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On m'appelle Enaîa Lysean Vara'Da


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Posté dans Le repos du guerrier   - Ven 27 Juil 2012 - 13:08

Le brouhaha incessant. Les rires, les conversations, les offres criées par les marchands à toute voix pour mieux se faire entendre, les hurlements des enfants courant à travers les allées d'échoppes. L'agitation du festival de Bonne-Entente battait son plein dans le Passage ardent. Installé depuis près d'une semaine, la foule n'avait pas désemplie de l'endroit phare de ces quelques jours. Et Enaïa n'avait pas quitté une seule fois son poste de Veilleuse, à l'affut du moindre mouvement suspect. Tantôt s'occupant de la surveillance des entrées en masse des visiteurs, perchée sur un rocher pour mieux voir; une autre fois patrouillant au milieu des échoppes, ignorant d'un air sérieux les différentes offres alléchantes des commerçants, elle ne s'était pas arrêtée une seule fois. Le soir, elle devait encore veiller sur les fêtards qui restaient jusqu'au bout de la nuit pour profiter de l'évènement, et elle n'avait droit qu'à quelques petites heures de sommeil grapillée chanceusement lors d'un moment de calme. Mais rien de bien suffisant et reposant. Malgré tout, elle n'avait pas failli une seule fois. Toujours aux aguets, elle n'avait manqué à aucun de ses ordres reçus, et aidant en plus un korrulien cherchant tel ou tel stand, renseignant un matroscien sur les différents transports accessibles et autres petits coup de mains donnés volontairement en plus de son métier. Plus d'une fois, tard le soir, elle avait du intervenir, comme la plupart de ses collègues, afin de stopper un début de combat entre ivrognes; ou encore, scrutant la frontière du Passage ardent afin que les derniers visiteurs embarquent et décollent en toute sécurité.

Aujourd'hui pourtant, était un jour un peu plus différent. Elle avait recu l'ordre de rester au repos. Sans avoir rien demandé, elle avait refusé et s'était promis d'être au travail le lendemain, comme à son habitude. Pourtant, alors que chaque jour, dans la grande tente de toile qui servait de QG provisoire aux Veilleurs lors du festival, elle était réveillée par un de ses collègues, ce ne fut pas le cas cette fois là. Et ce furent les échos joyeux et déjà bien rythmés de la grande foire qui la tirèrent de son sommeil. Elle se redressa aussitôt sur son lit de camp, et regarda autour d'elle. Le soleil traversait la toile blanche de la tente et émettait une douce chaleur à l'intérieur. La jeune femme sauta sur ses pieds et repoussa le voile qui séparait la chambre des femmes de la pièce principale. Vide. Elle se maudit intérieurement de s'être laissée emportée par la fatigue qui avait eu raison d'elle. Néanmoins, ce matin là, elle se sentait plus en forme que depuis quelques jours. Elle avait récupéré complétement, et se sentait prête pour une longue journée. Sachant pertinemment que ses compagnons Veilleurs ne la laisserait pas travailler aujourd'hui, elle décida donc de profiter de cette journée qui lui était accordée. Sûrement la première et la dernière du festival. Elle se débarbouilla dans une vasque d'eau fraîche, et enfila un simple pantalon de lin blanc, ainsi q'un chemisier sans manche de la même couleur et tout aussi léger. Ainsi accoutrée, sa féminité pouvait enfin se dévoiler et elle avait l'air d'une femme korrulienne tout à fait banale. Si la ceinture de lames autour de la taille n'était pas venu parfaire la tenue. Pour l'occasion, elle détacha ses longs cheveux qui tombèrent aussitôt à hauteur de son bassin. Enfin prête, elle attrapa deux poignards qu'elle glissa, l'un sous son pantalon, accroché à son molet, et l'autre dans le dos, en travers de la ceinture. Simple réflexe d'officier. Ses lames ne la quittaient jamais.

Enaïa déambulait depuis maintenant plus d'une heure dans les allées bondées de monde. Elle regardait chaque stand, sa curiosité éveillée par de nouvelles senteurs, ou découvertes. Ses yeux dorés brillaient de mille éclats, luisant de joie et d'émerveillement. Peu habituée à flâner ainsi, elle en profita pour commander une tenue complète à un marchant de tissu matroscien. Et satisfaite, elle reprit son chemin, avant de s'attabler près d'une échoppe d'où émanait de délicieuses effluves. N'ayant pas faim, elle commanda simplement un lait de Capri parfumé, et observa les visiteurs défiler devant elle. Lorsqu'elle en eut assez, elle se releva et se fondit dans la foule. Juste à temps. Bousculée par un badaud, une grosse marmite d'huile bouillonnante, en équilibre précaire sur la planche d'une échoppe, tomba en avant, menaçant de vider son contenu sur une fillette juste en dessous. La jeune femme se jetta en avant sans réfléchir. Attrapant la môme d'un bras, elle la tira vers elle, tout en la faisant habilement glisser dans son dos pour la protéger des éclaboussures. Allongée à terre, la Veilleuse ferma les yeux et grimaça sous la brûlure des quelques goutelettes qui réussirent à la toucher. Puis se relevant, elle s'assura que la petite était saine et sauve, la laissa partir et une fois l'attroupement dispersé, elle fit volte face pour repartir. Trop rapidement. Puisqu'elle heurta le torse d'un homme. Assez violemment car le choc la fit tibuter de quelques pas, déjà sonné par l'incident précédent.

" Par Ryun! " Grogna t-elle, en se massant le nez avant de lever les yeux, avant de hausser les sourcils de surprise.



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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Lun 13 Aoû 2012 - 3:19

Si les choses s’étaient déroulées paisiblement, Thélador se serait trouvé là, tranquillement, pour assister à « l’exploit » de l’officier Lysean Vara’Da. Sans aucun doute, il en aurait été impressionné, et sûrement peut être un peu honteux du jugement hâtif, la qualifiant de femme vicieuse, dont il l’avait affublé depuis leur première rencontre. Peut être même aurait-il eut l’audace de l’aborder, pour relever et saluer ses bons reflexes, comme elle-même l’avait fait avec lui…

Ha si les choses avaient pu être aussi simples.

A sept ans, Thélador avait comprit une chose. Une pensée, une évidence s’était éveillée dans son jeune esprit… Une révélation qui ne tenait à rien de plus que la découverte de trois minuscules gouttes de sang nichées dans le cou de son père. Trois petites taches que l’on avait négligé d’effacer. Trois perles vermeilles qui avaient permis à l’enfant de comprendre : « mon père tue des gens ».
Un frisson glacé lui avait secoué les reins, alors qu’hypnotisé par ces petites traces, Thélador avait vu se dessiner son père sous un angle nouveau. Son père, Vicktor Gotruscos, milicien de carrière, spécialisé dans les techniques de tortures, faisait couler le sang des pauvres âmes qu’il se voyait confier.
Ce souvenir n’avait jamais quitté Thélador. Et aujourd’hui, plus particulièrement, il avait remonté les affres de sa mémoire pour s’imposait de nouveau à lui.

Car aujourd’hui, « son père qui tuait des gens », voulait le tuer lui.

*******


Thélador courait à s’en déchirer les jambes. L’esprit concentré sur la seule pensée qu’il arrivait encore à formuler après ce qu’il venait de vivre : Fuir pour survivre.

La foule ne lui facilitait pas la tache. On s’écartait de mauvaise grâce sur son passage.
Et sur ses talons, les foulés lourdes du médor ne faisait qu’accroître la peur qui lui tordait l’estomac.

« Attaque Petit-frère »

Voilà le seul ordre que Viktor, exceptionnellement patrouilleur à l’occasion du festival, avait aboyé pour que l’animal se jette sur les talons de Thélador. Oubliant que treize ans plus tôt c’était lui qui lui avait donné le biberon. Oubliant que l’enfant avait supplié pour que l’on ne laisse pas mourir ce petit rejeté de la portée, oubliant qu’il l’avait nourrit les premier mois de sa vie, et commencé à l’élever et à le traiter en compagnon de jeux.
Aujourd’hui, cela n’avait plus la moindre importance pour Petit-frère. Lancé sur les talons de son ancien nourricier, il ne s’arrêterait pas tant que ses crocs de se seraient pas refermé sur ses chaires. Car Viktor l’avait élevé pour ça. Après le départ de Thélador, il avait cessé d’être une simple bête de compagnie. Il était devenu un tueur. Et malgré son âge avancé, il était toujours aussi implacable.

Le souffle commençait à manqué à Thélador. Il savait qu’il avait un avantage : Il était plus habitué aux fortes chaleurs que ses poursuivants. Pourtant, il s’épuisait, et ses chances de leur échapper diminuaient à chaque enjambée.

Comment en étaient-ils arrivaient là ?

Il ne préférait pas y songer. Comme il ne préférait pas imaginer ce que son père pourrait lui faire s’il l’attrapait.

Il ne savait qu’une chose. Les passants ne l’aideraient pas. Et la faute lui revenait en grande partie ; s’étant installé il y a peu dans la zone du festival, il avait perdu beaucoup de ce qui faisait de lui un « fils de cultivateur ». Il avait du vendre une partie de ses vêtements raffinés pour du tissu plus modeste. Et son visage, dont il avait négligé de rasé régulièrement la barbe, n’était pas des plus soigné. A vrai dire, il ressemblait plus à un monsieur tout le monde, et personne ne s’étonnerait de voir un milicien aux trousses d’une quelconque bonhomme qui avait du outre passé une ou deux règles du festival.

C’est au moment où il songea que les dieux devaient lui en vouloir que Thélador percuta de plein fouet une korrulienne. Ayant au dernier moment essayé de l’éviter, se fut lui qui maqua de tomber. Il parvint à rétablir son équilibre, au dernier moment, un peu étourdit.
Par « Reflexe », il posa son regard sur elle.

-Mes excuses … S’empressa-t-il de dire, ne l’ayant pas encore reconnu en tenu civil. Il s’apprêtait à lui demander si il ne l’avait pas fait du mal, mais sa voix se suspendit. Il y avait quelque chose qui clochait. Le martellement de la course de Petit-frère était silencieux. Comme si il avait cessé de courir … Ou alors …
Thélador tourna la tête, au moment où Petit-frère, a u plus haut de son bond le percuta de plei fouet.

L’un comme l’autre furent projeté plus loin.

La foule s’écarta précipitamment, alors que l’animal bondissant sur ses jambes, ne laissa pas le temps à sa prise d’en faire de même. Ses 80 kilos s’écrasèrent, implacables sur Thélador impuissant, qui essayait de parer coups de griffes et coups de crocs avec toute l’énergie qui lui restait encore. Se débattant comme un diable, il martelait le ventre de l’animal à grands coups de genoux pour s’en défaire. Mais la bête était tenace. Dressée pour ne pas laché prise jusqu’à l’arrivé de son maitre.
Il ne lui restait qu’une solution ; la dague qu’il portait… Il lui fallait s’en servir.

*Non Petit-frère, ne m’oblige pas à faire ça … Je t’en supplie… C’est moi.*

Priait Thélador. En vain. Il savait que la seule chance de s’en sortir, c’était de tuer la bête pour s’en défaire… Et pourtant, quelque chose l’en empêchait ; la fidélité.
Derrière ce monstre qui grondait, il y avait la petite bête joueuse qui avait enjolivait son enfance. Et si … Et si il l’avait prit avec lui, il en serait toujours de même.

*C’est ma faute … C’est de ma faute si il a fait de toi un monstre… Ho Petit-frère, pardonne moi…*

Thélador parvint alors à se dégager d’un coup de coud en pleine gueule de la bête qui fut contrainte de reculer. Il y vit sa chance. Jeté en avant pas l’adrénaline, il s’apprêtait à poursuivre sa course quand une main se plaqua sur son épaule pour l’arrêter.
Il sentit une douleur lui foudroyer l’estomac avant même qu’il comprenne que son père, l’avait rattrapé.
Il lui avait lancé un cou de poing en plein ventre, pliant Thélador en deux. Le suivant s’abattit en plein visage.
On pouvait reconnaître ça pour Thélador : Sa capacité à encaisser des coups qui en auraient terrassé plus d’un.
Car Viktor ne se retenait pas. Et ce ne fut que lorsqu’il y eut jeté son fils à terre, assuré que celui-ci ne lui échapperait plus, qu’il s’arrêta pour mieux le dominer et l’écraser sous le poids d’un regad méprisant …

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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Mar 14 Aoû 2012 - 15:55

Si Enaïa avait bien reconnu l'homme qui venait de la percuter, et de s'excuser, lui n'en avait pas eu l'air. D'ailleurs, il n'avait pas vraiment cherché à s'attarder sur la quelconque personne qu'elle était parmi tant d'autres, et il s'était retourné aussitôt, comme perturbé par quelque chose. Quelque chose qui ne tarda pas à se montrer. Quelque chose d'imposant. Avec des griffes, des crocs. Qui ne tarda pas à bondir en l'air. La jeune femme le vit s'élever, les pattes en avant et la gueule grande ouverte. Elle recula aussitôt d'un pas, assurant sa sécurité, mais elle ne fit rien pour l'homme. Thélador Gotruscos. L'étranger, et pourtant bien korrulien, qui s'était présenté afin d'intégrer les Veilleurs Pourpres. Elle avait du partir, le laissant aux mains d'un de ses compatriotes, mais n'avait pas eu de nouvelles quand à sa venue parmi eux. Elle avait pourtant été surprise par la détermination qu'elle avait pu lire en lui, les quelques minutes de leur entrevue. Et c'était avec une certaine curiosité qu'elle s'était renseignée sur cette homme à l'histoire pour le moins originale. Mais là n'était pas le moment pour penser à cela. Le pauvre homme se débattait comme un diable sous la masse puissante de l'animal. D'après ce qu'elle pouvait en voir, il ne semblait pas en si mauvaise posture que ça. Mais quelque chose clochait. Il hésitait à tuer l'animal, comme si quelque chose le retenait. D'ailleurs, le puissant molosse intriguait particulièrement la jeune femme. Ce n'était pas une espèce korrulienne. Alors, d'où pouvait-il bien venir ce montre sur pattes ?

La réponse ne manqua pas d'être découverte quelques minutes plus tard. Alors que Thélador venait de se libérer de la puissante masse qui le maintenait dangereusement au sol, un homme traversa la foule et sans un regard pour les passants intrigués par le spectacle, il attrapa le matroscien et lui asséna plusieurs coups. Le sang d'Enaïa ne fit qu'un tour dans ses veines. Son impulsivité lui soufflait de courir mettre un terme à cette injustice, mais elle réussit pourtant à se contenir. L'affrontement qui se déroulait sous ses yeux avait quelque chose d'inhabituel, et la rancoeur que mettait le milicien -il était reconnaissable à son uniforme- à frapper Thélador n'avait rien de celle d'un garde punissant un voleur. Les coups portés étaient durs, et chacun semblaient destiner à livrer un certain message. Puis, les coups cessèrent, et le bourreau matroscien assoma sa victime d'un regard écrasant et hautain. Il leva le pied et s'apprêta à donner un dernier coup... Peut-être mortel.

" Eh le Milicien ! On peut savoir ce qui vous prend de faire ça ? "

La voix mélodieuse, mais dure d'Enaïa avait tranchée l'air. Les quelques curieux se turent aussitôt. Et elle s'avança. Le milicien reposa le pieds à terre et se retourna. Il la défigura et la toisa de haut en bas, sans gêne et avec un certain dégout dans le regard. Encore un rebuté de la race korrulienne. Il haussa un sourcil, et demanda, sans politesse ::

" Qui es-tu toi pour oser m'interrompre et me parler de la sorte ? Voudrais-tu une correction semblable à celle-ci ? "

Le ton suffisant qu'il employa suffit à convaincre Enaïa qu'il ne mêritait en rien qu'elle soit diplomate. Et pourtant.. Jetant un coup d'oeil rapide à Thélador, souffrant sol, elle reposa un regard doré sur l'homme au molosse et le dévisagea à son tour. Et c'est avec une moue dédaigneuse qu'elle répondit :

" Offier Vara'Da , des Veilleurs Pourpres. Je vous conseillerais d'éviter de tenter quoi que soit contre moi. Par contre, vous venez de commettre un affront. L'homme que vous sembliez si disposez à battre est mon élève et je n'accepterais pas une seconde de plus le traitement que vous venez de lui infliger en public. "

Ses yeux firent le tour de l'attroupement qui s'était agglutiné autour d'eux pour assister à la correction de Thélador. Un sifflement de colère s'échappa de ses lèvres. Et le rira provocant du milicien manqua de lui faire perdre patience.

" Lui ? Un élève Veilleur Pourpre ? Il sera mort avant d'avoir pu livrer son premier combat ! "

Son regard défiant croisa celui flamboyant d'Enaïa, et il continua à rire à gorge déployé. Impatientée par tant de suffiance et de méchanceté, la jeune femme fit un pas de plus en avant et rétorqua, d'une voix qu'elle maîtrisa :

" Il aura au moins le mérite d'avoir appris la modestie, et la discrétion. Ce qui ne semble pas être le cas de l'apprentissage des miliciens au vu de la façon dont vous exposez votre ... battue. Je vous conseille de revenir à votre poste et de servir à quelque chose plutôt que de rester là. Soyez sûr que votre Général sera mis au fait de l'agissement de certains de ses soldats. "

Elle soutint son regard empli de véhémence et encaissant une denrière remarque, elle le regarda tourner les talons. Avant de partir pourtant, il se pencha vers le jeune homme encore à terre et lui souffla quelque chose à l'oreille. Puis, satisfait, il s'éloigna dans la foule suivit de son molosse. Soulagée, elle ne pu s'empêcher de lâcher un soupir. Les curieux terminant de se disperser, elle remit un peu d'ordre dans ses cheveux et posa son regard sur Thélador, à moitié redressé. Par Ruyn, qu'était-elle allait dire. Qu'il était son élève Veilleur... Qu'elle idée ! Si le Général apprennait ça, elle ne donnait pas cher du sale quart d'heure qu'elle passerait. Mais elle avait été contrainte. Et elle était sûre au fond d'elle, que c'était là le meilleur moyen de présenter Thélador au QG. Si elle se portait garante de lui, peut-être aurait-il l'occasion de faire ses preuves...

" Lève-toi. " Ordonna-elle, d'une voix douce mais ferme.

Elle l'observa. Malgré les nombreux coups qu'il avait encaissé, il continuait de se battre pour se redresser entièrement. Il avait de nombreuses capacités. Elle en était sûre.



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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Ven 17 Aoû 2012 - 14:11

Son corps entier se confondait en souffrance. Si, il pouvait en être sûr, aucun de ses os n’avaient été brisés par les chocs des coups, les hématomes et contusions seraient multiples pour les jours à suivre. Le cœur au bord des lèvres, les larmes menaçants de rouler, Thélador s’efforçait de rattraper son souffle, et d’apaiser les pulsations angoissées de son cœur qui lui martelaient douloureusement la poitrine.

Entre les mèches que la sueur avait collées contre son front encrassé de sable, il jeta un coup d’œil à la korrulienne assez folle pour s’interposer entre son père et lui. Il lui fallut un moment pour la remettre… A vrai dire, il n’eut que lorsqu’elle énonça son grade de veilleuse, qu’il emboîta les cases entre elle.
« L'homme que vous sembliez si disposez à battre est mon élève »

Une vague d’effroi le cloua sur place, l’empêchant de démentir ces propos. S’il avait pu pourtant se jeter sur elle, et lui clouer le bec. La faire taire pas tout les moyens ! Oui … Folle qu’elle était, ne comprenait-elle pas que c’était là dernière chose qui pouvait le sauver de la colère du milicien ?

Mais ses protestations restèrent obstinément coincées dans sa gorge. Mentir n’avait jamais été le fort de Thélador… Il voulait être veilleur. Il le voulait toujours. Avec ou sans l’accord de son père, il voulait ce poste.

Restant simplement témoin de ce sauvetage, il s’obliger à ne pas parler, à ne rien dire. A accepter la situation.

Il avait trahis son sang. Il lui fallait en assumer les conséquences.

Il n’aurait pas cru, ou espéré que son père lâche aussi facilement son os. Mais, heureusement, la foule et les conditions n’étaient pas propices à un véritablement règlement de compte. Viktor avait conscience de l’affront que consisterait un acharnement sur un apprenti veilleur. Et bien qu’il excrétait le peuple de korrul, la déclaration d’une guerre n’aurait pas arrangé ses affaires...

Il savait battre en retraite quand il les conditions ne se présentaient pas favorable à sa situation. Il n’en oublia pas de glisser une dernière parole à sa victime gisant à terre.

« Tu as eu de la chance pour cette fois … Mais n’oublis plus jamais : mon fils est mort. Et aujourd’hui son corps est pourrit … »

Le silence et le calme. Voilà les seules choses qui emplirent Thélador alors que son bourreau se retirait. Il n’eut aucun soulagement. Aucune joie.

Juste le vide, de son identité piétinée, de son nom arraché, des souvenirs familiaux tendres et aimants pulvérisés.

Son père venait de renié, à jamais, et sans espoir de rédemption.

« Lève toi »

Il obéit plus par habitude. Titubant, il se redressa sur ses jambes encore flageolantes de l’effort qu’elles avaient accomplit. Son souffle revenu, il tourna ses prunelles vers Enaïan hotta d’un revers de main le sang qui lui maculait le coin des lèvres ;

- Vous auriez dû rester en dehors de ça …

Glissa-t-il . Pourtant, il n’y avait dans son ton aucun reproche, mais simplement une résignation affectée.
Son orgueil si il était meurtrit par cette correction donnée en publique, n’avait rien à envier au triste état de son cœur. La colère n’arrivait pas à surgir. Il ne lui restait que la blessure acide du rejet pur et simple de son père.

Lâchement, il n’aspirait qu’à une chose : se rouler en boule lové contre ses propres ténèbres, aller chercher ses larmes, pour les faire jaillir comme jamais, et se soulager de cette peine.
Pourquoi pas même se fracasser le crâne contre un mur… Juste pour oublier … Oublier qu’il avait trahis sa véritable famille pour celle d’adoption.


Mp : voilà j’ai coupé là parce que je vois pas trop comment passer à mon autre idée :
Qu’Enaïa raccompagne Thélador à l’auberge où il crèche, pour examiner ses blessures plus au calme, et discuter de ce qu’elle attend de lui. Ca te dirait ?

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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Sam 18 Aoû 2012 - 12:32

Tremblant tout entier, Thélador se releva tant bien que mal sous le regard attentif de la Veilleuse. Aux aguets, prête à bondir pour le soutenir au moindre mouvement de défaillance, elle ne pu s'empêcher de ressentir une petite fierté lorsqu'il fut debout, seul, sans son aide. Grimaçant certe, mais debout quand même.

" Vous auriez dû rester en dehors de ça … "

La jeune femme le dévisagea et haussa un sourcil, mi-surprise, mi-vexée. Pourquoi aurait-elle dû rester en dehors d'une telle atrocité ? Personne n'avait le droit de traîter un innocent de cette façon, surtout publiquement. Ruyn aurait dû tomber sur la tête du milicien pour avoir oser souiller un sang pur. Mais Enaïa ne se confondit pas en remarques vexées, et souffla simplement :

" Je ne supporte pas la violence gratuite. Je suis Veilleur Pourpre, mon devoir est de protéger le peuple, et je t'ai sauvé la vie. " Elle posa sur lui un regard doré flamboyant, et le scruta dans les yeux, à la recherche d'une réponse. " Mais peut-être aurais-tu préféré que je te laisse mourir sous les coups ? "

Son regard inquisiteur s'adoucit, et elle s'approcha de lui. Elle le sentit méfiant, et lui accorda un sourire rassurant avant de désigner du menton les multiples entailles qui s'étaient ouvertes sous les coups. Fronçant les sourcils, elle se demanda s'il n'était pas plus sécurisant de le ramener dans un lieu éloigné et de le soigner. La douleur devait être insupportable et elle ne voulait pas qu'il lui tombe entre les mains. Il semblait pouvoir bouger tous ses membres, ce qui était en soi, une plutôt bonne nouvelle. Il ne serait pas handicapé par un bras ou une jambe cassé. Elle préféra tout de même jouer la prudence et demanda :

" Rien de casser ? Tu peux bouger les bras correctement ?" Elle le regarda s'exercer devant elle. " Les jambes ça me semble solides.. Les côtes ? "

Elle se résigna à lui toucher le thorax pour tester le tout, au cas où. Elle se contenta de lui tendre un morceau de tissu pour qu'il puisse essuyer le sang sur son visage.

" Je vais t'emmener dans la tente des Veilleurs, pour te soigner. Rassure-toi, il n'y a personne à cette heure là et tu ne risques rien. Quand tu seras d'aplomb, nous pourrons parler sérieusement. " Elle s'interrompit et vrilla son regard perçant dans celui azur de Thélador. " Si tu souhaites toujours rejoindre notre organisation, il va falloir faire tes preuves. "

Sur ce, elle tourna les talons et d'un signe de main, lui indiqua de la suivre. Elle se faufila habilement à travers la foule, évitant les coudes déplacés et les badauds innatentifs. De temps à autre, elle s'assurait que Thélador la suivait toujours, mais l'homme était résistant et il n'était qu'à quelques mètres à peine derrière. Puis, ils arrivèrent enfin à la tente qui servait de QG provisoire aux Veilleurs. Traversant le camp, elle écartant la toile qui servait de porte aux "dortoirs" et entra à l'intérieur. Lorsque le blessé l'eu rejoint, elle lui montra un lit, le sien en l'occurence, et lui fit signe de s'y asseoir. Attrapant une mâle qu'elle tira d'un coin, elle l'ouvrit et en sortit divers pots d'onguents et de poudres médicales.

" Enlève ton haut. " Lui souffla t-elle, toujours concentré dans ses potions et bandages naturels.

Puis se retournant, elle lui tendit un bolet empli d'une décoction à l'aspect gluant et peu ragoutant.

" Bois, ça soulagera la douleur, avant que je ne commence les soins. Alors, poursuis-tu toujours ton idée d'entrer chez les Veilleurs Pourpres ? "

Elle se laissa glisser au sol, et s'assit en tailleur, attendant qu'il s’exécute et qu'il réponde.



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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Sam 18 Aoû 2012 - 14:26

« Je suis Veilleur Pourpre, mon devoir est de protéger le peuple, et je t'ai sauvé la vie »

La réplique de la veilleuse le laissa presque patois. Elle faisait de lui un homme du peuple… Et il en était surpris. Oui bien qu’il ait, face à Bystax, hurlait haut et fort qu’il était korrulien, il savait à présent que les choses n’étaient pas aussi simple.
Pour cause, il ne s’était jamais autorisé à se sentir korrulien, il n’avait jamais permis aux autres de voir véritablement comme tel, et si il s’était toujours appliqué pour donné satisfaction, il savait aussi qu’une partie de lui lui avait interdis de s’intégrer totalement.
Pour cela, il était le seul à blâmer. Il avait érigé ses murailles seuls. Il s’était coupé de leurs attentions et de leur tolérance pour ne pas oublier l’homme qui venait de le renier…

Et voilà… Encore une fois, c’était korrul et non matroos qui lui tendait la main.

* Même si je ne me sens pas du peuple … Eux me voit comme tel…*

Il se garda rien de formuler cette pensée à voix haute, bien que l’attention bienveillante de la veilleuse venait piquer son humeur maussade comme une pincée de sel sur une plaie à vif.

Il aurait voulut qu’elle cesse de s’inquiéter pour lui.

*Ce n’est pas à elle de faire ça …*

Ne pouvait-il s’empêcher de penser. Pourtant lorsqu’elle lui ordonna de le suivre, il n’eut pas la moindre résistance. Plus de force pour lutter. Plus de force pour protester. Plus de force même, pour se méfier.
Juste celle de passer en mode « automatique ». L’esprit désert, le cœur inerte, seul le corps en action, qui le porte en pas lents et mesurés…

*Il te reste au moins ça Thél … Tes jambes pour marcher.

Ils se glissent dans la tente des veilleurs, il va s’assoir sur le lit. Ses prunelles éteintes caressent le décor. La voix d’Enaïa l’interpelle alors ;

« Enlève ton haut »

Il n’est pas sûr de vouloir faire ça. Pas sûr de vouloir ce que son père à détruit de plus que leur vie de famille. Il grimace… Finit par s’exécuter. La présence de la veilleuse ne semble pas l’incommoder. A vrai dire, c’est perdu dans des angoisses bien plus profonde que son esprit trouve la résignation de se dénuder devant l’inconnue … Il attrape sans y prêter attention le bol et l’avale sans la moindre hésitation.
Lorsqu’enfin, il est contraint de participer à la discussion, il se rend compte que la moitié de ses paroles lui sont passées à côté. Pourtant, il y a bien quelque chose qu’il a entendu… La proposition de rentrer chez les veilleurs ; elle ne l’a pas présenté comme élève simplement pour le sauver. Elle était sincère.

Un silence s’écoule. Puis il soupir, et se passe la main dans les cheveux d’un geste las.

-Je ne comprends pas … Je viens de me faire rosser en publique, et vous me pensez toujours capable d’intégrer vos rangs ?

*J’ai même pas été foutu de tuer Petit-frère pour protéger ma vie … Qu’arrivera-t-il si une guerre éclate ? Si je dois me retourné contre Matroos ?*

-Honnêtement … Je crois que vous perdez votre temps avec moi.

Lâcha-t-il finalement.

-Enfin … Ce n’est pas que l’idée ne me plaît plus… Pas que je n’en ai plus envie … C’est juste que c’est … Compliqué.

Eluda-t-il.
Il pensait à Lalah. Il pensait à son père. Il pensait à sa vie. Et la seule conclusion à laquelle il parvenait, c’était … Qu’il ne s’était jamais sentit aussi perdu.
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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Mar 21 Aoû 2012 - 2:28

Attentive mais silencieuse, Enaïa se contenta d'écouter les quelques paroles hésitantes et pleines de doutes de son nouveau "protégé". S'appliquant à examiner les blessures qu'il avait reçu, elle attacha rapidement sa longue crinière ébène qui risquait de la gêner et attrapa un pot d'onguent à la forte odeur de plantes. Déposant un peu de la pommade sur un premier endroit meurtri , elle l'étala doucement, prenant soin de ne pas trop appuyer pour ne pas raviver la douleur, et fit de même sur chaques plaies.

" C'est juste que c'est ... compliqué. "

La jeune femme resta impassible, concentrée sur son travail et ne prit pas la peine de répondre de suite. Certes, elle ne connaissait pas assez de chose sur lui pour le comprendre, ni pour le convaincre sans problème d'intégrer les Veilleurs Pourpres puisque tel était son souhait. Cet homme semblait troublé au plus profond de lui même par quelque chose que même Enaïa, dans tout la solicitude dont elle était capable, ne pouvait comprendre. Elle s'entendit pourtant murmurer dans un souffle :

" Rien n'est simple. "

Terminant son labeur, elle se redressa et s'essuya les mains, avant d'attraper un long morceau de tissu. S'approchant de nouveau de Thélador, elle s'appliqua à faire un bandage potable, avant de souffler longuement, satisfaite de ses talents de pseudo-infirmière.

" J'ai du prendre une bonne dizaine d'avoinées et d'humiliation avant de savoir me battre presque convenablement. J'étais à peine adolescente quand je m'entraînais dans le but d'intégrer les Veilleurs. Je rentrais tous les soirs couvertes de plaies et de bleus, sale comme un mendiant. "

Elle soupira et ne pu s'empêcher de sourire à ces souvenirs. Instinctivement, elle avait raconté ça, comme si elle voulait convaincre l'homme que ce qu'il voulait entreprendre était possible. Bien que le doute avait maintenant pris le dessus sur l'assurance qu'elle avait pu voir la dernière fois. Elle avait posé sur lui un regard conciliant et interessé.

" Tout ça pour te dire qu'il n'y a pas d'âge pour se prendre une sacrée raclée. Et se relever. C'est le plus dur, mais c'est grâce à ça que tu forgeras le caractère nécessaire. Et que tu continueras d'avancer. " Elle l'observa attentivement, et trouva que ses paroles, bien que sincères, n'avaient pas l'air de faire l'effet escompté. " Le temps que je te consacre n'est pas perdu. Je pense sincèrement que tu vaux la peine que je m'intéresse à ton cas. Je l'ai senti dès que je t'ai vu. Tu as une détermination dans le regard, qui n'en faisait aucun doute. Bien que je dois t'avouer.. que la petite lueur est presque éteinte aujourd'hui .. "

Elle pencha la tête sur le côté, pour pouvoir le regarder droit dans les yeux. Et elle fronça les sourcils. Que cachait-il ? Ce n'était pas une simple humiliation en publique qui aurait pu faire perdre toute envie à cet homme. Il était fort physiquement, et avait une véritable robustesse et puissance. La preuve étant les nombreux coups qu'il avait réussi à encaisser. Mais peut-être que son tempérament n'était pas aussi prompt et dur qu'elle ne l'aurait pensé ? Malgré la douceur qu'elle avait pris jusqu'ici pour s'adresser à lui, elle n'arriva pas à retenir une dernière parole qui lui échappa, tranchante :

" Quand on court après son objectif, l'important c'est d'y arriver. Sinon, ça ne sert à rien. Y'a que les draomas qui vivent sans but dans leur vie ... "

Elle grimaça et détourna le regard. Elle savait tellement de quoi elle parlait.



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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Mer 22 Aoû 2012 - 9:12

Le contact froid de l’onguent manqua de faire sursauter Thélador. Et indépendamment de la douceur et de l’application avec laquelle la jeune femme veillait à le manipuler, le matroscien sentit ses muscles se tendre d’angoisse sous sa peau meurtrie.

Il appliqua sa volonté à ne pas se dérober de ce contact invasif. Elle était si proche … Trop proche… Il sentait son parfum sucré, et distinguait les éclats dorés de son regard appliqué.
Cela l’indisposait. Son regard suivait chacun de ses gestes avec une inquiétude qu’il peinait à dissimuler. Alors, il détourna le regard, et le fixa sur un point bien plus loin.

Il ne fallait pas penser à elle. Juste à la douleur, et au soulagement que procuraient les soins. Elle allait le « réparer ». Physiquement du moins. Effacée les traces de son déshonneur. Alors, il fallait la laisser faire. Cesser de se comporter comme une vierge effarouchée. Elle ne faisait que le soigner, mieux que lui n’aurait su le faire.

Un silence concentré s’étira entre eux. Pourtant, elle ne chercha pas longtemps les mots pour lui répondre. D’un ton léger de nostalgique, elle lui raconta les épreuves qu’elle-même avait du traversé… Curieux malgré lui Thélador tendit un oreille attentive et quasi avide à cette anecdote.
Cette jeune femme devait n’avoir qu’une ou deux années de plus que lui. Et pourtant, lorsqu’elle aborda ses souvenirs, elle était capable d’en extraire les leçons nécessaires à une remise sur pied efficaces. La force de la détermination sous tendait ses paroles.

Une force qu’il jalousait presque. D’aussi loin qu’il remonte dans ses souvenirs, son passé n’avait jamais été qu’une longue blessure à la cicatrisation grossière et douloureuse. Il ne s’en était jamais véritablement relevé. Bien au contraire… Il s’y était laissé engluer. Pourrir. Son père n’avait peut être pas tord finalement … Mais cette veilleuse non plus.

Il sentit la colère pointer. Il avait envie de lui dire qu’elle ne comprenait rien. Qu’elle était à côté de tout. Qu’elle n’avait rien à lui apprendre. Mais tout cela était faux. Et c’était là la source de sa frustration… Il se sentait stupide qu’une femme, à peine plus âgée que lui, lui délivre une solution qu’il n’avait jamais prit le temps de chercher.

Il baissa les yeux. Il lui fallait grandir. Et si le processus s’était mit en marche depuis son départ du domaine, il avait encore beaucoup à faire… Il n’était plus le petit garçon vendu par sa famille. Plus non plus celui qui s’était fait si discret et distant une fois arrivé en terres sableuses. Ou plutôt si … Il était là et l’autre, et il devait en user pour construire ce qu’il serait demain.
Son esprit reprenait pied. Il méditait à présent les propos de la jeune femme. Son visage se fit plus concentré… Il ne pouvait plus aborder le monde seul, comme si tout reposait uniquement sur lui.

Il n’était pas responsable de tout.

Cette pensée fut comme une délivrance. Trait de lumière dans les ténèbres dans lesquelles il s’était jusque là réfugié. Oui c’est ça … Il n’était qu’un humain. Et on ne pouvait pas en exiger plus de lui … Ni même son père.

-Je peux vous poser une question ?

Demanda-t-il soudain, redressant l’échine pour aller chercher son regard.

-Comment pouvez savoir que l’humiliation était gratuite ? Et si elle avait été méritée ? Vous dites que j’en vaux la peine … Mais comment pouvez vous en être aussi sûre ? Etre déterminé ne signifie pas l’être pour de bonne raison… Cette « confiance » … C’est vraiment ce que je vous inspire ? Au delà de mes origines, vous êtes véritablement prête à m'ajouter à vos recrus ?

Questionna-t-il perplexe.
Que savait-elle de lui ? Avait-elle questionné ses cousins ? Etait-elle simplement de celle qui faisait confiance à son instinct.

A moins que … Elle ne cherche à l’embobiner. A le piéger.

Car il devait se l’avouer, elle lui inspirait quelque chose … Du respect sans aucun doute. Si il pouvait devenir l’un se ses soldats ? Sans aucuns doutes. Il pouvait mettre à son service et à ses ordres, toute sa volonté et sa confiance …Comme il l’avait fait pour ses parents, comme pour les Desnolancès. Mais pour cela … Il fallait qu’il se laisse « apprivoiser », et non abusé.

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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Ven 24 Aoû 2012 - 6:33

Décidément l’entrée en service en tant que nouveau général des veilleurs n’était pas de tout repos pour Vaarden. Il enchaînait les réunions au QG depuis la découverte de l’île de glace. D’abord pour chercher des volontaires pour une probable mission de sauvetage là-bas, suivit par l’accord avec le représentant des cultivateurs et du chamane Denken de cette mission. Il devait ensuite avoir rendez-vous avec la stratège Abysse Actrian pour clarifier la position des deux pays au sujet de cette nouvelle île. En pensant aux diverses tensions entre les deux peuples, la discussion s’annonçait houleuse et avec des divergences d’opinion.

Entre temps Vaarden devait faire son apparition au festival de bonne entente qui tombait pour le coup mal. Surtout que le seul but de cette visite était de serrer de nombreuses paluches, s’assurer du bon déroulement de la fête et recadrer les troupes s’il le fallait. En clair rien d’urgent au vu du contexte actuel.

Le général Jirkin, avait pris son propre vaisseau pour se rendre au passage ardent. Le pilotage de ce speeder remanié par ses soins et quelques amis mécanos allait être le seul petit plaisir de sa journée. Et dire qu’enfant, s’était l’un des événements qu’il attendait le plus dans l’année certes moins que la couse de "grain de sable". Mais c’était l’occasion pour lui de voir un maximum de vivenef au même endroit, il aimait vagabonder dans les allées bondés ou encore découvrir de nouvelle senteur et produit matrooscien. Hélas pour lui, cela faisait longtemps qu’il avait perdu cette liberté d’action. Une grande responsabilité entraîne de lourd sacrifice, c’est le lot de tous veilleurs. Une phrase qu’on lui avait dit lorsqu’il s’était enrôlé. Elle prenait vraiment tout son sens à présent.

Le passage ardent était maintenant visible depuis son cockpit et Vaarden entama une descente sur le spatio-port de fortune du festival. Arrivé avec un temps record, il avait gagné de précieuses minutes pour aller se débarbouiller avant d’entamer sa visite. Il salua tout en continuant de marcher les deux officiers qui se présentèrent pour faire leur rapport de ce début de festival.
Une fois terminé, Vaarden les remercia et les congédia en leur promettant un autre rendez-vous pour de plus amples directives.

Il était enfin arrivé à la tente des veilleurs et pouvait s’accorder un peu de temps pour lui.
Comme il avait imaginé la tente était déserte à cette heure-ci. Il entreprit de prendre une bassine d’eau chaude et d’effectuer un brin de toilette. Un rasage ne serait pas de trop se dit-il, en caressant sa mâchoire.

Il avait presque fini lorsqu’il entendit des personnes rentrées sous la tente. En appliquant un peu l’oreille il perçut des bribes de mots de douleur, rosser en publique et d’entrer chez les veilleurs. A première vue, ils n’étaient que deux. Vaarden s’aspergea d’eau une dernière fois, replaça quelques mèches en dehors de son visage. Puis observa le travail à l’aide d’un miroir. Il était prêt pour cette longue demi-journée qui l’attendait.
Cela passait par commencer à mettre en lumière l’histoire des deux veilleurs entrés dans la tente.
Il se retrouva derrière une jeune femme entrain de placer un bandage à l’homme devant elle.

-"Que s’est-il passé ? "

Les deux protagonistes se retournèrent vivement, surpris par la présence dans la tente. Quand le général Jirkin porta son regard sur le jeune homme aux yeux bleus électriques. Il enchaîna sur une autre question.

-"En faite, qu’est ce qu’un matrooscien fait-il dans la tente des veilleurs ?"

Il interrogea du regard l’officier Lysean Vara’Da, qu’il avait déjà côtoyé au QG .

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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Ven 24 Aoû 2012 - 14:45

" Je peux vous poser une question ? "

Les sourcils de la jeune femmes se redressèrent sous la surprise. Baissant légèrement la tête vers Thélador, elle fut étonnée de voir que son regard azur cherchait le sien, alors qu'il le fuyait presque quelques minutes plus tôt. Une lueur nouvelle animait le bleu de ses prunelles, et la veilleuse sentit un pointe de fierté lui titiller l'esprit. Ses paroles n'étaient peut-être pas tombées dans l'oreille d'un sourd finalement. Elle hocha imperceptiblement la tête pour qu'il continue, et tendit une oreille attentive à ses paroles. Encore une fois, elle ne répondit pas de suite. En fait, c'était même la première fois qu'elle prenait autant le temps de réfléchir à ses paroles. Elle passa une main dans sa crinière ébène, et en profita pour les détacher, d'un air pensif.

" Une humiliation publique n'est jamais méritée. Le milicien qui t'a infligé ce pauvre sort avait le visage pourri par la rancoeur. " Répondit-elle finalement, en se remémorant la scène qu'elle avait vu. " Je ne sais pas pourquoi il s'en est prit à toi de la sorte, mais même si tu avais été une crapule ou un brigand qui devait être puni, il était très mal placé de réagir ainsi et de te battre devant une foule. Les hommes, même mauvais, conservent tous un minimum de fierté et les humillier ainsi ne fait que salir notre propre honneur. Il n'y a aucun mérite à faire cela, sauf si on aime blesser gratuitement autrui. "

Les paroles avaient coulé librement de ses lèvres, et elle n'avait rien fait pour les retenir. Le tragique spectacle auquel elle avait assisté l'avait révolté. Il était déshonorant de voir un milicien, qui était un "collègue" temporaire durant le Festival, réagir ainsi. Jamais un Veilleur Pourpre n'aurait agit de la sorte en humiliant une personne, même coupable, devant une foule. Les punitions se font à l'écart, et non devant de simples gens, en se faisant passer pour un bourreau.
Enaïa se détourna et attrapa une gourde. L'ouvrant, elle but une gorgée d'eau bien fraîche et finit par la tendre à Thélador, avant de reprendre, de sa voix calme et assurée:

" Je ne suis sûre de rien. Je me contente juste de t'observer, de lire sur ton visage et de me fier à mon instinct. C'est ce qui me pousse à croire que je peux te faire confiance et t'aider à atteindre ton objectif. " Elle s'interrompit, le temps de s'asseoir sur la malle refermée pour l'occasion, et continua, un fin sourire étirant ses lèvres. " Je ne dois pas être bien plus vieille que toi, mais ça ne m'empêche pas d'avoir eu l'occasion d'en voir d'autres... des hommes qui voulaient absolument se joindre à nous pour combattre et aider Korrul. Les trois quart d'entre eux n'ont jamais réussi parce que tout ce qui les intéressaient, c'était le prestige que cela leur apporterait. Ils savaient parfaitement se battre, mais ils n'avaient pas la volonté nécessaire, ni une véritable dévotion. Mais toi, tu sembles animé par autre chose que la recherche du succès. Chacun de nous, au sein des Veilleurs, avons notre propre raison d'être ici et de se battre, quelqu'elle soit, et cette raison, est un moteur à l'envie de protéger notre pays. Il n'y a pas de mauvaise raison, sinon tu aurais plutôt tenté de rejoindre les Forbans. "

Elle lui adressa un sourire confiant. Elle était surprise de ce qu'elle s'entendait dire. Ses paroles venaient du coeur, et jamais elle ne les avait énoncées à voix haute de cette manière. Durant tout ce temps, ses yeux étaient restés ancrés dans ceux de Thélador, appuyant son discours de sincérité et de franchise. Elle soupira doucement, et de nouveau, elle prit la parole :

" Ton origine m'importe peu. Tu as grandi à Korrul, élevé par les Desnolancès; tu es un korrulien au même titre qu'eux, et que moi. Tu aimes notre pays autant, et peut-être plus, que certains d'entre nous. Ton histoire est une force à exploiter, qui te permettrait d'exceler chez les Veilleurs. "

Elle hocha doucement la tête, insistant sur les dernières paroles. Elle ne savait presque rien de Thélador, mais le peu qu'elle avait apprit l'avait intéressé. Un enfant matroscien, échangé pour une dette de sang, et adopté par la famille cultivatrice bien connue des Desnolancès. C'était tout. Mais largement suffisant pour la convaincre que cet homme possédait en lui une force supplémentaire qu'il n'avait toujours pas exploité, et qu'il laissait recluse, au fond de lui même. Ajouter à cela une farouche détermination; la jeune femme avait le sentiment que ce potentiel élève se révèlerait très surprenant. Alors qu'elle s'apprêtait à parler de nouveau, une voix s'éleva derrière elle. Surprise, elle ne s'attendait pas à entendre quelqu'un ici, elle sursauta légèrement et se redressa d'un bond avant de se retourner.

" Général Jirkin ! " Souffla t-elle, un sourire étirant ses lèvres, et le saluant respectueusement en s'inclinant légèrement. " Je vous présente Thélador Gotruscos, ou plutôt, Desnolancès, puisqu'il est le fils adoptif de la famille. Plus vraiment un matroscien donc. Vous connaissez peut-être cette histoire Général ? "

Elle planta un regard doré et confiant dans celui de son supérieur, la voix mesurée et douce. Et elle reprit :

" Cet homme a été sauvagement battu par un milicien, en publique. Je l'ai aidé, et soigné. Et ... " Elle marqua une pause, sachant parfaitement que ce qu'elle allait dire risquait de courroucer Vaarden. " Et il s'avère qu'il aimerait rentrer chez les Veilleurs Pourpres. J'ai donc accéder à sa demande, et pense le prendre sous mon aile. Si vous le permettait évidemment. Mais j'ai de bonnes raisons de penser qu'il excellerait parmi nous..."

Droite comme un i, comme le voulait le code d'honneur quand on s'adressait au Général, Enaïa garda une contenance confiante, une ombre de sourire illuminait toujours son visage. Elle priait Ruyn pour que le Général Jirkin accepte. Ou dans le cas contraire, ne soit pas trop dur avec Thélador.


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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Ven 24 Aoû 2012 - 15:31

HJ : mais très beau pavé, l’un comme l’autre *___*, je vais essayer d’être à la hauteur !

Il avait du mal à soutenir son regard. C’était stupide, et sûrement un peu puéril, mais il devait faire un véritable effort pour ne pas se défaire de leur contact visuel. Evidement le fait qu’elle soit une femme y était sûrement pour quelque chose, mais ce n’était pas tout … C’était cette, sincérité, qui le rendait étrangement nerveux. La façon dont elle posait des mots francs sur une idée claire, sans prendre la peine de l’enrober.

C’était pourtant ce qu’il avait demandé, qu’elle lui livre le fond de sa pensée, mais en l’écoutant il réalisa qu’il ne s’était pas attendu à ce qu’elle se montre aussi franche, et directe.

A plusieurs reprises, il sentit son estomac se contracter, lorsqu’elle parlait sans le savoir de son père par exemple… Lorsqu’elle éprouvait son ressentit, son désaccord … Il aurait voulu lui expliquer … Mais lui expliquer quoi ? Elle en avait sûrement déjà plus comprit que lui …
« le visage pourri par la rancœur » ces mots raisonnèrent douloureusement dans l’esprit de Thélador … Mais cela n'était que pure vérité, il n'y avait nul amour dans les prunelles rageuses de Viktor…

Repoussa résolument ce souvenir, le matroscien préféra concentrer son attention sur les autres paroles de la jeune femme. Il fut sincèrement surpris et gêné de l’attention toute particulière qu’elle lui portait. Ëtre le centre des éloges n’était guère le quotidien de Thélador, et savoir qu’elle évaluait sa motivation suffisante pour réussir le rendait tout… Chose. Mais aussi, attisait sa fierté et sa volonté.
Il ne voulait pas la décevoir, passer pour indécis, ou pire un lâche !

Car il n’en était pas un. Il le savait, il possédait cette force. La même que Viktor avait retourné contre lui ; la rage de vaincre. Cette puissance qui lui donnait la capacité d’aller au delà de ses limites et d’endurer les sacrifices pour atteindre le but qu’on lui avait fixé. Pour remplir une mission.
Il savait mettre ses propres sentiments de côté, pour laisser le champ libre à l’épanouissement de ceux d'autrui.

Certes, jamais il n'aurait l’âme d’un chef, jamais non plus il n'aurait le cran et le détachement nécessaire pour diriger. Mais il saurait être un bon soldat. Obeir était une deuxième nature chez lui …

L’entrée d’une tierce personne troubla alors leur entretien, au grand soulagement de Thélador qui n’aurait su comment répondre à de telles paroles...
Imitant Enaïa, il tourna le regard vers « l’intrus ». Il l’aurait prit pour un simple veilleur, mais il se serait trompé. Général ? Thélador retint de justesse sa mâchoire avant qu’elle ne pende ridiculement. Général ? Vraiment, ce veilleur était le grand manitou ? Il ne savait pas si il devait se considérer chanceux, ou non de cette honorable arrivée. Pour le moment, il se sentait juste ... Tendu, et pas préparé...
Ainsi une nouvelle fois, Thélador remercia Ruyn de ne pas avoir à parler. Il se contenta se laisse Enaïa le présenter, en admirant sa contenance, puis lorsqu’elle eut terminé, il entreprit de se lever, retenant une grimace de douleur, pour honorer la présence du général.
Ne sachant comment compléter les dires de la jeune femme, il opta pour un silence prudent. Après tout, on ne lui avait pas donné l'autorisation de parler.

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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Lun 3 Sep 2012 - 7:54

L’officier Lysean Vara’Da ne se démonta pas en répondant à son général du tac au tac, elle avait l’assurance d’un Rhiali en vol. Lysean Vara'Da un nom qu'il se devait de retenir. Elle lui expliqua qui était ce jeune homme se tenant devant lui

-« Je connais en effet l’histoire du contrat par le sang qui lie des familles korruliennes à des familles matroosciennes. » Même s’il était rare qu’on aille à de tel extrême d’utiliser un membre de sa famille comme monnaie d’échange.« De plus, plusieurs membres de la famille des Desnolancès font partie des veilleurs ». Il s’avère qu’il en connaissait un autre du nom d’Azeor via des courses clandestines de modules, mais n’en fit pas mention.

Il y avait tout de même quelques parts d’ombres dans l’histoire que racontait Enaia. Vaarden essaya d’avoir plus d’information en demandant au premier concerné.

-« Que vous voulez ce milicien monsieur Desnolancès ? Quelles sont vos raisons de devenir veilleur ? Êtes vous bien conscient des difficultés qui vous attendent ? Un homme d’origine matrooscienne parmi les veilleurs pourpres ça serait une première ! »

En trois questions, il lui avait posé des questions sur son passé, présent et futur.
En trois questions, il allait connaître s’il valait vraiment la peine de faire une entorse à la règle ou non.
Le général Jirkin vint planter ses yeux dorés dans ceux bleutés de Thélador, en attendant sa réponse.
Spoiler:
 


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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Lun 3 Sep 2012 - 13:00

Spoiler:
 

« Monsieur Desnolancès »… En temps normal, il aurait tiqué à l’écoute d’une telle dénomination, cherchant à savoir si il était bien la personne que l’on interpellait…
Mais, il y avait autre chose dans les propos du général qui accapara l’attention de Thélador. Quelque chose de bien plus important qu’un nom …

« Que vous voulez ce milicien monsieur Desnolancès »

Son esprit cavalant après des projets d’avenirs fût impitoyablement stoppé. Brisé comme le roulis d’une vague contre le flanc rocailleux d’un côte inébranlable. Il retint son souffle, laissant l’angoisse lui étreindre le cœur douloureusement… L’officier Vara’Da n’avait posé nulle question à ce sujet, mais il fallait compter sur l’esprit plus alerte du général pour mettre le doigt sur l’incohérence de la situation.
Alors de devait faire Thélador à présent ? Mentir ? Que se passerait-il si l’on apprenait que son géniteur légitime désapprouvait fortement son engagement … Désapprouvait jusqu’à sa nouvelle nature Korrulienne ?
Devait-il passer sous silence ce passage de sa vie. L’enterrer, en priant qu’il ne ressurgisse pas de nouveau ?

Non … Il ne pouvait pas décemment pas baser sa première candidature sur un tissu de mensonge. Il ne pouvait pas trahir une confiance à peine éclose …

Il lui fallait dire la vérité. Aussi douloureuse soit-elle. Aussi honteuse soit-elle. Il fallait la prononcer, la reconnaître et l’accepter. Certaines choses ne se combattent pas…

Trois battements de cœurs, c’est le temps qu’il fallut à Thélador pour prendre sa décision, et étouffer sa douleur.

-Le litige était personnel. Il s’agissait de mon père.

Lâcha-t-il, ne laissant paraître qu’une indifférente feinte mais résolue. C’était les prunelles plantées dans celles du général qu’il avait annoncé son déshonneur. Il ne voulait pas regarder l’officier Vara’Da… pas voir ses yeux s’ouvrirent sous le coup de la compréhension. Qu’importe ce qu’elle ressentirait ; pitié, horreur, ou indifférence, il ne désirait pas le savoir.
Il ne voulait rien voir de cela dans le regard du veilleur non plus. Ce n’était pas pour les apitoyer sur son sort d’enfant déshérité qu’il était là.
Il lui était inutile de rentrer dans les détails, et sur le comment Viktor avait au prime abord feint l’indifférence totale en croisant son fils dans les rues du festival, et encore plus d’évoquer comment celui-ci avait eu la sottise d’insister pour se faire reconnaître.

Ainsi, Thélador passa au plus important.

-Mon ancienne famille –la dénomination lui brûlait les lèvres, mais il se força à l’énoncer- a contracté une dette envers les Desnolancès… Il m’a revenu la charge de la payer… Mais l’élevage de Draoma, n’est en rien le domaine où j’excelle le plus, et leur fille légitime est bien assez qualifiée pour gérer le domaine seule. En outre, coincé entre leur mur je leur suis d’une utilité limité… Mais il y a peu, un forban c’est aventuré dans le domaine, et a tué une bête. Si je n’ai pu l’en empêcher, j’ai réussit à le chasser avant qu’il ne s’en prenne à ma sœur, et là c’est ouvert à moi la perspective de payer la dette de mon sang, au sens propre du terme. Si je ne puis les aider sur le plan de l’élevage il m’est possible de les protéger des menaces… D’assurer la sécurité de leur lignée… A eux, comme au reste du pays.

Il n’avait pas réfléchit à la succession de ses paroles. Il les avait laissé couler, cherchant à fuir le premier sujet de conversation, et à diriger les esprits vers un terrain plus « stable ». Mais cela impliquait qu’il n’avait pas travaillé les mots… Juste énoncé comme ils lui venaient … Et maintenant que son discours était terminé il se demanda si il avait été vraiment crédible.

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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Mar 4 Sep 2012 - 7:08

Le général Jirkin avait maintenant la majorité des informations pour prendre sa décision sur Thélador Gotruscos ou plutôt Desnolancès. A vrai dire, le jeune homme avait plus de points communs avec le général qu’il n’y paraissait :
- Un conflit père fils même si celui de Vaarden ne l’a jamais frappé, mais parfois des mots sont plus dures à encaisser que des poings. Enfin depuis leur relation s’était apaisé.
- Et Thélador aussi avait une sœur qu’il chérissait au point de donner sa vie pour elle tout comme Vaarden avec Adélys.

En l’observant, on pouvait se dire qu’il n’avait rien d’un athlète fait pour le combat, il devait être encore moins bon en pilotage, ses origines matroosciennes ne l’aiderait pas avec les autres veilleurs. De plus commençait aussi tard sa formation de veilleurs ne fera jamais de lui un haut gradé. Néanmoins il avait indéniablement un atout dans sa manche, il savait encaisser les coups et surmonter les déboires que la vie lui avait donnés. Il n’y avait pas de pitié dans les pensés de Vaarden. Il était devenu un paria pour son peuple et alors ? Chaque veilleur avait son propre fardeau à porter.

Mais cette capacité à se relever et aller de l’avant, voilà ce qui le différait des autres et qu’on puisse porter un regard sur lui. Voilà pourquoi le général Jirkin était prêt à mettre une pièce sur lui.

-« Officier Lysean Vara’Da je vous donne l’autorisation de commencer la formation de Thélador Desnolancès. Bien évidement il faudra l’accord du conseil militaire pour que cette adhésion peu commune. J’essaierai de les convaincre, néanmoins vous me ferez un rapport toutes les deux semaines du bon déroulement de son apprentissage. »

Vaarden se tourna ensuite vers la nouvelle recrue

-« Quant à vous monsieur Desnolancès Thélador veuillez croire que je porterais un regard sur vos agissements au QG. Les autres veilleurs ne vous feront pas de cadeau, alors ne leur laissait pas matière à rire. En clair ne vous attendez pas à de l’indulgence au contraire. »

Il fit une pause pour bien que Thélador assimile ces données, puis reprit.

-« Je ne peux vous accorder plus d’attention, je suis déjà en retard pour faire ma visite du bon déroulement du festival, ainsi que voir nos collègues miliciens.»

Il ne put s’empêcher d’avoir un sourire en prononçant cette dernière phrase, il le savait bientôt les deux peuples allaient travailler main dans la main dans une mission dans le grand froid.
Vaarden attendit la réponse de ses deux interlocuteurs puis quitta la tente des veilleurs, pour reprendre ses différentes obligations.

Spoiler:
 


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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Mer 5 Sep 2012 - 12:02

Lorsque le Général confirma qu'il connaissait bien l'histoire du pacte de sang, Enaïa hocha doucement la tête. Elle n'avait rien à dire, ni à répondre. Vaarden s'adressait maintenant à Thélador et la jeune fille n'avait donc aucun droit d'intervenir tant qu'on lui redonnait pas la parole. Elle se contenta donc d'écouter d'une oreille attentive, et fronça légèrement les sourcils à la question de son supérieur. "Que vous voulez ce milicien Monsieur Desnolancès ?" Question qui lui avait effleuré l'esprit en premier lieu, mais qu'elle n'avait pas pris la peine de poser, estimant que le milicien s'en était simplement pris à un homme. Elle aurait du approfondir cette part de l'évènement si elle avait réfléchi un peu plus. Et elle se maudit intérieurement de ne pas l'avoir fait. Néanmoins, la réponse de son futur protégé la stoppa net dans ses réflexions. Son père ! Elle releva la tête pour poser sur Thélador un regard doré brillant d'incompréhension et de surprise. Elle ne s'était pas du tout attendu à cela, l'idée ne lui avait même pas traversé l'esprit. Comment un père pouvait-il en venir à ce stade avec son fils ? Sa chair ? Malgré les nombreuses questions qui se posaient dans sa tête, l'officier resta impassible et ne montra en rien sa surprise. Elle se devait d'être neutre. Mais elle comprenait mieux le jeune homme qui se tenait devant elle et qui plaidait sa cause. Elle aussi avait eu affaire à un père méprisant et incompréhensif. Heureusement pour elle, le temps et ses efforts avaient arrangé leur relation. Mais elle doutait fortement que l'on puisse arranger quoi que ce soit entre le père et le fils Gotruscos.

L'histoire que narra ensuite Thélador tira un fin sourire à Enaïa. Ses paroles s'étaient écoulées librement et elle ressentait à présent la véritable motivation qui le poussait à intégrer les Veilleurs Pourpres. Camouflant tant bien que mal la fierté qu'elle éprouva en l'écoutant, elle ne le quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'il eu fini. Ce fut la voix de son Général qui vint confirmer son excitation.

« Officier Lysean Vara’Da je vous donne l’autorisation de commencer la formation de Thélador Desnolancès. Bien évidement il faudra l’accord du conseil militaire pour que cette adhésion peu commune. J’essaierai de les convaincre, néanmoins vous me ferez un rapport toutes les deux semaines du bon déroulement de son apprentissage. »

Les prunelles dorés de la jeune femme brillèrent un peu plus et elle se retint de remercier chaleureusement Vaarden. Se contentant d'un bref signe de tête marquant son consentement, elle le laissa finir de parler et répndit d'une voix posée, qui contrôlait son contentement :

" Je vous remercie de votre accord mon Général. Je ne manquerais pas de vous faire un rapport, en espérant que le conseil militaire accède à notre faveur. Soyez sûr que notre nouvelle recrue sera entre de bonnes mains. "

Elle ponctua sa phrase d'un sourire mi-amusé, mi-mystérieux, et planta son regard dans celui du Général, avant de le regarder sortir de la tente. Une fois de nouveau seule avec Thélador, elle s'autorisa à lâcher un long soupir de soulagement et se tourna vers lui :

" Tu as très bien parlé. Tu n'aurais pas pu être plus convaincant. Je suis fière de toi. "

Elle lui adressa un sourire et lui tapota l'épaule avant de s'approcher de la sortie de la tente. Ouvrant le pan qui fermait le lieu, elle jetta un oeil dehors et jaugea le soleil. Satisfaite de son observation, elle tourna les talons et retourna s'asseoir sur la malle précédement utilisée.

" Bien, que je t'explique quelques bases. Ta formation de veilleurs va durer deux ans. Deux ans que tu passeras exclusivement avec moi, ton professeur, ainsi qu'au QG où tu cotoieras les autres. Tu ne pourras voir personne de ton entourage proche tant que tu n'auras pas terminer. Sauf si tu abandonnes entre temps.. Ce que je ne te souhaite pas. Ces deux ans vont être très éprouvants, durs et tu auras certainement l'envie de tout laisser et d'abandonner. Je te pense assez fort pour passer au dessus de cela. Tu m'accompagneras partout où j'irais, sauf contre indications de ma part. Ne t'attend pas à ce que je sois douce ou indulgente avec toi parce que j'ai demandé ton intégration. Je te traîterais comme toute les nouvelles recrues au QG, tu auras juste le privilège de m'avoir comme professeur particulier. " Elle s'interrompit et vrilla son regard pétillant dans celui azur de Thélador, et attendit qu'il assimile les informations avant de reprendre : " Je serais bien évidemment là si jamais tu as besoin d'un renseignement, ou autre. N'hésite pas à t'adresser à moi si tu as des questions. "

Elle se tût et se redressa. Il était temps. Temps de commencer. Ou du moins, d'amorcer le commencement.

" Tu as une semaine pour rassembler tes affaires, seulement le nécessaire pour vivre au QG. Pour faire tes adieux temporaires à ta famille, et peut-être aussi t'expliquer avec eux ... Dans une semaine, à l'aube, je t'attendrais au QG et ta formation commencera. Compris ? "

Sa voix s'était faite ferme et sévère, mais elle laissa transparaître un léger sourire pour le rassurer. Il allait devoir être très fort.



DC : Azeor Desnolancès & Kezaël Lysereän & Kidjyïa Rijwan & Esheban Ondeluire & Riska les Deux Voix & Eyföhl Aanka'Leï & Céléno Thogen
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Posté dans Re: Le repos du guerrier   - Sam 8 Sep 2012 - 14:12

Il attendit le verdict avec une excitation qui lui était étrangère…Et lorsqu’enfin il tomba, il sentit comme un poids se déloger de sa poitrine, et un soulagement sans borne se déverser en lui. Il battit des paupières, premièrement incrédule et incertain d’avoir bien comprit. Ses lèvres se courbèrent dans un sourire hésitant, comme si craintif, il se refusait à y croire.
Mais les propos étaient clairs. Le général ne tourna pas autour du pot, annonçant clairement que ce qui allait suivre ne serait pas une partie de plaisir.
Et pourtant Thélador n’avait pas peur… Car cette fois, il avait choisi. Il n’avait été vendu à des gens se sentant obligé de l’aimer et de ménager. Il allait travailler, et mériter leur attention à la sueur de son front, à l’acharnement de sa volonté, en enfin, il trouverait sa place.
C’était un raisonnement naïf, mais pour une fois, il se surprit à espérer que les choses iraient mieux… Qu’enfin il avait trouvé sa place.

-Bien mon Général. Bonne tournée mon Général.

S’entendit-il clamer, d’une voix enthousiaste.
La simple envie de bondir, d’extérioriser… D’hurler « OUI JE L’AI FAIT », mais il fallait ce contenir. L’officier Vara’Da était toujours là, et si il devinait le même sentiment de victoire dans les recoins étincelants de son regard, elle gardait contenance. « Je suis fière de toi », se permit-elle de dire, et étrangement, le compliment fit son effet. Depuis quand n’avait-il pas entendu cela ? L’avait-il entendu une seule fois ?
Curieux et sérieux, il tendit l’oreille à ses consignes, les grava dans sa mémoire, et se promit de les suivre à la lettre. Il devrait retrouver les Desnolancès, les affronter après sa « fugue », leur expliquer, et leur annonçait qu’il partait pour deux ans de formations.
Bien cela ne devrait pas être si difficile que cela. Sauf que … Lalah. La pensée le poignarda… Deux ans loin d’elle. Y était-il vraiment préparé ?

*Il le faut. C’est nécessaire. Elle doit faire sa vie, je dois faire la mien. Cela devait arriver.*

Il devait s’interdire de renoncer. Tout cela, il le faisait pour elle…

-Bien..

Annonça-t-il, les épaules redressés, alors qu’il attrapait sa veste pour s’en revêtir, et couvrir son corps meurtrit. Une douleur fugace lui rappela sa mésaventure, mais alors, il croisa le regard de la jeune veilleuse, et su que le passé était passé.

-Merci… Murmura-t-il d’une voix troublée.

Il aurait voulut lui dire à quel point elle l’avait aidé. Il voulait la remercier pour la vie qu’elle lui avait sauvé, pour les paroles qu’elle avait eu, pour la foi qu’elle avait mise en lui, mais dans sa tête les mots refusaient de s’aligner dans un ordre cohérant. Il savait que si il lui délivrait le fond de sa pensée, il bafouillerait, il hésiterait, et au final se ridiculiserait. Les mots du cœurs n’avaient jamais été son fort. Alors, il se contenta de ce bref « merci » un peu bourru et hésitant, mais au fond de lui, il se promit de lui rendre au centuple la dette qui lui devait… Et cela commencerait par ne pas la décevoir.

- A dans une semaine alors. Conclut-il accompagné d’un geste de la tête. Puis, il replongea dans l’extérieur, la démarche un peu boiteuse, mais les pensées rêveuses

[RP finit]

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Posté dans Re: Le repos du guerrier   -

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