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Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.

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Posté dans Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Dim 4 Jan 2015 - 9:24

Le camp korrulien ne fut finalement atteint qu'à la fin du cinquième jour, après un voyage difficile dans la montagne, dans une neige souvent profonde où les hommes, surpris et épuisés, s'enlisaient parfois. Battue par les vents, la neige brûlante se précipitaient dans les yeux de ceux qui ne prenaient garde. Et finalement, à force de courage, une tente sur laquelle s'élevait la bannière korrulienne apparue dans le lointain horizon et arracha à quelques soldats des cris de joie, rapidement tus sur l'ordre du Capitaine Aanka'Leï.

Enfin de retour au camp, Khéops eut fort à faire. Furent pris en charge par les équipes médicales l'ensemble des hommes, pour s'assurer de leur bonne santé et s'occuper des plaies superficielles. Plus grands encore avaient été les dégâts causés par le froid que ceux infligés par le petit groupe d'Erfeydiens, mais rien ne fut mis de côté et tous eurent pour premier ordre le repos. L'Officier, lui, appela à lui trois hommes et leur ordonnèrent d'emporter et d'enchaîner solidement la prisonnière.

- Toi. Va chercher le Colonel Aanka'Leï et dis-lui que j'ai son otage.
- A vos ordres mon Capitaine.

Lorsqu'il rejoignit l'otage dans sa tente, Khéops n'eut pas le courage de lui accorder plus d'attention et s'assit à son bureau, épuisé. Sa plaie au visage irradiait, tandis que sa peau brûlait d'avoir été si longtemps exposée au froid. Le souffle court, il se remémorait les noms de chacun des hommes qui avait laissé la vie dans cette bataille. Amenrir...Beruil...Le Lieutenant Peroceth...Esencur et tant d'autres. Tant de morts pour une stupide fille et un groupe d'Erfeydiens dont la moitié ne savaient combattre. Humilié, Khéops porta son regard sur sa prisonnière, qu'il avait battue chaque jour durant pour étancher sa haine, se retenant, non sans difficultés, de lui trancher la gorge pour en finir une bonne fois pour toute avec toutes ces absurdités.

- Estime-toi heureuse, marmonna-t-il.


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mar 6 Jan 2015 - 1:43

Une nouvelle migraine martelait ses tempes. Alors, plus par habitude que par nécessité, Esmeôr plongea son visage dans ses mains et soupira un grand coup. Certain jours, il arrivait même à se demander ce qui l’avait poussé, tantôt, à vouloir à tout prix accomplir une grande carrière chez les Veilleurs Pourpres. Aujourd’hui, tout semblait inutile et dérisoire. Oh certes, il aimait Korrul et il respectait et croyait profondément en Ruyn, mais au fond de lui, Esmeôr n’était pas un homme violent. Il obéissait aux ordres comme tout bon soldat et c’est ce qui lui avait valu tant de promotion au fil des années. Cependant, la vieillesse commençait à lui apporter la sagesse et des milliers de questions sur ce qui était juste ou non de faire.
Lorsqu’il retira son visage, son regard se perdit devant le plan en miniature qui s’offrait devant lui. Ci et là, des pions korruliens gagnaient du terrain mais jamais autant que les matrosciens. Et puis, le peuple inconnu qui vivait sur cette terre semblait chaque jour se renforcer un peu plus.

Le Colonel fut brusquement interrompu par l’arrivée express d’un Veilleur Pourpre dans sa tente. En quelques mots, il lui apprit que le Capitaine Aanka’Leï, autrement dit son fils, était rentré avec un prisonnier comme demandé. Un soulagement empoigna le cœur du vieux korrulien. Les relations avec son fils n’avait jamais été au beau fixe mais il l’aimait quand même, à sa manière. Alors, savoir que l’attaque c’était bien passé lui redonna le sourire.

Toujours avec son habituel politesse, il remercia le messager et se leva promptement le suivant. Il traversa le camp, saluant au passage certains hommes et glanant des infos par endroit.
Lorsqu’il poussa la porte de la grande tente du Capitaine, il aperçut tout d’abord l’aspect négligé de son fils. Mais avant de faire quoi que ce soit, il se tourna vers le soldat et déclara :

« Merci bien, et laissez nous ! Vous avez mérité un peu de repos. »
Puis, Esmeôr s’avança vers Khéops et continua « Tu aurais du prendre le temps de te soigner avant de venir me chercher Khéops. Ta plaie risque de s’infester et tu es plus gelé qu’une statue de glace. Sers toi un peu de bouillon et fais moi ton rapport je te prie. »

Lorsqu’ils étaient ensemble, Esmeôr traitait le Capitaine non pas comme un membre des Veilleurs Pourpres mais bien comme son fils. Mais dès lors que la conversation lui échappait ou qu’elle partait dans une direction trop intimiste, il reprenait l’excuse de la hiérarchie pour couper court à tout.
Enfin, il jeta un œil sur le coté et remarqua une étrange invitée. A n’en pas douter, il s’agissait de la fameuse prisonnière...
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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Dim 25 Jan 2015 - 2:53

- Je vais bien, répondit-il froidement.

Ça n'avait pas été une véritable bataille. Du moins pas une bataille qui justifie qu'il ne soit revenu qu'avec une dizaine de ses hommes, sur la petite trentaine qui avait quitté le camp quelques jours plus tôt. Au plus profond de son âme, il était certain d'être sur le bon chemin, d'avoir pris les bonnes décisions et de guider Korrul vers un beau et glorieux destin. Pourtant, il avait honte. Honte de sa faiblesse, de toutes ses faiblesses. Honte d'avoir laissé mourir tant de ses hommes par excès de confiance. Il n'était qu'un être apathique et méprisable, et le soldat Khar'ayn ne manquerait pas de le lui rappeler lorsqu'il ira soigner ses plaies et l'engelure qui irradiait dans son dos.

Se levant de son siège, Khéops se campa près de son père, la tête haute et l'oeil ardent de colère, pour ne pas laisser transparaître la faiblesse de ses pensées.

- Hormis cette femme, l'ensemble du petit groupe d'Erfeydiens a été exterminé.

Tremblotant, il serra les poings, bloqua sa gorge en s'arrêtant de respirer et n'osa baisser les paupières pour fuir le regard de son père, car sans nul doute écraseraient-elles de grosses larmes sur ses joues. C'était la première fois de sa vie qu'il se sentait si mal vis-à-vis de son père. La première fois de sa vie qu'il n'avait pas le courage de lui cracher à la figure le nombre de ses camarades morts au combat. La première fois de sa vie qu'il craignait d'avoir à subir ses remontrances. Mais en Officier digne de ce nom, il n'eut d'autres choix que de mettre fin à son rapport :

- Dix-sept de nos hommes sont morts au combat. Quatre sont morts des suites de leurs blessures, sur le chemin du retour.

Ils allaient payer. Tous. Ils allaient payer pour cette humiliation.

Il les tuerait tous, ceux qui le tourmentaient. Ils les tueraient tous, puis il retournerait à la maison, fier d'avoir accompli son devoir comme cela aurait dû être fait depuis de longs mois déjà ; là il s'installera à la petite table de son jardin, boirait l'un de ses thés favoris. Plus de sauvages. Plus de ces créatures répugnantes, plus de leur langue immonde et de leurs vêtements nauséabonds. Juste l'Ithylium. Juste le pouvoir. Et la paix de la Demeure Aanka'Leï.

- Laissez-moi en finir avec ces immondices, cracha-t-il en portant un regard accusateur sur la jeune prisonnière.


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mer 4 Fév 2015 - 3:53

Il n'avait jeté qu'un rapide coup d'œil à la prisonnière, mais un œil expert. Ainsi, ce nouveau peuple les ressemblait trait pour trait, les habitants ne possédaient pas vraiment de caractéristiques particulières. En fait, la jeune femme avait la peau claire et les cheveux foncés. Elle semblait apeurée mais à la fois prête à sauter sur la moindre occasion pour s'enfuir. Esmeôr n'arrivait pas à discerner si elle était grande ou petite, car la jeune femme s'était retranchée dans un coin sombre, les genoux repliés contre sa poitrine.

Enfin, le Colonel reporta son attention sur son fils. Il était visiblement perturbé. Un inconnu n'aurait rien remarqué, mais Esmeôr, malgré sa présence assez réduite auprès de ses enfants, avait tout de suite fait attention à ce sourcil à demi froncé et à ce rictus au coin gauche de la lèvre.

Puis, Khéops commença son rapport et ses paroles glacèrent le sang du vieil homme. Tant de morts... Encore une fois. Où était donc Ruyn ? Sûrement bien trop loin dans ce pays gelé. Le Veilleur Pourpre eu une grande pensée pour ses acolytes morts aux combats et pour les familles qui auront le malheur de connaître une grande tristesse.

« Je veux que tu me fasses parvenir la liste des décès, je me chargerai d'écrire un courrier à toutes les familles. Pour ce qui est de la prisonnière, c'est du bon travail. Cependant, je pense que t'en confier la garde serait une mauvaise idée. »

Il savait très bien que cette phrase ne plairait pas au Capitaine. Après tout, c'était lui qui avait risqué sa vie pour mener cette opération de kidnapping et maintenant que l'otage était enfin là, on lui refusait la suite des événements.

Esmeôr serra les dents tout en réprimant un soupir. Lorsqu'il avait accepté de venir aux Erfeydes, il n'avait pas pensé que le travail à accomplir soit si éreintant. En tant que proche du Général, il s'était vu attribuer une mission spécifique. Il devait apprendre à connaître davantage les habitants de cette île pour ainsi connaître leur faiblesse. Mais plus important, il devait retrouver l'homme qui avait osé tuer Celui qui Sait de sang-froid. Ce tragique événement avait plongé Korrul dans une période obscure. Les Chamanes étaient plus aveuglés par leur colère que leur raison, mais c'étaient eux qui dirigeaient Korrul et les Veilleurs Pourpres n'avaient qu'à se fier à leur ordre.

Au fond de lui, Esmeôr n'était pas certain de la justesse de leur petite guerre. N'avaient-ils pas eux même vécu déjà une histoire similaire ? Lorsque les matrosciens avaient débarqués dans leur désert, des siècles plus tôt, si ces derniers n'avaient pas eut une optique pacifique, les korruliens auraient pu être aujourd'hui des esclaves, tout comme ce nouveau peuple finirait pas l'être.
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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Lun 9 Fév 2015 - 3:26

- Il s'agit de ma prisonnière ! tonna-t-il. Et à ce titre, il est parfaitement légitime que ce soit moi qui m'occupe de son interrogatoire !

Khéops irradiait une noire colère.

Vingt-et-un morts. Tout un contingent de Veilleurs Pourpres entraînés, exterminé par un petit groupe d'Erfeydiens isolés. Pareille humiliation était indigne d'un Officier digne de ce nom. Aussi, Khéops ne tenait qu'à une chose : ne pas être écarté de l'interrogatoire de l'une des principales responsables de ce violent massacre. Cela serait injuste. Après tout, il avait été l'un des premiers à tirer et qui mieux que lui pouvait prendre en main cette mission ?

- Je ne la tuerai pas. Père...je ne la tuerai pas.

La prisonnière portait les traces de ses coups. Des bleus et des coupures défiguraient son beau visage. Mais il ne l'avait pas tué. Bien qu'il en ait plusieurs fois ressenti l'envie, il ne l'avait pas tué. Elle l'avait blessé, mais il ne l'avait pas tué. Elle l'avait provoqué, mais il ne l'avait pas tué. Cela ne suffisait-il donc pas ? N'avait-il pas déjà prouvé son dévouement sans faille, en ramenant au camp l'une des leurs ? Qu'avait-il fait de mal, qu'avait-il dit, pour être ainsi mis à l'écart par son propre père ? 

- Je vais bien, d'accord ? Je peux parfaitement m'occuper d'elle. C'est...c'est inconcevable que vous preniez pareille décision. N'avez-vous donc aucune confiance en moi ? Par Ruyn, tout cela n'a aucun sens !


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mer 11 Fév 2015 - 3:02

Esmeôr grinçant des dents. Bien entendu, il s'attendait à une réaction encore une fois hors norme de la part de son fils. L'avait-il si pourri gâté dans son enfance qu'il refusait d'accepter toute décision désormais ? Le Colonel réprima l'envie de le coller aux arrêts quelques heures pour le calmer. Non, il avait promis à sa douce amante qu'il se rapprocherait de ses enfants et qu'il améliorerait leur relation. Khéops le suppliait à présent de lui laisser terminer à bien cette mission.

« Soit. Je te la laisse, mais sache bien ceci, si tu échoues, tu rentres à Korrul et sans aucun honneur. Je ne veux pas qu'elle soit maltraitée. Au contraire, donne-lui à manger, propose-lui de se reposer et ensuite entre en contact avec elle doucement. La douceur... en es-tu capable Khéops ? Si j'apprends une seule fois qu'elle n'a pas été traitée convenablement, tu en répondras devant moi, et non pas comme un père à son fils, mais comme un officier à son supérieur. Est-ce bien clair ?! »

Esmeôr planta son regard pâle dans les yeux de son fils. Il lui ressemblait physiquement, tout deux était grand et bien battit, mais il avait pris la bouche de sa mère. C'était un beau garçon qui aurait fait la fierté de tous les pères, mais il dégageait une aura malsaine qui mettait mal à l'aise Esmeôr. Était-ce parce qu'il n'avait jamais passé du temps en sa compagnie quand il était plus jeune, qu'il avait l'impression d'être en présence d'un étranger ?

