AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]

avatar

On m'appelle Isidro l'Mécano


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle - Hélios
MON AGE : 36 ans
Masculin
MESSAGES : 1378
AGE : 24
INSCRIT LE : 23/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Isidro
Joyaux : 65
http://www.ile-joyaux.com/t754-isidro-l-mecano
Posté dans Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Lun 9 Juil 2012 - 16:03

Le cœur de Korrul, l’Hélios devait atteindre le cœur de Korrul ! Plus facile à dire qu’à faire ! Car la Ceinture de Feu compliquait tout ! A cause des fortes chaleurs, les moteurs pouvaient surchauffer puis exploser ! Et s’ils marchaient correctement une mort bien plus atroce les attendait : l’Hélios ne serait jamais assez rapide pour que la majorité de l’équipage survive à la traversée ! D’autant plus, que c’était un autre désert qui les attendait après ! Moins hostile que la Ceinture, mais ça restait quand même des conditions difficiles ! Un espoir subsistait tout de même, une région était plus clémente que les autres dans la Ceinture : le Passage Ardent ! Zone dont le passage serait possible pendant le Festival de Bonne-Entente !

Mais un autre problème se posait… éviter tous les systèmes de sécurité ! Heureusement l’esprit simpliste et fou des pirates avait une réponse à tout ! Pour éviter la sécurité, il fallait être plus rapide qu’elle, donc booster l’Hélios ! Et c’est dans cette optique que les mécaniciens eurent l’importante mission de rajouter des fusées pour rendre le navire plus rapide pendant la traversée du Passage Ardent ! En voici une idée qu’elle était bonne ! A condition que ça tienne assez longtemps et que ça n’explose pas d’un coup !

Isidro se leva tôt pour s’occuper de cela, et tous les mécaniciens du rafiot étaient conviés à cette tâche, même la petite nouvelle.  LA nouvelle…  Ce matin il devait travailler avec elle, faire sa connaissance, la tester,… Car ce n’était pas lui qui l’avait recruté, mais un collègue mécanicien en lequel il avait totalement confiance. Et Isidro ayant toujours un caractère de cochon lorsqu’il est à Vanylle, il a pris l’habitude de laisser son collègue gérer le recrutement des mécaniciens. Mais le second du navire, rien qu’en pensant au sexe de ce nouvel élément, restait perplexe, et pensif. Il n’avait jamais eu à faire à une femme, est ce que ça allait changer beaucoup de choses ? Et si elle était séduisante ? Comment devrait-il s’y prendre ? Il avait les yeux baladeurs, et si elle le remarquait ?! Bref, un réveil bien difficile, durant le lequel il se convint que la petite nouvelle était moche, même s’il ne la connaissait pas ! Puis de toute façon, il lui préparait un petit coup pour la remuer dès le début ! Les matelots mous ne sont pas acceptés sur l’Hélios, et il comptait bien la tester !

C’est pour cela, qu’il se rendit sur son lieu de travail une heure avant l’horaire qu’il avait donné à la nouvelle ! Il voulait voir comment elle allait réagir en réalisant son retard dès sa première intervention ! Retard inévitable, mais retard quand même ! Allait-elle se dégonfler ? Passer tout son temps à s’excuser ?  Suspense ! Il se rendit dans un petit sas, où étaient entreposés une longue corde, d’étranges bottes de fer, et plein d’autres objets pour partir à l’aventure ! Isidro allait travailler sur une aile de l’Hélios, à un kilomètre d’altitude, et malgré le vent, mais c’était son travail ! Il mit un grand manteau  de fourrure contre le froid, et un bonnet de cuire, sur lequel étaient déjà fixées des lunettes pour se protéger les yeux du vent. Quant aux bottes, il les mit aussi, car elles servaient à garder l’équilibre sur l’aile en dépit de tous les aléas d’une sortie pendant un vol : la semelle pouvait créer un champ magnétique, à intensité variable, pour rester plus ou moins accrocher à l’aile. Bien entendu, tout était en double pour la nouvelle ! Qui allait devoir se débrouiller comme une grande pour tout enfiler ! Il s’attacha à la corde de sécurité puis ouvrit la porte qui donnait vers l’extérieur. Le ronronnement des moteurs laissa place au bruit du vent.

Maintenant qu’il était prêt, il commença par marquer sur l’aile l’emplacement de la fusée qu’ils allaient placer. Il retourna ensuite dans le sas pour vérifier ses calculs, car il eut un doute idiot, puis repartit sur l’aile préparer le terrain. Une fois dégagée, il alla chercher la fusée, que d’autres pirates avaient amené dans le sas pendant ce temps. Il commença à la tirer, mais elle était trop lourde. Il alla donc s’asseoir tranquillement au milieu de l’aile ( l’un de ses endroits préférés ), et mis au maximum le champ magnétique de ses bottes pour ne pas tomber bêtement. Il n’avait plus qu’à attendre l’arrivée de la nouvelle, qui ne devrait plus tarder.




Merci Thélador !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Mar 10 Juil 2012 - 4:34

Liz' n'avait pas fermé l'oeil de la nuit.
La veille sa quête avait été fructueuse et elle était tombée sur un mécanicien de l'Hélios au détour d'une taverne. A sa grande surprise c'était lui qui était venus l'aborder, lançant la conversation en constatant qu'ils avaient à peu près les mêmes tâches sur les mains. De fil en aiguille ils en virent à parler boulot, son interlocuteur avait sur lui une boussole en sale Etat et Liz" ses minis tournevis fétiches. Quelques secondes suffirent pour que le défis soit lancé et au vus du regard surpris du mécanicien elle l'avait relevé avec brio. Dire que c'était son jour de chance était un euphémisme, l'homme venait de lui proposer un poste sur l'Hélios, sans qu'elle ait à supplier ! C'est avec un immense sourire qu'elle sortis de la Taverne, un entretien test avec le mécanicien en chef le lendemain matin en poche.

Elle le suivit alors jusqu'au vaisseau, il lui expliqua que l'Hélios ne s'attardait jamais à quais et que si elle souhaitait faire partis de l'équipage elle devait prendre sa décision maintenant ou jamais.
Ils firent un crochet par son logement (une pièce étriquée meublé d'un matelas). Elle prit sa précieuse caisse à outil et quitta l'endroit sans se retourner.

Arrivé sur l'Hélios l'homme la conduisit à sa cabine, elle devait être deux fois plus spacieuse que son précédent logement. Un vrai rêve. Il la prévint alors de surtout arriver bien à l'heure le lendemain car le mécanicien en chef n'était pas réputé pour être commode. Elle était toujours ponctuelle et ne prendrait pas le risque de se mètre à dos son supérieur dès le premier jours ! Elle ne savait pas encore que le mécanicien en Chef en question en avait décidé autrement..

