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La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise

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Ostracisé

On m'appelle Mowiel Solverre


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Posté dans La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Ven 29 Mai 2015 - 9:06

Sur le chemin qui la menait à la décharge, Mowiel croisa une vieille femme.

Elle avait ses vêtements de lin en lambeaux, et un joli petit collier autour du cou. Elle s'appelait Grimda et elle avait l'âge vénérable de soixante dix ans. D'après Khalël, c'était une femme forte, courageuse par le cœur et capable de grandes prouesses médicales.
Mais aujourd'hui, elle était couchée près de cinq autres cadavres. Des hommes, des femmes et des enfants, dont l'un d'eux n'avait pas plus d'une année de vie. Le Sarang ne les avait pas déchiqueté. L'assassin ne leur avait pas ôté la vie d'un violent coup de son épée ; une mort bien plus lente et douloureuse les avait abattu de son souffle invisible : la faim.

Effrayée par la vue de ces cadavres, la jeune femme quitta les cités troglodytes et rejoignit le grand désert. Depuis plusieurs jours déjà, les ostracisés luttaient contre la tempête et la chaleur du désert. Les foulards qu'ils maintenaient en permanence devant la bouche et le nez suffisaient à peine à les protéger. Le vent soulevait un sable fin comme la farine, qui s'infiltrait même sous les vêtements. Rejoindre les portes de Penjoie allait sans doute prendre quelques heures. Mais la nourriture qu'elle allait trouver aux pieds des murs de la cité en valait la peine.

Elle avait pour compagnons de route deux hommes et une femme. L'un d'eux portait l'épée, mais les deux autres n'avaient rien pour se défendre. Mowiel, elle, avait à sa ceinture le sabre que lui avait confié Khalël. Avant son départ pour Penjoie, il lui avait fait promettre de ne pas s'en séparer et à raison : bien que seulement quelques kilomètres séparent la cité troglodyte de la ville, les prédateurs, les Veilleurs et les Forbans, plus rares, représentaient un danger non négligeable. L'Ugron n'avait pas peur de s'attaquer aux voyageurs imprudents. Les Veilleurs eux, traquaient sans relâche les ostracisés dont l'un des membres de la famille ne s'était pas engagé dans la guerre aux Erfeydes. Quant aux Forbans...leur cruauté seule justifiait leurs actes. Ils étaient de tous les plus craints.

Mowiel était la seule du groupe à espérer ne pas croiser un groupe de Veilleurs. Mais les alentours de la ville de Penjoie étaient étroitement surveillés et rapidement, la jeune femme dût fuir son groupe et se réfugier plus loin dans le désert, à l'abri des dunes, en attendant que la voie se dégage. Elle n'avait aucune idée du statut qu'elle avait au regard de la loi. Etait-elle encore gens du milieu ? Etait-elle encore considérée comme une habitante d'Arish ? Ou bien, comme elle le craignait, les Lysereän avaient-ils fait les démarches nécessaires pour la déclarer hors-la-loi et la contraindre à vivre jusqu'à la fin de ses jours dans les cités troglodytes, avec pour seuls compagnons des violeurs et des assassins ?

- Allez-vous en...marmonna Mowiel.
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Forban du Désert

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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Sam 30 Mai 2015 - 12:15

Bande Son - DareDevil

L'homme en noir fit tournoyer la longue longe de corde dans sa main, un grappin métallique aux formes arrondies sifflant au dessus de sa tête. Il relâcha d'un seul coup son ustensile et l'accrocha du premier coup à l'un des créneaux qui trônaient au dessus de lui. Depuis ce point précis de la montagne, l'ascension était possible sans qu'aucun habitants de la cité troglodyte ne repèrent ceux qui s'y risquaient. La discrétion était la partie la plus important du plan, avait insisté le gros homme qui l'avait engagé. Il fit jouer le deux trois fois la longe afin d'en assurer le maintient, et monta le premier à l'attaque de la ville des ostracisés. Un secret de polichinelle que connaissait tous les forbans du désert, car aucune partie de ce maudit désert leur est inconnue.
Il tirait fort sur les bras et se servait de ses jambes pour avancer, donnant l'impression de marcher carrément sur le mur à la verticale. Il avait une certaine aisance dont ne pouvait se targuer les hommes blancs de la ville, et cela le fit sourire. Déjà qu'il avait été forcé par la Conjecture à accepter de traiter avec ses hommes dont il doutait qu'ils soient des Veilleurs Pourpre incognitos, alors un peu de supériorité physique frisait avec le plaisir. Il assura sa prise et verrouilla son poignet pour se retourner et attendre ceux qui le suivaient. Balthazar avait une avance d'au moins cinquante pieds sur ses employeurs, et il jura entre ses dents des insultes uniquement compréhensible de ceux du désert. Il reprit l’ascension avec calme et arriva promptement en haut de l'édifice. Il passa une tête couverte de son éternel capuchon, qui servait autant à masquer son identité qu'à le protéger des vents chauds du désert. Les autres mangeaient du sable du petit jour jusqu'à la nuit noire, et pestaient contre les conditions de vies du coin. Bien fait pour vous tiens, vous n'aviez qu'à vous adapter. Dans ces sombres contrée réchauffé par un soleil sans pitié, il n'y avait que les plus forts et les plus malins qui survivaient.

