoooooooouhhhhhhhhhhhuuuuu » de la bouche de la demoiselle qui se cramponnait tant bien que mal à l’arrière de la chaise de Colin, les pieds sur les petits rebords de l’engin. Elle avait l’impression de voler. Le vent lui fouettant le visage et défaisant ses cheveux qu’elle avait essayé de coiffer de manière présentable le matin même. Cette vitesse, cette sensation de voler, d’être libre la remplissait d’une étrange émotion qu’elle accueillait les bras ouvert.

Les bras ouvert… C’est exactement dans cette position qu’elle était lors de la descente, remarquant que trop tard qu’il y avait un virage et un gros tas de poudreuse sur son côté. Les stalactites pointées vers le ciel, une dans chaque main, Tarja n’eut pas le temps d’essayer quoique ce soit pour redresser l’engin et à cette vitesse, sur de la neige en plus, Colin n’aurait pas pu faire grand-chose aussi. Les roues, biens lancées dans leur trajectoire, glissèrent et firent atterrir les deux braves gens dans une poudreuse fraiche. Tarja avait eu beau protéger sa tête, lorsqu’elle se redressa, un étrange tournis la prit et elle sentit sa tête terriblement lourde, ci bien qu’elle la laissa retomber dans la neige. Des yeux, elle cherchait le fauteuil. Celui-ci était renversé et leurs courses semés dans la neige. Avec un petit sourire, elle observa ses deux bâtonnets glacés et sucré brillants au soleil. Elle les prit et en mit aussitôt un dans la bouche. Lorsque son cœur se calma et reprit une cadence stable, elle commença à rire doucement tout en rangeant les affaires à quatre pattes dans la neige. Puis elle reprit son souffle une fois tous leurs trésors retrouvés et s’assit en suçotant et craquant le bout de sa glace. Dans un geste lent et fatigué, elle tendit le second bâtonnet à Colin.

- Ah. Ca faisait longtemps que je n’avais pas tant ris.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Jeu 28 Juin 2012 - 6:34

Une boule de neige s’écrasa mollement sur son crane blond. Il tourna sa tête pour regarder qui aurait pu faire ça. Un gamin. Surement un gamin, ils avaient l'habitude de le malmener un peu... Ou la demoiselle... Elle avait l'air trop innocente. Il grogna et enleva les reste de neige avant quel ne fonde. Comme ça, elle n'est pas chandelière. Il était pourtant persuadé qu'elle lui avait dit le contraire. Il avait peut-être mal compris. Il ne dit mot et décida de l'ignorer royalement. Son ventre grogna à son tour, il fouilla dans son sac puis se résigna à ne rien prendre. Il n'allait pas manger alors que la demoiselle n'avait rien à se mettre sous la dent. Certes, il était froid, mais pas si inhumain. Il continua donc à avancer, la dame à ses cotées. Une odeur sucrée attira son attention, puis tout alla très très vite. La conteuse qui court vers lui, une impression de caramel, un appel typiquement masculin, une poussé, une grande pente, une monté d'adrénaline et un « Yoooooooouhhhhhhhhhhhuuuuu » enfantin. Puis une chute brutal, le ciel, la poudreuse, le noir.
Non. C'est pas possible. Elle n'avait pas fait ça. Colin resta quelque seconde, la tête dans la neige, à plat ventre sur le sol. Il essaya de tout remettre en ordre dans sa tête. Elle était suivit par un homme, alors, elle l'a poussé dans la pente et c'est servie de lui comme véhicule. Super. Il était passé d'animal de compagnie au stade moyen de transport. Il se retourna tant bien que mal et regarda le ciel. Puis ses nerfs lâchât et il se mit à rire. Un fou rire, malgré sa voix enraillé par la frayeur qu'on venait de lui faire et par les longs jours sans avoir rie. Il essaya de s'assoir, mais toute ses tentatives échouèrent et il retomber (du moins, son buste) dans la neige. Quand il fut calmé, il avait encore les yeux larmoyant et un léger rictus pourtant sa voix étant basse et presque menaçante ou du moins, il essayait de la faire paraitre menaçant, et on sentait clairement qu'il avait encore envie de rire.


