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Quand le saphir rencontre le rubis

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Posté dans Quand le saphir rencontre le rubis   - Ven 20 Avr 2012 - 11:58


    Sur l’horizon ambrée, la silhouette d’un cavalier…La première chose que Thélador avait fini par faire, c’était de ne plus compter les fois où il lui avait prit la subite envie de faire demi tour. Ce n’était pas la première fois qu’il voyageait, mais c’est la première fois qu’il le faisait seul, et surtout dans l’accomplissement d’un projet personnel. Les premiers kilomètres, il n’avait eu de cesse de talonner Modow, son draoma, pour que celui force l’allure. Il avait simplement fuit les remords et la peur. Mit la distance nécessaire pour qu’il ne puisse retourner sur ses pas. Et au fils des nuits, le cordon qui le rattachait à la famille Desnolancès s’était tendu, étiré, pour enfin se briser. Un tendre matin, Thélador avait ouvert les yeux, et il s'était sentit libre.Libre pour la première fois. Car il faisait ce qu’il pensait bon de faire, et non ce qu’on lui avait dit de faire. Cette sensation lui était étrange, et il se demanda si il était juste et normal qu’il puise lui aussi rêver d’avoir sa propre vie… D’une nuit sur l’autre il lui arrivait soit de ressentir une profonde euphorie couplée à un désir croissant d’aventure, soit de sentir égoïste, inconscient et suicidaire. Pourtant, il avait continué, et s’était découvert une capacité remarquable d’adaptation à l’environnement, même hostile, que constituait le désert. Il avait su chasser, se nourrir, s’abreuver, et trouver des endroits sûrs ou dormir. La chose n’avait pas été simple, mais il avait su le faire, il avait la preuve qu’il n’était pas un bon à rien, et cela avait accru sa détermination.  C’est en homme grandit qu’il arriva aux abords  du Q-G des veilleurs, l’œil vif et franc, fixé devant lui comme pour défier le destin de ce mettre en travers de son chemin.
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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Sam 21 Avr 2012 - 17:27

    "Mauvais, très mauvais...Sur le terrain tu serais actuellement gisant dans une flaque de sang...dommage..."

    Je rangeai mes lames jumelles dans leurs fourreaux respectifs. J'avais réussi une maîtrise presque parfaite, mes deux lames agissaient de manière symétrique puis changeaient soudainement de courbe pour piéger mon ennemi, une de mes techniques principales et secrètes, car toutes les personnes qui l'avaient vu n'étaient plus là pour le témoigner. Tout ça pour dire que je finis l'entraînement d'un nouveau Veilleur avant de partir sans un signe pour lui, il s'était retourné, je n'étais plus là. Si les Veilleurs ne manquaient pas d'effectifs je refuserai tous les nouveaux qui se présenteraient, mais il en fallait. Résultat toute personne qui m'intéressait avait une chance de devenir Veilleur, mais cela impliquait des entraînements durs et une volonté ainsi u'une dévotion sans failles et surtout sans limites. En attendant il était temps que j'aille m'entraîner, comme d'habitude peut-être, mais l'entraînement était la clé de ma puissance. C'est ainsi que je pris la direction du désert.

    Naturellement je sortis deux de mes dagues prêt à les lancer ou à trancher, le désert était une terre hostile et la vie était plutôt éphémère quand on s'aventurait assez loin. Je n'étais pas en armure, car je voulais être plus discret, cela me manquait parfois. Du coup j'avais ma tenue "souple", ma capuche remontée et ma lame rétractile cachée, aussi prête à se sortir.

    Puis au loin, je vis un cavalier, accompagné de son draoma. Je ne voyais pas exactement son physique, mais quelque chose me marqua. Il avait, même à cette distance, quelque chose d'étonnant, un corps droit comme s'il était déterminé. Que faisait-il ici ? Je m'approchai de lui avant de lui demander :


    "Que faites-vous ici ? Savez-vous que c'est le Quartier Général des Veilleurs Pourpres ? Il n'y a pas la place pour tout le monde dans ce désert."
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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Dim 22 Avr 2012 - 10:15

    On vint à sa rencontre.

    D’une pression ferme sur les rênes Thélador immobilisa Modow. Dans un reflexe qu’il avait acquis ces derniers temps et qui lui avait sauvé la vie à plusieurs reprise, il porta sa main au fourreau de sa dague, et vérifia qu’il pourrait aisément la dégainer. C’était le cas.
    . Modow eut un renâclement impatient, auquel il ne prêta pas attention. Son regard curieux se porta sur l’homme qui venait. Il estima sa taille à une bonne dizaine de centimètre de plus que la sienne, et devina une musculature souple et forte qui lui donnait une allure sculptée.

    Enfin, ils furent assez proches l’un de l’autre pour distinguer les traits respectifs de leurs visages. L’autre planta sans ménagement son regard pourpre dans les yeux glacés du jeune matroscien. et d ’une phrase, il fit comprendre au voyageur que sa présence ici n’était pas attendue, ni même désirée.