Personne à l'horizon (parfois les ostracisés organisaient des rondes de surveillance, bien qu'ils n'étaient pas des combattants farouche). Il attendit ses compagnons d'un soir, éphémères passages dans la vie du pilleur. Il se pouvait que quelques instants plus tard, lui et ses hommes seraient ennemis et se jureraient la mort dans une danse macabre. N'empêche, je me demande quel genre de corniaud ils traquent pour prendre autant de précautions. Balthazar s'imagina un esclave particulièrement dangereux, une bête sauvage qui connaissaient des secrets gênants. Ils étaient tout de même six pour un seul corps, c'était une sacrée échelle des puissances pour le forban. il avait toujours appris à rentabiliser un maximum ses forces et à les diviser ce qu'il fallait pour accomplir l'objectif. Quand on doit voler pour manger, et tuer pour évoluer, l’organisation et la planification restent les meilleurs boucliers contre la pénurie.

Ils s'enfoncèrent discrètement dans les ruelle sombres de la cité troglodytes. Le forban apprécia l'architecture qui ressemblait parfois à ce qui lui servait de foyer. Il était comme chez lui et marchait avec l'assurance insolente d'un chef de clan, en plein milieu du passage. Les autres quand à eux se dissimulaient dans l'ombre comme si un œil dans le ciel pouvait observer leurs manège et décider de les frapper de disgrâce. On croisa deux hommes qui discutaient à la faveur de la nuit, et ses "compagnons" décochèrent une volée de flèche qui s'écrasa sur leurs visages. En à peine une seconde ils étaient déjà mort. Ils avaient à peine eut le temps de se rendre compte de la présence du groupe armé, leur feu crépitant encore joyeusement à leurs pieds, il s'y écrasèrent la tête la première. Il les guida jusqu'à la petite place qui les intéressaient, il entrèrent dans une petite maison taillée à même la pierre assez basse et d'une couleur terne. Balthazar attendit les bras croisé le dos contre la petite maison, une main sur son éternel couteau fétiche.
Quelques secondes plus tard. Il capta des bruits de lutte et on tira quelqu'un de son lit violemment, on le ramena bâillonné comme un criminel. Comme lui, songea-t-il. L'homme était assez âgé pour avoir les cheveux gris et le dos voûté. On lui fit signe de répartir. Ils avaient l'air énervé et tendu comme des puces, presque qu'ils sautillaient sur place alors qu'on avait mit toutes les précautions au monde pour pas se faire voir en arrivant. Ils poussèrent violemment l'homme devant eux, lui mettant parfois des coups de crosse lorsqu'il était trop lent. Le Balafré ne savait toujours pas qui on cherchait ni pourquoi, et ça commençait à ne plus lui plaire.

Au diable les Anciens et les Ordres, il se dit, Je vais juger au regard de ma propre justice, et si le contrat n'est plus viable selon Mon code, je le briserais comme je briserais leur tendres coups de petit mammifère. Et il repoussa une nouvelle fois les élans de haine qui lui picotait le bras droit, en le secouant avec vigueur. Ils remontèrent la rue jusqu'à la sortie du village, et ils disparurent dans la nuit.

[...]

Le forban détourna le regard une fraction de seconde, le temps d'exprimer le dégoût que lui inspirait sa tâche. Une lourde tâche. Celle de faire parler un homme qui ne sait que la moitié d'une vérité dont son friands les commanditaires de ses absurdités. Il attrapa fermement la pince en métal qu'il tenait au dessus de sa victime.

- Pitié ... Non.... Arrêtez, je sais pas d'qui vous voulez parler ! Et il était même probable que cela soit vraie, pensa le jeune homme, décelant une grande rasade du concept rafraichissant dans la bouche du vieille homme. Seulement ce n'est pas parce que ce qu'on pense est vrais que c'est le cas, alors il retourna au charbon.

Attrapant l'ongle de l'Ostracisé, il tira d'un coup sec et reposa la question d'un ton sec : Où est-elle ? La fille ? Dis moi quelque chose qui plaira à mes oreilles, bordel ! Il avait en horreur de devoir agir ainsi, la douleur n'étant pas une cause bienvenue dans son monde. La mort est quelque chose de sec, brutal et définitif. La douleur c'était autrement plus long et pernicieux. Et ce n'était pas son genre.

À la guerre comme à la guerre, qu'ils disaient.

On suivait les traces de pas qui se perdaient entre les dunes, un vent poussiéreux effaçant peu à peu leurs architectures. Le désert avait ce pouvoir, effacer complètement les traces de vies de ceux qu'il dévore, et parfois ne recrache pas ! Fort heureusement pour la petite troupe que menait Balthazar à travers les sables, ce n'était pas le cas des gens qui étaient allé chercher pitance.Il ne connaissait pas ses coutumes mais en pris bonne notes, car cette information pourrait être utile à l'avenir. Il rassura la prise sur la boussole rudimentaire dont il se servait pour se repérer à travers la tempête de sable qui menaçait. Fort heureusement, ils retrouvèrent le groupe de la fille bien  vite, tout près du mur d'enceinte de la ville. Les hommes qui l'accompagnaient lui firent signe d'attendre près des réserves et du petit engin qui les transportaient d'aventure, sans bouger.  
A pas de loups, les mercenaires s'approchèrent des hommes et des femmes Ostracisé, et Balthazar préféra ne pas voir la violence gratuite dont il firent preuve pour éliminer toute résistance. Et après nous ne sommes que des barbares, se dit-il vaguement dégoûté. Les adversaires des reîtres n'étaient pas armés et ne savaient de toute façon pas vraiment se servir d'une arme, et se firent massacrer en deux temps trois mouvements. Un seul fût gardé en vie et on dit au "chien du désert" de repartir à la traque. Il commençait à souper de toute cette affaire.

[...]

Spoiler:
 

- Allez-vous en...marmonna Mowiel.

L'homme ricanna, et ses deux compagnons gloussèrent comme des poules. S'il y'avait quelques choses de drôles dans ta phrase, ils n'y avaient qu'eux pour goûter l'ironie de la situation. Toi tu étais surement surprise, te demandant ce que te voulaient ses trois bonhommes. Mais le regard dur de celui du milieu te rappelait quelque chose malgré le turban qu'il portait, et ses tatouages ... Non c'était presque impossible qu'il puisse te retrouver ici et maintenant ... Pourtant les deux plus petits foncèrent sur toi, comme si leurs gabarits leur donnait l’initiative et le besoin de frapper en premiers. Ils t'attrapèrent tandi que tu poussais peut être des cris et que tu essayais de te défendre.
Ils n'étaient pas en reste, criant pour rameuter toute la cavalerie lancée à tes trousses depuis quelques jours. Tu essayes de t'enfuir mais une gifle cuisante t'empêche de récidivé. Tu es perdue, ils t'ont retrouvé et tu n'as nulle part ou t'échapper, aucunes ruses qui puissent t'aider à te soustraire des obligations qu'ils ont décidé pour toi. Le chef arrive, avec son air satisfait et ses cheveux couleur orangés, il n'est pas très grand et semble bien te connaître. Ses épaules sont si larges qu'il paraît presque plus épais que haut. Il a un air bourru et porte la casaque ocre qui lui donne l'air d'un aventurier du désert. Il semble s'être très bien accommodé de sa nouvelle affectation, bien qu'une colère sourde pointe à travers sa voix.

- Hin Hin, si ce n'est pas mademoiselle Solverre, comment on s'retrouve ! Il rit un coup en buvant à sa gourde une longue gorgée d'eau. Un peu comme pour te narguer. C'que t'es plutôt difficile à retrouver dans ton genre l'ptite dame hahahaha ... Il s'approcha de toi, et tu sentais les relents de vin et de ruine qui s'échappait de son corps rance. il prit le temps de se tamponner le tarin et le front d'un petit chiffons rouge vif avant de continuer : C'que t'peux plus nous jouer d'ptits tours hein !? Dans l'sac la Ma'zelle ! Il jubilait.

C'est à ce moment là que tu remarques le forban à sa gauche, qui te fixe intensément de ses yeux semblable au désert, les oasis en moins. Il paraît aussi froid que l'hiver, mais pourtant ... Pourtant, c'est de l'insolite que survient touts les miracles non ?



"L'honneur ? L'honneur c'est comme les chaussettes, à quoi ça sert si on ne porte pas de chaussures ?"
Je parle - Je pense - J'agis.

Spoiler:
 
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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Sam 30 Mai 2015 - 15:40

La gifle arriva si vite sur sa joue qu'elle n'eut plus la force de s'échapper. Elle avait été donnée avec tant de violence, tant de rage, que sa vision se brouilla. Elle n'osa plus bouger. Il l'avait frappé et une douleur oppressante lui coupait la respiration, aliénant chacun de ses gestes. Mais elle ne pleura pas ; pas devant eux. Cette gifle, elle la rendrait au centuple. Elle se vengerait de ce mercenaire et de ses hommes. Les ferait souffrir comme ils la faisaient souffrir. Réduirait leurs cœurs en cendre, comme ils avaient détruit le sien. Elle les tuerait tous, elle s'en fit la promesse. Bouillonnant de colère, elle détourna le regard, et croisa celui, glacial, d'un énième homme, plus distant, plus flegmatique.

On ne voyait rien de lui, si ce n'est la couleur ocre de ses yeux. Sous ses guenilles, Mowiel percevait à peine la forme de ses muscles, mais le devenait athlétique. La couleur dorée de sa peau se perdait sous les couches de sa sable et de poussière. Il avait de l'allure, de la prestance. Mais en dehors de ces qualités singulières pour un mercenaire, le masque tombait et il apparaissait dans toute sa médiocrité : un homme sans foi ni loi, tout juste bon à chasser pour quelques galons d'or et une réputation.

Elle était à leur merci. Elle était à la merci des Lysereän.

Je ne retournerai jamais là-bas. Plutôt mourir que de retourner là-bas.

Soudainement, Mowiel se débattit en hurlant avec la force du désespoir. Elle planta ses dents dans le bras de l'un de ses ravisseurs, lacéra la joue du second de ses ongles noirs. Elle se débattit de plus belle, tentant de rester insensible aux coups, arrachant un morceau de chair au plus jeune, lorsqu'il la frappa à la tête. Ses poumons la brûlaient. Son cœur battait si fort dans sa poitrine. Elle crut un instant qu'elle allait perdre connaissance, mais le désir de vivre lui donna la force de se saisir de son sabre à la taille, et de s'éloigner de quelques pas de ses adversaires, menaçant chacun d'eux de la lame argentée.

- N'approchez pas ! N'approchez pas, j'ai dit !

Elle recula, clignant des yeux pour éclaircir sa vision. Son bras tremblait de devoir tuer, faire couler le sang. Pointant son arme sur l'un, puis l'autre des mercenaires, elle croisa à nouveau le regard austère de l'homme au turban, dont les yeux se perdaient dans les siens, sans jamais s'en détacher. A quoi pouvait-il donc penser ? Repointant son arme sur l'un des mercenaires qui approchait dangereusement, Mowiel essaya, en vain, d'être plus menaçante :

- Si vous faites un pas de plus, je vous tranche la gorge !
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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Sam 30 Mai 2015 - 17:22

Exactement, en ce moment même, la foi et la loi de Balathazar se battaient comme les deux aspects de nos vies, le bien et le mal, la foudre et le feu, les forts et les faibles. Alors c'était pour ça qu'ils avaient fait toutes ses histoires ? Un bout de femme à peine plus petite que lui, frêle et fragile ? Et cette femme méritait autant de morts ? Dans son fort intérieur, le jeune chef de clan pensait être en plein hallucination. Entre son sens du devoir (un assassin ne revenait pas sur ses contrats, c'était une règle qui évitait de nombreux désagréments) et sa raison, il n'aurait su dire lequel en imposait le plus en lui. Certainement pas la fille, qui commença à se débattre, dévoilant un talent certains si ce n'est pour combattre, au moins pour se défendre. Elle fit reculer les deux plus jeunes du groupe, l'un d'entre eux se tenant le bras dans un chiffon ensanglanté.

- N'approchez pas ! N'approchez pas, j'ai dit ! Qu'elle commença à crier, dévoilant les griffes sous la petite fourrure et la choupinitude.

Elle leva son sabre au dessus de sa tête, et Balathazar comprit qu'elle ne pourrait tenir bien longtemps. Le jeune le plus salement amoché recula et fit couler l'eau de sa gourde sur son bras, montrant ses blessures de guerre au "chef" du groupe. Regardez moi ça, une sauvage chef ! Regardez moi ça ... Qu'il arrêtait pas de murmurer comme si cela pouvait faire passer la douleur. Pendant ce temps, la défense s'organisait autours de la jeune fille, attendant un signal du chef de meute pour lâcher les chiens sur la pauvre erre qui n'avait manifestement pas de chance. C'était aussi ce que pensait Balthazar, tout en gardant à l'esprit que la dame Fortune était capricieuse, pouvant frapper les deux camps qui se disputent une terre ou un titre sans distinctions. Il laissa sa philosophie au placard et approcha en même temps que le roux du cercle curieux et centre des débats.
Les hommes harcelaient la pauvre jeune fille de coup du plat de la lame, se retirant juste au moment ou sa propre arme traçait un cercle hésitant mais létal, mordant l'air sans rencontrer résistance. Elle fût bien vite couvert de bleu d'estafilades, quand le chef leva le bras en signe de clémence.

-Là, Là ... Elle doit avoir compris maintenant .. T'vas retourner fissa avec nous d'ta jolie maisonnette, t'es pas contente ?Qu'il fit avec un sourire presque convainquant, mais un peu trop louche pour être honnête, il approcha une main de ta tête, et se figea dans une expression de douleur beaucoup plus crédible ... Aïe Aïe oyahyah ! Elle m'a mordu la conne ! Bordel de fout'dieu va ! Qu'il jurait encore entre ses dents.

Il se retourna avec un air de rage sur le visage, désormais sûr qu'on ne pourrait te domestiquer sans dommages. Il regarda la petite troupe qui t'entourait et lâche méchamment - Faites en moi c'que vous voulez d'cette petite ! Qu'elle nous fasse plus d'entourloupes tiens. Sachant pertinemment que des mercenaires savaient briser les fortes têtes comme toi... On déchira tes vêtements, on te jeta à terre. Tu te relevais difficilement en jouant des pieds et des mains. Ton arme rencontra enfin la peau de tes détracteurs et tu repris espoir, malgré que le nombre ne diminuait pas autours de toi ... Si tu regardais dans la direction du métèque qui accompagnait tes ancien collègues, tu verrais qu'il désapprouvait totalement ce qu'il se passait ...

Et il n'était pas le genre d'homme à qui déplaire se passait de conséquences.

- Arrrh Arrrh Arrrh, lâcha-t-il plein de confiance, plein de morgue, plein de plein de truc, Alors comme ça,  à neuf contre une gamine vous êtes pas foutus d'faire un travail convenable.. Ils sont beaux "les mercenaires les plus craints d'Arish !" Hahahaha

Par tous les dieux, que je trépasse si je faiblis.   



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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Lun 1 Juin 2015 - 14:27

Pour la toute première fois, l'homme parla. Longtemps il était resté en retrait, observant, attendant, se disant très certainement que s'il était patient, il n'aurait pas à se salir les mains dans la capture d'une enfant. Mowiel en avait d'abord déduit qu'il était le chef de ces vauriens. Mais il portait à ces hommes moins de respect qu'un Cultivateur en a pour son troupeau de Draomas. Il ne pouvait être l'un de leurs meneurs. Il ne pouvait pas même être l'un des leurs. Alors quelle était la raison de sa présence ? Appartenait-il à la noble famille des Lysereän ? Était-il pour eux, plus qu'un homme de main, un ami ?

C'est impossible.

Non, elle se trompait. Il était comme eux, un mercenaire, un assassin. Et la patience, qui semblait être l'une de ses quelques rares qualités, l'homme commençait à en manquer. Ses provocations à l'encontre de ses compagnons allaient sans nul doute les rendre plus dangereux, plus audacieux. Et elle ne résisterait pas à davantage de coups. Il lui fallait fuir au plus vite. Mais part où ? Et comment ? Il lui semblait bien vain de tenter de leur échapper.

Le souffle court, le coeur battant, Mowiel savait qu'elle ne pourrait rejoindre la cité troglodyte à la seule force de ses jambes. Quant à se réfugier en ville, il n'en était désormais plus question, les Veilleurs refusant l'accès de la cité aux ostracisés ou à tout ce qui y ressemblait.

Désormais, seul un miracle la sauverait. Elle n'avait donc rien à perdre à tenter l'impossible.

Elle fonça sur l'homme au turban. Elle fonça, priant Ryun de semer chez cet individu suffisamment de confusion pour qu'il la laisse passer et se perdre dans les dunes du grand désert. Elle pria Ruyn de lui accorder un peu de répit, un peu de chance, avant qu'à nouveau ils ne la retrouvent et la conduisent aux Lysereän.

Son épaule rencontra la sienne.
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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Mar 2 Juin 2015 - 3:31

Bande son - Interstellar.
Les regards se tournèrent vers l'homme du désert, laissant quelques instants de répits à la petite dame pour se décider à agir. D'antipathique, les regards que fichaient sur son corps la petite troupe étaient devenus mauvais, remplis d'un étincelle de violence et de folie bien vaine. La situation était une poudrière, et Makäan se savait assis dessus. Il avait bien peser le pour et le contre avant de se lancer dans cette tirade triée sur le volet, dont il s'était assuré le tranchant et l'effet. Il continua en insultant les mercenaires dans sa langue natale du sud, cette langue âpre et rocailleuse dont le sens échappait à tout Korrulien, même si cela semblait en être. Des mots comme "lécheur de fion, maudits faiblard, fils de blancs, mange tes morts" et autres bouquet fleurie qu'il déversait sur la tête de ceux qui l'avait conduit ici, un peu de force.

Et depuis qu'il avait vu la discrétion toute particulière dont ils faisaient preuve dans cette affaire, mais aussi l’énergie qu'ils mettaient à retrouver la jeune fille, il était de plus en plus méfiant. Et autant un Al Quina'a méfiant était dangereux, autant le chef du clan l'était à un point létal. Sentaient-ils leurs bras s'engourdirent ? Sentaient-il la voix du Balafré fluctuer comme si elle dansait dans leurs oreilles ? C'était le début, mais aussi la fin de la traque.

Balthazar avait choisis son camp. Alors quand l'épaule de la jeune fille le percuta sous les regards désorientés de ses comparses, il rattrapa son bras alors qu'elle essayait de le dépasser. Des voix s’élevaient encore dans les airs, mais regardant une petit montre à gousset bricolée pour tenir sur un  bracelet en cuir noir tout en lacet. Il prit le temps de réfléchir à sa prochaine tirade. Il s'agissait de rassurer quelqu'un, et ça, ce n'était pas son point fort.

- Tututu, commença-t-il en la ramenant vers lui et en l'agrippant fermement. Ses yeux d'or se fichèrent dans ceux d'un brun irréel de leur proie. Ne cours pas si vite, je pense que la suite va t'intéresser plus que quiconque dans ce foutu désert. Termina-t-il en faisant un clin d’œil à la jeune femme. Quel est ton nom jeune fille ?Les mercenaires voulurent répliquer et grogner, ne voulant absolument pas que des informations soient divulgués. Mais leurs gorges assoiffées et leur sensations engourdies les occupaient beaucoup plus que ses menues détails. Tant qu'on ne remontait pas jusqu’à la famille de cultivateur qui les avait engagé, il toucheraient leurs primes. Ce n'était pas non plus la préoccupation première de la petite troupe. Qui était l'homme qu'ils avaient engagé comme guide, par contre, en était une de premier ordre. Pourquoi est-ce que Tarik ne bougeait plus depuis cinq minutes déjà, son bras toujours ensanglantés par la blessure de la fille ? Le fait que l'inconnu qui les avait mené jusqu'ici semblait de confiance, ils n'en doutaient que maintenant.

- Qui.. Est...tu... salopard ? Parvint à articuler le chef de la bande, malgré que ses muscles tétanisés refusaient déjà de répondre à ses demandes urgents. Ramasser son arme tombée au sol, foncer sur le chien du désert, lui faire payer ses paroles et ces drôles de paroles incompréhensible. Ramener la fille. Tout cela se bousculait sous sa tête, malgré son cœur battant à la chamade comme s'il faisait un grand effort.

Le Balafré se retourna vers la brune qu'il tenait toujours dans un étaux d'os et de chairs. Ses paroles étaient presque chantante, et son accent bien différent de celui des citadins. Il semblait presque être un étranger dans son propre pays, ou à l'un de ses paysans qui ont leurs propres dialecte.

- Aujourd'hui, ses chiens de mercenaires vont apprendre une leçon, et pas de façon agréable, Mowiel. Il se retourna vers ceux qu'il désignaient comme des "Blancs" ou ceux qui ne vivent pas dans le désert. Les Veilleurs Pourpre étant encore une caste à part bien plus vil que ceux là. Ils vont apprendre qu'aucune proie ne leur appartient dans ce foutu désert. Pas vrais, chef ?Pas de réponse, juste le silence. Il aimait ça, ce moment de calme après le forfait accomplis. Quand ils ne voyaient pas venir la mort, alors qu'elle aiguisait déjà sa faux au dessus de leurs nuques. La mort est une affaire de patience, de temps, de moments, d'attentions, d'observations, de compréhension aussi parfois. Il avait collé si bien à la troupe que personne ne s'était méfié de lui, et qu'il avait crée la situation favorable. La sienne, rien qu'à lui.
C'était ça, un assassin.

- Je les ai drogués il y'a deux heures déjà... Fit-il à Mowiel en la lâchant progressivement. On pourrait dire qu'il était un traître et un parjure. Il avait juste assuré sa survie, ce n'était pas un acte de bonté. Vu les méthodes de ceux qu'il accompagnait, il ne doutait pas être le prochain sur la liste de ses mercenaires. Alors, j'ai deux foutues questions pour toi à présent, jeune dame. La première, que fait-on de tes putain d'amis présent ici ? Et la deuxième... Qu'est-ce qui t'amènes dans mon désert ? Et ses yeux semblaient danser à la lueur de la lune dans le ciel, s'allumant dans un jaune particulièrement vif.

C'était là un rebut particulièrement efficace.



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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Lun 8 Juin 2015 - 7:54

Son ton abrupt, légèrement provocateur, la fit tressaillir. La lèvre tremblante, elle se tourna légèrement vers lui et chercha son regard. Des yeux dorés, aussi éblouissants qu'un ardent soleil. Elle eut l'impression qu'ils retiraient une à une les couches protectrices dont elle avait enveloppé son âme mutilée. Bon sang, que lui arrivait-il ? Que voulait-il d'elle ? Dès l'instant où elle avait posé ses yeux sur lui, elle avait su qu'il serait une source d'ennuis.

- Le désert est libre et sauvage. Il n'appartient à personne.

Ses habits étaient en lambeaux et poisseux de sueur. Les grains de sable la cinglaient comme des millions de minuscules éclats de pierre, transperçant sa peau là où le lin ne la protégeait désormais plus. Et maintenant ? Qu'allait-il advenir d'elle ? Qu'allait-il advenir d'eux ? Son cœur se serra. Elle ne voulait pas pleurer. Pas cette fois. Elle se mordit l'intérieur des joues.

- Vous tenez ouvertement le discours d'un Forban. Sachez que vous n'êtes pas plus seigneur de ce désert qu'ils ne le sont. Leur cruauté, leur sauvagerie, leur bestialité, ne...ça ne fait pas d'eux des...rois...tout comme votre déloyauté...

Mais elle lui devait la vie, à cette déloyauté.

Tournant le dos à l'inconnu, Mowiel chercha la route qui la ramènerait aux cités Ostracisés, auprès de son ami, à l'abri de la tempête. Tout lui semblait confus. Tout était flou. Frottant ses yeux, elle avança à petits pas, titubant, suivant son seul instinct, comme elle l'avait toujours fait jusqu'à présent. Elle n'était pas certaine de la direction à prendre. Elle n'était plus certaine de rien. Les dunes étaient toutes identiques. Chacune ressemblait à l'autre. C'en était crispant.
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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Mar 9 Juin 2015 - 15:28

La fugitive avait plus l'air d'une fleur fragile que d'un puissant guerrier, aussi intéressait elle d'autant plus un Balthazar devenu sanguin. A vrai dire, il n'avait pas du tout réfléchi à la réponse de la jeune fille, s'arrêtant égoïstement sur son besoin impérieux de débarrasser son désert de quelques ordures. Littéralement. S'il pouvait au passage savoir qui était l'objet d'une chasse pareille à travers le désert de Korrul, cela lui convenait encore mieux. Le Balafré était autant un homme de savoir que d'action, aussi lui semblait-il normal d'en collecter un maximum. Il ne s'attendait juste pas à tomber sur une fleur de cette trempe. Une de celle qui pousse partout, même dans le grand bourbier des villes où pourrissaient ceux qu'il aurait pu appeler des frères. Non, il n'aurait pas pu. Trop de sang avait coulé entre Korrul et les forbans du désert, au présent comme dans un passé encore pire que ce qu'il pouvait imaginer. Il avait lu des chroniques, fait des recherches sur la façon dont traitaient les villes du désert les siens. Des sang mêlés. Des tarés inter-espèces. Parfois, Makäan se demandait qui pouvait être son père. Sans doute un Matroscien, car on l'avait enlevé au sein de sa mère quand elle avait pénétré dans le désert pour sauver son petit. C'était écrit dans un journal, comme la mort de cette dernière à la suite de sa résistance, et de la bataille pour prendre possession du jeune enfant. Depuis, il avait beaucoup moins de regret d'avoir tuer ce salaud de Vif-Acier. Le savoir pouvait également être une malédiction avait-il compris, mais sa recherche de la vérité n'avait jamais cessée.

- Ma loyauté va aux miens, tout comme ma cruauté, ma sauvagerie et ma bestialité sont réservées à mes ennemis ... A peine avait-commencé à parler que la fille lui tournât le dos et s'en alla comme si de rien était.

Ma parole, ces femmes sont folles. Il rattrapa la jeune fille en cinq pas, la voyant commencer à déambuler parmi les dunes. Si elle croyait pouvoir venir mettre le 'souk' chez lui sans avoir un seul mot à donner, pas même à son sauveur, elle se trompait lourdement. Décidément, la politesse n'étouffe plus les jeunes ... Se dit-il intérieurement, dégainant un cimeterre de sa ceinture en fondant sur sa proie. Il n'était peut être pas un roi, ou un président ou il ne savait pas quoi. Seulement, il était Makäan Al'Bazzabouzoria, et personne ne lui tournait le dos et lui manquait de respect sans manger les ronciers par la racine.

Alors que la jeune femme escaladait une dune, elle sentit un objet froid collé contre sa gorge. Il était là, et il ne valait pas mieux bouger si elle ne voulait pas finir avec sa jolie figure séparée du reste de son corps. Quel gâchis ce serait ... Il reprit la parole d'un voix forte et plaintive comme les pierres.

- Sache que tu considères peut-être ce désert comme une étendue sauvage, inhospitalière et libre. Il inspira par la bouche, abaissant un peu l'arme mortellement aiguisée par ses soins.Sauf que pour moi c'est mon foyer ! Ce sont les seuls terres sur lesquelles peuvent circuler librement ceux de mon 'espèce' comme vous le dites si bien ! Elle est ma confidente le soir, et ma mère depuis ma plus petite enfance ! Elle est la sœur qui me conseille, l'amante qui réchauffe mes nuits quand la lune est bien trop haute dans le ciel ... Il la fit le regarder, plongeant son regard d'or dans celui de la brune. Décidément, elle avait le luxe pour lui inspirer des paroles et des actes dotés de peu de sens. Et ceux depuis bien avant leur rencontre. Alors saches tu n'as aucun droit sur MES terres. Aucun à part ceux que je voudrai bien te donner ... Comme par exemple te permettre de retrouver le chemin jusqu'à chez toi ! fit il en désignant une dune un peu plus loin à droite.

Il lui fit signe de le suivre et de ne rien tenter d'idiot. Il reprenait peu à peu une contenance plus calme.

- Alors quand je te demande ce que te voulais ses putains d'enfoirés qui vont bientôt mourir, j'aimerais que tu me répondes, et avec honnêteté... Bordel ! lança-t-il derrière lui, rangeant son arme au fourreau de cuir racorni qui pendait à sa ceinture.



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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Lun 15 Juin 2015 - 9:02

- J'ai offensé une riche famille d'Arish. Je leur devais obéissance et je les ai trahi.

Il y a un peu plus d'une année de cela, Mowiel était entrée au service d'un Lysereän comme domestique. Avec l'intention honorable de payer sa dette envers Wirian, qui l'avait sauvé des griffes d'un commerçant qu'elle avait volé, elle l'avait dignement servi, et ce sans jamais faillir. Jusqu'à ce qu'un beau jour, son rôle ne se limite plus seulement à combler les attentes de son maître...mais celles de tous les Lysereän.

