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Les grands esprits se rencontrent

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Posté dans Les grands esprits se rencontrent    - Jeu 12 Avr 2012 - 13:55

Horino by Beats Antique on Grooveshark
Les foules respiraient à pleins poumons un air aride. Elles se divisaient, se rassemblaient, s'étiraient, se condensaient, se mouvaient comme une gigantesque fourmilière. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant, tous semblaient occupés, pressés entre deux étalages ou autour de la place. Sous les narines et au dessus des têtes mouvantes, un brouillard de sable immuable et persistant colorait la scène. Seuls quelques commerçants âgés s'étaient assis et flânaient à l'ombre de maigres auvents en brassant de l'air du bout de leurs éventails. Vêtue de blanc,de jaune, de bleu, de rouge, de noir, d'orange, la foule aux particules mouvante formait un tout uniforme et immuable duquel on ne distinguait que les tâches de différentes couleurs. Du cœur de cette place, on pouvait voir à travers une longue rue en pente, au sommet d'une colline, le spatioport duquel les marchandises accostaient. Là, elles étaient chargées dans des charrettes que tiraient les majestueux Fahrs du désert jusqu'au marché de Penjoie. Mets, breuvages, antiquités, décorations, outils et matériaux s'étalaient ensuite au cœur de la ville sur les centaines d'établis que l'on venait scruter.

À mesure que l'on s'éloigne de ce marché grondant, en s'enfonçant dans les rues et ruelles connectées à la place du marché, le bruit ne s'estompe pas. Il se fait seulement plus vague, plus nébuleux. L'atmosphère de sable n'y est plus, mais le sol pavé vibre encore. Dans ces rues, orientées de façon à ce que l'ombre demeure toute la journée, des hommes et des femmes prennent congé du marché que le soleil n'épargne pas. Ils s'y désaltèrent, soufflent, s'assoient, ou rentrent simplement chez eux. On y rencontre aussi une caste de gens peu fréquentables qui, lorsqu'ils ne musardent pas dans les coins déserts, subsistent du vol à la tire dans la foule de la place centrale.

À l'ombre du bout d'une de ces rues, une silhouette noire se tenait appuyée contre un mur. Courbée et immobile, les passants la contournaient soigneusement, quoiqu'elle n'eut pas l'air dangereuse. C'était un Erzatz mal en point. Une main crispée contre le mur, l'autre sur son flanc, il tentait de calmer sa respiration pour que cette dernière puisse calmer sa douleur. Son souffle encore haletant faisait vibrer quelques unes de ses mèches. Un bon quart d'heure s'écoula sans qu'il n'y parvienne, et il accepta alors l'hypothèse que ses côtes étaient cassées, et que le temps seul ne ferait rien à l'affaire. Le simple fait de respirer endolorissait son flanc. Il devait se rassasier en vitesse avant que les forces ne lui manquent.

C'est à ce moment que la fortune sourit à Erzatz. Les Fahrs du désert, chargés de vivres et de babioles, étaient conduits en ville et acheminés dans tous ses recoins. Deux convois se dirigeant vers le marché empruntèrent la rue dans laquelle Erzatz se trouvait. Sur chaque charrette, la marchandise était couverte d'un grand drap et surveillée par un homme marchant à côté. Quand la bête de Muertiga se mit à suivre le second convoi, ce n'était pas par réflexion mais par réflexe. Bien que boiteux, ses pieds nus sur le pavé n'eurent aucun mal à ne pas faire de bruit. Mais si silencieux qu'il fut, force est de constater que tout le monde dans la ruelle hormis les convoyeurs avaient remarqué l'allure suspecte de cette bête bancale. À mesure qu'il s'approchait de la charrette, son regard fusait sur l'homme qui surveillait la charrette. Lorsqu'il fut à portée, il avança sa main libre pour soulever le drap et découvrir ce que pourrait être son déjeuner. Mais au moment précis où sa main toucha le vulnérable tissu...

