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[RPFB] L'acidité des mots.

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Posté dans [RPFB] L'acidité des mots.   - Jeu 24 Juil 2014 - 11:23

Echanges de coups sous le soleil matinal, et l’œil attentif des guerriers les plus expérimentés. Chaque erreur est repérée, rectifiée une fois le geste correctement fait, plusieurs fois, et l'entrainement se poursuit... Les bois de koun représentent la majorité des combattants. S'y mêlent quelques représentants de clans n'appartenant pas à la faction, dont un Shaas d'Argent. Les "invités" ne sont pas épargnés par les remontrances des maîtres. Mais c'est bien pour cela qu'ils sont là.

Un Bois de koun approche du terrain à la neige piétinée par les différents groupes. Avisant le Shaas, il l'observe un temps, l'air sombre. Sourit en le voyant se faire désarmer. En profitant, il s'approche du partenaire attendant que son adversaire se relève, et lui glisse quelques mots. Place lui est faite... Ce qu'observe sans un mot Dhungaärd.

"A mon tour, Shaas." dit le nouveau venu en dégainant.
"Ton nom." demande le géant, épée au poing.

La lame s'élance sans offrir la réponse. En quelques coups seulement, l'arme émoussée du guerrier du Nord lui est arrachée, le cuir protégeant son bras cinglé sans pitié.

"Ermïr ! Il n'a pas ton niveau." gronde le guerrier surveillant le plus proche.
"J'avais remarqué ! Je vais m'adapter..." daigne répondre le Koun dans un sourire.

Dhungaärd Avant d'attaquer sitôt son adversaire armé. Le son des échanges se mêle au bruit ambiant des lames s'entrechoquant, entrecoupé parfois de grognement de douleur ou de surprise... A nouveau Ermïr vient à bout de son partenaire. Une nouvelle marque s'ajoute à la première... Et le sang suinte.

"C'est tout, petit Shaas ?" susurre le vainqueur.

Les confrontations se poursuivent... Et les mots doux jaillissent, au même titre que les coupures. Entre deux passes d'arme, alors que le géant est à la merci du koun, quand Ermïr passe la garde trop peu réactive de son adversaire...

"Tu ne peux pas faire mieux ?"
"Tu as remarqué que ce n'est pas une massue dans ta main ?"
"Mais qu'est-ce que c'était que ça !"
"Si lent !"
"Lamentable !"

FAIBLE. Le souvenir tonne au porte de la mémoire du Shaas, alors que la voix d'un autre guerrier claque.

"BÂTARD DE SKUNK, ERMÏR !"

Ermïr est un jeune guerrier avide de faire ses preuves, et d'éblouir récente compagne, qui attend leur premier enfant. Hélas... Une mauvaise chute sur une plaque de verglas lors d'une chasse l'a retenue assez longtemps d'une cheville cassée pour que se battre contre les étrangers lui soit refusé. Comme quoi, la gloire comme la mort peut se rater de peu. Son amour propre à souffert de la défaite... Et d'autant plus de la honte qu'il remâche depuis des jours, d'avoir clopiné dans le village alors que ses camarades luttaient et mourraient au loin. Depuis le retour des survivants... Sa tendre compagne n'a eu de cesse d'aider les blessés... Et de louer leur vaillance malgré leur blessure. La description du géant à la peau parsemée de brûlure est resté en travers de la gorge d'Ermïr. D'autant qu'un matin, il l'a trouvé, s’entraînant parmi les kouns. Plus balourd qu'un enfant, une épée à la main. Un domaine où le jeune homme excelle.

Des détails complètement ignorés, si ce n'est leur aboutissement.

"Que veux-tu ?" gronde le Shaas, frémissant, les bras brûlant sous l'effet du froid et de ses blessures.

"Voir ce que tu vaux. Soit ri..."

Il doit s'interrompre pour contrer la lame qui s'abat. Choc. Les épées glapissent. Plus de maîtrise : le coup est brutal. Le bras du Koun en est engourdi... De même que sa tête quand un poing s'abat sur sa pommette, qui explose dans la douleur. Le Shaas lui tombe dessus, et les coups pleuvent.

Le guerrier qui s'approchait hurle, faisant cesser les combats alentours. Les hommes & femmes les plus prêts du passage à tabac s'interrompent pour se jeter sur eux et les séparer.
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Peuplade

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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Jeu 24 Juil 2014 - 11:54

Le bruit lointain des armes qui s'entrechoquent, les guerriers s’entraînent, ressassant les souvenirs qu'ils ont de leur dernier combats avec les étrangers. Hommes et femmes mêlés s'affrontent dans l'espoir de devenir encore meilleur et venir à bout des assaillants venus des terres lointaines. Plus loin dans le village, une porte s'ouvre et laisse une silhouette se glisser hors d'une chaumière. Une jeune femme blonde remercie chaleureusement l'autre qui vient de sortir.

« Encore merci pour la tisane, elle le soulage à merveille. »
« N'oublie pas, dans trois jours, je viens chercher mon paiement. »
« Oui... Il sera prêt. »

Le sourire de la blonde s'efface. Pendant un instant, elle avait oublier à qui elle s'adressait... Ce n'était pas Alenoä, pas l'un de ces bons guérisseurs... Non, cette femme avait des dons, un grand savoir et une maîtrise des plantes incroyable, mais son esprit et son cœur était rongé par un mal dont personne ne pouvait venir à bout. Marchant le long du chemin, la sombre silhouette encapuchonnée telle une ombre de mauvaise augure, s'éloigne de la petite chaumière. Sighild se souciait rarement des gens de son village, il n'était que de la populasse, tout au plus... Pourtant, lorsque les cris et les râlent parvinrent à ses oreilles, elle ralentit le pas. Son corps pivota doucement et sous sa capuche, son visage d'une pâleur maladive se releva pour que son regard opalescent se pose sur un groupe de soldats occupés à lutter contre un homme à la stature impressionnante.

Qu'avait donc fait les kouns pour s'attirer ainsi les foudres du géant ? Certains avaient la langue bien pendu et voyait en d'autre un défis à relever. La différence de cet homme avait dû être prit comme tel... Quiconque pouvait faire plier un tel monstre pouvait se vanter un bel exploit... Comme s'il sagissait d'un trophée de chasse... Aucun d'eux ne prit garde à l'aranelia qui s'approchait doucement. Elle ne cherchait pas à aider qui que soit, elle n'était pas du genre à materner ces idiots, mais la réputation de Pleyrion était en jeu, celle de Nivilk aussi et elle ne pouvait pas laisser ces crétins briser ainsi ce que son ami avait mit tant de temps à bâtir. Levant une main gantée, la femme ouvrit la fiole d'ythilium accroché à sa ceinture et libéra son contenue. Le fluide magique fut rapidement travaillé et manipuler avant d'être propulser en de petites boules de glaces, directement sur le petit groupes de guerriers. La douleur... Ils gémissent, mécontent et se stop avant de toiser celle qui est bien trop souvent au centre des plus mauvaise rumeur de Pleyrion. L'herboriste relâche son emprise magique et laisse doucement retomber sa main avant de siffler d'une voix froide et autoritaire.

« Vous vous comportez... comme des animaux !!! »

Le silence retombe et elle les fixe de son regard argenté et luisant, irréel. La fureur et la déception se lisent sur son visage alors que Sighild pose son regard sur le géant.

« Cet homme est votre allié... Apprenez a diriger votre colère vers le bon ennemi au lieu de vous comporter comme des idiots ! »

Elle fait un pas de plus, puis un autre et s'approche sans peur du Shaas.

« Toi, viens avec moi... Je vais m'occuper de tes blessures. »


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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Jeu 24 Juil 2014 - 14:55

La surprise laissa les kouns vulnérable un instant à l'attaque... Si les plus réactifs re-transformèrent assez vite l'ithylium, s'épargner quelques douleurs, tandis que les plus affairés avaient d'autres préoccupations, comme retenir les bras du géants avant qu'ils ne blessent davantage Ermïr. Qu'il cesse de se débattre, et il fut traîné à l'écart du corps inconscient.

L'attention générale se tourna vers la nouvelle venue, certains crachant à sa vue, nombreux affichant une expression lugubre. "La Noire", fut-il chuchoté, parmi d'autres noms moins reluisants. Malgré qu'elle se soit adressée à lui, Dhungaärd l'ignora, la tête toujours tournée vers Ermïr.

"Oyljern, tu parles sans savoir." dit le surveillant qui, le premier, avait réagi. "Mon nom est Thareïm. Nous sommes sur un terrain d'entraînement, mais ce Shaas a attaqué son partenaire dans un but tout autre. S'ils ont des comptes à régler, qu'ils le fassent ailleurs, ou voit ça en présence de Nivilk Hön Markin."

Le gros du groupe se dispersa, les guerriers reprenant là où ils en étaient, à distance respectueuse. Certains restèrent pour encadrer Dhungaärd qui se redressait, toujours silencieux, mais semblant moins fermé à tous ceux qui n'étaient pas Ermïr, et d'autres pour vérifier l'état de ce dernier. Thareïm se tourna vers le Shaas.

"Que je ne te revois pas lorsque que je suis de garde..."

Le brusque sourire qui fendit le visage de son vis-à-vis l'interrompit.

"Je lui ai montré une autre voix que celle de l'épée, comme il l'exigeait. Mais il me faudra savoir manier une lame pour combattre les étrangers. Je ne peux pas cesser d'apprendre." Et les lèvres retombèrent, le visage se fermant à nouveau, sur une joie obscure au nom indistinct.

Le Bois de Koun se renfrogna.

"Thareïm, Ermïr ne revient pas à lui." signala l'un des hommes s'occupant du blessé.

Le visé jeta un regard en coin à La Noire... Puis baragouina quelque chose sur les folles et les simples d'esprits, avant de s'exclamer :

"Eh bien portez ce bâtard chez la Guérisseuse Osfrid !"
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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Ven 25 Juil 2014 - 2:58

Parler sans savoir ? De toute façon Sighild ne cherchait pas à savoir. L'ennemi n'était pas là, ce n'était pas ce géant...Ce qu'il fallait c'était calmer le jeu et vite avant que les choses ne dégénère encore plus. Posant son regard opalescent sur Thareïm, la femme le fixe durement avant de lâcher d'une voix sifflante et menaçante.

« Dans un but tout autre ? Je connais Ermïr et je sais très bien que son égo le pousse à s'attirer des ennuis, ce ne serait pas la première fois. Il a juste trouvé plus fort que lui. »

L'homme ne question ne semblait pas reprendre conscience. L'aranelia détourna le visage pour fixer son corps inerte sans éprouver le moindre remord à le voir dans un si mauvais état. Aurait-elle du ? Peu importe, en ce qui la concerne, Sighild avait autre chose à faire que de s'inquiéter d'un fou qui n'était pas capable de juger le danger au premier coup d'oeil. Finalement, une chance pour lui qu'il n'ai pas participer aux batailles contre les étrangers, il aurait été l'un des premiers à mourir. La sombre femme releva le regard, fixant le Shaas qui faisait clairement comprendre qu'il n'avait pas l'intention de louper ses entraînement alors que Thareïm pestait discrètement contre l'herboriste. La noire s'avança doucement, ignorant les guerriers et darda sur le géant son regard irréel et lâcha.

« Ne te crois pas sortit d'affaire Shaas... Ici bien des hommes sont rancunier... Tu as du soucis à te faire pour les jours à venir. »

Un discret rictus étira ses lippes, et la femme croisa ses mains gantées contre son ventre et souffla.

« Alors... ? Viens-tu avec moi que je puisse soigner tes blessures ? Ou bien préfères-tu rester ici à taper sur mes confrères ? »
« Ne l'encourage pas maudite femme ! »

Râle l'un des Kouns en pointant un doigt menaçant vers l'herboriste qui elle ne détourna pas le regard de celui vide du shaas.


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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Ven 25 Juil 2014 - 17:05

"Hors du terrain d'entrainement de Thareïm, qu'ils viennent." dit le géant.

Et il sentit la tension. Celle du défis lancé, qui ne tombait pas dans l'oreille d'indifférents. Une joie sombre pouvait se lire dans son rictus... Le koun qui avait presque pris sa défense le dévisagea. Et jugea qu'il était définitivement un cas désespéré.

"Gardes ton venin pour toi, Aranelia..." lâcha-t-il avec lassitude.

Avec que le bruit d'une lame dégainée ne le hérisse. L'un des hommes auprès d'Ermïr tenait en respect Dhungaärd, qui s'était approché.

"Suffit, Shaas... !"
"Il faut le porter à Alenoä. Et je ne suis pas le bienvenue tant que tu es là, Koun." Et il enchaîna, alors que l'homme voulait protester. "Ces hommes doivent s’entraîner. Je ne dois plus rien à Ermïr... Et je veux voir ce dont il est capable face à l'ennemi."

La voix était profonde. La voix était calme. Et le géant repoussa l'épée tendue de son avant-bras... Lacéré. Les Bois de Koun guettèrent la réaction de Thareïm. Le vent et le froid semblant s'intensifier furent ses seuls conseillers.

"Que les Glaciers vous emportent, tous les deux !" dit-il en se détournant, tout en faisant signe aux autres de le suivre.

Et ils lui abandonnèrent l'inconscient... Le murmure d'une promesse de vengeance s'il advenait quoique ce soit, prononcé par le dernier des Koun, se perdant bientôt parmi les éclats des lames. Dhungaärd, après un silence, ramassa Ermïr. Il parla de nouveau, sans regarder pour autant la Noire.

"Si tu y tiens tant, je viendrais. Alenoä Osfrid sera occupée." dit-il d'une voix indifférente.

Ce que démentit l'ombre du sourire dansant sur ses lèvres...  Qui disparut bien vite, alors qu'il plaçait le Koun sur sa large épaule. Au sang qui avait doucement imbibé le cuir couvrant son bras, se mêla celui de la face ensanglantée de son "partenaire", dans son dos. Puis il s'enfonça à grandes enjambées entre les chaumières qui s'éveillaient, ignorant les regards qu'attiraient son fardeau inanimé.
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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Sam 26 Juil 2014 - 9:30

Ignorant les menaces pleines de rancœur, l'herboriste reste calme et sereine. Cette animosité, elle vit avec depuis dix ans déjà, voilà bien longtemps qu'elle a cessé de faire attention aux paroles de son entourage, elle a su se faire craindre et respecter, elle sait très bien que ces guerriers n'osent rien contre elle. Abandonnant le blessé, le groupe s'éloigna pour retourner à son entraînement et c'est finalement le géant qui soulève sa victime avant de le poser sur son épaule avec une facilité déconcertante. Allons bon, cet homme était une véritable force de la nature... Voilà un beau cadeau que lui avait fait le gardien.

« Soit, je ne t'accompagne pas chez Alenoa... tu vois la maison là-bas ? »

Pivotant doucement, l'aranelia tendit le bras et désigna une petite chaume un peu en retrait. La maison avait piètre mine.

« Rejoins moi là-bas quand tu auras déposé Ermïr chez la guérisseuse. »


Sighild préférait ne pas croiser Alenoa. Non pas quelle n'appréciait pas la talentueuse guérisseuse, mais les deux femmes étaient l'opposé l'une de l'autre chacune avait sa façon d'opérer et de penser et l'on peut dire que celle de l'herboriste n'était pas forcément des plus apprécier. Si son travaille était de grande qualité, son obsession pour le paiement lui avait de quoi faire peur, d'autant qu'elle attendait de ses clients des choses plus ou moins douteuse. Sans attendre, la jeune femme tourna le dos au Shaas et se mit en route, marchant le long du chemin enneigé et fila jusqu'à sa chaumière avant d'y entrer. L'endroit était sombre, presque décadent, à l'image de celle qui y vivait. Retirant son menton sombre, Sighild glissa une biche dans le feu pour le raviver et réchauffer la pièce avant de se diriger vers la table qui lui servait de plan de travail. Sans attendre, elle commença à préparer de quoi soulager la douleur du géant et panser ses blessures, ne restait plu qu'à attendre son arrivée.


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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Dim 27 Juil 2014 - 14:03

Mais le Shaas se fit attendre. Une heure n'était pas loin de s'être écoulée quand il frappa à la porte. Quand la Noire ouvrit sa porte, ce fut sur le même guerrier, son fardeau humain & le cuir couvrant toute la partie supérieur de son corps en moins. L'homme baissa la tête sur la guérisseuse isolée, et derrière elle, une unique pièce qu'un feu tentait d'éclairer, mettant tout juste en lumière des objets éclectiques, parmi lesquels, reconnaissables, des herbes et des pots... Et dont certains attendaient, isolés, sur une table.

Les avant-bras de Dhungaärd étaient couverts de bandages.

"Alénoa Osfrid m'a soigné." dit-il de but en blanc.

La guérisseuse avait ordonné qu'il attende... Et il l'avait fait. Car elle était Alénoa Osfrid. Mais cela il ne comptait pas l'évoquer. Le vent pouvait doucement la neige sur le pas de la porte de la chaumière de la femme aux yeux pâles. D'autres ne se défiant pas de la Oyljern auraient peut-être présenté des excuses, mais pas lui. Il était bel & bien venu. S'il n'avait plus besoin de soin, une question restait à être posé. Repoussant son interlocutrice sans douceur, il pénétra dans la maison. Évitant une poutre en baissant la tête.

"Pourquoi es-tu intervenue ?" Son ton était froid comme le vent... Et une pointe d'accusation s'y fit entendre, alors qu'il dévisageait son hôte.
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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Mer 30 Juil 2014 - 2:07

Le shaas se faisait désirer, aucune problème, Sighild était patiente. Très patiente. Occupé à réduire une racine en poudre, la femme stoppa son geste quand l'on toqua à la porte. Dans un soupir, elle lâcha son travail, essuyant ses mains sur un vieux chiffon et vint entrouvrir la porte. Le géant était là... ouvrant complètement la porte, la femme le fixe de son regard argenté alors qu'il lâche simplement avoir été soigné par Alenoä. Un faible rictus se dessine au coin de ses lèvres et la femme souffle simplement.

« Je vois. »

Surprise, Sighild se fait pousser sur le côté, manquant de chuter sous la force redoutable du guerrier et se retient de justesse à une étagère remplit d'objets insolites. En voilà un qu n'avait pas peur des représailles... Personne n'osait agir ainsi face à l'aranelia et encore pas sous son propre toit, car si la femme était patiente, en revanche sa nature rancunière était connu de tous. Mais pour l'heure, elle prendrait sur elle, s'en prendre à cet homme n'était pas la meilleur idée qui soit. Ainsi l'herboriste se contenta de refermer la porte, mettant fin à la vague de froid qui avait traverser la petite chaumière bancale et sombre. Revenant près de son plan de travail, la sombre femme reprend son activité, hachant, coupant, écrasant des racines, des feuilles et bien d'autres chose qui constituait les plantes. Elle était calme, sereine comme toujours malgré que le Shaas exigeait d'elle une explication, Sighild se contenta de répondre d'une voix morose tout en déposant un tissus sur une balance en métal et y versa une poudre de racine.

« Nous sommes en temps de guerre Shaas... Nous battre les uns les autres est stupide... De plus, ton clan est l'allié des bois de kouns... Je refuse de voir ces idiots ruiner la réputation de Pleyrion et celle du hön Markin. »

A laide d'une minuscule cuillère, la femme s'empare de la poudre de racine avant de la glisser dans un flacon puis avec douceur y verse un liquide verdâtre. Fermant le tout, elle saison la fiole et la secoue doucement.

« Pourquoi es-tu là si Alenoä s'est chargé de tes blessures ? »


Pivotant sur elle même, Sighild plonge son regard irréel dans celui sans vie du géant. Ces yeux... Ils étaient incroyable, si vide, si inexpressif, comme ceux d'un aveugle et pourtant... Pourtant il voyait parfaitement bien, ce géant. L'herboriste dépose doucement la fiole sur la table et fixe de nouveau le shaas en soufflant froidement.

« Tu m'as fait perdre mon temps... Sache qu'ici on obtient mes services qu'en échange d'un paiement... Hors j'ai proposer de t'aider à titre gratuit... Et toi, tu oses me faire attendre et remettre les pieds ici avant de me reprocher mon attitude... ? Ce n'est pas très sage de ta part... Que veux-tu vraiment ? Je doute que tu sois réellement ici pour obtenir une explication sur ma raison d'agir face aux miens. »


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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Dim 9 Nov 2014 - 10:55

Le guerrier regardait faire l'herboriste, écoutant ses mots. Souffrant sa réprobation hautaine. Mais son coeur battait fort, et durement, le sang pulsant dans ses veines. Quand elle eut fini, Dhungaärd ne dit rien. Saisissant juste la fiole dans une main, en observant la forme simple, petite chose dans sa large paume, entre ses doigts puissants. Lui ne connaissait que peu de choses des herbes... Ce qu'elle contenait faisait-il parti de ce qui intimidait les kouns ? L'usage qu'elle faisait de ses connaissances ?

"Qu'est-ce qui t'occupes donc, guérisseuse ?" Susurra-t-il sur un ton qui lui était bien familier. "Où sont les blessés que tu tiens loin de la mort, au prix des heures de ta vie ? Je ne vois rien, femme. Rien qu'une masure vide de tout gémissement, de tout hurlement. Je n'entends que ta voix sifflante." Le géant reposa la fiole doucement, sans la quitter des yeux. "La voix qui fait frémir les kouns, là, dehors. Mais qui n'est que du vent pour moi."

Brusquement, son regard vague se braqua sur son interlocutrice. Faisant plier sa large masse, il approcha son visage du visage aux traits doux, mais au regard dur. Un regard aussi dur que le sien était vide d'émotion. Tout dans la tension. Celle de sa voix. De son corps. Cette envie de violence.

"Je ne suis personne. Mais toi... Tu te crois quelqu'un. Et tu me prends pour ce que je ne suis pas : un enfant effrayé par ton nom." Ses mains s'appuyaient sur la table, ses phalanges étaient blanches. "Agis nom de ton Hön. Méprises ces guerriers. Vis. Meurt. Peut m'importe." Dhungaärd se redressa, ajoutant sans violence. "A l'avenir, gardes-toi de me gêner dans mes combats. Je ne tuerais pas mes alliés. Je ne leur briserais pas leur main qui tient l'épée. Quant à ma vie, elle est mienne."

Et l'Oeil n'a rien dit. ajouta-t-il, à part.

Tout aussi brusquement qu'il était entré, il sortit. Le froid le gifla, mais il n'en eut cure. Le géant regrettait de n'avoir personne à frapper.
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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Lun 10 Nov 2014 - 17:21

L'ambiance était mauvaise ici... Comme souvent. Rien dans cette vieille bicoque permettait aux gens de s'y sentir à l'aise, l'endroit été à l'image de celle qui la possédait : froide, inquiétante et sordide. Pourtant en cet instant Sighild n'était pas vraiment à l'origine de cette ambiance lourde, c'était plutôt le Shaas qui semblait vouloir régler ses comptes avec la femme en noir. IL critiquait, jugeait sans même connaître... Aux yeux de l'herboriste le géant était comme tout les autres... Quel dommage, elle qui avait eu l'infime espoir qu'il ne le soit pas. La fiole lui fut arraché, minuscule dans la paume massive du colosse qui pencha vers elle son corps. Sighild arqua un sourcil, et recula d'un pas, collant sa croupe contre la vieille table en bois, mains posées sur le rebord de celle-ci. Elle n'eut d'autre choix que de cabrer son corps pour éviter un rapprochement indésirable... Fuir lui était impossible... Coincé entre le guerrier et la table... Voilà une sensation dérangeante dont Sighild se passerait bien Néanmoins elle rétorqua de son ton glaciale, peu encline à se soumettre face à la chose qu'il lui faisait face, aussi humain soit-il.

« Je ne suis pas une guérisseuse. Si tu veux une femme charitable et humaine retourne voir Alenoä , tu n'auras rien de cela ici Shaas. »

S'il y a bien une chose que l'aranelia n'aimait pas c'était d'avoir à se répéter. Elle en avait plus qu'assez d'être incessamment comparé à cette femme boiteuse et adulée pour ses compétences. Sighild ne voulait pas être adorée, non... Elle voulait être crainte, imposer son pouvoir. Vicieuse et sans limite, elle n'éprouvait rien au malheur d'autrui, sa propre douleur la rendait sourde à celle de son entourage. Rien ni personne ici n'avait le pouvoir de changer cela... Du moins, c'était ce dont elle s'était persuadé. Lorsque le géant recula enfin, l'herboriste se redressa, gardant ses yeux argentés dardés sur lui férocement avant qu'un sourire goguenard ne vienne illuminer son faciès d'une expression dérangeante.

« Sache Shaas, que dans la vie rien ne se gagne... Tout se paie. Tu es comme les autres, tu refuses l'évidence... Mais un jour tu apprendras que l'on a rien sans rien... »


Le suivant jusqu'à la porte, elle laissa le vent glaciale de l'extérieur caresser son visage, ce sourire toujours affiché, sa voix s'élevant pour braver le bruit du vent.

« Prends garde à toi géant ! Les ombres qui se cachent dans Pleyrion sont plus féroces que les guerriers que tu as croisé jusqu'à ce jour! Alenoä ne sera pas toujours là pour sauver te venir en aide ! Et lorsque ce jour viendra, c'est entre mes doigts que ton âme égarée viendra chercher refuge... et tu comprendra alors que je suis là seule qui ai le pouvoir de t'offrir tout ce que tu désir... Tu paieras car tu réalisera que la bonté est futile... Seule compte le résultat. »

le regard fou, la femme lâcha un rire bref et amer avant de brutalement tirer la porte qui lâcha un grincement sinistre avant de claquer, mettant fin au bruit assourdissant du vent. Sighild resta debout face à la porte alors que son sourire s'effaça doucement. Pourquoi tu revenait toujours à Alenoä... ? Pourquoi elle ? Qu'est-ce que cette femme avait de plus ? N'avait-elle pas fait ses preuves ? Hormis le paiement, ses patients ou clients étaient toujours satisfait. L'aranelia pivota doucement, s'approchant de sa table qui faisait office de plan de travaille. Oui, ici elle avait de quoi rendre la vie des gens meilleur, tout comme elle avait aussi le pouvoir de les détruire jusqu'à l'âme... Tous à Pleyrion savaient qu'il ne faisait pas bon vivre de tourner autour de cette sordide maison à l'écart des autres. Une chose est sûr, l'herboriste avec l'étrange sensation qu'elle n'en avait pas fini avec ce Shaas, ils se reverraient, sans doute plus tôt qu'il ne le pensait.


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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   - Mar 11 Nov 2014 - 4:07

Dhungaärd s'éloigna de la maison isolée sans chercher à répliquer : il avait dit ce qu'il avait à dire, et répondre aux menaces de l'Aranelia ne l'intéressait pas. Car elles ne lui étaient pas personnellement adressé. La confusion qu'il percevait chez elle le hérissait... Quant à ce qu'elle avait prédit...

Le choix de ma mort est mien.

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Posté dans Re: [RPFB] L'acidité des mots.   -

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