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Tout vient à point à qui sait attendre.

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Posté dans Tout vient à point à qui sait attendre.   - Dim 8 Sep 2013 - 8:48


"L'Amante", dans ses mauvais jours

www.musicasparabaixar.org on Grooveshark">Wales by Marco Beltrami - www.musicasparabaixar.org on Grooveshark

[Suite de ce RP]
Il n'y a plus que le murmure du vent... Ses chuchotis, ses cris quand il est agacé, ses rugissements quand il est en colère... Le Grand Vent, qui rythme l'existence de la carcasse de l'Amante, vaisseau à la dérive depuis bientôt plusieurs semaines. Il le pousse, le chahute, le mène quelque part, changeant de destination chaque jour, sans jamais la lui faire atteindre. Juste sa voix à lui qui se fait entendre, ou celle, plus discrète, de l'Amante délaissée, de son moteur silencieux et blessé, de ses cordages secs de tout contact, de son pont qui n'apprécie plus le pas d'un humain... Sauf un.

Cette coquille vide est seule, dans les airs, ne côtoyant plus que de loin nuages, avranaï, maa'jestik... Seigneurs des vents qui peuvent encore voler à leur gré, alors que le vaisseau est esclave des courants. La dernière étreinte de l'Amante fut avec un vil vaisseau Milicien, qui la prit alors que tout son équipage était focalisé sur autre chose que sa protection. Les Miliciens œuvrèrent de manière que le vaisseau pirate se retrouve paralysé, coque endommagé et moteur touché, avant de l'aborder pour éliminer son équipage. Oh ce dernier répliqua, mais bien tardivement, alors que plusieurs des leurs avaient déjà été abattus par les tirs de blasters. Voilà ce qu'il leur coûta de se focaliser sur la pendaison de leur lieutenant.

Alors que celui-ci s'agitait encore, la gorge violemment compressée, accroché à l'un des mâts qui valait à l'Amante ses silences nocturnes, les pirates furent ainsi pris d’assaut. Se détournant du mourant, ils luttèrent pour sauver leur vie, et chasser les ennemis de leur bords. Tuer du milicien, cela ne se refuse pas... Les Miliciens eurent pour eux la surprise, leurs armes; les Pirates, leur désir furieux de vivre, et la connaissance du vaisseau. Le plus gros des combats eut lieu sur le pont, où s’entre-tuèrent des dizaines d'hommes, finissant au corps à corps, aux couteaux, aux tirs à bout portant... Il y en eu pour chercher l'avantage du terrain dans les entrailles du vaisseau, les matrosciens s'y risquant périssant bien, quand le premier tué n'était pas aussitôt vengé par un camarade l'ayant suivi. Et ainsi... Un lit de morts sur le ventre de l'Amante. Et personne ne fit attention à la corde au bout coupé qui se balançait au gré du vent...

Quand tous furent passés de vie à trépas, ou sur le point de l'être, il y en eu un pour se relever, ayant jouer le cadavre pendant tout cet acte. Pantelant, la gorge encore ruisselante, certes... Mais il guetta les survivants, et leur fit leur affaire. Cela lui prit un peu de temps, lui valut encore quelques mauvais coups... Mais miliciens comme pirates trépassèrent, et lui demeura.

Les jours s'écoulèrent, ses blessures guérissant lentement. Il lui fallu organiser quelques petites choses : se nourrir (en vérifiant les réserves au passage), s'occuper des cadavres (il récupéra les vêtements de l'un de ses semblables, qui faisait à peu près sa taille) que ce soit pour récupérer la viande puis... Avoir l'idée de travailler les os (oui, oui, vous avez bien lu), se remettre en état, voir les dommages subis par le vaisseau (et constater qu'il était bousillé, en terme de déplacement... Et que les Miliciens avaient réussi à endommager sérieusement les voiles), décrocher le vaisseau des-dits Miliciens... Diverses occupations, dont se résigner à être coincé sur une Amante à la dérive.

Dormir. Manger. Tailler de l'os. Courir après des dès jeté sur le pont. Mélanger les cartes d'un camarade trépassé. Regarder le trésor amassé et parfaitement inutile. Se demander si un avranaï finira par engloutir le vaisseau. Envisager dans un rêve de dompter un maa'jestik. Recueillir de l'eau de pluie. Se raser. Se laver...

Le temps s'écoula, chaque jour se ressemblant. Le pirate survivant vagabondait sur le navire, ressassant le passé, tentant de le jeter par dessus bord, attendant, se demandant s'il allait mourir de faim ou d'ennui... Et cette question stupide : y a-t-il quelqu'un pour se demander ce que devient l'Amante, partie depuis longtemps ? Et la plus réjouissante : seront-ce des Miliciens ou des Pirates qui se présenteront en premier ?

Et puis un matin, alors qu'un énième avranaï gronde au loin... Le pirate se languit, les traits haves et les flancs creux de celui qui attend depuis bien des jours, perché dans un mat, observant la créature. Son ouïe croit percevoir quelque chose, mais cela peut aussi bien être un orage lointain. Pourtant... L'immense bête semble s'agiter, sans que le pirate ne perçoive la cause de cela. Quand un point se meut promptement, bien trop petit pour les seigneurs des vents, affichant une curieuse allure, il n'en croit pas son unique œil...

Un vaisseau.

Il n'y a plus personne à qui gueuler ce qui vient là, mais le pirate n'y songe pas. Exultant, il se redresse dans son perchoir. Mais... Amis ou ennemis ? Qu'importe, il ne faut pas traîner ! Alors il se laisse glisser, pour aller préparer l'accueil, son regard ayant toutefois du mal à ce décrocher de ce volant inconnu qui vient. Sa première chance. La seule.
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Jeu 12 Sep 2013 - 12:16

La Teigne ne semblait pas disposé à accepter sa demande d'aide. Et plus encore, sa voix plaintive lui parvint jusqu'aux oreilles. Le petit essayer de lui faire comprendre que l'on avait besoin de lui sur le pont mais... Marcellus ne comprenait pas vraiment. C'était une brêle en navigation, il savait tout juste faire un noeud et s'il n'y avait personne à recoudre ou amputer le pirate ne voyait que la dernière option. Il pouvait faire le clown. Pas sûr que Sorcor soit l'un de ses plus grands fans dans un moment comme celui-ci.

" Tout de suite la catastrophe ! Le Pourfendeur à fait face à pire ! "

Plutôt que de se faire tirer par la demi-portion, le pirate l'attrapa sous son bras et lui ébouriffa la tignasse. Puis il le relâcha.

" C'est bon, j'y vais ! "

Fine Aiguille se dirigea donc vers le pont en marmonnant en vanylien dans sa barbe. Quand il arriva à destination, ce fut avec horreur qu'il constata que le Lieutenant en tenait un par le col prêt à le lâcher. Marcellus se mit à courir pour essayer d'attraper se pauvre malheureux, mais manque de chance, celui-ci tomba bien avant que le médecin n'arrive pour le sauver.

" Ah putain pas lui ! Il me devait de l'argent ! Tu compte payer sa dette Neuf-Doigts ?!? "

Marcellus réajusta ses lunettes et regarda Cynydd en haussant un sourcil. Le lieutenant n'avait pas dû entendre le pirate, car il avait préféré gueuler sur les autres pour les faire bouger. De toute façon il savait que c'était peine perdue. Le pirate traîna un peu sur le pont, admira l'avranai jusqu'à ce que le navire s'en écarte et observa avec intérêt la nouvelle attraction du jour. Fine Aiguille s'empressa de rejoindre Sorcor, qui avait fait son apparition sur le pont, afin de discuter avec lui :

" Il ne te rappelle rien ce vaisseau ? En tout cas il à l'air à la dérive. J'ai pas une longue vue mais mon instinct me dit qu'il n'a pas l'air en grande forme ce vaisseau. "

Ils échangèrent un regard un poil complice.

" Comment elle s'appelait déjà ? Cy... Cynthia ? Elle était mmmmmmmh. "

Le pirate avait fléchis sur ses jambes et donnait une fessée dans le vent pendant que son bassin faisait de petits mouvements de va-et-viens. Enfin jusqu'à Fine Aiguille capte que Sorcor avait laissé place à de la froideur...

" Roooh. C'est bon j'ai compris. Je vais chercher mon tromblon... "

Le temps d'aller chercher son arme et de revenir, l'Amante se dessinait un peu plus sous les yeux des pirates et déjà on pouvait constater l'absence de vie. Un petit groupe allait être envoyé sur le vaisseau pour voir s'il y avait des survivants, des choses à récupérer... Et bien entendu, Marcellus serait de la partie cette fois-ci. Il aime la tâche de charognard...
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Sam 14 Sep 2013 - 13:16

Tous s'agitent, courent, bougent. Ils agissent. Moi pas. Moi je me sens inutile. Je suis inutile. Un avranai. Oui c'est dangereux... Mais pas méchant. Alors je ne sers à rien. Je ne sais pas naviguer, je ne sais même pas faire un noeux, sauf peut être avec mon estomac. La preuve, j'en ai un dans le ventre la. Je le sens, il me bouffe. Puis il me murmure quelque chose aussi. D'habitude mon estomac ne me murmure que son besoin naturelle, parfois il l'urle. Mais la, c'est différent, la c'est un sentiment d'inutilité. Je baisse les épaules, l'air est devenu lourd, ou c'est moi qui n'ai plus de force. Je me retourne vers Zael. Je crois que je cherche un peu de réconfort. Lui non plus ne doit pas avoir été très utile dans cette manœuvre. Mais j'oublie, il porte un masque. Tout ce que je peux voir c'est une coque blanche, vide d'expression. Mon regard se perd alors de nouveau, pour finalement se fixer sur l'avranai qui s'en va, qui avance, calme, imperturbable, comme si nous n'existons pas, comme si rien n'existe, outre ce qui rentre dans son estomac.

Je sifflote, tête basse. L'air d'une musique de mon adolescence. Et les paroles défilent dans ma tête. "Si jamais le voyage se passe mal, lève la tête. Pirate pirate, rien ne peut t'abattre. Une balle dans le cœur, offre ton corps a l'épave qui transporte tes frères."
On entend souvent cette musique dans les bars de Vanylle. Et j'y trainais souvent, avant. Je lève donc la tête et réajuste mon visage. Arborant de nouveau le sourire qui me vaut mon surnom. Je saute de la poupe et marche doucement vers mon sac. Je laisse tomber mon bras et récupère la poche de tissu emplie de papeterie. J'entends la voix de Neuf-doigts s'élever. Il urle qu'un vaisseau est en vu. Je me prépare, la c'est à moi. En générale on envoie en éclaireur ceux qui savent ce battre. Je vérifie a ma ceinture, j'ai bien mes 4 pistolets. Sous le vestons, 4 autres. Au bottes, un a chaque pieds. Il ne me manque plus que mon long tromblon. Je descends au pont inférieure et y trouve la caisse d'arme. J'y prends le fameux tromblon et l'accroche. Avec un stock comme celui là, je ne devrais même pas avoir besoin de recharger en cas de combat. Je ressort a l'air libre, et alors que le pourfendeur traverse un fin filet nuageux, la silhouette du vaisseau se dessine, assez pour en tiré une conclusion : c'est une épave. Mon sourire devient alors celui d'un intéresser. J'espère désormais. J'espère que ce bateau est rempli. Rempli de livre.
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On m'appelle Cynydd neuf-doigts


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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Mar 17 Sep 2013 - 8:05

La joie des pirates face à la victoire contre l'avranaï redescendit rapidement lorsque tout le monde aperçut le navire fantôme devant eux. Il était en piteuse état et il flottait dans Grand Vent lugubrement. La scène avait de quoi foutre les jetons à plus d'un pirate mais pas à Cynydd. Non, lui voyait l'opportunité que cela pourrait amener. Peut-être que le vaisseau était rempli d'or, ou du moins d'une cargaison plus ou moins intéressante.
Avec un peu de chance, il resterait aussi des survivants. Les hommes avaient besoin de se défouler un peu. Rester enfermer trop longtemps dans ce huit-clos avait de quoi vous rendre fou. Surtout lorsque des pirates comme Mike ou Toma était à bord.

Neuf-Doigt ordonna qu'on s'approche doucement du navire fantôme. Il ne souhaitait pas arriver pleine bourre et foncer droit dans un piège. Après tout, peut-être que des vaisseaux miliciens les attendaient tapis derrière des nuages de Grand-Vent.

L'ascension se fit d'une lenteur extrême, et les pirates retenaient tous leur souffle. Sortant de sa cabine, Cynydd aperçut le Capitaine qui lançait des ordres à tue tête.

Le Pourfendeur des Vents arriva à la même hauteur que l'étrange bâtiment. Les hommes lancèrent des cordages pour attacher les deux navires entre eux et un premier groupe d'homme s'élança sur le navire, Cynydd y compris.

Le Capitaine était resté à bord du Pourfendeur, en attente des résultats. Cynydd était accompagné du médecin Marcellus, du mousse Toma, et de quelques pirates comme Luzma.

Les pirates arrivèrent sur le pont sans faire de bruits, et chacun dégaina son arme de prédilection. Un long poignard était fixé à la cuisse de neuf-doigt, mais un vieux blaster avait pris possession de sa main droite.

Citation :
( C'est merdique car je suis pas Capitaine... c'pas à moi de décider quoi :/ )
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Sam 21 Sep 2013 - 13:15

Alors que le murmure des cordes s'était fait entendre, le vaisseau s'arrimant à l'épave, les pirates aguerris posèrent leurs pieds sur le pont, armes à la main et sens aux aguets.

Le survivant de l'Amante toussa.

Dans son cas, il s'agit d'une vraie toux. Il ne l'avait pas prévu aussi rauque, mais ainsi se fit-elle entendre, rappelant étrangement le bruit d'un homme se s'étranglant avec le sang de sa gorge coupée. Certes, avoir failli être pendu mortellement ne manquait pas d'être lié avec ce phénomène physique.

Ainsi, sagement assis derrière l'un des tonneaux qui hantaient les lieux, le pirate solitaire attira une attention quelque peu armée. Doucement, il leva les mains, avec l'ombre d'un sourire moqueur.
"Si vous cherchez des Miliciens..." Croassa-t-il, avant de tousser à nouveau. Voilà quelques temps qu'il n'avait pas eu l'occasion de tailler la discute, et il n'avait donc pas pu expérimenter le dialogue avec cordes vocales abîmées. Cette expérience se révélait plutôt désagréable. "Visez donc ce qu'il en  reste sous vos pieds. Le reste est à l'intérieur et ne vous posera pas de problèmes ici."
Il était ici évoqué le motif "tacheté" atypique du pont, dont les teintes délavées étaient agrémentées de grandes formes sombres, évoquant sans trop de difficultés de multiples cadavres s'y étant vidés de leur fluide vital, et des quelques pluies qui avaient vaguement nettoyé tout cela.  Le sourire se fit plus franc, et un rien inquiétant car tirant sur les diverses marques qui marquaient son visage... Du moins le tissus sombre qui enlaçait sa gorge masquait la plus marquante. Autre que son orbite vide aux contours lacérés, mais dont l'horreur était atténuée par l'ancienneté, et les quelques mèches claires qui le balayaient. Ou pas.

Ne cherchant pas à déclencher une réaction agressive, il se leva lentement, dépliant sa grande carcasse. Sur celle-ci battaient un peu, agitées par le vent constant, les haillons d'un camarade trépassé, couvrant son torse et ses jambes jusqu'aux genoux, soulignant la maigreur de l'homme qui ressemblait alors à un épouvantail humain. Les privations, que voulez-vous ma bonne dame.

Le pirate se trouvait proche de l'une des ouvertures menant à l'intérieur du vaisseau à l'abandon, tandis que l'équipage étranger, bien que s'étant avancé, demeurait encore près du bord, à une bonne dizaine de mètre. Et ce n'est pas le survivant qui allait chercher à réduire cette distance de sécurité bienvenue.

L'individu loqueteux se permit une légère et raide courbette à l'attention de ses 'invités', sans s'adresser à l'un d'eux en particulier.
"Je crois que je peux vous souhaiter la... Bienvenue, à bord de l'Amante. Pour l'alcool, les tirs de ces crétins ont abîmé pas mal de tonneaux." avança-t-il tranquillement, toujours d'une qu'il devait pousser pour qu'elle soit entendue. Et il ajouta, presque distraitement. "Par contre, les coffres ont pas trop souffert."
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Mar 24 Sep 2013 - 12:26

L'approche se voulait prudente, tout autant que l'abordage se fit discrètement... Mais une fois que la multitude de pieds joncha le pont du navire fantôme, c'est une toux qui vinrent les accueillir. Celle-ci déclencha une mélodie de cliquetis d'armes qui s'amorcent. Inutile de vous dire que les armes étaient braquées sur le tonneaux d'où s'était élevé le son rauque. Et soudain, une paire de main s'éleva au-dessus de celui-ci ! Marcellus ne put s'empêcher de murmurer quelques choses à Cynydd qui se trouvait à côté de lui :

" T'as vu, le tonneau vient de se rendre. Héhéhé. "

Puis enfin quelques mots parvinrent à leurs oreilles. La référence aux Miliciens informa directement de la situation du navire, il avait été attaqué par ceux-ci et la bataille semblait avoir été remporté par... L'homme qui se cachait derrière le tonneau ? Le médecin s'intéressa un peu plus au sang qui décorait le plancher du pont de l'Amante. Le Doc' s'accroupit et racla avec son doigt un peu de sang séché avant de porter celui-ci dans sa bouche. Puis un instant après, c'est fut sa salive qui vola dans les airs pour choir sur le vaisseau.

" C'est pas du frais Neuf-Doigts. "

Aeddan sortit enfin de sa cachette pour se montrer entièrement. Même à une dizaine de mètres de lui, on voyait qu'il n'avait pas bonne mine. Il n'avait pas l'air dangereux et son allure était juste bonne à faire fuir de petits oiseaux. Surtout que le pirate ne semblait pas être hostile dans ses paroles... Marcellus tourna sur lui-même et colla son tromblon dans les bras de la Teigne et le dévisagea l'air sérieux.

" T'as pas intérêt de jouer avec ! "

Puis ses talons se tournèrent encore afin de se retrouver de nouveau face à Aeddan et de commencer ses grands pas afin de réduire la distance entre eux deux. Seul Marcellus s'avançait, les autres n'avaient pas bougé d'un poil et regardé la scène en simple spectateur... La démarche du pirate était un peu chancelante par moment. Tout en marchant, il s'adressa au borgne :

" Salut Billy ! Moi c'est Marcellus, je suis le médecin. "

Un peu de vanylien pour voir si son nouveau interlocuteur le parlait, il en sera plus simple pour lui par la suite. Une fois proche d'Aeddan, Marcellus afficha un sourire chaleureux. Le médecin tendit sa main pour une poignée amicale et lui intima :

" J'ai connu une femme qui se disait pirate sur ce navire, une Cynthia, très sportive héhéhé. "

Puis le Doc commença son auscultation. Sans gène mais avec délicatesse, il vint faire bouger la tête du borgne avec sa main afin de bien regarder l'orbite vide. Marcellus n'avait pas l'air dégouté, au contraire, cela semblait l'amuser...

" Tiens donc, encore un infirme. On avait pas encore de borgne sur le Pourfendeur des Vents. "

Un grand sourire s'étira sur les lèvres du Doc' laissant apercevoir quelques chicots en mauvais état. Il continua son inspection en regardant ce que caché le tissu noir. Un sourcil se haussa. Ce genre de marques il les connaissait pour en avoir vu quelques uns se balancer au bout d'une corde...

" Un pendu vivant ? Une bonne bouteille et une bonne histoire, voilà ce que j'aime. Il faut qu'on se trouve une bouteille. " Il rajusta ses lunettes et observa la maigreur du pirate face à lui. " Mais tu as certainement plus faim qu'autre chose...  " Il se grattouilla la barbe, l'air pensif. " Le cuistot devrait bien pouvoir te faire une ration digne de ce nom... "

Et sur ces derniers mots, il se tourna vers le reste de l'équipage et mit le pouce en l'air pour dire que tout semblait ok. Chacun allait pouvoir explorer le vaisseau et prendre ce qu'il souhaite. Marcellus, lui, avait déjà son trésor... Il s'adressa de nouveau à Aeddan :

" Ne t'inquiète pas, sur le Pourfendeur il n'y a pas de pendaison. " Puis il se tourna vers Cynydd avec un grand sourire : " C'est mon butin ! Il va remplacer celui que tu as balancé par dessus bord tout à l'heure. " Et enfin, une dernière fois à Aeddan : " Tu as une dette envers moi !  "

Marcellus qui avait une main sur chaque hanche, balança légèrement sa tête en arrière et s'esclaffa !

Et oui, le pirate avait trouvé celui qui paierai la dette qu'on lui devait.
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Dim 29 Sep 2013 - 7:37

Le pirate ne s'était pas vraiment attendu à être inspecté sous toutes les coutures par le médecin dont l'haleine indiquait une certaine consommation d'alcool, ce qui fut confirmé quelques instants plus tard par le désir d'entendre l'histoire du survivant autour d'une bonne bouteille. Que le bonhomme use du vanyllien ne le perturba en rien, les occasions de le pratiquer n'ayant pas manquer au faux Aeddan. Vis à vis de la Cynthia évoqué, agrémenta la remarque d'un vague rire, un rien tendu par cette proximité soudaine. Mais non, s'en prendre d'une manière ou d'une autre à ce médecin brusque n'était certainement pas une bonne idée. Mine de rien, il tâcha de respirer profondément pour se détendre, tout en baissant les bras.

Quand Marcellus parla de nourriture, le ventre du pirate lui répondit aussitôt par un petit grondement, accompagné d'un sourire faussement gêné devant cette aveux involontaire... Avant qu'il ne se renfrogne, tout à fait opposé avec la bonne humeur du médecin. Une dette, vraiment ? Il n'en voulait pas de sa dette... Même si elle risquait de s'alourdir malgré lui, à la vue des avides qui s'approchaient déjà des sas menant à l'intérieur du vaisseau. Malgré une suave envie de leur laisser découvrir l'endroit à leur dépend, il se permit d'attirer encore l'attention sur lui d'un claquement de langue.
"Rentrez pas." clama-t-il douloureusement -merci la corde - en joyllien, pour que chacun le comprenne. Voyant que les gaillards avaient la bonne idée de s'arrêter, il continua. "Si vous tenez  à votre peau, c'est pas bien sûr à l'intérieur." commenta-t-il. "C'est pas contre vous, mais plutôt contre les Miliciens qui auraient pu venir en premier." termina-t-il avec un sourire indiquant le plaisir qu'il avait à voir des têtes de pirates plutôt que des matrosciens armés. Puis il reporta à nouveau son attention sur Marcellus, pour changer de registre et lui dire avec un clin d'oeil. "Quant à la salle des coffres, elle est plus trop accessible, et comme qui dirait verrouillée."
Une once d'espièglerie se glissa dans ses traits, alors que son ton laissait clairement entendre que oui, il savait comment attendre la salle vivant, et oui il savait où était la clé, pour l'avoir lui-même dissimulé une fois arrachée au cou du capitaine défunt. Dont le corps avait connu le même destin que celui-ci de Cynthia, cela dit en passant. Mangé, rongé, et les os avait été travaillé pour donner divers petits agencements douloureusement mortels dans les profondeurs du vaisseau, pour qui posait le pieds au mauvais endroit ou poussait doucement l'une des portes.
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Mer 2 Oct 2013 - 7:53

Cynydd n’avait jamais réellement aimé Marcellus. Il était bien trop vulgaire et porté sur la bibine. Mais c’était aussi le grand copain du Capitaine, et si neuf-doigt voulait garder sa place, et monter en grade de second comme tant espéré, il se devait de la jouer fine. Ainsi, rien dans son comportement ne pouvait trahir son irrésistible envie de décapiter le médecin.

L’homme arpentait le pont de sa démarche alcoolisé, tout en glissant des commentaires ça et là. Cynydd quand à lui, resta en retrait, le doigt prêt à appuyer sur son vieux blaster. Droit comme un « i », il surveillait le moindre mouvement suspect.  Des bruits derrière l’un des nombreux tonneaux au fond du pont attira son attention, tout comme le reste de l’équipage.

L’air de rien, un homme en sorti tout en marmonnant des mots sans queue ni tête à l’oreille du lieutenant.  

Avant qu’il est pu faire quoique ce soit, Marcellus s’avança vers l’homme, tout guilleret et s’attela aux premiers soins. Une veine de mécontentement gonflait nerveusement à la tempe gauche de Cynydd. Avait-il seulement donné l’ordre d’aller voir l’étranger ? Non bien sûr, le médecin en avait encore une fois fait qu’à sa tête, mettant ainsi le reste de l’équipage en danger !

Par la suite, il osa lui réclamer une dette. S’en fut trop, et Cynydd n’était pas assez expérimenté pour contenir son agacement à ce stade.

En deux grandes enjambées, il se tint vers le pirate du vaisseau fantôme et l’attrapa par le col avant de le plaquer en arrière :

« Alors comme ça y’a un trésor mon ami ? Et bien tu vas nous faire le plaisir de nous montrer où il est ou bien on te laisse pourrir sur ce rafiot. » D’un geste de la main, il interrompit Marcellus avant qu’il puisse râler « Et toi, le médecin, qui n’a permis d’examiner ce mendiant ? Si je t’es pris avec moi, c’était uniquement en cas d’attaque mais c’est pas ce blanc bec qui va nous poser des problèmes », il reporta son attention sur le pirate et murmura : « J’ai pas raison ? »

Enfin, il posa l’homme à terre et jeta un regarde circulaire autour de lui. Il fit un signe de la tête à trois pirates et leur déclara :

« Allez, qu’attendez-vous bande de troufion, allez faire un tour dans le vaisseau ! Bougez-vous le cul un peu ! »

Citation :
( J’ai pris les devants parce qu’on snob pas mon Cynydd Cool
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Mer 2 Oct 2013 - 15:06

Oh, mais le supérieur est fâché.. Comme quoi le médecin en agaçait plus d'un. Mais Aeddan n'eut guère le temps d'apprécier la chose, l'individu fusant sur eux deux pour le saisir, lui, à la gorge (à un col près). Le résultat fut le même : ce fut douloureux. Très. Il ne put même pas sourire, voyant plutôt rouge, alors que le pirate qui l'avait soulevé ne le dérangeait guère par cette manœuvre, le survivant le dépassant en terme de taille, d'où qu'il n'ait pas quitter le sol. Non, son agresseur était vraiment chanceux que la plaie de son cou soit si sensible. Fichue corde.

Qu'il lui rouvre la gorge avec ses manières et il lui planterait ses lames dans son petit crâne, avant de se vider une fois pour toute de ses fluides vitaux.

Mais le sermon prit fin sans débauche de vermeille, et le survivant put à nouveau respirer convenablement, toussant comme un futur trépassé, ne prenant pas la peine de répondre à l'insulte du supérieur emporté. Qu'il gueule contre son équipage, et jette des matelots par dessus bord à sa guise (d'après les dires de Marcellus), du moment qu'Aeddan n'en faisait pas les frais, cela lui irait très bien. Massant sa gorge douloureuse, il se permit une ébauche d'une courbette ridicule à l'attention des gaillards qui s'approchaient.
"La salle des coffres, ça vous tente ?" souffla-t-il bas, sa voix ayant quelque peu souffert.
Après quoi il s'engagea dans les entrailles étroites de l'Amante, un groupe d'avides sur ses talons... Mais dont il contint bien vite les ardeurs. Soit au bout de trois mètres. Là, il se mit à ras du sol et trifouilla sous une latte métallique en apparence légèrement tordue par un choc. Un claquement se fit entendre, avant que des pointes ne jaillissent des interstices entre les plaques du mur à leur droite. Là encore, une illusion de mauvais assemblage, que préservait aisément le mauvais éclairage. Ce dernier ne dissimulait en revanche en rien les courbes des choses étrangement organique. Le piège étant détendu, le pirate n'eut plus qu'à repousser dans leur cachette pour libérer le passage. Puis il poursuivit sans un mot, les durs à cuir toujours à sa suite.

Alors qu'Aeddan avançait à son rythme droit devant lui, il y eut l'un des pirates pour faire son malin. S’intéressant un peu trop à ce qui pouvait ce trouver à droite, il fit un pas de trop... Un claquement, le sifflement d'une cage thoracique taillée faisant un rapide mouvement de rotation pour filer vers le torse du vivant.

La tension de l'ancien lieutenant de l'Amante le sauva. Et le fait que l'imbécile se trouvait derrière ce dernier. Le piège se bloqua à quelques centimètres du pirate brusquement tiré en arrière, alors que le temps se figeait.

Le pirate du Pourfendeur était encore vivant.
"Imbécile." siffla-t-il, en tordant le cou de sa prise comme à une marionnette, le forçant à le regarder. "Retient : tu me suis. Là où je pose mon pieds tu poses le tien. Les couloirs que j'emprunte, tu peux y passer. Mais essayes de faire autrement, et tu meurs." La poigne du survivant se resserra, étranglant presque, son corps entier raidi par la fureur. "Survis au prochain, et je t'aiderais à trépasser dans la douleur...!"
Repoussant le gaillard dans les bras ballants de ses camarades, Aeddan fit volte face pour avancer plus prestement dans le vaisseau, le cœur encore battant. Que l'un de ces idiots laissent sa cupidité prendre le pas sur sa raison et c'est lui qui en ferait sans doute les frais au final. A cela s'ajoutait qu'il doive rester docile, le moment ne lui paraissant pas propice pour calmer un supérieur en lui coupant le nez, par exemple. Un paquet de tensions contenus, qu'il était.

Qu'ils se fassent tuer par leur bêtise. En terrain familier, le survivant n'aurait plus qu'à se fondre dans son antre et en tuer autant que possible avant qu'il ne l'achève. Mais pour l'instant, il faisait toujours office de guide, à condition que l'un de ses hypothétiques futurs camarades ne fasse pas son mariole.
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Dim 13 Oct 2013 - 6:32

Alors qu'on approche encore du bateau, petit à petit. Utopie vient se poser sur mon épaule. Je sors de ma sacoche une petite pochette remplit du matériel pour fumer. Je me fabrique dont un conne de Cendre rose puis l'allume. Je relâche une bouffé de fumé. Rose, très pale. Elle disparait en se confondant avec les nuages, de plus en plus pâles. Un petit groupe se forme sur le bord du vaisseau, petit groupe armé jusqu'au dent, pour ceux qui en ont encore. On approche encore un peu plus avant de se lancer d'un pont a l'autre... Ou simplement de passer par la passerelle, personnellement j'n'ai pas la patience pour, alors je m’élance, et saute au dessus du vide. L’équipage se réuni alors sur la carcasse volante qui ne ressemble plus à grand chose, si ce n'est un vaisseau fantôme... L'exploration commence alors, tous sur le qui vive, encore groupé, de quoi ne pas ce faire surprendre. C'est soudain que un bruit roque, sortit d'outre tombe, d'entre ce silence de mort gisant sur le sol, qui me fit sursauter. Je sors alors deux pistolets de sous ma veste, et dans un mouvement commun au reste de l’expédition vise l'origine du bruit.

Nous voilà donc canon pointé sur un tonneau. Deux bras se lève de derrière. Il y a donc des âmes vivante. Marcellus sort alors une vanne et je ne peut m’empêcher de ricaner. Cet être a beau être répugnant, je le trouve assez jovial et intelligent pour être intéressant. Petit à petit la situation semble se calmer et c'est Marcellus qui rentre en contacte avec l’inconnu. Je baisse alors ma garde, l'homme semble affirmer qu'il n'y a aucun danger. Marcellus semble aussi lui faire confiance. J'observe alors neuf doigt qui semble encore être sur les nerfs... Je préfère alors m'éloigner et inspecter le pont. Utopie s'endort contre mon cou pendant que je fouille le point à la recherche de petit trésor. Au bout d'un petit moment, la voix du seul survivant s'élève alors ,il parle de la salle des coffres. Je ne suis pas personnellement intéresser... Mais si tout l’équipage suis cet homme, je ne compte pas rester seul au milieu de ces corps en décomposition... On avance donc petit a petit dans les couleurs. Il y fait sombre, froids, je me rallume une cigarette de cendre rose. On s’arrête, il désactive un pièges. Il n'a rien trouver de mieux à faire que de piéger ce rafiot ? La marche continue, elle me semble longue... Surement parce que le but ne me parait pas si intéressant que ça. Soudain quelque chose à ma droite attire mon attention. Un bureau, ou quelque chose comme ça. Il y a surement du papier ! De quoi lire ! ENFIN ! Mon trésor à moi ! Je fais alors quelque pas vers cette merveille pour me retrouver fasse à la mort quelque seconde. Le piège se retrouve à quelque centimètre de ma poitrine, pas loin de mon cœur, de ma vie. Je me fit tiré en arrière, le survivant m'avait attraper pour le sortir de la zone de presque mort. Il me tord le coup, me force a le regarder. Il me fait sacrément mal le bougre. Il m'ordonne de rester calme et de le suivre a la trace si je ne veux pas qu'il me tue. Il me balance alors vers le reste de l’expédition. Je frotte ma gorge encore douloureuse, il a vraiment frôlé la mort pour avoir autant de force ? Il reprit sa route, et sans même pouvoir ajouter un mot, et sous quelque raillerie de ses idiots de pirates, nous continuons la marche...
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Lun 21 Oct 2013 - 7:43

Cynydd était content de lui. Il suffisait de gueuler un peu, de proférer quelques menaces et les hommes devenaient tout de suite plus malléables. L'inconnu lui parla alors de la salle des coffres et la cupidité du pirate se réveilla instantanément.

Neuf-doigts laissa l'homme entrer dans son bâtiment en le suivant du regard. Il ne se cala pas juste derrière son pas, laissant cela aux pirates imbéciles. Tous les sens de Cynydd le mettait en garde contre cet étranger. Quelque chose chez lui aurait pu lui donner des frissons s'il était homme à se laisser impressionner facilement.

Quoiqu'il en soit, les pirates s’engouffrèrent un à un dans l'immense vaisseau, tous en file indienne. La stupidité du pirate Luzma déclencha un rire nerveux chez certain, mais pour Cynydd, son taux d’exaspération monta encore d'un créneau.

Tout autour d'eux, le vaisseau tombait en ruine. Des trous dans la coque ainsi que des toiles de poussières arboraient les murs et les plafonds. Une odeur nauséabonde semblait s'incruster dans l'air et chercher à tout prix à rentrer dans le corps de Cynydd. Ils traversèrent une grande pièce, qui autrefois, aurait pu servir de salle commune. Des chaises étaient jonchées ça et là, et on pouvait voir des bouts d'une grande table éparpillés un peu par tout. La tapisserie (surement issu d'un abordage), était déchirée de tous les cotés. La pièce était lugubre et un grincement sonore retentissait.

Cynydd observa les alentours, notant au passage les quelques objets de valeurs restant. Une lampe à éralium scintillait au dessus d'eux, une fois sur deux, les laissant ainsi à demi dans l'obscurité.
Un des pirates, visiblement plus malin que la moyenne, sorti une petite lampe à éralium de poche et la pointa sur l'étranger.

La progression des pirates du Pourfendeur des Vents était silencieuse. On pouvait même entendre le vent s'infiltrer à travers les fissures du vaisseau et venir chatouiller le cou des hommes.

Enfin, les hommes quittèrent la grande salle pour se faufiler dans un cheminement interminable de couloirs. Malgré lui, Cynydd avait un peu perdu le chemin du retour. Il se maudit intérieurement de sa négligence, et ne put s'empêcher de mettre la main sur son blaster.

Soudainement, l'étranger s'arrêta. Il sembla réfléchir quelques minutes puis se retourna vers l'équipage pour annoncer qu'ils étaient arrivés.
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Mar 29 Oct 2013 - 16:02


"Là..." dit le pirate en faisant un geste vers la porte dans son dos, alors que le couloir s'est élargi, permettant à deux hommes d'avancer de front. "Y a un p'tit pactole qui ne demande plus qu'à ce que vous serviez. Et je parle pas des armes récupérés sur les Miliciens, mais vous vous en occuperez ensuite. Mais avant, il faut la clé. Attendez un petit instant..."
Aussi s'esquive-t-il dans un passage latéral comme l'ombre parmi les ombres de l'épave qu'il est devenu au fil des semaines, laissant ses semblables devant la porte au lourd verrou, au son de pieds nus tapotant le métal... Des pas sûr au milieu des pièges qu'il a lui même posé. Dommage qu'ils ne servent pas... Bon si cela signifiait qu'il quittait ensuite l'Amante, il n'avait pas à s'en plaindre. Le silence que ne perturbait plus l'équipage lui permettait de percevoir les grincements du vaisseau à la dérive... Et des sifflements, de ceux que provoque le vent ballottant la carcasse qui y était bien plus sensible depuis que sa coque avait été forcée. Ne s'en préoccupant pas pour le moment, il se glisse dans ce qui avait été la cuisine... Les ustensiles divers de feu le cuisinier aux sept doigts mais au lancé de couteaux impeccable brillent alors qu'un filet de lumière les frappe. Le survivant se glisse dans la pièce... Et voit deux miroirs le dévisager.
"T'as survécu toi." souffle-t-il, amusé.
Le nsache ne réagit pas. Gâcher de l'énergie sur un vaisseau aux réserves s'amenuisant n'étant pas recommander. Mais le pirate savait que le nsache avait bénéficier de la population des skikraks, et il semblait tenir le coup. Au pire, il eut pu lui donner un peu de la viande qu'il avait mis de côté... Ou le chasser, aussi. Mais avec le Pourfendeur, ce léger dilemme ne se posait plus. Viendrait-il d'ailleurs, ce petit prédateur ? L'homme se glisse entre deux tonneaux vide, et tire de sous une latte légèrement tordue la clé. Après quoi il rebrousse chemin... Et sourit en voyant le nsache lui emboîta le pas. A-t-il comprit où est sa seule porte de sortie de ce tombeau ?

Mais si la pensée du vaisseau en état qui se trouve à portée rend son pied léger, les sifflements persistant viennent déranger son bien-être. Bientôt, il rejoint les pirates néanmoins... Et se glisse tranquillement jusqu'à la porte, clé en main.
"Voilà ce qu'il vous faut. Mais personne n'aura fait le curieux, hmmm ?" déclare le survivant avec bonne humeur, guettant un membre manquant ou un vivant mais montrant d'évidentes blessures.
Connaissant l'impatience des pirates avec un butin si proche, il ne s'attarde pas sur cela. Bientôt, un puissant claquement se fait entendre... Et le lourd battant s'écarte. L'éclat des dents du pirate parait terne en comparaison des bijoux brillant dans l’entrebâillement. Une certain débauche de bijoux, de tableaux et de tissus précieux, grossièrement entassés. Quelques coffres dissimulent des tas de galons d'argent parmi lesquels ne passent pas inaperçus leurs estimés semblables d'or. Bref, le résultat de plusieurs abordages réussis... Que les pirates n'ont pas eu le temps de dépenser à terre. Alors que les avides s'engouffrent dedans, le survivant préfère rester à l'extérieur. Au supérieur agressif, il désigne vaguement le nsache qui attend à moitié dans l'ombre. Une richesse comme une autre.
"Y en a déjà un à bord du Pourfendeur ?" demande-t-il, sait-on jamais qu'il y aurait aussi une petite place pour ce rescapé.
Bien qu'ayant personnellement tranché la gorge d'autres survivants après l'attaque des Miliciens, pour avoir voulu le pendre, il gardait un semblant d'affection pour cette boule de poils qui, elle, n'en avait rien à fiche de ses goûts en matière de viande. Mais le vent au dehors semblait persister, les sifflements et craquements se faisant plus fort... Il n'y avait qu'à espérer que c'était une bourrasque passagère...

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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Jeu 7 Nov 2013 - 7:49

Cynydd était tendu comme un fil de fer. Tous ses sens étaient en éveille et il était impatient de pouvoir enfin voir le dit trésor. Malgré lui, il était un peu septique sur l'existence d'une telle pièce. L'étranger n'avait visiblement pas toute sa tête et neuf-doigts ne se sentait pas le moins du monde rassuré.
Enfin, l'homme aux cheveux blanc les laissa quelques longues minutes dans le couloir. Les pirates attendaient dans un silence mortuaire. Aucun d'eux n'osait rompre le silence morbide de l'Amante.

Au bout de quelques minutes, le pirate revint tout sourire et tout en parlant il entreprit d'ouvrir la porte.

Ce qui apparut devant les yeux de Cynydd lui coupa le souffle. Un trésor. Un vrai de vrai et pas un petit trésor de pacotille. Les pirates eux même semblaient figé de stupéfaction.
Avant qu'ils ne reprennent leur esprit, Cynydd sorti de sa brume et avança d'un pas résolu vers la porte. Au passage, il bouscula chacun des membres de l'équipage et ne s'excusa pas une seule fois.
Il s'approcha ensuite assez prêt de l'étranger et regarda avec dégout la petite créature autour de lui. Cynydd n'avait jamais aimé les animaux, mise à part ceux dans son assiette.

"Et bien en voilà une bonne surprise mon cher ami" fit-il sur un don étrangement mielleux. "On va dire que tu nous as bien aidé". Il eut un petit rictus mauvais et tourna son attention vers les quelques membres du Pourfendeur :

"Kerf et Jonarl, remontez à bord du Pourfendeur pour faire part au Capitaine de notre belle découverte. Et maintenant. ", puis il fit un signe de tête aux autres membres de l'équipage "on entre et on prend tout. Que je ne vous vois pas vous en glisser dans les poches ou vous ne toucherez rien du tout. Je vous rappelle à tous que nous faisons le partage de nos biens une fois à bord du Pourfendeur."

Enfin, Cynydd pénétra dans la pièce, et le présentant son dos à tous le reste de l'équipage, il ne put empêcher un sourire empli de cupidité illuminer son visage. L'or avait tout fait briller une partie de son coeur, et dès lors, il avait su qu'il était un vrai pirate. Seul la richesse était capable de corrompre les pirates.
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Sam 9 Nov 2013 - 3:45

La traversé du bateau me semble interminable. Le silence des hommes, le grondement du monstre. Et nous ne sommes même plus dans sa gueule, mais dans son ventre. J'ai déjà été sauver une fois par ce borgne du système immunitaire de la bête, alors je ne compte pas une nouvelle fois me faire passer pour un virus. On marche sur la chaire grinçante, comme si la vieillesse et l'abandon l'avait durci. Mes yeux ne cesse d'observer, ma tête de réfléchir, je pense a toute les horreurs que peuvent renfermer ce lieu, puis je fixe mon regard sur l'étranger. Il doit y avoir encore plus d'horreur dans son crane à lui. Je me demande quand si on est proche du but. On s’arrêta devant une porte verrouiller. L’inconnu nous laisse alors seul devant cette porte, un malaise s'installe en moi. Personne ne semble y penser, mais nous, nous sommes perdu à l’intérieur d'une machine de mort, a l’intérieur d'un médecin qui s'enfonce lui même des scalpels dans le corps pour y éventrer ses tumeurs. Seul à l’intérieur, sans plus aucun guide si l'autre ne revient pas.

Je pousse un petit, imperceptible, soupire de soulagement lorsqu'il revient. Il a une clé dans les mains. Il ouvre la porte qui laisse découvrir un trésor qui ferai rêver tout pirate. Peut être aussi beau que ceux qu'on entend dans les histoires pour enfant. On peut sentir un émerveillement général. Moi je souris simplement, comme toujours, je ne laisse pas passer sur mon visage les traits de la déception. Il ne semble pas y avoir grand chose d'autre que des richesses matériel. Je me demande bien pourquoi je suis devenu un pirate, moi qui cherche à ressembler à ceux qui me rejette. Cynydd pénètre dans la pièce en bousculent tous ceux sur sont passage. Moi je m'approche de l'étranger. Je le fixe un moment puis prend ma respiration.
"Qu'elle est ton nom ? Et qu'est-ce qui c'est passer ici ? Je ne parle pas d'une phrase qui résumerai le tout, donne moi des détails."
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Sam 9 Nov 2013 - 8:57

Sans moi tu serais mort en posant ton petit orteil à l'intérieur de ce vaisseau. Susurre mentalement le survivant au lieutenant si sympathique. Cela eut été sans conteste plus intéressant de le voir brailler, quelques os taillés plantés dans le corps, mais il fallait bien faire quelques concessions pour survivre... Jouer les guides pour ce nouvel équipage en faisait parti. Aeddan n'était pas fou au point de se croire capable de vaincre - même avec son épave piégée - tout un équipage plus ou moins en pleine forme -  et lui pas tant que ça -, avant de diriger comme un grand et avec un seul doigt le Pourfendeur. Quand Cynydd s'engagea dans le pièce au précieux contenu, le pirate borgne ne douta pas que ce qu'il voyait l'enchantait... Là où lui en était plutôt blasé. A avoir jeté quelques babioles dorées sous le coup de l'ennui durant une journée particulièrement grise...

Après quoi se présenta à lui l'imbécile qui avait failli être embroché... Ce qui eut été regrettable, car il n'aurait alors pas eu l'occasion de mettre son museau de butineur dans ses affaires... Créature qui l'accompagnait d'ailleurs. Et la vision de la petit bête amusa Aeddan autant qu'elle le fit saliver. Pour en revenir aux questions du gars, il lui fallait aussi en passer par là. Adossé contre la carlingue pendant que les lurons apprécient le trésor si durement récupéré, le borgne se plit négligemment à l'interrogatoire.
"Aeddan, p'tit curieux." répondit-il, adoptant dors et déjà le nom d'un autre sans sourciller, même avec un sourire ravi de pouvoir encore se présenter à quelqu'un plutôt que d'avoir compté parmi les morts. "Donne moi le tien pendant qu'on y est. Quant à ce qui s'est passé, t'en a bien eu un aperçu là haut, non ?" Fait-il remarqué avec un amusement croissant.
Des tâches. Juste des tâches sur le pont, là où le survivant avait admiré tout son soûle le charnier alors que pirates et miliciens s’entre-tuaient, avant de commencer à se décomposer sous le joug du temps et des éléments. Avant qu'il ne mette la main "à la patte".
"Mais si tu veux des détails..." Une pause, alors qu'il hausse les épaules comme avec indifférence, son sourire s'étiolait. Un peu de sérieux pour raconter un drame pirate, par les dieux ! "Une mutinerie, voilà ce qu'il y a eu. Donc l'équipage occupé à s'entre-tué, jusque dans les mâts. Ça jurait à t'en faire rougir une putain. Commenta-t-il avec un petit rire... Car il gigotait alors, tout rouge avec la gorge compressée. Mais il s'en était tiré parce que... Mais il assène ensuite. "Sauf que les Miliciens se sont pointés. D'un tir, ils ont bousillé les moteurs, puis sont monté à l'assaut... Ils ont taillé dans le tas avec leur blaster avant que tout le monde décide qu'ils étaient la priorité. Morts, tous. Et moi j'ai attendu." Nouveau haussement d'épaule.
Mais alors qu'il est adossé contre la carlingue, il vacille tendit que teintent des babioles glissant et roulant au sol. Le survivant adresse un regard interloqué à son interlocuteur. L'Amante souffle avec davantage de force... Et se penche en un instant. Peut-être pas une petite brise. Et l'épave dont les stabilisateurs ne sont pas sortis indemnes de l'escarmouche lui ayant coûté son équipage... Le pirate hésite. Il se passerait d'être à bord si elle partait en vrille... Mais il y avait le Pourfendeur.

Devant se pencher pour compenser, il laissa en plan son chanceux curieux pour se précipiter dans la salle aux trésors. Là, il tomba sur le spectacle cocasse de certains pirates surpris ayant fini le cul dans l'argent... Ou un objet précieux entre les fesses dans un certain cas qui gueulait un peu. Une petite statue coquine peut faire mal. Situation plus agréable pour celui dont un coffre plein d'argent et d'or s'était renversé sur ses genoux... Peut-être pas pour le bien de ses rotules au final, car il donnait aussi de la voix. Ignorant tout ce beau monde, Aeddan saisit rapidement quelques babioles à l'entrée.
"J'crois bien que ça bouge dehors !" croasse-t-il à l'attention du lieutenant.
Après quoi il file sans demander son reste. Comme cela. En laissant le groupe se débrouiller. Une main tenant le maigre butin mais à la dorure agréable à l’œil, l'autre entreprenant de s'agripper à tout ce qui est à portée alors que l'Amante gémie, sans doute ballottée par quelques vents particulièrement lubriques désirant la péné... Arrêtons nous là pour la métaphore. L'épave penchait de-ci, de là, et ce n'était pas particulièrement pratique pour circuler. Mais en bon survivant ayant vécu là aussi bien quand le vaisseau était en état que quand il ne l'était plus, Aeddan se débrouilla. Pas comme le pirate dont il aperçu le corps dans un couloir, le haut lui étant caché par une autre cage thoracique, tombée du plafond celle-là. Il venait de l'extérieur... ?

Ne prenant pas le temps de poser la question lorsqu'il émergea à l'air libre, il avisa les pirates qui se cramponnaient, alors que des nuages alentours filaient... Il crut distinguer une masse sombre vers l'arrière. Pas bon... Ne pensant pas à dévaler le pont, il attira soudain l'attention des membres du Pourfendeurs en laissant bijoux et breloques brillantes dégringoler à sa place. Les pirates n'y'eurent d'yeux que pour elle.
"Y'en a encore plein dedans !" gueule-t-il à moitié, ayant l'impression de s'arracher les cordes vocales comme un bougre qu'on émascule. "Les stabilisateurs sont presque morts, l'Amante risque d'être emportée si elle est accrochée à rien !"
Là, un calice dorée atteint le bord... Et offre à un gaillard au bras avidement tendu la vision de sa dorure emportée par Grand Vent.
"Arrimez le vaisseau !" Croit bon d'ajouter Aeddan.
Il a droit à quelques regards indécis... Avant que d'autres bijoux ne soient livrés au vent. Là, le mot passe enfin, et le survivant de l'Amante aperçoit l'équipe sur le Pourfendeur se bouger enfin. Plus de doute sur la marchandise, ils devraient être motivés maintenant... Sur cette petite manœuvre, il surprend du regard le nsache qui, s'étant glissé il ne sait où, entreprend de "descendre" jusqu'au bord du vaisseau... Et de passer sur le Pourfendeur. Petit malin... Le temps n'étant pas au contemplation extérieure, le pirate retourne à l'intérieur, car encore faut-il faire ressortir le reste des pirates des entrailles de la belle chahutée ! Avec de quoi compenser en or les pertes, le borgne apprécierait.
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Posté dans Re: Tout vient à point à qui sait attendre.   - Lun 2 Déc 2013 - 3:44

Les poches pleines de bijoux et autre pièces en or, Cynydd jura intérieurement lorsque l'étranger déclara qu'il était temps de partir. D'un signe de la tête, neuf-doigts donna ordre de se replier, et les pirates quittèrent la pièce, en emportant avec eux le plus de choses possible.

Soudainement,le vaisseau tangua dangereusement dans Grand-Vent, et Cynydd dégringola sur un pan du mur. L'épaule douloureuse, il grimaça, puis brailla encore plus fort des ordres aux pirates.
Le trésor c'était bien, ma sa vie, c'était encore mieux. Il n'en fallut pas plus au lieutenant pour se décider, et, se tournant vers l'étranger, il déclara :

"On rentre sur le Pourfendeur. Tu viens avec nous mais pas de conneries ou je me ferais une joie de te jeter par dessus bord."

Puis, sans attendre une réaction de sa part, Cynydd s'engagea vers la sortie. Sur le pont, neuf-doigts lâcha l'homme puis fit un tour rapide pour vérifier qu'ils n'oubliaient rien. Pendant ce temps, au loin, il entendait le Pourfendeur qui s'activait. Quelqu'un avait dû lancer l'ordre d'arrimer.

Rapidement, les pirates du Pourfendeur des Vents regagnèrent leur vaisseau tant aimé, laissant ainsi l'Amante s'éloigner tout doucement dans Grand-Vent.
Dès qu'il mit le pied sur le pont, le Second s'approcha de lui et lui aboya de lui fournir une explication. Il s’exécuta.

"On a trouvé cet homme là bas, seul, dans un vaisseau assez piégé. Il nous a conduit vers une salle de trésor."

Voilà, pas besoin d'en dire plus. Pas besoin de déclarer qu'il possédait quelques piécettes dans sa poche. Après tout, c'était une simple récompense pour sa prise de risque non ? Pendant ce temps, le Capitaine et le Second étaient resté sur le Pourfendeur à se tourner les pouces.
Cynydd eut un petit rictus puis attendit que le Second le laisse tranquille. Au lieu de cela, il lui dit :

"Bien. Amènes le au Capitaine, il voudra surement en savoir plus. Pendant ce temps, je vais faire la répartition du trésor".

Le lieutenant acquiesça, et bon gré mal gré, il alla se camper devant l'étranger et déclara tout simplement :

"On va voir le Capitaine maintenant. "

Sur ce, Cynydd tourna les talons et se dirigea d'un pas rapide et vif vers la cabine de Sorcor le Terrible. Il ne prit même pas la peine de vérifier si l'homme le suivait bien.

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