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Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?

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Posté dans Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Jeu 12 Avr 2012 - 10:50


    Trébuchante, Lalah s'était jetée dans ses bras et il l’avait accueillit sans pudeur, rejetant la douleur et l’épuisement le temps de l’étreindre. Il l’avait rarement vu aussi bouleversé, et il s'était refusé de s’écrouler alors qu’elle avait besoin de sa protection.

    Elle avait pleuré à chaudes larmes contre lui, et comme à l’accoutumé il lui avait manqué les mots pour se montrer efficacement réconfortant. Les larmes d’une femme l’avaient toujours laissé sans voix, et il s'était donc contenté de lui tapoter le crâne avec rudesse.
    Sa vision avait commencé à se brouiller mais il s'était refusé de se l’avouer, ainsi lorsque l’inquiétude avait transpiré sur le visage de la cadette sur son état, il en avait été presque vexé.
    Il aurait voulut protester, mais cela aurait été vain. Si il n’avait pas eut la force d’abattre la bête, il n’en avait pas eu plus pour affronter la volonté de Lalah.

    Docile, avait accepté avec un soulagement inavoué la perspective de rentrer.

    La route n'avait pas été agréable. Après que Lalah l’ait aidé à ré-harnaché Modow et à confectionner un garrot de fortune sur son bras, ils avaient mit pied à l’étrier et il avait alors prit pleinement conscience de l’énergie qu’il avait usé pendant son affrontement, et de la fatigue qui s’épanouissait en lui. Les températures ardentes n’avaient pas amélioré les choses…
    Tenir en selle n’avait jamais été aussi difficile. Ses jambes, épuisées, avaient tout bonnement refusé de se serrer contre les flancs de l’animal pour lui offrir une assise satisfaisante, et il avait craint chuter à de nombreuses reprises.

    C’est plus pâle que jamais qu’il était arrivé, et lorsqu’ils étaient arrivés et qu’il avait essayé de mettre pied à terre, ses jambes s'étaient dérobé sous son poids. Un domestique passant par là s’était précipité pour l’empêcher de tomber.
    Il avait essayé de parler, d’expliquer, mais sa bouche sèche avait mâché les mots. Il avait alors comprit qu’il avait brulé ses dernières forces à rester conscient pendant l’heure de route qui les avait mené en lieu sur. Il avait voulut s’inquiéter de l’état de Lalah, mais lorsqu’il avait fait pivoté sa tête vers sa sœur, son corps avait refusé cet effort.

    Thélador s’était écroulé évanoui, livide au pied du domestique incapable de le soutenir davantage.

mp: voilà a toi de vois si tu veux faire un pti bond dans le temps ou reprendre juste après l'évanouissement. c'est as you want.
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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Jeu 12 Avr 2012 - 11:39

Lalah s’était jurée d’être forte malgré la fatigue qui commençait à tomber. Lors de leur traversée du Domaine pour rentrer, elle n’avait cessait de jeter des regards vers Thélador pour s’assurer qu’il ne tombe pas de Modow. Plus ils avançaient, moins il arrivait à tenir un visage serein ce qui entrainait une augmentation du taux d’inquiétude de Lala déjà très élevé. La route sembla durait une éternité ce qui mettait à mal les nerfs de la jeune femme.

Enfin, lorsqu’ils arrivèrent au domaine, elle remercia vivement le domestique qui rattrapa Thélador avant qu’il n’atterrisse au sol. Elle donna ensuite des ordres : « Attention ! Faites attention ! Doucement ! Mais enfin, ne touchez pas sa blessure avec vos mains sales ! Déposez-le dans un lit ! Allez plus vite que ca ! Si jamais il meurt ce sera entièrement de votre faute je vous préviens ! Oh excusez-moi pour ces paroles, je ne voulais pas…. Où sont Père et Mère ? Quoi ? Toi là bas, va les chercher et plus vite que ça ! Toi, mets de l’eau à chauffer. Vous deux, allez chercher des bandages propres. Ah et faites venir un guérisseur ! »

Pendant qu’elle criait des ordres contradictoires à tue tête, le domestique qui avait amené Thélador dans une chambre revint vers elle pour lui indiquer la direction. Elle le suivit d’un pas pressant et ne ralenti qu’un quart de seconde lorsqu’elle passa devant un miroir dans le couloir. Elle avait une tête à faire peur. Ses cheveux étaient en batailles, son visage séché par le sable et des tâches de sangs parsemaient sa robe en lambeaux. Mais elle n’avait que faire de son apparence en cet instant, seul la santé de son frère l’importait. En pensant à sa santé elle se souvint de sa propre blessure. Et comme par magie une vive douleur l’élança dans tout le dos qui lui coupa le souffle par la même occasion. Elle s’arrêta précipitamment puis avec une grimace repris sa route. « Tu t’en occupera après Lalah » se dit-elle pour se donner des forces.

Elle poursuivit donc son chemin et entra dans la chambre de Thélador avec un soupir de soulagement. Le voir ainsi, dans des draps propres la rassurait même si elle ne saurait se l’expliquer. Plusieurs domestiques tournaient autour du malheureux, le lavant, le déshabillant et nettoyant sa plaie. Il était entre de bonnes mains, Ruyn soit loué !

Lalah en profita donc pour interpeler une jeune domestique et lui demander de la suivre. Elle quitta la pièce et alla directement dans sa chambre qui se trouvait un couloir annexe. Une fois dedans, elle quitta ses vêtements crasseux et se dirigea vers sa salle de bain. Un domestique attentionné avait commencé à remplir le bain mais pas totalement. Trop lasse pour patienter, elle entra dedans quand même, et ferma les yeux quelques instants. Alors qu’une de ses femmes de chambre lui ait les cheveux, et qu’une autre lui lavait les pieds, elle se permit de fermer les yeux quelques instants et de vider son esprit. Elle dû s’endormir au final car lorsqu’elle se réveilla, elle était dans son lit, une robe de chambre sur ses épaules. Elle s’étira péniblement et se leva, la tête un peu vaseuse.

« Mademoiselle Lalah ! Ne bougez pas vous allez vous faire mal ! Laissez-moi examiner votre dos maintenant que vous êtes réveillée »

La jeune femme se laissa faire, trop lasse pour riposter. Son esprit vaguait par ci par là mais elle n’avait qu’une hâte, voir Thélador. La femme lui désinfecta le dos à coup de doses très généreuses d’alcool ce qui la fit grimacer. Ensuite, elle appliquer une pommade qui sentait curieusement bon puis recouvra le tout avec un bandage.
Une fois la chose faite, Lalah se releva et alla s’habiller. Elle s’attacha rapidement les cheveux et sans un mot se dirigea vers la chambre de Thélador. Dans le couloir elle s’arrêta quelques instant devant le miroir pour se fixer un air serein sur le visage. Elle était fatiguée mais dormirait plus tard, pour l’heure, elle devait constater de l’état du blessé.
Elle ouvrit la porte doucement et vint s’installer sur un fauteuil près de lui. Elle le regarda longuement sans rien dire. Il avait été lavé partiellement mais c’était déjà mieux qu’avant. Sa plaie était pansée et lorsqu’elle remonta son regard vers son visage, elle constata qu’il était réveillait.

« Comment vas-tu ? »

Elle lui lança ensuite un de ses regards affectueux qui lui allait si bien.
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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Ven 13 Avr 2012 - 4:29

    On bougeait autour de lui, mais il n’avait pas la force de réagir. Son corps implorait du repos, et il ne lutta pas contre ce besoin primal. Lentement, il laissa glisser sa conscience là où tout était amoindrit et plus lointain…

    Seconde après seconde, minutes après minutes, heures après heures …

    Il ouvrit les yeux lentement. Son regard rencontra le décor familier de sa chambre, et un sentiment de sécurité l’enveloppa. Il avait fait un cauchemar ; Une bête était venue fouler leurs terres, dévorer leur bien, et souiller leur existence… Il poussa un grognement dédaigneux. N’avait-il pas passé l’âge pour ce genre de fantaisie ?

    Il essaya de se redresser et c’est alors qu’un domestique, qu’il venait tout juste de remarquer, lui appuya sur l’épaule et le força à rester coucher.

    -Ne bougez pas ! Il faut vous reposer. La blessure est mauvaise.

    Thélador fronça les sourcils, il suivit le regard du serviteur et tomba sur un bandage immaculé enserrant son biceps. Le cauchemar était réalité. Le sentiment de sécurité qu’il avait ressentit éclata comme une bulle de savon.

    -Lalah ! S’écria-t-il d’une voix angoissée.

    -Elle se repose.

    Réponse trop fade au goût de Thélador, mais il comprit que ce domestique avait sûrement eut pour ordre de rester à son chevet… Il ne pouvait pas lui en dire plus.
    Réprimant l’angoisse qui pointait, il essaya de faire le point, mais dut se rendre à l’évidence qu’il était tout sauf reposer… Il se rendit à peine compte que le sommeil le reprit quelque minute après cet échange.

    Lorsqu’il ouvrit les yeux une deuxième fois, Lalah était là. D’une voix douce, elle s’inquiéta de son état. Il se sentait encore faible dut à l’hémorragie qui l’avait saigné à blanc, mais ne désirant pas l’alarmer il se composa un air serein.

    -Ca va … Je ne sens presque plus rien.

    Comme pour le démentir, ce fut à ce moment qu’il sentit un violent élancement au niveau se sa blessure. Il étouffa un gémissement, en portant son autre bras valide au pansement.

    -Enfin .. Presque …

    Essaya-t-il de se rattraper. Pourtant, il savait qu’il ne pourrait pas la rassurer. Il n’avait jamais été blessé aussi sérieusement, et même lui était incapable d’évaluer la gravité de son état. « La blessure est mauvaise » … Certes, mais qu’est ce que cela signifiait vraiment ?

    Refusant de s’angoisser plus pour lui-même il détourna la conversation.

    -Et toi ? As-tu été sérieusement blessée ?

    S’enquit-il.

    -Tu n’aurais jamais dut rester … Tu aurais dut m’obéir ! Il aurait pu te …Tuer… As quoi à tu pensé bon sang ? Et Ian et Mary, y as-tu pensé ? Qu’auraient-ils ressenti si les choses avaient mal tournées ?

    Et lui … Qu’aurait-il ressentit ? Qu’aurait-il fait de lui si il n’avait pas été en mesure le ramener saine et sauve ? Il revit la scène et le souvenir du cri d’effroi et de douleur qu’elle avait poussé lui glaça le sang.

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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Dim 15 Avr 2012 - 4:34

S’il n’avait pas la force de bouger, il en avait quand même en réserve pour rouspéter. Lalah senti le rouge monter aux joues fasse à ses dires. On aurait dit une enfant se faisait réprimander pour une bêtise. En même temps, elle n’avait pas été dès plus obéissantes. Mais pourquoi était-elle restée ? Pourquoi n’avait-elle pas pris les jambes à son coup et allé chercher de l’aide ? Pourquoi avait-elle tant tenu à rester sur place alors qu’elle ne servait strictement à rien ? Sur le moment, toutes ces questions lui avaient paru d’une grande futilité. Elle devait rester, elle ne pouvait et ne devait pas partir, laissant ainsi Thélador à une possible mort. Elle n’avait pu se résoudre à rester lâche et à partir, elle qui était si forte habituellement. Une part caché au fond d’elle avait été excité par la vue d’un combat. Elle qui devait chaque jour s’occuper du domaine, faire la conversation et tâcher de rester présentable. Et là une occasion de changer sa routine s’était présentée et même si elle refusait de se l’admettre, elle était restée par envie. La vue d’un combat, d’une autre vie, d’un instant d’aventure l’avait fait frémir intérieurement. Elle avait honte de penser à ça mais elle ne pouvait désormais plus se résoudre à penser autrement. Non, elle était resté par soif d’aventure même si les événements produit l’avait profondément terrorisé.

Hélas, elle ne pouvait pas expliquer ce sentiment inconnu qui l’avait submergé à Thélador. Elle n’avait qu’une seule peur, qu’il se moque de lui, qu’il en parle à Père ou encore qu’il refuse de la croire. Non, elle ne pouvait pas lui dire la vérité et puis il avait besoin d’entendre quelque chose de réconfortant, il ne fallait pas l’inquiéter pour une folie passagère.

« Je..je ne sais pas Thélador. Je ne pouvais pas partir, je n’ai pas pu je … »

Et qu’auraient pensé ses parents s’il lui était arrivé quelque chose ? Il aurait surement rejeté la faute sur Thélador et celui-ci n’aurait pu vivre sans se sentir coupable. C’était peut-être ca qui tracassait le tracassait le plus au final. Qu’aurait-on pu penser de lui ? Le Matroscien qui aurait survécu et la Korrulienne morte ou pire ? Lalah réprima un frisson et continua d’une voix à peine plus forte qu’un murmure :

« Je suis désolée Thélador. Vraiment. Je suis vraiment désolée. J’expliquerai à Père et Mère que je n’ai pas voulu partir, je… je prendrais mes responsabilités. Je suis désolée, ca ne se reproduira plus. »

Elle termina sa phrase en déglutissant tant bien que mal. Son regard était posé sur un coin de la pièce, évitant soigneusement de croiser celui de son frère. Même si il n’était pas du même sang, il restait son ainé et elle aurait dû l’écouter.
Une fois reposée, elle devrait faire son compte rendu à ses parents. Ils seraient surement furieux et la priverait de quelque chose … Lalah n’avait qu’une seule peur, ne pas avoir le droit d’aller au Festival de Bonne-Entente qui allait commencer….
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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Dim 15 Avr 2012 - 5:30

    L’imagination est un pouvoir traitre. Maintenant qu’il avait prononcé à voix haut l’éventualité qu’aurait pu être la mort de Lalah, il n’arrivait plus à freiner la course de son esprit qui matérialisait le futur auquel il avait échappé…

    Il n’avait jamais pu concéderait Ian et Mary comme ses parents. Il le réalisait à présent … Il les aimait certes, mais comme on porte de l’affection pour une tante et un oncle.
    Et son cœur refusait de leur donner plus d’importance car de fait … Il avait encore ses parents. Aussi loin fussent-ils, il n’avait jamais cessé de les aimer comme tels.
    La cultivatrice avait eu raison, son cœur n’avait jamais appartenu entièrement à Korrul, et ce à cause de ses racines qui l’attendaient et l’appelaient à Matroos.

    Pourtant … Ici il avait quelque chose que Matroos ne lui avait jamais donné : Une sœur.

    Il avait Lalah. Il avait ses sourires, ses rires, sa bonne humeur comme son caractère entêté… Il avait tout ça qui le retenait ici et lui donner sa consistance.
    Lalah était sa place ici. Si elle disparaissait, alors il n’aurait plus rien … Ses parents seraient trop loins, et Mary et Ian se détourneraient de lui. Il ne serait plus qu’un être, coincé entre deux monde, avec un pied dans chacun d’eux, mais dont le cœur n’appartiendrait à aucun. En ça, il ne serait pas différent des forbans…

    Il se sentit brusquement nauséeux. Il ne réalisait qu’à présent à quel point il avait frôlé la fin de son existence.
    Son regard se posa sur Lalah, et il la regarda comme si il la découvrait pour la première fois. Son souffle se coinça dans sa gorge. Elle disait être désolé, mais il était sûr qu’elle ne pouvait pas comprendre… Il fallait qu’il lui dise : Que sans elle il n’aurait plus de raison d’être ici, qu’ il perdrait sa substance. Qu’il avait besoin d’elle, tout simplement.

    Il ouvrit la bouche.

    -Prendre tes responsabilités… C’est la moindre des choses.

    S’entendit-il dire d’un ton bourru dénué de tendresse. Il détourna la tête comme pour afficher son mépris, mais en réalité ce geste n’était dicté que par son incapacité à la regarder, et par la peur sourde qu’il avait qu’elle comprenne ce qu’il ressentait vraiment.

    -Tu devrais aller parler à ton père et à ta mère tout de suite. Cela aurait déjà dût être fait d’ailleurs.

    Par ces mots, il s’enfonçait dans le mensonge qu’il se dessinait à lui-même. Mais qu’importe… Elle lui en voudrait sûrement de sa dureté, mais il avait comprit aujourd’hui qu’il ne devait pas la laisser se détruire …
    S’il la consolait comme il l’avait toujours fait, alors elle pouvait interpréter cela comme un pardon. Il fallait qu’il approfondisse la blessure pour que jamais elle ne recommence.

    -Vas. Ordonna-t-il. Je dois me reposer.

    Il ferma les yeux sans lui accorder un regard de plus. Il n’avait jamais été aussi dur avec elle… Ce rôle ne lui plaisait pas. Il aurait voulut la prendre dans ses bras, la serrer, et la sentir en vie. Mais pour ça, il aurait du avec le courage de lui dire ce qu’il ressentait, et ça … C’était quelque chose qu’il n’avait pas.

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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Dim 15 Avr 2012 - 6:36

Lalah regardait toujours fixement un coin de la pièce comme si elle était fascinée par ce petit carré de mur blanc. Lorsque Thélador pris la parole, elle tressaillit involontairement. Ses paroles étaient froides et il semblait distant. Elle ne pouvait lui en vouloir mais elle avait espéré au fond d’elle avoir du réconfort et un « Ce n’est pas grave Lalah, tout va bien maintenant ». Et à la place de cela, elle n’avait eut que ce qui lui revenait de droit : des remontrances secs et clairs. Alors qu’elle voulut répliquer, il lui lança un simple « je dois me reposer » qui anéanti en une fraction de seconde toute sa force. Elle aurait fondu en larme si elle ne s’était pas retenue. A la place de cela, elle se leva doucement et se dirigea vers la porte. Elle s’arrêta quelques secondes puis sans se retourner, lançant un simple :

« Reposes toi bien Thélador »

Puis elle continua son chemin et décida d’aller directement dans sa chambre. Elle marcha d’un pas lent et tremblant dans le couloir, elle se sentait à bout de force et savoir qu’elle devrait affronter ses parents lui otait toute forme de courage. Néanmoins, Lalah avait tout été la fille chérie de ses parents et rien que de savoir qu’elle était en vie, se serait pour eux une bénédiction. Elle soupira puis décida finalement d’aller les affronter de suite.

Lorsqu’elle entra dans la salle commune, elle les trouva assis chacun à un bout de table en train de manger. Lalah jeta un œil dehors et s’aperçut qu’il devait être vers les midi, et comme pour approuver ses dires, son ventre se mis à gargouiller. Ce fut ce bruit disgracieux qui annonça sa visite.

« Père, Mère, nous devons parler. Je suis… » elle n’eut pas le temps de parler que sa mère accourut dans ses bras. Tous deux ne lui laissèrent guère de répis pendant tout le repas, lui demandant comment elle allait, que s’était-il passé etc…



5 jours plus tard…

Après avoir tourné en rond pendant 5 jours, Lalah décida d’aller une nouvelle fois voir Thélador. Elle ne supportait pas de ne pas connaitre son état et même si tout le monde lui disait qu’il allait bien, elle n’en avait que faire.
Ce fut lors d’un matin plutôt frais pour la saison qu’elle pénétra dans sa chambre. Il dormait, à moitié sur le flanc droit et elle ne put ainsi pas distinguer son visage. Elle resta quelques minutes sur le pas de la porte puis avec courage elle entra, et déposa sur sa table un vase avec un bouquet de Lotus des Sables. Elle resta une nouvelle fois quelques instants sans bouger, semblant hésiter à ce qu’elle devrait faire puis décida de partir.

Il se passa ainsi 3 semaines sans qu’elle ne vienne le voir.
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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Dim 15 Avr 2012 - 7:13

    L’état de Thélador commença d’abord par gravement se détériorer. On avait craint une infection, qui de fait, arriva. La fièvre le fit cauchemarder, et le plongea au plus profond de lui-même et de ses plus intimes craintes…

    On redoubla d’effort pour le soigner....
    Si Lalah repassa à son chevet, il n’en n’eut aucuns souvenirs et trop de fois, il ouvrit les yeux pour se retrouver seul. Alors, il se mettait à réfléchir. Il revoyait la bête comme elle le hantait. Sa haine et sa colère ne firent que grandirent … Il pensait aussi souvent à Lalah. Se demandait comment elle allait… Mais puisqu’elle se murait dans l’absence, il décida de respecter ce choix, et ne demanda pas sa présence. Il ne s’excuserait pas pour les paroles qu’il avait eues pour elle. Bien qu’elles lui rongeaient l’âme.

    Les jours passèrent, il se remettait laborieusement, et réfléchissait toujours … Jusqu’au jour où il prit sa décision, c’était à dire 2 semaines après l’attaque…


    Petite musique de référence

    C’est là qu’il commença à accepter de vraiment se faire soigner, qu’il commença à montrer des signes d’impatiences, et qu’il demanda quand il pourrait ressortir…

    On lui avait dit d’attendre encore quelque jour, mais il ne respecta pas ce délai. Il choisit un une aube tiède, quand la maisonnée dormait encore et il se leva. Il s’habilla, prit son sac de voyage, et commença à faire son partage. Il avait eu bien assez de temps pour réfléchir et ne rien oublié…

    Il fit un tour aux cuisines, déroba quelque denrée que le soleil n’abimerait pas trop rapidement.

    Enfin, il se rendit dans la chambre de Lalah. Elle dormait encore … Il n’osa pas l’approcher plus de peur de la réveiller… Mais il avait besoin de la voir une dernière fois. Il fixa cette image d’elle dans son esprit : celle d’une femme en sécurité, dormant sans craindre qu’un danger ne puise l’atteindre, et sa détermination redoubla.

    Il quitta la pièce, le cœur étreint mais prêt. Il aurait voulut laisser un mot… Une raison. Mais n’avait rien trouvé qui puise exprimer efficacement ce qu’il pensait alors, il laissa simplement sur la table le bracelet de cuire et de bois qu’il affectionna le plus et quitta la maison encore endormit, alourdit de ses paquetages.

    Il se glissa jusqu'à Modow, le sella, et le chargea de ses bagages. Il mit pied à l’étirer et embrassa une dernière fois la maison du regard.
    Il ignorait si ce qu’il allait faire été permis par le contrat de sang qui le liait à cette famille mais … Il décida de croire que Vama et Ruyn le protégeraient et le soutiendraient :

    « T oujours s'opposer au Mal, à tout moment et n'importe où, Ne jamais laisser un crime impuni, Toujours se fier à soi et ne pas dépendre d'autrui »

    Il formula trois fois ces préceptes, puis, fit pivoter Modow en le talonnant. Sa décision été prise : Il irait dans le désert des murmures, il s’enrôlerait chez les veilleurs pourpres et il traquerait la bête… Jusqu’à ce que mort s’en suive si il le fallait… Il les protégerait contre les menaces. Pour eux, il le ferait… Il avait été trop jeune pour sauver sa famille Matroscienne de la faillite et la honte, il ne laissera pas celle là lui être détruite et enlevé à son tour.

    Lorsque l'aube fut entièrement passée, et que le soleil illumina le domaine, ses rayons frappèrent à travers la fenêtre, pour éclairer le lit vide de Thélador.

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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    - Dim 15 Avr 2012 - 14:39

Cette nuit là, elle avait mal dormi, de nombreux cauchemars l’avaient réveillé par mi temps. Et puis n’en pouvant plus, elle s’était levée tôt dans la matinée et s’était dirigée dans les cuisines pour boire un verre d’eau. Tout le monde dormait encore et seuls quelques domestiques s’affairaient à préparer la maison. Lalah déambulait dans la grande demeure de sable des Desnolancès, un verre à la main. Ses pas la guidèrent vers la salle commune. Tout était calme, le soleil perçait déjà par la fenêtre et on sentait la chaleur arriver. Même de bon matin, il ne faisait rarement frais à Korrul.

Elle fit le tour de la pièce, l’air ailleurs. Cela faisait des semaines qu’elle n’avait pas vue Thélador. Elle n’avait pas osé venir le revoir et avait attendu pendant des jours qu’un domestique lui annonce qu’il demandait à la voir, mais rien. Elle était donc retournée travailler, chaque jour un peu plus dur pour ne penser à rien. Le soir, seule dans son lit, elle ne cessait de revivre la scène du combat. Elle ne cessait de penser aux nombreux choix différents qu’elle aurait pu faire et ce que cela aurait engendré. Elle s’en voulait de ne pas l’avoir écouté puis une seconde après, elle le détestait de ne pas la comprendre. Elle détestait être une femme et ne pouvoir choisir sa destinée. Elle détestait devoir faire ce qu’on lui disait. Elle voulait partir, vivre une aventure, rencontrer des gens et vivre. Et puis la seconde d’après, elle tremblait de peur à l’idée de perdre sa vie à Penjoie. Et cela dura pendant des jours et des jours.