    « pas la place pour tout le monde dans ce désert »

    Ces mots résonnèrent douloureusement aux oreilles de Thélador. Il laissa couler un silence comme pour retenir une parole, puis lorsqu’il ouvrit enfin les lèvres, c’est un ton calme et franc qui rythma ses mots :

    -C’est un avis que je partage...

    Un nouveau silence, puis, il laissa son ancienne éducation de marchand reprendre le dessus. Inclinant la tête avec révérence il se présenta :

    -Thélador Gotruscos, fils de Victor Gotruscos, des terres de Matroos. Par ma chair et mon sang, j’ai été envoyé à Korrul pour payer la dette que ma famille devait aux cultivateurs Desnolançès. Ma presenceen ces terres privées est voulue, et je vous salue veilleur …

    L’autre n’ayant pas daigné décliner son identité, le cavalier le laissa finir.

    Il gardait un clame qui le surprenait lui-même. Il veilla à ne pas penser au fait qu’il ignorait les conditions d’enrôlement, ni même si il existait une épreuve à passer pour porter l’armure rouge. Il ne pensait qu’à une seule chose : la bête qui avait porté la griffe sur sa sœur … Ce forban galeux qui avait osé fouler leur terre… Il pensa à la colère et à la haine que son simple souvenir éveillait à lui…

    Il n’était pas en position de force, et il en avait pleinement conscience. Il allait falloir user de la diplomatie mais aussi savoir prouver sa détermination. Que Vama et Ruyn le soutiennent … Et qu’ils lui accordent le souhait de ne pas avoir à renter chez lui, la tête courbée sous le poids de l’échec.
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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mar 24 Avr 2012 - 13:04

    Ses yeux avaient la couleur de l'océan, une chose que je n'avais encore jamais vue dans ma vie et il avait des cheveux plutôt blonds, je finis de le dévisager longuement et tranquillement lorsqu'il immobilisa son Draoma. Il était plus petit que moi et se tenait à quelques mètres de moi. J'avais toujours dans ma main une dague qui était prête à se ficher entre les deux yeux de cette personne où de ce que je devais blairer comme général si à tout hasard il se présentait. Enfin finalement la question n'étais pas là, il prit enfin la parole en me montrant une magnifique détermination que j'avais vue chez plusieurs centaines de soldats pendant trois jours. Puis finalement il daigna me décliner son identité assez poliment puis finit en me saluant comme il se devait, c'est à dire en m'appelant par ce que désignait mon habit, Veilleur. J'avançai un peu, le jaugeant comme on jauge de bétail ou de charmeuses pour finalement dire :

    "Un avis que tu partages Thélador Gotruscos, fils de Victor Gotruscos ? Mais sais-tu de quoi je parle ? Sais-tu que dans ce désert il y des choses que tu n'avais jamais vu lorsque tu vendais du parfum à une grosse dame à Matroos."


    Mes yeux se plantèrent dans les siens. Ils devinrent glacials et je continuai :


    "Alors comme ça on a une dette d'honneur, je te félicite d'être venu - dis-je d'un ton qui laissait entendre mon ironie à quelques kilomètres tant elle fut surjouée - mais pourquoi as-tu eu à te présenter ici ?"


    Finalement je ne pus me contenir, je sortis mes deux lames jumelles et les mis devant la gorge au Matrooscien avant de lui dire en parfait Matrooscien :

    "Que fais-tu ici Matrooscien ? Quelle dette viens-tu éponger et pourquoi ici ? Je crois que tu ne sais pas à qui tu as affaire..."
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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mer 25 Avr 2012 - 10:44

    Les lames fendirent l’air. Leurs tranchants, que les reflets du soleil rendaient brillants, étaient plus éloquents ; fins et aiguisés ils promettaient à Thélador une gorge proprement tranchée au moindre faux pas.

    Face à cette menace, il trouva la défense de son poignard bien dérisoire…

    Il resta interdis, et cela principalement en raison de la surprise que l’austérité frappante que le veilleur affichait en son égard venait d’éveiller en lui.
    Par de nombreuses fois, il avait craint que son sang ne fasse de lui un rejeté, mais ce fut bien la première fois qu’on lui affichait aussi clairement le dégoût qu’il pouvait susciter.

    Il déglutit.

    Quelque chose en lui le pressa de baisser les yeux, de courber l’échine, et de montrer sa soumission, voir même de repartir chez lui la queue entre les jambes… Et peut être l’aurait-il fait, si l’autre ne lui avait pas fait l’insulte de s’adresser à lui dans sa langue natale, comme si il était profane qu’il parle le langage du désert. Il sentit son sang ne faire qu’un tour, et une veine se tendre dangereusement sur sa tempe.
    Il évalua ses chances … Nulles. Cet homme l’aurait réduit à l’état de cadavre avant même qu’il n’a bougé le petit doigt. Et pas la peine de compter sur Modow. Celui-ci se contenterait de renâcler comme l’animal craintif qu’il était …

    Alors pourquoi résister ? Un combat n’en est un que si les deux protagonistes ont une chance de gagner …

    Pourquoi ? Parce qu’un homme qui ne sait pas défendre son honneur ne saura pas défendre ses principes.

    Un jour son père lui avait dit qu’avant de pouvoir battre ses ennemis, il fallait savoir affronter ses amis. Cet homme là ne serait sûrement jamais un ami, mais il pouvait devenir un allié… Alors, Thélador lui prouverait qu’il avait eu tord de le juger sans le connaître.
    Et c’est dans la langue de Korrul qu’il lui répondit avec orgueil, et ce pour lui montrer de quel sang il était vraiment fait :

    -J’ai vu beaucoup plus de créatures répugnantes dans ce désert que de femmes rondes à Matroos. Mais cela tiens sûrement au fait que j’ai plus grandis et appris ici que là bas.

    Il laissa planer un silence, puis poursuivit, faisant fi de la crainte qui menaçait de le submerger à tous instants :

    -Vos yeux sont pourpres comme le sang … Mais il existe des êtes aux yeux plus redoutables encore… Aux yeux noirs comme le néant et la désolation. Il existe des êtres, fruit d’un pécher qui n’a pas de nom… Et l’un d’eux a foulé les terres de mes père et mère adoptifs… L’un d’eux a porté sa griffe sur ma sœur. Je me présente ici pour demander réparation. Je me présente ici pour demander l’autorisation de porter l’armure et l’arme qui tranchera la tête de ce forban… Voilà la seule raison à mon long périple, et de ma présence en ces lieux.

    Une nouvelle fois, il marqua une pause, pour donner plus d’importance à ce qu’il venait de dire. Puis, il adopta un air plus dégagé pour annoncer :

    -Quand à qui j’ai à faire … Indéniablement, tant que vous ne vous déclinerez pas votre identité je ne puis que rester dans l’ignorance…

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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mar 8 Mai 2012 - 9:39

    Ses yeux trahissaient son angoisse. Et cela était on ne peut plus normal, toute personne censée aurait été inquiète face à un Veilleur lame sortie prête à trancher. Il déglutit comme pour se calmer et j'attendis, inflexible, stoïque, tel que je devais l'être en toute situation. J'étais prêt, mes jambes souples, un appui parfait, mes lames en position, en moins d'une seconde je pouvais égorger le matrooscien qui se pressait devant moi. Il était long et plus il me faisait attendre plus je m'impatientais. Le climat se faisait électrique, la chaleur tapait sur nos fronts, mais j'en était protégé, vêtu de ma capuche. Enfin il me répondit, mais en korrulien, comme pour que je voie de quelle trempe il était, des paroles entre la fierté et la provocation. Il avait l'air d'un teigneux, de celui dont on ne se débarrasse pas et je me doutai bien qu'en venant là il n'était pas venu récolter des champignons, c'est donc sans grande stupeur que j'appris qu'il désirait porter l'habit rouge, il ignorait que son "test" venait de commencer. Je lui dis en rangeant mes lames dans leurs fourreur avec grâce et en sortant une dague prête à être lancer :

    "Mes yeux ne sont pas rouge comme le sang, ils sont rouges comme le sang de mes ennemis, ils sont rouges comme l'habit que je porte et ils vont être rouge comme ton sang si tu continues à me parler ainsi, sais-tu que j'ai égorgé des gens plus élevés que toi pour bien moins que ça ?"


    Mon regard resta planté dans le sien comme pour lui montrer qu'au premier geste déplacé il ne repartirait plus de ce désert.


    "Des êtres aux yeux noirs de jais et tu as fui ? Mais dis-moi petite pucelle effrontée serait-ce de la peur que je vois là ? Un Veilleur ne connaît pas la peur, il connaît la réussite. De plus tu viens là pour éponger une dette personnelle, mais ici nous sommes un, nous ne sommes pas plusieurs petits veilleurs, mais Les Veilleurs avec un grand V."

    Mon ton était presque hargneux et je continuai :

    "Quant à mon identité, beaucoup me nomme le démon et je te souhaite de ne pas comprendre pourquoi. Mais tu peux m'appeler Officier Adralpoth, car c'est ainsi que je suis. Officier des Veilleurs Pourpres Bystax Adralpoth et, qui plus est, bras-droit de ce que l'on appelle le général."

    Un rire ironique vint éclairer mon visage lorsque je me mis à parler de ce qui servait de général aux Veilleurs. Puis je finis en lançant ma dague juste devant les pieds de ce marchand :


    "Pourquoi te choisirais-je pour porter l'habit rouge matrooscien ? Pourquoi un étranger pour défendre notre nation ?"
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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mar 8 Mai 2012 - 12:35



    [i]C’est non sans un certain soulagement que Thélador regarda le veilleur ranger les lames dans leur fourreau. Pourtant, et il le savait, ce répit serait de courte durée. L’autre ne semblait pas commode. Vraiment pas commode.

    Thélador avait toujours était impressionné par les veilleurs. Autant pour la sécurité qu’ils représentaient, que la crainte qu’ils inspiraient. D’aussi loin qu’il se souvienne, son père milicien, lui avait aussi toujours fait cet effet. Cette figure stricte, exigeante et dure, avait néanmoins représenté la sécurité et la sûreté pour l’enfant effacé qu’il avait été.

