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Il fuit, le temps, et sans retour

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On m'appelle Mowiel Solverre


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Posté dans Il fuit, le temps, et sans retour   - Dim 14 Sep 2014 - 15:31

Mowiel se réveilla recroquevillée sur elle-même. A en croire les filets de lumière, le soleil était déjà haut dans le ciel, et la petite grotte glacée, très certainement à cause des températures plus fraîches des souterrains troglodytes, une fois la nuit tombée. Au matin, dès le lever du soleil, il fallait plusieurs heures avant que la chaleur étouffante du désert ne réchauffe les habitations. Mowiel ne s'était pas encore habituée à ces importants écarts de températures, ayant toujours vécu à l'extérieur, dans une petite maison miteuse. C'est donc couverte de sa cape qu'elle chercha son ami du regard, étonnée de ne pas avoir été réveillée plus tôt.

La pièce était sombre et silencieuse. Pas un souffle, pas un gémissement, pas même le bruit du marteau sur le métal ne venait troubler la tranquillité du lieu. Devinant son hôte parti, la jeune femme se leva et marcha un peu, redécouvrant à nouveau sa "nouvelle maison" ; elle n'avait pas eu souvent l'occasion de le faire depuis son arrivée ici, il y a plusieurs jours de cela. Car soucieux de sa santé, Khalël avait chaque jour refusé qu'elle l'accompagne dans ses maraudes. Elle avait bien essayé de le convaincre, de le supplier qu'elle tiendrait le coup, mais rien n'avait su le faire changer d'avis et les derniers jours, elle avait fini par renoncer, se contentant de manger et de dormir pour reprendre des forces le plus rapidement possible.  

Attrapant sous ses coussins une petite sacoche qui contenait les rares effets personnels qu'elle avait pu emporter dans sa fuite, Mowiel en sortit une aiguille et du fil. Pendant les absences de Khalël, elle avait dû occuper ses journées au mieux et s'était donc confectionnée une nouvelle robe. Il ne lui manquait plus que quelques petites retouches et enfin elle pourra se débarrasser de son haillon. De meilleure allure, elle pourrait sans aucun doute convaincre son ami qu'elle allait mieux, qu'elle avait repris des forces et qu'il était temps qu'il la laisse découvrir sa nouvelle vie aux cités.

- Voilà...comme ça ce sera encore mieux...

Enfin. Après des heures de travail, elle avait enfin terminé son ouvrage. Se débarrassant de sa vieille robe déchirée, Mowiel enfila la nouvelle, espérant ne pas s'être trompée dans les proportions. Se sachant anormalement maigre, elle l'avait fait légèrement trop grande, et à raison, car elle avait pris du poids depuis son arrivée. Elle était pile à sa taille. Faite de lin, elle tombait à ses pieds et marquait légèrement sa taille. Fière de son travail, elle virevolta sur elle-même. Avec une telle robe, jamais plus elle ne paraîtrait misérable aux yeux de son ami, ni d'ailleurs aux yeux de qui que ce soit d'autre.
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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Lun 15 Sep 2014 - 8:46

Khalël avait été soulagé d'être le premier éveillé. Sa nouvelle colocataire avait le don pour argumenter chaque jour une sortie hors de la grotte. Il s'était montré inflexible, mais il allait bien arriver un moment où Mowiel devrait sortir et apprendre à se débrouiller dans la cité. Pour l'instant, il était satisfait qu'elle mange correctement ce qu'il lui ramenait et qu'elle lui obéisse... même si ça n'allait pas durer. C'est l'une des raisons pour laquelle il était sorti aussi discrètement que possible, faisant le moins de bruit qu'il le pouvait en empaquetant son barda, marchant au ralenti avant d'ouvrir la porte et de sortir enfin. Une fois dehors, il poussa un grand soupir.

Jamais il n'aurait cru faire ça chez lui... de même qu'il aurait jamais cru que son nid serait rangé. Mais en quelques jours, il avait pris l'habitude de ne plus retrouver ses outils là où il les laissait traîner ou de voir ses vêtements pliés. C'était un peu de sa faute aussi, il l'avait enfermée et elle s'occupait... Bien que cette occupation lui échappait totalement. Ranger, c'était bien la dernière chose qu'il ferait chez lui. Il la remerciait à chaque fois néanmoins.

Khal grimpa la falaise... Il ne fit même pas attention au lever du soleil cuisant, il le connaissait déjà par cœur. Il replaça ses turbans pour être correctement protégé et fouilla le désert du regard. On pouvait trouver des choses étonnantes sans trop s'éloigner de chez soi, il suffisait d'avoir l’œil. Un cadavre de draoma dont on pouvait récupérer la graisse pour l'huile des lampes, un objet abandonné car jugé inutile,... Mais aujourd'hui, rien ne transperçait la monotonie du paysage. Dommage, Khalël aurait bien voulu trouver ne serait-ce qu'un petit morceau de métal... La demande concernant les couteaux ou les épées avaient décuplés ces derniers temps, il serait bientôt à cours de matériaux. On lui avait même demandé une fois de fabriquer une arme à feu, ce dont il était parfaitement incapable vu qu'il n'avait jamais eu le loisir d'en inspecter une de près... Et qu'il ne se risquerait pas de le faire de si tôt.

Il passa donc un début de matinée à prendre des commandes, les rendant après un échange plus ou moins équilibré. Khal n'était pas dur en affaire... Un peu de nourriture ou de matériel lui était bien suffisant. Il connaissait beaucoup de monde et beaucoup le reconnaissait, mais il ne prêtait pas attention aux rumeurs et restait toujours sur ses gardes. Même dans sa grotte, il gardait son arme sur lui... D'ailleurs, le soleil était quasiment à son zénith quand il décida qu'il était temps d'aller chercher Mowiel...

Dès qu'il entra, il remarqua qu'elle s'était changée. Faut dire que la différence entre le chiffon qui lui servait de robe et celle qu'elle portait maintenant était frappante. Il lui sourit, la nouvelle Mowiel semblait bien plus en forme ce qui ne pouvait que le ravir. :

-Bonjour Mowi... Ça te va bien.

Il retira ses turbans et posa son sac de cuir. Il se dirigea vers la fond de la grotte. Dans l'un des enfoncements, on pouvait y trouver un coffre grossièrement fait de morceaux de bois récupérés, de cuir et de clou. Il en sortit un petit cimeterre de moins de trente centimètres. :

-Avant que tu me dises quoi que ce soit, oui, je pense que maintenant tu peux aller prendre l'air... dit-il en lui tendant l'arme. C'est pour toi. Je vais t'apprendre à t'en servir...

C'était quelque chose qui ne l'enchantait guère, mais il n'avait pas trop le choix. Se défendre était important dans ce monde. Pourtant, il s'acharnait à vouloir protéger la jeune femme du monde extérieur... Et ce n'est pas en l'enfermant qu'il réglerait le problème. Il prit alors une grande inspiration pour se donner du courage et fit de nouveau son sac. :

-Aujourd'hui, j'ai encore quelques trocs à faire, j'ai des jours de livraison en retard mais ça ne prendra pas longtemps... Tu veux m'accompagner ?



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Mar 16 Sep 2014 - 4:53

Lorsqu’il lui proposa de l’accompagner, Mowiel mit du temps à réaliser qu’elle allait enfin pouvoir respirer le grand air. Elle était restée trop longtemps enfermée dans son petit royaume, au milieu des outils et du sable, ne pouvant s’occuper autrement qu’en cousant, réparant et rangeant tout ce qui lui tombait sous la main. Si les soirées avaient été moins difficiles, les journées en revanche, marquées par les absences répétitives de Khalël, avaient été terriblement longues et ennuyeuses, si bien que Mowiel avait bien eu le temps de reprendre des forces, ainsi limitée à sa couche et au faible espace qu’offrait la petite caverne.

- Je peux t’accompagner ?

Souriant d’une réponse qu’elle connaissait déjà, Mowiel s’empressa de ranger ses petites affaires, de frotter son visage et de soigner, au mieux, ses longs cheveux bruns. Les nouant en une grossière queue de cheval, elle rejoignit sans attendre le monde extérieur, attendant sur le pas de la porte que son ami soit prêt à son tour. Tenant fermement l’arme offerte dans ses mains, ne sachant en vérité pas quoi en faire, elle se demanda à quelle opportunité elle l’utiliserait pour la toute première fois. Pour se défendre de l’un des siens ? Pour tuer une bête égarée dans les ruelles troglodytes ? Ou bien encore pour assurer sa liberté face aux rafles régulières organisées par les trafiquants d’esclaves ?

Sortir d’ici, ainsi armée, mais protégée, lui parut tout de suite bien moins engageant. Mais elle n’avait pas le choix : elle ne pouvait demander à Khalël de la protéger toute sa vie, à toute heure de la journée. Elle devait savoir se défendre seule, pour ne pas être un poids pour lui...et aussi pour, un jour, si cela devenait nécessaire, le quitter et faire sa vie, pour lui permettre, à son tour, de faire la sienne.

- Combien d'hommes armes-tu, pour t'absenter si longtemps chaque jour ? ne put-elle s'empêcher de lui demander, une fois à ses côtés.

Elle le suivit en silence, n'attendant pas de réponses de sa part. Elle avait entendu parlé plusieurs fois de ces hommes et femmes qui, malgré les lois, malgré la présence des Veilleurs Pourpres, ne perdaient pas courage et continuaient de garder espoir en espérant qu'un jour, la roue tourne et que leur vie soit meilleure. Mais qu'avaient-ils en tête, ces gens là ? Espéraient-ils un changement des mentalités, ou bien...

- Ils s'arment uniquement pour se défendre de ceux qui voudraient leur voler leurs biens, n'est-ce pas ? Des assassins, des violeurs et de leurs voisins ? Khalël ?
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On m'appelle Khalël Isam


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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Mar 16 Sep 2014 - 17:36

Khalël se mit à rougir sans raison en la voyant sourire à sa proposition. Il secoua la tête et attendit patiemment que son amie se prépare à sortir... Il s'était attendu à une effusion de joie plus expressive, mais de la voir délicatement se coiffer et rassembler ses affaires était tout aussi mignon. Quand elle fut prête, il la rejoignit sur le pas de la porte, tout replaçant ses turbans, pour la lui ouvrir. Une légère excitation lui donna la chair de poule malgré la chaleur étouffante ; cela faisait longtemps qu'il n'avait été autant sur ses gardes en sortant de chez lui. Il la regarda une dernière fois. :

-Tu devrais attacher la lame à ta taille...

Il ne précisa pas si elle allait s'en servir ou pas, étant incapable de lui promettre une telle chose. Une soudaine rafle ou une agression quelconque pouvait se produire. Ça le rendait nerveux, mais il se promit d'éviter d'agir impulsivement juste parce qu'elle était à ses côtés.

Ils longèrent la petite falaise pour rejoindre la petite vallée où, profitant de chaque petit et rare coin d'ombre, des enfants jouaient, des pères travaillaient,... Khal levait parfois la main quand on le saluait, mais il prenait peu souvent le temps de se sociabiliser. ...Peut-être le devait-il maintenant que Mowiel le suivait ? Mais c'était aussi à elle de voir à qui faire confiance dans la multitude d'êtres habitants les lieux. Il jeta un coup d’œil pour vérifier qu'elle était toujours là et s'étonna qu'elle lui pose une telle question. :

-Je ne fais pas qu'armer, répondit-il, j'équipe les plus démunis en outils de cuisine, en nécessaire de couture,... Tous les objets qu'on ne peut pas trouver en l'état et qui rendent la vie plus facile. Pour ceux qui ne savent pas faire, je peux aussi fabriquer sur commande... Regarde là-bas.

Il pointa du doigt un groupe d'enfants courant pour faire rouler dans le sable un draoma sculpté dans du bois et de l'os. Il laissa un sourire s'échapper, étant fier de cette partie de ce travail qu'il chérissait. :

-C'est ce que je préfère... Faire des jouets. C'est pas utile à la survie, mais ça plaît aux gosses. Et les parents peuvent faire des cadeaux.

Khalël fixa les enfants encore un peu avant de revenir dans la discussion. Mowiel semblait être effrayée par cette idée que beaucoup de gens ici soient armés... à cause de lui. Il n'en ressentit aucune honte. Il se doutait aussi que les couteaux qu'il fabriquait n'étaient sans doute pas utilisés qu'à bon escient... Pourtant, une part de lui était certain que ce n'était pas pour s'en prendre à leurs voisins qu'on lui en demandait autant. La demande n'a explosé qu'à partir du jour où la loi sur l'esclavage avait été votée. Les ostracisés avaient l'espoir de se battre, de défendre leur liberté. :

-Il ne faut jamais dégainer une lame dans une grotte... On ne peut pas se battre correctement dans un espace aussi confiné, on risque autant de se blesser que de blesser l'autre. Entres nous, on a tendance à user de nos poings. Bien sûr il y a des exceptions... Mais je pense que la raison pour laquelle les gens s'arment n'est pas à cause des autres habitants de la cité. Ah...

Il fit signe à Mowiel de s'arrêter et toqua à une porte. Elle s'ouvrit timidement sur une femme... Khal sortit de son sac un petit coffre dans lequel se trouvait tout un assortiment d'aiguilles de différentes tailles et de différentes matières. La demoiselle rentra à l'intérieur quelques secondes avant de ressortir avec différents pans de tissus colorés... Khalël les examina quelques instants avant d'hocher la tête et de procéder à l'échange... Tout se fit dans le silence. Quand elle referma la porte et qu'ils s'éloignèrent, il expliqua à Mowiel. :

-La femme qui habite ici a perdu son enfant. On n'a jamais pu retrouver le gamin... Depuis, elle ne fait confiance à personne et n'ouvre que lorsqu'elle n'a plus le choix. Elle possède un métier à tisser qui l'aide à vivre. Tu vois les coussins chez moi ?... Les tissus à motif viennent d'elle. Le prochain est ici.

A peine plus loin, il frappa une porte qui s'ouvrit sur un homme. Cette fois, les salutations furent de mise et Khalël dut poliment présenter son amie. Un peu nerveux, il se hâta de sortir un poinçon de son sac. C'était la première fois qu'on lui demandait un tel outil mais il semblait satisfaire l’artisan qui lui dit de venir dès qu'il le voulait pour prendre les métaux qui ne lui servaient pas. Khal le remercia et sortit en s'emparant du bras de Mowiel. Une fois dehors, il retint un énorme soupir de soulagement, non pas qu'il s'était inquiété du comportement qu'aurait pu avoir son voisin, mais qu'il n'avait pas du tout envie d'expliquer la présence d'une femme près de lui. :

-Lui, il restaure pleins d'objets comme les casseroles ou les ceintures. Il travaillait déjà dans l'orfèvrerie avant de vivre ici, et il m'a appris beaucoup de choses.

Il examina d'un côté et de l'autre la rue avant de pointer de doigt celui où il y avait moins de monde. Le moment qu'il redoutait le plus était malheureusement arrivé... :

-Par là, on va s'éloigner un peu des habitations pour que t'apprennes à utiliser ton cimeterre.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Mer 17 Sep 2014 - 11:07

Mowiel suivit son ami, la tête basse et les lèvres scellées.

Certaines femmes, aux cités ostracisés, étaient capables de manier l'épée ou le couteau comme les hommes, avec tant d'adresse et d'ardeur au combat qu'on pourrait croire qu'elles avaient fait ça toute leur vie. D'autres, au contraire, dépendaient essentiellement de la protection de leur mari, de leur frère ou de leur fils, ne sachant guère manier plus que l'aiguille à couture et le fil de soie.  Mowiel faisait partie de ces femmes là, de celles qui se restreignaient à une vie simple et indifférente. Les autres étaient pour la plupart des femmes qui avaient su s'affirmer et pratiquaient couramment le banditisme. Bien qu'elles aient une vie meilleure, Mowiel ne les enviaient ni pour les risques qu'elle prenait, ni pour leur courage ; car il fallait être tombé bien bas pour oser arracher la vie d'innocents pour quelques bouchées de pain supplémentaires.  

- Contre quoi faut-il se défendre...?

Jouant avec le manche du cimeterre, la jeune femme montrait moins d'impatience à apprendre l'art du combat qu'il y a quelques jours, lorsqu'elle avait supplié Khalël de lui enseigner ses connaissances. Elle avait repéré, dans le fond du sac de son ami, plusieurs outils, des jouets en bois mais également des armes blanches, dont deux sabres, deux petits couteaux et une petite dizaine de pointes de flèches. Elle n'était pas dupe : de telles armes ne pouvaient servir uniquement pour la chasse ou pour dissuader ses voisins de venir piller sa maison. Il y avait autre chose, quelques chose de plus effrayant, mais Khalël ne semblait pas disposé à lui en dire plus pour le moment.

- Tu en as déjà tué ? Je veux dire...des Veilleurs ?

Vouloir tuer. Tuer. Arracher la vie. Un crime horrible qu'elle ne serait jamais en mesure de commettre, même pour défendre sa propre vie ou celle des gens qui lui sont proches. Elle ne s'en sentait pas capable.

- Ecoute, tu sais, je peux bien attendre. Tu es en retard dans tes livraisons et elles sont ta seule source de revenu ! Et depuis mon arrivée, tu dois nourrir une bouche supplémentaire ! Va livrer ces armes, ces jouets et ces outils, Khalël. Après seulement tu pourras t'occuper de m'apprendre à me défendre.
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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Jeu 18 Sep 2014 - 5:09

Comme tous les jours depuis une semaine, Enaïa se chargeait de la surveillance aux alentours des cités ostracisées en ces périodes de “recrutement”. Si la plupart de ses soldats adoraient cette mission car elle leur permettait de remettre à leur place ce qu’ils nommaient la “vermine” de Korrul, le Bras Droit des Veilleurs Pourpres ne s’y sentait pas à sa place. Son côté humaniste et généreux l’empêchait de maltraiter ces pauvres gens qui n’avaient pas le choix de leur situation. Heureusement pour elle, son poste, et sa loyauté lui permettaient au contraire de ne pas souffrir de reproches. Alors, laissant ses hommes s’occuper des remontrances et des sanctions sur les ostracisés trop virulents, elle, se contentait de rester à la périphérie de ces “villes” pour surveiller et chapeauter.

Ce matin là pourtant, sa tranquille ronde de surveillance fut perturbée un peu avant que le soleil ne soit au pic. Jouant à jongler avec l’un de ses poignard alors qu’elle marchait inlassablement dans le sable, les yeux rivés sur les silhouettes au loin, aux alentours des grottes, l’un de ses soldat jaillit de nul part et se dirigea vers elle en courant.

"Chef, venez vite, on a mis la main sur un receleur d’armes !"

Observant l’homme essoufflé par cette course qu’il avait sans doute jugé comme celle de sa vie, Enaïa attendit qu’il reprenne sa respiration et l’écouta lui donner les informations supplémentaires. Un couple avait été appréhendé alors qu’ils s’éloignaient des habitations, alors que la jeune femme arrêtée avait parlé de livraison d’armes. Ce qui avait aussitôt mis un Veilleur posté non loin en alerte. Rangeant son poignard, l’officier soupira et fit signe au soldat de l’emmener, tout en murmurant.

"Allons bon… il manquait plus que ça."

Au pas de courses, les deux arrivèrent en cinq minutes sur la “scène de crime”. Encerclés par trois soldats, le couple arrêté n’avait en rien l’air de bandits ou autres malfaiteurs. La jeune femme même, semblait pétrifiée de peur, alors que l’homme gardait un calme et un sang-froid qui ne manqua pas d’échapper à l’officier. S’approchant d’eux, elle se présenta comme il était coutume de le faire lors d’une arrestation.

"Officier Vara’Da, bras droit du Général, vous permettez ?"

Elle désigna le sac qui avait été pris des mains de l’ostracisé, et que lui tendait un soldat, et se doutant très bien de la réponse qu’elle obtiendrait, l’ouvrit sans plus attendre. En fouillant dedans, elle mit effectivement la main sur plusieurs armes blanches. Elle trouva aussi ce qui semblaient être des jouets, puisqu’elle tira une poupée du sac. Des outils aussi furent dévoilés. Remettant le tout à l’intérieur, elle rendit le sac à l’un des soldats qui le garda bien précieusement et posa son regard doré tour à tour sur la femme et l’homme.

"Des explications ou je vais devoir spéculer seule sur de probables plans de révoltes violentes ?"

Finit-elle par demander d’une voix sévère mais veloutée. Elle en avait assez de cette discrimination envers les ostracisés, et si elle s’écoutait, tous auraient droit à un logement en sécurité entre les murs des villes. Mais sans doute cette isolation provenait aussi de ceux qui étaient concernés. Parfois, peut-être valait-il mieux vivre en marge que d’accepter de souffrir sans raison. Toutefois, Enaïa revint rapidement sur le sujet de sa mission. Qu’elle ne leur veule aucun mal était une chose, qu’ils veuillent s’attaquer à des soldats ou même à la sécurité des citoyens en était une autre, et elle devait régler ça.



DC : Azeor Desnolancès & Kezaël Lysereän & Kidjyïa Rijwan & Esheban Ondeluire & Riska les Deux Voix & Eyföhl Aanka'Leï & Céléno Thogen
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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Jeu 18 Sep 2014 - 9:07

Khalël n'avait plus répondu aux questions de Mowiel... Tout autant parce que c'était à elle d'apprendre contre qui se défendre, du banal agresseur à la folie des hommes, mais aussi car au dehors de la cité, il y avait beaucoup de Veilleurs en alerte. Si, éventuellement, il n'en avait pas encore tué un, il n'aurait pas voulu commencer aujourd'hui. Mowiel continua sur sa lancée, elle lui demandait d'aller prendre soin de ses livraisons plutôt que de lui apprendre à se battre. Un groupe de quatre Veilleurs au mauvais endroit au mauvais moment... Il ne faut jamais parier avec la chance quand on est ostracisé.

Ils les entourèrent leur sommant de leur donner le sac. Il leva sagement les bras, montrant qu'il n'était pas agressif et leur passa gentiment ce qu'ils demandaient... Il y eut un échange de regard tandis qu'ils examinaient le contenu puis l'un d'entres eux partit en courant, sans doute prévenir un supérieur. Il prit une grande inspiration. Il était encore trop tôt pour dire qu'ils étaient dans la bouse de draoma jusqu'au cou... Il murmura pour rassurer Mowiel, ainsi que sa propre personne. :

-Ne fais rien de brusque. Tu n'es pas en tort, d'accord ?

Il caressa la joue de son amie... Promettre qu'ils allaient s'en sortir, c'était peut-être mentir. Alors dans le doute, il n'ajouta rien de plus et garda son calme. Quelques minutes s'écoulèrent avant que le soldat ne revienne avec une femme officier. Khalël hocha poliment la tête quand elle se présenta. :

-Je vous en prie.

De toute façon, il n'avait pas vraiment le choix. Il suffit d'un instant pour qu'elle fouille le sac de cuir et le rende à son soldat. Pour le plus grand bonheur de Khal, qui n'en montra rien évidement, l'officier semblait prête à entendre sa version des faits. Sans bouger de sa place, il baissa une nouvelle fois humblement la tête. :

-Je ne fais que revendre afin de pouvoir manger madame l'Officier. Les ostracisés n'ont que ses armes de fortune pour pouvoir se défendre contre les gens mal attentionnés qui pourraient s'en prendre à leur famille.

Les ostracisés se sentaient trop misérables et étaient effrayés, désorganisés... Il ne risquait pas d'y avoir une révolte avant longtemps. Il s'empara doucement du poignet de Mowiel. S'il devait être puni pour ce qu'il fabriquait, il devait s'assurer qu'il ne lui arriverait rien. :

-Quoi qu'il en soit, je tiens à vous faire savoir que cette jeune femme n'a rien avoir avec mon commerce. Elle ne faisait que m'accompagner en dehors de la ville.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Ven 19 Sep 2014 - 17:36

Se protéger des gens malintentionnés ? Des brigands, sans doute, connus pour le peu de pitié qu’ils éprouvaient à l’idée de voler aux plus démunis les quelques rares objets qu’ils avaient en leur possession. Des forbans également, réputés pour leur extrême sauvagerie et la violence de leurs agressions. Que dire des Veilleurs Pourpres ? Ces hommes et femmes, respectueux de la loi et gardiens du peuple, pouvaient tuer un enfant si on le leur en donnait l’ordre. La capture des ostracisés ne respectant pas le dernier décret mis en place par les plus hautes autorités de Korrul était d’ailleurs devenue l’une de leur principale activité, après le conflit en terre Erfeydienne. Enfants, femmes et hommes, tout le monde était tenu d’offrir au pays ses services, et ce de gré ou de force. Certains, les plus raisonnables, devenaient des pièces à sacrifier pour les Veilleurs, là-bas, sur l’Ile Blanche. Du moins c’est que racontaient certains. Les autres, les courageux, ou les fous, au choix, ceux qui refusaient de se plier à la loi, étaient quant à eux promis à une vie d’esclavage. Vendus sur les marchés aux Cultivateurs et aux quelques gens du milieu qui en avaient les moyens, ils n’avaient que peu d’espoir de retrouver un jour la liberté.

A cette pensée, Mowiel frémit. Elle avait fui Arish et Penjoie dans un seul et unique but : être libre et échapper à la colère des Lysereän. Mais en faisant ce choix, elle avait également perdu toute crédibilité aux yeux des autorités militaires de Korrul. Une pauvre femme, gens du milieu et domestique, passait facilement inaperçue et n’était pas menacée par le décret. Une ostracisée, en revanche, pouvait être du jour au lendemain accusée d’un vol qu’elle n’avait pas commis, d’un meurtre purement fictif voire tout simplement punie sans raison réelle. Mowiel n’avait pas de famille, ici. Du moins elle refusait de l’impliquer dans sa fuite. Aussi était-elle directement concernée par la nouvelle loi. Et elle n’avait, à aucun moment, fait le choix de l’appliquer. Khalël, son ami, était sans doute dans la même situation, lui ayant bien fait comprendre, il y a quelques jours, qu’il avait perdu tous ses proches, y compris ses parents. Aucun n’avait pu se porter volontaire pour servir aux Erfeydes, et donc l'exempter de s’y rendre. Aucun et pourtant...

...il la protégeait quand même. Malgré les risques, malgré le crime qu’il avait commis, en fabriquant des armes à l’intention de ses camarades, il la protégeait. Seule, elle ne survivrait pas. Que croyait-il donc, qu’elle allait se taire et le laisser être fouetté, enfermé, enchaîné, voire tué ? Mais que pouvait-elle faire de plus que le laisser agir à sa guise ? Elle était faible, elle ne connaissait ni les coutumes ostracisées, ni même les relations qu’ils avaient avec les Veilleurs Pourpres. En agissant de manière irraisonnée, elle lui porterait un couteau dans le dos plutôt que de lui offrir une aide bienvenue pour l'aider à chasser les Veilleurs. Mais elle s'était jurée de le protéger...

Tournant discrètement sa ceinture pour glisser son sabre dans son dos, hors de la vision des Veilleurs, Mowiel parla d'une voix peu distincte, qui trahissait la peur terrible qui la tenaillait.

- Les Forbans ne s'en prennent pas seulement aux Cultivateurs, Madame. Ils s'en prennent également aux ostracisés, et sans doute plus encore aux femmes. Reprocherez-vous à un époux de s'armer pour être certain que sa femme ne soit pas enlevée par l'un de ces hérétiques ?

Elle parlait trop bien, pour une ostracisée.

- Il...nous mourrons de faim sans ce sac...Rendez-le nous.

Sur un ton cynique, elle ne put s'empêcher d'ajouter :

- Si cette loi est si juste que vous le prétendez tous, alors pourquoi craindre une révolte ?
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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Sam 20 Sep 2014 - 13:23

Le visage neutre, les yeux rivés sur le visage halé de l’homme qu’elle interrogeait, Enaïa écouta les explications qui lui donna. Impassible, elle enregistra les informations et d’un hochement de tête, signifia qu’elle avait compris. Il était sincère, son instinct, et elle le suivait toujours, le lui indiquait, et il s’était exprimé avec une assurance qui ne trahissait aucun mensonge. Il disait la vérité, et ne craignait donc rien qui puisse compromettre sa liberté. Il avait raison après tout. Néanmoins, il transportait des armes, illégales, et les revendait, ce qui n’était pas forcement pour plaire à la soldate. Pourtant, si l’officier s’apprêtait à le relaxer sans plus de soucis; son idéologie humaniste prenant le dessus; les mots de la jeune femme qui l’accompagnait la firent changer d’avis. Au contraire de celui qui semblait vouloir la protéger de son commerce illégal, elle, n’était pas du tout confiante et tremblait de peur.

"Les femmes d’ici n’ont pas besoin que leur maris s’assurent d’être armés pour se défendre toutes seules, ou alors, vous n’êtes pas sorti de chez vous depuis bien longtemps."

Répondit-elle en imitant l’air cynique de la dernière remarque de la jeune otracisée. Elle darda son regard doré flambant sur son interlocutrice et ajouta d’une voix calme, à son intention :

"Et les Forbans n’ont que peu de motivation à venir piller une cité ostracisée connue pour sa pauvreté. A moins ce que certaines personnes plus importantes s’y cachent."

Elle fit planer volontairement un ton de suspicion en observant longuement la jeune femme. Finalement, son regard se durcit lorsqu’elle repensa à ses mots, à propos de cette loi idiote. Si Enaïa était prête à donner sa vie pour son travail et pour protéger Korrul, elle prenait toujours assez mal les remarques infondées de ceux qui ne la connaissait pas et qui n’imaginaient pas tout ce qu’elle donnait pour eux. Son impulsivité ne fit qu’un tour dans ses veines.

"Certains pensent cette loi juste, d’autres non, mais ne faites pas comme si vous connaissiez l’avis des gens qui vous parlent jeune fille."

Elle la jaugea sévèrement, lui faisant comprendre qu’elle devait rester à sa place si elle ne voulait pas finir suspecte de recèle aggravé. Elle parlait un peu trop, et de manière trop condescendante pour une simple ostracisée qui ne voulait que défendre sa vie. Lui adressant un dernier regard mécontent, elle se tourna vers l’homme qui restait le principal intéressé. Composant un visage plus sympathique à son encontre, elle le scruta un moment avant de souffler :  

"Ce ne serait pas la première fois qu’un groupuscule d’ostracisés tentent de se soulever contre les Veilleurs Pourpres. Qu’est ce qui vous empêcherait de me tuer si je vous laisse ces armes ?"

Croisant les bras sur la poitrine, confiante et ne craignant absolument rien de ce couple étrange, elle attendit une réponse qui la convaincrait de les laisser partir. Ses soldats en seraient sûrement déçus, mais elle préférait rester dans un climat de confiance avec des gens qui ne demandaient qu’à vivre en paix.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Lun 22 Sep 2014 - 15:07

Khalël fronçait les sourcils au fur et à mesure que ces demoiselles s'entretenaient. Plus Mowiel se montrait cynique, plus l'officier était froide. Ce qui était loin d'arranger la situation. Bien sûr que, parfois, les forbans venaient s'en prendre à eux. Mais par pur plaisir, dans l'unique but de faire couler du sang et des larmes. Il resserra légèrement sa prise au niveau du bras de son amie quand elle mentionna la nouvelle loi... Rappeler l'existence de l'esclavagisme, c'était donner à cette femme un bon moyen de pression.

Il avait appris à agir selon les comportements de la personne qui lui faisait face. On reconnaît facilement ceux avec qui la discussion est inutile, on sait à quel moment l'attaque devient le seul moyen de défense. Mowiel n'en savait encore rien, elle était encore trop impulsive ; même si cela faisait indéniablement parti de son charme. Khal s'en sentait responsable... Même l'officier avait fait remarquer qu'elle ne devait pas être sortie depuis longtemps pour se montrer si ignorante. Il retenait tout ça, sa grimace, sa colère, toutes ses émotions pour se montrer aussi neutre que possible et avoir une chance de s'en sortir. Et être neutre, ça commençait par parler uniquement quand on lui posait une question. S'il n'avait pas été aussi épris de justice et de liberté, il aurait peut-être pu faire un bon soldat.

Quand on se tait, on voit mieux. La position de la femme était tout sauf belliqueuse. Ses traits étaient fermés et durs, évidement, pour asseoir son autorité. Elle avait hoché la tête, elle avait donc pris en compte ses dires. Au final, elle se montrait comme lui. Neutre, à l'écoute, analysant le moindre détail pour mieux comprendre et ne pas juger hâtivement. Pourtant, il ne baissa pas sa garde et restait poli. :

-Je suis très loin de savoir me battre déjà... Ensuite, vous ne m'avez rien fait madame l'Officier. Sinon faire votre devoir de protection envers la population. Je suis, très loin, de vouloir vous tuer.

Il lançait un regard à Mowiel, espérant qu'elle n'ajouterai rien et prit une grande inspiration. :

-Écoutez, je sais que certains ostracisés n'hésitent pas à s'en prendre aux Veilleurs et je comprends que vous doutiez de ma sincérité. Prenez les armes dans le sac mais rendez le reste s'il-vous-plaît... Je vous demande juste de ne pas toucher aux jouets... Je vous en prie.

Khalël cherchait nullement à jouer sur la corde sensible que pouvait éventuellement représenter la joie d'un enfant... Mais du fond de son coeur, il tenait réellement à ces jouets.

Sa neutralité commençait à s'effriter... Entre l'angoisse de perdre Mowiel et la tristesse que représentait la perte de toutes les heures de travail qu'il y avait dans le sac, toute la nourriture qu'ils auraient pu gagner... Il déglutit et, doucement mais sûrement, sa main longea le poignet de Mowiel et il fit glisser ses doigts entre les siens, les mêlant. Ce geste le rassura petit à petit... Tant pis s'il se montrait trop proche de son amie, il vaut mieux cela que de perdre patience.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Mar 23 Sep 2014 - 4:31

Lentement, la colère l’envahit. Une semaine à peine qu’elle se sentait vivre au contact de Khalël et voici que les autorités militaires les condamnent déjà pour un crime qui n’en est pas un. Comment trouver les mots justes pour assurer l’Officier de leur entière innocence ? Comment convaincre des hommes et femmes, manipulés, zélés par leur soif de justice, qu’un jeune homme puisse simplement vouloir venir en aide à son peuple, en leur fournissant armes, jouets, outils de cuisine ou mobilier, sans avoir en tête l’inconcevable idée de soutenir une rébellion ? S’apprêtant à défendre les dires de son ami, Mowiel articula à peine quelques syllabes lorsque ses doigts se mêlèrent aux siens.

Il était inquiet.

- Vous aurez la mort de plusieurs ostracisés sur la conscience, Officier, lorsqu’ils auront été lâchement assassinés par quelques bandits ou forbans, et n’auront pas eu les moyens de se défendre, faute d’avoir pu recevoir leurs armes ! Croyez-vous que tous ces gens vont…

Le souffle court, son regard fut attiré par le comportement moins amical de l’un des Veilleurs, qui aux paroles de Mowiel, fronça les sourcils et serra les poings. Elle avait été trop loin, et elle le savait. Elle ne gagnera rien à lutter contre cette Officier et ses hommes, sinon une capture violente et rapide, qui justifiera des explications, obtenues par la force si nécessaire.

- Nous mourrons de faim...Si certains ont mérité ce qui leur arrive en commettant un meurtre, un viol ou en défiant l’autorité des Cultivateurs...d’autres...d’autres comme lui, n’ont pas eu le choix. Il ne mérite pas que vous lui arrachiez le fruit de plusieurs heures de travail.
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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Mer 24 Sep 2014 - 8:57

Un spectre de sourire manqua se dessiner sur le visage sérieux d’Enaïa. Elle aimait la franchise dont faisait preuve le jeune homme en face d’elle, il n’avait pas peur de mettre à nue une sincérité véritable. Et une sensibilité qui surprit l’officier. Lorsqu’il la supplia de lui rendre au moins les jouets, elle sentit son coeur se serrer immanquablement, pensant à tous ces pauvres enfants qui ne vivaient de rien, sinon la misère. Ne lui manquait plus que l’instinct maternel et elle aurait pu tous les adopter et les ramener chez elle pour leur assurer une vie confortable. Mais si sa corde sensible fut touchée par la douleur visible de l’otracisé à l’idée de perdre le contenu de son sac destiné aux enfants, un masque d’agacement reprit rapidement le dessus, quand la voix de crécelle de la jeune femme arrêtée retentit de nouveau.

"Vous semblez décidément avoir la mauvaise habitude de parler au nom des gens et d’imaginer savoir ce qu’ils pensent."

Gronda t-elle sans cacher une irritation grandissante alors qu’elle tournait un visage dur et fermé vers elle. Décroisant les bras, elle posa une main sur la hanche et vrilla un regard autoritaire sur l’otracisée. D’une voix maîtrisée et volontairement intransigeante, elle reprit sans laisser la possibilité d’une quelconque réponse.

"Il est impensable que j’ai besoin de me justifier ici, et de vous expliquer que je ne fais que mon travail. Si votre ami lui, semble l’avoir compris et ne risquait donc rien, ce n’est plus du tout le cas avec votre manie de l’ouvrir quand il ne faut pas."

Elle en avait assez. Quand bien même son humanisme, sa compréhension et sa patience n’avaient d’égal que sa bonté, elle ne supportait pas de devoir expliquer comme à une gosse que cette arrestation était tout à fait normale dans le cadre de son travail. Depuis quand laissait on passer des gens portant tout un sac d’armes sur eux ? Tout otracisée qu’elle était, elle n’était pourtant pas dénuée d’intelligence ou de réflexion logique. Pas besoin de vivre en ville pour comprendre ça. En même temps que son agacement croissait, le regard d’Enaïa s’était assombri, laissant place à un doré plus dur. L’un des soldats de la jeune femme profita d’ailleurs de la situation pour s’avancer et demander :  

"Doit-on ramener le sac au camp Chef ? Et eux aussi ?"

Il laissa planer un regard méprisant sur les deux arrêtés, près à les embarquer au moindre mot de sa supérieure. Impatient qu’il était de pouvoir enfermer la vermine de Korrul, d’autant que la fille lui tapait sur le système malgré son joli minois. Qu’elle ne fut pas sa déception pourtant, quand, dans un geste de la main, Enaïa leur ordonna :

"Retournez donc faire la ronde, je m’en occupe seule."

Indiquant de la main la cité ostracisée, elle ignora les regards incompréhensifs de ses hommes qui s’éloignaient, tout déçus de laisser échapper deux belles proies. Restée seule avec les deux jeunes gens, elle laissa son regard couler sur chacun de leur visage, avant de se pencher pour attraper le sac et le tendre à l’homme. Ne le lâchant pas de suite, elle ne desserra la main que lorsque ses mots furent prononcés.

"Ne décevait pas ma confiance. S’il arrive quoi que ce soit de suspect dans les alentours de cette cité, meurtre, agression de Veilleurs et j’en passe, vous serez les premiers coupables. Je me souviendrai de vos visages. Surtout du votre."

Elle insista sur sa dernière phrase, posant un regard appuyé sur la jeune femme qui n’avait pas sa langue dans sa poche. Une simple précision, tout à fait normale après tout. Le grand coeur d’Enaïa venait encore de faire des siennes, et si son instinct ne se trompait quasiment jamais, elle espérait vraiment pour ces deux jeunes gens, qu’elle n’aurait plus besoin de les revoir. S’apprêtant à tourner les talons pour rejoindre ses soldats en mission, l’Officier s’avança un peu plus vers l’ostracisée et murmura à son attention, le visage sérieux et imperturbable :

"Ne prenez pas ce risque inutile de provoquer des soldats en croyant jouer les justicières au grand coeur. Tous ne sont pas aussi patients et compréhensifs que moi. Sauvez votre vie, mais en discrétion."

Aucune menace, juste un simple conseil de femme. Elle connaissait assez le pays et la région pour savoir que les ostracisés survivaient mieux en ne bronchant pas qu’en tentant de se soulever ou de se battre. Tout aussi méritants d’avoir une bonne vie que n’importe quel autre homme citoyen de Korrul, ils étaient pourtant rabaissés à vivre dans des grottes. Dans un soupir, Enaïa ne recula et après un dernier signe de tête au couple, se tourna et s’éloigna, sa cape pourpre flottant autour d’elle.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Dim 28 Sep 2014 - 8:30

Khalël finit par être plus qu'inquiet en voyant le comportement de l'officier évoluer dangereusement aux paroles de Mowiel. De simplement froide et autoritaire, elle se montra plus venimeuse, plus agacée et, dans l'esprit du jeune homme, sans doute moins prompte au pardon. Son regard était devenu dur... Alors quand un soldat demanda à les emmerner, il se plaça devant son amie, d'un geste vif certes mais pas brusque, qui pourrait affoler les veilleurs. Sans proférer la moindre menace, il voulait montrer que, même s'il était poli et compréhensif envers eux, il était prêt à la défendre. Une autre raison pour laquelle il ne fit rien de plus, c'est qu'il préférait attendre l'ordre qu'allait donner l'officier... Elle l'avait écouté, dans d'autres situations, des Veilleurs Pourpres étaient bien moins ouverts d'esprit et n'hésitaient pas à punir sans chercher à comprendre. Car pour beaucoup, ostracisé était le synonyme de coupable...

Il fut ravi de voir qu'il ne s'était peut-être pas trompé quand elle ordonna à rester seule avec eux. Néanmoins, la confiance ne se gagnait pas aussi facilement alors il ne bougea pas d'un poil, sa main tenant toujours fermement Mowiel. Du coin de l'oeil, il vérifia que les soldats obéissaient tout en surveillant l'officier. Elle ramassa son sac et l'invita à venir le prendre en le lui tendant. Prudement, il s'éloigna de Mowiel pour s'emparer de son bien sans montrer le soulagement que cela lui apportait. Elle ne le lâchait pas tout de suite, menaçant presque qu'au moindre mouvement suspect des ostracisés, ils seraient les premiers interpellés. Les traits de Khalël se durcirent légèrement quand elle posa son regard sur son amie.

Ainsi l'officier marchait à la soumission, ou disons plutôt, à l'obéissance pour que ça paraisse plus "joli"... Bien qu'il n'adhérait pas complètement aux dires de Mowiel, bien qu'il avait espéré qu'elle s'arrête de parler pour éviter les ennuis, il ne lui avait interdit à aucun moment de partager ce qu'elle pensait... Même si, effectivement, c'était loin d'être le meilleur moment pour le faire. Il aurait voulu dire qu'il ne voulait pas de cette confiance que lui accordait l'officier, qu'il était prêt à fomanter toute une révolution pour renverser cette politique pourrie jusqu'aux os, qu'il allait peut-être lui-même l'étriper et foutre sa tête au bout d'une pique en trophée à l'entrée de Penjoie, pour montrer à tous ces fils de bourgeois que le malheur dans lequel ils les plongeaient avait ses limites et que l'humanité de se comptait pas en or ou en réputation. Au lieu de ça, sans se départir de son visage dénué d'émotions, il baissa de nouveau la tête. :

-Compris madame l'officier.

Il se replaça auprès de Mowiel à reculons, remettant son sac dans son dos. La femme s'adressa une dernière fois à son amie sans qu'il ne puisse l'entendre clairement et partit enfin rejoindre ses soldats. Khalël la regarda partir au loin, s'autorisant à petit à petit, laissait la colère lui déformer le visage. Il secoua la tête et prit une grande inspiration pour évacuer ce sentiment... :

-Pfiou... Eh ben... Ca aurait pu être pire.

En replaçant une mèche rebelle de Mowiel derrière son oreille, il remarqua qu'il tremblait un peu. Il essaya de sourire pour la rassurer. Mais tout au fond de lui, il était encore remonté à cause de tout cela. Maintenant qu'elle était auprès de lui, il se rendait d'autant plus compte de la misère et de la précarité de leur vie... Alors que beaucoup n'avaient rien fait pour finir dans une grotte dans le désert.

Reprenant leur conversation avant qu'ils ne soient interrompu par les soldats, il lui dit en contrôlant au maximum la rage qui l'habitait. :

-Bon, maintenant tu vois pourquoi je prends le temps de t'apprendre à te défendre... Car ça nous tombe toujours dessus au moment où on s'y attend le moins.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Lun 29 Sep 2014 - 14:23

- Oui.

Elle était miteuse et grossièrement vêtue ; sa robe de lin marron ne laissait même pas entrevoir ses formes et trahissait sa condition. Ses yeux battus et qui avaient manqués de pleurer portaient le poids de la terreur qu'elle avait contenu au contact des Veilleurs Pourpres. Ainsi tremblante, la tête basse et le regard hagard, elle ressemblait bien plus à une pauvre bête sous le joug de son éleveur qu'à une combattante capable d'exploits. Le chemin vers le courage s'annonçait sinueux et difficile. Pour le moment, son attitude révoltée tenait plus de l'insouciance que de la bravoure. Son intention de lui venir en aide était pourtant aussi vraie que les larmes qui se mirent à couler le long de ses joues.

- Je suis en colère...

A sa plus grande surprise, elle se mit à sourire et ne se reconnut plus elle-même. Elle avait les dents ternes, les yeux dorés et trop petits, cernés par la fatigue et la fièvre qui l'avaient dévorés des jours durant. Sa vie d'avant, quoi que mensongère, lui manquait terriblement. Chez les Lysereän, elle ne manquait ni d'eau, ni de pain. Ses journées étaient rythmées par les bals, les leçons et les promenades dans le jardin ; ses soirées par les repas en famille, où l'on parle de mille et uns projets, sans jamais se soucier du lendemain. Ici, elle n'avait rien. Ni eau, ni pain, ni confort. Ici, elle n'avait aucune famille à aimer et à protéger. Ici, elle n'avait pas plus d'importance qu'un grain de sable dans le désert Korrulien.

- Tu es quelqu’un de gentil. Sans toi, j'aurais...

J'aurais essayé de la tuer...

- Je ne l'aime pas, cette femme. Je...Si elle t'avait volé ta marchandise, jamais je ne lui aurais pardonné.
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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Mer 1 Oct 2014 - 6:05

Elle tremblait aussi... Comme deux jeunes herbivores venant d'échapper à leur prédateur... Elle sourit au moment où elle lui avoua qu'elle était en colère. Khal se mit à sourire à son tour, ne sachant ce qui pouvait occuper les pensées de son amie mais ayant effectivement constaté, qu'elle ne s'était pas montrée des plus calmes et des plus sages pendant leur "interrogatoire"... Il tapota amicalement son épaule avant de s'accroupir, soulagé du stress qui venait de s'envoler. :

-Je sais... Je sais... Mais la prochaine fois, il faudra éviter de le montrer comme ça.

Il s'assit lourdement dans le sable. Ses sourcils s'abaissèrent... Non, il n'était pas quelqu'un de gentil. Khalël ne montrait simplement jamais ce qu'il ressentait, car les sentiments pouvaient tuer. Il suffit de voir ce qu'il s'est passé à la mort de son père... Il y avait déjà assez de choses qui pouvaient mettre fin à ses jours dans le désert, si c'est pour s'empoisonner avec son propre ressenti ce n'était pas la peine.

Mais il restait un homme... Oui, il avait déjà tué. Pour se défendre, pour manger, pour survivre. S'accrochant à sa misérable existence, pour quelques minutes, quelques heures, quelques jours de vie en plus. Il s'était jeté de toutes ses forces dans la bataille comme une bête, comme un monstre féroce, l'instinct de survie plus fort encore que son humanité. Non, il n'était pas quelqu'un de gentil. Certes, il était diplomate, ne souhaitait jamais la mort à autrui, aidait autant qu'il pouvait autour de lui... Mais il savait qu'il pouvait se montrer d'une bassesse et d'un égoïsme... :

-Je ne suis pas gentil... Si elle t'avait touchée, je l'aurais embrochée avec ma lame.

Sa voix était froide, son visage inexpressif. Il secoua la tête et frotta ses mains sur son visage... Qu'il était fatigué. Qu'il était triste. Il soupira avant de se relever prestement, il avait retrouvé sa chaleur humaine. Non, il n'avait décidément pas le temps de ressentir quoi que ce soit pour vivre. :

-M'enfin c'est passé !... Je pense qu'on ferait mieux de s'rentrer. Décompresser un peu nan ?

Sa résolution a ne plus se laisser aller aux émotions s'était renforcée par la présence de Mowiel. Il n'était plus question de lui maintenant, il n'était plus seul, il en était responsable... du moins jusqu'à ce qu'elle puisse se débrouiller. :

-Je suis désolé... de ne pouvoir t'offrir mieux que... enfin... ce que j'ai.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Ven 3 Oct 2014 - 4:42

Sans dire un mot, Mowiel approuva d'un signe de la tête.

Elle le laissa prendre de l'avance, puis le suivit la tête basse, observant sa démarche, le mouvement de ses hanches, la blancheur de ses jointures. Khalël s'était montré courageux face à la menace que représentaient les Veilleurs Pourpres. Il est vrai qu'il n'avait pas froid aux yeux ; quelle que soit la situation, il ne se laissait jamais abattre, même lorsque tout semblait perdu. Mais il avait trop tendance à se croire capable d'écarter tous les dangers. Même s'il était capable de beaucoup d'ingéniosité et de bravoure, au cours de cet interrogatoire, il n'avait dû son salut qu'à l'ouverture d'esprit de l'Officier Veilleur. Mais qu'aurait-il fait, s'il avait été décidé qu'ils devaient être fait prisonniers ? Tuer ? L'imaginer faire couler le sang la fit trembler. Elle s'arrêta brusquement, cherchant ses mots.

- Tu sais ce que je pense de tout cela, n'est-ce pas ?

Le ton de sa voix était tout sauf équivoque.

Depuis qu'il l'avait sauvé des griffes de la mort, Khalël n'avait de cesse de la protéger de tous les dangers. Lorsqu'elle avait soif, il lui apportait un peu d'eau. Lorsqu'elle était en danger, ou dans une situation délicate, il se démenait pour qu'il ne lui arrive rien de malheureux, quitte à mettre sa propre vie en jeu. Et elle n'aimait pas cela. Elle n'aimait pas l'idée d'avoir peut-être un jour le sang d'un ami sur les mains. Se mordant la lèvre, Mowiel porta sa main à sa bouche pour se retenir de tenir un discours douloureux. Khalël avait été ferme sur ce point : il l'aiderait, quoi qu'elle puisse en dire.

- Je suis tellement désolée...je suis tellement désolée...

Elle trembla violemment.

- Je te prends le peu de choses que tu possèdes...par ma faute tu...Bientôt je saurai me débrouiller, je te le promets. Et comme ça, je partirai, et tu pourras retrouver une vie normale, manger un peu plus à ta faim et...

Arrêter de mettre ta vie en jeu pour moi.

Elle avança. Le doubla. Et avança encore, ne cherchant ni à savoir s'il la suivait, ni même à s'interroger sur ce qu'il pouvait bien penser de ses paroles. Elle avança, simplement, terrorisée et chagrinée à la fois. Elle était faible et causait du tort à son entourage parce qu'elle n'avait pas su assumer seule les erreurs qu'elle avait commises aux côtés des Lysereän. Elle se dégoûtait.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Mar 14 Oct 2014 - 8:40

Elle hocha simplement la tête et le suivit. Khalël n'ajouta rien, la tête toute remplie par sa nouvelle résolution. Devait-il désormais arrêter d'aider son prochain, comme elle ne cessait de lui demander depuis toujours  ? Il en avait des sueurs froides... Mettre ses sentiments de côté ou garder son humanité. Au final, qu'est-ce qui lui permettait de rester lui-même  ?... Se battre pour sa survie impliquait-il forcément de se renier au point de devenir un animal  ?

Vivre est une chose tellement ardue de nos jours, pensait-il. Dormir dehors la nuit, transi de froid et de faim et passer ses journées avec une seule idée en tête, se nourrir pour vivre une nouvelle nuit, un nouveau jour. Tout réunit pour se transformer en une bête... Qu'est-ce qui a bien pu le maintenir aussi sain d'esprit dans ce monde de fou  ? La présence de ses voisins, qu'il aidait parfois et qui en retour lui offrait de la chaleur et de la nourriture. La monstruosité des autres, des hauts-placés, lui donnant d'autant plus de force pour leur prouver qu'ils ont tort. La détermination de ses parents, coulant dans ses veines, qui se sont battus jusqu'à la fin de leurs jours, pour lui, pour la vie. Un peu de tout ça... Rien d'animal donc.

Non, il n'avait aucune idée de ce qu'elle pensait de tout ça... Vraiment. Aussi il s'arrêta, la fixant, perdu dans ses réflexions et dans ce qu'elle pouvait lui dire. Impuissant, il la laissa s'excuser, s'expliquer, toute tremblante. Et Mowiel dans tout ça  ?... Sa chère Mowiel. La petite fille qui lui avait fait une promesse, il y a douze ans de cela. La seule personne pour laquelle il se battait d'autant plus fort, avec d'autant plus de rage... A quoi bon renier tout ça si ça le fait vivre, si elle fait battre son cœur avec une puissance qu'il lui était inconnu jusqu'alors.

Les sentiments sont mortels, ils font perdre un peu de la perception du monde qui nous entoure, réduit notre champs de vision, nous empêche d'agir quand il le faut, avec plus de résolution... Mais... Ils transforment aussi un monde injuste et terrifiant en paradis. Ils apaisent la solitude, la rancœur, la tristesse et la monotonie. Et ça Khalël l'avait enfin trouvé. Dans les yeux de Mowiel.

Elle s'éloigna promptement. Encore sous le choc, il ne l'arrêta pas immédiatement. Puis sans qu'il le commande tout son corps s'avança... Il fit d'abord un pas, il marcha, puis se mit à courir à la poursuite de son amie. Il attrapa son bras, la força à se retourner et la prit dans ses bras. Jamais il ne s'était montré aussi proche de quelqu'un, pas au point d'instinctivement le coller aux creux de son cœur... Il le faisait avec elle.  :

-Non. Je t'interdis. Tu m'entends  ?!

Il la serra un peu plus sentant sa voix trembler. La peur qu'il avait eu un peu plus tôt et les horreurs auxquelles il avait bien plus penser le rendait malade... Il se devait de lui dire ce qu'il ressentait et qu'importe si elle se débat, si elle refuse, si elle s'en va encore.  :

-A quoi bon manger mieux, dormir mieux et avoir une vie normale  ? Si tu t'en vas plus là, si tu n'es plus là... Je ne pourrais plus jamais vivre normalement... Tu... Tu m'as promis.

Khal cacha son visage au creux du cou de Mowiel. Son cœur battait frénétiquement... Ses pensées se mélangeaient et il n'arrivait pas à parler comme il le voudrait... Mais il espérait que ça la toucherait.

Tu m'as promis de me protéger... Alors... Sauve-moi.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Ven 24 Oct 2014 - 8:54

Elle le savait malheureux, mais il ne se plaignait jamais. C'était un homme courageux, droit, capable et menant une vie apparemment sans reproche. Depuis la mort de ses parents, il vivait seul et s'interdisait le droit de fonder à son tour une famille. Il craignait, lui avait-il expliqué un jour, de les condamner si Ruyn décidait de le rappeler à lui. Les premiers jours, Mowiel s'était outrée d'une pareille décision. Puis le souvenir de sa famille enterrant les siens, faute d'avoir pu sauver les plus fragiles, fit remonter en elle de tristes pensées et la ramena très vite à la réalité. Il n'était ni juste, ni droit, d'offrir à des enfants une vie de misère et de souffrance. Tout comme les autorités korruliennes n'avaient aucun droit de contraindre les ostracisés à l'esclavage.

Lentement, elle lui caressa les cheveux, tout en lui promettant qu'elle ne le quitterait jamais, qu'elle tiendrait sa promesse, quoi qu'il lui coûte. Elle ajouta qu'après tout, la vie ici n'était pas si misérable et qu'elle finirait un jour par s'y habituer, à défaut de pouvoir retrouver les membres de sa famille et vivre la vie qu'elle menait par le passé, à leurs côtés. Faisant fi des crimes qu'elle avait commis et du danger qui la menaçait, elle glissa à son oreille qu'il était, malgré tout ce qu'il pouvait bien trouver à se reprocher, l'homme le plus gentil et le plus attentionné qui n'ait jamais existé.

- Avec les cheveux grisonnants, quelques rides sous les yeux et une cicatrice sur la joue, tu aurais été un guide de grande qualité pour les Ostracisés, Khalël...

Enserrant Khalël, elle ajouta, d'une voix tremblante :

- Je suis terrorisée à l'idée d'être un jour obligée de me battre pour ce qui nous revient pourtant de droit.
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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Sam 25 Oct 2014 - 14:12

Il la laissa lui caresser les cheveux, écoutant ses mots rassurants, ravalant des larmes de souffrance menaçant de s'écraser sur la peau de Mowiel... Il fit en sorte de penser à autre chose, de se forcer à relativiser ce qui était en train de leur arriver. Avancer, survivre toujours, et rester droit. Bien plus qu'à tout ce qu'elle pouvait lui dire, il s'accrochait à sa voix. Son souffle lui paraissait aussi brûlant que le sable qu'il avait sous les pieds... Qu'importe s'il était vraiment aussi gentil qu'elle semblait le croire, ne comptait plus qu'eux se tenant fermement et à la fois avec tendresse. Un guide... Bien sûr, un gamin qui se retenait de perdre la boule en tenant une jeune fille dans ses bras.

Mais au final, il partageait les mêmes craintes que Mowiel. Pourquoi leur retirait-on leur liberté ? Cela ne leur suffisait pas de les traiter comme des moins que rien ? Bien moins que des hommes, bien moins que des animaux... Les Ostracisés devaient-ils, tout comme eux, se faire respecter à force de violence et de menace ?... L'idée, bien qu'affreuse, lui apparut presque douce et envisageable un instant... Il ne répondit pas. Lentement, il fit glisser ses mains calleuses le long des bras de son amie, se recula un peu, toujours la tête baissée. Il s'empara de ses mains et regarda longuement ses doigts fins. :

-Tes mains... Ouvre-les.

Il fixa les paumes ouvertes vers lui... Ses yeux d'or suivaient les lignes, comme s'il y cherchait une réponse, un indice... Il se souvint des paroles de son père qui disait souvent que les paumes étaient faites pour aimer, "Il n'y a pas de caresse en fermant les mains". Il les lâcha alors pour faire glisser son pouce sur la joue de Mowiel... Il prit son visage aux creux de ses mains, abaissa doucement sa tête pour déposer délicatement ses lèvres sur son front avec une lenteur plus ou moins délibérée...

Il recula prestement, la totalité du visage rouge et reprit sa route, gêné comme jamais. :

-Bon cette fois on rentre... Je commence à avoir les crocs en plus.



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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   - Dim 9 Nov 2014 - 2:11

- Serais-tu embarrassé ?  

Elle lui sourit, puis lui laissa ouvrir la marche.

Malgré les longs mois qui s’étaient écoulés depuis son départ de la demeures des Lysereän, Mowiel ne pouvait chasser de son langage les mots inutilisés par ces hommes et femmes, qui n’avaient jamais connus le goût des pâtisseries et la chaleur des draps soyeux. Ce degré d’élégance faisait désormais partie de son ancienne vie, mais comment oublier ce qui avait été pour elle les plus beaux jours de son existence ?

Sitôt Khalël partit pour rejoindre sa modeste demeure, toutes les émotions qu’elle avait si soigneusement muselées jusque là l’assaillirent. Comment allait-elle supporter cette promiscuité, alors que la dernière qu’elle avait précipité l’avait conduite à une mort certaine ? Il était trop...gentil pour elle. Ses lèvres contre son front lui avaient rappelé à quel point c’était agréable de sentir attirante et désirée, même en tant qu’amie ; sa franchise au sujet de sa robe, à quel point c’était plaisant d’être une femme qu’un homme remarquait, quoi qu’il arrive ; son bras si proche du sien, tandis qu’ils marchaient d’un pas lent mais sûr, qu’il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas eu envie d’être enlacée.

Ravalant ses remords, elle s’accrocha à son bras comme s’ils étaient de vieux amants.

Citation :
Mowiel accompagne Khalël qui livre des jouets, des armes (couteaux, lames), et autres objets de sa fabrication aux habitants des cités troglodytes, en échange de nourriture ou d'outils. Ils tombent sur un groupe de VP dirigés par Enaia, qui les interroge. Si au début leur entrevue semble mener tout droit Khalël et Mowiel vers une arrestation, Enaia va finalement se montrer généreuse et les laisser partie avec leur chargement, à la seule condition qu'il ne se passe rien de suspect (notamment attaques avec armes) dans les jours à venir...

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Posté dans Re: Il fuit, le temps, et sans retour   -

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