Son fils faisait tout pour se faire remarquer aux yeux de son père, et même si Esmeôr s'en apercevait, il restait toujours aussi froid et distant. Même la neige qui les entourait semblait brûlante face à eux.

« Bon, quelles sont les nouvelles du camp ? Comment vont les hommes un peu ? Qu'as-tu entendu dans les rangs ? »

Esmeôr se dirigea vers la grande table et tira une chaise. Il s'installa et attrapa une miche de pain ainsi qu'un peu de vin. Enfin, d'un signe de la tête, il ordonna au Capitaine de prendre place à son tour.


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Jeu 12 Fév 2015 - 10:08

- Ces sauvages ont le corps bien fait.

Le pas sûr, Khéops s'approcha de son otage, avança la main et lui souleva le menton, la forçant à le regarder comme si elle avait été une enfant que l'on sermonnait. Son visage meurtri, ce cou où les doigts assassins de son geôlier avait laissé leur empreinte violacée, fit naître sur son visage un sourire venimeux. Leur peau translucide, semblable à celle du soldat Khar'ayn, était véritablement déplaisante à regarder. Leurs cheveux épais rappelait le poil rugueux du Fahr du Désert. Quant à leur odeur, elle était sans doute plus pestilentielle encore que celle des ostracisés, véritable fléau de Korrul. Pourtant, il semblait que ces attraits physiques expliquent en partie leur incroyable résistance au froid de l'Ile Blanche.  

- Ils sont grands, robustes, alertes, endurcis au froid et à la fatigue. Ce n'est pas le cas de nos hommes, plus habitués aux fortes chaleurs du désert. Mais aussi difficile soit cette guerre, aucun n'abandonnera le combat. Du moins ce sont les conclusions que j'ai tirées de la bravoure dont mes hommes ont fait preuve il y a quelques jours, face à l'ennemi.

Lâchant le visage de la jeune femme, l'Officier s'installa à la table de son père et avala cul-sec le contenu de la coupe qu'il lui servit.

Cette otage allait lui donner du fil à retordre. Elle était bien trop silencieuse, bien trop méfiante, et bien trop sauvage pour être mâtée, surtout par l'homme qui l'avait battu tout au long du voyage de retour. Ses pensées semblaient ailleurs, son regard portait le lourd tribut de la mort de l'ensemble de ses compagnons. Mais n'y avait-il que cela ? Il lui semblait qu'elle était déjà morte, ainsi prostrée contre le poteau auquel les chaînes de ses poignets la rattachaient.

- Elle ne parlera pas. Il n'y a qu'à voir son regard, dit-il en esquissant un geste de lassitude. Elle n'a pas besoin de mon aide pour mourir.

Se levant, il déposa aux pieds de la prisonnière la miche de pain qui lui était destinée.

- Il y a de fortes chances qu'elle y parvienne seule. Si son peuple est si fier qu'on le dit, elle se laissera mourir de faim.


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mer 18 Fév 2015 - 3:08

Spoiler:
 

Khéops avait définitivement quelque chose de maléfique en lui. Le père et le fils se ressemblaient physiquement, mais pourtant, Esmeôr avait l'impression qu'un monde les séparait. Tandis que le père était calme, doux et juste, le fils était hargneux, impulsif et colérique. Que s'était-il donc passait pour qu'il prenne cette voie ?

Au fond de lui, le Colonel ne pouvait que se blâmer. S'il avait été plus présent dans l'éducation de son fils, il n'aurait sans doute jamais grandi dans un tel mal-être.

Esmeôr observa son fils qui s'approchait de la prisonnière pour en faire une description. Il avait vu juste ; cette jeune femme ne se soumettrait jamais. Il fallait la mettre en confiance et pour cela, les deux Veilleurs Pourpres devaient user d'ingéniosité.

« Je suis bien d'accord. Ne serais-tu pas toi aussi réfractaire à parler si tu avais été fait prisonnier ? Nous ne devons la mettre en confiance. Je pense qu'un Oöphrus serait une bonne alternative. Quelqu'un de patient et d'attentif, mais qui ne se laissera pas aisément pervertir. »

Esmeôr croqua dans une miche de pain tout en réfléchissant. Il fit le tour du campement mentalement et dressa la liste des korruliens susceptible d'aider le Capitaine dans cette tâche. Une chose était sûre, il ne comptait pas laisser son fils seule avec la jeune femme. Il craignait qu'il ne faiblisse et se laisse manipuler. Peut-être était-il trop naïf, ou ne connaissait-il pas assez Khéops pour savoir que Ruyn passait avant tout pour lui.

Quoiqu'il en soit, le Colonel tourna son regard vers la jeune femme.

« Il faudrait la soigner. Le Lieutenant Khar'ayn devrait pouvoir s'en charger. Trouve aussi un membre de l'Ordre pour échanger avec elle. Une chose était sûre, il ne comptait pas laisser son fils seule avec la jeune femme. »

Avoir capturé une erfeydienne était un bon point pour le camp korrulien. Ils possédaient désormais un gisement d'ithylium et un ennemi. Certes, les matrosciens avaient gagnés bien plus de terrain qu'eux pour l'instant, mais il était indéniable que Korrul rattrapait son retard.

Maintenant, Esmeôr devait convoquer une assemblée pour décider de la suite. Il devait voir le Haut Conseil avant d'aller plus loin.
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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Ven 27 Fév 2015 - 13:39

Les jours s’étaient succédés… Douloureux,  d’une longueur interminable… Prisonnière d’un homme qui, selon elle, devait avoir un sérieux complexe pour se montrer aussi violent, elle avait supporté les coups sans broncher. Le regard vide, ne ressentant aucune émotion, elle s’était laissée faire en se jurant que Le Gardien finirait par punir l’envahisseur en retour…  Aucune pensée pour son fils, ni pour le reste de sa famille… A vrai dire, cela faisait bien trop longtemps qu’elle était enfermée dans sa bulle, coupée du ressenti humain et des liens qui l’unissaient aux autres.  

Ainsi, elle n’avait pas bronché, ni manifester ses dons à nouveau pour éviter de s’évanouir en plein camp ennemi… Car oui, après tout ce chemin parcouru, ce fut comme un vulgaire trophée de guerre qu’on la traîna devant un autre homme au teint basané qui semblait bien plus important que les autres.  La situation commençait sérieusement à s’envenimer pour elle, et un sentiment qui lui était devenu inconnu lui grignotait lentement les entrailles… Ainsi, elle resta absente et se contenta de subir en fixant le vide jusqu’à ce que son bourreau ne fasse entendre sa voix désagréable.

Tournant lentement sa tête blessée, Noröa contempla le duo d’hommes avec un certain intérêt …. L’un était plus vieux, d’ailleurs, il semblait être bien plus sage et le ton de ses paroles donnait l’impression qu’il remettait gentiment en place celui qui s’était acharné sur elle. Laissant un fin sourire moqueur étiré ses lèvres en sang, elle fixa  alors ce dernier pour se délecter de son faciès tendu toujours marqué par sa petite attaque. Aussitôt, elle ressentit de nouveau ces violentes pulsions meurtrières qui lui faisaient naître chez elle l’envie de le voir mort… Oubliées les souffrances, envolées les douleurs, elle ne pensait plus qu’à ça…  De ce fait, elle se mit à le fixer avec intensité, une fois la miche de pain à ses pieds…  

*** Il paiera. Par le Gardien,je le jure. ***  

A bout de force mais aussi consciente qu’elle ne pouvait pas se mettre à lui cracher un pic de glace au visage sous peine de subir de nouveaux affronts physiques, l’ancienne Chasseuse décida de réfléchir un instant, tout en observant le visage du plus vieux…  Peut-être pouvait elle faire comprendre à ce dernier qu’elle était plus apte à négocier à lui, chose qui était impossible avec l’autre imbécile qui lui donnait l’impression d’être un sale gamin capricieux et colérique.  

Lui.  Qu’il dégage.” finit-elle par lancer de sa voix rauque, en prenant un air dur et en balançant sa tête vers son bourreau pour le désigner.  

Adoptant un faciès beaucoup plus apaisé et une voix plus douce, elle planta  alors son regard dans les yeux d’or de l’autre homme.

Toi. Reste. ”   lança t-elle en acquiesçant d’un signe de tête  pour lui faire comprendre que sa présence était beaucoup plus agréable que celle de l’autre.

Peut-être était-ce risqué de tenter une approche avec ces sauvages… Toutefois, avec le recul, Noröa ne voyait que cette issue pour tenter de sauver sa peau. Après tout, celui qui paraissait être le Haut Gradé ne lui donnait pas la même impression que l’idiot sous ses ordres. Et puis, elle ne comptait pas fuir… Pas avant d’avoir mis à mort son bourreau.


A day will come... When you think you're safe and happy, and your joy will turn to ashes in your mouth...
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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mer 4 Mar 2015 - 4:39

- Ta langue se délie enfin, femme ?

Comme il haïssait le son de sa voix. Une voix rauque et détestable. Une voix d'où pointait le dépit et l'animosité. Une voix qu'il reconnaîtrait entre mille, si elle se perdait dans la foule ou les monts brumeux. Son sang ne fit qu'un tour en même temps qu'un mauvais sourire apparu sur ses lèvres. Cette femme le détestait. Elle le détestait pour le sort qu'il avait réservé aux siens. Elle le détestait pour la violence dont il avait fait preuve à son égard. Et elle avait raison de ne pas le porter dans son coeur, car bientôt...tout serait fini.

Dans quelques jours, il ne savait pas combien exactement, quand les Erfeydiens croiront être à l'abri de l'envahisseur, leurs mâchoires se raidiront soudain de peur, trembleront, s'ouvriront dans des hurlements effrayés et quelques heures plus tard seront raides d'une mort brutale et douloureuse. Ouvertes, fermées, tordues, sanglantes, crispées. Des langues pendront, d'autres seront mordues jusqu'au sang, d'autres s'enfonceront au fond des gorges. Le dernier souffle, le dernier sursaut, le dernier râle, seront les signes de la victoire du peuple Korrulien sur son ennemi rétif à toute autorité étrangère à la leur.

- Faites appeler le Lieutenant Khar'ayn, qu'elle vienne soigner cette...chose, ordonna-il à un soldat posté à l'entrée de la tente. Et qu'elle presse le pas.

S'approchant de son otage, Khéops vérifia que les chaînes à ses poignets ne céderaient pas si elle venait à s'emporter ou à se débattre. Puis il s'agenouilla à sa hauteur, se délectant de sa mine harassée et du sang qui coulait le long de sa joue.

- Celui-qui-sait ne méritait pas d'être abattu aussi lâchement. C'est la stupidité de ces sauvageons qui les mènera à leur perte. Ils ne pensent qu'à boire, faire la guerre et beugler comme des draomas en rute ! Et cette femme n'est en rien différente des siens. Que croyez-vous au juste pouvoir obtenir d'elle, père ? L'amitié de son peuple ? Leur savoir ?


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Ven 6 Mar 2015 - 8:46

« Ruyn ne pourrait qu'en être ravis. »

La voix s'était élevé depuis l'entrée de la tente de l'officier. Tel un coup de marteau sur le sol elle attira les regards, du moins c'est l'effet qu'espérait provoquer son auteur. Ils se posèrent sur la silhouette encapuchonné qui l'avait émise et on distinguait clairement un sourire blanc et carnassier dans l'ombre de la capuche entourée de fourrure.

Asàf découvrit son visage en rabattant sa capuche en arrière tout en prenant soin de la tapoter légèrement pour en faire tomber la neige. Son regard orange vif était fixé sur ses deux interlocuteurs et son sourire était toujours figé sur son visage. Ses cheveux ébouriffé par le manque d'entretient et par le port d'une capuche et sa barbe naissante autour de sa moustache à présent broussailleuse renforçait l'air fatigué et les rides de son visage tirés par le froid. Il ne portait pas sa robe d'érudit habituel mais avait revêtus une tenue plus adaptée à un camp militaire, au froid et à ses recherches dans les alentours. Il portait une veste lui arrivant à mi-cuisse avec une capuche en fourrure, un pantalon, des bottes et des gants le tout renforcé pour la neige et les vents froids de cette région hostile.

Ses vêtements couverts de neige témoignait de son expédition récente hors du camp pour étudier la flore locale, depuis son arrivé l'érudit y avait passé le plus claire de son temps, y laissant son sommeil et son appétit. C'est en revenant au camp qu'il avait appris que le capitaine Aanka'Lei était de retour et qu'il avait ramené une otage étrangère avec lui. Cette nouvelle avait attisé son intérêt et sa curiosité et il avait foncé le plus rapidement possible à la tente du capitaine, en trainant son apprenti derrière lui.  Il espérait être le premier korrulien à créer un contact, non hostile, avec les étrangers.  

« Colonel, Capitaine. » fit-il avec révérence.

Il avança pour pénétrer plus en avant dans la pièce, révélant son jeune apprenti qui était resté caché dans son ombre depuis tout à l'heure. Le jeune garçon sûrement un peu nerveux ne faisait guère attention à la situation et jouait frénétiquement avec ses doigts. Le regard du prêtre se posa sur l'otage au fond de la pièce et à mesure qu'il progressait il pût apprécier avec plus de précisions son apparence. Il y avait plus que des ressemblances entre leur deux peuples car en dehors de la peau claire, des yeux et de la chevelure sombres elle ressemblait en tout point à une korrulienne. Elle était également relativement peu vêtue pour quelqu'un vivant dans des conditions aussi extrême.

Asaf ne pût s'empêcher de remarquer les bleus et multiples contusions disséminées sur son corps et grogna intérieurement à l'idée qu'on puisse ainsi traité un prisonnier désarmé dans les rangs des korruliens. Son regard dur se posa sur le capitaine, puis sur le colonel qui durent tout deux rapidement comprendre le désarroi de l'érudit puisque la tension monta d'un cran. Par réflexe, Asàf tira nerveusement sur sa moustache pour se calmer et souffla résigner avant de reprendre.

« Je suis venu voir cette otage dont on parle temps.. ou ce qu'il en reste. » siffla-t-il cinglant.

Sentant que la discussion pouvait prendre une toute autre tournure il fit signe à son apprenti qui se triturait les doigts depuis un bon moment, de sortir. Ce qu'il fit sans se faire prier. Asàf espérait que les gardes de l'Ordre qui les accompagnaient le raccompagne jusqu'à sa tente.

« En qualité d'érudit, je me présente ici comme le plus qualifié pour établir un contact pacifique » il insista sur le mot « avec l'otage... Merci de m'avoir facilité la tâche capitaine. »

Ce dernier sarcasme traduisait la hauteur de sa déception. Il espérait trouver un otage capable de coopéré et en bonne santé, maintenant il risquait de ne rien pouvoir tirer d'elle.

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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mer 11 Mar 2015 - 4:45

Lorsque la prisonnière prit la parole, ce fut une voix harmonieuse et un langage doux qui sortit des lèvres de la jeune femme. Étonné par ce son mélodieux, Esmeôr ne put retenir un petit sourire en coin. Intéressant. Qui plus est, l'erfeydienne le pointa du doigt avec assistance, répétant le même mot. Ce qu'il voulait dire, l'homme n'en avait fichtrement aucune idée ! Mais il avait saisi le principal dans ce court échange. Elle refusait de parler à Khéops – et après tout, quoi de plus normal vu qu'il l'avait capturé – et souhaitait plus communiquer avec le vieil homme.

Esmeôr faisait cet effet-là très souvent. Il apparaissait juste et droit aux yeux de ses compatriotes. Mais il ne fallait pas oublier qu'il était arrivé jusqu'au grade de Colonel, non pas en comptant les draomas du voisin, mais plus par stratégie.

Cependant, il resta quelques instants sans rien dire, se contentant de fixer la jeune femme. Enfin, son entêté de fils brisa le silence, sifflant son venin sur la prisonnière puis cherchant à en savoir plus sur la suite des événements.

Le Colonel Aanka'Leï s'apprêtait à lui répondre quand la tente s'offrit, dévoilant un homme qui ne tarda pas à se présenter.

« Ah, je ne m'attendais pas à une visite si tôt Érudit Lysereän ! Je vois que les nouvelles vont vite dans le campement comme toujours... ! »

Il laissa planer la phrase en suspens. Il s'était attendu à ce que le campement entier apprenne la nouvelle concernant l'erfeydienne. Mais il aurait aimé que les choses se fassent plus doucement avant que la hiérarchie donne ses ordres. Même si la conquête des Erfeydes était une affaire de guerre, la théocratie korrulienne exigeait que ce soit le Conseil qui prennent les décisions – ou plus précisément, les Chamanes. Mais la rage et la haine qu'ils ressentaient tous face à la mort de leur frère Muraco, empêcheraient sans nul doute de prendre les bonnes décisions.

Avoir un érudit au sein du campement avait de base, dérangé fortement Esmeôr. Il croyait profondément en Ruyn mais avait toujours craint ces émissaires. Ils pensaient toujours mieux savoir que le peuple korrulien. Néanmoins, l'Erudit Lyserean était un homme agréable et avenant. Il était très stimulant d'avoir une conversation avec lui et il semblait plutôt ouvert.

Comme il s'y attendait, le représentant de l'Ordre de Ruyn déclara vouloir comprendre l'étrangère. Dompter aurait été le bon mot se surprit à penser Esmeôr.

À ses côtés, il sentit que Khéops trépignait d'indignation, mais savait aussi qu'on ne pouvait pas tellement refuser une « faveur » à un Érudit.

Alors, c'est avec un sourire poli que le Colonel prit la parole.

« Bien entendu. Pour l'heure, elle a plus besoin de soin et de se restaurer que de communiquer, je pense que vous rejoignez mon avis. J'aimerai aussi comprendre ce que vous pensez soutirer d'elle. Le Capitaine Aanka'Leï est en charge de sa sécurité et de ses traitements. Je vous serai gré de coopérer ensemble alors. »

Pourquoi devant un homme puissant, il se sentait obliger de valoriser son fils ? Cette question resta en suspend dans son esprit. Il aurait bien le temps plus tard, de réfléchir à tout cela.
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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Jeu 12 Mar 2015 - 7:41

Lentement mais sûrement, Noröa sentait à présent  ses forces revenir alors qu’elle se retrouvait piégée comme un vulgaire chevron.  En effet, les douleurs devenaient moins vives, et elle avait l’impression de percevoir de nouveau l’ithylium tout autour d’elle.  Pourtant, aucun soin ne lui avait administré…Mais il lui avait suffi  de penser à la mort de son bourreau pour lui redonner un semblant de souffle de vie.  Ainsi, elle se délectait de son comportement digne d’un sale gamin aussi arrogant que colérique, et appréciait fortement le répondant de l’autre homme, plus âgé qui devait sans doute être beaucoup plus important que lui.  Cependant, sa phase d’observation fut interrompue par l’arrivée de deux nouveaux  étrangers dans l’immense tente… Des étrangers qui étaient bien différents des deux autres.  

Le regard toujours aussi dépourvu d’émotion, l’Erfeydienne tourna  lentement son visage blasé vers le plus âgé d’entre eux. Prête à voir en lui un homme aussi instable que son bourreau, elle fut totalement prise au dépourvu en décelant une pointe d’agacement sur son faciès de moustachu… Ne comprenant strictement rien aux mots qui fusèrent alors dans tous les sens et ignorant la sortie du plus jeune de tous, elle se mit à fixer le vide pour s’enfermer définitivement dans sa bulle.  

Que voulaient-ils tous ? Pourquoi l’autre  imbécile ne voulait pas lui laisser de repos ?  Pouvait-elle tenter de manier le feu à nouveau ? Ou même utiliser le lien qu’elle maîtrisait depuis enfant pour leur faire peur ?  Non, agir de façon virulente signerait son arrêt de mort, d’autant plus qu’elle n’avait pas la force de fuir, pas avec ce que l’idiot à la peau foncée lui avait fait.  Toutefois… en repensant à ces jours de souffrance, un sentiment étrange vint lui tortiller les entrailles… Le coeur battant de plus en plus vite, elle avait l’impression de percevoir le moindre éclat d’ithylium présent dans l’air… Et sans pouvoir se contrôler, elle commença à user de son lien avec ses forces restantes.

Le gel se répandit doucement dans la pièce, chassant la chaleur bien trop agréable… L’air devint alors si frais qu’il était à présent possible de discerner des volutes de fumée après chaque expiration… Prenant conscience qu’elle était en train de gaspiller ses dernières réserves à rien, Noröa porta son regard sur les pieds de son bourreau, afin de les immobiliser, en les fixant au sol à l’aide de la glace...Puis, une fois ceci fait avec tout le mal du monde, elle s’effondra comme une poupée de chiffon en se laissant glisser contre le mur juste derrière elle.  

Exténuée, respirant très bruyamment et  ignorant les bruits qui pouvaient bien l’entourer, elle sentit le décor tourner fortement. Aussitôt, la chaleur se répandit à nouveau dans la pièce, faisant disparaître lentement son petit coup d’éclat. Cependant, son ennemi juré, lui, semblait être toujours immobilisé. Relevant alors la tête pour fixer ce dernier d’un air mauvais, elle prit une bouffée d’air avec difficulté pour faire entendre sa voix à nouveau.

Je ne veux PAS de lui. Je ne veux PAS. De lui. “  grogna t-elle avec haine afin de bien faire comprendre qu’il n’était pas question qu’il soit à ses côtés encore, et encore.  

Acceptant de rester sage, mais pas d'être prise pour une vulgaire otage en étant sans cesse maltraitée, Noröa souhaitait seulement que l’homme reste à sa place le temps de reprendre des forces pour établir un plan infaillible, sous peine de la voir de nouveau user de ses dons. Bien sûr, cela serait bien idiot d’agir de la sorte, mais pour le voir mourir, par la glace ou pas le feu, l’Erfeydienne était prête se sacrifier entièrement.


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Dim 15 Mar 2015 - 14:46

Espèce de...

L'Officier s'agita nerveusement avant de briser la glace à ses pieds avec le pommeau de son épée. Fou de rage, il attrapa la gorge de son otage et la plaqua contre le poteau qui maintenait ses chaînes, sourd aux protestations de son père et de l’Érudit.

- Sale garce ! cracha-t-il. Sale petite garce sournoise !

Ses doigts se resserrèrent sur sa jugulaire.

- Peut-être es-tu ici notre invité, mais jamais je ne te permettrai de m'agresser de quelle que façon que ce soit ! Ose encore une fois me faire un tel affront et je te trancherai la gorge !

Le souffle court, Khéops avait l'impression que ses côtes s'étaient enfoncées dans ses poumons, que son crâne était sur le point d'exploser sous une pression trop forte. Cette soudaine agressivité avait réveillé ses blessures et les meurtrissures de ses muscles, mis à l'épreuve par une trop longue course dans les Monts Rümar. L'expression de son visage hésitait entre la culpabilité d'avoir agi avec tant d'ardeur, la haine viscérale qu'il portait à cette femme et un soupçon inavoué d'embarras.

- Permettez-moi d'insister sur le fait que cette femme, aussi précieuse soit-elle à vos yeux, mon Colonel, ne peut voir pareille provocation impunie.


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mer 18 Mar 2015 - 1:24

Les mots posés et calmes du Colonel adoucir l'atmosphère et apaisèrent la déception et la colère de l'érudit. Esmêor Aanka'Leï était estimé et sage, Asàf était heureux de s'être retrouvé dans le campement dirigé par cet officier. Il aurait mal supporté de devoir être sous les ordres d'un fonctionnaire ennuyeux car même si les Erudits bénéficiait d'un statut spécial il était évident que dans un campement militaire c'était bien les militaires qui commandaient et que la moindre exigence extravagante le propulserait au rang de diva et de cible des moqueries. De plus, Asàf se refusait à être un érudit qui se veut tout acquis, s'il obtenait quelque chose s'était par le mérite.

Alors que le Colonel l'invitait à coopérer avec le Capitaine, il considéra un instant ce dernier. Asàf avait entendu quelques récits sur lui, être habillé comme un homme du camp et pas comme un érudit avait au moins cet autre avantage. Même les plus anciens soldats semblaient avoir de l'estime pour ce jeune officier et voyait en lui la bonne volonté, tout comme l'érudit la voyait en ce moment mais - parce qu'il y avait un mais - quasiment tous craignait son impulsivité. Savoir lire dans les yeux d'un homme n'était pas un des talents d'Asàf, pour le moment il réservait son jugement à propos du Capitaine.

Il tira ses cheveux en arrière et ouvrit sa bouche pour répondre au colonel. Lorsqu'il relâcha l'air pour former le premier mot, il émit un son et écarquilla les yeux en voyant de la fumée s'échapper de sa bouche. Tournant la tête un peu désorienté, il remarqua que les feux autour d'eux n'étaient pas éteint. Prêt à se gifler pour vérifier qu'il n'était pas encore en pleine crise d'hallucination ou en plein rêve, Asàf se ravisa lorsqu'il remarqua que le sol était en train de geler entre l'étrangère et le Capitaine Aanka'Leï.

- Incroyable…

L'érudit avait déjà écouté attentivement des soldats lui en parler et avait pris des notes en essayant de s'imaginer ce pouvoir dont tout le monde parlait. Mais en faire l'expérience était une tout autre sensation, pour un savant comme lui c'était un spectacle exceptionnel qui soulevait de très nombreuses questions. Il voyait maintenant en cet étrangère plus qu'un simple moyen d'apprendre et de comprendre la culture de ce pays, c'était aussi le moyen d'étudier ce pouvoir incroyable.

Son regard d'enfant émerveiller se ternit bien vite lorsqu'il remarqua que la démonstration de ce pouvoir n'en était pas une, bien entendu c'était une attaque. Il fit un bond en arrière et observa le sol… Rien autour de lui. Ses yeux se portèrent à nouveau vers le Capitaine en train de se défaire avec rage de la glace qui le maintenait au sol. L'étrangère et lui hurlait tous les deux dans un flot de parole qui hébéta un instant Asàf. Quand enfin il se rendit compte que le précieux objets de sa présence et de ses futures recherches était menacé il accourut pour tirer le Capitaine en arrière et se placer entre l'étrangère et celui-ci.

Son regard se plongea dans celui du jeune officier et il sentit toute la rage et la peine de celui-ci. Ce que venait de faire l'érudit aurait pu lui coûter cher mais en regardant son contrevenant dans les yeux il comprit que la perte de l'otage aurait coûter d'autant plus cher que des hommes s'étaient battus pour l'avoir. Il tenta de le raisonner.

- La tuer serait un manque de respect envers vos hommes. Vous saliriez leurs morts en les rendant inutile.

Le prêtre ignorait s'il y avait eu des morts, mais étant un des mieux placer pour savoir qu'on obtenait rien sans sacrifice, il tentait un coup de poker. Sa déception de tantôt n'était plus là et malgré le défi physique qu'il venait de lancer au Capitaine il était incroyablement calme et sérieux. Ce qui contrastait avec l'attitude de son vis-à-vis qui lui était empreint d'une rage meurtrière, accentué par ses récente blessure.

- Je crois que le Capitaine Aanka'Leï, autant que notre otage n'est pour l'instant pas en état de communiquer. Il a besoin de se restaurer et de se soigner.

Asàf s'adressa au colonel en ces termes d'un ton neutre tout en tournant la tête vers celui-ci et en lui adressant un sourire gêné.
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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Mer 25 Mar 2015 - 3:59

« IL SUFFIT »

La voix claire et haute, Esmeôr s'était exclamait bruyamment, tranchant ainsi entre ses deux acolytes. Il se passa une main sur sa tempe gauche rapidement, la migraine le reprenait encore. Il était plus que lasse du comportement honteux de son fils, et exaspéré de l'auto suffisante du prête. Mais le pire, c'était cette jeune femme qui pensait pouvoir user de ses dons pour changer la donne.

Lorsqu'il soupira bruyamment, une fumée blanche s'échappa de sa bouche comme pour montrer aux yeux de tous que l'air s'était nettement refroidi. Esmeôr réajusta son uniforme et planta son regard dans les yeux de son fils puis dans celui du représentant de Ruyn. Enfin, il se reprit et déclara d'une voix rauque mais portante :

« Capitaine Aanka'Leï, je pense qu'il est temps que vous rentriez à Korrul quelque temps pour vous occuper de votre épouse. Je ne tolérais pas un tel comportement dans mes rangs. » Puis, il se tourna vers Asaf : « Je vous prie d'excuser le Capitaine pour son absence de retenue, cependant, mes ordres me proviennent directement du Général, et donc par la présente, du Conseil. Si vous souhaitez entrer en contact avec l'étrangère, il me faudra une autorisation, sans cela, je ne peux que décliner votre requête. »

Le prêtre n'avait nullement parlé de son envie de participer à l'interrogatoire de l'étrangère, mais Esmeôr n'était pas dupe. Il voyait bien l'intérêt qu'il portait à cette magie pleine de mystère et à la culture même de la barbare. En lui réclamant une autorisation, il espérait bien par là gagner un peu plus de temps. Lui-même avait très envie d'en apprendre davantage sur cette jeune femme. Et qui plus est, elle semblait d'humeur à coopérer avec lui.

Sa décision était prise, il allait éloigner son fils quelque temps, un bon mois, du camp erfeydien pour qu'il se « ressource » à Korrul. De ce fait, il pourrait plus aisément avoir une discussion avec Asàf et trouver un terrain d'entente. Mais avant tout, il devait parler avec Enaïa car en l'absence du Général, c'était à elle qu'il devait rendre des comptes.

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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Jeu 26 Mar 2015 - 5:30

Khéops se raidit.

A l'ordre que prononça son père, il resta figé sur place, essayant d'encaisser le choc d'un retour sur les terres chaudes de Korrul. Il n'avait fait que se défendre ! Si elle l'avait voulu, tout du moins pu, cette femme l'aurait sans doute grièvement blessé, voire même tué, et cela, Esmeor semblait l'oublier. N'avait-il pas vu la glace geler ses pieds déjà fragilisés par des jours de marche dans les Monts Rümar ? Ne les avait-il pas vu, ces yeux haineux et malveillants, ces yeux de sauvage, de meurtrier ? Un millier de questions se bousculèrent en lui alors qu'il s'éloignait prudemment de son otage.

Son otage.

Résigné, il lança un regard lourd de reproches à son père et à l'érudit avant de quitter la tente. S'il avait argumenté, s'il s'était défendu, le Colonel serait-il revenu sur sa décision ? Aurait-il regretté la sévérité de ses propos ? Aurait-il fait passer pour la première fois de sa vie, son amour pour son fils avant toute autre chose ?

- Il n'y a personne qui m'attend à Korrul, père, murmura-t-il. Si tu t'étais davantage soucié de mon mariage, tu saurais.


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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Sam 28 Mar 2015 - 16:33







Les réactions suivirent rapidement son geste. Et quelles réactions !

Une lueur de défi dans ses yeux sombres, elle avait suivi les faits et gestes du basané colérique avec une certaine fierté... Fierté personnelle qui la fit doucement sourire lorsqu'elle le vit littéralement exploser en la malmenant de nouveau... devant tout le beau gratin. Oh oui, car il pesta, hurla, comme un sale gamin qui venait de casser son jouet en enserrant sa gorge alors qu'elle se délectait de le voir se condamner tout seul. Quel idiot. C'était juste parfait.  

Ainsi, la situation devint étrange une fois l'homme de nouveau à sa place. Ne comprenant pas à un mot de leur langage barbare, Noröa se contenta de fixer le visage des personnes présentes près d'elle après avoir repris ses esprits...  Chaque sentiment, intonation de voix ou regard en coin étaient parlants pour elle... Car il était de son devoir de cerner ses ennemis pour se concentrer sur ceux qui voulaient la laisser en vie et non l'étriper comme un chevron.  

Et il s'avérait que dans sa prison improvisée... Elle avait beaucoup plus "d'alliés" qu'autre chose...  

Entre l'homme à la moustache et l'autre haut gradé qui venait de s'adresser à l'autre imbécile avec fermeté, elle avait l'impression de voir de nouvelles perspectives d'avenir... Mais ce fut réellement l’apothéose lorsqu'elle vit son bourreau les quitter après les échanges de mots.  Enfin, il partait. Enfin, il allait lui laisser le champ libre et ne plus la chercher avec son comportement digne d'un sale déserteur Erfeydien.

Cependant... Un départ allait sans doute engendrer une nouvelle arrivée... Et étrangement, personne ne s'était encore penché sur ses blessures... Si le Moustachu apparaissait comme une sorte de Guérisseur à ses yeux, la jeune femme s'attendait tout de même à voir une nouvelle tête débarquer...  Une tête qui, cette fois ci, ne serait pas du tout Sighild...

Finalement, voilà qu'elle regrettait la présence de l'Aranelia à ses côtés... A croire qu'elle ressentait un semblant de compassion alors que le monde lui échappait désormais.



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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Lun 6 Avr 2015 - 7:44

Pour une fois, Erhyn ne croulait pas sous le travail. Mieux, elle profitait même d'un instant de calme et de paix... c'était si rare qu'elle en avait profiter pour se coucher dans un des lits du dispensaire, fixant le plafond en somnolant. Un peu de sommeil lui ferait le plus grand bien... Mais comme toujours Ryun en avait décider autrement et un soldat fit irruption dans le dispensaire et le médecin lâcha d'une voix pâteuse.

« J'espère que c'est urgent, pour les petits bobos allez voir les aides soignantes... »
« Lieutenant Khar'ayn, c'est le colonel qui m'envoie. »


Erhyn arqua un sourcil et prit appuie sur ses coudes pour se redresser, portant un regard froid sur le soldat et l'invita à poursuivre d'un geste de la main. L'homme se racla la gorge et lâcha.

« Vous êtes invitez expressément à le rejoindre. »
« Est-il blessé ? »
« Non lieutenant, mais l'on a ramener un otage erfeydien. Il demande à ce que vous vous en occupiez. »


L'albinos s'assit au bord du lit avant de poser pieds à terre et d'ajuster sa tunique de veilleur. Un otage ? Quel chose lui disait que Kheops n'y était pas étranger.

« Le capitaine est-il de retour ? »
« Oui lieutenant, c'est lui qui a ramener la sauvage. »
« La ? C'est une femme ? »


Le soldat hocha la tête et Erhyn attacha rapidement ses longs cheveux en une queue haute avant de se diriger d'un pas rapide vers la sortie du dispensaire. Sans même prendre le temps de se couvrir, elle sortit ainsi, dans le froid pour traverser le campement, une aura de rage plus que palpable. La jeune femme s'empressa d'écarter les pans de la tente et entra, posant son regard sur le colonel et le salua d'un léger mouvement de tête puis sur l'homme à la moustache qui lui était parfaitement inconnu. Erhenyce se contenta de le snober et posa son regard glaciale sur la pauvre femme qui se trouvait là, attaché au sol. Le médecin s'approcha doucement et s'accroupit, dardant son regard incolore sur la pauvre erfeydienne qui n'avait probablement rien fait de mal. Doucement, erhyn tendit la main et la posa sur celle de la petite brune et souffla d'une voix doucement.

« Je vais m'occuper de vous... Vous n'avez rien à craindre de moi. »

Pour appuyer ses mots, la jeune femme offrit un sourire rassurant à l'erfeydienne puis se releva et fixa le colonel.

« Je vois que le capitaine a encore prit de bonnes décisions. Pouvez vous la faire détacher et emmener au dispensaire ? J'ai besoin de l'examiner. »
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Veilleur Pourpre

On m'appelle Esmeôr Aanka'Leï


Infos Personnage
RANG: (joueurs que votre personnage à renconter en RP)
VILLE & APPARTENANCE : Ofagär
MON AGE : 58 ans
Féminin
MESSAGES : 228
AGE : 26
INSCRIT LE : 15/08/2011
PSEUDO HABITUEL : Aza/Naus'
Joyaux : 27
Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Jeu 23 Avr 2015 - 7:21

Il laissa traîner son regard vers son fils lorsque celui-ci quitta la tente, le dos droit et fier. Il était certainement en colère et ne devait pas accepter sa retraite, mais Esmeôr était lasse de devoir passer les caprices de son fils aîné.

Enfin, il reporta son attention vers la jeune prisonnière qui ne perdait pas une miette de cette scène. Sans aucun doute, elle avait compris les tensions et le désaccord qui animaient cette pièce. Le vieil homme fronça les sourcils et se passa une main dans la nuque. Ces derniers jours, elle lui faisait terriblement souffrir. Le surmenage commençait à ne plus devenir de son âge.

Il n'eut guère le temps de s'apitoyer davantage que le médecin arriva dans la tente. Comme toujours, la très mystérieuse Khar'ayn entra en trombe et salua que trop peu rapidement le Colonel. Un jour, il la remettrait à sa place, mais pour l'heure, il souhaitait surtout sortir d'ici et prendre le temps de réfléchir à la suite des événements.

« Lieutenant Khar'ayn » il lui fit un signe de tête puis continua : « Je vous confie le soin de cette autochtone, mais je vous sommes de pas vous intéresser de trop près. Au retour du Capitaine Aanka'Leï, l'interrogatoire pourra commencer. Avant cela, veillez à ce qu'elle reçoive de quoi se restaurer et se soigner. Et bien entendu, aucune infirmation ne doit être divulguée sans mon consentement. Est-ce bien clair ? »

Il insista lourdement, connaissant assez bien le caractère imprévisible du médecin. Lorsqu'elle hocha la tête, il se tourna vers l'envoyé de Ruyn et continua :

« Nous reparlerons de tout cela une prochaine fois. Pour l'heure, je dois vous laissez. »

Il fit un salut militaire et quitta la tente, sans attendre d'être retenu.


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Ordre de Ruyn

On m'appelle Asàf Lysereän


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RANG: Érudit
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INSCRIT LE : 02/07/2014
PSEUDO HABITUEL : Brd
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http://www.ile-joyaux.com/t2496-asaf-lyserean-l-erudit-perche
Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   - Ven 1 Mai 2015 - 3:51

Asàf comprenait la sévérité de l'Officier à son égard. Il s'était laissé emporter par sa passion pour ce nouveau monde et sa curiosité pour les habitants de cette île miraculeuse ainsi que pour leur pouvoir. La lueur dans son regard ne s'était pas éteinte alors qu'il fixait l'autoctone, l'air un peu déçu. Il acquiesça d'un signe de tête en direction du colonel.

A ce moment une jeune femme entra, sûrement la soignante qu'avait fais quérir Esmeôr. Comme elle se désinteressai de lui il en fit de même et resta silencieux pendant que l'officier donnait ses ordre à son subordonné. Puis quand il s'adressa à lui, Asàf fit un petit signe de tête pour acquiescer avec une moue vexer toujours figé sur son visage.

Après le départ du colonel, il resta un moment à observer, avec un regard vide, le médecin appliquer les soins puis il souffle du nez d'exaspération et quitta la tente à grand pas pour retrouver le froid de l'extérieur.

Spoiler:
 

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Posté dans Re: Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.   -

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