    Mais ici, et maintenant les choses n’étaient pas tout à fait les même. A Korrul, les faibles n’avaient pas leur place. Et cela, le matroscien le savait. Comme il venait de comprendre, que l’homme se tenant en face de lui n’avait sûrement aucune envie d’inclure un étranger dans le tout que formaient les veilleurs.

    Son cœur loupa un battement. S’il s’était attendu à ce qu’on lui renvoi, il n’avait pas songé que son origine pouvait en être la cause.
    Combien de fois, pourtant, s’était-il lui-même mit à l’écart de ce peuple ? Combien de fois Lalah l’avait-elle reprit sur sa façon de refuser toute relation avec une femme ? Combien de fois avait-il regardé l’horizon en pensant aux pluies de matroos ?
    Alors pourquoi s’étonnait-il qu’on le traite enfin comme l’étranger qu’il avait toujours eut l’impression d’être ?

    Par la pertinence de ses propos, Bystax venait d’appuyer sur l’un des points faibles de l’homme. Oui il était venu pour Lalah… Mais cela ne suffirait pas. Pour devenir un veilleur, il lui faudrait renoncer un peu plus à ce qui faisait de lui un matroscien, il lui faudrait renoncer à pouvoir un jour revenir sur les plaines verdoyantes de sa patrie natale, pour y fonder un foyer aux côtés d’une femme qui porterait ses enfants... Il lui faudrait accepter de donner sa vie, et ce pour n’importe quel korrulien, comme si il était de son sang…

    Veilleur un jour. Veilleur toujours.

    Etait-il vraiment près à ça ? Etait-il près à franchir ce pas ?

    Il se sentit faiblir. La chaleur, voulut-il se persuader. Et pourtant, ce malaise venait de plus profond de lui-même, il venait de ces veines, de son sang, de ce à quoi il était près à renoncer pour la promesse qu’il s’était fait en l’honneur de sa soeur.
    Comme un fantôme narguant, les paroles qu’elle avait eut pour lui revinrent en mémoire ;

    « Et bien moi je pense, qu’un jour tu retourneras à Matroos. Même si nous t’aimons tous à Korrul, ta place est à Matroos. Un jour tu y retourneras, tu y prendras femme et enfants et tu t’épanouiras »

    Il s’était sentit courageux, il s’était sentit mature, mais à présent, il se sentait juste idiot, et étrangement … Las. N’y avait-il sur cette maudite terre, aucune place pour lui ?!
    Il voulait rentrer chez les veilleurs ! Il le voulait pour Lalah. Pourquoi ne pouvait-il rien obtenir sans que quelque chose lui soit enlevé en retour ?! Pourquoi fallait-il que ce cœur qui battait dans sa poitrine , éprouve une si grande affection pour sa vie ici, alors qu’il envoyer tourner dans ses veines un sang d’une autre patrie ?!
    Il avait fait tout ce chemin pour rien alors ? Des rêves sans fondement ? Des chimères ? Toute cette fatigue pour rien ?

    « Matroscien », « étranger ». Ce fut les mots de trop. Thélador ne l’avait même sentit montrer : la colère, une rage furieuse qu’il avait toujours prit soit de rejeter, qui venait de jaillir du plus profond de lui pour s’imposer à lui.

    Ses mâchoires se crispèrent. Et sans réfléchir, il attrapa la lame que le veilleur avait jeté à ses pieds.

    -Je … Suis … KORRULIEN !!!

    Aboya-t-il, transit de fureur, alors que son corps faisait remonter les vieux souvenirs d’entrainement au combat que son paternel lui avait donné enfant.
    Ce n’était que des bases. Rien qui ne lui permette de tenir sérieusement face à son adversaire. Mais qu’importe après tout… Il pouvait bien mourir ici. Qu’est ce que ça changerait ? Il ne pouvait rien battir ailleurs de toute façon. Il serait veilleur, ou mort.

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Veilleur Pourpre

On m'appelle Enaîa Lysean Vara'Da


Infos Personnage
RANG: Bras Droit des Veilleurs Pourpres - Admin
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 28 Ans
Féminin
MESSAGES : 739
AGE : 23
INSCRIT LE : 07/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Harrods
Joyaux : 266
http://www.ile-joyaux.com/t750-croire-en-quelque-chose-et-ne-pas-le-vivre-c-est-malhonnete#17230 http://www.ile-joyaux.com/t726-enaia-lysean-vara-da-terminee#16682
Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Lun 14 Mai 2012 - 15:44

Le soleil ambré, le sable doré et les dunes à perte de vue.

Lorsque Enaïa quitta le QG des Veilleurs Pourpres, la chaleur était accablante. Au sortir du bâtiment frais et plus sombre que l'extérieur, elle dû s'arrêter sur le seuil le temps que ses yeux ne s'acclimatent à la luminosité. Puis, s'avançant lentement, elle se dirigea vers son draoma et grimpa dessus. Elle venait d'assister à la conférence, si l'on pouvait appeler ça une conférence, du nouveau Général Vaaden Jirkin, à propos d'une nouvelle terre découverte. Une terre glaciale d'après ce que l'on en disait. Les Korruliens qui avaient assisté à cette trouvaille n'avaient apparement pas pu descendre du vaisseau à cause de la température. Et les Matroociens qui s'y étaient aventurés avaient essuyé une violente attaque. Ainsi, une équipe de volontaires était formée afin de repartir à l'assaut de cette contrée inconnue. Et de découvrir les mystères qu'elle recèlerait... Tout cela laissait la jeune femme perplexe. Ça ne lui disait d'ailleurs rien qui vaille cette aventure. Comme un mauvais pressentiment. Un danger. Pourtant, la curiosité l'avait poussé à rester jusqu'à la fin de la séance. Elle avait hésité à se porter volontaire. Mais avait finalement renoncé; son but était de protéger Korrul des menaces directes, pas de partir en excursion.

D'ailleurs, elle devait s'en aller à la recherche d'un de ses compagnons Veilleurs afin de l'informer de la réunion et d'une mission. L'officier Bystax Adralpoth, connu aussi sous le sinitre surnom du Démon. Ils se croisaient souvent, avaient déjà travaillé ensembles, mais leur relation s'arrêtait là. D'ailleurs, elle ne pensait même pas que la conversation anodine et amusante soit possible avec lui. Mais dans tout les cas, elle devait bien avouer qu'il était un combattant hors pair.
Poussant son draoma à accélérer l'allure, Enaïa scruta l'horizon sableux. Les dunes, le sable et le ciel se confondaient presque en cet après-midi étouffant. Pourtant, elle cru apercevoir deux silhouettes, au loin. Incertaine au début, elle ralentit sa monture et sauta souplement à terre. Laissant l'animal là, - elle savait très bien qu'elle le retrouverait à la même place en repartant -, elle monta un peu plus haut sur la dune et observa ce qu'il se passait en contrebas. A à peine une vingtaine de mètres d'elle se trouvait le fameux officier qu'elle cherchait, en pleine altercation avec un inconnu. Un homme pâle. Trop pâle pour être de Korrul. Aussitôt, la jeune femme pensa à une menace. Se tapissant comme un animal en chasse, elle s'approcha un peu plus. Prudente. Mais juste assez pour entendre l'homme blanc hurler furieusement :

-Je … Suis … KORRULIEN !!!

Alors, il attrapa la lame plantée à ses pieds et Enaïa se redressa vivement. Elle ne doutait pas des capacités de Bystax à se défendre, ni à réagir rapidement, ou tout simplement à battre cet individu, mais elle préféra intervenir. Au moins pour calmer le jeu. L'homme pâle, sûrement un Matroocien, avait plus l'air perdu qu'agressif. Agile comme un félin, et tout aussi rapide, la jeune femme dévala la dune silencieusement, et se faufila discrètement derrière l'inconnu avant de souffler d'une voix murmurante :

-Que vous soyez Korrulien ou non ne change en rien le fait que vous êtes en position de faiblesse. Posez cela; je suis apte à vous écouter si vous le souhaitez.

Appuyant doucement sa main sur celle de l'homme qui tenait la lame, elle exerca une pression suffisante pour lui faire comprendre ce qu'elle attendait de lui. Puis, posant un regard calme sur son camarade de travail, elle hocha la tête et le salua courtoisement :

-Officier Adralpoth, vous tombez à pique, je vous cherchais !

Ponctuant son salut d'un sourire étincelant, elle garda un oeil vigilant sur l'étranger, prête à répliquer en cas d'offensive, malgré son intervention pacifique.

Spoiler:
 
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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mar 22 Mai 2012 - 13:52

HRP : J'ai rep, étant donné que l'action de Enaîa, touchait plus Thél que Bystax. J'ai préférais te montrer sa réaction tout de suite, pour que tu ai plus de matière Bystax, j'espère que ça ne te dérange pas ^^',


    Son esprit sombra. Il avait glissé dans le noir, jusqu'à se diluer dans les profondeurs saumâtres de son âme ; Là où se terrait son démon. Sa colère… Froide et féroce, qui chaque jour grandissait un peu plus dans sa poitrine. La colère … Oui, il l’avait ruminé des années durant. La laissant grandir au fond de lui, jusqu’au jour ou « la bête » l’avait fait sortir de sa torpeur, la laissant remonter à la surface, libre. Par une fois déjà, elle avait délié ses chaines, et voilà que de nouveau, elle avait bondit hors de sa tanière pour aveugler le matroscien… A un point tel que l’officier n’aurait pas pu la calmer avec des mots. Thélador serait sourd à toutes paroles…

    Et alors qu’il semblait près à se jeter à la gorger du veilleur sans considération pour sa vie comme pour la sienne, une nouvelle arrivée inversa brutalement la tendance… Il la « sentit » dans son dos, au moment même où il sut que ce serait trop tard pour réagir. Il n’avait pas surveillé ses arrières. Il allait en payer le prix…
    Il s’attendait à un coup… Mais ce ne fut pas là où l’avait attendu qu’il le reçu. On lui avait simplement parlé, mais cette voix … C’était celle d’une femme ! Ferme, mais féminine, à ne pas en douter !
    Ses trippes se contractèrent douloureusement. Un frisson glacé lui courra le long de l’échine alors qu’elle posa sa main sur son arme, l’incitant au calme… Et par un reflexe de soumission, et de protection ; il obéit.
    Sa colère sourde fut balayée par la surprise, et pendant un instant il n’eut d’œil que pour la nouvelle arrivante. Elle portait l’habille des veilleurs… C’était logique, il n’avait jamais entendu que la profession était prohibée aux femmes, mais innocemment, il n’avait pas songé à ce « détail »…
    Il n’avait songeait qu’à un milieu masculin, fait de sang et de bagarre. Une présence féminine dans un tel cadre le déstabilisait plus qu’autre chose.

    Instinctivement, il recula. Cherchant à mettre une distance. A préserver son espace vital. Mais surtout à s’éloigner d’elle. Un pas en arrière, et voilà qu’il se sentait déjà mieux… Il essayait de faire le point. De comprendre ce qu’il lui était arrivé. Les propos de Bystax… Sa colère… L’arrivée de la veilleuse. Les choses se remettaient en ordre doucement. Il inspira. Son regard piqua vers le sol, puis remonta vers l’officier.
    Il avait entièrement reprit constance. Sa main serrait toujours l’arme, mais elle lui semblait de trop. Il croisa les bras derrière son dos et dans une attitude qui lui était familière, il resta en retrait. Attendant simplement son tour sans s’offusquer de l’interruption. Il n’était pas l’autorité ici. Et il le savait.


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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mar 26 Juin 2012 - 13:25

    Tout avait déjà commencé. Le marchand était impulsif et ce n'était pas un point positif. Il me cracha être Korrulien ce à quoi je restai stoïque. Voulait-il un gâteau pour le féliciter ? Il venait de Matroos et cela commençait mal, mais il avait encore une chance de porter l'habit pourpre. Son "origine" envoyée à ma personne il se saisit de son arme et commença à se battre. Enfin à tenter de le faire. Je ne daignai pas sortir mes armes, mais simplement observer. Dans sa manière de se déplacer il avait des bases plutôt encourageante, enfin encourageante pour autant que cela puisse se mesurer à quelque chose d'autre qu'à un mannequin d'entraînement. Il avait beaucoup à faire... Je sentis que derrière moi quelqu'un m'observait. Je ne sentais en revanche pas de menace, mais je gardais ma main à proximité de mes dagues de lancer. Je vis une forme se glisser derrière le marchand et mettre une main sur le pommeau de l'épée pour l'arrêter. Je ne souris pas, mais refis tomber ma main délaissant mes dagues cachées dans mon manteau. Apparemment j'étais attendu. Je me rappleai effectivement d'une réunion à laquelle je n'avais même pas eu envie de venir, car je défendais Korrul et rien d'autre. Si ce qui nous servait de général voulait partir, qu'il parte. D'un ton très neutre je dis :[/i]

    "Officier Vara'Da. Cela fait quelques temps déjà que je ne vous ai pas vu. Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne prenez pas la peine de répondre c'était rhétorique. C'est sûrement le Général qui veut me parler de missions n'est-ce pas ?"

    [i]
    Je vis Thélador se mettre en retrait. Bon point. Je me mis à le jauger de haut en bas. Plutôt musclé, mouais, pas mal. Il avait peut-être su potentiel, mais je ne savais pas encore. Je le regardai dans les yeux :


    "Je vois que vous vous êtes rappelé d'une notion que l'on appelle le "respect". Je ne savais pas que c'était enseigné à Matroos."


    Puis je me mis à tourner autour de lui avant de continuer :


    "Tu es trop impulsif. Tu te bats comme un enfant. Tu mets du temps à me respecter.... Intéressant..."


    Mon regard se tourna vers Enaïa :


    "Ce jeune homme voulait devenir veilleur apparemment. Amusant n'est-ce pas ? Qu'en pensez-vous ? J'ai hésité à le tuer, mais je me suis dit qu'il m'amusait."
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Veilleur Pourpre

On m'appelle Enaîa Lysean Vara'Da


Infos Personnage
RANG: Bras Droit des Veilleurs Pourpres - Admin
VILLE & APPARTENANCE : Penjoie
MON AGE : 28 Ans
Féminin
MESSAGES : 739
AGE : 23
INSCRIT LE : 07/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Harrods
Joyaux : 266
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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mar 26 Juin 2012 - 14:52

Les mains de Bystax retombèrent lentement de long de son manteau, ne voyant plus aucune raison de dégainer ses lames. D'un neutre, il me salua et s'enquit de ma présence ici, avant d'y répondre lui-même, sachant pertinemment ce que je venais lui annoncer. L'officier ne portait pas notre nouveau général dans son coeur, il ne fallait pas être niais pour le comprendre. D'ailleurs, il ne semblait nullement accorder d'importance à ses missions, autant qu'à sa personne.

Posant un regard curieux sur l'étranger dont j'avais arrêté la dague, je le dévisageai ouvertement, sans véritable gêne, tandis que j'écoutai d'une oreille attentive les quelques mots de mon camarade de combat. Il lui tourna autour, comme un rapace le ferait avec sa proie. Et il remit en cause sa façon de combattre, son attitude. Pourquoi ? Sa dernière phrase répondit enfin au pourquoi de la venue de cet homme pâle. Il voulait apparemment rejoindre les Veilleurs Pourpres. Un Matroscien ? Faire parti de notre communauté ? Quelle drôle d'idée ! Haussant un sourcil mêlant surprise et ironie, je contemplai de plus belle cet inconnu et m'approchai. Une stature plutôt bien faite pour un combattant. Il devait certe manquer de force et d'agilité, mais cela s'apprenait. Et en lorsque je croisai son regard, d'un bleu intense, je ne pu qu'y lire une farouche détermination,mêlée à une certaine crainte, que je senti à mon égard. Je souri. Indirectement, il me faisait penser à ce que j'étais quelques années plus tôt. Lorsque je devais encore me battre pour avoir et atteindre mes objectifs. Ne le lâchant pas du regard, je soufflai :

" Un prétendant au poste de soldat Veilleur ? Interéssant ! Félicitation Officier, vous avez trouvez le gros lot ! "

Lâchant un sourire, je tournai la tête et j'adressai à Bystax un regard que je voulais complice, tout en sachant très bien que mon humeur ne serait pas partagée. Reportant mon attention sur l'étranger, je plongeai mon regard doré dans le sien, et oubliant tout sourire, demandai d'une voix sévère et dure :

" Pourquoi ? Pourquoi un matroscien voudrait rejoindre les Veilleurs Pourpres , et consacrer sa vie à protéger et sauver Korrul ? Matroos ne vous suffit plus ? "

Fronçant les sourcils, je reculai de quelques pas avant de me retourner complétement. Attrapant un petit coutelas attaché à ma cuisse, je le fis tournoyer en l'air, le rattrapant au bout de la lame et soupirai. Cette histoire était bien étrange. Mais si cet homme était prêt à donner sa vie pour Korrul, il n'y avait aucune raison de lui refuser ce privilège. Tant qu'il savait se battre. Sans prévenir, je me retournai d'un trait, et mon bras fusa. La lame que je tenais une fraction de seconde plus tôt s'envola aussi vite et fonça sur l'inconnu. Qui l'évita de justesse d'un bond sur le côté. L'arme aiguisée ne laissa d'une déchirure nette dans le tissu de la chemise et alla se planter quelques mètres plus loin. Le regard stupéfait et peut être un peu craintif de l'homme se posa sur moi, à mesure que mon sourire s'agrandissait. Le désignant d'un bref geste du menton à Bystax , je déclarai :

" On ne peut pas dire qu'il manque de réflexe en tout cas. Peut-être sa cause est-elle négociable ? "

Ma question était pleine de sous-entendu. Je sentai que cet homme, d'aussi loin qu'il venait, se présentait ici en toute connaissance de cause et avec une réelle détermination. Il était maître de son destin, et ne s'était pas laissé faire face à Bystax. Encore moins face à ma lame. Qu'il avait presque aisement évité. Bien que n'ayant pas visé une partie importante du corps volontairement, je restai surprise qu'il ai eu le réflexe d'anticiper et d'éviter mon geste. Ses capacités de combattant n'attendaient peut-être que de se libérer.



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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mer 27 Juin 2012 - 7:16

La situation lui échappait. Il avait espéré que la jeune femme soit venue transmettre une information, pour ensuite s’en aller… Mais il n’en fut pas ainsi.
Le bras droit, apparemment nullement inquiété par le coup de sang du matroscien, s’enfonça toujours plus dans la provocation, et comble de malheur pour Thélador, il demanda l’avis de la nouvelle…

Planté entre les deux, il se sentait observé, et jugeait de la même manière qu’un acheteur l’aurait fait pour un draoma. Quelle humiliation ! Savaient-ils qui il était ? Un descendant d’une lignée de famille marchande, et l’adopté des cultivateurs Desnolancès ! Voilà ce qu’il était, et on ne l’avait jamais traité avec si peu d’égard qu’à cet instant !
Pourtant, il ne moufta pas. Il ravala sa colère, songeant qu’il avait été arraché à son premier titre, et qu’au deuxième, il y avait presque renoncé en venant ici…
Non que son sang soit noble, les veilleurs s’en ficher sûrement royalement… Les veilleurs pourpres étaient une troupe, et plus que ça une famille ! On renonçait à son ancienne vie pour l’intégrer, et Thélador ne voulait pas paraître snob face à deux personnes contre qui sa force ne suffisait pas… Il soignerait son orgueil froissé plus tard. En attendant, il encaissa les moqueries avec toute la patience dont il était capable.

Le regard de la jeune femme s’attarda sans détour sur lui. Il n’aimait pas ça. Il n’avait jamais aimé qu’une femme korrulienne pose un regard intéressé sur lui. Il trouvait cela … Malsain.
Ses airs décontractés et amusés ne faisaient qu’accroitre ce malaise. Les femmes étaient plus vicieuses que les hommes… Il s’était toujours mit en garde contre ça ; leur faculté à déployer des trésors de tactiques détourner pour arriver à leur fin. Pire était le fait, qu’il lui était incapable de prédire à l’avance les agissements d’une femme. C’est pour cela qu’il préférait s’éclipser plutôt que de se retrouver seul en compagnie de l’une d’elle.

Mais voilà, aujourd’hui, il ne pouvait pas battre en retraite. Il devait faire face. C’est cette méfiance décuplée qui lui sauva sûrement la mise… S’étant attendu à la voir faire quelque chose de louche, il avait réagit au quart de tour quand son projectile avait fusé vers lui.
Son cœur évidemment, avait loupé un battement, et il lui avait jeté un regard surprise et interloqué. Ils étaient tous comme ça chez les veilleurs pourpres ? Insultants et dangereux envers les « autres » ? Ils avaient tous un grain ou quoi ?

Il prit la parole d’une voix qu’il voulait, maitrisée, mais dont il ne pu hotter une certaine froideur :

-En effet, Matroos m’a vu naitre, mais c’est Korrul qui m’a vu grandir, officier Vara’Da, au sein même de la famille Desnolancès. Une dette doit être payée d’argent ou de sang, et ma famille n’avait plus assez de richesse pour payer la commande faite aux cultivateurs Desnolancès. J’y ai donc été envoyé pour la payé de mon sang à l’âge de 11 ans. Cela répond à votre question ?

Il fit couler un regard vers le Draoma de la jeune femme.

-Je n’ai peut être pas, aujourd’hui, les compétences en combat requises pour y être envoyé de suite. Mais je suis encore en âge d’apprendre, et j’apprends vite… Pour le moment, si d’autre de vos membres possèdent des Draomas, j’ai les connaissances pour les soigner, les nourrirent, et réparer l’usure de leur harnachement. Et je puis m’y atteler le temps de ma formation.

Comme pour appuyer ses dires, Modow, son draoma avança son muffle pour lui effleurer l’épaule dans un geste complice.

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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Mar 10 Juil 2012 - 8:39

Le regard chaud et doré de la jeune femme ne quittait pas l'étranger à la peau pâle. Sa curiosité l'empêchait de quitter le lieu, bien qu'elle fut attendue ailleurs; et un certain pressentimment la poussait à croire que cet homme était prêt à beaucoup de sacrifice pour réussir ce pouquoi il avait bravé le désert. Lorsqu'il répondit à Enaïa, d'un ton qu'il voulait calme mais qui suintait la froideur, cette dernière l'écouta attentivement, le visage inexpressif. Quand il eu terminé, elle ne fit qu'hocher la tête, lentement. Elle jetta un regard à son draoma, puis à nouveau sur l'inconnu. Et elle soupira.

Pensait-il vraiment qu'intégrer les Veilleurs Pourpres serait aussi simple ? Elle et Bystax n'étaient qu'officiers, même s'ils acceptaients de l'emmener au QG, les autres membres ainsi que le Général restaient à convaincre de la bonne volonté de cet homme. Même si ce n'était que pour un poste de "larbin" comme le verraient sûrement les autres. Mais c'était un défi comme un autre. En quelques mots, il avait su attirer l'attention de la jeune femme. Et son regard, ainsi que son attitude démontraient assez clairement l'envie dont il faisait preuve. Le général Jirkin était un homme bon et compréhensif, peut-être verrait-il lui aussi un certain potentiel.
Rejetant sa longue natte dans son dos, Enaïa adressa un sourire sincère à l'étranger et dit, calmement :

" Je ne peux pas m'occuper de votre cas pour le moment. Mais votre cause semble être bonne. Si vous avez l'occasion de rencontre notre Général ou d'autres Veilleurs susceptibles de vous conduire au QG pour vous engager, parlez comme vous venez de le faire. "

Elle lui adressa un signe encourageant de la tête. Peut-être ne comprendrait-il pas. Elle avait manqué le tuer quelques minutes plus tôt, et maintenant, elle lui intimait de poursuivre son objectif. Elle sentait, du moins son instinct la poussait à croire que cet homme cachait un potentiel qui ne demandait qu'à s'exprimer et à servir pour la cause de Korrul. Et c'était déjà un bon début. Tournant les talons, elle grimpa sur le dos de son draoma et reprit :

" Je pense que nous nous reverrons très certainement. Bonne chance dans votre quête. Que Ruyn vous suive et vous protège. "

Le saluant, elle se tourna vers Bystax et lui adressa à son tour un signe de tête :

" Officier, je dois vous laisser, une mission m'attend. Ne le tuer pas durant mon absence, il serait dommage de se priver d'un potentiel futur soldat avec les temps qui courent. "

Adressant un dernier sourire aux deux hommes, elle talonna sa monture et disparu derrière une dune, sous l'écrasante chaleur.



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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   - Dim 19 Aoû 2012 - 4:43

[Etant donné le départ de Bystax, ce sujet est terminé. Thélador repart pour réfléchir un peu plus à sa décision]

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Posté dans Re: Quand le saphir rencontre le rubis   -

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