" Si vous vous approchez de moi et que j'arrive à me lever, vous allez connaitre la douleur de votre vie quand mon front fracassera votre boite crânienne. "

Du coup de boule, il était surement le plus grand partisan. Il l'avait souvent dit, le coup de boule, ça vient du cœur. Ce n'est pas juste un mouvement banal, comme une tape sur l'épaule. C'est un mouvement qui part du haut du corps et qui mets tout sa puissant dans l'avant du front avant de la relâcher brutalement sur la personne visée. Nombre d'homme et de mauvais payeur voir même de femme et de mauvaise payeuse, car pour Colin, la qualité des vrais homme et des vraies femmes étaient toujours de payer leurs dettes, c'était retrouvé dans les vapes, le nez brisé, l’arcade ouverte et/ou la lèvre meurtrie par un de ses coups de boule. Il puisait d'abord dans les rares force de ses jambes, se levait, empoigné le col de l'adversaire et du haut de son bon mètre quatre vingt, il se laissait presque tombé sur le front de l'autre. Plutôt impressionnant à voir et vraiment douloureux. Il prit de la neige dans sa main et lança une boule qui se désagrégea à moitié en vole mais qui atteint sa cible.


" Mais, si tu m'aides à me relever et à me mettre sur ma chaise, j’arrêterai peut-être d'être radin et je vous inviterai peut-être à manger quelques choses... Mais je me vengerai pour un coup aussi bas, bien qu'amusant. "

[Désolé pour le retard ^^"]
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Jeu 2 Aoû 2012 - 4:22

A l'entendre, on aurait pu croire qu'il était réellement fâché et pourtant Tarja venait sans peur s'agenouiller et s'installer à côté de lui pour le regarder grogner. Elle trouvait la situation amusante et prenait l’événement du bon côté, ils n'avaient rien de cassés. D'une formulation retenue, Colin passait par la suite à un ton plus enjoué. Avec attention elle regarda la chaise, puis la pente et enfin le fameux colis qu'elle devait mettre sur cette chaise. Sans un mot, elle se releva docilement. Décidément la chose qu'elle n'avait pas envie de faire, revenait sur sa route. Fatalité du destin ? Probablement. Avec un petit sourire satisfait, elle plaçait alors la chaise de façon à ce qu'il puisse s'assoir sur celle ci une fois qu'il serait debout en pente, le fauteuil donc à l'horizontal de la petite descente qui continuait.

- Voici ma Dame, le transport est avancé.

Rieuse elle désigna d'un geste lent la chaise d'une main, la seconde placée dans son dos. Relâchant sa bouffonnerie, elle se plaça plus sérieusement face à lui, dos à la pente, pour lui tendre ses mains.

- Promis, je te lâcherai pas.

Ceci devait il le rassurer ? Car avec le sourire qu'elle avait et le physique, elle était plus proche de se faire écraser par la masse de l'homme si celui-ci basculait soudainement en avant. Tarja ne lui laissa pas le temps de douter, de répondre ou bien même de réfléchir. Du genre active, elle entraînait très souvent les individus dans ses expériences et aventures farfelus. Lui saisissant alors les mains d'une manière bien garçonnière, elle plaça ses pieds -d'une petitesse à frôler le ridicule à côté de ceux du jeune homme- contre ceux de Colin et une fois bien prête, hissa de toute ses forces le corps du garçon vers le haut. Elle ne fut pas agréablement surprise par la masse qu'elle était en train de soulever là. Même avec l'aide de la pente et de l'effet balancier, Tarja avait terriblement du mal à le soulever. C'est ainsi que pour le premier essaye, Colin ne leva que de cinq centimètres les fesses du sol enneigé avant de retomber lourdement, manquant d'entrainer la jeune femme avec lui. Le dos courbé, Tarja souffla avant de reprendre ses mains d'une manière plus ferme que la première fois.