Ce fut donc avec une heure de retard pil poil qu'elle se présenta sur l'aile ou l'attendait le Tyran à la plaisanterie de mauvais goût. Le regard courroucé elle avait envie de lui coller un bon coup de marteau dans les gencives, mais frapper son patron n'avait jamais accéléré une promotion.
Il ne bougeait pas du centre de l'aile et elle devina que c'était à elle de le rejoindre. Oui mais comment faire? ils étaient en plein vol et si elle s'avançait vêtue comme elle l'était le vent aurait tôt fais de l'emporter tel un vulgaire chiffon.
Un sas se trouvait sur sa droite, elle décida d'y pénétrer, après tout elle n'avait rien à perdre. Son intuition avait été juste et à l'intérieur elle trouva une paire de bottes ainsi qu'un casque et un manteau. Elle n'allait certainement pas mètre sa tête dans ce satané casque, les pirates ont souvent une hygiène capillaire douteuse, elle pris donc ses propres lunettes et noua ses cheveux en un chignon serré. Le manteau était un peu grand mais il ferait l'affaire, le véritable soucis se situais au niveau des bottes... Elles devaient être de taille 46 au bas mot et Liz' chaussait du 35. Sa sécurité allait être amoindris mais c'était ça ou se défiler, et Liz' n'était pas une trouillarde, elle avait même hâte de voir la trempe qu'il allait lui passer pour son retard. ça lui permettrai de voir si elle pouvait contenir son sang froid en toute situation. Elle bourra quelque chiffon au fond des bottes pour que celles-ci lui tiennent un minimum aux pieds puis sortis sur l'aile. Elle fit deux pas puis déchaussa d'une botte manquant de se casser la figure. Elle avait oublié de diminuer le champ magnétique de celle-ci. Reprenant son souffle elle remis son pied dans la botte et ajusta le réglage des deux bottes. Quelle belle entré en matière !
La traversée jusqu'au mécanicien se fit sans autres incidents. Arrivée à destination elle plongea son regard améthyste dans celui de son interlocuteur et dit

-'bonjour, je suis Liz' 'elle lui tendit alors une petite main de poupée tachée de noir
avatar

On m'appelle Isidro l'Mécano


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle - Hélios
MON AGE : 36 ans
Masculin
MESSAGES : 1378
AGE : 24
INSCRIT LE : 23/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Isidro
Joyaux : 65
http://www.ile-joyaux.com/t754-isidro-l-mecano
Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Mer 11 Juil 2012 - 16:05

Ah ça y est, elle était enfin là ! La première chose qu’Isidro remarqua, fut sa silhouette : un petit bout de femme ! C’était parfait, comme ça elle pourrait bien se faufiler partout dans la salle des machines, et ceci épargnerait de nombreuses heures de tortures à son dos. Pendant qu’elle était en train de faire ses premiers pas sur l’aile il diminua l’intensité de ses bottes puis se leva. Une chose était sûre, cette jeune femme n’avait pas froid aux yeux ! Pour venir comme ça sur l’aile malgré ces conditions difficiles, et regarder dès les premières secondes son supérieur droit dans les yeux, elle avait forcément un fort caractère ! Bon… elle avait failli tomber, mais c’était sa première fois, on pouvait l’excuser, pour l’instant. Le mécanicien nota les bons et mauvais points de son entrée, dans un coin de sa tête, puis continua de la tester. Il la fixa droit dans les yeux en retour.

« Vous êtes en retard. Bon début. »


Il serra rapidement la main de poupée en se demandant si finalement elle n’était pas un trop petit gabarit ! Mais il avait confiance en son collègue, si elle était là, c’est qu’elle devait vraiment avoir quelque chose de spéciale. Heureusement, grâce à tout l’équipement à porter contre le vent, les yeux baladeurs d’Isidro n’avaient rien à chercher, et cela le réconforta. Une telle idiotie pendant ce premier contact aurait été un désastre ! Une perte totale d’autorité dès le début. Le vent soufflant dans ses oreilles, il dût presque crier pour être sûr qu’elle l’entendait bien. Il n’attendit pas la réaction de la petite nouvelle pour continuer de parler.

« Isidro, je suis votre supérieur. Je donne les ordres, vous exécutez. Tant que vous suivrez mes ordres, et que vous serez capable d’accomplir correctement les tâches demandées, vous serez toujours la bienvenue. Dans le cas contraire vous… vous… je n’aimerais pas être à votre place… L’Hélios, est un petit bijou, c’est une horloge bien réglée, une usine volante, de longues années d’aventure, le fruit d’un travail de qualité ! Oui… bon… on dirait pas, mais les faits sont là, l’Hélios tient toujours malgré les décennies et les abordages !
Durant un abordage… »


Isidro la pointa du doigt, pour être sûr de capter son attention !

« … la coordination des actions est primordiale, je veux être sûr de pouvoir compter sur chacun de mes mécaniciens ! L’urgence ne laisse pas de place au doute, car le doute, lui, laisse place à la mort ! Dites-vous bien, qu’ici, vous ne serez jamais seules ! Cela signifie deux choses : en cas de pépin nous serons toujours là pour vous aider ! Mais surtout, que vous devez nous aider avant tout, donc bien bosser ! Chose uniquement possible si vous m’obéissez ! Compris ?
Maintenant vous allez me montrer ce que vous valez ! Aujourd’hui nous devons déplacer cette fusée, et la fixer à l’aile là où j’ai fait des marques ! Elle nous permettra plus tard de piquer un sprint et sauver nos fesses pendant une… excursion plutôt… risquée ! Dites-moi ce que vous comptez faire pour l’installer, montrez moi ce que vous valez ! Et si vous avez des questions, dites-les ! »


Isidro se figea à côté de la fusée, en luttant contre le vent qui poussait son corps vers le vide. En même temps il attendit la réaction de Liz’. Elle avait peut-être des remarques à faire, ou des questions à poser. Mais dans un premier temps, le mécanicien était curieux de voir ce qu’elle allait proposer pour déplacer la fusée !




Merci Thélador !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Jeu 12 Juil 2012 - 14:36

Il venait à peine de se présenter qu'Isidro entamait déjà son refrain de 'c'est moi le chef t'as compris demie-portion?'
Lorsqu'il lui avait serré la main Liz' avait perçu un éclair de scepticisme dans son regard et elle savait pertinemment ce qu'il devait penser. Quelque chose dans le genre 'Alors déjà c'est une femme, et en plus elle est naine, il faut que je trouve un moyen de la faire tomber d'ici "accidentellement"' pour la dernière phrase elle n'était pas sure et espérais vivement avoir un peu trop extrapolé. Elle n'en restais pas moins sur ses gardes, on ne sait jamais avec ces pirates, tous des cinglés ! Plus tôt ce matin elle avait même cru en apercevoir un dont le visage était partiellement masqué, L'effet était lugubre car le masque avait l'aspect d'un crâne. Délaissant cette pensé qui était loin de la rassurer elle prit la décision de rester bien vigilante et de surveiller ses arrières.
Il continuait à blablater... A ce moment il pointa son doigt dans sa direction, comme si il avait compris qu'elle était déjà loin. Elle se reconcentra sur ce qu'il était entrain de dire, pendant une demie seconde... Puis elle se dit que c'est qu'il parlait presque plus qu'elle le saligaud! Ha enfin terminé, et bien ce n'était pas trop tôt !
Mal grès son esprit qui avait pas mal vagabondé lors du discours de son supérieur elle avait saisis le principal "moi chef, toi obéïr, si toi pas bon boulot toi par dessus bord, toi déplacer fusée, si toi pas réussir toi par dessus bord !' Liz' soutenait toujours le regard d'Isidro. Elle lui dit alors

-" vous savez j'ai quasiment travaillé toute ma vie sur les docks à quais dans un environnement exclusivement masculin, je sais ce que vous tenter de faire, l'intimidation et vôtre discours de maître des lieux. Je ne m'attendais pas au coup du 'je vous donnes une mauvaise heure comme ça vous arrivé en retard' c'était bien joué. Enfin tout ça pour dire que je sais que vous avez le pouvoir ici, que si j'ai accepté de venir ce n'est pas dans le but de saboter vôtre vaisseau ni de contester vôtre autorité. Pour ma part je donnerais toujours le meilleur de moi même si j'ai l'assurance de ne pas être jetée par dessus bord à la moindre erreur... "
Elle fit une petite pause essayant de déchiffrer l’expression faciale de son interlocuteur, sans succès.
-"Je ne suis pas venue ici pour être traitée de la même façon qu'à quais, sinon j'y serais restée. Je conçois que vous devez me tester pour pouvoir juger de mes capacités, mais être un supérieur sympathique n'a jamais tué personne.'

Elle esquissa un sourire. Elle espérait qu'Isidro n’interpréterait pas mal ses paroles, ça n'étais pas de l'insubordination, juste un ras le bol. Elle sortait d'un quais remplis de tocards matchos qui jouaient les gros bras, elle souhaitait s'affirmer ici dès le début pour ne pas laisser les mauvaises habitudes s'installer. Si elle voulait un poste à responsabilités il fallait que son supérieur l'en envisage capable dès le début.
Ne laissant pas l'occasion à Isidro de la balancer par dessus bord si jamais c'était ce qu'il avait envisagé elle tourna les talons. Pour être tout à fait exacte elle se retourna quasiment dans ses bottes, ne voulant pas déchausser une nouvelle fois elle dut s'aider manuellement. Ensuite aller jusqu'à la fusée fut moins laborieux. Elle oublia alors complètement Isidro.
Elle avait une mission, sa concentration était totale. Elle passa sa main sur la fusée et fit glisser son regard sur elle pour en évaluer le gabarit. Impossible pour elle de la tirer jusqu'au milieux de l'aile, elle doutait que l'aide de son supérieur y change quelque chose.
-"Alors ma belle, tu n'es pas venue ici toute seule, il doit bien y avoir un moyen de te déplacer...'
Liz' ne s'aperçut même pas qu'elle parlait à un booster de réacteur alors qu'elle réfléchissait à un moyen de déplacer la chose. C'est alors qu'elle observa un renfoncement sur la fusée qui était posée horizontalement sur l'aile, elle ne roulerait pas. Cependant elle avait déjà connus des cas similaire lorsqu’elle travaillait dans les docks. Bien que sa spécialité ne soit pas le déplacement d'objets lourds elle avait du s'en charger quelques fois.
Un dispositif à placer dans le renfoncement de la pièce la soulevait d'une dizaine de centimètres, il était alors possible de fixer en quelque secondes des sortes de mini 'roulettes' sous la fusée et ainsi la déplacer aisément. Seulement cette fois-ci elle devait effectuer la manœuvre à plus d'1km au dessus du sol et le vent risquait d'être plus fort qu'eux et d'emporter leur pièce. Tout en réfléchissant elle se dirigeât vers le sas ou elle s'était équipée précédemment. Elle en sortis avec une corde qu'elle avait fixée à un pillié du sas qui soutiendrait sans problème le poids de la fusée si jamais elle tombait dans le vide.

- "j'aurais besoin de vôtre aide pour l'arnacher'

dit elle en brandissant un bout de corde. Décidant de l'intégrer à la manœuvre et de lui présenter son plan elle expliqua à Isidro dans le détail son idée et le fonctionnement du dispositif. Entre temps l'inspiration était venue concernant une installation pour pallier les effets du vent. Démonter le dispositif de semelle génératrice de champ magnétique d'une botte et le fixer au niveau du renfoncement, une fois les mini-roulettes en place le champ magnétique devrait maintenir la stabilité de la fusée tout en leur permettant de la déplacer. Arnacher la fusée leur assurerait de ne pas la perdre en cas de secousse imprévues. Elle avait terminé son discours d'explications et attendait d'avoir le feu vers du chef pour mètre en pratique... Ou son veto et une nouvelle salve de remontrances et d'explications...
avatar

On m'appelle Isidro l'Mécano


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle - Hélios
MON AGE : 36 ans
Masculin
MESSAGES : 1378
AGE : 24
INSCRIT LE : 23/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Isidro
Joyaux : 65
http://www.ile-joyaux.com/t754-isidro-l-mecano
Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Lun 16 Juil 2012 - 16:08

Oh, cette petite plaisait beaucoup à Isidro, ce n’était plus une supposition, mais une certitude : elle avait du caractère ! Le mécanicien ne put s’empêcher de sourire pendant sa réponse, voire même de rigoler un peu. Sa réaction était prévisible, et tout à fait justifiée ! Elle voulait marquer ton territoire, montrer qu’elle n’était pas un esclave à sa solde, mais une femme, une être humain et toutes les règles de respect qui allaient avec ! Elle oubliait juste un petit détail dans sa réponse, le détail qui faisait toute la différence. Mais il n’eut pas le temps de répondre ! Lisbeth lui tourna le dos, et se mit tout de suite au travail ! Le mécanicien la laissa faire, mais restait quand même bien attentif ! Car si elle faisait péter ici la fusée, ils y laisseraient la vie, l’aile se détacherait, et l’Hélios perdrait un précieux moteur !

Il resta silencieux, ne bougea pas d’un millimètre, les jambes raides, les bras croisés et la tête légèrement penchées. Seulement ses yeux montraient des signes de vie, il la suivait du regard. Il fut agréablement surpris par l’apprentie mécanicienne, elle était moins bête qu’elle en avait l’air. Une solution un peu compliquée, mais efficace ! L’esprit maniaque et vantard d’Isidro le poussait à faire forcément une petite critique, ou à trouver une autre solution, mais après de grands efforts il se retint ! Approuver la solution de Liz’ lui donnerait confiance en soi, et elle deviendrait plus efficace ! Et ainsi il pourrait gagner son respect pour mieux la corriger plus tard. Vu son caractère, lui montrer une solution alternative la vexerait et lui donnerait encore plus envie de lui désobéir ! D’autant plus qu’il venait déjà de lui faire la morale… Non, son expérience de Mécanicien en Chef lui avait appris quand est-ce qu’il valait mieux caresser dans le sens du poil ! Mais il lui répondit quand même pour tout à l’heure en ignorant complètement son travail sur la fusée. Isidro la prit par les épaules et plongea son regard dans celui de l’apprentie. Un contact physique favorisait deux choses : l’interlocuteur paraissait plus amical, et le partenaire était beaucoup plus attentif. Puis, elle avait bien dit «être un supérieur sympathique n'a jamais tué personne ». Par contre, elle devait faire attention maintenant, si elle abusait de son numéro de chien qui pisse partout pour marquer son territoire Isidro ne resterait pas si souple.

« Oui ! Héhé, tu ne veux pas saboter l’Hélios, tu veux l’aider, faire de ton mieux, montrer ce que tu as dans le ventre, être respectée, c’est bien, tu as du caractère et c’est un bon point ! Le petit problème, c’est qu’ici, personne ne te connaît, on ne peut pas encore te faire confiance ! Et comme tout le monde tu seras traitée au départ, comme un inconnu auquel on ne peut pas encore avoir confiance. Personne n’y échappe, tu commences en bas de l’échelle ! Tu vas travailler, faire tes preuves, monter, et être respectée, mais sois patiente, comprends le. Toi tu te connais, mais nous non ! Quant au discours sur le fait d’être une femme dans un univers d’homme ! Ca ne marche pas ! Comme je viens de dire, tout le monde commence en bas et doit faire ses preuves, pas d’exception pour les femmes ! Des questions ? »

Isidro la laissa répondre si elle avait quelque chose à dire, puis se concentra sur le plan de son apprentie. Il lui dit rapidement que c’était bon, mais surtout, qu’il était temps de se mettre à bricoler ! Assez de parlote pour l’instant. Il alla dans le sas et hurla qu’une cinquième botte magnétique serait nécessaire. Une fois là, ils firent ensembles ce qu’ils avaient à faire. Le mécanicien en profita pour donner quelques conseils à Lisbeth sur de petits gestes simples pour se simplifier la vie, ou sur comment organiser son espace de travail… car elle semblait avoir un style bien à elle pour ranger.

La fusée fut déplacée, positionnée correctement, il ne manquait plus qu’à la fixer et là Isidro reprenait les commandes. C’était beaucoup plus délicat que le petit défi lancé à la nouvelle. Mais à ce moment là, le mécanicien eut un petit problème… Les batteries de ses bottes lâchèrent d’un coup et il sentit le vent le pousser vers l’arrière du vaisseau. Deux secondes après avoir réalisé ce qui se passait, il se trouvait dans le vide ! La corde de sécurité était là pour ce type de situation, mais allait-elle tenir longtemps ?

« - LIIIIIIIIZZZ’ !!! »




Merci Thélador !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Sam 25 Aoû 2012 - 16:28

Le discours de son supérieur fut prévisible, elle avait parlé sous l'impulsion d'un ras le bol et le stress d'avoir été 'piégée' dès le premier jour. Il n'avait pas tord non plus, personne ne la connaissait ici et elle était tout à fait consciente qu'il lui faudrait faire ses preuves. Ce n'étais pas un obstacle pour elle, bien au contraire, partir sur une base neutre sans à priori. Qu'elle soit considérée égale à n'importe quel autre matelot présent sur l'Hélios la remplis de joie, elle avait toujours été considéré inférieure de par son sexe, ici lui était offert une chance de prouver sa valeur et d'en récolter les fruits, elle n'allait certainement pas la laisser filer !

-"Des questions?"

Non, Liz' n'avait pas de questions, tout était clair et concis, parfait. Pour montrer qu'elle avait été réceptive à son discours et qu'elle l'approuvait elle hocha légèrement la tête sur le côté droit et esquissa un demi sourire, demi parce que même si la majorité de sa tirade était pertinente il n'en restait pas moins un personnage irritant !

Il se concentra alors sur leur plan d'action, elle devina qu'il mourrait d'envie de la corriger ou bien de lui proposer une autre manière d'accrocher cette satanée fusée. Quel ne fut pas sa surprise de le voir approuver sans rechigner le plan initial tel qu'elle avait imaginé. Il avait du faire beaucoup d’efforts sur lui même pour ne pas imposer sa volonté. Cela mérita un franc sourire de la part de la jeune apprentie. Un peu mal grès elle ses lèvres se retroussèrent pour découvrir ses belles dents blanches et alignées à la perfection, une bouche à l'hygiène irréprochable (choses rare parmi les pirates) et dont elle n'était pas peu fière.

Le plan étant approuvé il fallait à présent passer à l'action ! Isidro se dirigeât vers le sas et mal grès la distance et le vent lui sifflant dans les oreilles Liz' pu l'entendre hurler des ordres. Elle se dit que si jamais il lui arrivait de s'adresser à elle de la même manière il risquait de ne pas être déçu du voyage .
Elle n'eu pas le temps de développer sa pensée qu'il était déjà de retour.
L'opération se déroula sans anicroches, mise à part quelques remarques ,qui se voulaient bien senties et qui en soit étaient utiles et pertinentes, mais qu'Isidro arrivait à faire sembler irritantes et désobligeantes. Pour ce qui est du métiers elle ne dit rien, il était beaucoup plus expérimenté qu'elle et il savait de quoi il parlait, alors peu importe la manière dont il souhaitait dispenser son savoir, tant qu'il le partageait elle mesurait la valeur de ces conseils et retenait tout avec application. Par contre quand il en vint à faire des observations sur comment ranger ses outils Liz' se retint de lui dire de fermer son clapet ! non mais oh, ça suffisait comme ça, il ne voulait pas non plus lui apprendre à se coiffer pendant qu'il y était?! Elle se contenta de lui lancer un regard courroucé. C'est à se moment précis qu'elle aperçut son supérieur s'éloigner petit à petit d'elle alors que ses pieds ne bougeaient pas. Elle mis quelque secondes à comprendre ce qui venait de se passer, les bottes d'Isidro avaient dus se décharger ou être trop vieilles et la batterie alimentant le champ magnétique venait apparemment de rendre l'âme. Encore plus incroyable, les deux en même temps. Quelle poisse quand même. Elle eu à peine le temps de penser que c'était bien fait qu'il était déjà suspendu dans le vide.
Attaché seulement par la mince cordelette de sécurité qui ne semblait pas en forme non plus. Elle envisagea de le laisser la et de voir ce qu'il se passerait, après tout il était désagréable au possible et elle serait débarrassée ! Et puis ersonne n'aurait pu lui en tenir rigueur, vu son gabarit on n'aurait jamais douté de sa bonne foi si elle s'était dit incapable de pouvoir remonter monsieur le moraliste, et il n'aurait plus été la pour témoigner qu'elle n'avait même pas essayé... Mais son corps en décida autrement et c'est contre sa volonté qu'elle se précipita pour l'aider, elle saisis la corde et tira de toutes ses forces... Pour son gabarit sa force était vraiment conséquente mais elle fut tout de même insuffisante pour hisser l'homme à bord, voyant que l'entreprise était vaine elle se mis à penser en tant que mécanicienne... Réfléchis réfléchis réfléchis... !
Ils avaient accroché une poulie pour dresser la fusée au milieux de l'aile, en quelques seconde Liz' avait arnaché la corde de sécurité d'Isidro à la poulie et tirait à nouveau de toutes ses forces, ça y est, il remontait ! Elle continua et alors qu'elle était au bord de l'épuisement la poulie grippa, la corde commençait à s’effilocher dangereusement, elle ne tarderait pas à lâcher ...
Un regain d'énergie miraculeux la fit prendre la corde à pleine mains et hisser Isidri sur les deux derniers mètres qui le séparait maintenant de la plateforme. Ses mains étaient à présent ensanglantées mais sa seule préoccupation était de le ramener à bord. Elle n'aurait pas su dire pourquoi ni comment, pourquoi cet acharnement à vouloir le sauver et risquer sa propre vie. Il fallait qu'elle le sauve point final. Un dernier effort surhumain et il fut enfin hors de danger, à bout de force Liz' s’effondra à demi inconsciente, incapable de bouger ou bien de parler, Isidro qui s'était affalé sur elle pesait comme un poids mort sur sa poitrine l'empêchant d'inspirer la maxi dose d'oxygène qu'il lui fallait pour maintenir son rythme cardiaque affolé. L’asphyxie en fut d'autant plus rapide et elle sombra alors dans l'inconscience en quelque secondes.
avatar

On m'appelle Isidro l'Mécano


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle - Hélios
MON AGE : 36 ans
Masculin
MESSAGES : 1378
AGE : 24
INSCRIT LE : 23/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Isidro
Joyaux : 65
http://www.ile-joyaux.com/t754-isidro-l-mecano
Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Mer 29 Aoû 2012 - 14:00

Spoiler:
 
Pendant sa chute, Isidro tendit les bras pour essayer d’attraper l’aile, mais ceci était inutile. L’espoir de se retourner sur le tas de ferraille… En même temps des dizaines de pensées se bousculèrent dans sa tête ! Plein d’ordres à donner à la petite Liz’ pour lui dire comment réagir. Mais avant d’avoir pu émettre le moindre le son la corde de sécurité fut tendue, et lui serra tellement le ventre qu’il en eut le souffle coupé ! Le mécanicien pendait au gré du vent comme une simple marionnette.

Son premier réflexe de survie fut de prendre la corde, et de se hisser de quelques centimètres pour libérer un peu son ventre, il pouvait enfin respirer convenablement. Et heureusement pour Lisbeth, le vent le faisait tourner dans tous les sens, car il fut incapable de voir ses quelques secondes d’hésitation avant qu’elle ne l’aide ! Mais aussi… heureusement pour lui… entre son estomac comprimé, et ses galipettes dans l’air il vomit avec grâce et volupté son petit déjeuné ! On pouvait l’excuser pour les bottes, c’était un problème technique, mais vomir devant son apprentie aurait bousillé le peu d’autorité qu’il avait réussi à avoir à ses yeux. Quelques secondes plus tard il se ressaisit vraiment en sentant Lisbeth tirer sur la corde. Enfin ! Euh non… Il avait à peine gagné un mètre qu’elle lâcha, et une nouvelle fois la corde lui serra le ventre ! Il ne mangerait plus rien avant plusieurs jours ! Il en était sûr ! Prenait-elle un malin plaisir à faire durer la remontée ?

Finalement, elle arriva vraiment à le tirer. En même temps le mécanicien essaya de gagner quelques mètres en s’agrippant toujours plus haut à la corde. Le vent ne le laissait pas faire, mais Isidro refusait d’attendre bêtement qu’on le sauve ! A ce moment là… tout simple, il réalisa que sa vie était en danger ! Il était tellement concentré sur la remontée de la corde qu’il oublia le plus important : pourquoi remontée cette fichue corde ? D’un coup tous les événements pouvant mettre un terme à sa vie prirent vie dans sa tête : la corde pouvait-elle lâcher ? Lisbeth ne serait peut-être pas assez forte ? S’il se prenait un piaf dans la figure ? Vu la vitesse de l’Hélios, ça serait la mort assurée ! Et si Adrix demandait une manœuvre qui l’enverrait vers une hélice ? Brrr… Quelle mort atroce ! Ces pensées le motivèrent encore plus !

Les efforts payèrent, il sentit enfin l’aile de l’Hélios sous ses doigts, et juste après, ce furent le tour de ses pieds. Oui ! Sauvés ! Sans plus attendre il s’attacha fermement à la corde de Lisbeth pour ne pas tomber une nouvelle fois dans le vide ! Puis juste après, quand tout fut fini, il prit conscience du moment présent. Son corps avait mal supporté ce soudain effort et il se sentit tout faible. Quant à sa tête il avait l’impression qu’elle tournait. La malaise fut tellement violent qu’il tomba sur son apprentie, et fut incapable de se relever pendant une bonne minute. Quand il arrivera enfin à sa remettre debout il constata que Liz’… elle… était légèrement dans les pommes… La pauvre femme avait tout donné pour lui sauver la vie et cette pensée le fit rougir. Elle n’était pas consciente pour voir ça, et tant mieux !

Il donna d’abord une claque pour essayer de réveiller sa sauveuse, mais sans succès. Il l’a prit donc dans ses bras pour l’amener dans le sas, là il pourrait faire tranquillement le nécessaire. Le mécano la déposa sur le froid métal du vaisseau puis commença à juger son état… Ses mains étaient en sang et… elle n’avait plus de pouls ! Cette nouvelle le glaça : que faire ?

« - EH ! OH ! IL Y A QUELQU’UN ?
- FERME-LA COUILLON ! LAISSE-NOUS ROUPILLER !
- LA FERMER ? ESPECE DE [censure], [censure] [censure], [censure] à la [censure], VA TE FAIRE [censure] [censure] ! C’EST ISIDRO !
- Oui monseigneur ? En quoi puis-je vous aider ?
-Va illico chercher quelqu’un à l’infirmerie ! On a une urgence ici ! Elle ne respire plus ! »


Le pirate partit aussitôt, et Isidro resta avec Lisbeth, l’air pensif… Il avait déjà assisté à ce genre de situation, sauf qu’un docteur était à sa place. Si ses souvenirs étaient bon, il allait devoir faire du…

« - Non non non… pas ça… je ne peux pas… »

Mais si mais si, il posa ses mains sur le visage de Lisbeth : il allait devoir faire du bouche à bouche !

« Mais je peux pas… je… puis en plus c’est une … oh mais…, bon attends la première chose à faire… dégager les voies respiratoires, en positionnant la tête correctement et en desserrant les vêtements pouvant gêner. C’est ça je me souviens… Ne jamais prendre une femme mécanicienne, mon mentor m’avait pourtant prévenu ! J’aurai dû l’écouter ! »


Voir le corps de cette jeune femme, dans un sommeil si paisible, ne laissa pas Isidro indifférent. La forme de son visage, son teint, ses lèvres, son nez, ses yeux clos, et son caractère qui lui donnait tant envie de baffer ses petites joues rougies par le froid… Il suivit ses instructions quant au dégagement des voies respiratoires, puis commença le bouche à bouche. Très rapidement ce qui l’intimidait laissa place au sérieux et à la concentration. Il posa ses lèvres sur celles de Lisbeth, et inspira deux fois avant de souffler. Il se releva pour reprendre son souffle, tout en observant la poitrine de l’inconsciente. Ses poumons allaient-ils enfin faire leur boulot tout seul ? Non ! Isidro reprit sa tâche… en espérant qu’elle se réveillerait sous peu ou qu’il y aurait bientôt quelqu’un de compétent pour l’aider !




Merci Thélador !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Jeu 13 Sep 2012 - 10:07

Liz' repris conscience d'un coup, et avant que son cerveau soit parfaitement en état de raisonner proprement la première chose qu'elle fit fut de coller une magistrale claque à la raclure de bidet qui était entrain de profiter de son malaise pour la peloter !
Quelques secondes et deux bonnes inspirations plus tard elle prit conscience que :
d'une La raclure de bidet se trouvait être son supérieur
et de deux Il ne la pelotait pas mais il était bel et bien entrain de la réanimer
Elle se redressa, Isidro arborait une expression indéchiffrable, à croire que la claque lui avait gelé l'esprit, ou était ce sa propre mésaventure qui l'avait laissé en état de choc? Elle rit intérieurement en pensant à la tronche qu'il ferait si elle lui disait 'hé, le vent a du un peu trop vous souffler entre les oreilles pendant que vous étiez suspendu non? remarquez ça a pas du trop vous changer !" Mais le temps n'était pas vraiment à la plaisanterie et elle se ressaisis rapidement. Avant de se faire réprimander pour la claque elle prit les devants

-" bon, je ne suis pas responsable, si vous vous étiez pas affalé sur moi comme une vieille carcasse rien de tout ça ne serait arrivé ! Et puis considéré qu'elle est mérité vus jusqu’où vous avez été déboutonner mon chemisier !"


Elle préféra ne plus parler, sa tête tournait encore et elle n'était pas sure que ce qu'elle disait jouait en sa faveur. Elle inspira profondément, sa cage thoracique se fit douloureuse, elle avait vraiment été comprimée à ses limites, être un petit gabarit n’autorisait pas ce genre d’action. Remarquez, si cela avait été dans d’autres circonstances cela aurait pu être intéressant… Le regard de Liz’ vint alors se poser sur les lèvres rosies par le froid (ou la colère) d’Isidri et elle se surprit à fantasmer qu’il l’écrasait à nouveau ! Elle résistât à l’envie de s’auto gifler pour penser de pareilles absurdités ! ça devait être le choc et le trop plein d’efforts qui lui avait fait tourner la tête, oui ça ne pouvait être que ça ! Désirer un maniaco-hystérique pareil, il fallait vraiment qu’elle soit dans un sale état !
La jeune fille se redressa en titubant, ses mains étaient à ce moment la la partie la plus douloureuse de son anatomie. La chaire était à vif, ce qui pour un mécanicien n’est pas vraiment bon signe. En une fraction de seconde elle pensa qu’il valait mieux qu’Isidri ignore ce détail parce qu’il pourrait la juger inutile et pour se venger de la baffe la jeter par-dessus bord ! Avec les tarées de l’autorité ayant un égo surdimensionné tel que le sien il valait mieux se montrer précautionneux.

-« si vous permettez je vais juste chercher un truc en cabine pour me remettre d’aplomb et je revien »

Sans laisser à son interlocuteur le temps de répondre Liz’ pris ses jambes à son cou, puis se pris dans ses jambes tout court et s’affala de tout son long dans le couloir du sas. Bizarrement cette chute ne lui fit pas de mal, il lui sembla même que son dos la faisait moins souffrir. Elle tenta de se redresser dignement et préféra ne pas se retourner au cas où son supérieur décidait de l’aider (ce dont elle doutait fortement) mais on ne sait jamais, il était imprévisible le bougre ! Elle rejoignit sa cabine au pas cette fois-ci et sans encombre, une fois la-elle attrapa une bouteille d’eau de vie et s’approcha de l’évier. Le miroir crasseux lui renvoya le reflet d’un visage échevelé et rosis, à bien y regarder ce n’était peut-être pas le miroir qui était crasseux ! Tant pis elle n’était plus à ça près, ce qu’elle s’apprêtait à faire demandait toute son attention.
Liz bloqua la bouteille entre ses deux avants bras et extirpa le bouchon avec ses dents, heureusement celui-ci se retira facilement. Ayant au préalable bouché l’évacuation de l’évier à l’aide du rond de tôle prévu à cet effet elle versa le contenu de la bouteille dans l’évier. Celle-ci stagnait à présent, exhalant des effluves d’alcool extrêmement fort. Plissant les yeux et serrant les dents Liz plongea alors les deux mains dans le liquide. La première demie seconde elle ne ressentis absolument rien, à la deuxième la douleur fut telle que son cœur loupa un battement, ses mains étaient en feu, mal grès le mal insoutenable elle résista, il fallait que la plaie soit entièrement désinfectée. 30 secondes, qui lui parurent une éternité, s’écoulèrent avant que la sensation de brulure ne s’estompe, signe que la blessure était à présent stérilisée. Bien. Ses mains à présent complètement anesthésiées à la douleur elle pus entreprendre de les bander, faisant en sorte que le bandage l'autorise à s’en servir normalement. Elle ne pouvait pas se permettre de ne pas travailler. Elle enfila une paire de mitaines par-dessus pour dissimuler le tout. La blessure était désormais indécelable, restait plus qu’à espérer qu’elle cicatrise au mieux.
Liz’ se hâta de rejoindre Isidro là où elle l’avait laissé, elle décida de presser le pas pour ne pas que son absence lui semble suspecte quand au détour d’un couloir elle heurta quelqu’un de plein fouet. La collision l’envoya une fois de plus valdinguer au sol. Elle se dit qu’elle avait loupé sa vocation, cascadeuse lui aurait été comme un gant. Elle était dos à la personne qu’elle venait de heurter mais pourtant elle savait pertinemment quel était son identité. Il allait vraiment finir par la haïr profondément, heureusement que pour le moment elle lui avait fraichement sauvé la vie.
avatar

On m'appelle Isidro l'Mécano


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle - Hélios
MON AGE : 36 ans
Masculin
MESSAGES : 1378
AGE : 24
INSCRIT LE : 23/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Isidro
Joyaux : 65
http://www.ile-joyaux.com/t754-isidro-l-mecano
Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Jeu 4 Avr 2013 - 15:46

Isidro resta une petite minute sans bouger, le regard fixe… Alors qu’il essayait d’inculquer à la nouvelle recrue le minimum de discipline qui faisait vivre l’Hélios, il s’était fait piétiner plusieurs fois. Lisbeth refusait de l’écouter, le peu qu’il avait dit tout à l’heure, elle l’avait déjà bafoué. La claque, ensuite l’excuse comme quoi il l’aurait méritée, et maintenant la voilà qu’elle partait pendant son service sans attendre l’autorisation ! Une chose était claire et très simple pour le mécanicien : même si elle lui avait sauvé la vie dehors, elle ne valait rien pour l’instant comme assistante mécanicienne. Il ne pouvait pas lui faire confiance, or c’était la base de tout. Bien que pirate et autorité ne font jamais bon ménage, ils étaient tous obligés de faire avec sur l’Hélios.

Lentement mais surement il se leva. Après cette folle réparation dehors son dos le faisait atrocement souffrir.

« - He ! Vous là, vous savez qui a demandé de l’aide ? Quelqu’un respire plus ?
- Vous arrivez après la guerre, depuis elle s’est réveillée et a filé. Ah les femmes j’vous jure, des fois je comprends les capitaines qui les refusent sur leur bâtiment... Vous pouvez retourner à l’infirmerie. »


Bon, où est-ce qu’elle était encore partie ? A sa cabine s’il se souvenait bien de ses paroles, mais ça ne l’aidait pas pour autant. L’Hélios était grand, ses couloirs formaient un labyrinthe avec des cabines dispersées partout ! Laquelle pouvait-elle bien occuper ? Le pirate perdit rapidement patience. D’abord le comportement de cette folle, ensuite son mal de dos, et maintenant il était obligé de la chercher, mais il s’était mis quelle divinité à dos pour avoir une journée pareille Pour finir en beauté, la joueuse qui écrit les messages de Lisbeth a décidé de faire souffrir encore plus mon personnage ! Il fallut qu’elle le percute dans le dos !

« MAIS QU’EST-CE QUI VA PAS CHEZ TOI ? »

Il pensa en même temps « je vais la buter » mais il se retint un peu. Son mal de dos le rendait très irascible, et la jeune mécanicienne ne faisait rien pour augmenter ses chances de survie. Il l’attrapa par le bras pour la soulever puis l’amena de force dans la salle des machines. La jeune femme pouvait se débattre, le taper, rien à faire il était tellement sur les nerfs qu’il ignora ce qui pouvait bien lui arriver. Cette balade dans les couloirs fut bien évidement accompagnée de douces paroles :

« Alors toi ! J’en avais jamais eu des comme ça ! NON TAIS-TOI T’AS PAS INTÉRÊT A L’OUVRIR OU JE TE JETTE TOUT DE SUITE ! Rien à faire, tu vaux rien ! Rien du tout ! Et tu crois que j’ai pas vu tes mains ? C’est surement pas à moi que tu vas réussir à cacher une blessure après toutes celles que j’ai eu ! Bravo, tu m’as sauvé la vie tout à l’heure merci ! Mais ce fut un coup de chance, je peux pas te faire confiance, t’agis sans réfléchir, sans écouter, aucune discipline. Sur l’Hélios t’es rien du coup, qu’une vermine même pas capable de laver les carreaux car t’iras faire ta vie ! Noooon, madame est trop spéciale pour se comporter normalement. T’es qu’un poids pour nous, une bouche à nourrir, et un petit bout de chaire sur lequel les matelots peuvent se rincer l’œil ! Les cas comme toi on les balance par-dessus bord, mais tu m’as sauvé la vie, j’en prends compte donc je ne vais pas te jeter tout de suite. »


D’une main experte il ouvrit la lourde porte de la salle des machines, son complexe système d’ouverture n’avait plus de secret pour lui. Sans prendre le temps de la refermer le colérique Second amena Lisbeth dans un coin de la salle où se trouvait une table ensevelit sous des vis.

« Voici toutes les vis qui trainaient par ci par là dans cette salle. Ces pièces sont rares pour nous les pirates, donc chères à Vanylle. Pas beaucoup de vendeurs, pas beaucoup de concurrence, enfin bref tu dois comprendre qu’on essaye de réutilier de ce qui peut l’être. Là ce tas devant toi, ce sont les vis réutilisables, je veux que tu les nettoies toutes puis que tu notes sur ce cahier combien il y a de vis de chaque type ! Taille, filet, et tout ce qui suit ! Si t’es pas foutue de faire ce job correctement, donc garder ton cul sur cette chaise jusqu’à ce que ce soit finie, tu resteras confiner dans tes quartiers jusqu’à notre retour à Vanylle. Je t’offre cette chance, j’espère que t’es assez « grande » pour la saisir. »

Une fois les explications données le mécanicien se plaça à côté d’elle, les bras croisés et attendit qu’elle se mette au boulot. Il voulait voir comment elle allait opérer, et surtout la remettre à l’ordre si elle bâclait le travail.

Spoiler:
 




Merci Thélador !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Jeu 4 Avr 2013 - 23:27

Oulalalala ça allait barder... Au regard injecté de sang que lui lança son supérieur Liz devinât qu'il n'allait pas lui proposer de panser les plaies de ses petites menottes, mais plutôt la dépecer complètement pour y assortir tout le reste.

« MAIS QU’EST-CE QUI VA PAS CHEZ TOI ? » avait il alors hurlé...

hum... la question aurait plus vite été traitée si il lui avait demandé " MAIS QU'EST CE QUI VA CHEZ TOI ?" elle lui aurait répondu en un mot = rien.
Mais non, monsieur avait voulu faire compliqué, ce fut donc une des seules fois ou Liz resta muette, tentant de trouver par ou commencer la liste interminable de ce qui clochait dans son petit cerveau en ébullition.
Son silence involontaire du à une réflexion intense venait de lui sauver la vie, il semblait que son vieux crouton de supérieur en soit encore resté à la méthode de l'ancienne école de la terreur pour petit chef mécano débutant en mal d'autorité à savoir "je vais te jeter"... Houuuuu je suis terrorisée monsieur le pirate ! ne me jetez pas par pitié...
hahaha la bonne blague... Quoi que, cet Isidro semblait assez taré pour le tenter si elle poussait le bouchon un peu trop loin... ce qui allait indéniablement ce produire tôt ou tôt (tard ne fait pas partis du vocabulaire des boulettes ambulantes).
C'est pourquoi son marteau fétiche était caché dans sa ... poche secrète !
Liz en était à s'imaginer usant de son merveilleux marteau sur la tête de noix d'Isidro pendant qu'il la trimballait telle une poupée inanimée jusqu'à elle ne savait encore où. Elle avait décidé de ne pas se débattre, après tout une claque c'était déjà un bon score dans les boulettes à faire lors de son premier jours de boulot, il ne fallait pas mètre la barre trop haut trop rapidement.
Voici ce qu'elle avait retenu du discours interminable du timbré :
-’j'en avais jamais eu des comme ça !"; "tu m’as sauvé la vie tout à l’heure merci"; "madame est trop spéciale"; "tu m’as sauvé la vie, j’en prends compte donc je ne vais pas te jeter". Elle avait capté ces bribe de babillage, entre deux rêvasserie de carpaccio de second, et se demandait comment certaine personne avait pu oser penser qu'elle n'écoutait pas quand on lui parlait !

c'est alors que Isidro ouvrit une porte au système de déverrouillage particulièrement élaboré...
sublime... Liz eut envie de s'arrêter ici et maintenant et d'étudier cette oeuvre d'art, que dis je, ce chef d'oeuvre ! L'orfèvrerie et l'horlogerie s'étaient unis pour donner corps à cette merveille. Mais avant que Liz ait pu poser ses mini paluches sur l'objet de sa convoitise Isidro poussa la porte....et la, le temps stoppa. La salle des machines ! enfin ! le coeur, le sang, le centre, la fontaine de vie de cette vieille carcasse d'Hélios se trouvait sous ses yeux... Le rêve de tout mécanicien qui se respecte. Liz sentis une larme couler, ou plutôt s'engluer dans le cambouis ornant ses joues, tant mieux, elle ne voulait pas que cet idiot d'Isidro la remarque et interprète cela comme de la peur.
Il la conduit alors devant une montagne de vis et elle eut encore droit au blabla....
"Ces pièces sont rares blablablatu dois comprendre qu’on essaye de blablabla de faire ce job correctement blablabla "
Et c'est à la phrase "tu resteras confiner dans tes quartiers jusqu’à notre retour à Vanylle" qu'elle compris que ça n'avait peut être pas été une bonne idée de zapper ce discours ci... voyant que son bourreau croisait les bras et ne semblait pas sur le point de lui fiche la paix il lui fallait agir, et vite. Elle voulait rester sur ce bâtiment coute que coute ! cette porte et cette salle des machine étaient un rêve éveillé, hors de question qu'on lui retire ça de si tôt!
Heureusement pour elle ce mécano vieux jeux avait utilisé la punition typique et sans même avoir écouté les instructions elle su ce qu'elle avait à faire. Le fameux nettoyage et tris des vis.

Sans accorder un regard à son supérieur la mini mécanicienne se mit au boulot, elle piquât un chiffon adéquat, (qui absorbe les résidu de graisses au lieu de les étaler), dans une boite à outils trainant dans le coin.Pendant qu'elle y était elle prit également un carnet et une mine de plomb pour noter les côtes.
La montagne de vis allait lui prendre un temps fou à nettoyer puis recenser, mais ce qui aurait été fou ça aurait été de se plaindre de passer tout ce temps au paradis ! Comme cette autre crétine de... comment s'appelait elle déjà... cam... Cambouis... ha oui ! Cambouillon ! Se faire aider par des rats pour aller plus vite sur le pont se beurré en compagnie du capitaine. Bien fait si sa marâtre l'avait à moitié balancé par dessus bord. Liz retint alors un sourire en imaginant Isidro en jupon, il avait tout de la bonne marâtre en ce moment, la posture sévère et austère, l'expression faciale de fouine pincée et agacée et cet air de " si tu laisse ne serait ce qu'une micro tâche je te fais tout recommencer !". Liz décida alors de tester la patience de son supérieur et pris un malin plaisir à jouer les perfectionniste, après tout, personne ne lui avait spécifié que cela devait être fait rapidement...
avatar

On m'appelle Isidro l'Mécano


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Vanylle - Hélios
MON AGE : 36 ans
Masculin
MESSAGES : 1378
AGE : 24
INSCRIT LE : 23/05/2012
PSEUDO HABITUEL : Isidro
Joyaux : 65
http://www.ile-joyaux.com/t754-isidro-l-mecano
Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   - Jeu 11 Avr 2013 - 16:07

Isidro n’en crut pas ses yeux. Lisbeth, elle… non, pas possible ! Mais si, finalement si ! Lisbeth se mit à faire son boulot tranquillement, comme n’importe quelles personnes normales ! Enfin, il était temps. Au fur et à mesure que les minutes passaient le visage du mécanicien se détendait, allant de l’air sévère à la réjouissance. Son sourire s’étira encore plus quand il la vit prendre soin de chaque vis pour ne pas laisser la moindre tache. Lui qui était maniaque parmi les maniaques avait enfin trouvé quelqu’un à sa hauteur ? Elle n’était pas très rapide, mais ceci viendrait avec la pratique. S’il pouvait au moins lui faire confiance pour les tâches de débutant ça serait un bon début. Il scruta les mains de la jeune mécanicienne, ses mouvements agiles et précis qui prouvaient une longue pratique dans le tri de vis. Mais surtout, son regard… Si l’air concentré de la Lisbeth pouvait être posé sur une toile, Isidro ne pourrait ne jamais détourner son regard d’un tel tableau. La trotteuse suivit son chemin entre les secondes pendant que les yeux du pirate restaient statiques, comme si des forces inconnues l’empêchaient de regarder autre chose. Heureusement le sifflement aigu d’une pompe en surpression le réveilla.

« Je reviens, continuez. »


Il ne sut même pas pourquoi il l’avait prévenue. Concentrée comme elle l’était elle ne devait surement plus faire attention à lui. Il revint trois quarts d’heure plus tard avec le moteur de la pompe posé sur un chariot. Le mécanicien organisa tranquillement son espace de travail à la droite de Lisbeth pour réparer ce fichu moteur. Apparemment une pièce était bloquée, ce qui empêchait la pompe de marcher normalement. Il eut de la chance d’être là quand la situation devenait critique, quelques minutes de plus et la surpression se serait transformée en une petite explosion, donc plus de temps passé à réparer en fin de compte.

Lui qui avait prévu de passer une journée plutôt tranquille après l’installation de la fu… Il l’avait complètement oubliée ! Isidro s’absenta de nouveau, mais pour chercher le deuxième mécanicien du vaisseau cette fois : Gaïseric. Il lui demanda de finir l’installation de la fusée, normalement le plus dur avait été fait. Entre sa chute et le comportement de Lisbeth ça lui était passé complètement au dessus de la tête. Depuis ce matin avec cette nouvelle mécanicienne il avait l’impression d’être totalement à côté de la plaque !

A son retour Isidro s’occupa du moteur. Il le démonta méticuleusement, tout en surveillant que la folle indisciplinée à sa gauche continuait bien son travail. Ainsi s’écoula l’après-midi, puis la soirée… et finalement toute la nuit, entrecoupée de quelques petites pauses pour manger ou boire. Lorsque la cloche sonna le premier quart de surveillance du matin, Isidro se dit qu’il était peut-être temps d’arrêter…

« Je vois qu’il ne te reste plus beaucoup de vis. Allez, corsons un peu cela. Si t’arrives à finir les dernières vis en moins de trente minutes je t’offre une bouteille de rhum. »


Isidro accompagna ses dires d’un coup de pieds dans une vieille armoire de fer derrière lui. Le battant s’écarta tout seul en grinçant pour laisser la lumière artificielle des lampes se poser sur quelques bouteilles. Il l’avait punie pour son comportement, mais maintenant elle faisait bien son travail il pouvait changer d’attitude. Le chef mécanicien voulait lui montrer que c’était du donnant-donnant, et non comment elle aurait pu le croire : une tyrannie ne proposant que des tâches longues et ennuyeuses.

« On a toujours une ou deux bouteilles, faut dire qu’on manque rarement de raisons pour partager quelques verres… quand tout se passe bien. Je dis ça mais peut-être qu’une fois le travail fini tu préfèreras foncer dans ta cabine pour te reposer … »

En parlant de se reposer, il sentait de plus en plus les effets de la fatigue. Cette pompe l’avait tenu éveillé toute la nuit, mais comme il venait de le dire : on ne peut pas louper une occasion de vider ces précieuses bouteilles.




Merci Thélador !

On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: Il y a des jours, où on aurait dû rester couché ! [Courant de Grand-Vent -> Cap Vanylle] [ABANDONNE]   -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum