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Commande à la Tour Nord

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On m'appelle Elijah Sölk


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VILLE & APPARTENANCE : Au Sud des Erfeydes (secret) - Early-Dawn (Déserteur)
MON AGE : 25 ans
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AGE : 25
INSCRIT LE : 07/06/2012
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Posté dans Commande à la Tour Nord   - Lun 18 Juin 2012 - 13:44

Rappel du premier message :

Des oiseaux obèses, des bruits de lames qui s'entrechoquent, un souffle long et profond comme celui d'une créature assoupie. Des mots, rien que des mots mais qui faisaient pâlir les enfants et taire les femmes. Les étrangers venus du Ciel n'avaient pour monture que ces récits, aussi flous et peu fondés qu'une légende. Allaient-ils seulement revenir ? Elijah scrutait le ciel à la recherche d'une ombre qu'il ne connaîtrait pas, ses oreilles guettant le moindre bruit. Un souffle long et profond ? A part le vent qui sifflait, il n'entendait rien. Tenter de s'imaginer à quoi ces volatiles aux ailes de métal et en surpoids pouvaient ressembler était une tâche ardues, à chaque tentative d'innovation le Yagock revenait se placer devant l'esprit de création du Factionnaire. L'imagination, qu'est ce que c'est si ce n'est qu'une combinaison de choses que l'on connaît déjà, il n'y a que les enfants qui en ont, les adultes pensent tout connaître et à trop connaître on fini par ne plus inventer. Elijah était un adulte.


Son tour de garde se termina tout aussi vite, un autre irait scruter le ciel à sa place. Le cor passa d'une main à l'autre, ce n'était pas parce que l'aîné Sölk était Second du Clan qu'il était exempt des missions les plus pénibles. Ca tombait bien, pour lui être seul à regarder les cieux ça n'avait rien de pénibles ni d'ennuyant, au contraire, croire entrevoir une silhouette à travers quelques nuages constituait pour lui un divertissement et une mise en haleine sans égale. Si aujourd'hui son tour de garde avant été écourté c'était pour une bonne raison : il s'était porter volontaire pour une autre tâche fastidieuse. Aujourd'hui "La Folle" venait exercer son art au sein même du hameau établi près de la tour.
L'attitude des gens à son égard, ou devrait-on dire à son évocation, avait été à la fois variée et similaire. Une partie des personnes présentes se tut brusquement, regardant ailleurs à la façon d'un enfant ne souhaitant pas attirer l'attention alors que, paradoxalement, ce petit manège était des plus grotesque. Une autre continua sur sa lancée, continuant son chemin et son entreprise malgré la nouvelle, l'absence de réponse avait été aussi équivoque que si Elijah avait soufflé dans le cor. Et enfin, la dernière partie, se mis à parler à voix basse. Le Second était de ceux-là. On lui chuchota quelques rumeurs, rumeurs qu'il connaissait tout aussi bien qu'eux, à croire qu'en parler allait faire en sorte qu'elle changeât sa route pour finalement ne pas venir. Cette comédie dura bien une dizaine de minutes, dix minutes de silence, de travail ou de chuchotements, c'était beaucoup trop. Cette visite n'était, certes, pas banale mais elle n'avait rien d'extraordinaire au point de générer une telle activité, toute relative soit-elle. Elijah serait la personne qui l'accueillerai, pas faute d'avoir eu des volontaires, toutefois des volontaires qui paraissaient soulagés de ne pas être sélectionnés auraient-ils été une bonne chose pour le Clan ? Pas sûr.

La convocation, ou en ce cas-ci plus une sollicitation des services de la Graveuse Folle, avait un but à la fois martial et esthétique. Elijah ignorait si elle avait été briefée avant d'entamer sa route, en fait il se demandait tout simplement comment elle allait venir. Il n'avait au final que très peu d'informations, il en avait eu des pêle-mêle, il savait ce que tout le monde savait... C'était pour dire, rien du tout ou alors tout et rien. Prenant son mal en patience, il buta sur le nom de leur invitée, buter n'était pas le bon verbe, il y avait fort à parier qu'on ne le lui avait jamais dit. Sur ce chemin de réflexion, Elijah était retourner à l'entrée de la bourgade qui s'était installée à quelques centaines de mètre, à peine, du poste de garde qu'il venait de quitter. Il ignorait tout du monde des graveurs de métal et n'en connaissait pas plus sur celui des sculpteurs de pierre ou des joaillier, d'un œil amateur il s'imaginait ça être plus ou moins similaire. Il faut dire qu'il n'avait pas fait carrière dans la bonne branche pour savoir ce genre de détails.
Le Second l'attendait donc à l'entrée de la forge, vêtu d'une tenue tout à fait normale bien qu'une sorte de tissu rouge indiquât qu'il appartenait au Clan responsable du hameau. Ce petit village de fortune, il en connaissait les habitants par coeur, ne serait que pour la bonne raison qu'il y passait plus de temps que dans sa propre chaumière, aux Cimes Hérissées. Il questionna deux-trois personnes qui ne lui étaient pas familières, réponse négative, elles n'étaient pas venues pour graver quoique ce soit.



On m'appelle Elijah Sölk


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Posté dans Re: Commande à la Tour Nord   - Sam 15 Déc 2012 - 10:24

Un face à face, ce n'était sans doute pas ce qu'il cherchait. Voulait-il se battre contre le Gardien ? Aussi stupide que ça puisse paraître il avait la prétention de croire qu'il pourrait au moins le toucher une fois. Il se trompait. Elijah regardait le Gardien, car cette colère ce n'était pas digne de la femme qu'il connaissait, à présent il pouvait s'en vanter, mieux que quiconque. Le doute subsistait, à qui parlait-il ? Il n'en était jamais certain. Autant parfois le Gardien s'amusait à prendre le contrôle et à le clamer, autant il se glissait parfois dans l'esprit et ne changeait qu'un mot dans une phrase. Le Gardien était un serpent et Kataleyah la pierre, soulever l'un risquait de faire attaquer l'autre. Ce que l'Oracle prononça le laissa perplexe, vexé, il l'écouta. Elle l'engueulait, comme on engueulait un enfant qui sortait sans son manteau pendant qu'il neigeait. Oui, ça le vexa, profondément, en partie car il ne savait pas ce qui tenait du Gardien ou de son amie. Et si le Gardien ne faisait que lui faire dire ce qu'elle pensait ? C'était rare, mais pour une fois Elijah se remis en question et son estomac se noua d'abandon, il se sentait si seul, si démuni face à un discours aussi cru, et aussi vrai. Car si Kataleyah le disait, ça voulait dire que, quelque part, elle devait avoir raison. Il détourna son regard, l'enfant n'avait pas compris sa bêtise mais le fait que son père lui fasse la morale l'empêchait de le regarder dans les yeux. Après tout, le Gardien ce n'était pas Dieu, c'était qu'un père qui n'aimait pas l'émancipation de ses enfants. Il l'écouta, fixant le sol en y voyant défiler des tonnes d'évènements sans rapports, juste pour couper ce dialogue qui lui faisait tant de mal. Une certaine tristesse germait dans sa gorge.

Le discours du Gardien, ou de Kataleyah, car il ne savait toujours pas sur quel pied danser, était hors de portée d'Elijah. Il n'en comprenait que la moitié, il se sentait ignare et autant dire qu'il détestait ça. Sa colère s'était retournée contre lui, le Gardien savait y faire avec ses enfants. De l'autre côté ? Elijah redressa ses yeux perdus dans ceux de son amie. Qu'y avait-il de l'autre côté ? Et si le monde n'était pas si grand que ça, qu'y trouverait-il ? Une terre ? La mort ?... Parler au Gardien, ça avait l'air plus spirituel que de trouver une nouvelle terre, cette idée lui fit presque peur. Fallait-il qu'un erfeydien meurt pour parler à son "créateur" ? C'était idiot, ça n'avait pas de sens.
Elle avait beau faire semblant de l'avouer, tout le monde savait que le sacrifice des mäluinnes était beaucoup plus grand que ce qu'ils avaient à offrir aux autres. Et si les exilés des Trois Glaciers n'avaient rien été de plus que des enfants ayant eu soif de liberté... Il était trop tôt pour le dire, ce monde là ce n'était pas celui d'Elijah et à peine y mettait-il une pensée qu'elle s'emmêlait et faisait tomber celles qui tentaient de l'aider. Il y avait quelque chose qui n'allait pas dans ce plan qu'elle lui avait fourni, il manquait un truc, un semblant de rien mais qui donnait l'impression d'une tâche d'encre sur une feuille vierge. Pourquoi maintenant ? Pourquoi lui précisément ? Et puis cette idée de faire un bateau à la fois moderne et désuet. Le relancer sur ce projet avait été le plus grand tremplin de sa vie, il allait retrouver beaucoup de gens qu'il avait perdu de vu, mieux, peut-être quitter cette île et son dictateur. Avant tout ça il y avait des choses à régler, sans parler de paperasse, on pouvait dire que ce n'était que des formalités. Almarik serait d'accord, il en avait l'intime conviction. Et peut-être qu'auprès de lui il se sentirait moins minable, moins petit. Bizarrement Elijah s'était montré silencieux, il se tourna sans mot dire, attrapa un manteau de peaux. Alors qu'il l'enfilait vulgairement, il s'adressa à Kataleyah :

‒ « Je pensais que t'étais différente, il pouffa la stupidité de cette conviction, qu'au-delà de l'Oracle il y avait quelqu'un qui méritait une véritable attention, ne serait-ce que d'une personne. »

Il finit de se couvrir, vérifia d'un coup de main ses affaires et commença à marcher vers la porte. Il avançait d'un pas décidé, tout portait à croire qu'ils allaient en rester là, pourtant sur le pas de la porte, Elijah se retourna à moitié, fixant ce qui s'apparentait à un montant, il savait que le regard de l'Oracle lui serait trop lourd :

‒ « Et jusqu'à preuve du contraire, je le pense encore. En fait, tu as raison, je n'ai rien compris... il releva son regard, un sourire résolu aux lèvres. Je trouverai, et tu seras tranquille. »

Il parlait du moyen de les séparer, d'éjecter le Gardien d'un mäluinne. C'était possible, oui, mais il ne savait pas comment, ni pourquoi ça fonctionnerait. Ca restait assez utopique, mais ça le laissait rêveur, une Kataleyah qui n'était plus victime de sautes d'humeurs ou de visions étranges. Qu'elle ait envie ou non de cette séparation lui importait peu, l'Oracle et le Gardien n'étaient pas en symbiose, le Gardien rongeait l'Oracle, l'écrasait, ça avait toujours été comme ça. Alors pour elle, pour lui aussi, il le ferait, il trouverait le moyen de la libérer. Et ce même si elle ne semblait pas appeler ça une "libération". Pour le moment il avait une promesse à honorer, ce navire, ce projet, il le ferait mais pas pour l'unique but d'aller de l'avant.
Elijah franchit le seuil de la porte, son pied l'éclaboussa. Une flaque d'eau ? Machinalement il regarda au-dessus de lui, pas un flocon n'était resté sur le toit. La bâtisse faisait tâche dans ce paysage de neige. Ce fut à ce moment là que le Second réalisa l'ampleur de sa colère, ou était-ce dû au baiser ? Il fallait oublier tout ça, Kataleyah n'avait pas tout à fait tort, ça avait été une erreur. Demain il partirait, après-demain il rentrerait, mais sans savoir ce qu'il y retrouverait. Il nia de la tête cette flaque d'eau géante, unique témoin de leur mésaventure. D'un pas pressé, il remonta tout le village jusqu'à disparaître derrière les bâtiments militaires. Jamais ça ne lui avait été aussi difficile de retenir des larmes, et pourtant il n'en versa pas une.
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On m'appelle Kataleyah Teim-Cruan


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Posté dans Re: Commande à la Tour Nord   - Sam 15 Déc 2012 - 17:41

Lorsqu'il croisa à nouveau son regard, Kataleyah y lu toute la peine qu'avait causé les mots du Gardien par sa bouche. Il n'y avait presque plus de colère. Il était blessé. Elle l'avait blessé, par la parole. C'était pire que le fil tranchant d'une lame et elle put à peine esquisser un geste vers lui que le Gardien s'aperçut de son relâchement et raffermit son emprise. Il l'écarta sèchement, avec agacement. Cette hôte devenait de moins en moins coopérante... mais c'était là la dernière pour lui. Les siècles d'hibernation avait fini par atteindre son esprit et l'avait affaibli. Après elle, il ne pourrait sûrement plus nouer de lien avec un erfeydien, et sa race s'éteindrait dans l'ombre des glaciers. Être parmi les derniers de son espèce, c'était un héritage lourd à porter, même pour une créature divine. Et pourtant, le temps avait endurcit le cœur du Gardien, sa colère d'antan apaisée, mais son âme était aussi froide que cette île prison. Il partagea sans broncher la vive douleur de son hôte lorsque celle-ci ne pu que regardait, impuissante, son ami lui tournait le dos. Aussi rigide qu'une tour de pierre à l'extérieur, les murs intérieurs s'effritaient comme de la terre sèche à mesure que le second parlait. Kataleyah hurlait, frappait l'air, tendait son esprit de toutes ses forces, cherchait la moindre faille pour reprendre le contrôle de son corps. Rien n'y faisait. Elle s'épuisait comme jamais tout en sachant que désormais, rien de ce qu'elle pourrait dire au second n'effacerait ce qui avait déjà était prononcé.
Dès lors qu'elle avait franchit la limite du raisonnable, elle avait su qu'elle devrait en payer le prix. Sotte qu'elle était ! Faible, influençable, égoïste. Elle méritait tout ceci. Qui sème le vent récolte la tempête ! Elle aurait presque pu rire à cette pensée, si ses entrailles n'était pas aussi noué de remords.
Les dernières paroles d'Elijah vinrent à elle sans prendre de sens. Elle ne vit pas son sourire, elle n'entendit pas la porte se fermait. Le vent qui sifflait depuis le début s'arrêta soudain. Lorsque le Gardien prenait possession d'elle, la jeune femme perdait toute notion de temps et d'espace. C'était comme si son esprit flottait dans une brume sombre et dense, humide, froide. Parfois, un brise chaleureuse caressait son esprit. Elle la saisissait sur le champs avant de la perdre définitivement, puis elle se laissait aller aux doux souvenirs que lui envoyait son maitre et protecteur pendant qu'il agissait à sa place comme elle le faisait si souvent en son grand nom. Cette fois là, c'était une véritable purée de poids qui s'infiltrait dans ses poumons absents. Elle suffoquait, happait le vide comme un poisson hors de l'eau à la recherche d'oxygène. La panique la gagnait, la peur de l'abandon, de replonger dans cette crevasse sombre, au pied des Glaciers. Là où elle avait cédé pour la première fois à l'appel du Gardien, quinze ans auparavant... Elle tâcha de retrouver son calme, se raccrocha à une idée sûre, un souvenirs encore inviolé. En restait-il ? Avait-elle encore son ancre ?
Non. Plus d'ancre, plus de mémoires intactes. Plus d'Elijah. Elle devrait compter sur elle même. A peine réalisa-t-elle cela qu'elle s’aperçut de son erreur. Lui, il était toujours là. Il ne lui avait pas tourné le dos dans ses moments de faiblesses. Il savait tout d'elle, il la protégeait depuis son enfance. Cette fois où, âgée d'à peine cinq ans, elle avait manqué traverser la glace fragile qui recouvrait le lac. Cette fois encore où elle avait miraculeusement réchappé à l'attaque d'une aranelia. Elle ne pouvait être en colère contre cet être sublime qui l'avait choisis, elle et non un autre. Plus que quiconque, l'oracle connaissait les motivations du Gardien. Il n'y avait rien de nuisible à l'épauler dans sa quête. Cette idée lui apporta un peu de réconfort. Elle l'aurait même contentait, s'il n'y avait pas eu... plus. Ce baiser, aussi brève fut-il, comment ne pas l'oublier ? Il avait éveillé des choses en elle, insoupçonnables, nouvelles. Elle ne comprenait pas tout, mais elle désirait tant suivre ce chemin là. Avant, c'était facile de faire semblant, de prendre ses distances, de jouer à chat. Elle rendossait son rôle de guide comme on enfile une chemise. Pourrait-elle encore le faire ? Plus elle y songeait, plus elle en doutait. Quoi qu'elle décide, elle perdrait gros. Le Gardien avait été généreux, dans un sens, en décidant pour elle. Ses dures paroles avaient fait le travail à sa place. Là voilà libérée d'un doux rêve inaccessible ! Devant ce constat, elle lâcha toute prise sur son corps et se laissa choir dans la brume qui l'encerclait.

Comme piqué par un insecte, l'hôte réagit enfin. Le Gardien ne comprit pas tout de suite ce qui se passait, il sentait juste le corps qu'il occupait se refroidir maladivement. Il tendit son esprit vers Kataleyah et ne la trouva pas. Puis faiblement, il perçu les échos de sa conscience. Aussitôt, il plongea à sa poursuite dans l'abysse sombre des êtres immatériels. Il eut peu de mal à la repêcher, et la remonta à la surface lovée dans son souvenirs le plus agréable qu'il avait à lui offrir.
Douce enfant, tu te laisses ensevelir par tes émotions. Ne te tourmente pas ainsi, tu n'as pas perdu ton ami et notre quête a prit un nouveau tournant. Bientôt, la nature retrouvera son équilibre...


¤¤¤¤
Peu avant l'aube, Kataleyah se réveilla aveuglée par la neige qui lui renvoyait les premiers rayons du soleil droit dans les yeux. Elle se redressa péniblement sur un coude et s'arrêta là. Son corps entier hurlait de douleur. Son regard moins embrumé lui dévoila une vallée en contrebas. En tournant la tête, elle reconnu le bois qui parcourait le sommet de la basse colline au sud de la Tour de Garde. Le vent porta à ses oreilles le chant de la rivière, au pied de l'autre versant. Avait-elle vraiment passé la nuit sous les arbres, comme un animal ? La fourrure autour de ses épaules confirma cette réflexion. A défaut de lui épargnait l'inconfort des hautes branches, elle l'avait plutôt bien isolée du froid mordant des Erfeydes. La jeune femme grimaça autant que ses muscles protestaient leur raideur alors qu'elle retrouvait une position plus propice à l'observation. Elle détacha machinalement la corde qui enserrait sa taille et entreprit de descendre de son perchoir, non sans avoir au préalable vérifier que la zone était déserte. Un frisson la parcourut. Elle aurait donné cher pour retrouver l'air chaud et alcoolisé d'une bonne taverne ! Soif, oui elle avait la gorge sèche. Faim ? Non. Elle baissa les yeux sur ses vêtements tâchés de rouge. Le Gardien s'était occupé de cette partie là pour elle. Il ne lui restait plus qu'à regagner le camps, se laver de toutes traces de chasse sauvage, passer outre la journée précédente et faire ce pourquoi elle était destinée : guider le peuple des Erfeydes.



Sign @Thélador



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