- Bon sang... J'espère que tu sais où on va manger parce qu'après un tel effort, je vais avoir une faim monstrueuse!

La jeune femme se replaça un peu mieux, puis reprit son hissage. Elle tira, tira, encore et encore jusqu'à ce que finalement elle manque de peu de basculer en arrière. Avant de partir et de tomber à son tour, elle s'accrocha aux poignets de Colin pour se hisser de nouveau vers lui et ainsi reprendre son équilibre. Difficile les jeux de bascule, dans son enfance pourtant, Tarja trouvait ceux ci bien plus faciles à exercer. Essoufflait à cause de la respiration qu'elle avait bloquée pour le tirer à elle. Ses bras et ses jambes tremblantes à cause de la force qu'elle avait exercée pour le hisser sur ses deux jambes. Tarja s'autorisa une petite pause pour souffler.

- On peut pas dire que tu es un poids plume. Tu vois, j'ai bien fait de te faire tomber dans une pente. Sinon je n'aurai jamais pu t'aider à te relever, sauf peut être avec un plus gros balancier... Allez. La chaise maintenant. Tu la vois ? Elle est juste là, faut juste que tu bouges un peu tes pieds et...

La tête penchée vers le bas pour expliquer à Colin comment il devait se placer, sa voix diminuait peu à peu avec douceur comme lorsqu'elle expliquait à un enfant comment manier la cire d'une bougie avec son don. C'était d'une manière douce, presque comme un secret que l'on partage, du moins ce fut le cas jusqu'à ce qu'elle entende les gloussements de deux femmes un peu plus bas qu'eux dans la rue. Sur le coup, la jeune femme s'arrêta donc dans ses explications et releva la tête pour voir ses femmes -plus âgées qu'elle- les fixaient. La jeune femme ne comprenait pas pourquoi elles les fixaient ainsi, sourire aux lèvres. Puis, en tournant sa tête vers Colin, la situation lui paru plus qu’évidemment. Comment réagiriez vous si vous apercevez, en montant une rue, la fille d'une de vos très bonne amie en compagnie du couturier du coin ? Dans une situation en plus où ils sont plutôt très proche de la à avoir les mains jointes et le corps presque collé. Ceci pouvait effectivement porter à confusion et une couleur rosée monta aux joues. Essayant de faire comme si elle n'avait rien vu, elle reprit ses explications pour lui indiquer la chaise. Les deux femmes décidant de prendre un autre chemin pour gagner les stands des marchands.

- T'es plutôt grand sans ta chaise... Bon si tu fais un ou deux pas, normalement tu seras dans la bonne posture pour t’assoir.

Volontairement, elle laissait ses cheveux roux retomber sur son visage, espérant se cacher légèrement de cette façon le temps de regagner son calme.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Dim 16 Sep 2012 - 14:35

