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La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête

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Posté dans La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Ven 18 Juil 2014 - 16:06

Avec ses hommes, Khéops avait chanté toute la nuit. La veille, ils avaient fait fuir un groupe de sauvages en faisant exploser quelques bombes artisanales sur leur chemin, tuant plusieurs d'entres eux, dont de nombreux qui avaient eux mêmes tués plusieurs de leurs compagnons lors d'une bataille antérieure. S'il ne s'agissait pas là d'une des plus grandes batailles qui ait eu lieu au Monts Rümar, elle avait néanmoins le mérite de remonter le moral des troupes, très largement entamée par le froid et l'avancée mitigée de la conquête de l'Ile Blanche.

Néanmoins, le lendemain, ils n’eurent guère le cœur à faire la fête. Si le danger que représentaient les habitants de l’Île Blanche avait temporairement disparu, le froid était venu le remplacer. Un froid mordant, qui engourdissait les membres et bleuissait les visages et les mains. Un froid accompagné d’un vent d’une puissance inégalée jusqu’alors, obligeant les hommes à se protéger mutuellement, la tête rentrée dans les épaules et les paupières tout juste ouvertes pour distinguer le chemin sous leurs pieds. Le vent fouettait la neige, la poussant avec force sur les soldats et sur les bâtiments, créant de véritables dunes qu’il fallait ensuite déplacer pour permettre le rapatriement des troupes en vivres.

Khéops cherchait vainement à se préserver de ce froid insoutenable. Il savait l’Ile Blanche capricieuse, il connaissait ses sautes d’humeurs et le danger que représentaient ses habitants. Il ne s’était jusqu’alors jamais réellement inquiété de tout cela. A chacune de ses missions hors du camp des Veilleurs Pourpres, il lui avait fallu les accepter.  Néanmoins, l’Ile ne lui avait jamais paru aussi hostile et aujourd’hui, parcourir les quelques mètres qui le séparaient de la tente de son père lui sembla pire encore que les deux années qu’il avait passé entre les mains de ses professeurs à son entrée au sein de l’armée.

Ce n'est que lorsque la chaleur d'un feu lui réchauffa le visage que l'Officier se permit de sourire. Il était courant qu'on le réclame pour qu'un rapport soit fait. La conquête de l'Ile Blanche ne se passait pas tout à fait comme tous l'avaient imaginés et il était nécessaire de montrer à tous que les autorités avaient les choses bien en mains. Une des dites autorités n'étaient autre que son père, Esmeor Aanka'Leï.

- Mon Colonel, dit solennellement Khéops, se refusant à l'appeler Père lorsqu'ils portaient tous les deux l'uniformes. La météo ne permettra sans doute pas à tous les Officiers de venir jusqu'ici dans les temps. Elle pourrait même tuer nos hommes si nous les envoyons aujourd'hui hors de nos camps.

S'il s'adressait à lui par son grade d'Officier, Khéops ne pouvait néanmoins s'empêcher de lui parler plus familièrement qu'il ne le faisait avec les autres Officiers. Il était son père après tout. Si leur entente n'était pas exemplaire, il l'avait tout de même côtoyé tout au long de sa vie, essayant de faire sa fierté en vain. Il espérait toujours, au fond de lui-même, le voir lui sourire et le féliciter de son travail ; l'entendre lui dire qu'il était bien son fils et qu'il était digne de lui.


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Dim 20 Juil 2014 - 4:43

Devant lui, plusieurs cartes étaient étalées sur la table. Dans sa main gauche, Esmeôr tenait une tablette tactile recensant chaque Veilleurs Pourpres et Ostracisés et qui étaient dans le campement. Parfois, les noms étaient grisés et un « M » était inscrit a coté. Le nombre de Soldats morts étaient conséquents, mais selon leur estimation, l'ennemi avait subit lui aussi de nombreuses pertes.

À l'heure actuelle, le Colonel Aanka'Leï préparait une nouvelle attaque. Des éclaireurs avaient annoncés avoir vue un groupe d'une vingtaine d'hommes dans les environs des Monts Rümar. À quelques kilomètres de leur campement, la Muraille se rapprochait considérablement d'un bout à l'autre. Plusieurs Veilleurs Pourpres avaient été envoyés en avant poste pour contrôler ce territoire.

Esmeôr fronça des sourcils et se pinça la lèvre comme ça son habitude, lorsqu'il devait prendre une décision importante. Devant lui, il déplaça sur la carte tout un groupe de petite sculpture vers l'est. Puis un autre groupe vers le sud-ouest. Certains gradés lui reprochaient souvent d'envoyer plus d'hommes que nécessaire. Mais pour Esmeôr, la vie de chacun était importante et il préférait toujours être en nombre supérieur à ses ennemis qu'inférieur. Il ne prenait pas de risque comme on lui répétait souvent. Mais jouer avec la vie de ses hommes n'était pas du goût du Veilleur Pourpre.

Satisfait, Esmeôr se recula et en profita pour réalimenter le feu. Le temps si capricieux de l'ile Blanche avait raison de ses articulations. Il n'était plus un jeune homme dans la force de l'âge. Non, les récents événements qui avaient assailli son cœur l'avaient affaibli. S'il vivait aujourd'hui, c'était pour soutenir sa fille Giacomo et permettre à la famille Aanka'Leï de perdurer. Avant de partir aux Erfeydes, il n'avait eu qu'un seul repas de famille pour faire son au revoir à ses enfants et sa femme. Aujourd'hui, au fin fond d'une île glacée, il commençait à regretter de n'avoir su comprendre le sang de son sang.

Il fut tiré de ses pensées par son fils Khéops qui pénétra dans la tente. Toujours aussi sérieux et droit, il lui fit son rapport sans plus de cérémonie. Son annonce contrecarra les plans du Colonel.

« Les tuer dis-tu ? Huuum... Cela ne va pas arranger nos affaires alors. »

Comme à son habitude, Esmeôr ne regarda à peine son fils et se contenta de marmonner pour lui-même. Les sourcils froncés, une nouvelle fois, il fixa son regard sur la carte devant lui puis déclara :

« Approche-toi et dis moi ce que tu vois. »

Il s'écarta quelque peu pour laisser Khéops regarder la carte des victoires et des défaites korruliennes.
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Dim 20 Juil 2014 - 8:20

- Ce que je vois ? Des sauvages qui ne se servent pas seulement de leurs bras, mais aussi de leurs têtes. Des guerriers qui au fil des mois ont appris à nous connaître et à rejeter au loin nos troupes. Non plus de vulgaires animaux mais des soldats conscients de ce qui les attendent si jamais ils nous laissent gagner du terrain.

Khéops n'avait pas pour habitude d'être pessimiste dans ses rapports, bien au contraire. Mais aujourd'hui, les faits étaient là. Depuis le début de la guerre, la façon de combattre des Erfeydiens avait changée du tout au tout. Ils étaient moins fougueux, moins imprudents et se préparaient toujours au pire avant chacune de leurs batailles. Si le nombre de leurs morts n'avait pas pour autant chuté, celui des Veilleurs Pourpres avaient très nettement augmenté, ne laissant aucun doute sur l'issue de cette guerre si elle devait durer sur plusieurs dizaines d'années. Car à l'inverse des Erfeydiens, les Veilleurs Pourpres ne mettaient pas plus d'une dizaine d'enfants au monde au cours de leur vie. Et l'absence de milliers d'hommes auprès de leurs femmes allait sans nul doute impacter très sévèrement la natalité à Korrul, et ce sur plusieurs années.

- Il est important qu'au cours des prochaines batailles, nous frappions plus fort encore. Nous devons les affaiblir et leur faire entendre raison. Il n'est plus temps de tester leurs limites, mais de les écraser, de les faire s'agenouiller devant la toute puissance de Ruyn et de ses enfants.

De l'avis de Khéops, ces sauvages ne méritaient même pas d'être épargnés. Hommes, femmes et enfants devaient être exterminés pour qu'enfin les terres blanches reviennent toutes entières à Korrul. Il était évident que jamais ils ne se soumettraient à Ruyn. Une solution radicale était donc de mise, mais cette solution n'allait sans doute pas plaire à Esmeor, et encore moins aux autorités Korruliennes et Matrosciennes.

- Pourquoi donc se fatiguer à leur faire comprendre ce que jamais ils ne comprendront, père ? Ils n'ont pas plus d'âme et d'intelligence qu'un jeune Draoma.


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Dim 20 Juil 2014 - 11:05

Le froid était sans doute l'ennemi le plus redoutable qu'Erhyn n'ait jamais eu à affronter. Pourtant elle en avait vu des choses depuis le début de sa carrière, mais cette île était un véritable piège... Si belle et pourtant si dangereuse. Beaucoup étaient tombé sans même avoir eu à combattre, simplement parce que le climat hostile avait eu raison de leur santé. Les sanguinaires Veilleurs Pourpre réduit à l'état de misérable humains transit de froid... Voilà qui en aurait fait rire plus d'un. Mais certainement pas les concernés.

Passant son doigt devant le regard d'un soldat, Erhenyce le fixait d'un regard dur alors que l'homme tentait difficilement de suivre le mouvement de ses prunelles dorées en tremblant de froid. Le médecin souffla, libérant un petit nuage de condensation puis se redressa avant de s'approcher de son supérieur, le Lieutenant Har'zul. Un homme compétent mais particulièrement glaciale et distant, il avait sans doute assister à trop de chose au cours de sa carrière pour être devenu si... Inexpressif. L'albinos retint son souffle un instant, passant son regard bleuté sur ses confrères et souffla à son supérieur.

"La situation ne s'arrange pas Lieutenant... les pertes sont nombreuses et les pathologies liées aux froids encore plus."
"Je sais, il faut faire notre rapport au Colonel, je vous charge de le faire, j'ai encore des soldats dont les soins ne peuvent attendre. Prenez deux hommes avec vous, ce sera plus sûr."
"A vos ordres."
"D'ailleurs soldat Kha'rayn, vous semblez plutôt bien vous faire à ce pays, non ?"

L'albinos pivota le visage et darda son regard sur son supérieur qui fit de même. Les deux Veilleurs s'affrontèrent du regard et l'homme souffla, la désignant de la tête au pied.

"Il faut croire que tout ça... Vous aide à mieux tenir... C'est marrant, à vous voir on pourrait presque vous prendre pour l'un de ces sauvages. Je suppose que loin du désert vous devez vous sentir plus à votre aise."

Sans relever l'allusion, Erhyn salua son supérieur et frissonna longuement avant de se diriger vers un groupe de soldats pour en designer deux d'office. Deux en bonne santé évidement, car ils avaient du chemin à faire avant de pouvoir rejoindre le campement du Colonel. sans attendre et une fois bien équipé, les trois soldats se mirent en route.

6h plus tard, Monts Rumär, camp du Colonel Aanka'Leï

Ils avaient durement bravé le froid et sous les ordres d'Erhenyce en tête de groupe, les soldats n'avaient pas eu le choix que de la suivre à travers la tempête qui faisait rage. Ce fut avec soulagement que que les deux soldats se stoppèrent au campement, se joignant à leurs frères d'armes pour reprendre des forces, boire et manger. Un repos bien mérité que tout le monde ne partageait pas. car si Erhyn aurait volontiers prit le temps de se reposer à son tour, il n'en fut rien et elle emboita immédiatement le pas pour s'approcher de la tente du Colonel. La jeune femme retira son casque, libérant une longue chevelure tressée qui tomba jusqu'au milieu de son dos et écarta doucement le tissus, annonçant son entrée.

"Mon colonel."

S'approchant doucement, le médecin glissa son casque sous son bras e se posa près d'un autre homme qu'elle avait déjà eu le loisir de cotoyer pour le simple fait qu'elle avait été le chirurgien en charge de le soigner après qu'une bombe artisanale l'ai durement atteint sur une bonne partie du corps.

"Capitaine."

Salua la jeune femme en abaissant respectueusement la tête vers Kheops avant de reporter son attention sur Esmeor, plantant son regard dans le sien.

"Soldat Erhenyce Kha'rayn, je suis envoyé pour faire le rapport du Lieutenant Kar'zul. Il s'excuse de ne pas s'être déplacé lui même mais... La situation est difficile. Au Nord est nous recensons une trentaine de soldats donc cinq sont décédés et deux blessés."

Droite et digne, la jeune femme fixait son supérieur sans ciller, soutenant son regard bien qu'il portait les stigmates d'une fatigué évidente. Mais Erhyn était habituée à ne pas beaucoup dormir, lorsque l'on est médecin et chirurgien, il n'était pas rare que le travail dur pendant des jours avant que vous ne puissiez prendre une nuit de repos.
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Dim 20 Juil 2014 - 11:37

Visiblement, l'avis de Khéops sur leur adversaire était tranché. Esmeôr avait toujours eu du mal à comprendre son fils. Il semblait avoir perdu toute compassion et espoir. Il était là devant lui, convaincu que le meilleur stratagème était l'élimination pure et dure. Dans son discours, il ne laissait place à aucune autre solution.

Esmeôr regarda son fils avec distance comme à son habitude. Toute sa vie, il n'avait su lui parler. Il l'avait évité et s'était contenté de représailles. Même lorsque son fils avait perdu son épouse, il n'avait pas été là pour lui. Le vieil homme savait que Khéops n'attendait qu'une seule chose de lui. Il faisait tout pour le rendre fier, il faisait tout pour qu'il le félicite.
Son fils était devenu un homme fort et intelligent. Il aurait fait la fierté de n'importe quel père et Esmeôr l'était aussi, mais pour une raison inconnue, il était incapable de lui dire, ou du moins de lui témoigner une seule marque d'affection.

Quelques minutes de silence s'installèrent entre eux et Esmeôr reprit vite ses esprits.

« Comment réagirais-tu si des inconnus venez piller Korrul ? Penses bien à ce que tu dis Khéops. Ceux sont avant tous des hommes et des femmes qui protègent leur territoire comme nous l'aurions fait. Le principal problème en soit reste Matroos...»

Le Colonel Aanka'Leï n'eut pas le temps de finir sa phrase. Le soldat Kha'rayn pénétra dans la tente et fit son rapport. Il ne connaissait pas personnellement la jeune femme, mais il avait bien entendu eut vent des rumeurs sur son sujet. Ce n'était pas la première fois qu'Esmeôr voyait un albinos. Pour lui, il s'agissait là que d'une particularité physique, rien de bien contre nature. Les korruliens étaient parfois terriblement bornés et la nouveauté et l'original avaient du mal à passer.

« Très bien. Comment réagissent nos hommes au froid ? Toujours aussi mal ? En savez-vous plus sur les nouveaux équipements plus chauds que nous devions recevoir ? »

Le korrulien regarda à son tour le Capitaine Aanka'Leï et le médecin, attendant visiblement un compte-rendu précis. Et des bonnes nouvelles.
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Dim 20 Juil 2014 - 16:49

- Le Lieutenant Lysereän, pourtant connu pour sa très grande ponctualité, n'est toujours pas présent parmi nous. Plusieurs autres officiers sont dans le même cas. Le froid bloque les routes et affaibli les hommes, tant physiquement que moralement. Il ne s'agit plus de la guerre que nous menons contre les Forbans, sur des terres que nous connaissons sur le bout des doigts. Quant aux équipements...

Khéops chercha l'approbation d'Erhenyce, qui était ici la personne la plus qualifiée pour juger de l'état de fatigue des Korruliens présents sur le camp. Il la connaissait tout d'abord de réputation, car ses talents en chirurgie avaient rapidement fait le tour du Quartier Général ; puis ensuite car elle était la femme qui s'était occupée de ses blessures lorsqu'il avait été blessé sur le terrain par l'explosion d'une bombe artisanale forbanne. Mais bien qu'elle lui ait sauvé la vie ce jour là, l'Officier ne pouvait s'empêcher de ressentir du dégoût à la vue de son visage pâle et de ses longs cheveux blancs. Elle aurait pu être une femme magnifique, si ces caractéristiques propres aux Matrosciens n'étaient jamais venues habiter son beau visage.

- Je vous en prie, mon Colonel...père...repensez à ce que je vous ai dit tout à l'heure.

Serrant les poings, Khéops approcha d'un pas, souhaitant à tout prix que des solutions radicales soient mises en place concernant les cas des Erfeydiens. La vie de tous ces hommes et femmes importaient peu devant toutes les richesses que l'Ile Blanche avait à leur offrir. Les combattre était une réelle perte de temps et d'argent. Les supprimer permettrait aux hommes de conquérir l'Ile en moins de temps qu'il n'en faut pour joindre Penjoie et Arish.

- Pensez-vous qu'ils auront la moindre pitié pour vous s'ils vous trouvent désarmé et blessé ? Non. Ils vous abattront et exposeront votre tête sur une pic comme un vulgaire trophée de chasse. Pourquoi les épargner alors ? Combien d'hommes mourront sur le champ de bataille en attendant que vous compreniez enfin que nous n'agissons pas comme il le faudrait ? Combien d'autres perdront leurs mains, leurs pieds, leur vie dans le froid glacial des Erfeydes à cause d'une guerre qui n'a que trop durée ?


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Lun 21 Juil 2014 - 2:46

Un salut qui ne lui fut pas rendu. Le capitaine l'ignora purement et simplement...Mais Erhenyce ne s'en offusqua pas, bien trop habitué à ce genre de comportement de la part de ses confrères. Une chance au moins que le colonel lui, sache se comporter plus dignement. La jeune femme remua légèrement, ajustant son casque sous son bras et écouta les paroles du capitaine avant de répondre à son tour.

"Le capitaine à raison... Le froid est actuellement le principale ennemi de nos troupes. Les morts se font de plus en plus nombreux, les malades affluent et je ne parle pas du nombre de membres que j'ai dû amputer a cause gelures extrêmes, rendant ainsi bon nombre de soldats invalides."

Elle avait vu des jambes et des bras devenir aussi rigide que la glace et prendre une teinte bleuté puis noire alors que des cloques se formaient sur la peau avant d'éclater d'elles-même. La gangrène quand à elle avait vite fait de s'installer, ne restait plus qu'à couper le membre pour permettre au soldat de survivre. Si Erhyn ne combattait pas, elle n'en restait pas moins débordé de travaille avec l'état des troupes, mais sauver des vies était son crédo, sans ça elle n'était rien.... Alors quand le capitaine vint à parler des combats et d'une solution bien plus radicale... et inhumaine. L'albinos se figea avant de pivoter le visage pour fixer son supérieur et souffla.

"Mon capitaine, avec tout le respect que je vous doit... je doute qu'un génocide soit la meilleur chose à faire. La vie n'a donc aucune importance à vos yeux...? On parle de famille entière, de femmes, d'enfants et de vieillards..."

La Dame de sang serra les dents et tourna de nouveau le visage pour fixer le colonel cette fois. Elle risquait quelques remontrances pour avoir ainsi remit en questions les paroles de son supérieur... Mais Erhyn était aussi connu pour son franc parler, de savoir tenir tête à ses supérieur et pour sa sauvagerie lorsqu'on la poussait à bout.

"Concernant l'équipement, mon colonel... Nous n'avons toujours rien reçu. Il va donc falloir trouver un moyen de s'organiser pour éviter d'autre perte le temps que la cargaison arrive."
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Lun 21 Juil 2014 - 8:54

Le froid, voilà une bien chose à laquelle Kovü n'avait jamais été confronté. Ou du moins, pas dans cette mesure. C'était étrange et fascinant de découvrir ceci, cette nouvelle sensation, bien qu'elle était plus que désagréable. Elle était à la limite du mortel, elle engendrait des difficultés à n'en plus finir, et le climat n'aidait pas, par dessus tout. Comment des indigènes pouvaient vivre ici ? Kovü ne le comprendrait jamais … Mais il devait s'y faire. La veille avait été très agitée, le fourmillement des troupes au camp des VP n'avait jamais été si intense. Kovü était un pilote depuis toujours. Mais dû aux conditions extrêmes, la majorité des engins étaient cloués à terre. Ingénieur, mécanicien et toutes sortes de personnels qualifiés tentaient de trouver une solution. Et Kovü tout naturellement, s'était improvisé mécano. Il avait une bonne connaissance et même s'il n'était pas aussi qualifié qu'un scientifique, il était en mesure de savoir réparer. On se préparait, en quelques sortes. Alors qu'il pensait rester pendant un bon moment, il venait d'être convoqué. Le lieutenant Lysereän devait se rendre à la base de Rumär pour y faire un rapport vis-à-vis de l'état des vaisseaux, et de l'équipement.

Le trajet s'annonçait rude et difficile, mais surmontable. Ils allaient galérer à rejoindre la base, et si cela se trouvait certains d'entre eux allaient y passer. Car oui, Kovü n'y allait pas seul, il était parmi un autre groupe. Les conditions étaient invivables. Entre les tempêtes, le froid à en geler le sang, et bien d'autres intempéries. Il n'était guère étonnant que l'avancée de Korrul était ralentie, quand on voyait l'hostilité de l'environnement. Il fallait une solution à tout ceci … Car cela ne pouvait plus durer. Mais finalement, ils y arrivèrent. La base du monts Rumär était enfin là, et même si les conditions allaient être juste à peine plus supportables, les ennuis n'étaient pas prêt de s'arrêter. Resserrant son lourd manteau tactique sur lui, il avait l'impression qu'il ne portait strictement rien … Le froid était trop intense. Une fois qu'il était arrivé, il ne tarda pas à se rendre là où l'avait convoqué. Il était un officier après tout, et les officiers étaient tous demandés ici à ce qu'il avait entendu. Soufflant un coup, il se décida enfin à pénétrer dans la tente en question. Dès son premier regard, il remarqua la présence du Colonel Aanka'Leï.

"Colonel." Dit-il accompagné d'un salut formel. Son salut s'adressait à tout les officiers présents ici, mais il devait énoncer celui qui avait le plus haut grade. "Lieutenant Lysereän, veuillez m'excuser de mon retard, mais les conditions climatiques n'ont pas été avec nous. Je viens vous faire un rapport sur l'état des lieux de notre infanterie aérienne … Bien que les ingénieurs et toutes nos personnes qualifiés y travaillent d’arrache-pied depuis notre arrivée, nos chasseurs sont toujours cloués au sol. Les moteurs semblent toujours inapte à fonctionner dans de pareils conditions."

Encore une mauvaise nouvelle, se disait-il. Mais il fallait continuer d'y croire, les VP étaient des soldats dans l'âme et ne se laisseraient pas avoir un simple climat hostile. Il en fallait plus pour les arrêter. Cependant à présent que le pilote avait fait son entrée, il tendait l'oreille à ce qui se disait ici. Bien qu'il n'était qu'un pilote et non un combattant, il était officier et il pourrait apporter son avis ici, si cela allait être possible.


KOVÜ LYSEREÄN

La destination importe peu, et le temps qu’il fait commande. Quand on est arrivé, on a envie de repartir pour y retourner ...


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Lun 21 Juil 2014 - 9:13

Ce fut Khéops qui prit la parole en premier. Il fit d'abord un rapport clair et concis, mais le naturel du jeune homme revint vite à la charge. Lorsqu'il appela Esmeôr « père », se dernier se raidit. Il n'aimait pas du tout la façon dont son fils se servait de ce mot pour l'amadouer. Dans cette tente, il n'était pas son père, mais simplement son supérieur hiérarchique. Il faillit le reprendre, mais se retint de justesse. Après tout, il avait promis à sa défunte amante de régler le problème qui existait entre eux deux depuis toujours.
Mais c'était sans compter le tempérament de feu de Khéops. Comme toujours, il expliqua clairement son point de vue, insinuant au passage qu'Esmeôr était un peu trop faible pour prendre des décisions radicales. L'insensibilité du Capitaine Aanka'Leï était terrible à voir. Il semblait convaincu que c'était la seule et unique solution possible. Alors, lorsque le médecin prit la parole, Esmeôr fut en quelque sorte soulagé de voir qu'une personne dans cette tente était, un tantinet, censée.

Elle ne fit que retranscrire ce qu'il avait en tête et malgré lui, il hocha la tête pendant qu'elle parlait. Une quinte de toux l'assailli brutalement. Le froid de ce pays commençait à avoir raison du vieil homme même s'il ne le montrait pas.

« Excusez-moi. Huum... vous ne m'apportez pas de bonnes nouvelles décidément. Capitaine Aanka'Leï, je vous ai pas convié pour me faire part de vos idéologies mais pour me faire un rapport. Ne vous oubliez pas. »

Il s'arrêta sur cette remontrance et voulu poursuivre sur l'équipement médical, mais il fut une nouvelle fois interrompue. Le Lieutenant Lyserean entra dans la tente d'un pas vif, se planta devant lui, puis avec un salut, fit son rapport. Il avait le nez rougit par le froid et de la neige sur ses vêtements.

« Bien Lieutenant Lyserean. Approchez-vous donc du feu. Il ne faudrait pas que nous perdions un des nôtres à cause du froid. »

Puis, Esmeôr se recula et fit quelques allers-retours devant la table. Sans s'arrêter, il récapitula les informations :

« L'équipement que nous avons demandé n'est toujours pas là. Les Chasseurs sont encore inaptes et le froid est le problème numéro 1 au final. Bien... bien. Avons-nous des nouvelles des matrosciens ? Où en sont-ils dans leur conquête ? »

Le Colonel s'arrêta devant ses trois subalternes et attendit leurs réponses.


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Lun 21 Juil 2014 - 11:46

Soudainement, la colère et la frustration le gagnèrent. Khéops n’appréciait déjà pas les remontrances inévitables de son père au sujet de ses idées bien arrêtées sur la question des Erfeydiens, et voilà qu’une femme, qui plus est une erreur de la nature, osait se mettre en travers de son chemin avec ses discours pacifiques. Si au moins son père pouvait entendre raison, il aurait sûrement pris la tête de l’expédition et félicité son fils pour la qualité de ses stratégies. Malheureusement, depuis des années déjà, Esmeor avait le don de s’opposer systématiquement aux choix de son fils. C'est donc le souffle court et le coeur battant de colère qu'il détourna les yeux.

- Ces dernières semaines, les Matrosciens multiplient les victoires sur l'ennemi. Leurs hommes supportent le froid et le vent et leurs batailles n'en deviennent donc que plus aisées. Il n'est pas difficile de voir que leurs préoccupations premières sont bien loin d'être les nôtres.

D'un léger mouvement de la tête, Khéops salua le Lieutenant Lysereän. Cet homme partageait son avis sur bien des points et il était toujours un allié de taille lorsqu'il s'agissait de convaincre du bien-fondé d'un projet. Khéops estimait qu'il était ici l'un des Officiers les plus réalistes et sensés. Les autres, stupides, pacifistes ou inquiets, ne méritaient ni leur statut, ni la reconnaissance de leur pays. Que dire de ces hommes trop âgés, que la vieillesse commençait à faire délirer ?

- Leurs hommes sont respectueux, nobles et d'une obéissance à toute épreuve, ajouta Khéops en jetant un rapide coup d'oeil à la jeune Erhenyce. Ils sont parfaitement conscients des intérêts de l'Ile Blanche et sont prêts à tout pour vaincre. Nous avons même appris l'existence d'une ville souterraine, certainement destinée à les protéger du vent et des yeux ennemis.

S'approchant d'Esmeor pour se pencher sur la carte, Khéops désigna un village Erfeydien, l'un des plus grands que compte l'Ile Blanche.

- Ils se rapprochent progressivement de ce qui va être, peut-être, l'une de leur plus grande bataille. Ils le nomment "Pleyrion".


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Lun 21 Juil 2014 - 12:29

L'ancien ne semblait pas être au mieux de sa forme. Sa légère toux fut immédiatement remarqué par le médecin qui leva vers lui un regard inquisiteur, non pas qu'il craignait quelque chose, mais avec ce temps immonde et son âge, le colonel avait plus de chance de tomber malade que d'autre.

"Mon colonel, j'aimerais vous ausculter si vous le permettez. Je préfère m'assurer que..."

Une autre présence fit irruption dans la tente. Un veilleur qu'Erhenyce ne connaissait pas et qui avait aussi choisit son moment pour faire son rapport. Voilà bien du travail pour Esmeor. Attentive, l'albinos écouta le pilote faire un rapport rapide et précis avant que le capitaine n'enchaine à son tour. Bon sang, il était buté celui là! Croisant le regard de son supérieur, Erhyn esquissa une moue de désapprobation. Il était clair que le capitaine ne pouvait pas supporter la femme qu'il avait sous les yeux, inutile de se demander pourquoi... le dégout était visible dans son regard, sans oublier leur divergence d'opinion. Il était le genre d'homme dont le médecin se serrait volontiers passer comme supérieur. Suivit du regard le mouvement de Kheops, la jeune femme fixa la carte, écoutant les paroles du soldats. Pleyrion... C'était la première fois qu'elle entendait ce nom. Cependant, Erhyn lâcha d'un ton sifflant et froid.

"Je suis respectueuse quand ça m'arrange, je ne suis pas noble et je suis obéissante quand la situation l'exige... Votre sous entendu, mon capitaine, est aussi pitoyable que votre envie malsaine de conquête."


La jeune femme s'approcha et souffla à Kheops.

"Mais si vous avez quelque chose à dire... Dites le donc clairement, mon capitaine. Car si je ne m'abuse, le jour où une mine vous a pété au visage, je crois que vous étiez bien content qu'un subordonné irrespectueux et désobéissant s'occupe de vous sauver les miches."

La situation commençait à tourné au vinaigre. mais ici, au moins  deux hommes sur trois connaissaient la réputation de celle que les Veilleurs nommaient La Dame de Sang. Erhenyce posa son regard sur Esmeor et lâcha d'un ton abrupt.

"Mon colonel, j'insiste sur le fait de trouver rapidement de quoi réchauffer les troupes, le matériel de soin est limité mes confrères médecins ne peuvent soigner tout le monde, il est nécessaire de limiter les dégâts."

Jetant à son tour un regard en biais au capitaine, elle lâcha d'un ton plus froid encore.

"Et puis des hommes en mauvaise santé ne font pas de bon soldats.... Cela risque d'être dur de combattre les Erfeydiens avec des amputés... Mais visiblement cette logique semble ne pas avoir traverser l'esprit de tous... Et bien que je puisse admettre d'un point de vu médicale et professionnel que le froid provoque chez certain un ralentissement cérébrale, pour d'autre cela ne justifie pas la bêtise humaine dont il font preuve."
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Lun 21 Juil 2014 - 15:26

Kovü fit un vif acquiescement de la tête, puis partit près du feu. Le colonel avait raison, ça serait après tout stupide de mourir à cause du froid … Le pilote était frigorifié. Mais la chaleur le soulageait petit à petit, même si la température restait basse malgré tout. Chassant le restant de neige qui était venue se loger de part et d'autre, le lieutenant écouta attentivement ce qui se disait. Le haut officier demanda si quelqu'un avait des nouvelles des Matroosciens. Malheureusement Kovü ne savait pas autant de choses que le capitaine déjà présent. Il laissa celui-ci parler, tout en arquant un sourcil. Insinuait-il qu'ils étaient plus organisés que les VP à l'heure actuelle ? C'était une possibilité … Bien qu'il ne voyait pas encore le rapport avec la noblesse. Mais alors qu'il termina, la femme aussi présente rappliqua. Le pilote la regarda de ses yeux dorés, sans rien dire, alors qu'elle semblait s'être offusquée des propos du précédent homme.

Elle conclue même sur une provocation, ce qui fit sourire de peu Kovü, mais qui n'aimerait pas que la situation dégénère. Il fallait rester lucide et objectif, et même si visiblement le discours de l'officier ne plaisait pas, il était malgré tout loin d'être dénudé de vérité. Ainsi, il prit enfin la parole à son tour après que la jeune femme finit. "Le capitaine n'a pas tort. Peut-être pas sur leurs Hommes en eux-même, mais sur le reste, oui. Ils ont compris l’enjeu de cette guerre et se sont organisés en conséquences. Je pense que ce n'est pas qu'une question de mauvaises conditions, mais aussi d'organisation et d'objectifs. Que ce soit chez eux ou chez, nous avons les mêmes handicaps et les mêmes moyens à disposition, au fond …" Malheureusement Kovü n'était pas présent dès le début, et avait certainement dû raté certains détails.

Il se rapprocha de la jeune femme puis en l'observant, il regarda l'officier Aanka'Lei à son tour. "Et il est important que l'on reste lucide malgré tout. Toutes les options s'étudient, et il n'y a pas une solution qui est meilleur dans son fondement qu'une autre." Kovü avait noté le fait que la jeune femme avait mentionné les termes 'envie malsaine de conquête' et en déduit dès lors que les idées émises par le capitaine avaient dû être … Trop abruptes. Si seulement le problème se limitait aux soldats qui mourraient de froid, ça serait plus facilement solvable. Mais ce même froid paralysait une bonne proportion des véhicules et des appareils évolués, qui rappelons-le représentaient en bonne partie l'un des grands avantages des VP contre les indigènes de cette île. "Toutefois, vu les circonstances actuelles, je serai d'avis de limiter les assauts et la fatigue des soldats afin de mieux préparer les prochains affrontements. Ne faisons pas comme ces barbares justement, nous sommes plus intelligents …" Termina-t-il. Il estimait qu'ils avaient l'avantage de disposer de réels esprits tactiques aguerri et intelligents pour contrer les locaux qui, logiquement, ne pouvaient avoir autant d'expertise malgré les apparences. Mais ceci n'était que son avis et sa vision de la chose, la réalité devait sûrement être quelque peu différente …


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Mar 22 Juil 2014 - 8:59

La situation dégénéra légèrement en quelques secondes. Le soldat Khar'ayn outrepassa sans une once d'hésitation son grade pour s'adresser directement à son Capitaine. La colère déjà palpable sur le visage de Khéops s'accentua d'autant plus.
Le Lieutenant essaya de temporiser quelque peu la situation, tout en énonçant implicitement ce qu'il avait en tête.

« Cela suffit ! Soldat Khar'ayn, vous êtes ici pour un rapport et non pour une démonstration de force. Je vous serez gré de vous rappeler votre rang ! »

Le Colonel avait haussé le ton et affichait une expression qui voulait dire clairement « je ne veux plus entendre un seul mot ».

« L'heure n'est plus aux chamailleries infantiles. Réglez votre problème tous les deux en sortant. C'est un ordre. »

Il appuya un regard entendu vers le médecin puis vers son fils. Celui-ci, en parfait soldat, acquiesça d'un « oui mon Colonel ». C'était peut-être une sacrée tête de mule, mais niveau obéissance et exemplarité, il était maître en la matière, contrairement à la femme.

Enfin, Esmeôr rebondit sur les dernières paroles du Lieutenant Lysereän.

« Les matrosciens ont une avance sur nous, c'est un fait que même le Général Desnolancès ne nie pas. Cependant, nous aussi nous avons notre force. L'ithylium que nous avons trouvé et que nous comptons extraire au maximum nous permettra de tout détacher définitivement de Matroos, vous vous en doutez. »

Esmeôr marqua une pause et regarda à tour de rôle les trois Veilleurs Pourpres devant lui.

« Le Lieutenant Lysereän a raison sur un point. Nous devons limiter les mouvements et les attaques tant que le problème du froid ne sera pas résolu. Si nous avons pu résister à la chaleur du désert pendant des siècles, nous pourrons aussi combattre son extrême. En attendant, j'aimerais aborder un autre point avec vous. » Le vieil homme fit un mouvement de la tête en direction d'Erhenyce et continua « Avez-vous pu collecter d'autres données sur leurs étranges dons ? Que savons-nous de plus à ce sujet ? »

Un autre point énigmatique à résoudre, pensa Esmeôr. La magie qui animait les erfeydiens était une chose à la fois fascinante et effrayante. Cependant, à en juger par la réaction des étrangers, les blasters et autres armes korruliennes étaient un mystère pour eux.
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Mer 23 Juil 2014 - 15:41

Rien. Ne nous savons rien.

Il lui devait obéissance, et il détestait ça. Cela faisait des mois qu’il avait cette sensation et là, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Il était fou de rage. Contre lui. Contre Esmeor et cette petite paria. Il avait été faible sur toute la ligne. Faible d’avoir eu l’espoir de gagner le coeur de son père alors que depuis toujours, il n’avait su lui montrer la moindre affection. Faible de l’avoir laissé l’humilier à chaque fois qu’il en avait l’occasion. Il aurait dû se montrer plus fort. Il n’aurait pas dû le laisser le traiter comme un étranger. Il avait été lâche et en payait désormais les pots cassés. Il allait tout perdre : son honneur, ses chances de voir les choses changer, son propre père...Il était en colère contre ceux qui lui avaient mis des bâtons dans les roues, contre cette femme qui n’avait su garder son rang. Et désormais, contre lui-même.

- C’est contre-nature, marmonna l’Officer. Il ne peut s’agir que de subterfuges. Allons, mon Colonel, ne me dites pas que vous croyez à tout cela ? Que vous pensez que ces sauvages sont en mesure de créer le feu d'un simple claquement de doigts ? Il y a forcément une explication concrète, autre que...autre que la magie.

Seuls les serviteurs de Ruyn étaient capables d'exploits inaccessibles au commun des mortels. Pas ces hommes. Pas ces sauvages dont l'intelligence était comparable à celle des Draoma. Que croyaient-ils tous ? Qu'ils avaient accès à un pouvoir supérieur ? A une espèce de magie inexpliquée ? Non. Il s'agissait forcément d'un stratagème pour les effrayer. Et bien que les morts par brûlure se comptaient par dizaine, il ne pouvait y avoir qu'une machine en cause, rien d'autre.

- Seuls nos Chamanes sont capables d'exploits qui nous dépassent tous. Ces hommes ne sont que des hérétiques.


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Mer 23 Juil 2014 - 16:09

Le lieutenant tenta de calmer le médecin de façon diplomatique mais en vain, ce fut le rappel à l'ordre du colonel lui même qui fit taire la jeune femme. Malgré cela, Erhyn posa sur son supérieur un regard brûlant de colère... Comment pouvait-on ainsi décidé du droit de vie sur ces gens ? C'était tout simplement abominable. L'idée même que d'autre massacres voient le jour la révulsait au plus au point et la jeune femme souffla à Esmeor.

« Une démonstration de force... ? C'est parce que les gens se taisent et obéissent bêtement aux ordres que des milliers de vies sont en jeu. Ôter des vies comme le propose le capitaine n'est pas faire preuve de force, c'est faire preuve de lâcheté... S'opposer à cette idée, peut importe son rang et savoir faire le bon choix... c'est ça avoir de la force, mon colonel. »

Elle risquait gros, vraiment très gros. Mais l'enjeu était de taille... Si jamais elle arrivait à atteindre Esmeor par ses mots plus que son fils, il y avait une chance pour que ces gens ne soient pas tué, que les morts soient minimisés... Erhyn recula d'un pas et se détourna doucement de son supérieur pour s'approcher du feu. Oui elle risquait gros, mais il était aussi nécessaire de savoir ce maîtriser, chose qu'elle avait toujours eu du mal à faire, si bien que pour diminuer la colère sourde qu'elle ressentait, l'albinos prit le temps de répondre à Esmeor qui la questionnait sur la magie des erfeydiens.

« Ce n'est pas mon domaine, mon colonel... Je ne suis pas agréé à récolter ce genre de données... En revanche je peux vous dire avec certitude que les brûlures observées sur nos soldats sont impressionnantes. Et certaine ne sont pas dû qu'au feu, certaine brûlure sont aussi dû au gel... J'ai vu le cadavre d'un de nos hommes littéralement congelé... un autre empalé sur un pique de glace en pleine milieu de la neige. »

Son regard se fit plus grave. Cette magie était inquiétante, irréelle... Et pourtant, bien qu'elle ne l'avait pas vu à l'oeuvre, les dégâts qu'elle avait observé étaient quant à eux très effrayant. Il fallait que le capitaine ouvre de nouveau la bouche, remettant en question ce que beaucoup avait vu. Erhyn pivota le visage et darda un regard assassin sur son supérieur. C'était de trop...

« Des hérétiques... ? C'est vous qui dites cela alors que votre plan est de faire un génocide pour que nous nous approprions ces terres ? Mon capitaine, je ne peux que vous conseiller de prendre cette histoire au sérieux. »

Pourquoi s'embêter à tergiverser ? De toute façon cet homme était buté et cruel. Il trouverait n'importe quel prétexte pour pouvoir tuer ce peuple et l'éradiquer sans en éprouver le moindre remord. Erhenyce avait honte... Honte que ce soit ce genre d'homme qui devait représenter les veilleurs pourpres. Eux qui avait pourtant pour bute de protéger... Lui ne pensait qu'à tuer. Secouant la tête doucement, Erhyn souffla.

« Mon colonel, je demande la permission de quitter cette tente... Il serait préférable que... J'aille calmer mes nerfs ailleurs. Je viens de passer six heures à marcher dans une tempête de neige, je crains que mon tempérament ne vienne à vous poser quelques soucis à cause de nos divergences d'opions. »
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Jeu 24 Juil 2014 - 7:55

Même si le pilote avait tenté de calmer la situation, celle-ci semblait toujours tendue. Il fallait dire que là il y avait deux oppositions. Kovü écouta les dires du colonel à propos des matroosciens, et de l'ithylium récemment découvert à Korrul. Cela allait être des plus bénéfiques pour eux, et pour la suite de cette guerre. Mais le temps jouait contre eux … Combien allait-il en falloir pour commencer à extraire cette ressource si précieuse ? Et de manière suffisante pour s'approvisionner assez rapidement. C'était une très belle perspective, mais il fallait tenir en attendant de voir les choses s'améliorer. Le lieutenant regarda le reste des officiers quand la question au sujet des dons fut posée. Attendant que le capitaine finit de répondre, Kovü n'en pensait pas moindre. Les sauvages devaient utiliser un stratagème ou une ruse pour permettre de manipuler les éléments ainsi.

Il resta silencieux néanmoins, pour le moment, et attendit. Son affirmation disant que seuls les Chamanes étaient capable d'exploits de cette catégorie le laissa perplexe. Il aurait été d'accord s'il n'avait pas vu tout ceci, s'il n'avait pas vu cette île. Il n'y avait que Ruyn qui savait ce qu'elle réservait encore, et si cela se trouvait, ils allaient trouver pire. Le soldat Khar'Ayn semblait décidément remontée contre le capitaine Aanka'Leï, son discours ne lui plaisait guère. Toutefois, même si les massacres n'étaient pas la solution, résoudre cette guerre passivement ne l'était pas aussi. Devait-on rappeler que ces impies avaient tué un des représentants de Ruyn ? Un chamane, et pas n'importe lequel … Il était faux de dire que ce peuple n'avait aucune dette envers Korrul. Et cette dette, se paierait tout naturellement dans le sang.

"Capitaine Aanka'Leï, avec tout le respect que je vous dois, je ne peux malheureusement pas vous laisser dire cela. Comment un homme de votre degré peut-il se limiter à dire qu'il est impossible que ces sauvages disposent de magie … Tout est différent sur cette île. Absolument tout. Que sait-on réellement d'eux ? Si cela se trouve, ils sont capable de pire. Magie ou pas, cette 'science' dont ils disposent est puissante et dangereuse et il est faux de dire que, après avoir vu tout ceci, seuls nos Chamanes sont capable d'exploits …"

Il était presque désolé de voir que le soldat Khar'Ayn demande même à sortir d'ici. Ce n'était pas en fermant les discussions que les choses allaient avancer. Et même s'il comprenait son point de vue, il ne pouvait que regretter toutes les réactions ayant eut lieu dans un parti comme dans l'autre. "Et soldat Khar'Ayn, même si moi-même l'idée de causer un 'génocide', comme vous l'avez décrit, me rebute tout autant, nous ne pouvons nous montrer pacifique envers ces sauvages … Aurez vous oublié que eux ils ont ôté la vie à un Chamane ? Sans aucun scrupule, ni regret, ni pudeur ? Je pense qu'ils ont une lourde dette envers nous et notre peuple … Et ce n'est visiblement pas leur genre de payer autrement qu'avec des gifles dans la gueule, malheureusement."

Cette guerre, outre son aspect d’intérêt matériel, avait belle et bien une origine, après tout. Il y en avait plusieurs mêmes, que Kovü ignorait sans doute une partie.


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Jeu 24 Juil 2014 - 17:05

Rien ne semblait pouvoir enhardir davantage cette expérience hivernale ; le froid ambiant ayant ébranlé les esprits de soldats autrefois inflexibles, qui s'étendaient désormais en complaintes silencieuses. Exilés en ces terres inconnues, c'est la perspective de la mort loin des siens à grand coups de maladies inconnues ou encore percés de part en part sous les représailles de sauvageons barbares tenaces qui englobe les pensées de chacuns. L'enthousiasme et l'adrénaline du combat a depuis bien longtemps rendu son dernier souffle, beaucoup s'en viennent même à demander pourquoi la situation demeure ainsi. La vengeance d'une vie unique, fut-elle la vie d'un chamane pouvait-elle à elle seule contrebalancer les ressources injectées dans ce conflit ?
Je n'aime pas faire de la rhétorie, mais les faits sont là. Plus encore, quand les supérieurs tournent le dos, je m'apperçois que ne suis pas le seul à penser ainsi. Et bien que leur nombre soit restreint, je ne suis pas sans savoir qu'il ne saura que croître jusqu'à des proportions telles que même notre colonel en perdra le contrôle. Or une telle situation ne profitera à personne, sinon l'ennemi. Et je doute qu'une répression ne soit d'une quelconque efficacité, car nous sommes loin de Korrul, de l'autorité publique et sacrée à laquelle nous avons prêté serment. Survivre n'est aujourd'hui qu'une ambition personnelle, prenant la place d'une quelconque glorification narcissique.

Cela dit, il n'est pas dans mes habitudes de tergiverser avec autant de pessimisme. Quand bien même la situation reste grave, nous sommes loins de nos avouer vaincus ou même d'établir un état de faiblesse apparent. Non, pour tout dire, je pense que nous ne possédons qu'un seul problème réel : l'intelligence. Pas au sens de raisonnement, mais celui d'information ; l'intel sur ces barbares est minimes, nous ne connaissons rien de leurs structures organisationnels, leurs habitudes militaires ou encore des mécanismes de défenses. Sans parler de leur cultures, les différences flagrantes observées avec nos antagonistes forbans aura prouvé nos interminables entraînements futiles devant l'exercice pratique. Je m'avance peut-être, mais mon hypothèse étant celle que nos deux peuples, Korrulien comme Erfeydien sont bien plus semblable qu'il n'y paraît. Et que notre erreur est de transposer nos connaissances des caractéristiques forbannes sur des individus ayant un profil incompatible.




Et c'est avec ce même regard détaché que je repense à ce campement distant, au loin dans la péninsule de Theus. L'énorme brêche contenue dans la muraille en était visible, ici à hauteur de montagnes, et l'on pouvait appercevoir un long filin de véhicules dont je devinais le transport de vivres, mais aussi et surtout d'outils et de main d'oeuvre en direction du chantier. Ou devrais-je plutôt dire 'le' chantier. Au diable ce prétexte d'union sacrée et de vengeance divine, nous savons tous que la raison derrière cette mort glacée nous guettant se trouve enfouie sous les tréfonds de ces montagnes. Ce même combustible nous obligeant à cohabiter avec ces chiens de Matroos repose paisiblement en ces lieux, libre et inutile.

Détournant mon esprit de ce paysage que je qualifirais d'hostile, mes yeux avaient alors rencontrés un amas de ferraille désordonné et informe prenant place sur la montagne à la façon d'un parasite métallique. Aussi manquerais-je de pudeur à l'avouer, mais l'exploitation de ces ostracisés dans ce labeur manuel et ces intempéries ardues me laissait froid d'indifférence. La plupart étaient pétris d'insolence pour notre peuple, des serviteurs de forbans en devenir même. Je me demande combien survivront à pareil traitement, en excluant ceux rendus infirmes dans le procédé, évidemment. En ce sens, nos dirigeant ont fait preuve d'une cruauté pratique admirable, auquel je n'aurais pas mieux fait.
Enfin, tout cela ne me concernait que très peu en vérité. Je n'étais là que pour superviser l'avancement, et non me soucier du bien être de ces ouvriers. Chose qui à vrai dire, posait problème.

L'installation des valves d'Ithylium n'avait pas été de tout repos, et ces régulateurs semblaient encore faire des siennes. Contre toute attente, les tuyaux ne parviennent pas à pomper la moindre goutte... nous avions pourtant vérifié et les pièces utilisées ne présentent aucun défaut technique. J'avais donc pris la liberté de forcer l'arrêt des machines afin d'inspecter l'intérieur des conduits : j'étais persuadé que ces idiots d'ostracisés avaient laissés du calcaire ou je ne sais quoi d'autre s'installer dans la tuyauterie. Celle-ci n'était encore que peu développée, faisant à peine plus d'une vingtaine de mètres chacune, aussi pouvait-on entrer directement et vérifier soit-même. Evidemment, personne ne se désignait volontaire, et comme cette idée m'appartenait il semblait bien que j'étais tout choisis. Vraiment, quand j'y repense... C'était stupide, tellement idiot que je ne me souviens plus vraiment ce qui m'a pris de m'y prêter. Enfin, à l'intérieur il m'a suffit d'avancer un peu, lampe de poche en main, pour trouver un épais bloc de givre bouchant mon passage. Jubilant face à ma déduction justifiée, je me suis attelé à le faire fondre pour ainsi résoudre le problème. Il ne suffisait que d'une petite fissure, suivit d'une autre et de quelques dizaines supplémentaires pour voir la pression accumulée se charger du reste. Le bloc de givre m'a éclaté en pleine figure, m'arrachant une bonne partie de la peau du visage et s'empalant dans ma jambe gauche avant que je ne sois inondé d'Ithylium pur. Le courant me projeta en arrière, tournoyant sur moi-même encore et encore jusqu'à m'en faire perdre connaissance...

Lorsque j'ouvris à nouveau les yeux, j'espérais m'éveiller d'un vil cauchemar et tranquillement reprendre le cours des choses. Ma désillusion fut aigüe ; j'étais plongé dans le noir, mais je devinai facilement qu'il s'agissait d'un réservoir situé au bout de la jeune tuyauterie. Hurlant à la démance, je me suis mis à tapper contre les parois pour une quelconque assistance, n'importe quoi.
Mais à cause du niveau de liquide, je n'avais déjà presque plus pied, et la force de mes frappes s'en ressentait lourdement. Même sans mon armure, l'insupportable chaleur du liquide s'était depuis longtemps changé en une température frigorifiante. L'hypothermie guettant, c'est à peine si ma voix produisait un son lors de mes tentatives d'appel. Quand à mes gestes, c'était tout juste si je sentais mon poing cogner la paroi, mes nerfs rendus amorphes par ce liquide meurtrier. Car oui, je sens la mort enserrer mon coeur d'une étreinte glacée, mes membres paralysés par le froid ont cessés de se débattre et me voilà coulant au fin fond. Toute ma vie, semble-t-il  j'ai été enfermé entre des murs afin de contenir cet être détestable que je suis devenu. En définitive, je n'ai cessé que de m'emprisonner pour épargner que d'autres ne souffrent ma présence rêche et amorale.
Que mon destin est de mourir seul, ignoré de tous... Et bien soit. Je n'ai de toute façon, aucun adieu à entreprendre.
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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Mar 29 Juil 2014 - 10:15

Il avait l'impression d'avoir des gamins devant lui. Ils étaient là, tout les trois à se quereller inutilement. La mine de Esmeôr se renfrogna et il décida de remettre les choses en place. Mais le médecin indiqua qu'elle souhaitait partir.

«  Bonne initiative, cela vaut mieux pour tout le monde, soldat Khar'Ayn. Faites votre rapport à votre supérieur. »

Sur ce, la jeune femme quitta la tente et Esmêor se retrouva en compagnie des deux Veilleurs Pourpres.

« Ce peuple possède un savoir particulier, tout comme nos Chamanes. C'est un fait indéniable Capitaine Aanka'Leï » l'appeler par grade était une manière de marquer un respect protocolaire entre eux. « Je suis plutôt d'accord avec le Lieutenant. Mais tant que nous n'aurons pas de quoi comprendre et expérimenter cette magie, nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses. Quoiqu'il en soit, nous devons gagner du terrain encore. »

Le Colonel se retourna, présentant son dos aux deux soldats, puis se pencha sur sa table et attrapa une feuille cacheté. Il la tendit à Khéops puis expliqua :

« Dans trois jours, le 15 d'alvos, vous lancerez une nouvelle opération. » Il se pencha sur la carte qui traînait devant lui et du doigt, il pointa une zone : « Là, c'est ici que vous irez, vous et une trentaine d'hommes. Je vous laisse le soin de choisir votre groupe. »

Il se tourna ensuite vers Kovü et déclara :

« Lieutenant Lyserean, en fonction des avancements de vos travaux, vous ferez parti de l'expédition, sous les ordres du Capitaine Aanka'Leï. »

Enfin, Esmeôr reporta son attention vers son fils et enchaîna les indications :

« Pour mener à bien notre conquête, nous devons comprendre et connaître ce peuple. Je vous confie donc la tâche de ramener un otage avec vous. Nos éclaireurs ont repéré un groupe isolé vers les falaises. Allez y et attaquez au levé du soleil. D'ici trois jours, le froid se sera peut-être calmé un peu plus. Si les tempêtes recommencent, repoussez l'expédition. Ne faites pas de mort inutile. »

Il appuya un regard entendu en direction de Khéops, puis, se redressant, il déclara :

« Si vous n'avez pas de questions, vous pouvez partir ! ».
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On m'appelle Khéops Aanka'Leï


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Jeu 31 Juil 2014 - 14:57

- C'est reçu, mon Colonel.

Sur ces mots, Khéops quitta la tente.

Son père avait-il perdu l'esprit, comme certains vieux qui ne vivent plus que dans leurs souvenirs, et qui ne retiennent plus rien du présent ? Un otage. Un prisonnier ? Mais à quoi pensait-il donc à la fin ? Ces hommes et femmes n'avaient pas plus d'intelligence qu'un draoma. Leurs rituels, leurs petites maisons et leurs enfants les obsédaient comme Ruyn obsède l’Érudit. Quant à leur langue, elle était si complexe que peu nombreux étaient eux qui avaient eu le privilège d'en comprendre le sens véritable ; voire inexistant. Il n'y avait, de l'avis de Khéops, aucune chance que l'un de ces sauvages ne se montre coopératif et leur révèle leurs secrets. Aucune. Tout ceci n'était qu'une perte de temps et d'énergie, rien de plus !

- Et cette femme qui ne sait garder sa place ! marmonna-t-il tandis qu'il rejoignait à grands pas sa tente pour y préparer ses affaires et la liste des hommes qui l'accompagneront au cours de son expédition. Il n'y a pas de place pour les insubordonnés en temps de guerre. Il n'y a pas de place pour les parias !
- Mon Capitaine ? l'aborda un jeune soldat, tandis qu'il ouvrait la toile de sa tente. Tout va bien, mon Capitaine ?
- Vous tombez bien. Je veux que vous me fassiez appeler Nektame et Asmos. Ils m'accompagneront à la prochaine mission. Vous serez également de la partie.
- A vos ordres mon Capitaine.

Quant aux trente autres...Il lui fallait les meilleurs. Les plus résistants. Les plus hargneux. Les plus combatifs. Ceux qui les veulent tous morts. Ceux qui ont perdu un proche, un ami, un père à cause de ces sauvages. Il lui fallait de vrais soldats, et non pas des trouillards ou des médecins. C'est le front en sueur et la main étouffant son crayon que Khéops nota un à un les noms des heureux élus. Rames. Sekhem. Irold. Et tant d'autres. Tant d'autres qui avaient la tête sur les épaules et le sang chaud. Et ce Kovu. Tiendrait-il la route ? Ou lui mettra-t-il des bâtons dans les roues ?

Un otage. S'ils mourraient tous malencontreusement, otage il n'y aurait pas.


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   - Mer 6 Aoû 2014 - 11:20

Finalement, personne n'entendit personne. À croire que les confrontations d'idées étaient plus terribles qu'elles n'en paraissaient. Kovü regarda la soldat sortir de la tente, puis resta silencieux suite à cela. Le colonel appuya cette initiative, ce qui était sans doute le plus juste à faire. Il s'agissait d'un rapport présentement, et le calme et le sérieux devaient normalement être de rigueur. L'officier supérieur continua sur sa lancée et affirma qu'il allait falloir tôt ou tard en savoir plus sur cette magie si l'on voulait progresser. Le pilote ne put qu'acquiescer. Puis, il annonça une opération qui allait avoir lieu d'ici trois jours. Sans précisez plus que la localisation du lieu de la mission, le colonel déclara à Kovü qu'il pourra faire parti de l'expédition si ses travaux avances. Mais il sera sous les ordres du capitaine présent.

"Bien mon colonel." Dit-il en acquiesçant. Il écouta toutefois les précisions apportées, et se rendit compte que l'opération allait consister en la capture d'un indigène. Intéressant, si cela allait pouvoir aider dans la conquête de cette île. Mais il n'était qu'un simple pilote, et même s'il possédait un grade d'officier, il n'était pas aussi qualifié que les deux hommes à ses cotés. Ceci pour dire que les questions sur l’intérêt de telle ou telle chose ne le regardait pas, quand elles venaient d'en haut. Cependant, connaissant le capitaine il savait que ce dernier n'apprécierait sûrement pas le but de cette mission, surtout vis-à-vis du discours qu'il avait entretenu plus tôt. Toutefois, il attendit qu'il quitta la tente pour le rejoindre et lui faire part de sa volonté à participer à cette opération. Ceci avait déjà été dit précédemment et cela ne dépendait uniquement que de Kovü, si l'on s'arrêtait aux dires du colonel.

Mais cela dépendait aussi du capitaine. Après tout, c'était lui qui allait rédiger sa propre liste. Il savait que le lieutenant voulait faire partie de l'expédition, il en tenait désormais aussi à lui de lui permettre, ou non.


KOVÜ LYSEREÄN

La destination importe peu, et le temps qu’il fait commande. Quand on est arrivé, on a envie de repartir pour y retourner ...


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Posté dans Re: La liberté n’est pas un privilège, elle est une éternelle conquête   -

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