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Forban du Désert

On m'appelle Loth de la Vision


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Posté dans Re: Les grands esprits se rencontrent    - Sam 12 Mai 2012 - 14:04

Pour la énième fois en moins d'une heure, Loth se dégagea de la masse mouvante pour s’engouffrer cinq mètres plus loin dans un nouvel attroupement. Qu'est-ce que ça pouvait l'agacer de devoir caler son pas sur celui des vieillards, des femmes enceintes et enfants qui trainaient des pieds. Lorsque enfin elle pouvait à nouveau distinguer le sol et respirait un air moins poussiéreux, c'était le soleil du début d'après-midi qui la frappait sans pitié. La capuche de la cape volée la protégeait seulement du regard des passants. L'ombre formée sur son visage découvrait par moment un sourire crispée, de plus en plus exaspéré par tant de lenteur. Comment les korruliens pouvaient-ils être devenu si empatté. Ils avaient adopté le pas d'un omnihoc ! Pire encore, leurs femmes hélaient des connaissances ou rappeler à l'ordre les gamins de cri strident insupportable. La présence des veilleurs mettaient à mal le contrôle que s'imposait la jeune forban. Rester discrète et ignorer les désagréments de la foule. C'était tout ce à quoi il lui fallait penser.
Malgré tout, ce n'était pas la première fois que Loth traversait le marché au moment fort de la journée. Parfois, elle enfilait le costume d'une vrai korrulienne et faisait mine de s'intéresser à tout ce qui lui passait sous la main. Elle ne parlait pas cependant, son accent du Col l'aurait trahis dans l'immédiat. C'était pour tenter de l'adoucir qu'elle passait du temps en ville, à écouter puis à reproduire plus tard les sonorités de certain mot. On nait forban, mais pourquoi devrait-on le rester ? Loth s'ennuyait terriblement depuis plusieurs jours, elle cherchait donc un défi à se fixer. Pour s'occuper.

Dans une rue adjacente au marché, où l'air s'engouffrait en suintant et où le soleil s'arrêtait, des coups secs attirèrent son attention. Un dresseur venait de remettre au pas son farh d'une bonne claque sur l'arrière train. La pauvre bête était surchargée, sûrement assoiffée. Elle peinait à suivre les siens qui traversaient la ruelle sombre avec hâte, sous l'injonction de leur maitre. Malgré ça elle gardait l'allure fière qui faisait la renommée de sa race. Une odeur sucrée arriva jusqu'aux narines de Loth.
"Drakarose !"murmura-t-elle avec délice.
Comme un signal secret, ce mot éveilla les sens et réflexes endormis par l'atmosphère de la fille corbic. D'un pas léger, rapide et précis, elle s'engouffra dans la ruelle parallèle, plus serrée et surtout moins peuplée puis escalada le mur en prenant appuie dans divers creux et reliefs, fenêtres, stores et autres luxes typiquement korruliens dont les forbans étaient privés. Une fois sur les toits plats des habitations, à la merci du soleil, Loth rejoignit la ruelle où se trouvaient toujours les farhs et leur chargement. Elle sortit de sa besace un crochet en os d'ugron taillé par ses soins auquel elle fixa un fil suffisamment fin pour ne pas être vu au premier coup d’œil. Elle l'avait déniché sur ce même marché, plusieurs mois auparavant et l'objet s'était avéré très utile plus d'une fois. A plat ventre sur une plaque en métal qui faisait office de pont entre deux toits, elle fit glisser le crochet à hauteur du chargement et attendit le bon moment pour "pêcher" le fruit convoitée.
D'un petit geste sec, elle tenta de planter l'os dans un fruit et échoua. Deuxième essai, elle attrapa quelque chose : un homme.
"Gros poisson..."
Le crochet s'était pris dans la manche d'un rôdeur qui trainait par là et avait sûrement les mêmes vues qu'elle. Loth tira sur son fil pour tenter de le décrocher du tissu, en vain. Elle était tiraillée entre laisser tomber son précieux trésor et fuir ou tirer dessus comme une forcenée quitte à remonter vers elle un bout de vêtement et l'attention de nuisibles.


[HJ : Ayé ! Loth a pêché Erzatz ! Cool
Je suis fan de ta musique ! Elle m'a bien inspirée.]


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Posté dans Re: Les grands esprits se rencontrent    - Dim 20 Mai 2012 - 11:25

Sea of Serendipity ~ Swimming Against the Stream by Christophe Héral, Billy Martin on Grooveshark


...venu de nulle part, un crochet rustique s'accula dans sa manche.

Erzatz était encore trop affaibli pour bien comprendre ce qui lui arrivait. Un os puant avait déchiré son manteau et le tirait alors vers les airs. Croyant d'abord à une hallucination, il décida dans un premier temps de ne pas y prêter gare. Ses côtes cassées et douloureuses, cette nourriture dessous ses doigts qui ne demandait qu'à être mangée, et les regards que lui jetaient les passants allaient largement au delà d'un crochet dans sa liste de priorités. Il pressa le pas, tentant d'ignorer cette force qui tirait son bras dans la direction opposée de son but. Dans un plus grand effort, il parvint à glisser sa main sous le drap qui recouvrait la marchandise, et à faire tomber une petite caisse de fruits. Dans sa chute malheureuse, Erzatz vit le contenu de sa prise rebondir, jaillir hors de la boîte, et rouler le long de la rue en pente. Cela se fit sans que personne ne s'en aperçoive, ou plutôt, sans que personne ne s'en plaigne, car il s'agissait de drakarose, un fruit que n'importe qui préfèrerait ramasser par terre plutôt que d'acheter. Quelques opportuns s'en saisirent comme des voleurs, bien prudents de ne pas être vus.

Erzatz, lui, parvint à en attraper un, mais l'hallucination persistait, et semblait même s'accentuer. Le fruit lui glissa entre les doigts et rejoignit la course dans la pente. Le crochet ne lâchant pas prise se faisait de plus en plus agité, et comme de plus en plus lourd. Au grand dam d'Erzatz, cet élément importun lui fit perdre son allure et sa concentration. Toujours tordu de douleur, une main contre le flanc contus, il dû s'arrêter, et regarder son déjeuner partir en sautillant, comme pour narguer les crocs goulus et le ventre grognant d'Erzatz. Maudite hallucination ! Toujours voûté, il repris son souffle en appuyant sa main contre son genou. De rage ou de désespoir, il jeta une grimace au crochet qui tenait son bras, comme lévitant dans les airs. Pour se défaire de cette entrave une bonne foi pour toute, il baissa, brusquement et violemment, sa main vers le sol, comme pour frapper le pavé et la poussière. Mais le crochet ne tomba pas. Autre chose tomba; dans un assourdissant fracas de fer et de pierre, Erzatz eut le temps de lever les yeux et de voir, malgré l'éblouissement et la poussière qu'avait soulevé ce grabuge, un long fil lumineux flotter au dessus de sa tête. Plus bas, un corps visiblement encore vivant tenait dans ses mains l'extrémité du fil. Le premier réflexe de la bête de Muertiga, face à une chose hostile dans un milieu très fréquenté, est de ne pas attirer l'attention. Aussi tenta-t-il de détaler à toute allure le long du sentier, afin de ne pas s'attirer les foudres des passants et de l'étrange chose au bout du fil. Sa course ne fut malheureusement pas bien longue. À peine avait-il fait dix pas que son bras fit à nouveau des siennes en refusant d'aller plus avant. Il se dégagea brusquement en arrière, et ce n'est qu'alors qu'Erzatz réalisa que ce maudit crochet était l'autre extrémité.

[Alors ? Qui pêche qui ? =D]
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Posté dans Re: Les grands esprits se rencontrent    - Sam 9 Juin 2012 - 15:51

Ils avaient perdu Loth. Cela faisait un moment déjà que Pilgrim l’avait remarqué. Il avait suffit à la petite troupe de franchir le carrefour de deux artères pour que l’unité en soit presque instantanément dispersée. Ils étaient à présent au nombre de quatre, et si il avait la certitude que ses hommes égarés ne tarderaient pas à revenir vers lui, il ne pouvait pas en dire autant de Loth. L’une des rares femmes à avoir eu suffisamment de culot et de force pour rejoindre Cria Cuervos, elle demeurait, ce qu’on pouvait appeler, une nouvelle recrue. Et être une nouvelle recrue, à Cria Cuervos, conférait presque par excellence une hausse inexorable des risques de mort brutale, voir, de mort tout court.

D’ordinaire, Pilgrim n’aurait fait que peu de cas d’un élément égaré. Mais le contexte n’était, cette fois-ci décemment pas le même. Il avait eu d’autres projets pour la femme corbic, dés l’instant où elle s’était présentée au quartier général de Cria Cuervos, toute recouverte de plumes, comme à son habitude. Elle avait trouvé le chemin. Pilgrim avait interprété cela comme un signe, une invitation du destin. Rares été ceux qui pouvaient se vanter d’avoir un jour sauvé la mise au chef, et le caractère peu vaniteux de la jeune femme avait réussit à lui faire prendre de l’importance aux yeux de Pilgrim. Sans doute, avec un peu d’entraînement, ne pourrait-il rêver meilleur second. Un oiseau, tout comme lui de surcroit.

D’une injonction brève, il ordonna à ses hommes de poursuivre dans les traverses. Il y faisait plus sombre, aussi leurs sens seraient plus alertes et efficaces. S’extirper du flot continu de la foule ne fut pas une mince affaire, les ruelles avait cela de bien que la place pour circuler était limitée, il se glissa dans la première qui fut à portée. Sa tâche consistait à retrouver Loth avant d’entamer le pillage. Il fallait l’initier aux pratiques des Crias, et le voyage n’aurait aucun sens si elle n’y participait pas.

La discrétion était le maître mot d’ordre, aussi le forban avait-il revêtu l’une de ses vulgaires capelines de grosses toiles tressées typiques de Korrul. La matière était fort désagréable, mais il faudrait s’y accommoder. Les forbans du désert n’en étaient pas à cela prés. Au mois le tissu cachait-il ses plumes à la vue de tous. Il lui suivit un dédale de petites rues plus exigües les unes que les autres sans savoir vraiment où il allait. Il ne fallait pas être claustrophobe, et la maigreur sèche de Pilgrim apparu alors comme un avantage.

Il commençait à penser qu’il ne retrouverait peut être jamais Loth dans ce fourbi quand un éclat pourtant ténu l’attira du coin de l’œil. Il s’aplati contre un panneau de bois pour éviter un régime de drakaroses en perditions qui dévalait la ruelle depuis son sommet, produit d’un marchand maladroit sans doute. Il suivit le filin du regard, à l’une des ses extrémités, une ombre, inconnue mais non moins étranges et menaçante, de l’autre, la silhouette bien connue de la femme corbic.
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Posté dans Re: Les grands esprits se rencontrent    - Mer 13 Juin 2012 - 4:08

- Atchuu
Un éternuement semblable à celui d'un piaf, suivit d'un grognement. La poussière soulevée par sa chute s’immisçaient dans les narines et les yeux de Loth. Surtout, ne pas frotter. Encore un peu sonnée par la chute, qui précisons le, n'était pas des moindres et aurait provoqué plus de dégâts sur une personne peu habitué à escalader le flanc abrupt des montagnes du désert, la jeune forban évalua rapidement sa situation. Une motte de terre aussi dur que la pierre allait certainement engendrer un vilain bleu sous les cotes, mais rien de casser. Quelques écorchures par ci par là mais rien d'inhabituel. Le nuage de poussière retombait doucement, et il lui fallut près d'une minute avant de distinguer l'ombre qui la fixait.
Tant bien que mal, elle se redressa, sans quitter des yeux celui qui la dévisageait et....
- Ah, fit-elle simplement. C'est à moi, ajouta-t-elle en levant le menton en direction du crochet.
Non pas qu'elle y tenait plus que ses plumes, mais son fil bon sang, elle n'aurait pas la possibilité d'en trouver de meilleur avant longtemps ! Elle osa un pas, insouciant, lorsqu'un léger mouvement derrière l'homme attira toute son attention. Un sourire fendit son visage en deux, et son attitude à la fois méfiante et détachée laissa place à une excitation enfantine.
- Pil-grim ! lança joyeusement, en oubliant son trésor.
Elle sautilla jusqu'à lui en évitant soigneusement l'autre homme, toujours sur ses gardes. Il lui fichait des frissons dans le dos cet oiseau là.
- Je crois que j'ai pêché un fruit tout à fait différent de celui recherché, mais il pourrait t'intéresser ~ glissa la fille corbic tout bas à son idole au plumage gris.
Comme signe de délégation, elle lui tendit le petit rouleau de fil au bout duquel était accroché l'homme.


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Posté dans Re: Les grands esprits se rencontrent    -

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