Penser à son frère la mis soudainement mal à l’aise sans pouvoir se l’expliquer. Elle avait un mauvais pressentiment, quelque chose ne tournait pas rond et n’aurait su dire quoi. Alors qu’elle quittait la pièce, elle passa devant la table et vit un objet qui lui fit bondir le cœur. Pas un mot, une lettre, un au revoir, une explication. Non un simple objet qui signifiait à la fois tout et rien. Un bracelet en cuir.. Son bracelet en cuir. Son cœur manqua une nouvelle fois un battement. A tâtons, les yeux toujours rivés sur le bracelet, elle chercha une chaise puis la tira. Elle se laissa tomber et contempla l’objet qu’elle tenait dans sa main.

Elle n’avait pas besoin d’explication. Le message était clair et pourtant une multitude de questions se bousculait dans son esprit. Et puis, avec conviction, elle se releva brutalement, laissant échapper son verre par terre qui s’écrasa avec un fracassement sonore, et elle dirigea dehors. Elle se mit à marcher vite, puis à courir et arriva enfin essoufflé devant l’enclos des Draomas.

Kanaï la reconnu et s’approcha docilement d’elle mais la jeune femme ne fit pas attention à lui. Non, elle cherchait Modow. Et plus elle mettait de temps à le trouver plus sa vue se brouillait. A la fin, elle ne voyait que des tâches floues devant ses yeux et se laissa tomber à terre négligemment.

Lalah pleurait à chaudes larmes. Elle tenait toujours dans sa main le bracelet de Thélador. Elle ouvrit cette main et contempla le dernier souvenir de son frère. Soudain, avec colère et peine et le lança de toute ses forces dans l’air et replia ses genoux contre son front.

Elle resta ainsi durant une bonne heure, ne pensant à rien mais pleurant sans retenu. Ils avaient beau ne pas être du même sang, un lien étrange et fusionnel les rapprochait tout deux. Elle l’aimait comme si c’était son vrai frère et ce depuis le jour de son arrivée. Il était la touche d’exotisme qui faisait que sa vie n’était pas si banale que ça. Parfois, il lui racontait ses souvenirs de Matroos, et rien que de le voir, elle se sentait une brusque envie de voyager. Mais désormais, il ne lui restait plus rien à se raccrocher. La personne la plus proche d’elle l’avait abandonné, sans mot, sans explication et le pire de tout ça, c’était qu’elle ne savait même pas ce qu’il allait faire.

La jeune fille se releva tant bien que mal et essuya ses yeux gonflés. Puis elle alla chercher son précieux bien qu’elle avait un instant plus tôt jeté. Elle souffla dessus, enleva les grains de sables et le met à son poignet. Désormais, elle ne le quitterait plus.

Quelque chose s’était brisé en elle. Un quelque chose qu’elle n’aurait su expliquer. Surement qu’elle grandit d’un coup et pris un coup de maturité surprenant. Quoi qu’il en soit, jamais plus elle ne redevint comme elle était avant. Bien que toujours joyeuse, une peine s’était creusé au fond d’elle. Elle n’avait jamais ressenti ce sentiment d’abandon, d’injustice. Désormais, son regard si rieur, si charmeur avait laissé place à un petit coin sombre et triste qu’elle n’arrivait pas à se défaire de sitôt.

Elle marcha ensuite vers la maison sans hâte et se contenta d’entrer dans sa chambre. Elle ne prononça que quelques mots pour ordonner un bain puis demanda à ne pas être dérangé. Elle se dévêtu et plongea son corps dans l’eau froide. Que pouvait-il bien faire ? Etait-il partie à cause d’elle ? Ce combat l’avait-il ramené à la réalité ? Etait-il rentré à Matroos ? Mais surtout… la détestait-il ? Lalah resta quelques minutes cette pensée à l’esprit. Un pincement au cœur lui arracha une nouvelle larme suivit d’une dizaine d’autres. Jamais plus elle ne le reverrait, elle en était désormais sûre…

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Posté dans Re: Y'a toujours du soleil, mais où sont les Lalah ?    -

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