- Je devais manipuler un homme pour obtenir de lui les informations que désiraient mes maîtres. En échange, l'on fournissait à ma famille suffisamment de galons pour subsister. Je suis tombée amoureuse de l'homme que je devais tromper, j'ai partagé sa couche, puis j'ai fui, emportant avec moi des secrets que mes maîtres ne souhaitent pas savoir divulgués.

Le mensonge. La fornication. Quel autre crime avait-elle commis avant qu'elle ne se rende compte de l'énormité de ce pourquoi les Lysereän l'avaient engagé ?

- Je ne sais pas ce que ces hommes me voulaient. Et quelle importance ? Bientôt le sable aura recouvert leurs corps et ils ne seront plus qu'un mauvais souvenir. Pour l'heure, je devrais plutôt m'inquiéter de vous savoir à mes côtés. Vous m'avez peut-être sauvé la vie, mais vous restez un forban. Les Forbans tuent, violent et pillent sans autre forme de procès. Vous suivre plus longtemps serait une erreur...
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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Ven 14 Aoû 2015 - 6:59

Il voyait bien la jeune femme ouvrir la bouche, il voyait bien sa bouche former des lettres, et ses lettres former des mots. Et pourtant il n'arrivait toujours pas à comprendre l'histoire qu'elle lui contait. Obéissance ? Maîtres ? Des galons pour subsister ? Il ne connaissait rien de tout cela, c'était un monde nouveau qui s'ouvrait à lui à travers Mowiel. Un monde fait d'honneur, de parole, d'argent et d'esclaves volontaires. Il pensait presque que la jeune femme n'était qu'une hallucination causée par le désert... En tout cas, s'il n'y avait pas eu les corps inconscients des mercenaires et tout ce qu'il avait dû faire pour leur faire regretter leurs outrecuidances.  

- Votre monde, est décidément bien étrange, commença-t-il en tirant une dague de sa ceinture et une autre de sa botte.

- Chez nous, quand tu veux quelque chose, tu l'obtiens par ta propre force, et si quelqu'un qui t'appartient tente de s'enfuir, il meurt seul dans le désert pour son impudence.

Il présenta la dague côté manche à la jeune femme, et lui sourit pour la première fois depuis le début de cette aventure.

- Ton passé ne m’intéresse pas, pas plus que ton futur. Seul le présent est important ... fit-il de cette voix rocailleuse semblant sortir d'outre-tombe... Tu veux ta liberté ? Alors ici et maintenant, tue ses hommes.

Il lui força la main un peu comme on force la main d'une mère en lui mettant son bébé dans les bras après l'accouchement. La dague était lourde, épaisse, mal dégrossie ... Et terriblement efficace.

- La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise, Mowiel. Et ma liberté te fait peur car elle montre ma force et mes convictions. Je ne t'obligerais pas à me suivre, si tu veux rester dans ta caverne, cachée pour toujours et mendiant pour manger et même boire, soit. Si tu veux te venger de tes "maîtres" en revanche, tu me suivras de toi même ...

Et il commença alors son oeuvre de boucherie salissante, tranchant la gorge du premier homme à sa portée, laissant une traînée rouge carmin dans le sable ocre.



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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   - Mar 18 Aoû 2015 - 3:30

Mowiel avait de bonnes raisons de faire payer chèrement à ses maîtres les souffrances qu'elle avait endurée, mais ces hommes, ces mercenaires, ne méritaient pas la mort pour les erreurs de leurs employeurs. Elle savait que la rancœur, la haine, n'épargnait pas même le plus innocent enfant...mais ça, ça n'avait plus rien à voir avec un différend maître domestique...C'était de la boucherie. Seuls les forbans agissaient ainsi, pas les êtres humains. Pas elle.

- Arrêtez, murmura-t-elle d'une voix à peine audible.

Sans une once de pitié, le forban exécuta un second homme.
A la vue du sang qui s'échappa de sa gorge, Mowiel émit un petit cri et recula. C'était un châtiment d'une cruauté sans nom. Un châtiment dont elle ne pouvait être plus longtemps le témoin. Des larmes coulèrent sur le visage de la jeune femme. Elle ne sut si c'était à cause de la vue du sang  ou de la peur de mourir à son tour.

- Arrêtez...je vous en prie...Arrêtez !

Tremblante, elle se dressa entre le forban et un troisième homme.

- Vous n'êtes qu'une brute, un meurtrier. Contrairement à vous, je préfère vivre enchaînée jusqu'à la fin de mes jours que d'avoir les mains couvertes du sang de ceux qui...de ceux qui veulent...Je ne suis...je ne serai jamais comme vous...

La lame pointée devant elle, Mowiel tenait à peine sur ses jambes. La peur du sang, la peur de la mort, la paralysaient.

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Posté dans Re: La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise   -

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