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[RPI] Je vis. Je meurs. Je vis à nouveau.

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Milice

On m'appelle Larkin Reaner


Infos Personnage
RANG: Soldat - Tireur d'élite
VILLE & APPARTENANCE : QG de la Milice
MON AGE : 19 ans
Masculin
MESSAGES : 83
AGE : 23
INSCRIT LE : 27/07/2013
PSEUDO HABITUEL : Ortimore
Joyaux : 105
Posté dans [RPI] Je vis. Je meurs. Je vis à nouveau.   - Ven 6 Nov 2015 - 2:43

Cela faisait maintenant plusieurs mois que je m'étais réveillé dans cette infirmerie. Et, pour ainsi dire, je commençais un peu à trouver le temps long. Coco, l'aide soignante qui avait été à mon chevet lors de mon réveil, qui m'avait expliqué la situation et qui avait tenté de me réconforter, ne s'était pas représentée. Et lorsque j'avais essayé de demander autour de moi où elle était et ce qu'elle faisait, l'on m'avait vaguement répondu qu'elle avait sûrement été transférée ailleurs. Il me fallut tout de même quelques temps avant d'arrêter d’espérer qu'elle reviendrait un jour, avec ses tâches de rousseur, son sourire jusqu'aux oreilles et ses grands yeux pétillants.

Non, les journées étaient vite devenues ennuyeuses à mourir - sans mauvais jeu de mots pour mes collègues des chambres d'à côté - et répétitives au possible. Je n'aurais jusque alors jamais pu imaginer que soigner des brûlures pouvait prendre autant de temps. Des crèmes, pommades et baumes plus que je ne pouvais en compter, accompagnés de divers pansements qu'il fallait changer régulièrement ... et sans oublier la douleur. Atroce, quotidienne, elle m'empêchait de faire le moindre mouvement et me coulait au lit.

Finalement, ce n'est que lorsque celle-ci s'atténua - parce que je guérissais ou simplement parce que je m'y habituais, ça, je n'en avais pas la moindre idée - que pu commencer ma rééducation.

Petit à petit, je réappris à me servir de mon bras droit - que les médecins avaient réussis à sauver, ce qui n'était pas gagné d'avance - et de ma jambe gauche, profondément atteinte par un tir "perdu" d'éralium.
Avant de traverser ce genre d'épreuve, on se rend pas compte de la chance qu'on a d'avoir un cerveau capable de faire tout un tas de trucs sans qu'on ait besoin d'y penser sans arrêt, et le tout avec un timing parfait. Ça aurait été vachement emmerdant de devoir réfléchir constamment à faire fonctionner son estomac, à faire battre son cœur, ... Oui, que voulez-vous, quand on passe ses journées dans un lit sans rien à faire, on se met à réfléchir à des trucs qui n'ont pas forcément de sens ! Ne me jugez pas !

Toujours est-il que la lenteur de mes progrès était désespérante. A titre d'exemple, il me fallut quelque chose comme deux semaines d'exercices quotidiens pour parvenir à me relever, et bien un mois de plus pour réussir à marcher plus de deux pas sans m’effondrer.

Mais peut-être ne progressais-je pas car je ne n'en avais pas véritablement envie ? Cette question était venue à moi brusquement, un beau jour. En effet, deux voix s'affrontaient constamment dans ma tête, depuis mon réveil. La première, instinctive, m'ordonnait de me rétablir, de me battre pour retrouver une vie convenable. Mais la deuxième me chuchotaient sans cesse que, si je retrouvais l'usage de mon corps, le commandement ne tarderait pas à me renvoyer au combat ...

Ce n'est qu'à partir du moment où je parvins à faire taire celle-ci au profit de la première que commencèrent mes réels progrès pour en arriver finalement là où j'en suis aujourd'hui. Mon épaule est encore douloureuse et, même si je garde mon bras en écharpe la plupart du temps, je peux presque m'en servir normalement. Quant à ma jambe, je pouvais maintenant me déplacer sans aucune autre aide qu'un canne.
Je suis encore loin d'être parfaitement rétablit, certes, mais l'avancée est tout de même considérable !

En parallèle, mes flashs et mes cauchemars des scènes de ma dernière bataille se sont peu à peu estompés. Les souvenirs, eux, sont toujours bien présents et resteront sûrement gravés à jamais dans ma mémoire, mais il ne faut pas trop en demander.

En tout cas, je passe désormais le plus clair de mon temps à déambuler, parfois entre les chambres vétustes de l'infirmerie, parfois - lorsque j'en ai marre des gémissements, des cris de douleur, des toux à en cracher un poumon ou de l'odeur si caractéristique d'un environnement aseptisé - en extérieur. Mais sans sortir de Mirjak, cela va de soit !
Le froid est toujours aussi glacial, je ne m'y suis pas habitué - m'y habituerais-je un jour seulement ? - et le temps toujours aussi couvert. Par moment, entre la brume et les nuages, l'on peut distinguer la silhouette de monumentales montagnes qui ne sont pas sans me rappeler celles de ma ville natale.
Je pourrais presque trouver cela beau. Presque. Parce que, curieusement, entre le climat de cette île, sa faune dont les cris percent parfois le brouillard et ses autochtones avec lesquels j'estime avoir passé suffisamment de temps ... il me serait définitivement impossible d'éprouver quoi que ce soit de positif à propos de ce lieu maudit.
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Milice

On m'appelle Larkin Reaner


Infos Personnage
RANG: Soldat - Tireur d'élite
VILLE & APPARTENANCE : QG de la Milice
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INSCRIT LE : 27/07/2013
PSEUDO HABITUEL : Ortimore
Joyaux : 105
Posté dans Re: [RPI] Je vis. Je meurs. Je vis à nouveau.   - Ven 6 Nov 2015 - 3:26

Je marchais doucement, claudiquant péniblement entre les allées de cet immense campement militaire. Militaire ... Si l'on en croyait ce qui se racontait, cette base ne servirait peut-être bientôt plus à rien. Pour cause, la guerre contre les Boréaliens était en train d'évoluer, de prendre un tournant majeur. Les fusils étaient en train de céder leur place aux livres.

En effet, la Milice s'était emparé d'un certain nombre de petits villages appartenant aux sauvages et, plutôt que les raser après avoir exterminé leurs habitants, ils y envoyèrent des civils matrosciens en masse. Travailleurs, scientifiques, artistes, prêtres, professeurs, marchands, ... L'objectif officiel était d'échanger et de partager les cultures de chacune des deux factions tout en favorisant une bonne entente plutôt qu'un bain de sang. Noble. Très noble, même. Mais j'étais loin d'être le seul à penser que le véritable objectif était d'entamer une lente et discrète invasion de ce peuple de barbares, tout en en apprenant un maximum sur eux. Leurs croyances, leurs pouvoirs, leurs faiblesses ...
Peu m'importait, en réalité. Je n'éprouvais aucune curiosité à leur égard et ce n'est pas du haut de leurs pagnes et de leurs haches en bois qu'ils pourraient nous apprendre quoi que ce soit !

Jugeant que j'avais suffisamment marché pour aujourd'hui, je ralentis le pas et commençai à faire demi-tour. Je radote, mais il faisait vraiment froid ! Et mon volumineux manteau de fourrures n'y faisait rien ... En d'autres circonstances, je me serrais frotté énergiquement les bras avec les mains ... Mais ni mon écharpe ni ma canne ne me le permettaient actuellement.
Pourtant, j'étais assez loin d'avoir envie de me plaindre au sujet de ma condition. Je pouvais mener une vie relativement normale, relativement sereine, et surtout absolument éloignée de tout Boréalien ou de tout combat.

Deux miliciens armés qui effectuaient une ronde de garde me dépassèrent. Ils avaient l'air d'avoir un débat houleux au sujet de politique. Quelque chose à voir avec le coup d'état qui avait récemment secoué Matroos. En effet, c'était un général qui, appuyé par le peuple, s'était retourné contre le précédent gouverneur qui abusait de ses privilèges depuis trop longtemps. En tant qu'enfant issu d'une modeste famille de tailleurs de pierres, à la solde de riches marchands qui appartenaient à la haut société, cette victoire du peuple sur la noblesse me réchauffait le cœur. D'un autre côté, je me surpris à penser que si j'étais né quelques années plus tard, peut-être mes parents n'auraient-ils pas été forcés de me laisser aux mains de la Milice et je n'en serais pas arriver là. A quoi bon ressasser le passé ? Avec des "si" on referait le monde !

Dix bonnes minutes plus tard, j’atteignis l'infirmerie. J'en franchis l'entrée en saluant la poignée de personnes que je reconnaissais et je m'apprêtais à rejoindre ma chambre. Mais un jeune homme en habit médical fit irruption dans mon champs de vision. Un aide-soignant ? Un infirmier ? Le tout premier fondateur de mon fan-club ?
- Excusez-moi. Larkin Reaner ? Me demanda-t-il, l'air un peu débordé.
- Euh, oui ? Me retourner m'était particulièrement difficile et je maudissais intérieurement cet homme de m'y contraindre en public.
- Vous avez du courrier. Il produisit une petite enveloppe d'une sacoche et me la tendit. Voilà, c'est de la part du capitaine Renassio.
- Ah. Merci. Mon ton était neutre. Mais tout cela ne me disait rien qui vaille ... Le capitaine Renassio était l'un des officiers en charge du camp de Mirjak, et les officiers envoient rarement des lettres à leurs soldats pour les inviter à dîner.
- Bonne journée !
- Ouais, ouais. Pareil. Je ne le vis même pas s'éloigner, j'étais trop occuper à claudiquer à toute vitesse en direction de ma chambre.

Une fois arrivé à destination, je pu m'assoir et entamer l'ouverture précipitée de l'enveloppe malgré mes moyens réduits. Qu'est-ce qu'il peut bien me vouloir ? Il n'y a aucune raison de me renvoyer à Matroos. Et ils peuvent quand même pas me renvoyer au combat dans l'état où je suis ... Et puis je croyais que la guerre s'était calmée ! A moins que ...

Mes yeux parcoururent rapidement le petit bout de papier. Une fois, puis deux, ...

- Chiottes ...
Ouais, j'avais pas pensé à ça.
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On m'appelle Larkin Reaner


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INSCRIT LE : 27/07/2013
PSEUDO HABITUEL : Ortimore
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Posté dans Re: [RPI] Je vis. Je meurs. Je vis à nouveau.   - Ven 6 Nov 2015 - 4:07

Résumé du RP : Larkin se rétablit lentement après la grande bataille qui opposa miliciens et erfeydiens au pied des montagnes d'Adiem , lorsqu'il reçoit une lettre de la part d'un officier supérieur ...
Durée inRP : A peu près du 1er Arvur jusqu'au 19 Surrak.

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Posté dans Re: [RPI] Je vis. Je meurs. Je vis à nouveau.   -

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