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L'échange

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On m'appelle Raffaella Palder


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Posté dans L'échange   - Sam 5 Mai 2012 - 5:38

Rappel du premier message :


Le soleil est haut dans l'azur. Six silhouettes s'avancent sous les arbres, flanquées de leurs ombres parcimonieuses qui tressaillent sur la terre battue du sentier. Leurs montures vont au pas. Ils approchent. En tête de la troupe, Raffaella a résolument pris la direction des opérations. Elle guide ses comparses vers l'endroit exact du rendez-vous, qu'elle est la seule à connaître de façon précise. Derrière elle, encadrée par Greta et Daran, la Montaigu. Elle a été libérée de ses entraves pour pouvoir se déplacer, mais c'est Daran, armé jusqu'aux dents, qui tient la bride d'une main ferme, afin que la prisonnière ne puisse pas tenter de s'enfuir au galop. Niven Mérion et Darius Enata collent aux basques de leurs complices, une épée pendue à la ceinture. Ces deux-derniers se seraient volontiers passés d'une telle balade, mais les Palder ont trouvé les mots pour les convaincre, des mots tels que « prison » ou « corde au cou ». Des mots qui font frissonner et réfléchir, et qui balaient les pires hésitations.

Machiavéliques, Raffy et Greta ont décidé de ne pas informer la captive de leur destination. Elles la laissent toujours s'imaginer que Yannick a péri sous leurs mains, et que le manoir Saule a entièrement brûlé. L'oie blanche a ainsi de quoi cogiter durant la promenade. Raffaella l'observe de temps à autre, sans aucune compassion. La Montaigu s'est attaquée à beaucoup trop fort pour elle. Elle a joué et elle a perdu.

Non loin d'eux, le Fleuve de Vie déroule ses méandres capricieux et tranquilles à travers les pierres et les troncs, sous les frondaisons abondantes. Raffaella entend déjà le clapotis léger du courant, qui enlace les rochers émergeant du fil de l'eau, et caresse les flancs boueux du rivage. Elle distingue aussi cet arbre mort qui tend son squelette noir vers le ciel clair, cet arbre sous lequel elle retrouvait autrefois cet abruti de Yannick Saule, lorsque les galons gonflaient chacune des poches de cet ahuri. Elle en a bien profité, et elle en profite encore.

Nous y sommes ! ... jette t-elle en posant pied dans l'herbe drue. Si madame veut se donner la peine de descendre ... lance t-elle ironiquement à Angélyne, tout en la saisissant par le bras et en la forçant à la suivre. L’œil aux aguets, la bande s'installe sous les branches, la prisonnière étroitement encadrée par Greta et Raffy, tandis que les trois hommes scrutent attentivement chaque arbre et chaque buisson, l'épée à la main.

Tu te demandes ce que tu fais ici, ma chérie ... ironise Raffaella en plongeant son regard cruel au fond des yeux pâles de la captive, boursouflés par les larmes versées et par le manque de sommeil. Tu t'es refusée autrefois à mon oncle Daran, mais aujourd'hui tu seras à lui, et tu seras aussi à Darius et à Niven, et peut-être même à moi si j'en ai envie ! Et ensuite nous abandonnerons ton cadavre aux eaux du fleuve ou aux bêtes féroces, et plus personne n'entendra parler de toi ! Un rire glacé fuse des lèvres épaisses de Raffy tandis que ses doigts courent brièvement sur la poitrine presque nue d'Angélyne ! Par Vama ce qu'elle s'amuse en cet instant !


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Posté dans Re: L'échange   - Lun 4 Juin 2012 - 1:24

Soulevée violemment par ses cheveux englués de boue, Angélyne, hébétée, les yeux dans le vague, gémit de douleur, elle a l'impression que sa tête explose, tant elle lui fait mal. Elle tente de reprendre appui sur ses pieds pour diminuer la souffrance que lui inflige sa cruelle rivale, mais ses jambes flageolantes ne la portent plus et elle s'affale mollement contre Raffy qui exulte, lui assurant d'une voix aux accents de triomphe que ce sera bientôt fini. La garce l'enserre ensuite de ses bras à la force décuplée par la haine, la comprimant lentement contre son corps aguerri dans une étreinte mortelle.

Sont-ce des larmes de douleur qui dévalent ses joues souillées de fange noirâtre, ou des sueurs froides qui hérissent sa peau glacée ? Les iris clairs d'Angélyne ont perdu tout éclat, et sont aussi embrumés que ses pensées qui s'entrechoquent dans sa tête, incohérentes et sans suite. La figure honnie au sourire cruel et victorieux de la Palder est flou et pourtant si proche qu'elle reçoit son souffle en plein visage, mais elle ne sent plus rien, rien que cet étau fatal qui la presse, étroitement, d'une manière aussi obscène que morbide contre la harpie inhumaine qui se délecte de la voir s'étioler lentement comme dépérissaient les Délicates que son père offrait à sa mère, dans le joli vase de cristal d'ithylium ...

D'un geste plus instinctif que défensif, la jeune voleuse, coincée à présent contre l'écorce rugueuse d'un tronc séculaire, plaque ses mains fines sur les épaules de son assaillante, contractées par l'effort. Mais ses bras frêles et affaiblis ne parviennent pas à repousser la Palder qui s'acharne, impitoyable, sourire aux lèvres. Angélyne, à bout de forces, à bout de souffle, cherche avidement de l'air, un faible gémissement presque inaudible, s'échappe de ses lèvres violacées : - Je t'en supplie ... Arrête ... S'il te plaît ! ... Arrête ou finis-en, je ... je ne peux ... plus respirer ! ... Laisse moi ... Je t'en prie ...

Le rire malveillant, s'élève en trilles démoniaques, terrifiantes, les pressions brutales que Raffy impriment à son corps menu, s'intensifient et achèvent le reste de volonté de la jeune femme qui se résigne, lentement, à mourir dans les bras de cette sorcière démente à la force phénoménale. Le manque d'air obscurcit sa raison, étouffe ses velléités de rébellion, emplit son pauvre coeur de frayeur et amollit son corps fragile, elle n'en peut plus, elle agonise, redoutant la fin que lui réserve Raffy, qui selon ses derniers mots, n'en a pas encore terminé avec elle, mais que lui réserve-t-elle donc une fois de plus, qu'elle ne lui a pas fait subir déjà ? Un dernier et faible cri franchit ses lèvres, un non infime qui se fane en un souffle ...

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Posté dans Re: L'échange   - Mar 5 Juin 2012 - 22:25


Ha ha ha ... Ha ha ha

Le rire démoniaque de Raffy jaillit à nouveau des tréfonds de son âme meurtrière, il roule comme un amas de cailloux dévalant un torrent, il explose, il se perd dans les taillis, dans les arbres, masquant de son ampleur singulière le vent léger qui frémissait dans les branches et jouait dans les feuilles. C'est un rire long, féroce, viscéral, un rire impitoyable, un rire qu'elle accompagne d'un regard haineux pour cette piètre rivale, prisonnière de son étreinte, dont les yeux s'embuent de trop de douleur, dont les joues sont encombrées de sillons sales.

Ha ha ha ... Mais tu pleures, ma chérie ? Ça fait donc si mal ?

La harpie exhibe un instant une moue faussement compatissante, comme si elle partageait les souffrances d'Angélyne, comme si elle était terriblement désolée de lui infliger pareille torture, mais son regard redevient rapidement aussi dur et froid qu'un bloc de granit. Ses bras qui enveloppent la frêle Montaigu resserrent encore leur prise, et la Palder, à nouveau moqueuse, à nouveau triomphante, se délecte des traits pitoyables de son ennemie qui expriment toute la détresse du monde, de ses gémissements étouffés qui peinent à franchir ses lèvres, de ses tentatives infructueuses pour la repousser et se libérer de son joug. Inutile. C'est bientôt la fin. Angélyne dodeline de la tête, le dos immobilisé contre le tronc d'arbre, les bras ballants. Il est grand temps pour Raffaella de révéler à l'oie blanche son précédent fait d'arme, de s'en glorifier, pour détruire cette morveuse jusqu'au plus profond de son être, afin qu'elle emporte avec elle cette vision cruelle jusqu'au royaume des morts, s'il existe vraiment.

Plus rien ne peut te sauver, ma jolie, je suis bien trop forte pour toi, mais avant que tu meures, là, sous mes yeux, dans mes bras, à l'instant précis où je le déciderai, je veux que tu saches que tu n'es pas la première Montaigu à périr de mes mains ! Eh non, petite gourde, le secret en a été bien gardé par ma famille, mais c'est moi, et moi seule, qui ai assassiné ta mère ! Je l'ai lapidée, comme une catin qu'elle était, dans une forêt semblable à celle-ci, après avoir effrayé sa monture, après l'avoir envoyée au sol, et ton imbécile de père ne s'est jamais remis de sa mort ! Ce fut la fin du règne des Montaigu, et le début de celui des Palder ! Tu étais le dernier obstacle, mais c'est terminé, tu vas mourir !

Elle ponctue cette menace et cette horrible révélation d'un ricanement sinistre, et resserre inexorablement son étreinte ...





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Posté dans Re: L'échange   - Mar 5 Juin 2012 - 22:27


Silhouette recourbée, tel un moribond ployant sous le poids de sa lassitude et de son infortune, il se faufile entre les rochers et la végétation, laborieusement, avec le sentiment qu'il se déplace depuis une éternité, alors qu'il n'a terrassé cette crapule de Daran Palder que depuis quelques minutes. Il titube. Chaque pas lui est pénible. Chaque pas est une épreuve. L'épée à la lame ensanglantée qu'il traîne à sa suite trace un long sillon dans la terre humide. Il marche au hasard, son inquiétude allant croissant. Yannick s'attendait à voir surgir son Angélyne entre deux buissons, épuisée, brisée, mais soulagée de l'heureuse issue de son duel avec l'escroc, et là, hélas, la forêt en a décidé autrement. Elle garde son secret. Elle parait totalement déserte.

Une vision fugitive lui revient, inquiétante, oppressante, celle de sa tendre compagne s'éclipsant dans la même direction que cette maudite Raffaella, et il cherche à presser le pas, craignant le pire, mais ses jambes s'y refusent. Dans son dos, pourtant, le clapotis léger du Fleuve de Vie s'atténue, puis disparaît, et c'est un silence monacal qui imprègne totalement la langueur de cet après-midi.

Le jeune gentilhomme s'appuie un instant à un tronc d'arbre, histoire de reprendre son souffle, et il jette un œil à ses cuisantes blessures. Une douloureuse entaille lui traverse la hanche, de part en part, et une seconde, plus courte mais plus profonde, parcourt sa poitrine. Il s'en est fallu d'un rien pour que ce maudit Palder ait raison de sa fougue ! Cette vieille ordure possédait une force exceptionnelle. De façon maladroite, Yannick presse les derniers lambeaux de sa chemise contre ces deux plaies, pour absorber ce sang qui s'écoule et imbibe le tissu de son pantalon, et là ...

Là, soudain, hors de sa vue, sans doute sur l'autre versant de cette colline qu'il gravit sans savoir où il va, des rires ! Des rires sans nulle joie. Des rires terrifiants. Des rires triomphants. Et ces ricanements, il les reconnaîtrait entre mille ! Raffaella ! Facile d'imaginer les circonstances qui provoquent cet enthousiasme et cette arrogance ! Elle détient Angélyne en son pouvoir ! Rien d'autre ne pourrait la faire jubiler ainsi ! Vite ! Malgré son état d'épuisement, Yannick se met à courir autant qu'il le peut en direction de cette voix odieuse, en hurlant lui-même comme un possédé ! Peut-être parviendra t-il ainsi à effrayer la harpie et à sauver sa compagne ? Et si cette diablesse a osé torturer ou blesser son mignon farfadet, son sang se mêlera à celui de son oncle sur la lame de son épée !

Tiens bon, Angélyne, tiens bon mon amour, nous arrivons ! La milice m'escorte, nous sommes là dans un instant !

Le mensonge a fonctionné une première fois, dès lors ...




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On m'appelle Angélyne Montaigu


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Posté dans Re: L'échange   - Mer 6 Juin 2012 - 10:18

O rage, ô désespoir clame le poète, et c'est exactement ce qui dévore Angélyne à cet instant précis. Apprendre de la bouche même de son éternelle rivale, qu'elle a assassiné sa mère, déclenche un débordement de rage et de haine qu'elle convertit instinctivement en coups de poing faibles, confus, donnés à l'aveugle et qui malheureusement épuisent ses dernières forces. A l'inanité de cette ultime et vaine rébellion s'ajoute le profond désespoir de n'avoir pas su venger ses parents, d'avoir failli à la promesse faite sur leur sépulture, et de mourir là aussi stupidement entre les bras même de celle qui a précipité sa déchéance.

Par Vama ce qu'elle hait cette garce, que ne donnerait-elle pas pour avoir une seconde chance de la faire souffrir autant qu'elle a fait souffrir sa famille ! Mais il est trop tard, elle va s'en tirer sans dommage, puisqu'il n'y aura plus ni preuve, ni témoin. Furieuse, enragée Angélyne n'a plus qu'à boire le calice jusqu'à la lie, il n'y a plus d'espoir pour elle, tout ce qu'elle souhaite c'est que Yannick ait réussi à s'en sortir indemne, il souffrira mais il vivra et l'oubliera ... Exténuée, brisée, Angélyne sent la vie la quitter, elle ne peut quasiment plus respirer, les contours de son adversaire ricanante deviennent de plus en plus flous, elle n'est pas loin de sombrer dans le néant, ses yeux se ferment. Elle voudrait ... Elle voudrait ... Tant de choses qu'elle n'a pas eu le temps d'accomplir ... Tant de moments qu'elle n'a pas eu la chance de partager avec Yannick ... Yannick ...

C'est avec lui qu'elle va quitter ce monde, avec l'image de son beau visage, éclairé de son sourire canaille, avec ses mains tendres qui l'enlacent, sa voix caressante ... Sa voix chaude qu'elle entend à présent prononcer son nom, mais ... mais que dit-il ? Il arrive ? Il arrive ! Elle doit encore tenir, résister, s'accrocher, mais c'est si dur, et Raffy qui resserre toujours son étreinte mortelle. Elle a envie de crier, d'implorer mais aucun son ne peut plus franchir ses lèvres exsangues, qui ne peuvent que former cet appel muet : - Yannick, Yannick !

Et soudain, c'est la délivrance aussi inattendue qu'inespérée, Angélyne, lâchée brutalement par la Palder, glisse lentement le long de l'arbre, qui lui tenait lieu de potence. Elle s'affaisse mollement, recroquevillée sur elle même, inspirant avidement de grandes goulées d'air qui la font tousser. Mais peu importe, elle respire, de ses yeux encore embrumés, elle cherche son adversaire, mais surtout c'est Yannick qu'elle tente d'apercevoir, désespérément. Est-ce le manque d'oxygène qui lui a fait croire qu'elle entendait sa voix ? Se serait-elle trompée ? Mais alors pourquoi Raffy lui accorde-t-elle un sursis ? ...


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Posté dans Re: L'échange   - Ven 8 Juin 2012 - 4:48


Risibles ! Risibles et même grotesques, les ultimes soubresauts de la frêle Angélyne ! C'est le chant du cygne de l'oie blanche, et cette pensée ferait ricaner la Palder si elle avait un soupçon d'humour. En fait, Raffy ressent à peine les coups que lui porte la Montaigu. Ils sont insignifiants et pitoyables. Ils n'ont aucun effet sur elle. Ils ne l'empêchent nullement de se repaître des marques de douleur et d'impuissance qui transparaissent dans le regard presque éteint de son ennemie jurée, pour qui sonne le glas. Aujourd'hui, la faucheuse est l'amie de la harpie. Aujourd'hui la Palder en termine avec la dernière des Montaigu, son ultime souci.

Et soudain ... Non ! Ce n'est pas possible ! Pas maintenant, pas déjà ! Des cris retentissent dans les sous-bois, et cette voix, cette voix qu'elle maudit, c'est Yannick, son amant d'autrefois. Celui de sa rivale. Cet imbécile a entendu ses rires et rapplique avec la milice ! Raffy enrage, elle s'est piégée elle-même par ses manifestations de triomphe trop expansives. Alors ce crétin, ce débauché, se serait débarrassé de l'oncle Daran ? Si tel est le cas, il est plus dangereux qu'elle ne l'imaginait ! L'irritation, et surtout une amère frustration se mêlent dans les yeux de la Palder, chassant la satisfaction qu'elle ressentait à torturer Angélyne. Pas de temps à perdre ! Il lui faut encore fuir ! Elle lâche le corps menu de son ennemie qui s'écroule contre le tronc de l'arbre. La Montaigu respire avidement. Elle est épuisée, elle est amorphe, mais elle est sauve. Dommage, car il n'aura manqué qu'une ou deux minutes à Raffy pour l'occire comme elle le fît jadis avec sa mère. Vama a choisi son camp, elle a opté pour cette jeune catin.

J'aurais dû te tuer lorsque tu étais en mon pouvoir à Midel-Heim, mais sois-en sûre, on se retrouvera un jour ou l'autre, sale petite garce ! Et on réglera ça loin de tout, loin de cet idiot de Saule ! Et je te briserai les os un à un ... lui souffle t-elle avant de lui offrir un ultime ricanement haineux et méprisant.

Mais les cris se rapprochent. Le danger aussi. Yannick est tout près. Raffaella se précipite à travers les buissons et disparaît presque instantanément. Elle est contrariée d'avoir dû laisser sa rivale en vie, mais elle n'est nullement désespérée, non, elle n'est pas sans ressources. Elle rebondira aisément. Elle dispose d'un réseau de complicités, de plusieurs solutions de repli, et même d'une seconde identité précieusement façonnée au fil des années, et tenue secrète. La Whalberg, vous connaissez ?





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Posté dans Re: L'échange   - Dim 10 Juin 2012 - 2:19


Et là, soudain, des branches basses ploient et s'écartent, ranimant leurs ombres endormies qui se mettent à danser furieusement dans l'herbe rare. Yannick remarque aussitôt cette silhouette qui s'éclipse entre les buissons, cette silhouette haïssable qu'il identifie aussitôt ! C'est la Palder ! Prenant la poudre d'escampette, une seconde fois ! Par Vama, ce qu'il aimerait la passer au fil de son épée, ce qu'il aimerait débarrasser le monde de cette teigne malfaisante, mais ses prunelles chocolat fouillant précipitamment les abords du sentier viennent de repérer le corps immobile de sa princesse, tassé au pied d'un arbre. Vite ! Nulle autre priorité que le sort d'Angélyne ! Le jeune gentilhomme se précipite à son chevet, craignant le pire, épouvanté, désespéré, car conscient depuis longtemps de la cruauté de Raffaella envers ses différents antagonistes.

Par bonheur, la puce est vivante ! Prostrée, haletante, le visage couvert de fange, les vêtements sales et déchirés, mais vivante. Les yeux débordant soudain de larmes de bonheur et de soulagement, Yannick se jette à genoux auprès d'elle, et embrasse délicatement ses lèvres, juste un instant, lui laissant le temps de reprendre haleine et de récupérer quelques forces.

Mon amour, tu es sauve ! Ce que j'ai eu peur pour toi en entendant ricaner cette mégère ! Elle a réussi à s'enfuir, mais c'est fini maintenant, j'ai tué Daran et un de ses sbires, et les autres sont loin désormais ! Es-tu blessée ? Où as-tu mal, mon cœur ? Viens, nous rentrons, passe tes bras autour de mon cou, je vais te porter.

Accrochant son arme à la ceinture de son pantalon tâché de sang, il glisse les mains sous le corps meurtri de sa frêle compagne, et l'emporte doucement, à bras-le-corps, vers le fleuve. Le manoir est bien trop distant pour y retourner à pied, mais peut-être parviendront-ils à récupérer une monture près des cadavres des escrocs. Yannick grimace lorsque la hanche d'Angélyne vient peser contre les blessures zébrant sa hanche et son torse, mais il serre les dents et se presse autant qu'il le peut, car la puce et lui constitueraient une proie bien vulnérable si Raffy ou d'autres membres de cette bande de fripouilles décidaient de rôder encore un moment dans les environs.

J'ai caché les documents compromettants sous un arbre mort, nous devrions les récupérer quand-même, ça reste une preuve essentielle, même si Daran, le principal instigateur de toute cette histoire, est mort ... poursuit-il, déjà essoufflé, mais tâchant de se remémorer chaque détail de la scène. Et nous devrions sans doute faire disparaître les cadavres, même je ne me sens guère la force de le faire maintenant. Nous reviendrons lorsque nous aurons soigné nos blessures et lorsque nous serons reposés, d'accord, mon ange.

Au bout d'un sentier étroit, mangé par la végétation qui prospère de façon sauvage, la clairière apparaît enfin. Le Fleuve de Vie l'enlace de ses méandres tranquilles et clapote amoureusement sur ses rivages déserts. Seuls deux cadavres témoignent de la violence du duel qui vient de s'y dérouler. Nous y sommes, mon amour. Attends, laisse-moi souffler deux minutes, je suis complètement moulu. Mais qu'est-ce que je suis heureux que tu sois en vie, mon ange ! J'ai eu si peur ! On ne se quitte plus d'un pouce maintenant ! Interdiction absolue ! ... ajoute t-il en lui souriant tendrement, et en la déposant debout sur une souche noueuse, la gardant enveloppée dans ses bras.




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Posté dans Re: L'échange   - Mar 19 Juin 2012 - 1:26

Non, ce n'est pas une illusion ! Ces cris, ces appels sont bien réels ! Et la Palder s'envole, encore, disparaissant dans les sous bois denses qui se referment sur elle, protégeant sa fuite éperdue après la débâcle surprenante de ses partenaires. Au pied de son arbre, Angélyne voit arriver Yannick avec un intense soulagement, cette garce de Raffy avait fini par la faire douter de sa victoire sur Daran. Mais il est là, sain et sauf, et rien d'autre ne compte. Ses lèvres légères sur les siennes effacent d'un coup, tous les mensonges horribles que Greta lui a distillés ce matin, tel un poison délétère, et qui l'ont rendue folle de douleur.

- Yannick ... mon amour ... ta ruse a fonctionné à merveille ... bien joué ... murmure-t-elle péniblement d'une vois éraillée par l'effort que lui coûte ces quelques mots. Soulevée de terre, et emportée telle un précieux trésor, par son sauveur tant espéré, Angélyne s'accroche au cou de Yannick, n'osant croire à la providence qui l'a conduit jusqu'à elle. La gorge serrée, elle ne cesse de le dévorer des yeux, récupérant son souffle peu à peu. Son beau visage est marqué par l'effort et se crispe à chaque pas, son regard tendre la revigore comme les rayons ardents d'un soleil d'été. Elle voudrait le soulager et marcher, mais elle est encore engourdie, chancelante. et lorsqu'il la dépose sur le sol, elle s'appuie lourdement sur lui, avant de réaliser qu'il est blessé.

- Mais tu es blessé, mon coeur ! Montre- moi ! Elle écarte délicatement les pans déchirés de la chemise pour découvrir les estafilades sanglantes qui zèbrent son torse. Puis elle remarque sa blessure à la hanche, qui suinte encore et auréole le pantalon de Yannick d'une tache sombre qui semble avoir cessé de s'étaler. - Dépêchons nous de rentrer au Manoir, tu as raison, nous nous occuperons d'eux plus tard ! Il faut soigner ces blessures rapidement, il n'y a rien de très grave, mais je vois bien que tu souffres. Elle jette un regard anxieux à la clairière, théâtre de la défaite de cette ligue d'escrocs malveillants et cupides. Les corps de Daran et Darius témoignent de la violence de l'assaut final. Mais, mais un corps manque à l'appel ! - Greta ! Où est-elle ? Non ! Elle est parvenue à fuir aussi ... Quittons vite cet endroit de malheur avant que ces deux sorcières ne reviennent vérifier si la Milice est bien là ! On ne va pas leur faire le plaisir de se faire prendre deux fois ....

Se soutenant mutuellement, ils récupèrent les documents compromettants, dissimulés sous une souche, et ils avancent clopin-clopant vers le chemanoir le plus proche, celui d'Angélyne. Grimpant sur une pierre ils l'enfourchent tous les deux, malgré les autres animaux qui paissent tranquillement plus loin, imperturbables. Pas question de se lâcher une seconde, la jeune voleuse a besoin de sentir les bras forts de Yannick autour d'elle, de reposer sa tête sur son torse, prenant garde à ne pas appuyer sur ses blessures. - Ramenons les autres bêtes avec nous, inutile, de les laisser vagabonder dans la forêt, elles se feraient dévorer par des prédateurs voraces, elle pourraient nous être nécessaires. Tu pourras mettre ton brave compagnon à la retraite ...

Lentement, ils se mettent en route, drôle de convoi, cavaliers sales à faire peur, couverts de poussière et de boue, suivis de seulement six chemanoirs dociles, le septième ayant disparu avec Merion. Epuisée par ces terribles heures, Angélyne ferme ses yeux, songeant qu'ils ont vraiment eu une chance folle de s'en sortir aussi bien, et bercée par le rythme paisible de leur monture, elle s'assoupit, lovée confortablement tout contre son Yannick ...


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