AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
» Communication externe
par Loth de la Vision Mar 21 Juin 2016 - 15:06

» Réversa [ TOP ]
par Invité Ven 27 Mai 2016 - 8:21

» Le monde de Dùralas
par Invité Jeu 26 Mai 2016 - 7:00

» Anthalia
par Invité Dim 22 Mai 2016 - 15:17

» Marbrume, La Cité des Damnés
par Invité Lun 16 Mai 2016 - 15:07

» Questionnaire pour soutenir infinite RPG !
par Invité Sam 14 Mai 2016 - 17:33

» Escalus
par Invité Jeu 12 Mai 2016 - 9:02

» Mass Effect : Reborn
par Invité Mar 10 Mai 2016 - 15:00

» Forum en pause
par Asàf Lysereän Mar 10 Mai 2016 - 13:47


Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]

Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Lun 16 Juil 2012 - 3:35

[HRP: je me place au moment de l'event n°1 pour justifier le temps de chiottes, tu me dis si ça te dérange que je change ça tout de suite]

Il y avait beaucoup de choses qui s'étaient arrangées pour Aliénor depuis ce jour, dix ans auparavant, où elle avait été enlevée par des pirates. Sa condition sociale, en premier lieu, l'influence qu'elle avait sur les pirates allait en augmentant. L'état de son porte-monnaie, aussi, s'arrangeait avec le temps maintenant que les travaux de l'auberge étaient finis. Quand à la façon dont elle vivait le fait d'avoir dû quitter sa vie de marchande et ses privilèges contre son gré, elle s'était améliorée drastiquement. Aujourd'hui, elle ne troquerait son auberge à Vanylle pour rien au monde, y compris un improbable retour à son ancienne vie.

Mais une chose s'empirait: sa météoropathie. Elle ne souffrait pas de douleurs articulaires malgré son âge qui était plutôt avancé, pour une Vanyllienne, mais elle avait récolté un certain nombre de blessures ces trentes dernières années qui se remettaient à lui faire mal quand le temps devenait froid et humide.

Et, avec le temps de bouse de Lesbos qui perdurait depuis bien trop longtemps pour cette saison, Aliénor était d'une humeur assez massacrante. Oh, pas avec ses chéris, elle était toujours aussi "maman-poule-surprotectrice" avec ses pirates et ses filles, mais, si d'aventure un client se montrait indélicat ou posait le moindre problème, elle devenait particulièrement inventive et sans pitié quand à la punition qu'elle infligeait....


Et après, on s'étonnait que même les plus dangereux pirates aient peur d'elle....

Toujours était-il que la pluie continue et les tempêtes étaient bonnes pour le commerce, bien des pirates, sans réels logement autre que leurs navires, dépensaient leur temps et leur argent au Goéland qui tousse.

Comme elle avait un peu de temps, la proxénète décida de faire des douceurs, des petits gâteaux au miel qui étaient l'une de ses spécialités en l'occurrence, pour remonter et son moral et celui de ses "troupes" , des pirates pas vraiment ravis d'être coincés à terre.

Alors qu'ils sortaient tout juste du four, Aliénor se rendit compte qu'elle n'avait aucun endroit pour les faire refroidir; la table était déjà pleine et le bord de la fenêtre, son endroit favoris pour mettre ses gâteaux à refroidir, était inutilisable avec ce temps.

Son dilemme fût résolu par un fracas et des éclats de voix dans la salle, venant très probablement d'une énième bagarre. Un pirate à pieds est un pirate stressé, disait l'adage....

L'aubergiste se rua donc dans la grande salle, substituant au passage son plat de gâteaux brûlants avec sa poêle en fonte impressionnante qu'elle avait laissé sur le comptoir.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Mar 17 Juil 2012 - 13:13

Objectif numéro un : stopper faim, remplir ventre, gagner le concours de celui qui pisse le plus loin, même s'il faut laisser gagner Johnny. Moyen fourni ? Le jus de vitis de la grosse Alienor et les pâtisseries pour tenir le coup.

D'un air décidé, Jean rentra le ventre puis se glissa le long du mur de la petite auberge. Il était aussi mouillé qu'une hélice en plein orage, ses cheveux roux plaqués sur le visage. D'un geste preste, il releva sa mèche sur le crâne, tartinant au passage son front de terre. L'effort - ou la concentration - lui rougissait déjà la joues. Les yeux brillant d'une lueur de prédateur à deux pattes, Pue-le-pipi dépassa la porte ouverte d'où le brouhaha de la clientèle rivalisait avec la tempête. Il reprit son souffle, fit un 380 degré sur lui même comme le bon espion qu'il était se devait de faire, puis sprinta jusqu'à la porte arrière. Alienor ne la fermait à clé qu'en son absence, c'est à dire jamais. De plus, les filles du bordel l'empruntaient si souvent que l'effort aurait été vain. Jean avait eu un bon informateur - lui même - et lorsqu'il poussa la porte en bois, elle n'opposa aucune résistance, grinçant simplement sur ses gonds les premières centimètres. Les adultes mettraient ça sur le compte du vent.

Dans la cuisine, l'air chaud et parfumé émoustilla les sens de notre pirate préféré. Son plus grand adversaire se dressa alors devant lui. Plus imposant que les montagnes, plus forts que Grand-Vent, plus irrésistible que la jolie Azumii, plus passionnant que les histoires d'Isaac : la gourmandise de Jean Pue-le-pipi !
A la vue des pâtisseries oubliées sur la table, Jean se rendit devant la puissance de son ennemi juré numéro un et perdit ses réflexes et précautions d'espion. Il se rua sur la table, dû s'aider d'une caisse vide pour atteindre le milieu de la grande table pour enfin plonger bouche ouverte dans le plat.

Non loin de lui, le rouleau à pâtisserie le sermonner d'avance, épée de Damoclès sur l'âme de ce jeune pirate qui avait cédé à la tentation, prisonnier de son ennemi juré numéro 1. Qui viendrait le sauver du courroux d'Alienor la sanglante ? Johhny le brave occupé à épier les filles à l'étage supérieur ? Ou le coulis de chocolat qui fumait encore ?

Jean n'entendit pas la porte s'ouvrir, laissant filtrer l'échos des rires et chansons des vrais pirates...

HJ : J'avais pas vu mais faut poster le RP dans la zone Flash Back, j'ai déplacé du coup ^^
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Mer 18 Juil 2012 - 6:29

[HRP: désolée de m'être trompée de lieu, c'est vrai que ça m'était un peu sortie de la tête, merci beaucoup d'avoir déplacé]

Aliénor disposait de plusieurs atouts pour remettre au plus vite de l'ordre au goéland qui tousse, lorsqu'une rixe entre pirates éclatait dans la salle.

Premièrement, un volume sonore atteignant des sommets insoupçonnés par quiconque ne la connaissait pas, et la capacité d'insulter des pirates en trois langues différentes pour être sûre que tout le monde comprenne le sens de ses mots.

Deuxièmement, une poêle à frire en fonte et la carrure suffisante pour s'en servir avec une effarante dextérité.

Troisièmement, une solide réputation à faire froid dans le dos qui incluait sa personne et cette même poêle à frire.

Le tout accompagné de la certitude toute à fait méritée d'être chez elle et de la volonté de ne pas laisser des pirates dont la plupart auraient l'âge d'être ses fils semer le désordre dans son auberge.

Ce qui donna lieu à une scène toute à fait amusante pour le spectateur novice du goéland qui tousse mais néanmoins assez courante: deux équipages de pirates se faire sermonner comme des enfants par une bonne femme en tablier, et s'excuser platement auprès d'elle avant de retourner s'asseoir sagement à leur place en baissant les yeux dans un silence de mort.

Avec le sourire satisfait du travail bien fait plaqué sur le visage, Aliénor retourna à ses fourneaux en reprenant son dilemme là où elle l'avait laissé; où allait-elle mettre à refroidir ses pâtisseries ?

Elle eu une seconde d'arrêt total en voyant la scène qui se déroulait sous ses yeux, tourna au rouge vif en partant des joues et explosa devant le garçon qui s'était introduit dans son auberge:

"Malotru ! Par toutes les tempêtes de grand-vent, arrête de baver sur ces gâteaux et enlève ta sale tête couverte de terre de ce plateau avant que je t'en décolle une si fort que tu va te retrouver à l'autre bout de l'astroport ! Comment ose-tu, garnement ! Racaille ! Croupion de poule de basse-fosse ! Résidut de fausse couche ! "

Le tout en empoignant le pauvre petit roux au visage terreux, la bave aux lèvres et la morve au nez, par son habit trempé, et en le soulevant légèrement du sol. Légèrement, parce-qu'il pesait son poids, le chiourme, mine de rien....
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Mer 18 Juil 2012 - 13:50

Jean se débattit comme un sauvageon. C'était la guerre. La bataille de sa vie. Il ne la perdrait paaas !

"Naaaan si vous plait m'dame !" gémit-il en accrochant le poignet d'Alienor de ses doigts glissants. "On m'a forcé ! C'pas moi j'vous jure ! Pas le rouleau ! Pas le rouleau !"
Dans son agitation, il renversa le chocolat encore chaud sur la table. L'espace d'un instant, Jean oublia la douleur cuisante que subissait son cuir chevelu pour admirer le spectacle du liquide alléchant dessiner des sillons sur la grande table avant de tomber en cascade sur le sol. Une cascade de chocolat !

Les cris de la vieille Alienor le sortirent de ses rêveries. Les deux pieds à terre, il reprit du poil de la bête et s'acharna de plus belle sur la prise que la grosse dame avait sur ses cheveux. Il l'a mordit, et profita de sa stupeur pour s'enfuir.
Le chocolat le trahit. Il glissa sur le liquide avec toute l'allégresse d'une vivenef sur Grand Vent puis atterri les quatre fers en l'air un peu plus loin.

Ne pas pleurer. Ne pas montrer sa douleur. Pue-le-pipi serra les dents, esquissant discrètement un mouvement vers le bas du dos, là où ça faisait mal. Il vit l'ombre de la tavernière le recouvrir de toute sa grandeur, aussi terrifiante que les monstres qui hantaient les tourbillons de Vanylle... Jean eut une pensée pour ses fourmis, il espérait que Johnny prendrait soin d'elles à sa mort. Les yeux larmoyant du petit pirate se posèrent sur Alienor et.... sa poêle à frire !
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Jeu 19 Juil 2012 - 10:14

Aliénor relâcha vite sa prise sur la chemise du garnement pour le reposer à terre et lui attraper plutôt les cheveux pour le sermonner. On ne volait pas impunément les gâteaux qu'elle avait passé la matinée à faire, foi de Ollie !

Elle tempêta encore plus lorsque le chocolat chaud se répandit sur le comptoir puis coula jusqu'à son précieux dallage. Non seulement il gâchait le chocolat, denrée rare et plutôt chère, mais en plus ça allait être la plaie à nettoyer !

Le garçon la mordit à la main, et elle le lâcha, pas tant par douleur _ il ne faisait vraiment pas très mal _ que par surprise _ c'était les filles qui faisaient ça d'habitude_ .Quelques secondes plus tard, il se retrouvait sur le dos, les quatre fers en l'air, au bord des larmes, après une glissade qui aurait bien fait rire Aliénor si les circonstances avaient été différentes. Profitant de son immobilisation, elle s'avança vers le petit voleur couvert de pluie, de terre et de chocolat (au moins), furieuse, la poêle à la main....

Il avait violé son sanctuaire en s'introduisant dans sa cuisine, mangé ses gâteaux, renversé son chocolat, salit son auberge.... et il avait l'air de s'être fait vraiment mal. L'aubergiste avait beau tenir de l'ours mal léché lorsqu'il faisait un temps de chiotte, son côté mère-poule reprit le dessus. Elle déposa son arme en fonte et l'attrapa un peu plus doucement par le poignet pour le relever, évaluant les dégâts à sa grimace de douleur mal réprimée. A la réflexion, elle était sûre de l'avoir déjà vu....

"Allez, viens avec moi gamin, j'ai de quoi te soigner dans l'arrière-boutique. Je vais en profiter pour te faire prendre un bain et laver tes vêtements, tu es littéralement couvert de chocolat fondu je peux pas te laisser comme ça...."


Elle l'attrapa fermement par le poignet, ses mains étant trop glissantes, et l'emmena vers les cuisines en demandant à Lucienne de descendre s'occuper des affaires courantes et à Caitlin de faire chauffer une bassine d'eau et d'aller chercher une tenue de garçon propre. Elle en gardait toujours quelques-unes en plus, au cas où un de ses clients terminerait avec des vêtements tâchés ou déchirés. Bon, ils seraient trop grands, mais c'était mieux que rien, et au pire elle pouvait coudre...

En temps normal, elle se serait chargée elle-même de faire chauffer l'eau du bain, pour ne pas que Caitlin risque de se brûler, mais elle tenait à garder le garnement à l'oeil. D'une part, à son âges, et même longtemps après, ils rechignaient aux bains, et d'autres part elle avait bien l'intention de lui faire nettoyer le chocolat, en sanction de sa bêtise.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Dim 22 Juil 2012 - 9:41

Le temps que Pue-le-pipi assimile la nouvelle du bain à venir, il se trouvait déjà les fesses à l'air devant une grande baignoire d'eau bouillante. La grosse Alienor était en train de vérifier la température de l'eau - et vu la rougeur de sa main quand elle l'en sortit, ça devait être diablement chaud ! Jean profita de cette seconde d'inattention pour s'enfuir en courant. Dans les escaliers, il croisa deux filles du bordel qui rirent sans retenue en le voyant. Jean réalisa alors qu'on lui avait volé ses vêtements. Volé vous dis-je ! Les vêtements de Pue-le-pi, une valeur sentimentale pour ce petit pirate. Il savait d'où provenait la moindre tâche de ses vieilles loques, chacune avait sa propre histoire à raconter. Les coutures décousues, les boutons désassortis les uns aux autres, les trous de cigarette qu'on lui avait jeté dessus, ceux qui prouver ses blessures de guerre ou encore souvenirs des visites de rongeurs.

Ces vêtements, c'était le journal intime de Jean, et on les lui avait volé.

Son honneur en prit un coup. Les rouges rouge de honte, mais les sourcils froncés, l'air plus que décidé, il releva le menton puis fit demi-tour. On pouvait suivre sa course précipitée à l'allée et contrôlée au retour grâce aux traces de pieds qu'il avait laissé un peu partout dans l'arrière maison. Ses mains aussi étaient encore plein de chocolat.

Une fois de retour dans la salle de bain où se trouvait toujours Alienor, il lança un regard dans la pièce à la recherche de ses biens avant de demander :

"M'dame ! J'veux mes vêtements, et en l'état d'origine attention !"

Jean s'offrit un petit regard de "méchant", pour appuyer ses paroles, avant de commencer à frissonner comme un poulet qu'on vient de plumer.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Mar 24 Juil 2012 - 3:45

Aliénor déshabilla le garnement, non sans mal, tandis que Caitlin faisait chauffer l'eau et la mettait dans la grande bassine. Mais c'est qu'il se débattait comme un diable le bougre ! Allons, l'eau n'allait pas le mordre, tout de même !

En regardant le petit tas de fripes malodorantes à ses pieds, l'aubergiste se dit qu'ils auraient bien besoin d'un bon lavage, et même plutôt deux fois qu'une. Et ils méritaient d'être reprisés, aussi.

En effet, plusieurs boutons manquaient, et, de ce qu'elle pouvait voir au-travers des taches, les coutures avaient connues des jours meilleurs, de même que les ourlets, qui avaient subits l'assaut des mites à plusieurs reprises.

Elle trempa sa main dans ce qui faisait office de baignoire pour vérifier la température de l'eau. Trop chaude.Elle-même était devenue presque insensible aux brûlures, mais elle doutait que le gamin puisse en dire autant... Tonnerre, Bouse et Triqueballe, le môme en avait profité pour s'éclipser !

La Ollie jura à haute voix, faisant sursauter Caitlin qui préparait maintenant le bac à lessive, s'étant manifestement fait la même réflexion que sa patronne. Oh, il finirait bien par revenir, un môme qui courait nu comme un vers, ça ne passait pas inaperçu, un client ou une de ses filles finirait par l'attraper au vol et le lui ramener....

Autant s'occuper des vêtements en premier, alors, et, vu leur état, ça n'allait pas non plus être une partie de plaisir. Même pour Aliénor, qui avait partagé la couche d'un pirate durant des années, et pas des plus portés sur l'hygiène, l'odeur était atroce. Ils n'avaient probablement jamais été lavés. Et, à en juger par ce qu'elle pouvait distinguer au milieu des autres composantes du fumet putride, leur propriétaire devait être incontinent, ou vraiment très peureux. Elle était vraiment certaine d'avoir déjà senti ce mélange avant, mais où ?

Tout en y réfléchissant, elle commença sa lessive, demandant à Caitlin d'aller chercher les fameux vêtements propres en stock. L'eau devint noire avant même qu'elle ait eu le temps d'y mettre du savon. Sans se décourager, Aliénor alla changer l'eau et recommença. Cette fois-ci, le bac à lessive prit seulement une teinte gris foncé. C'était encourageant. S'armant d'un savon très abrasif et de beaucoup de courage, l'aubergiste entama le décrassage en profondeur du tissu, à commencer par le chocolat.

Ah bah tient, voilà le môme qui revenait... évidement, il avait dû en profiter pour mettre des traces partout... elle soupira, mi-lassée, mi-amusée par le petit discours du rouquin et son regard méchant. Elle n'avait pas flanché devant bien pire, alors...

Mais voilà ! ça y est, ça lui était revenu, où elle avait déjà vu ce gamin !

"Tu es Jean ! Le pisseux qui traîne toujours dans les pattes de Johnny ! Je savais bien que je te connaissais ! Si j'arrive à attraper ce blondinet décérébré...."

Johnny était comme son fils. Il avait l'âge de l'être, en plus. Elle avait beau passer son temps à l'insulter quand il revenait à terre sans venir la voir, elle l'adorait. Il allait passer un sale quart d'heure, si elle le trouvait, d'ailleurs. Combien de fois lui avait-elle dit de ne pas laisser traîner ses mômes n'importe où ?

"J'ai tes vêtements en otage, si tu veux les retrouver, tu as intérêt à me laisser te laver. "

Elle n'avait pas cessé de frotter les-dits vêtements durant les dernières minutes, réussissant à enlever une partie de la crasse qui les rendait rigides. Mais là, l'eau était saturée de saletés, elle ne pouvait pas en supporter davantage. Nouvel aller-retour aux chaudrons d'eau qui chauffaient. Pour ne pas gaspiller l'eau du puits, on utilisait la pluie pour la lessive, qu'on récupérait des gouttières installées par feu son pirate de mari. Une idée brillante, surtout quand il pleuvait des cordes comme maintenant.

Elle apostropha Caitlin qui revenait avec une chemise à carreaux dans le même tissu grossier que son tablier, et une sorte de pantalon de forgeron gris avec des renforts en cuir aux genoux et aux fesses, laissé des mois auparavant par un client distrait:

"Pose-les dans la cuisine, bien en hauteur, et ferme la porte à clé s'il te plaît."

Si il était bloqué dans la buanderie, elle finirait bien par l'attraper pour le laver...

En fait de buanderie, il s'agissait plutôt de ce qui servait de salle d'eau en général à l'auberge, puisque l'on se lavait aussi dedans et qu'on y trouvait les cheminées qui servaient à faire chauffer l'eau. Auparavant, elle faisait ça directement dans la cuisine, mais depuis qu'une bassine de lessive sale s'était renversée sur ses plats, elle avait aménagé l'ancien dépôt de petit bois en buanderie, pour limiter les dégâts, reléguant le bois dans la chambre d'à-côté, inutilisée. En réalité, la porte qui communiquait avec la cuisine, et qui était le plus souvent ouverte, ne possédait pas de verrou, mais ça, Jean n'était pas censé le savoir. Et Caitlin était suffisamment intelligente pour savoir qu'il ne fallait jamais discuter quand la maîtresse de maison donnait un ordre.
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Sam 18 Aoû 2012 - 15:11

Le visage du petit pirate avait pris une teinte aussi blême que son popotin....

On avait lavé ses vêtements. Les vêtements de Jean avaient été lavés. Blasphème. Hérétique au bûcher ! Le courroux de l'équipage de la Gachette tomberait tôt ou tard sur cette maudite femme aux joues rondes. Parole de pirate !

"Madame, vous avez sali mon honneur de pirate en lavant mes vêtements. Vous ne m'humilierez pas davantage en me lavant moi."

Oui, Jean savait parfois articuler, et c'était ce qu'il venait de faire, d'un ton mesuré. Les yeux plissés, il lança un regard mauvais à Alienor, qui le dominait de plusieurs tête et paraissait plutôt impressionnante les mains sur les hanches comme elle le faisait.
Il y eu une de ces minutes lourde de silence et de tension, de celles qui précédait la tempête, soixante secondes durant lesquelles chacun jaugeait la force de son adversaire. Pue-le-pipi réfléchissait à une solution exutoire. Il refusait de plonger le moindre orteil dans cette eau parfumé pour donzelle. Il avait entendu le loquet de la porte et savait qu'il ne pourrait fuir par là. Aussi chercha-t-il du regard une fenêtre ouverte. Cependant, il pleuvait comme triqueballe qui pisse à l'extérieur, et nue comme un astiver, le pauvre enfant ne finirait pas la nuit. Johnny n'allait certainement pas lui prêter ses frusques !

En parlant du cap'taine... les cris perçant qui animèrent soudainement l'étage supérieure laissaient présager son arrivée prochaine.


Spoiler:
 
Invité

On m'appelle Invité

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   - Mer 29 Aoû 2012 - 3:11

HRP :
Spoiler:
 

Aliénor fut surprise _ presque impressionnée_ des paroles du gamin en face d'elle. Enfin, surtout de la diction quasi-parfaite qu'il avait réussit à avoir durant quelques secondes. Mais elle ne se démonta pas pour autant ; après une minute de flottement durant laquelle les deux Vanyliens se regardèrent en chiens de faïence, elle se décida à bouger.

Elle ébranla tout son corps pour se lancer à la poursuite du môme recouvert de chocolat, donnant plus l'impression d'un vaisseau blindé sur un champ de bataille aérien que d'une matrone dans sa buanderie.

Pue-le-pipi était plus jeune, plus agile qu'elle, et la peur lui donnait des ailes. Mais une fois lancée, Aliénor pouvait profiter de l'élan que lui donnait sa masse imposante pour ne jamais s'arrêter, et, de plus, elle était en terrain connu : elle connaissait chaque flaque d'eau glissante, chaque dalle un peu irrégulière, chaque coin de meuble de la pièce. L'avantage était pour elle.

Elle entendit un grand fracas au-dessus d'elle. Par la morve du Borzinet de sa grand-mère, puisse-t-elle reposer en paix à Matroos, il fallait que ça arrive maintenant...

Un problème à la fois. Le gamin passait d'abord, de toutes façons maintenant qu'elle était lancée elle ne pouvait pas s'arrêter comme ça. L'aubergiste hurla un "Caitlin ! " capable de rendre sourd un pirate, et dont le sens global pouvait se traduire par "Monte voir ce qu'il se passe avant qu'il y ait un mort ! ", et continua sa course effrénée pour rattraper l'apprenti pirate.

On m'appelle Contenu sponsorisé

Posté dans Re: Et Jean-pue-le-pipi, par l'odeur des gâteaux alléché.... [Vanylle - Goeland]   -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum