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Arbre-Maison de Darius Enata

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Posté dans Arbre-Maison de Darius Enata   - Dim 18 Nov 2012 - 2:47

Suite de : Au Manoir Saule

Sur le chemin du retour, le couple d'amoureux descend lentement, main dans la main, la petite éminence sur laquelle ils avaient pris place pour admirer leur demeure, enfin débarrassée des oripeaux vétustes perclus d'humidité qui rongeaient ses murs. Profondément émue par les paroles tendres de son compagnon, Angélyne ne peut s'empêcher de revenir sur sa déclaration, lui rappelant tout ce qu'il a fait pour elle ces derniers jours, y compris tuer le responsable de la mort de ses parents.

- Ne dis pas de bêtises, mon cœur, tu ne me dois rien, rien de tout ! Je t'aime plus que tout. Sans toi, je serais restée amère, désabusée, rongée par mon désir de vengeance ... A force d'imprudences, je serais sûrement morte entre les mains des Palder. Tu m'as arrachée de leurs griffes plus d'une fois, grâce à toi, je peux innocenter mon père et les coupables ont presque tous été punis. Tu m'as permis de récupérer une partie de la fortune des Montaigu, que je suis ravie de la partager avec toi. Nous nous sommes certainement sauvés l'un l'autre … Angélyne serre plus fort, la grande main qui enserre la sienne, avant de s'accrocher au bras de Yannick de l'autre, et de poursuivre :

- Et puis nous avons découvert une sacrée mine d'or, chez Enata. La rénovation du Manoir sera bientôt achevée, et notre balade de cette nuit, nous donnera quelques munitions supplémentaires pour ressusciter la demeure de l'illustre héritier de la famille Saule, le taquine-t-elle joyeusement alors qu'ils franchissent les hautes grilles fraîchement repeintes.

Leurs jeunes et fougueux médors chahutent autour d'eux, quémandant des caresses, se bousculant dans un amusant ballet autour de leurs jambes, ralentissant la marche des amoureux, comme s'ils avaient deviné que ce soir ils seraient seuls au Manoir, pendant que leurs maîtres iront dévaliser la chambre forte de ce pourri d'Enata ...
Peu à peu la maison se vide de ses artisans, plusieurs carrioles les ramènent à la ville, alors que le soleil incendie l'horizon. Les deux amoureux prendront le même chemin, mais plus tard, lorsqu'ils ne seront plus qu'ombres dans la nuit étoilée. Yannick a déjà tout préparé dans leur vieille voiture, et il a choisi deux des plus robustes chemanoirs qu'il attellera dès qu'ils auront fini de dîner.

Petit voyage sans histoire, l'obscurité enveloppe Midel-Heim, cloîtrant chez eux les bonnes gens respectables. Seuls quelques attardés se pressent de retrouver leur foyer douillet, personne ne prête attention à cet équipage somme toute banal. Angélyne, par prudence, a dissimulé ses mèches d'albâtre sous un carré de coton noir, et a revêtu son costume de voleuse comme elle l'aime à l'appeler : chemise, pantalon et bottes de cuir noirs comme une nuit sans étoiles. Elle est toute excitée à l'idée de vider cette chambre forte de ses derniers trésors, elle a aussi repéré quelques petits meubles pas trop lourds, bien sûr, qui trouveront leur place au Manoir.

L'abre-maison d'Enata se dresse bientôt devant eux. A force d'y venir, ils ont découvert une porte de service, dissimulée à la vue des passants, devant laquelle ils peuvent laisser leur charrette qu'ils pourront charger ainsi discrètement. Ils se glissent enfin dans la demeure vide depuis plus de trois mois maintenant, le bruit court qu'Enata serait en voyage d'affaires dans la capitale, Angélyne a bien pris soin d'alimenter cette rumeur en faisant prévenir les rares domestiques de la maisonnée, de l'absence imprévue du maître de maison ...


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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Mar 27 Nov 2012 - 12:03


Tout est sombre donc, comme à chacune de leurs récentes et fructueuses visites. En chemin, les tourtereaux n'ont croisé qu'une poignée de badauds pressés de regagner un logis, mais à présent que leur attelage est rangé non loin d'une entrée dérobée, le silence est sépulcral. Autour d'eux, les troncs supportant les habitations sont de gigantesques colonnes de basalte noir, et la demeure de Darius Enata est un bloc d'ébène, suspendu dans l'obscurité. Même la lune et les étoiles portent le deuil. Y a t-il du danger ? Peu, très peu. L'absence – définitive – de la crapule n'a semblé étonner personne. Sa vie dissolue en faisait un éternel voyageur, et les escrocs qu'il côtoyait de son vivant ont sans doute mieux à faire que d'entretenir la propriété du pion manquant. De leur côté, les domestiques attendent son retour, qu'ils espèrent toujours, afin de recevoir leurs gages et de nouvelles instructions, mais à cette heure si tardive qu'elle en devient matinale, ils dorment ...

Ne traînons pas, mon joli lutin ... murmure cependant le gentilhomme, se penchant un instant vers le fichu noirâtre dissimulant les rivières de neige de la chevelure de sa compagne.

La serrure ne résiste pas. A force d'être forcée et vaincue par les amants terribles, à chacun de leurs passages, elle n'est plus qu'un gadget inutile, une sécurité illusoire. Ils entrent, prenant le risque de ne pas refermer entièrement la porte, afin qu'elle ne les encombre pas lorsqu'ils feront le chemin inverse, les bras encombrés de leurs trésors. Sans se concerter davantage, ils filent droit vers le discret eldorado. Connaissant par cœur le dédale des couloirs et l'emplacement des différents obstacles à éviter, comme cet immense coffre de bois sculpté ou cette statuette de la déesse Vama, qu'ils ont décidé de ne pas emporter, ils naviguent à vue, sans allumer de bougie, et sans le moindre bruit, ne tâtonnant contre les murs qu'en de rares occasions, ressentant à peine l'étreinte étouffante et sordide de l'obscurité.

Ils y sont ! Cette fois il leur faudra bien éclairer un tantinet, discrètement, afin de distinguer chacun des précieux bibelots qu'ils envisagent de dérober. Aussitôt, les ombres de nos deux larrons s'étendent sur le mur, au centre du halo glauque et blafard ébauché par les flammes du chandelier. Au boulot. Leur mécanique est bien huilée. La puce déplace vivement la toile, elle enclenche l'ouverture de la grille, qui s'ébranle et se soulève en émettant son grincement habituel, et Yannick la coince dans cette position idéale en insérant sous son dernier barreau horizontal un des meubles de la bibliothèque. En hâte, ils remplissent une caisse d'une vingtaine d'objets de valeur, caisse que le gentilhomme hisse alors devant lui.

Il reste encore de la place, mon ange, vas-y, remplis la encore un peu, ce n'est pas vraiment lourd ! On prendra le petit mobilier après ! ... chuchote t-il au mignon farfadet qui s'active aussitôt, ajoutant sans perdre un instant quelques bijoux supplémentaires à ce pactole.

Voilà ! Angélyne souffle les chandelles, ils peuvent aller déposer leur butin dans la carriole ... Tout a fonctionné à merveille, tout est parfait, les voici dans le hall ... mais soudain, rires et railleries jaillissent dans l'entrée principale. Plusieurs voix résonnent dans les ténèbres. Yannick se crispe. Vite, il dissimule la caisse derrière une tenture d'épais velours masquant une fenêtre close, et il se glisse dans cette cachette providentielle, y attirant vivement sa compagne. Il y a à peine la place pour deux, et il la serre contre lui, refermant d'une main le rideau sur eux, puis saisissant l'épée qui pendouille à sa ceinture.

Les voix se rapprochent. Milice, escrocs, domestiques ? Ils le sauront dans un instant.




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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Lun 10 Déc 2012 - 9:17

Dans l'arbre-maison déserté, le moindre bruit devient menace et résonne, lugubre. Alors que les deux monte-en-l'air terminent leur dernière razzia, des voix fortes, des rires gras les font soudain tressaillir ! Ce serait trop bête de se faire prendre lors de leur ultime visite ! Yannick a l'excellent réflexe de les dissimuler vivement derrière les lourdes tentures de la large fenêtre qui donne sur la terrasse. Blottie contre le torse de son amant, Angélyne meurt d'envie d'écarter les pans de velours et de découvrir ce qu'il se passe, et surtout à qui ils ont à faire. Mais exceptionnellement, elle se montre prudente, elle n'est pas seule, et ses craintes finissent par avoir raison de sa curiosité et de son impatience … Les mystérieux intrus sont entrés par la grande porte et se croient seuls, manifestement, vu le bruit qu'ils font, ce qui rassure la jeune femme, ils arriveront peut-être à s'éclipser, discrètement.

Mais les voilà ! Ils font irruption dans le grand hall, leurs pas claquent, inquiétants, sur le marbre veiné de d'écarlate. Impossible de savoir combien ils sont ! La voleuse a cru entendre des voix féminines, mais pas de quoi pavoiser, il y a aussi des femmes dans la Milice ! Bientôt elle n'y tient plus, il faut qu'elle sache ! Elle entrouvre à peine le lourd velours que Yannick tenait serré. Dans la clarté incertaine des maigres rayons de lune qui se faufilent au travers des courtines, elle distingue à peine, quatre silhouettes fantomatiques qui avancent au centre du vestibule. Sous la main d'Angélyne, le cœur de Yannick bat la chamade, au même rythme que le sien, quand soudain les flammes vacillantes de chandelles déchirent l'obscurité pesante, dévoilant les visiteurs importuns …

Ouf ! Pas d'uniformes, pas d'armes !
Deux couples bien éméchés se font face et se houspillent joyeusement, comme des gamins, excités par leur incursion dans la demeure vide. Angélyne les entend beaucoup mieux à présent qu'ils sont à quelques mètres d'eux. Ils parlent fort, et rient bruyamment, se vantent de leur exploit. Les mains se font baladeuses alors qu'ils jacassent sur le maître de maison, ce sont des domestiques d'Enata, ils connaissent donc parfaitement les lieux, et ont manifestement envie de s'offrir du bon temps dans les pénates de leur patron, qu'ils ne portent pas dans leurs cœurs …

La soirée a du être plus qu'arrosée, car l'un des hommes titube en voulant serrer de près sa compagne bien en chair et manque de s'affaler dans les lourdes tentures où sont cachés les deux amants. Angélyne se fait encore plus petite dans les bras de Yannick, s'attendant à être découverte. Mais heureusement la matrone à l'accent gouailleur des faubourgs, rattrape de justesse son galant ivre, et la frêle voleuse laisse filer un discret soupir de soulagement, puis elle dresse une oreille attentive aux propos des quatre fêtards. Un nom, un nom maudit vient de surgir au milieu des échanges grivois et des baisers sonores : Palder !

Et ils n'y vont pas de main morte ! Ils surnomment Greta et sa fille, les deux infâmes mégères, les horribles Palder, les garces bourgeoises d'Enata … Ils soupçonnent même que leur maître les a rejointes dans une autre ville, pour aller plumer d'autres pigeons ! Que cette histoire de séjour à la capitale n'est une vulgaire menterie, pour dissimuler des activités bien plus lucratives et illégales. Malheureusement pour la jeune femme, avide d'informations sur celles qui ont participé activement à la ruine et à la mort de ses parents, les noceurs imbibés de piquette changent de sujet, ils ont d'autres projets plus croustillants et tirent à la courte paille le couple qui aura droit au lit du maître des lieux …

Des cris de joie et des jurons dépités accueillent le résultat du tirage au sort. Deux des domestiques se précipitent dans le grand escalier et grimpent les marches quatre à quatre en se gaussant des deux autres qui s'éloignent en pestant, mais pas longtemps car l'homme à la panse rebondie pousse sa dulcinée contre l'un des piliers du hall et la trousse sans vergogne déclenchant gloussements et soupirs évocateurs. Angélyne sourit et murmure sans craindre d'être entendue par ces deux-là, fort occupés à se lutiner :

- Que fait-on trésor ? Tu crois qu'on peut s'esquiver maintenant ? Ou on attend qu'ils en aient terminé ? Ils iront peut être dans l'une des chambres ... J'aurais bien aimé en apprendre plus sur Raffy et sa mère ! On essaie de leur extorquer des renseignements sur ces maudites catins ?


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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Mer 12 Déc 2012 - 8:15


Bigre, il s'en est fallu d'un cheveu ! Un des domestiques, sans doute le plus aviné de la bande, s'est mis à tanguer singulièrement, manquant de peu de s'effondrer dans les rideaux dissimulant les tourtereaux, et ne retrouvant finalement un semblant d'équilibre que par la grâce de la barrique qui lui sert de compagne. Tout comme Yannick et sa frêle maîtresse, les deux couples de larbins ne sont pas armés, et ils sont tous solidement éméchés, mais une bagarre générale risquerait d'ameuter le voisinage ou de se transformer en bain de sang. Leur meilleure solution est donc de demeurer bien sagement dans leur cachette, et d'attendre que le quatuor s'éloigne. Cependant, tout en évitant précautionneusement de faire frissonner la tenture qui les abrite, Yannick se penche et empoigne deux lourds chandeliers d'argent, dépassant de la caisse contenant leur précieux butin. Voilà deux casse-tête efficaces en cas de besoin. Il en tend aussitôt un à la puce, et les voilà parés à toute éventualité.

Soudain, perdu parmi les élucubrations consternantes et laborieuses des quatre pochtrons, un mot fait sursauter nos visiteurs clandestins. Captive des bras du gentilhomme, le farfadet se crispe. Palder ! Et encore Palder ! Ce nom qu'ils exècrent et honnissent est répété à maintes reprises, comme un détestable leitmotiv, une préoccupation essentielle. Manifestement, les ivrognes ici présents ne portent pas les deux harpies dans leur cœur, et ils ne se privent pas de les injurier à distance. La valetaille soupçonne même son patron, Darius Enata, d'avoir rejoint les deux bourgeoises diaboliques dans un autre de leurs repaires, afin d'y poursuivre leurs activités coupables. Hélas, le baragouinage des soûlauds dérive bientôt vers des sujets beaucoup moins passionnants, et deux d'entre eux se réfugient dans la chambre du maître des lieux pour s'y livrer à quelques galipettes. L'autre soiffard se met aussitôt à entreprendre la deuxième soubrette et à la besogner à grands coups de reins, l'ayant plaquée contre un pilastre ouvragé.

C'est certainement le moment propice pour leur tirer les vers du nez, et Yannick approuve sa compagne. Oui ma chérie, je crois aussi que nos asticots en savent beaucoup plus que nous sur Raffy et sa mère. C'est même un peu étrange. Mais il est vrai que les domestiques sont toujours avides de cancans et qu'ils sont bien placés pour en recueillir ! Évitons toutefois de prendre trop de risques. Je crois que le mieux c'est de fiche le camp avec la souillon et de la faire parler plus loin. Je m'en vais assommer le pachyderme, ça évitera trop d'explications, et de toutes façons il est trop saoul pour nous apprendre quelque chose d'utile ! Suis-moi, mon poussin, laisse-moi faire, fais moi confiance ... Prends la caisse, mon ange, elle n'est pas bien lourde ...

Tandis que le ventripotent en rut ahane comme un soufflet de forge, le gentilhomme s'en approche silencieusement, par derrière, tenant dans une main le pesant candélabre comme s'il s'agissait d'un gourdin. La soubrette l'a remarqué, ses yeux bovins s'emplissent de surprise, elle réussit à couiner comme un animal effrayé, mais son compère est bien trop occupé pour s'en rendre compte. Bam ! Le chandelier s'abat sur l'occiput du forniqueur, qui vacille, puis s'écroule lentement, groggy pour un bon moment. La drôlesse rabat vaille que vaille ses jupons sur ses jambonneaux, et cherche maladroitement à ragrafer son corsage sur ses plantureux nichons, mais déjà Yannick l'a empoignée par le bras et la tire vers la sortie. Ne discute pas, on a à causer, mais pas ici ! Tu nous suis sans moufeter ! ... ordonne le gentilhomme !

Ils franchissent la porte, avec Angélyne sur les talons, et le grand brun pousse la donzelle à l'arrière de la carriole. Un seul cri, un seul geste, et tu es morte ! ... grogne t-il à nouveau, avant de se tourner vers sa princesse. Tiens là à l’œil, ma chérie, et indique-moi le chemin le plus court pour sortir de la ville ! Nous y serons tranquilles pour discuter avec cette charmante dame ... ajoute t-il encore, alors que les chemanoirs partent au galop.




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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Lun 7 Jan 2013 - 1:24

Les grands esprits se rencontrent dit-on, Yannick a eu la même idée qu'elle, et prestement ils entreprennent de se défaire du gros lourdaud et d'embarquer la servante effarée, à moitié rhabillée. Les voilà tous les trois dans la carriole, que les chemanoirs emportent rapidement hors de la ville, par l'itinéraire le plus direct possible dans Midel-Heim endormie. Angélyne surveille leur prisonnière, muette de stupéfaction et de crainte. Leur donnera-t-elle quelques indices sur l'endroit où se cachent les deux harpies Palder ? Elle l'espère, au moins pour savoir où se trouvent ces satanées sorcières, et surveiller leurs arrières en conséquence. Si sa vengeance envers cette maudite engeance n'est pas complète, retrouver une partie de sa fortune et les documents innocentant son père sont déjà une belle victoire. Bien sûr si elle en a l'occasion, la jeune voleuse se fera un plaisir de terminer la besogne, mais pas au prix d'une poursuite insensée. Elle a bien d'autres projets en vue, avec pour unique but de faire le bonheur du grand escogriffe brun qui l'accompagne partout désormais.

Alors qu'ils laissent derrière eux les derniers arbres de la ville du bois sorcier, Angélyne fait stopper Yannick, après une large courbe qui les met à l'abri des regards, hors de vue de Midel-Heim. Elle saute ensuite au bas de la carriole et en fait descendre la domestique qui s'effondre sur le chemin en geignant, effrayée, demandant grâce, persuadée qu'ils vont lui faire la peau. Peu habituée à jouer l'es méchantes, ou à conduire un interrogatoire musclé, la jeune voleuse tente de se montrer à la hauteur, en dissimulant derrière un masque de froideur, la pitié que lui inspire la pauvre fille :

- Arrête de geindre ! Sinon il va t'en cuire ! lui intime-t-elle d'une voix, qu'elle tente de rendre aussi glaciale que l'eau du Fleuve de Vie, elle adopte une attitude menaçante, une main posée sur le manche de la petite dague qui pend à sa ceinture. On veut des informations, on veut savoir où est ton maître et les catins dont vous parliez, toi et tes comparses, tout à l'heure. Tu sais les Palder ... Allez, parle, où sont-ils ? Ma patience a des limites, si tu veux avoir la vie sauve, t'as intérêt à nous dire ce que tu sais ! Et vite, j'attends !

En pressant ainsi la rondouillarde effrayée, elle espère bien avoir des réponses, et pas de mensonges, elle sait déjà qu'Enata ne réapparaîtra pas de si tôt, que son corps bedonnant, avalé par les remous du fleuve, engraisse les poissons. Ce sont les deux Palder qu'elle veut ! Ou du moins savoir où se terrent ces deux charognes ! Et la bonniche affolée déballe tous les ragots qu'elle a récoltés et colportés depuis la disparition de son maître. Il a emmené les deux mégères dans ses bagages à la capitale, ils devaient fêter une victoire ... Il disait qu'il allait empocher un sacré pactole, et qu'avec ce qu'elles allaient gagner, ils pourraient mener grand train à la cour du Gouverneur, à Sant Poséinos !

Bon débarras ! Qu'elles aillent plumer les pigeons de la capitale, après tout l'essentiel, c'est qu'ils ne les aient plus à leurs trousses, ni dans leurs pattes ! Angélyne fait répéter une seconde fois la malheureuse, morte de peur, pour être bien sûre qu'elle dit la vérité et qu'elle n'en sait pas plus :

- T'es bien sûre que c'est tout ? T'as rien oublié ? Il doit revenir quand Enata ? T''en sais rien ? insiste-t-elle avant de jeter un regard entendu à Yannick, la servante ne dira plus rien, elle est tétanisée, croyant sa dernière heure arrivée, elle pleure et gémit piteusement. Inutile de perdre plus de temps, autant la laisser partir, mais avant la jeune femme doit s'assurer du silence de leur captive. Elle s'approche tout près d'elle et sort son poignard de son fourreau.

- Tu vois cette lame, j'm'ferai un plaisir de t'faire quelques jolies boutonnières, si tu t'avises à baver sur not'compte. Je sais où tu crèches, et où te r'trouver ! Elle la bouscule un peu, et lui décoche un coup de pied dans son large derrière. Alors fais bien gaffe à ta langue ! Maintenant dégage de là, j'en ai marre de tes pleurnicheries !

Puis elle grimpe aux côtés de Yannick, et attend que la servante d'Enata ait disparu, pour attraper son bras et se coller tout contre son compagnon. Se hissant à la hauteur de son oreille elle lui murmure en taquinant la peau tendre de son souffle tiède, de ses lèvres gourmandes :
- Si nous allions fêter la disparition, même provisoire, de ces harpies, trésor ?

Suite au Manoir Saule


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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Jeu 29 Mai 2014 - 9:57

Suite de : Manoir Saule


Saperlipopette ! Terminés, les gros câlins coquins, terminés les bisous dans le cou et les mains baladeuses, le Général « Joli Bout d'chou » prend les choses en main. Non non, pas celles de Yannick, qu'allez-vous imaginer là ? Il y a un temps pour tout, a décidé le mignon lutin, et à présent c'est celui de retrouver les larbins de feu Darius Enata, réduit à l'état d'épave pourrissante au fond des eaux troubles du Fleuve de Vie, de leur arracher de plus amples confidences, et de remonter la piste qui les mènera à cette ordure de Raffy et à ses sbires. Rien que ça ! Elle a de la santé et de la persévérance, la frêle gamine !

Et voici donc Angélyne organisatrice en chef, tandis que Yannick se voit nommer maître-queux, chargé de l'intendance, c'est-à-dire qu'il doit rassembler en un minimum de temps un maximum de denrées comestibles. Quant à la délicieuse enfant, elle coiffe plusieurs casquettes : manutentionnaire, bagagiste, responsable de meute, et surtout pilote et commandant de module lorsque l'heure du départ a sonné. Accrochez les ceintures, c'est parti ! Midel-Heim, nous voici !

Que dire du vol ? En haut, c'est le ciel, en bas, c'est la terre, et entre les deux, les tourtereaux dans leur cockpit encombré de bagages. Voilà, c'est tout. L'atterrissage est géré de main de maître par le mignon farfadet aux multiples talents. Yannick ne l'avouera pas à sa compagne, mais il a sacrément serré les fesses au moment décisif du contact avec le sol, si bien qu'il est particulièrement heureux de se retrouver en un seul morceau au pied des tours de contrôle et entre les nombreux vaisseaux alignés le long des pistes du spatioport. Ce n'est pourtant là que la première étape. La seconde risque d'être plus compliquée, car il s'agira de faire parler les domestiques que nos deux lascars n'ont pas ménagés lors de leur première entrevue. Cependant, en cas de difficulté inattendue, Angélyne et Yannick disposent cette fois d'un argument de poids, les médors, dont les crocs aiguisés peuvent intimider plus d'un pignouf agressif.

Nos loustics ne s'attardent pas entre les hangars. L'aventure commence et ils sont impatients de progresser vers leur but ultime, la Palder. Et puis ne dit-on pas qu'il faut battre le fer tant qu'il est chaud ? En route. Quelques ruelles sinueuses, quelques passerelles suspendues entre ciel et terre, épousant l'alignement des arbres, quelques escaliers de bois grimpant en colimaçon autour des troncs larges et somptueux, et les voilà à destination : l'arbre-maison d'Enata, avec ses terrasses encombrées de feuillage, et ses multiples portes et fenêtres. Angélyne s'en approche d'un pas assuré, choisissant une entrée de service. Euh, ce n'est pas très raisonnable ça ! Un peu de discrétion, bon sang ! Yannick la rejoint vivement et lui adresse ses grands yeux qui font peur à tout le monde. Sauf à elle, bien-sûr.
- Attends, ma jolie étourdie ! Ne fonce pas ainsi à travers tout ! N'oublie pas qu'on a quand-même assommé le larbin avec un gros chandelier ! Même s'il était rond comme une queue de pelle, il se souviendra peut-être de nous et ne nous accueillera pas à bras ouverts ! Et puis la grosse, la servante, nous lui avions foutu une sacrée pétoche, et elle ne nous porte sûrement pas dans son cœur ! Surveillons durant quelques minutes, et nous verrons bien si ça bouge dans la bicoque. Viens là, derrière cette immense vasque remplie de fleurs, nous y serons en sécurité.

Tsssssss, les donzelles ! Toujours à se précipiter sans réfléchir ! Yannick prend la main de son charmant marmouset et l'entraîne à l'abri de la composition florale.
- Accroupissons-nous et observons à travers les tiges et les pédoncules, ma chérie. Si les domestiques sont là, nous les entendrons ou nous les verrons, ils n'étaient pas spécialement discrets. Ils étaient même très décontractés du fait que leur patron a disparu. Tu te rappelles comment ils se pelotaient, ces malotrus ? Moi je ne ferais jamais une chose pareille ! ... ajoute t-il en esquissant un sourire canaille et en glissant une main vagabonde sous la jupe de la sylphide aux cheveux de neige. Sans perdre de vue la maison, bien entendu, car Yannick n'est pas totalement irresponsable ! Enfin, pas tout le temps !

A la seconde suivante, le voilà qui sursaute. Une silhouette indistincte a traversé rapidement la pénombre de l'intérieur de la bâtisse, face à une fenêtre entrouverte proche de leur cachette. Tu as vu ça, ma chérie ? Tu as reconnu de qui il s'agissait ? Viens, on s'approche en douce. ... murmure t-il en reprenant la main d'Angélyne. Malta, Belzébuth, assis, et attendez-nous ici ! ... chuchote t-il à l'intention des deux brigands à quatre pattes, qui risqueraient de faire une bêtise et de les faire repérer illico s'ils les accompagnaient sous la fenêtre.



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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Dim 27 Juil 2014 - 7:20

Comme d'habitude Yannick parvient à raisonner l'impétueuse Angélyne qui se serait précipitée à l'intérieur de l'arbre-maison, sans prendre aucune précaution. Comme d'habitude elle se range à ses arguments, mais les deux amants savent qu'elle est encore loin d'être raisonnable, même avec la meilleure volonté du monde, la frêle voleuse a le don de foncer tête baissée dans les ennuis. Et quand on a Raffaella Palder comme ennemie jurée, la prudence est pourtant vitale. Elle en a déjà fait l'amère expérience. Accroupie derrière les buissons, accrochée à son coquin de compagnon aux mains exploratrices, la femme-enfant observe les fenêtres de la demeure d'Enata, qu'ils ont consciencieusement dépouillée de ses objets de valeur ces derniers mois. Mais aujourd'hui ils vont à la pêche aux renseignements, à la pêche au gros, ou à la grosse, ça dépendra de celui qu'ils rencontreront en premier. Ils doivent en apprendre plus sur la disparition de Raffy, ils doivent savoir où elle se terre.

- Tu as raison comme d'habitude, mon ange, soyons vigilants ! Et range tes mains ou je t'embrasse à te faire oublier où nous sommes ! Chuuut ! Regarde !
Une ombre massive vient de passer devant l'une des fenêtres au-dessus d'eux. L'arbre-maison est donc encore habité, les domestiques l'ont investi sans vergogne à la disparition de leur maître. C'est étrange d'ailleurs que les rumeurs de la visite d'Enata à la capitale n'aient jamais été démenties. Il faut croire qu'il ne manque à personne, et qu'il n'était pas si important qu'il s'en donnait l'air. Angélyne abandonne ses réflexions pour suivre Yannick. Et le temps d'ordonner à leurs compagnons à quatre pattes de rester sages, ils se glissent discrètement sous la fenêtre et tentent un premier coup d'oeil, au travers des carreaux impeccables. La voleuse reconnaît le petit salon dans lequel ils ont raflé deux petites tables gigognes ornées de bois sorcier, qu'ils ont revendues à prix d'or. La silhouette qu'ils ont entrevue appartient à la matrone qu'ils avaient interrogée lors de leur précédent passage, elle est en train de sortir de la pièce. Impossible de savoir si elle est seule, ou si ses trois autres comparses sont dans la demeure.
Juste pour savoir, parce qu'elle est curieuse et toujours à l'affût d'une opportunité, Angélyne pousse doucement le battant qui ne lui résiste pas et s'ouvre silencieusement. Voici leur billet d'entrée ! Elle jette un coup d'oeil à Yannick et articule doucement :

- On y va ? Puis sans attendre, elle enjambe le rebord, et saute gracieusement sur le parquet ciré, où elle s'accroupit derrière un fauteuil, vérifiant qu'elle n'a pas éveillé l'attention de leur proie. Rassurée, elle invite son complice chéri à la rejoindre. Un silence inhabituel les accueille, les occupants illégitimes doivent être dans une autre aile de l'arbre-maison. Ils vont devoir se lancer à leur recherche. Toujours accroupie derrière la volumineuse bergère, la monte-en-l'air murmure :

- Nous voici dans la place trésor, je propose qu'on se sépare pour trouver nos amis, nous serons plus efficaces, non ? Ou nous verrons cela plus tard, avançons … Que fait-on des médors ? Il vaudrait mieux les faire entrer, ils pourraient nous être utiles, nos gardes du corps sur pattes. Je n'aime pas trop les savoir tout seuls dehors … Ils ne sont pas chez eux. Je n'ai pas envie qu'ils se perdent à fouiner comme ils savent le faire. Et puis si jamais nos « amis » se montrent agressifs, une démonstration des crocs de nos bébés pourrait les faire changer d'avis, non ? … Qu'en penses-tu ? Je les fais entrer ? Ils seront aussi bien dans ce salon pour nous attendre …
Un autre coup d'oeil par-dessus le dossier les informe qu'ils sont toujours en sécurité. Angélyne se relève et cherche les médors du regard, par la croisée toujours entr'ouverte. Les sentinelles à quatre pattes n'ont pas bougé d'un poil, assises où Yannick leur a demandé de rester. Sifflant doucement elle les fait entrer et leur intime de se coucher le long du mur, après quelques caresses.

- Voilà, allons-y mon ange, trouvons cette bonne femme, je veux en avoir le cœur net, si elle sait quelque chose, crois-moi elle va parler !
D'un pas décidé, Angélyne traverse le salon et passe la porte, personne non plus dans le corridor. Méthodiquement elle inspecte chaque pièce, elle connaît bien la topographie des lieux, et se dirige vers les communs.
Soudain des bruits de voix leur parviennent de l'office. C'est drôle, ces domestiques ont la somptueuse demeure pour eux, mais ils restent dans leurs quartiers, à la cuisine … Les rumeurs ne suffisent pas à la voleuse, elle veut entendre, elle veut savoir. Son corps de poupée collé au mur, elle s'approche de la porte, jusqu'à ce que les mots soient distincts, jusqu'à ce qu'elle sache combien ils sont et ce qu'ils se disent … Toujours plus près … Elle compte trois voix différentes, un homme et deux femmes dont celle qu'ils ont déjà interrogée. Ils bavassent, rient d'une plaisanterie stupide. Bref, ils prennent du bon temps, vu que leur maître n'est pas là. Angélyne perd patience, et plutôt que d'attendre que le sujet vienne sur la table, elle franchit la porte la main sur le pommeau de sa dague, l'air de rien :

- Tiens donc, on s'amuse bien ici ! lance-t-elle à la cantonade de sa voix gouailleuse de voleuse des faubourgs. Puis sans se démonter, profitant de l'effet de surprise qui a sidéré ses auditeurs, elle s'adresse à la servante qui les intéresse :
- Et toi tu me remets ? On n'a pas fini d'causer nous deux, y'm'semble ! J'suis sûre que t'as pas tout déballé l'aut' jour. T'avais les foies, j'suis sûre qu't'as pissé dans tes bottes. P'têtre bien qu'tes amis auront des choses à nous dire, eux … Leur mémoire est p'têtre plus fiable que la tienne. Alors, dites-moi, je vous écoute que savez vous d'Enata et des Palder ? Où crèchent-ils en ce moment ? C'est qui m'doivent un paquet d'fric ces oiseaux de malheur ... ajoute-elle soudain, pensant éveiller l'avidité de son auditoire ...


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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Mar 29 Juil 2014 - 2:10


Yannick sourit bizarrement, tout en hochant lentement la tête en signe de résignation. Puis il soupire et lève les bras au ciel, le prenant à témoin. Son gracieux farfadet, c'est décidément tout un poème. Elle est inimitable. Aucune autre donzelle ne lui ressemblera jamais. C'est bien simple : le moule est cassé. Car voilà : même s'ils se sont approchés en douce de la somptueuse propriété, le gentilhomme se préparait, une nouvelle fois, à mettre en garde la mignonne contre les dangers inhérents à leur intrusion, mais celle-ci pénètre résolument dans la demeure de l'escroc, après un « On y va ? » auquel il n'a même pas le loisir de répondre. Le temps qu'il se redresse à-demi, hop, la belle a déjà enjambé le rebord de la fenêtre et elle s'est promptement faufilée à l'abri d'un fauteuil, dont il distingue la silhouette épaisse dans un recoin de la pièce. Le silence refleurit un bref instant, puis la frimousse d'Angélyne réapparait, le temps d'inviter son comparse et amant à la rejoindre. Pas le choix, bien entendu. D'ailleurs ils sont là pour ça, même si Yannick aurait préféré qu'ils s'entourent de quelques précautions supplémentaires.

Bref, l'échalas emprunte le même chemin que son joli lutin, et les voici dans la place. Les médors les y rejoignent, sur un signe d'Angélyne. La mignonne deviendrait-elle soudain prudente et réfléchie ? Ce ne serait pas plus mal ! Finalement, tu as bien fait de les appeler ! ... murmure Yannick à l'oreille de sa brindille aux cheveux de neige. Ils vont pouvoir se surveiller mutuellement, ce qui n'est pas une mince affaire compte tenu de l'impulsivité de la femme-enfant et de l'espièglerie de leurs compagnons à quatre pattes.

Les tourtereaux hésitent un moment, prenant la température de la pièce, tendant l'oreille pour capturer le moindre bruit qui s'échapperait du reste de la propriété. La patience, nous le savons désormais, est une denrée rare dans les gènes du délicieux farfadet. Alors hop ! La voici qui se dresse soudain sur ses menues guibolles et se mue en chasseresse, entamant l'inspection complète de la maison de feu Enata, mort depuis belle lurette, ce qu'ignorent toujours les pignoufs qui sont à son service. Et Yannick, bien entendu, suit sa princesse comme son ombre, attentif et protecteur. Les couloirs sont déserts, mais soudain des voix résonnent  à l'autre bout de la demeure. Un homme et deux femmes, semble t-il. Un trio qui braille et jacasse comme une douzaine de poissonniers haranguant la clientèle à l'heure du souper. Ils s'amusent, les gueux, profitant amplement de l'absence du patron et de ses sbires. Yannick ne serait nullement surpris de les trouver en train de siroter un excellent cru de Borgo. C'est que notre échalas s'y connait, en histoires de crus.

Angélyne ne tergiverse pas. Sa menotte de poupée effleurant ostensiblement la poignée de sa dague, elle pousse la porte et entre hardiment, délicieux et vaillant matamore. Le gentilhomme se dresse à ses côtés, et observe les maroufles, tandis que sa compagne annonce la couleur et exprime clairement ses exigences, d'un ton résolu et persifleur qui flanquerait la pétoche à un essaim entier de forbans du désert. Interloqués, les trois rustauds dévisagent la puce. Ils ne s'attendaient nullement à une telle apparition. La première femme, la grosse à l'oeil bovin et amorphe, était en train de s'expliquer avec un chapelet de saucisses et elle continue à mâchonner lentement, consciencieusement, en ouvrant une bouche aussi large que l'entrée d'un luxueux palais. Doucement, cependant, son regard s'anime, et l'interrogatoire qu'elle a subi précédemment lui revient en mémoire. C'est sûr que sans la présence du gentilhomme elle se serait ruée sur Angélyne qui ne l'avait pas ménagée autrefois, mais elle demeure assise à la table, se bornant à pousser son voisin du coude.
- Tu les as reconnus ? C'est ce grand corniaud-là qui t'a assommé à coups de chandelier ! Qu'est-ce que tu attends pour lui faire sa fête ? ... lui souffle t-elle à mi-voix.

Hélas pour elle et pour le pachyderme vêtu en laquais, Yannick empoigne également la dague qu'il a emportée avec lui, et le monstrueux larbin ventripotent ne bouge pas d'un pouce. Il baisse ses gros yeux globuleux et sa trogne rougeaude, attendant la suite. Rentrant la tête entre les épaules. Quant à l'autre donzelle, ce qu'on remarque d'emblée ce sont les regards mauvais et torves qu'elle adresse à Angélyne. D'instinct, Yannick n'éprouve que méfiance et répulsion vis-à-vis de cette grognasse, même s'il ne l'a jamais vue auparavant. Faut dire qu'elle est maigre comme une tringle à rideaux et aussi rousse que les braises d'un feu de camp, il se souviendrait d'elle s'il l'avait déjà croisée. Elle porte le même uniforme de soubrette que la dondon, elle fait donc également partie du personnel. Angélyne s'est tue, et Yannick s'approche, jouant nonchalamment avec son poignard. Mais sa voix claque soudain comme un coup de fouet ! Alors ! Vous n'avez pas entendu les questions de ma compagne ? Vous préférez qu'on vous coupe un doigt ou une oreille pour vous obliger à répondre ?

En trois pas, il se glisse derrière la rouquine et la saisit par la tignasse. Il n'aime pas vraiment s'en prendre à une femme, mais celle-là a vraiment une sale tronche et ne lui inspire pas confiance. Parle ! ... gronde t-il en approchant sa lame du cou décharné de l'affreuse donzelle. Après tout ce que les Palder et leur clique ont fait subir à Angélyne, ils doivent à tout prix les retrouver. Et tant pis s'il y a des dommages collatéraux. Il y en a dans toutes les guerres, et c'est effectivement une guerre qui débute entre les tourtereaux et la Palder.




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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   - Dim 5 Oct 2014 - 9:49

L'arrivée fracassante de Yannick et Angélyne a jeté un froid dans la cuisine. Les trois domestiques sont pris la main dans le pot de confiture, ils le savent, et malgré les exhortations de la servante qu'ils avaient déjà interrogée, le seul homme de la bande se fait piteux et docile. L'argent promis a semblé allumer une lueur d'intérêt dans les yeux bovins des trois larbins, mais aucun d'eux ne moufte. Alors qu'elle pensait les interroger l'un après l'autre, Yannick menace soudain avec une certaine brutalité, la seconde femme qui les regarde d'un air hostile depuis leur entrée. Surprise par la violence de son amant, elle frémit lorsqu'il appuie la lame de son poignard sur le cou de la teigne rousse.

Bien sûr, elle a déjà vu Yannick se battre pour se défendre ou pour la sauver des griffes des sorcières Palder. Mais elle ne l'avait jamais vu violenter qui que ce soit avec une détermination aussi farouche. Il a déjà tué pour elle, ils sont en guerre désormais, et lorsqu'elle croise le regard chocolat, si dur soit-il, elle approuve. Ces renseignements leur sont indispensables, vitaux même, ils ne vont tout de même pas fouiller tout Matroos pour retrouver ces deux harpies ! Ils ont d'ailleurs encore un atout dans leur manche pour faire parler les trois ahuris, mais pour l'instant les deux médors sont restés dans le salon, inutile de les faire venir. D'ailleurs la rouquine semble prête à coopérer et commence à pleurnicher :

- Ne m'fait'pas d'mal, not'maître est parti. Depuis longtemps, n'a pas donné d'nouvelles. Alors on s'est installé. Dites-leur vous autres !
La pression de la lame s'est relâchée sur la gorge de la pimbêche, elle y a laissé une sinistre ligne rouge. Mais Yannick la garde sous son contrôle, de sa main fermement posée sur son épaule, comme la serre d'un oiseau de proie, il l'empêche de se lever, et la presse de se montrer coopérative. La bonniche se met à table, elle a décidé de se montrer bavarde, et poursuit moitié invectivant ses petits camarades qui restent muets comme des écarpons, moitié crachant tout ce qui lui vient à l'esprit :

- Espèce de saligauds, mais dites-leur bon sang qu'c'est vrai ! J'vous jure l'est parti avec la putain rousse et sa mère … Même qu'y-z-ont dit qu'y-z-avaient d'quoi faire la nouba, à la capitale ! J'suis sûre qu'y-z-y sont …
L'attention de tous est rivée sur la rousse commère, Angélyne aussi l'écoute attentivement, mais elle veut être sûre qu'ils diront tout cette fois, qu'ils ne les mèneront pas en bateau. Alors elle se glisse silencieusement derrière l'autre femme, sa dague au poing. Et quand l'autre mégère se tait, elle pique le flanc de la matrone devant elle. Celle-ci sursaute violemment puis hurle lorsque le poignard transperce les couches de tissus, effleurant sans doute sa peau. Mais la jeune femme ne cille pas, elle n'a pas d'état d'âme, pas de pitié pour ces trois larbins, elle veut se débarrasser définitivement de la menace Palder, et ces trois là peuvent lui fournir une piste sérieuse :

- Au moins t'as pas perdu ta langue ! Non, non, bouge pas d'là, on n'en a pas fini … ricane Angélyne en obligeant la servante à rester assise, tout en lui chatouillant les côtes de sa lame.
- Alors espèce de cachottière, t'as quelque chose à ajouter à c'qu'a dit ta copine ? Tu es une sacrée garce quand même et ton galant n'vaut pas mieux. Vous abandonnez votre collègue à son sort, j'vais pas pleurer sur elle, mais où est passé la solidarité des gens d'maison ? À ton tour maintenant ! Et toi le gros, pas un geste, ou la robe de ta dulcinée aura une jolie boutonnière supplémentaire …
Au rythme de ses mots, le poignard serpente jusqu'au cou grassouillet où il s'arrête, pressant :
- Alors tu confirmes ? Rien à ajouter, t'es bien sûre ? Tu nous as déjà roulé dans la farine, cette fois, tâche de tout cracher, sinon …
Soulignant sa menace, de la pointe de son couteau, Angélyne doute soudain d'obtenir plus de renseignements, mais voilà que la voix chevrotante de la servante s'élève :

- À Sant Poseïnos ! Y sont là-bas ! J'vous jure ! Dans la propriété d'la Palder, la jeune. J'l'ai entendue dire qu'elle avait déménagé là-bas ! Même qu'elle habite près du cousin du Gouverneur, et qu'elle invitait l'maître à y passer … C'est tout … j'en sais pas plus … J'vous jure !
Et la voilà qui se met à pleurnicher comme l'autre drôlesse, Angélyne lance un regard interrogateur à Yannick, visiblement ils n'en tireront rien de plus. Il est temps pour eux de s'envoler vers la capitale, et de rechercher Raffy et sa mère.

- Très bien, j'vous conseille de la boucler sur not'visite ! Vot'patron serait pas très content d'apprendre que vous occupez sa maison, comme si c'était la vôtre …
Elle cherche de quoi ligoter les trois domestiques afin qu'ils puissent prendre la poudre d'escampette discrètement, et attrape des torchons qui séchaient près des fourneaux. Elle en jette deux à son compagnon :
- Attachons-les, et fichons le camp d'ici ! Nous nous occuperons d'eux plus tard …
Laissant planer cette menace voilée, Angélyne lie rapidement les poignets du couple aux barreaux de leur chaise. Ils auront largement le temps de déguerpir avant que l'un d'eux parviennent à se débarrasser de ses menottes de tissu.
- Allons-y trésor ! J'vous dis à bientôt, soyez sages …
Et la frêle voleuse saisit la main de son amant pour l'entraîner vers la sortie …


Fin

   Résumé du RP : Une rivalité sanglante oppose depuis des années Angélyne Montaigu à la famille Palder qui a escroqué ses parents. La jeune femme, par bonheur, a pu bénéficier du soutien d'un gentilhomme désargenté, Yannick Saule, qui est devenu son amant. L'arbre-maison d'Angélyne était la seule propriété soustraite à la voracité de Raffaella Palder. A la suite de diverses péripéties, les tourtereaux ont réussi à récupérer la fortune des Montaigu, mais les escrocs ont disparu. A force de recherches, Angélyne et Yannick réussissent toutefois à retrouver leur trace.

   Durée inRP : Ce rp est commencé depuis 3 ans, donc bien avant les deux ellipses du forum. Il est donc quasiment impossible de dater les événements. Du fait que cette histoire ne modifie en rien le contexte, et qu'elle se déroule sur une demi-douzaine de topics que nous quittons pour mieux y revenir ensuite, est-il nécessaire d'essayer de dater cet épisode ?


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Posté dans Re: Arbre-Maison de Darius Enata   -

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