Le repas était surement la seul chose qui devait l’intéresser. Pour Colin, il lui était presque impensable que la jeune femme puisse le soulever. Il eut un faux regard noir quand le "ma Dame" lui fut adressé. Après tout, elle n'était pas si méchante que ça. Un peu cinglé sur les bords, des cases en moins, mais, sous la sérieuse couche d'enquiquineuse professionnelle, elle avait un bon fond. elle déplaça le fauteuil, se mit en face de lui, et fit une promesse qui tira un rictus moqueur à l'handicapé. C'était elle regardé ? Il devait faire le double ou le triple de son poids ! Mais bon, il se laissa faire et après le premier échec, il lui décochât un regard mi-indigné mi amusé.
Chose rare. Le divertissement était quelque chose de presque inconnu à l'homme à roulette. Il avait déjà essayer de faire autre chose que de coudre ou crocheter mais au final, il en revenait toujours devant sa porte avec ses aiguilles. Ou, à la limite, il tentait de nouvelles choses. Mais toujours pour améliorer ses conditions de vie ou de son métier. Au final, peut-on réellement parler de divertissement ? Surement, puisqu'il ne remplit en aucun cas ce que la nature voudrait qu'il fasse... La reproduction. Non, il préférait se cacher dans son cocon rigide, frigide, de couturier handicapé. Enfin bref.
Il fut extrêmement surprit de se retrouver debout. Chose qui lui faisait plaisir, mais qui fut de très courte durée. Le temps de l'explication, qui lui parut presque un peu trop intime, quelque chose lui chatouilla désagréable le bassin puis une violente douleur lui transperça le corps. Il écarta un peu brutalement la jeune demoiselle et d'un pas malaisé, lourd et claudicant, il se rua sur sa chaise. Dans un grognement de soulagement, il atterrit, plus ou moins dans une position normal. En effet sa jambe droite s'étant dérobé sous son poids, il s'était plus résigné à tomber sur sa chaise qu'autre chose. Mais par un agile, et surtout chanceux, coup de bassin (du à une légère vague d'angoisse à l'idée de prendre son fauteuil dans les dents ce qui déclencha un spasme dans ses membres du bas et donc, donna un coup de bassin) il avait réussi à pivoter au bon moment, et s'était retrouvé assis, le genoux droit replier sous la jambe gauche, les mains crispées sur les poignées du fauteuil et le regard légèrement effrayer. Oui, il avait eut très peur. Il eut un moment dans le vague, la douleur du bassin toujours présente. Il ne dit rien pendant un petit moment, ne remarquant pas la gène de la jeune femme pour leur récente proximité. Il déglutie avec peine, leva son regard vers le ciel, puis dit d'une voix qui se voulait normal, mais qui sonnait étrangement sourde.


" Bon, on va manger... Dans le coin y dois bien avoir un truc..."

Il savait pertinemment qu'il y avait un "truc". Il plaça ses jambes correctement et se remit en face de la pente, mains cramponnaient sur ses roues comme des freins dans la descente. Doucement, il glissa vers le bas de la pente.

"Je dois avoir un client dans le coin... Théoriquement... à droite... Non... Gauche... Dans cette rue peut-être..."

Et il continua à murmurer diverses choses plus ou moins cohérentes, ne faisant pas tellement gaffe à Tarja, plus préoccupé à oublier la douleur qu'à faire exactement attention à ceux qui l'entourait.

[la correction sera faite plus tard]
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   - Lun 1 Oct 2012 - 5:06

Ce moment de proximité se coupait brutalement, effrayant la petite fouine rousse qu'était Tarja. Subitement repoussée, effrayée par la geste, elle n'avait résisté et avait même fait un ou deux pas de plus en arrière par la suite. Elle se sentait idiote et impuissante devant ce cas, chose qu'elle détestait, car se n'était pas son genre de ne pas savoir quoi faire. Lui avait elle fait mal ? Ou plutôt avait elle mal fait pour qu'il se fasse mal ? Lorsqu'on tombe pour la premier fois sur un tel cas, on ne sait jamais comment trop prendre la chose. Elle l'avait probablement manié comme un simple poids et non comme une personne. Une personne aurait peut être du être prise autrement... Tarja n'en avait aucune idée et le fait d'avoir probablement mal fait la perturbée et la gênée maintenant. Colin ne lui dit pourtant pas un mot. Il changeait même complètement de sujet, lui disant qu'ils allaient manger maintenant. Seulement, aller manger après ça, Tarja n'en avait plus réellement l'envie bien qu'elle était une grande gourmande. Ravalant avec difficulté sa salive, elle suivait le fauteuil d'un air absente. Elle essayait de concentrer son esprit sur autre chose que sur le bruit étouffé de ces roues qui écrasent et craquellent la neige et la glace. Traînant le pas, elle croissait ses frêles bras sur sa poitrine et frottait de temps en temps ses épaules. Elle n'avait pas froid, pas plus qu'au petit matin, elle essayait juste de faire partir cette étrange sensation d'avoir loupé un truc.

Alors que Colin semblait cherchait un coin qu'il devait normalement connaître, ruminant encore pour lui même, Tarja remarquait que dans le fond, en face d'eux, des fonctionnaires avançaient. Elle les reconnu bien vite et mit sa capuche sur sa tête, baissant celle-ci à son tour. Elle n'avait toujours pas donné les bougies pour ces factionnaires et elle n'avait pas spécialement envie qu'ils la reconnaissent maintenant. Arrivant comme un troupeau de Kouns, ils bousculèrent de nouveau le fauteuil de Colin, sans pour autant le faire tomber cette fois-ci et l'un d'eux donnait sans le vouloir vraiment un coup d'épaule à la chandelière. A ce contact brutal, Tarja cru bien entendre son petit os raisonner dans tout son être et faire trembler ses frères. Se mordant la langue pour ne pas pester, elle avait continué à marcher lentement comme-ci de rien n'était ne se rendant même pas compte qu'elle avait fait tomber des mèches pour ses bougies. L'un des factionnaires qui marchait un peu plus en retrait de ses confères, remarquait par chance -ou non- les fameuses mèches et interpellait la femme au capuchon pour lui rendre. Dans un premier temps, Tarja fit comme-ci elle n'avait rien entendu, le cœur serré, puis à la seconde appellation, elle s'arrêtait. Si elle continuait comme ça, ne risquerait il pas de venir que plus vite vers elle pour voir pourquoi elle ne répondait pas ? Avec calme, elle se tournait vers le factionnaire pour récupérer son bien, essayant de montrer le moins possible son visage en fixant plus ou moins le sol. Il lui rendit, elle remerciait d'un signe de tête, puis il s'éloignait pour rejoindre ses compagnons et un soupir de soulagement vint aux lèvres de la chandelière. Hélas, celui-ci fut court car l'un d'eux l'interpellait de nouveau alors qu'elle avait fait quelques pas.

"Hé ! Toi ! Tu ne saurais pas où on peut trouver la fille Filizine ?"
"La guérisseuse ? Eira ? Elle est à quelques chaumières sur la gauche."
"Non. L'autre. Celle qui fait des bougies."
"Ma foi non. Gratte la neige, tu trouveras peut être."


Alors qu'un petit sourire laisser apercevoir qu'elle était contente de sa réplique. Elle eut le malheur de titillait la curiosité de l'un d'eux qui était un ami de l'un de ses frères. Avant même qu'elle ne put s'échapper au détour d'une route, celui-ci lui avait fermement agrippé le bras pour la faire se tourner vers lui. Le capuchon voletant à ce moment, dévoilant son visage et laissant aux yeux de Tarja voir le sourire victorieux de celui qui venait de l'attraper.

"On dirait bien que nous n'avons pas eu à gratter trop longtemps. Allez, tu as des bougies pour nous il me semble."
"Il se trouve que j'avais affaire avant."


Le factionnaire s'arrêtait de la tirer et jetait un coup d'oeil à Colin, puis à Tarja avant de rire avec ses confrères. Tarja voulait qu'il la lâche et tirait brusquement son bras vers elle avant de regarder furtivement Colin et les autres qui riaient.

"Lâches moi ou mes frères sauront que tu m'as serré le bras et que l'autre là bas m'est rentré de dans."

Avec un petit sourire il lâchait le bras de Tarja.

"Nul besoin d'appeler tes frères à ton secours. Nous voulons juste nos bougies. Que diraient tes frères s'ils savaient que tu fais passer un demi-homme avant la faction ?"

Devant ça, il est vrai que Tarja n'avait pas de réponse. Soupirante, elle commençait à leur enclencher le pas puis se rendit compte qu'elle avait quelques affaires de Colin avec elle. Elle fit donc demi-tour en disant avant que l'un des factionnaires viennent l'embarquer de force.

"Deux secondes, j'ai ça à lui rendre. Vous n'êtes plus à une minute près maintenant ! Voilà pour toi. Nous devrons remettre ça à plus tard. De toute façon, il faut que je passe pour repriser une affaire... A bientôt."

Elle lui soufflait son « a bientôt » à la manière d'un « désolé » et reprit sa marche jusqu'à chez elle, escorté par les membres de la faction à qui elle devait des bougies.

On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: Bouts de Ficelle   -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum