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Arbre-maison d'Angélyne Montaigu

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Posté dans Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Lun 23 Jan 2012 - 10:13

Suite du RP du Manoir Saule

La tendresse, les caresses, les mots que Yannick a envers son vieux cheval, conforte Angélyne sur la nature réelle du caractère de son amant. Sa gentillesse envers l'animal est attendrissante et son coeur fond pour cet homme si complexe, plus il se dévoile, plus elle l'aime ... En amazone sur l'encolure du vieil étalon, au milieu des bras du jeune homme, qui en profite bien un peu, ils sortent du jardin envahi par les mauvaises herbes, passent la grande porte en métal rouillé par le temps et l'abandon, et trottent sur le chemin qui les mènera à Midel-Heim.

Elle a enroulé son bras autour de son cou, et son autre main repose sur pommeau patiné de la selle, bien calée contre lui, elle apprécie la balade à cheval. Elle est partie de chez elle avant-hier soir, mais elle a l'impression qu'il y a des semaines, qu'elle a quitté sa petite maison douillette, pour venir cambrioler le manoir Saule. Faire découvrir son refuge à Yannick l'enchante, de plus, elle va retrouver aussi sa garde robe, qui bien que peu garnie, la changera de son « uniforme de voleuse », comme l'a appelé son tendre compagnon, songe-t-elle en souriant.

Des nuages cotonneux, qui s'effilochent aux quatre vents, délivrant ainsi un soleil aux rayons timides, les orages et la pluie semblent vouloir s'effacer, enfin. Les deux amoureux enlacés sur leur monture laissent la forêt verdoyante derrière eux et rapidement les premières maisons de Midel-Heim apparaissent sur la colline, qu'ils grimpent tranquillement. Arrivés au sommet, ils ont une vue d'ensemble de la ville, les arbres maisons majestueux se dressent devant eux, ainsi que le réseau inextricable de ponts, et de tyroliennes qui les relient. A chaque fois qu'elle se trouve confrontée à ce spectacle si beau, elle ne peut s'empêcher de l'admirer.

- Je ne me lasse pas de ce paysage magnifique, soupire-t-elle, embrassant du regard sa ville natale. L'arbre maison de Palder, est là sur le tertre, sur la droite, on en aperçoit la cîme, tu vois ? Et ma maison, à moi est à l'opposé, là-bas, pointe-elle du doigt en direction de la colline voisine, dans les quartiers plus pauvres, le meilleur endroit où se cacher est celui où personne n'aura idée de venir te chercher … Allez mon coeur, avançons encore un peu et il nous faudra descendre de cheval. Nous finirons à pied …

Pour se rendre jusque chez Angélyne les tourtereaux doivent emprunter deux escaliers sculptés à même les arbres qui les entourent, puis un pont de vieilles cordes et de planches usées par le temps, les conduisent vers une porte de bois sombre, un heurtoir de bronze patiné les accueille, la jeune femme entre dans une pièce éclairée par deux fenêtres aux vitres colorées. Un divan recouvert de coussins multicolores, une bergère moelleuse dirigés vers la cheminée, une table de bois clair et quatre chaises constituent le mobilier de cette salle simple mais chaleureuse. Une porte ouverte sur la gauche, laisse entrevoir un lit recouvert d'une courtepointe brodée …

- Voilà mon domaine, mon refuge, Monsieur Saule ! Bien moins grand que votre manoir, mais chaud, confortable ... et meublé dans les trois pièces ! se moque-t-elle tendrement, accrochée au bras de son amant, elle lui ouvre sa maison comme elle lui a ouvert son cœur. Tu veux boire, manger quelque chose, trésor, avant d'aller dans l'antre du diable ...


Calyth Montivelle, Pilote / Janalya Hermontrick, Maître armurier / Ylaria Desnolancès, Cultivatrice


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mar 24 Jan 2012 - 5:46


Midel-Heim ... Vue d'en haut, depuis cette colline verdoyante où ils ont mené leur cheval, la ville ressemble à un véritable labyrinthe, ou plutôt à une pieuvre bizarroïde et démesurée lançant dans toutes les directions une multitude de tentacules de branchages et de ramifications tortueuses, qui s'enroulent autour des ponts de bois et des passerelles sinueuses, qui, légères, paraissent sauter d'un tronc à l'autre. Yannick éprouve un peu de mal à partager l'enthousiasme de la sylphide, qu'il serre dans ses bras, car Midel-Heim est aussi pour lui le théâtre de quelques unes de ses frasques les plus monumentales, et surtout la ville de ce Daran Palder qu'il ne connaît pas encore mais pour lequel il ressent une haine gigantesque. Ce vieil escroc a voulu poser ses sales pattes sur Angélyne, son Angélyne, son joli lutin aux cheveux de neige, et c'est là un acte vil et impardonnable qu'il lui fera payer très cher, un jour ou l'autre.

La puce lui situe d'un doigt menu la résidence de cet affreux goujat, sans nul doute une des plus cossues et spacieuses de la ville entière, d'après la taille des troncs qui la supportent. Quant au nid douillet de la fée Clochette, il est à l'autre extrémité de ce dédale végétal, ce qui, en définitive, est plutôt rassurant, car la frêle brindille ne risque guère de se retrouver nez-à-nez avec cette teigne de Raffaella ou son oncle Daran. Yannick sourit en l'écoutant, constatant une fois de plus que sa compagne est une fine mouche, usant parfaitement de ses armes, intelligence et ruse, pour compenser sa fragilité manifeste. Et la brebis galeuse des Saule embrasse longuement la tendre agnelle, captive de ses bras, mais détentrice de son âme.

Un dernier galop de leur vieille monture, et les amants parviennent sous l'arbre abritant en son sein la maisonnette de la puce. Elle n'est pas bien grande, mais mignonne, coquette et chaleureuse, à l'image de sa propriétaire, et Yannick découvre les trois pièces avec plaisir. Trois pièces meublées, précise la coquine, contrairement au manoir dénudé, presque entièrement dépouillé, du jeune homme, que la comparaison fait pouffer de rire. Viens là, toi, petite effrontée ... s'esclaffe t-il en l'attirant contre lui et en l'entourant de ses bras robustes. Tu as raison, je veux bien manger quelque chose ... poursuit-il en soulevant l'adorable bout d'chou à sa hauteur et en lui mordillant les joues. Tendrement, il la retient prisonnière, puis il l'embrasse avec une infinie douceur, caressant ses hanches menues du bout de ses doigts.

Prépare vite ton baluchon, mon cœur, sinon nous allons passer la journée ici, alors que nous venons pour espionner les Palder ... murmure t-il juste avant de perdre totalement la raison, et de se précipiter sur le lit en y emportant la sylphide. Il lui offre cependant un large sourire et poursuit ... J'ai hâte de te voir vêtue en séduisante jeune femme, mon amour. Jusqu'à présent, je ne t'ai observée qu'habillée de mes chemises ou de ta tenue de vilaine cambrioleuse. Tu veux bien me montrer tes toilettes, et en essayer une ou deux pour que je puisse t'admirer à loisir, mon ange ? ... réclame t-il en lui adressant une œillade qu'il cherche à rendre implorante mais qui paraît surtout malicieuse et friponne.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Jeu 26 Jan 2012 - 4:54

Sa petite pique a fait mouche manifestement, à sa plus grande joie ! Ce qu'elle aime le taquiner, ce grand gaillard ! Elle rit aux éclats quand il lui dévore les joues, tendrement … Le vernis du Bellâtre, du gentilhomme blasé se fendille chaque jour, chaque heure un peu plus au contact de la jeune femme … Angélyne peut ajouter le cœur de Yannick Saule à son palmarès d'as de la cambriole, bien que ce soit plus un échange de cœurs, de sentiments forts et entiers qu'ils se donnent en partage depuis les dernières heures. Entre deux baisers, deux caresses, elle se laisse porter par ses sens, s'abandonnant au plaisir, au bonheur d'être dans les bras tendres et vigoureux de son amoureux.

Et pour une fois, c'est lui qui les ramène à la raison, au présent, et à la tâche qu'ils se sont assignés en partant du Manoir. Les Palder, ces perfides, ces infâmes voleurs qu'ils doivent confondre pour venger ses parents, elle ne les a pas oubliés, juste écartés pour jouir pleinement de cette nouvelle aventure avec son Yannick. Mais à présent au cœur de son refuge, elle veut prolonger encore un peu cette insouciance avant de passer aux choses sérieuses. Alors elle cède au désir du jeune homme, et l'entraîne dans sa chambre lumineuse et coquette, pour le pousser dans un grand fauteuil coloré, dont elle retire des vêtements pour les jeter sur le lit.

- Alors comme ça tu veux me voir habillée en fille ? Tu ne l'aimes pas mon costume de voleuse, mon coeur ? le taquine-t-elle, retirant ses bottes, puis fourrageant dans le tas de froufrous et de dentelles qui s'empilent sur la courtepointe. Ah voilà ce que je cherchais ! s'exclame-t-elle en souriant, extirpant un jupon soyeux et une jupe de velours et de taffetas, une envolée d'un bleu doux en parfait accord avec les yeux céruléens qui pétillent de malice et fixent le jeune homme avec un air de défi.

- Mais dis moi, mon amour, crois tu pouvoir supporter de me voir me déshabiller ? Toi qui as dit me préférer nue, vas-tu résister à la tentation ? le provoque-t-elle, mutine, avant se planter devant lui et de dénouer lentement les lacets de sa chemise noire, de la passer par dessus sa tête et de la jeter à la tête du jeune homme en riant de bon coeur. Elle poursuit son effeuillage, laissant tomber sur le sol son pantalon qu'elle enjambe négligemment.

- L'avantage de tes chemises, mon trésor, c'est qu'il ne te faut pas longtemps pour les retirer, pour ce qui est des atours d'une jeune femme, il en va tout autrement … Mais je ne l'apprends pas au grand séducteur que tu es ! termine-t-elle en lui tirant la langue, puis elle enfile une chemise de soie crème, diaphane, sur sa peau laiteuse, replaçant les bretelles qui s'entêtent à glisser sur ses frêles épaules, pendant qu'elle se faufile dans un jupon ivoire à volants, qui bruisse sur le corps de la jeune femme, gonflant sur ses hanches menues, et affinant sa taille délicate.

- Première étape ! dit-elle décrivant un tour sur elle même, narguant tendrement son compagnon. Je continue ? Oui je continue, ce ne serait pas raisonnable de se jeter sur le lit pour s'aimer, comme des fous ! Non pas raisonnable du tout, n'est-ce-pas mon ange ...
Et en un clin d'oeil, elle enfile la jupe dont le taffetas moiré chatoie aux rayons du soleil, et chante joliment en glissant sur le jupon de la coquine, qui termine avec un bustier de la même couleur qui épouse parfaitement ses formes juvéniles et, dont les petites manches ballons dévoilent ses bras frêles.

- Seconde étape terminée ! Il me reste juste à lacer ce bustier, marmonne-t-elle en se contorsionnant pour tirer sur les rubans de satin qui ajustent son vêtement. Elle attrape ensuite une brosse sur la coiffeuse non loin du fauteuil dans lequel Yannick est assis. Elle vient se poser sur ses genoux tout en démêlant ses boucles de neige :

- Tu préfères les cheveux lâchés ou relevés, trésor ? Elle laisse tomber la brosse sur ses genoux et se tourne vers le jeune homme qui ne la quitte pas des yeux, elle se laisse aller contre lui et l'embrasse délicatement.


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Ven 27 Jan 2012 - 7:34


Englouti par un océan de coussins multicolores, amoncelés dans l'immense fauteuil trônant au centre de la chambrette de la puce, Yannick savoure pleinement le spectacle ravissant que lui offre sa belle, même si, bien entendu, il en a surtout apprécié la première partie, la partie effeuillage. Et le bougre ne peut détacher ses yeux, brillants de tendresse, du corps menu de la sylphide, de ses courbes délicieuses et si parfaitement proportionnées, de sa peau de satin blanc, qu'elle dévoile rien que pour lui, de ses moues coquines qui le charment infiniment. Pour un peu, il applaudirait à chacun des gestes de sa petite merveille, à chacune de ses réparties, dont il est pourtant la victime toute désignée, une victime amusée et consentante, bien évidemment.

Le gredin participerait d'ailleurs volontiers à chacune des étapes énoncées par la mignonne, il glisserait avec plaisir ses doigts sous ses froufrous chatoyants, sous ce bustier renfermant les plus jolies mandarines du monde entier, et il s'apprêtait d'ailleurs à se lever et à s'emparer de la taille de l'adorable sylphide lorsque celle-ci vient se pelotonner entre ses bras, sur ses genoux.

Bien-sûr ils sont à Midel-Heim pour régler leurs comptes avec le clan Palder, bien-sûr le danger rôde peut-être sous les arbres voisins, mais Yannick ne peut résister à la tentation. Il l'aime comme un fou, cette jeune femme si attachante, si fraîche, dont le corps semble hésiter à quitter l'adolescence, à renoncer au printemps de ses jours pour rejoindre l'été de sa vie. La puce se love contre lui, cherche ses lèvres, et plus rien d'autre ne compte. Le temps s'arrête. S'il la préfère les cheveux relevés, ou en cascades folles sur ses épaules de porcelaine fine ? Il est incapable de le dire. Il l'aime. C'est tout. Il l'aime et emprisonne ses hanches de poupée entre ses mains d'homme. Il l'aime et embrasse sa frimousse mutine, son visage d'enfant, sans en omettre le moindre détail, mordillant joyeusement ses joues où naissent de ravissantes fossettes. Il l'aime, il l'aime, et n'abandonne la brindille que tout échevelée, tout essoufflée, et la robe un brin chiffonnée, ce qui les fait beaucoup rire d'ailleurs, comme deux épouvantables garnements qu'ils sont redevenus un instant.

- Je pense que nous devrions y aller maintenant, mon ange, même si nous ne pourrions pas être mieux qu'ici, dans les bras l'un de l'autre, c'est évident. Ce serait dommage d'avoir quitté notre manoir, notre tanière, avec un but précis, surveiller les Palder, et de ne pas aller fureter un peu aux alentours de leur arbre-maison ...

Yannick ramasse la brosse à cheveux d'Angélyne, qui a roulé sous le fauteuil, et il se met à coiffer délicatement la sylphide, masquant doucement ses épaules blanches sous une avalanche de boucles soyeuses, de la couleur de la neige fine. Cette tâche bien agréable, qu'il accomplit lentement, méthodiquement, alternant avec de petits baisers sur la nuque et le front clair et pur du joli lutin, l'exhorte à réfléchir et à réclamer la plus grande vigilance, car il n'ignore pas que son Angélyne est un petit bout de femme très audacieux, et même un peu casse-cou.

- Promets-moi que tu seras prudente, mon trésor ! Si jamais tu constatais quelque chose d'anormal, ou si tu entendais des propos qui pourraient compromettre ces escrocs, ne te lance pas à l'abordage, ne cherche pas querelle à ce porc de Daran ou à Raffaella. Il vaut mieux que nous restions discrets et attentifs, pour le moment du moins. Analysons d'abord la situation, et puis nous aviserons. Et tu restes près de moi, sans interruption, je ne veux pas qu'il t'arrive malheur ! Ces brutes sont capables de tout, et Raffaella n'est pas une sainte, nous savons tous deux de quoi elle est capable. Tu me le promets, mon amour ? ... insiste t-il en la dévisageant tendrement, tout en se levant pour quitter la coquette maisonnette.


Hrp : suite à l'arbre-maison de Daran Palder



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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Jeu 9 Fév 2012 - 4:38


Quelques heures plus tard - Suite de l'arbre-maison de Daran Palder


C'est un visage rayonnant qui apparaît à la lucarne ! C'est une avalanche de neige qui déferle dans les bras de Yannick ! C'est une infinité de baisers que la puce éparpille sur la face radieuse de son amant, sur ses joues, sur sa bouche, sur son sourire épanoui, rassuré et attendri ! Et la brebis galeuse des Saule, tout aussi euphorique que sa brindille, lui rend ses baisers en riant, en l'emprisonnant entre ses bras pour lui manger les lèvres, en la faisant tourbillonner dans les airs, à bout de bras, encore et encore. Les voilà soulagés ! L'entreprise était diaboliquement risquée, mais elle se conclut par un succès total. Les précieux documents attestant de la culpabilité des Palder dépassent du mignon corsage du joli farfadet, et les tourtereaux détiennent donc les preuves qu'ils n'osaient espérer. Ils ont à présent de quoi se rebeller contre les escrocs, et de quoi faire éclater la vérité, s'ils manœuvrent avec sagacité. En attendant, il est inutile de traînasser sous les fenêtres de ces animaux nuisibles, même si les crapules vont sans doute festoyer jusqu'au bout de la nuit, qui s'annonce à travers les branches, et ajoute déjà les prémices de sa morose grisaille aux dernières ombres épaisses dessinées par le feuillage.

- Si tu savais à quel point je suis fier de toi, mon poussin ! Et à quel point ton absence m'a paru longue ! Mais ne restons pas ici ! Ne nous faisons pas repérer par un quelconque complice de ces vautours qui pourrait se présenter chez eux de manière inopinée ! Donne-moi la main, et filons, mon trésor !

Silhouettes fugaces et bondissantes, le grand escogriffe et la poupée gracile font rapidement le chemin inverse, enjambant les petits ponts de planches, voltigeant d'arches de bois brut en passerelles de troncs moussus. Soulagement et triomphe leur donnent des ailes, et ils rient comme des enfants en se précipitant à l'intérieur de la maisonnette de la sylphide.

La puce étale sur la table la brassée de documents qu'enveloppait son gracieux bustier, son compagnon l'attire sur ses genoux et ils se jettent comme de beaux diables sur l'examen des papelards dérobés aux Palder. Une seule et même écriture couvre les feuillets, celle de Daran, que le bel écureuil identifie aussitôt. Des colonnes de chiffres attirent l'attention du jeune couple. Des chiffres vertigineux, des chiffres qui donnent le tournis. Les tourtereaux comprennent rapidement de quoi il s'agit. Ces sommes astronomiques représentent les montants des ventes des diverses propriétés des Montaigu, et les Palder ont fait main basse sur tout, de manière impitoyable, jusqu'au moindre galon d'argent. Ces salauds ne t'ont pas laissé un radis, ma pauvre chérie. Ils ont tout réparti entre eux ! ... déplore Yannick en caressant tendrement la taille fine de sa princesse.

Sous la pile de parchemins, soudain, ils découvrent du papier à lettre un peu jauni, mais toujours parfumé, et inondé d'une écriture plus ronde, plus féminine. C'est celle de Raffaella ! ... s'exclame la puce, dont les prunelles s'embrasent de colère et de dégoût ! Les missives datent de plus de cinq ans, et sont toutes adressées à Daran, son oncle. La harpie y a dessiné de petits cœurs, à son intention, mais c'est leur contenu qui stupéfie les amants. Elle y révèle toutes ses manœuvres, et celles de Greta, sa mère, pour séduire les deux comptables des Montaigu et les rallier à leur cause. Les Palder se sont bien servi de l'aveuglement de Mérion et d'Enata, qui n'ont pu déjouer les pièges tendus par les deux crotales en jupons, et ont collaboré pleinement. Gardons ceci bien précieusement, mon lapin, il y a peut-être là de quoi semer la zizanie chez ces raclures, même si ces deux idiots ont largement profité de la situation pour s'enrichir autant que les autres ! Que penses-tu de tout ceci, ma colombe ? Comment allons-nous procéder ? Pour ma part, je n'ai aucune confiance en la milice, elle me surveille depuis toutes mes âneries, et les Palder ont sûrement des complicités parmi leurs membres. ... ajoute Yannick en dévisageant la sylphide, les sourcils froncés en signe d'interrogation et d'intense réflexion.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Ven 10 Fév 2012 - 13:10

Le retour à la maisonnette d'Angélyne est ponctué de rires victorieux, et de baisers volés au détour de passerelles discrètes, à l'abri des regards des passants. Les deux amants, simplement partis pour observer leurs adversaires retors, reviennent avec un trésor de guerre inestimable ! Et ils s'empressent d'éplucher l'écriture dense et serrée de Daran, les colonnes de chiffres astronomiques qui révèlent l'étendue de la fraude organisée par ces infâmes crapules. Incrédule, Angélyne, sur les genoux de Yannick, se rend compte qu'elle et ses parents n'avaient aucune chance, face au génie machiavélique de cet homme, ils ont été broyés sans aucune pitié ! Bien sûr, récupérer tous ses biens serait une solution idéale, d'abord pour aider son tendre compagnon, à remettre en état son manoir, puis ensuite, pour y fonder une famille heureuse, à l'abri du besoin ... Oui ! Oui, mais voilà, terminé l'aventure de l'Ange, fini l'excitation des cambriolages ...

L'esprit en ébullition, la jeune femme, blottie au creux des bras réconfortants de Yannick, continue avec lui, l'examen minutieux des nombreux feuillets, quand leurs yeux se portent sur les dernières feuilles, différentes des autres, dont elle reconnaît tout de suite, les lettres élégamment tracées par cette garce de Raffy, elle a aussi laissé des traces écrites, des manigances de séductrices exécutées par sa mère et elle, à l'encontre des associés de son père. Ecoeurée par autant de fourberie, de duplicité, Angélyne finit par repousser les documents.

- Tu es la voix de la raison, trésor, on va emmener tout ça, avec nous, au manoir, tu dois bien avoir une cache, pour dissimuler ces bombes. Pas question de dévoiler quoique ce soit à la Milice. Ils ne m'aiment pas particulièrement, je leur ai déjà filé entre les doigts plus d'une fois, je me ferais arrêter immédiatement, et de toute façon, je ne serais pas surprise de découvrir que certains sont à la solde de Palder ... raisonne-t-elle à voix haute, se réchauffant à la chaleur des yeux chocolat, qui l'enveloppent si tendrement. Nous n'avons pas beaucoup d'alternatives, mon coeur, il va falloir nous débrouiller par nous mêmes pour coincer ces ordures. Je ne sais pas encore comment, mais nous trouverons une solution. Mettons tout ça de côté pour le moment, tu veux bien ? décrète-elle, soudain. Je grignoterai bien quelque chose, pas toi ?

Angélyne se lève prestement et farfouille dans un placard, puis dans un autre, pour en sortir, une miche de pain, différentes sortes de fromages, une saucisse sèche, des fruits frais et secs, une bouteille de vin et deux verres. Elle dépose son butin en plusieurs fois sur la table, avant de reprendre place sur les genoux de Yannick, se lovant contre lui. Elle picore un petit morceau de pain, qu'elle accompagne de fromage, avant de partager cette bouchée, et d'en glisser la moitié dans la bouche de son compagnon, prenant soin d'en laisser une miette sur ses lèvres, qu'elle cueille du bout de sa langue, avant de l'embrasser, longuement, tendrement ...



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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Lun 13 Fév 2012 - 0:36


Les tourtereaux n'ont pas de plan de bataille, la rapidité des événements les dépasse un tantinet, mais ils ont deux certitudes ! La première, c'est qu'ils se débrouilleront à deux, n'accordant aucune confiance en cette milice qu'ils craignent et qu'ils estiment, à tort ou à raison, corrompue par l'argent et l'omnipotence des Palder. La seconde, c'est qu'ils triompheront de cette bande d'escrocs, même si s'agira sans doute d'une entreprise de longue haleine. La lecture des lettres adressée par Raffaella à son oncle Daran est édifiante ! Yannick est pétrifié par la fourberie de cette maudite intrigante qui a berné tout son monde, jouant de ses atouts féminins, et il est de plus en plus conscient d'avoir été l'une de ses victimes, tout autant que les Montaigu. Cette vipère le paiera au centuple. Il ne déposera les armes que lorsque la sylphide et lui-même seront vengés.

Quand la puce se détourne enfin des documents volés, révulsée par tant de duplicité, Yannick est convaincu que la guerre est proche. Même s'ils n'ont pas été repérés par les Palder et leurs complices, la teneur des dossiers qu'ils viennent de dérober ne font-ils pas d'Angélyne une suspecte toute désignée ? Son joli lutin ne risque t-il pas d'être recherché par une meute de sbires à la solde de ces escrocs ? Yannick s'empresse de chasser ces sombres pensées, se persuadant que les risques sont insignifiants, d'autant plus que la sylphide s'est volatilisée de l'horizon des Palder, et qu'elle sera parfaitement introuvable lorsqu'elle s'installera définitivement au manoir, au milieu des bois.

Le jeune gentilhomme désargenté balaie donc cette sinistre perspective, d'autant plus que son merveilleux bout d'chou vient se pelotonner contre lui avec suffisamment de nourriture pour rassasier la moitié de Midel-Heim. Et Yannick goûte en souriant à chaque becquée que lui offre la belle, savourant le petit jeu coquin, mordillant joyeusement les doigts de la puce qui frôlent sa bouche, mais dégustant aussi les lèvres de carmin qu'elle lui abandonne. Un baiser interminable rejette dans l'oubli total les Palder et le ramassis de racailles qui les accompagne. Le suivant fait grimper la température de la maisonnette d'un cran, non, au moins de deux, et elle grimpe encore davantage à mesure que les vêtements de la brindille et de son compagnon s'amoncellent sur les lames du parquet en un petit tas soyeux et coloré.

- Le lit, mon amour ? murmure Yannick, qui soulève au creux de ses bras le corps gracile et nu de la puce, et, sans attendre sa réponse, la dépose délicatement au centre de la courtepointe, dans la pièce voisine. C'est uniquement parce que la chaise n'aurait pas résisté, mon cœur ... ajoute t-il en riant, comme si la mignonne n'était pas dupe de ses intentions ... Ton buffet campagnard m'a ouvert l'appétit, ma tourterelle, mais je pense que c'est toi que je vais grignoter maintenant ...

Il s'allonge vivement contre la malicieuse femme-enfant, et l'enlace subitement sans lui laisser le temps de réagir à sa capture. Tu es à moi, ma coquine ... énonce t-il en entraînant la brindille dans une séance de roulés-boulés qui les entortille et les emberlificote au cœur des draps et des couvertures ... Oui, tu m'appartiens, ma poulette ... répète t-il en l'emprisonnant dans une étreinte très tendre et très précautionneuse qui suffit néanmoins à l'immobiliser totalement. Un dernier demi-tour installe la puce sur son amant, leurs lèvres se scellent en une promesse sans fin, chevelure de neige et tignasse brune s'entremêlent, les petits seins d'Angélyne viennent imprimer leur douce tiédeur sur le torse de Yannick, dont les paumes se mettent à modeler précieusement le creux des reins de la menue princesse, multipliant les petits mouvements circulaires depuis le haut de son joli popotin jusqu'à sa nuque de porcelaine, où ses doigts, qui se faufilent sous les boucles de lys, se déploient en caresses légères. Longuement, il alterne baisers et douces pressions sur le corps frêle de son mignon farfadet, sans quitter des yeux son visage de jeune madone, et ils s'aiment, ils s'aiment infiniment, alors que la nuit déroule autour des arbres ses ténèbres languissantes.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mer 15 Fév 2012 - 13:08

Passion, désir, amour relèguent les Palder dans de profondes oubliettes, Yannick est le centre de son petit univers. Bientôt la joyeuse dînette gourmande et coquine se transforme en une joute espiègle et sensuelle qui se termine bien évidemment au milieu du grand lit moelleux qui les accueille dans la chambre de le jeune femme. Et cette couche douillette abrite les tendres et ardents échanges des deux amoureux qui rivalisent de caresses, de baisers, jusqu'au paroxysme de leur désir qui les mènent loin, très loin de Midel-Heim et de ces escrocs impitoyables, sur des rivages merveilleux de l'extase et du plaisir. Ils s'aiment ainsi jusqu'à plus faim, jusqu'à plus soif, jusqu'à ce que leurs corps apaisés, s'emmêlent sereinement, échangeant, dans un océan de douceur, mots doux et tendres, baisers légers ...

Angélyne, pelotonnée contre le corps chaud de Yannick, n'a pas sommeil, elle sort peu à peu de leur douce torpeur. Lentement, insidieusement, les Palder reviennent à la charge de ses pensées. Sa colère, son dégoût, son envie de vengeance sont intacts, et le dossier compromettant qu'ils détiennent, est une arme redoutable et à double tranchant. Lorsque Daran découvrira que ses feuillets si dangereux pour lui et ses amis ont disparu, il fera forcément le lien avec elle, Angélyne, elle redeviendra la personne à trouver, à abattre, pour récupérer les preuves écrites, accablantes. Le danger va les suivre aussi au manoir, car les espions de Palder sont partout et finiront bien par les retrouver. Mais pas question, cette fois qu'ils remportent la victoire ! Elle finit par s'en ouvrir à son tendre compagnon qui ne dort pas non plus, ou alors ses mains qui la caressent si légèrement, précautionneusement, ont une vie propre !

- Mon amour, tu sais, maintenant qu'on a ses papiers, Daran ne va pas nous lâcher, et je t'ai mis en danger, je sais bien que tu sauras te défendre, mais je m'en voudrais beaucoup s'il t'arrivait quoique ce soit … Elle se redresse sur son coude, et cherche les yeux chocolat dans lesquels elle se plonge avec délices. Je veux aussi que tu m'apprennes à me défendre, quand nous rentrerons au manoir demain, enfin tout à l'heure … ajoute-elle avec un sourire coquin, déposant un baiser léger au coin des lèvres de Yannick. Je t'aime, mon cœur, plus que je n'aurais cru possible, je veux que nous ayons une chance de vivre cet amour tous les deux, sans nous cacher de ces crapules …
Dès que nous aurons réussi à les confondre, je ne veux plus m'occuper que de toi ! Remettre ton manoir en état avec toi, et y vivre … Enfin, si tu veux bien de moi ...
termine-t-elle, posant la joue sur son torse, blottie contre lui.

Par la fenêtre, la lune joue à cache-cache avec les nuages, vestiges des pluies diluviennes qui ont assailli la région, ces derniers jours. Les rayons argentés diffusent une lueur tamisée sur les deux amoureux enlacés, dans le grand lit aux couvertures éparses. Angélyne tire sur eux, la grosse couette de plumes douillette, car ils n'ont pas pris le temps, tout à l'heure, de raviver le feu dans l'âtre, et la fraîcheur la fait frissonner. Raison de plus pour se serrer encore plus près de Yannick, ce qu'elle fait, immédiatement, soupirant d'aise ...


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Jeu 16 Fév 2012 - 10:05


Le grand brun et son délicat farfadet s'abandonnent avec volupté aux délicieux instants qui succèdent à l'amour, à ces instants précieux qui inspirent les plus tendres confidences, et qui suscitent les projets les plus charmants et les plus merveilleux. Au fond de leur lit douillet, Yannick et l'adorable brindille bâtissent un empire. Étroitement enlacés, se câlinant du bout des doigts, du bout des lèvres, ils perçoivent déjà ce que sera leur futur, ce que sera leur vie entre les murs de ce manoir qu'ils vont arracher aux flétrissures des pluies et des hivers. Demain, cette vaste demeure qu'ils vont ressusciter ensemble trônera au centre d'un jardin majestueux, noyé sous un déluge de fleurs multicolores, et ils y seront heureux jusqu'à la fin des temps. Demain, oui, demain.

Hélas, ce joli rêve s'obscurcit. La magie de ce séduisant mirage se meurt, comme se meurent les roses lorsque le vent souffle en rafales. Ces instants de tranquillité absolue qu'ils partageaient sous les draps, allongés l'un contre l'autre, presque immobiles, ont éveillé également un flot de craintes, déjà tangibles. Cette vive inquiétude que Yannick désirait refouler tout au fond de lui, lui revient au visage comme un boomerang. La puce a raison, le danger est réel. Et ce danger a un visage : Daran Palder ! Cette canaille a le bras très long, sa nouvelle fortune lui donnera encore plus de pouvoir, et dès qu'il constatera le vol des documents qu'il avait rassemblés dans son bureau, si ce n'est pas encore le cas, Angélyne deviendra sa cible prioritaire.

C'est elle, et elle seule, qui avait des raisons de lui soustraire ce dossier contenant toutes les preuves de sa culpabilité ! C'est elle qu'il lui faudra retrouver, puis éliminer, pour l'empêcher de nuire ... C'est elle que ses coupe-jarrets vont massacrer sans pitié ... Et d'ailleurs ils sont là ... Dix silhouettes encagoulées pénètrent dans la chambre ... Des poignards dansent au creux de leurs mains ... Ils se jettent sur le lit en grondant, en jubilant ... Et ils frappent, ils frappent encore ... Le sang de la puce jaillit de chaque blessure, comme autant de geysers écarlates ... Un rire clair retentit, celui de Raphaella ... Yannick s'interpose ... Il cherche à se redresser mais la meute s'acharne également sur lui ... D'autres coups de poignards fusent ... D'autres geysers éclaboussent le lit ... Et un cri, un cri de haine et de douleur ... Un cri, et deux petites mains qui se posent sur lui, le prennent par les épaules et le secouent, le secouent, le secouent ...

Yannick se réveille, livide, en sueur, ceinturé par les bras menus d'Angélyne, qui le libèrent de ce cauchemar horrible. Les yeux du jeune gentilhomme sont noyés d'épouvante. Il met quelques instant à se ressaisir, à rejoindre la réalité, et pose enfin le front contre la tempe de la sylphide ... Désolé, mon amour, j'ai fait un mauvais rêve. J'ai cru que les Palder pénétraient dans la chambre et nous capturaient ... affirme t-il en embrassant doucement la joue de sa compagne, mais passant sous silence les coups de couteaux zébrant le corps nu de la puce, tellement cette scène lui est apparue cruelle et réelle.

Un regard par la fenêtre lui apprend que l'aurore paraît, recouvrant la cime des arbres de sa brume légère et opaline. J'ai un curieux pressentiment, mon ange. Ce songe était réellement effroyable et il m'a vraiment perturbé. Je crois que nous devrions rejoindre sans tarder le manoir, nous y serons plus en sécurité que dans cette ville où les Palder sont si puissants. Malgré son angoisse, Yannick réussit à sourire, tâte les mignons biceps de la puce, et esquisse une grimace de désespoir. Et puisque tu le demandes, mon ange, dès cet après-midi, entraînement intensif ! Je serai plus rassuré quand tu seras en mesure de te défendre avec une épée ! Allez, en route, mon trésor ! Il tapote en riant les fesses nues de son joli lutin, la soulève bien haut entre ses bras, embrasse ses petits seins blancs, puis la dépose à côté des vêtements amoncelés sur le plancher de la maisonnette. Quand tu seras habillée, bien-sûr, mon gracieux colibri ...


Suite au manoir de Yannick Saule




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Sam 11 Aoû 2012 - 4:48


Quelques jours plus tard, à l'arbre-maison de Daran Palder puis à celui d'Angélyne.


Par Vama, ce que la tentation est forte d'éventrer ces lourdes escarcelles à grands coups d'épée et de se baigner dans l'océan de galons scintillants qui s'en écoulera, mais le mignon farfadet a raison, il est préférable de s'en mettre plein les mirettes lorsqu'ils seront en lieu sûr. C'est qu'elle a quelque chose dans le ciboulot, la p'tite crevette, quand elle prend le temps de réfléchir !

Et Yannick approuve illico : Alors allons plutôt chez toi, mon poussin joli, c'est beaucoup plus près que notre manoir, et nous devrons patienter moins longtemps pour découvrir à quel point nous sommes riches, et pour examiner ce que contiennent ces luxueux écrins et tout ce micmac qui appartenait aux Palder ! D'ailleurs, il vaut mieux dissimuler tout ça chez toi, car le manoir est ouvert à tous les vents et ce serait trop stupide de nous faire barboter ce pactole que nous avons eu tant de mal à récupérer. Notre première priorité ce sera de rendre impossible l'accès à notre vieille demeure. Quelques molosses devraient faire l'affaire, avant d'entreprendre les travaux. Ensuite nous lui rendrons son faste d'autrefois et tu deviendras la plus belle châtelaine de la région, mon ange, ce qui nous rendra insoupçonnables lorsque la milice cherchera à savoir qui cambriole les riches propriétés de Midel-Heim ou de Sant-Poséinos. Viens, ne traînons pas en route !

La brebis galeuse des Saule – ce qu'il ne sera sans doute plus longtemps – fixe soigneusement les fontes, gonflées de leurs trésors, aux flancs des deux chemanoirs qui paissent tranquillement sous les frondaisons luxuriantes, qu'un vent léger fait tendrement frissonner. Le soleil est haut dans l'azur immaculé et s'amuse à dessiner des ombres folles qui se trémoussent joyeusement au pied des arbres, au rythme des oscillations que la brise imprime aux branches qui s'agitent mollement. Tout est calme, tout est sérénité, et l'avenir s'annonce cette fois sous d'heureux auspices pour les tourtereaux. Un bref galop les mène à l'autre extrémité de la ville, au fond d'une ruelle silencieuse où sommeille la maisonnette de la sylphide, accrochée à mi-hauteur d'un tronc puissant, enlacé par une confusion de plantes grimpantes qui partagent sa solitude sylvestre.

Attends-moi, ma chérie ... lance gentiment le jeune gentilhomme en abandonnant les deux montures dans un coin de prairie clôturé par quelques rondins juxtaposés. Chargés, comme un couple de lourds triqueballes, de bourses rebondies et de sacoches ventrues, ils franchissent la modeste passerelle qui geint et se dandine légèrement sous leurs pas, puis ils pénètrent dans le minuscule pavillon du gracieux lutin à la chevelure de lys. Zou ! Ils posent leur butin sur la table basse et s'empressent d'y déverser un flot de galons d'or et d'argent qui roulent, s'entrechoquent et tintent gaiement, jusqu'à former de flamboyants monticules qui resplendissent sous le brasillement d'un soleil généreux qui se faufile à travers quelques lucarnes rondes percées dans le plafond de bois verni.

Tout ça est à nous, mon bel ange ... jubile le grand brun en entraînant soudain sa menue compagne dans une danse débridée qui se termine par un plongeon sur la courtepointe de vieille laine du lit, ornée de franges et de rayures colorées. Nous allons pouvoir faire mille choses avec tout ça, ma princesse, mais avant ça, j'veux un câlin ! Ou bien une sieste coquine ! Ou même les deux ! ... exige t-il en riant et en l'emprisonnant dans ses bras.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Ven 17 Aoû 2012 - 4:55

Discrète mais accueillante, la maisonnette d'Angélyne s'ouvre aux amoureux chargés de leur trésor de guerre. Ce trésor, ils s'affairent à en faire l'inventaire, sur la table qui trône au centre de la petite pièce, éclairée par les rayons du soleil qui se faufilent au travers des feuillages verdoyants. Les bourses replètes tiennent leurs promesses d'abondance, vomissant leurs pièces sonnantes et trébuchantes. Les écrins de velours grenat et bleu nuit, le petit coffret mystérieux rejoignent bientôt les galons d'or et d'argent, Angélyne s'apprête à les ouvrir quand Yannick l'entraîne dans une sarabande joyeuse et endiablée pour célébrer leur victoire, certes incomplète, sur le clan Palder. Mais pas de regret, pas de remords, ils ont remporté cette manche brillamment, se mettant à l'abri du besoin pour quelques temps. Ils ne manquent pas de projets ...

Pas besoin de salle de bal, de musique entraînante ou d'orchestre compassé, pour accompagner leur danse, les rires résonnent grave et cristallin, s'élèvent haut et clair pour chanter leur avenir enfin éclairci, et rythmer leurs pas. Le couple enlacé tournoie impétueusement autour de la table, dans le salon exigu, puis entre dans la chambrette, pour chavirer joyeusement sur la courtepointe brodée dans un grand éclat de rire. L'amour est tangible, la tendresse certaine dans le regard chocolat, un brin coquin, de Yannick, sa proie menue, au creux de ses bras, est toute consentante et ne se fait pas prier pour exaucer les voeux de son amant. Elle poursuit dans le même registre, s'attaquant à cette veste qui l'empêche d'accéder à la peau douce et tiède de son compagnon.

- C'est une excellente idée, mon coeur ! Aide-moi donc à te débarrasser de cette vilaine jaquette ... D'ailleurs, on s'est tellement dépêché de revenir ici, qu'on en a oublié de prendre quelque chose à manger ... Se mettant à l'unisson de ses paroles, le ventre d'Angélyne se manifeste soudain, en grondant fort peu élégamment, embarrassant quelque peu la demoiselle bien élévée, mais la voleuse reprend le dessus et s'écrie en riant, pointant le torse du jeune homme de son index vengeur : Tu vois ... C'est de ta faute ! Mon estomac crie famine ! C'est toi que je vais avaler ... Tout cru, avant de m'attaquer à ce qu'il reste dans le garde manger ... Joignant le geste à la parole, Angélyne dévore de baisers le visage hilare, puis la peau tendre du cou de sa victime, alors que sa veste de cavalier atterrit sur le plancher vernis. Profitant de ce que la voie est libre, une petite main agile se faufile sous le coton léger de la chemise pour atteindre son oasis, son terrain de jeux favori et caresse sans fin, l'épiderme qui palpite sous ses doigts.

- Voyons voir ... fait-elle mine de réfléchir, plongeant ses iris argentés dans les prunelles d'ambre sombre : le même appétit les tenaille, la même passion les illumine. Coquine, Angélyne se serre, provoquant le grand corps musclé qui l'étreint avec tendresse. Dans quel ordre allons nous procéder, mon amour ? Repas, sieste, câlin ? Sieste, repas, câlin ? ... Ou on oublie le repos et le diner, pour se contenter de nourriture plus charnelle ? Qu'est-ce que tu en penses, mon ange ? termine-t-elle, en grignotant les lèvres charnues et tentantes de son amant, puis elle effleure du bout des doigts, la joue délicieusement barbue, avant de les plonger dans la crinière châtaigne, pour attirer le visage aimé et l'embrasser à perdre haleine. Oubliés les galons, les écrins et le coffret, au diable Raffy et compagnie, son trésor inestimable, c'est Yannick ...


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Dim 19 Aoû 2012 - 10:24


Sapristi ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Serait-ce le cri d'amour d'un lesbos en rut ? Ou le feulement de colère d'une femelle incendios protégeant sa nichée, dans l'épaisseur des taillis ? Non, c'est simplement l'estomac de la puce qui se met à hurler à la mort, et, de ce fait, la menue sylphide ajoute une troisième possibilité au choix déjà cornélien qui se présente à eux, répondant ainsi aux suggestions coquines de son amant par un dilemme totalement inattendu ! Alors, en définitive, repas, sieste, câlin ? Ou sieste, repas, câlin ? Par quoi commence t-on ?

Visiblement, l'adorable friponne avait déjà choisi avant de poser la question. C'est une ruse typiquement féminine, ça, de laisser croire à son compagnon que la décision lui appartient et de tirer soi-même les ficelles. La belle avoue donc une préférence marquée pour l'option « tendresse », ce qui correspond, bien entendu, au choix qu'aurait fait Yannick, surtout que son joli lutin aux cheveux de lys exprime sa volonté de manière charmante, laissant courir ses doigts fuselés dans la tignasse chocolat au lait de son amant, et l'embrassant avec une insistance particulièrement troublante et délicieuse. Si bien que Yannick est totalement incapable de penser à quoique ce soit, et se contente d'articuler entre deux baisers ...

Mmmm ... Oui mon amour, choisissons donc câlin, câlin et encore câlin, ça me convient parfaitement ...

Et le bougre se laisse choir sur le dos, entraînant avec lui son joli canaillou, dont les p'tites menottes pianotent sous sa chemise entrouverte. Il aime bigrement ça, le gaillard. Et zou, voici la princesse en prison, entre les bras du gentilhomme, et les tourtereaux jouent à se mordre le nez et les joues, quenottes de porcelaine et crocs de médor se défiant joyeusement. Si bien que la tension monte dans la chambre, à une allure vertigineuse, à mesure que leurs corps s'épousent, se tordent, et s'entortillent, à mesure qu'ils dévastent le lit étroit qui gémit sous leurs tendres virevoltes, à mesure que leurs souffles et leurs rires se confondent, à mesure que leurs vêtements se tire-bouchonnent pour dévoiler un peu plus de leur peau discrètement halée et que leurs doigts s'insinuent toujours plus haut sous le tissu, ceux de Yannick harcelant déjà les seins menus de sa compagne. J'pense qu'on a fait le bon choix, mon mignon farfadet, dévorons nous d'abord ... murmure t-il à son oreille, dont il vient de mordiller délicatement le lobe translucide.

Mais tu vas mourir de chaud sous ta tenue d'aventurière, mon trésor ! Je pense qu'il nous faut aérer tout ça de toute urgence, sinon tes petites mandarines vont fondre et je serai privé de mes jouets préférés ! Bon sang faut vraiment que je m'occupe de tout dans cette maison ! ... ajoute t-il en souriant avec malice. Deux doigts entreprenants s'insinuent aussitôt sous les bretelles délicates du caraco de soie couleur d'améthyste, ils les font glisser sur les épaules fines de la puce, puis le long de ses bras minces, libérant les seins d'albâtre et les fragiles boutons de roses vermeilles, qu'éclaboussent les cascades blanches de sa longue chevelure. Le jeune gentilhomme en a les yeux qui pétillent et il caresse du bout des doigts les mamelons incarnadins de son elfe gracieux tout en lui picorant les lèvres. Ce que je t'aime, mon ange ... affirme t-il d'une voix douce, poursuivant lentement le tendre effeuillage de son Angélyne ...




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Sam 25 Aoû 2012 - 7:58

Au milieu du lit, ravagé par les roulades des deux garnements amoureux, la bataille fait rage à coup de baisers coquins et de caresses, qui se multiplient et qui s'échangent entre mots doux et rires. Angélyne est heureuse, ses rêves de bonheur, elle veut les partager avec Yannick. Et leur victoire leur en donne les moyens. Elle a trouvé en lui un amant attentionné, mais aussi un confident, un complice de tous les instants. Aujourd'hui tout est prétexte à s'amuser, comme des petits fous et c'est à celui qui taquinera l'autre, le poussera dans ses retranchements pour le faire craquer …
Même l'effeuillage commun devient une aventure espiègle, mains et bouches oeuvrant de concert pour éplucher l'autre. A ce jeu excitant, Yannick est plus habile qu'Angélyne, et ce coquin prend de l'avance, même s'il musarde en faisant glisser délicatement son caraco, comme il pèlerait une mandarine de Korrul. Se dévoilent ainsi, ses petits seins de nacre, aux mamelons rose sombre, insolemment érigés, sous les doigts experts du jeune homme. Elle gémit doucement et se tord pour, à la fois, accentuer et échapper à la caresse qui la torture si divinement.

- Tu me tues mon amour, tu me connais mieux que moi-même. Aide-moi à retirer tout ça ! lui susurre-t-elle d'une voix voilée de désir, tout contre ses lèvres, avant de l'embrasser ardemment, si longuement qu'elle en perd son souffle. Cependant ses menottes s'activent et finissent par venir à bout de la chemise, entortillée autour du torse de son amant, à force de rouler l'un sur l'autre, sur la courtepointe froissée. Et elle se presse avec délice à la peau dénudée et tiède, se délivrant ainsi des doigts fripons qui enflamment ses sens. Elle ne doute pas un instant, qu'ils trouveront un autre moyen de faire grimper la tension qui envahit son ventre.

Nouvelle cabriole sur le lit qui proteste, arrachant un sourire aux amants coupables, Angélyne poursuit sa quête, obstinément, pressée maintenant, de se débarrasser de tout ce tissu qui les entrave et les empêche de s'aimer éperdument. Elle glisse ses doigts menus le long de la ceinture de Yannick, les promène, mutins et légers, comme les plumes soyeuses du butineur. Malicieuse, elle sourit contre les lèvres de son fripon, lorsque sa peau se crispe et frémit sous l'effleurement, qu'elle prolonge, effrontément. Elle ne se lasse pas de contempler, éblouie, les prunelles mordorées qui s'assombrissent de désir. Elle s'émerveille du pouvoir qu'ils ont l'un sur l'autre, d'un geste tendre, d'un regard plus appuyé, d'un mot doux, ils sont capables d'embraser leurs sens, leurs corps à l'infini …

- Tu sais que je t'aime, Yannick Saule ! Tu es un fripon, un coquin terriblement séduisant, au charme dévastateur … Mais tu es à moi ! Je t'aime, mon cœur ... Elle poursuit son geste débarrassant son compagnon de son pantalon, qui rejoint les autres vêtements éparpillés ça et là, sur le sol. Les voilà aussi nus qu'à leur naissance, mais c'est bien là, la seule ressemblance ! Angélyne s'abandonne aux caresses pressantes de Yannick, distribuant les siennes de plus en plus frénétiquement, emportée par la passion impérieuse qui dévore ses entrailles. Elle se blottit, ondule contre le ventre palpitant de son amant. Elle se tend, se tord, éperdue, en proie à une faim insatiable, que seul son compagnon pourra combler ...

Enfin, elle s'unit à lui, l'accueille en elle dans une douce plainte, faisant écho à celle de son tendre complice. Angélyne enroule ses jambes autour de Yannick initiant la danse charnelle, éternel pas de deux, rythmé par l'urgence de sa passion pour cet homme qui est désormais le chef d'orchestre de leurs ébats enflammés, et de sa vie. Les halètements se précipitent, emplissant la chambre, ils s'amplifient en longs gémissements, puis en râles vibrant à l'unisson. Leurs coeurs battent un tempo débridé, leurs corps enfiévrés se prennent, s'étreignent. Ils se rejoignent bientôt happés dans le tourbillon effréné de l'extase. Les voilà propulsés à des lieues de Midel-Heim, en un lieu idyllique que seuls les amants intemporels sillonnent, alors qu'ils ne font plus qu'un ...


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Lun 27 Aoû 2012 - 7:17


Le lutin mignon, un torrent de neige immaculée déferlant sur ses frêles épaules, et le tendre escogriffe aux longs doigts possessifs, s'abandonnent longtemps à la volupté de leur étreinte, à la fougue de leurs baisers. Longtemps, ils s'aiment. Et soudain, le monde explose, et ils agonisent, ils meurent dans un cri rauque lorsque leurs corps exultent enfin, et ils gisent au centre de la couche, couverts de mille perles de sueur luisantes comme autant de gemmes hyalines, et nimbés par les filaments dorés d'un soleil écrasant qui s'écoule à travers les lucarnes du plafond. Haletant, le cœur palpitant au rythme d'un métronome affolé, Yannick ne se décide pourtant pas à ouvrir les bras pour libérer sa princesse. Elle lui appartient. Et sans doute est-ce l'instant propice pour passer au point suivant de cet emploi du temps exquis qu'ils ont conçu ensemble : la sieste. Mais pas n'importe quelle sieste, bien entendu ! Une longue sieste coquine, une sieste où l'on met les mains partout, d'autant plus qu'enfin délivrés de la menace des Palder, ils retrouvent à nouveau l'insouciance des premiers jours de leur amour.

Viens là, ma jolie sirène, tu m'as mis sur les rotules et j'ai besoin de récupérer un peu ... lui souffle t-il à l'oreille, en souriant de toutes ses dents de dévoreur de sylphide, avant de redresser contre la tête de lit quelques coussins fripés et ratatinés ayant souffert de leurs galipettes passionnées et de leurs roulés-boulés fougueux. Il s'y adosse avec un soupir d'aise, tout en maintenant le corps fragile de la brindille serré contre le sien, ses petits seins délicieusement arrimés à son torse, quelques cheveux de lys collant à son front moite. Par ici ma friponne ! ... affirme t-il gaiement, les yeux rayonnant d'une immense tendresse, enveloppant de ses longues paumes la frimousse diaphane de sa femme-enfant et la bécotant doucement, pore par pore, de haut en bas, de bas en haut, puis recommençant de peur d'oublier un seul détail du joli minois d'Angélyne. Il la berce ensuite, en silence, tout en récupérant de leurs délicieuses galipettes, mais ses prunelles noisette sont irrémédiablement attirées par les monticules de galons étincelants trônant sur la petite table, à trois pas du lit.

Non pas que Yannick soit particulièrement accroc à l'argent, mais il imagine déjà toutes les folies que cette fortune va leur permettre. A force de tirer le diable par la queue depuis des mois, sinon des années, le jeune gentilhomme voit soudain défiler dans sa caboche mille projets euphorisants. La priorité ira à la reconstruction du manoir et au remboursement de ses dettes, bien entendu, mais qui sait, peut-être disposent-ils de suffisamment de galons pour s'autoriser quelques caprices ? De plus, bien que la curiosité soit un vice typiquement féminin – si si, c'est prouvé –, notre grand brun est bigrement intéressé par ce que le coffret à bijoux et les luxueux écrins subtilisés aux escrocs peuvent renfermer. Comment dire ? Ça le démange au point de perturber cette savoureuse roupillette pourtant tellement méritée.

Attends mon ange, je reviens, mais faut que je sache ! ... Zou ! Trois bécots plus tard – un sur chaque sein de la puce et le dernier sur son mignon popotin rebondi –,Yannick se lève, ramasse la cassette et les boîtes à bijoux, puis revient s'agenouiller sur la courtepointe, face à sa compagne. C'est à toi tout ça, mon cœur, mais c'est moi qui les ouvre, je ne puis attendre plus longtemps ... décide t-il en riant.

Ohhh ... s'exclame t-il en ouvrant le premier écrin, empêchant un instant Angélyne d'en voir le contenu rien que pour l'embêter un peu, avant de le lui montrer quand-même, bien entendu ... Regarde-moi ce bracelet, mon ange ! Il est magnifique ! Donne moi vite ton bras ! Il l'accroche aussitôt au poignet de la belle et sourit largement ! Puis il lui tient la main, l'attire hors de la couche, et la fait défiler autour de la table, la fait tourner, la fait marcher sur la pointe des pieds, la fait pivoter, comme un mannequin de grand couturier. Tu sais que tu es à croquer comme ça, ma chérie ! Un rien t'habille ! Allez, on continue ! Viens vite ! Au tour du coffret maintenant !

Yannick se rassied au bord du lit, la puce installée sur ses genoux, et il soulève le couvercle sans plus tarder, s'attendant à d'autres merveilles de même acabit. Mais son visage s'allonge soudain. Des parchemins. De vulgaires parchemins. Voilà ce que contient ce satané boîtier ! Des parchemins remplis de colonnes de chiffres à vous donner le tournis ! Au verso du dernier vélin, cependant, quelques indications mystérieuses leur apparaissent soudain :

N. M. 7 Ter Com
D. E. 18 Pl Eg

Les yeux écarquillés en signe de profond étonnement, Yannick lit et relit ces deux lignes, puis il se met à pester comme un beau diable en se grattant consciencieusement la tignasse. Bon sang ! Je n'y pige rien à ce charabia ! Pourtant ça doit avoir un sens, sinon pourquoi de telles niaiseries seraient-elles enfermées avec tant de soin au fond d'un coffre ? Qu'en penses-tu, mon joli farfadet ? ... s'enquiert-il auprès de sa compagne.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Jeu 30 Aoû 2012 - 12:02

Le bonheur recèle toujours une part de douce insouciance, celle que les deux amants ont enfin retrouvée, celle de s'aimer sans crainte, sans peur. Bonheur et insouciance. Angélyne soupire d'aise au creux des bras de son fougueux Yannick. Voilà comment elle veut vivre désormais, sous les baisers tendres de son coquin, sous ses mains hardies et douces. A peine rassasiés l'un de l'autre, ils se câlinent paresseusement, échangeant de longs baisers, se bécotant amoureusement. La joue sur le torse de son amant, elle savoure cette paix langoureuse qui les enveloppe, comme une grande couette bien douillette.

Mais qui donc a dit que la curiosité était toute féminine ? Alors qu'Angélyne sombrait peu à peu dans un délicieux demi sommeil, entrecoupé de caresses, voilà que Yannick joue les curieux et l'abandonne pour farfouiller dans le bric-à-brac des petites montagnes de galons étalés sur la table. Ce sont les écrins et autre coffret qui l'intriguent, il les rapporte sur le lit et ouvre le premier sous les yeux gentiment moqueurs de la jeune voleuse, qui n'en est pas à son premier larcin. La première boîte contient un bracelet étincelant de pierres d'un bleu limpide, dont Yannick pare son poignet menu. Il la promène, fait le tour du propriétaire, l'exhibant comme un mannequin vêtu uniquement de ce bijou somptueux. Angélyne se prête au jeu, bien évidemment - que ne ferait-elle pas pour son bien-aimé ? - et elle se pavane, se déhanche, défile sous les yeux d'ambre coquins ...

Mais la curiosité tenaille décidément le grand brun, il attrape la boîte de bois rouge. Il attire ensuite la jeune femme sur le lit et l'assied sur ses genoux. Enfin il soulève le couvercle du coffret mystérieux, et ... Déception ! Pas de joyaux rutilants, ni de bijoux scintillants ! Non, rien ! Rien que d'ordinaires parchemins couverts des pattes de mouche ridicules de Daran. Des pages d'un livre de comptes ... Pourquoi les cacher ainsi ? Ils ont sûrement une importance, mais laquelle ?
Yannick trouve d'énigmatiques inscriptions au dos de la dernière feuille, lettres et chiffres mélangés, incompréhensibles. Penchés tous les deux au-dessus des inscriptions sibyllines, ils cogitent ferme, on entend presque les rouages des deux cerveaux en ébullition ...

- Qu'est-ce-que ça veut dire ? Si Daran a dissimulé ces parchemins dans son coffre, c'est qu'ils ont une valeur pour lui ... réfléchit Angélyne à voix haute, relisant encore une fois les obscures écritures. Ce sont des comptes ... Regarde ces colonnes, les sommes augmentent, ce sont des versements ... Et ces lettres N.M. , D.E. , R.P. , G.P. inscrites en face, les destinataires sûrement, leurs initiales ... Mais atttends, trésor, mais oui, mais c'est bien sûr ! Ce sont les complices de Daran : Niven Merion, Darius Enata, Raffy et Greta ...
Toujours aussi nue, mais l'ayant totalement oublié, Angélyne, excitée par cette découverte se met à arpenter la chambre. Elle ne comprend pas grand chose à la comptabilité, mais à en croire ces feuillets, les sommes versées sont le résultat des malversations de ce porc de Palder ! Bon sang c'est la fortune de ses parents qui est là, sous leurs yeux, dépecée entre ces charognards !

Et à l'instant même où elle songe à faire une petite visite clandestine chez Merion et Enata, la lumière se fait dans son esprit, ce sont les adresses des deux escrocs qu'ils ont sous les yeux ! Elle s'agenouille devant Yannick et lui explique le cheminement qu'elle vient de suivre ...

- Nous devrions profiter que nous sommes à Midel-Heim, pour aller faire un tour chez eux, Enata est mort, donc sa maison est vide ... Quant à Merion, à mon avis, il court encore ... Qu'en penses-tu ? On tente le coup cette nuit ? Mais avant ... Elle retire tout le fatras de parchemins qui traînent encore sur les genoux de Yannick, les emporte sur la table. Elle revient vers lui, un grand sourire coquin illumine sa frimousse, elle s'assied à cheval sur son amant : - On avait pas parlé d'une sieste ? demande-t-elle, mutine, avant de l'embrasser tendrement.


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Ven 31 Aoû 2012 - 4:54


Et la puce retrouve la place qui lui est due, sa place réservée et sacro-sainte au creux de la douce prison des bras de son amant. Elle s'y niche comme un oisillon fragile, mais les prunelles pétillant d'espièglerie. La belle a raison : Ils ont déchiffré les initiales mystérieuses retranscrites au verso du dernier des parchemins, et ils ont bien mérité une petite pause. Ils connaissent à présent les adresses des complices des Palder et une visite nocturne s'impose, d'autant plus que le n° 18, Place de l'Eglise – Pl Eg – et le n° 7, Terrasse Communale – Ter Com – sont situés approximativement sur le chemin qu'ils emprunteront pour rentrer au manoir. Si nos tourtereaux ont autant de réussite que chez Daran, ils pourraient bien arrondir sacrément leur pactole.

Avant qu'ils s'allongent sur la couche et y oublient un moment les escrocs, Yannick approuve le plan de sa malicieuse acolyte. Oui, ma princesse, nous tenterons l'aventure cette nuit. Cette crapule d'Enata est passée de vie à trépas, donc son arbre-maison est probablement désert. A moins qu'il ait une famille, mais j'en doute, vu qu'il passait le plus clair de son temps à magouiller contre tes parents. Pour le domicile de Mérion, nous devrons nous montrer plus prudents ! Cet odieux personnage risque de se planquer chez lui et d'y rassembler les dernières vermines de la bande. Donc pas question de jouer les têtes brûlées cette fois, mon bébé joli, c'est bien compris ? ... ajoute t-il en adressant à Angélyne une œillade sévère, que dément aussitôt un sourire éclatant. Comment pourrait-il en vouloir plus d'une seconde à une compagne si délicieuse ? Impossible ! Mais le bougre poursuit en riant ! Lui-aussi exhibe à présent des prunelles bigrement taquines et enjouées, ses doigts le démangent, et une petite bataille sur le lit ne serait pas pour lui déplaire ! D'ailleurs c'est moi le chef, et tu vas voir de quel bois je me chauffe si tu prends encore des risques, mon mignon lutin ! ... dit-il en la ceinturant soudain.

Zou ! En un éclair, Yannick renverse le farfadet gracile qui le chevauchait gaiement et l'entraîne sans qu'elle puisse s'y opposer dans une succession de cabrioles et de roulés-boulés qui les projette au centre du lit. Le jeune gentilhomme pourrait aisément triompher de la belle, mais il geint et peste comme si la puce lui opposait une farouche résistance, ce que ses moyens physiques ne lui permettent guère. Et ils roulent tous les deux sur les draps, ahanant et riant à la fois, simulant une épouvantable bagarre entre deux adversaires féroces, alors que le filou veille surtout à ne pas trop malmener sa frêle compagne. D'ailleurs il s'écroule finalement sur le dos, s'avouant vaincu, mais retenant des deux mains le fessier gracieux et joliment potelé d'Angélyne. Tu as gagné, tu es bien trop forte pour moi, mon ange ! Cette fois je suis complètement moulu, et je pense que nous avons bien mérité un petit roupillon ... ajoute t-il en bécotant ensuite la joue délicate de la brindille. Reposons nous un peu avant d'aller fouiller les domiciles de nos escrocs. Et ce soir, avant de partir, tu me montreras où nous pouvons cacher tous nos galons, ma chérie. Ce serait trop bête de se les faire voler alors qu'on s'est donné tant de mal pour les récupérer.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Lun 3 Sep 2012 - 7:53

Le sommeil finit par les emporter, enlacés, après qu'ils aient chahutés comme des chenapans, sur le pauvre lit vieillissant. La bagarre sans merci n'était que mascarade, la tendresse était la seule arme, la victoire s'est scellée avec des baisers voraces sans fin ... La sieste se prolonge octroyant aux amoureux un repos bien mérité, une parenthèse paisible dans leur vie plutôt mouvementée, ces derniers jours. Dans la petite chambre, l'ombre de la nuit se faufile chassant les ultimes lueurs flamboyantes du jour, complice des deux corps endormis, toujours intimement serrés l'un contre l'autre sous l'édredon douillet, cocon de douceur et d'amour. En sortir va être un crève-coeur, Angélyne regrette d'avoir proposé cette virée nocturne pour visiter les deux arbres maisons dont ils ont découvert les adresses dans le petit coffret. Elle resterait volontiers au creux des bras de son Yannick, blottie dans la chaleur de sa peau ...

Doux réveil, tendres câlins, l'obscurité les pousse hors de leur couche, bulle moelleuse de félicité. Après avoir allumé quelques chandelles, la jeune voleuse endosse son uniforme de travail, et toute de noir vêtue, elle commence à ranger les galons dans leurs bourses, afin de les dissimuler à un éventuel curieux. Ils ont été déjà bien assez imprudents de les laisser traîner sur la table ainsi ... Quand Yannick apparaît habillé de pied en cape, elle lui sourit tendrement, et d'un seul coup ses conseils de prudence, lui reviennent à l'esprit. C'est vrai qu'elle a failli mourir plus d'une fois, avec les deux harpies à ses trousses, que son imprudence, son impétuosité l'ont poussée à se jeter dans les pièges tendus par ces deux garces. Mais c'est terminé à présent, elle doit se montrer plus raisonnable, plus prévoyante aussi. Elle doit aussi penser à lui, son ami, son amant, sa moitié. D'ailleurs ...

- Coucou trésor, tu es prêt ? Je vais mettre en sûreté notre butin, mais je veux que tu vois, que tu saches où il est, si jamais il m'arrivait quelque chose, ou si j'étais dans l'impossibilité de venir le chercher. Non, ne dis rien, nos mésaventures m'ont fait comprendre deux choses, vouloir agir seule est de la folie furieuse, mais surtout qu'il ne doit plus y avoir aucun secret entre nous. Ce qui est à moi est à toi, nous partageons le même but, reconstruire le Manoir, donc tu dois savoir où je cache le fruit de mes rapines pour venir te servir si tu en as besoin. Nous allons en garder un peu pour éponger toutes tes dettes, et aussi pour commencer les travaux. Nous trouverons bien un lieu sûr, tout comme pour les documents. Regarde ...

Angélyne attrape l'élégant petit secrétaire de bois clair, aux multiples tiroirs sculptés, dans lesquels elle avait pioché la première escarcelle qu'elle avait donnée à Yannick. Elle l'écarte du mur blanc, et dégage assez de place pour qu'ils s'y glissent tous les deux. De fines lignes, presque invisibles, découpent un pan du mur qui s'ouvre pour révéler un coffre scellé, dont elle lui montre la combinaison chiffrée. D'autres bourses bien pansues, s'y trouvent déjà, le fruit de son travail de voleuse, toutes ses années.

- Voila toute ma fortune, mon ange, et elle est à toi aussi. dit-elle, avec un petit sourire, déposant ensuite un baiser sur la bouche de son amant, ébahi. Donne moi tout ce qu'il y a sur la table, mon coeur, ne garde que le nécessaire, qu'on laissera dans un tiroir du secrétaire, pendant notre petite promenade nocturne. On repassera les prendre au retour, inutile de se le faire voler comme tu dis ... termine-t-elle en lui faisant un clin d'oeil mutin. Le petit bureau reprend ensuite sa place ni vu ni connu, sentinelle ignorée de leur fortune. Un dernier long, très long baiser, et Angélyne entraîne gaiement Yannick dans la nuit de Midel-Heim, ils s'élancent à l'assaut des passerelles et des ponceaux, qui les mèneront vers leur première destination, à quelques ponts de là, l'arbre-maison de Niven Mérion, le couard qui s'est enfui en courant dans les bois, abandonnant ses complices sur la rive du Fleuve de Vie ...


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mar 4 Sep 2012 - 5:52


Inutile de raconter des carabistouilles ! Le cousin Saule a sans doute le sens de la répartie, le sens des responsabilités, le sens de la démesure, le sens du ridicule, mais non, le sens de l'orientation il ne l'a absolument pas. Le bougre est conscient de ses limites et se fie dès lors à la sagacité de son lutin joli pour les mener à bon port à travers l'enchevêtrement de ponts et de passerelles suspendues. A bon port, donc, ou plutôt à bon porc, puisqu'il s'agit, si possible, de détrousser Niven, le dernier des escrocs de la bande de Raffaella et Greta Palder, harpies de mère en fille. Angélyne, toute de noir vêtue, parait encore plus menue, plus frêle, ce qui incite son compagnon à la plus grande prudence lorsque le mignon bout d'chou lui indique qu'ils approchent déjà du domicile de ce fourbe de Mérion. C'est un quartier que Yannick ne connaît guère, et il redouble donc de vigilance, serrant la poignée de son épée dans une de ses immenses paluches. La puce fait d'ailleurs de même, et le gentilhomme la couve du regard en souriant. C'est fou ce qu'il l'adore, ce qu'il apprécie son courage et sa volonté, mais bon, même armée sa sylphide n'est guère redoutable, il faut s'en faire une raison.

La nuit, toutes les Ezealles sont grises, et nos deux larrons sont pratiquement invisibles lorsqu'ils contournent l'arbre-maison de la crapule. Une passerelle bringuebalante s'enroule autour du tronc, et les tourtereaux l'empruntent en silence, se fondant dans l'obscurité des frondaisons. Mauvaise nouvelle ! Le brouhaha d'une conversation à bâtons rompus leur parvient, s'amplifiant à mesure qu'ils s'approchent de la demeure de cette crapule. Yannick laisse échapper un juron. Pour les galons, c'est vachement compromis. Plusieurs voix sont perceptibles, des voix d'hommes, énervées, voire même surexcitées. C'est râpé, ma louloute. Nous l'avons dans le baba ... murmure le grand brun à l'oreille du délicat farfadet. Il lui désigne toutefois une fenêtre éclairée, prend la puce par une menotte, et l'attire lentement vers le halo lumineux, sur la pointe des pieds. Moderato cantabile. Viens ! Il n'y a pas beaucoup de risques. On va quand-même voir la tronche de ces rustres, ça nous servira peut-être un jour s'ils nous surveillent à leur tour. Accroupis-toi, mon bel oisillon, nous y sommes ...

Ils se glissent sous la fenêtre, l'un contre l'autre, et lancent une œillade furtive vers l'intérieur de la pièce. L'atmosphère y est enfumée, quatre gaillards palabrent avec de grands gestes brusques, autour d'une table couverte de bouteilles, de verres, et de galons empilés. Les cendriers crachent d'épaisses volutes grises qui vont s'agglutiner au plafond. Nos lascars ont des cartes en main. Ils jouent au poker, et sont loin de se douter que quelqu'un les observe. Yannick n'identifie que cette canaille de Mérion, les trois autres sont pour lui d'illustres inconnus. Peut-être en va t-il différemment pour Angélyne ? Peut-être en reconnaît-elle l'un ou l'autre ? Le gentilhomme dévisage son joli diablotin avec insistance, mais la puce reluque attentivement les quatre pourris. Il l'interrogera plus tard.

Sans une parole, Yannick serre un peu plus les doigts de sa compagne et lui indique du regard la direction de la passerelle, afin de lui faire comprendre qu'ils ne devraient pas s'attarder davantage. Il la connaît par cœur, sa mignonne. Elle est capable de prendre à nouveau des risques insensés et de les mettre dans le pétrin. Partons, mon ange, c'est plus raisonnable. On reviendra une autre fois. Allons voir chez Enata ... lui souffle t-il à voix basse.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Jeu 6 Sep 2012 - 12:53

Yannick a beau vivre non loin de Midel-Heim, il ne connaît pas la ville aussi bien qu'Angélyne. Depuis qu'elle s'est libérée du joug de Daran Palder, elle a arpenté les différents quartiers, les passerelles minuscules et cachées, comme les ponts fréquentés par la foule. Alors se rendre chez Mérion est une formalité, surtout de nuit, car les accès sont déserts. Et la lune évanescente qui traverse les frondaisons leur éclaire suffisamment le chemin. Ombres dans la nuit, ils progressent rapidement, et empruntent la passerelle de service qui s'enroule discrètement autour de l'arbre-maison plutôt décrépit. Prudence. Angélyne se concentre sur ces trois syllabes, intensément. Pas question cette fois de faire n'importe quoi, de foncer tête baissée dans un quelconque guêpier ! Prudence.

Une mauvaise surprise les attend, de la lumière filtre au travers des fenêtres, des éclats de voix leur parviennent, discordants. Ils poursuivent cependant leur ascension, prudemment jusqu'à la croisée ouverte sur la nuit, d'où s'échappe le vacarme. Accroupis sous la margelle, les deux amants risquent un oeil dans la pièce enfumée. Quatre hommes jouent aux cartes et s'invectivent, trop concentrés sur leur partie, ils ne se doutent pas qu'on les espionne. S'enhardissant Angélyne les observe attentivement, bien sûr qu'elle a reconnu Niven Merion, et deux des autres joueurs ne lui sont pas inconnus, mais leurs noms ne lui reviennent pas, pourtant elle est sûre de les avoir déjà croisés chez Palder, et même chez elle. Peut être des clients ou des associés de son père. Depuis l'escroquerie dont ont été victimes son père et sa mère, elle enrage souvent d'avoir été tenue à l'écart des affaires familiales, sous prétexte qu'elle était une fille. Ce sont certainement les galons du partage qui sont sur la table ... Si elle pouvait se pencher un peu plus, peut être que la mémoire lui reviendrait ...

Mais une main prudente et un homme amoureux et vigilant, la retiennent et l'entraînent à l'abri des regards des joueurs de cartes. Prudence, encore ... - Merci mon coeur, lui murmure-t-elle dans un sourire complice, merci de m'empêcher d'encore faire une bêtise, tu as raison, allons voir chez Enata. On pourra toujours repasser par ici dans quelques semaines ... S'il reste quelque chose, à jouer comme ça, quel gâchis ... Angélyne serre la main patiente et aimante qui l'a encore protégée de son caractère impulsif, puis la porte à ses lèvres, y dépose un baiser tendre, tout en plongeant dans ses yeux chocolat : Allons-y, nous n'avons plus rien à faire ici, trésor.

Main dans la main, les deux ombres descendent subrepticement la passerelle qui tournicote autour du monumental tronc de l'arbre-maison, puis elles s'évanouissent dans la pénombre sur un pont de bois désert, pour réapparaître plus loin dans un halo de lune, et disparaître à nouveau, poursuivant leur chemin vers le domicile de Darius Enata, l'escroc que Yannick a tué dans la clairière. Si Angélyne se souvient bien il ne s'est pas remarié après le décès de sa femme, la maison devrait être vide, et ils devraient pouvoir y entrer sans trop de difficultés. La place de l'église s'ouvre devant eux, déserte bien sûr à cette heure, malgré tout, la jeune femme préfère avancer à couvert en longeant les murs jusqu'à la porte massive de l'arbre-maison d'Enata. Les fenêtres sombres laissent penser qu'il n'y a personne ... Prudence ...



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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Ven 7 Sep 2012 - 4:57


Elle est épatante cette petite femme-là, surtout lorsqu'elle accepte les sages conseils de son amant, et lorsqu'elle parvient à contrôler les pulsions qui s'éveillent en elle et la poussent à commettre l'irréparable dès qu'un danger effleure son joli nez. Un baiser scelle aussitôt cette décision unanime d'aller voir plus loin s'ils y sont. C'est quand-même plus agréable qu'un coup de poing sur le museau, non ? Dès lors, menotte dans paluche, ils gagnent les passerelles qui enjambent le vide et étendent leurs longs bras de bois et de cordes nouées vers l'obscurité silencieuse de la forêt des arbres-maisons. Un vent léger caresse les feuilles, qui frissonnent à peine, et quelques rayons de lune incendient les cimes les plus majestueuses qui se tendent vers les cieux sans voir les deux ombres furtives qui se glissent entre les branches.

Au bout de quelques minutes, les tourtereaux atteignent leur destination : la demeure de Darius Enata, fourbe maroufle et vil paltoquet mort au champ de déshonneur. Cette crapule n'a fait qu'une seule chose de bien dans ce monde : le quitter ... murmure la grande asperge à la tignasse brune au mignon farfadet qui l'accompagne. Aucun bruit, aucune lueur. Visiblement, la bicoque est inoccupée, ou, s'il y a quelqu'un, ce quelqu'un dort d'un sommeil profond. Yannick pose ses grands doigts sur la poignée de l'huis, puis, d'un geste décidé, quoique silencieux, il pousse le battant. En vain. Bien entendu, la porte est fermée à clef, il fallait s'en douter, mais cet obstacle est insuffisant pour décourager les deux larrons. Ce sont de vraies teignes, l'escogriffe et le bout d'chou. Ils ont suffisamment subi les événements, ils ont assez souffert de la cruauté des Palder et de leur clique, ils ne renonceront pas pour si peu. C'est à eux de jouer maintenant. Viens, mon joli lutin, faisons le tour de la propriété, on va bien trouver un moyen pour y pénétrer sans faire trop de raffut.

Les deux asticots contournent lentement la résidence, le nez levé vers les fenêtres, à la recherche de l'une d'entre elles qui serait plus aisément accessible que les autres. Ils trouvent leur bonheur à l'arrière de la construction : une tabatière légèrement entrouverte, au premier étage. Un peu haute, certes, mais le gentilhomme a de longs bras et la brindille n'est pas plus lourde qu'une poignée de confettis. Zou ! Inutile de réfléchir durant des siècles. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Yannick hisse le farfadet vers la baie vitrée, il la rejoint à la force des poignets, et les deux vaillants compères se coulent dans la bâtisse endormie.

Commençons par faire le tour des chambres, mon gracieux loustic, puisque nous sommes à l'étage. Mais pas pour ce que tu imagines, hein ! Juste pour voir si personne ne roupille ! ... lui chuchote t-il tout en lui adressant un clin d’œil espiègle. Ils parcourent le corridor sur la pointe des pieds, s'éloignant pas à pas du châssis vitré par lequel s'infiltre la tendre luisance de la lune. Bientôt tout n'est plus que ténèbres opaques, et ils avancent à tâtons, tendant l'oreille, retenant leur souffle devant les portes closes qu'ils distinguent à peine, avant de les ouvrir une-à-une, évitant autant que possible de faire grincer les gonds. Toujours muets, ils explorent rapidement tout l'étage afin d'obtenir la certitude qu'ils sont seuls dans la demeure. Et, effectivement, personne n'est enfoui sous la couette. Personne ne viendra troubler leurs fouilles. Par quoi commence t-on, mon ange ? ... demande t-il soudain à la puce, d'une voix plus perceptible à présent.




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Dim 9 Sep 2012 - 10:03

Entrer dans l'arbre-maison de Darius Enata, est relativement simple, sa porte d'entrée est certes verrouillée, mais allez savoir pourquoi, il y a toujours une fenêtre, si minuscule soit-elle, qui reste entrouverte pour un voleur. En grimpant sur la passerelle de service qui s'envole élégamment autour de l'arbre majestueux, les deux amants découvrent une toute petite lucarne qui les invite à explorer la vieille demeure. Mais si Angélyne n'a aucun mal à se faufiler dans l'ouverture étriquée, Yannick, lui, y passe tout juste ! Les voilà enfin dans l'antre de l'escroc, et s'il semble déserté, les deux visiteurs se montrent prudents en explorant chacune des pièces de l'étage, malqré l'obscurité qui s'accroche à leurs pas depuis qu'ils ont quitté le halo de clarté rassurante de la tabatière. Personne !

Sortant un petit briquet de sa poche, Angélyne s'approche d'un chandelier et allume les trois bougies qui le garnissent, avant de l'empoigner pour descendre le large escalier de marbre : - La maison semble vide, mais il y peut être des domestiques au rez de chaussée, murmure la jeune femme en prenant la main de son compagnon d'aventure. Allons voir s'il n'y a pas un bureau ou l'équivalent, en bas. Il y a sûrement une pièce de travail où Enata recevait ses clients. Et si on ne trouve rien, on ramassera tous les objets de valeur pas trop difficiles à revendre. On ne sera pas venus pour rien comme ça ! déclare-t-elle en souriant, entraînant Yannick dans les marches de sarrancolin qui flamboient sous la lueur frissonnante des chandelles. Leur pas résonnent sinistrement sur le pavé rouge veiné de gris pâle, qui les conduit jusqu'à la vaste entrée sur laquelle s'ouvrent deux couloirs aussi sombres l'un que l'autre. - On tire à pile ou face ? Droite ou gauche ?

Angélyne lâche la main de Yannick, sort un galon d'argent de sa poche, qu'elle lance en l'air, lui laissant le soin de le rattraper : - Je dis face pour le couloir de gauche ! La voleuse suit la pièce de ses yeux clairs alors qu'elle retombe en scintillant dans la lumière vacillante, dans la grande main du gentilhomme. - Perdu ! On commence par le couloir de droite alors. Mais ils font chou blanc, car il s'ouvre sur une grande salle, au milieu de laquelle trône une immense table de bois et de marbre. - Enata avait bien plus de goût que Daran, cette table est splendide ... pense-t-elle à voix haute, en laissant glisser ses doigts sur le plateau noir brillant, veiné de rouge sang. Demi-tour, le bureau n'est pas par là, viens trésor explorons l'autre corridor ...

La troisième porte est la bonne, après une grande bibliothèque et un salon, ils pénètrent dans une large pièce aux grandes fenêtres qui baignent un bureau massif de flaques lactescentes. Angélyne pose le lourd chandelier d'argent et se précipite pour fermer les grandes tentures pourpres, les protégeant ainsi des regards curieux qui remarqueraient les lueurs tremblotantes des bougies. Puis elle allume les autres chandeliers éclairant la salle de travail d'Enata. Chaque mur est recouvert de meubles de classement ou d'étagères remplies de dossiers, sauf un. Et c'est vers celui là que la jeune femme se dirige, une immense peinture de la forêt de Midel-Heim le recouvre : - Regarde mon coeur, je te parie un long baiser que c'est là que se cache le coffre de notre escroc ! Elle passe ses doigts habiles sur les côtés du cadre et un déclic retentit libérant le tableau qui s'entrebaille sur une porte et non sur un coffre ...


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Lun 10 Sep 2012 - 8:56


Riche idée de réquisitionner ce chandelier. Car ses trois bougies ont un pouvoir magique. Elles n'éclairent que des merveilles. Fichtre, il s'est bien débrouillé ce salaud d'Enata, son domicile n'est pas une maison ordinaire ! Non, c'est une résidence de nabab, un palais des mille-et-une nuits ! A ce niveau, l'escroquerie est vraiment un métier fabuleux, qui rapporte gros ! Tout ici témoigne d'une fortune considérable, tout respire les galons d'or et d'argent, depuis le marbre couleur griotte et lilas blanc des escaliers jusqu'au mobilier aux essences rares et exotiques, dont les ombres dansent sur les murs, au rythme des fluctuations du candélabre précieux. La puce et l'échalas en ont les yeux brillants de convoitise. Angélyne rêve de tout emporter, et Yannick entérine vivement, mais il leur faudra revenir une autre fois, avec des carrioles tirées par leurs chemanoirs, pour transbahuter tout ça au manoir. Et peut-être trouver du renfort pour leur faciliter la tâche, car ce ne sera pas une expédition de tout repos. Mais bon, ils ne sont pas là pour confectionner des colliers de nouilles, ils sont là pour moissonner un maximum !

C'est en caressant mille projets que les tourtereaux continuent la visite, enfouissant dans leurs poches quelques bricoles de valeur et de petite taille que la lumière vacillante des chandelles leur désigne avec une complaisance extrême. Un « pile ou face » les conduit dans une pièce peu meublée, où seule une immense table de marbre sombre retient leur attention. Elle sera parfaite aussi pour notre futur salon, ou notre salle à manger ... murmure le grand brun à sa Fée Clochette.

Demi-tour. Le chandelier éclaire d'autres murs de son halo d'amarante et de safran. D'autres murs et d'autres richesses. La brindille a décidé d'examiner consciencieusement le bureau du macchabée, et les amants y parviennent enfin. Pourvu que ce pressentiment soit le bon et que cette crapule d'Enata n'ait pas opté pour une cachette plus abracadabrante qui aura raison de leur insistance. C'est une pyramide d'armoires murales qui les accueille, croulant sous le poids de livres, de classeurs et de parchemins. Aucun intérêt. Le lutin et la grande asperge veulent du tangible, du concret, du monnayable, pas des paperasses avec des alignements de chiffres et de dates. Seule une des parois n'héberge aucun meuble, juste une immense toile représentant la forêt. Celle de Midel-Heim, précise la sylphide, que ce mur sans aucun amoncellement de papelards et d'archives intrigue copieusement. La belle s'approche, elle paraît sûre de son coup, ce qui n'est guère étonnant finalement, en raison de sa longue expérience de la cambriole. Elle parie même un baiser, et Yannick lui en donne directement deux, le bougre n'étant pas avare de ses câlins.

La puce passe une menotte sous le tableau, elle tâtonne un brin, sous l’œil attentif du brun, et soudain un déclic inattendu les fait tressaillir. Par Vama, voilà que la toile se déplace lentement, libérant une porte d'entrée jusque là indécelable. Les tourtereaux n'hésitent guère à la franchir, main dans la main, mais à l'affût du moindre mouvement, du moindre son. Ils tirent donc la porte, et découvrent une salle minuscule, que le bout d'chou éclaire aussitôt de ses trois chandelles. Ils pénètrent ensemble dans l'obscur réduit, rempli de bibelots de grande valeur. Des services de porcelaine fine, des coupes de cristal, des coffrets à bijoux entrouverts d'où s'écoulent des rivières d'émeraudes et de rubis fabuleux. Les deux zigotos n'ont qu'à tendre les bras pour effleurer toutes ces richesses, et ils ne s'en privent pas, touchant à tout ce qui brille, dans un synchronisme parfait, mais, hélas, en dépit de toute prudence.

Et, tout-à-coup, un grincement atroce retentit derrière eux. Une grille en forme de herse s'abaisse vivement dans l'entrebâillement de l'huis, et ses barreaux métalliques s'enfoncent dans le sol, pénétrant profondément dans d'étroits orifices conçus pour les accueillir. Angélyne et Yannick se précipitent, empoignent la grille, tentent de l'agiter, de la soulever, mais elle ne bouge pas d'un pouce. Les voilà richissimes, mais prisonniers d'une maison déserte, et d'un escroc mort. Ils se dévisagent d'un air désolé. Que peuvent-ils tenter d'autre ? Est-ce la fin pour eux ?




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Ven 14 Sep 2012 - 8:03

Angélyne s'attendait à découvrir la petite porte métallique d'un coffre fort à la serrure complexe, derrière ce gigantesque tableau. Et voilà qu'ils pénètrent dans une petite pièce qui renferme un trésor fabuleux. A l'insu de tous, Enata a amassé une fortune considérable, elle se demande même si Daran Palder en avait idée, car il se serait empressé de s'approprier ses splendeurs. Là, dans ce minuscule cabinet secret se cachent des oeuvres d'art, de la vaisselle dorée à l'or fin, des bijoux, des tableaux, de petits meubles de bois sorcier si précieux ... L'inventaire est digne du trésor des pirates de Vanylle, si bien que la jeune voleuse ne sait plus où donner de la tête ! Tant de merveilles ...
Mais soudain, dans un gémissement métallique sinistre, une grille noire comme l'enfer condamne la sortie, emprisonnant les deux tourtereaux dans une cage dorée ! Non, ce n'est pas possible ! Ce satané escroc a beau être mort, il continue de les tourmenter ! Les yeux d'argent d'Angélyne flamboient de colère quand ils croisent les prunelles chocolat de Yannick, elle se précipite sur les barreaux froids de leur geôle, et les secoue violemment, en pestant contre sa bêtise, et son excès de confiance :

- Sois maudit Enata ! Quelle idiote, mais quelle idiote, je fais ! répète-elle en s'acharnant rageusement sur la herse inébranlable. Essoufflée, énervée, la frêle voleuse doit se rendre à l'évidence, ce n'est pas par la force qu'elle se libérera. Elle se retourne vers son compagnon, la mine contrite : - Je suis désolée, trésor, cette fois je t'ai entraîné dans la gueule de l'incendios, avec moi ... Et je crains fort que nous ne soyons dans de sales draps, personne ne sait que nous sommes là ...
Elle se glisse dans les bras réconfortants du jeune homme, et murmure d'une petite voix contrariée : Comment va-t-on se sortir de ce guêpier ? Tu crois que je pourrais me faufiler entre les barreaux ? Je ne suis pas bien épaisse mais quand même ... Et si on essayait de les écarter ... Mais avec quoi ?

Les yeux clairs survolent le fabuleux trésor qui étincelle à la lueur vacillante des bougies, ils cherchent désespérément un levier qui permettrait de faire bouger cette maudite grille. - On devrait allumer d'autres chandelles, avant que celles-ci ne s'éteignent, il ne manquerait plus qu'on soit plongés dans le noir complet ... Et délogeant l'une des bougies du lourd chandelier qui les accompagne depuis le début de leur visite clandestine, elle se dirige vers les deux grands candélabres qui montent la garde de chaque côté de la porte de leur prison, quand la lumière qui tremble dans sa main finit par éclairer également son esprit : - Peut être que l'un de ces grands machins pourraient nous être utiles mon coeur ? Qu'est-ce-que tu en penses ? Tu m'aides à le soulever ? Il pèse une tonne ce chandelier ... demande-t-elle en déposant la bougie à sa place.


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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Sam 15 Sep 2012 - 6:27


Les voilà prisonniers d'un immense coffre à bijoux. Les voilà tels des poissons englués au fond d'une nasse d'or et d'argent. Les barreaux leur résistent, bien entendu. La herse est profondément fichée dans le sol. Elle est inattaquable. Indéracinable. Inébranlable. Cette crapule d'Enata a eu là une idée démoniaque pour coincer d'éventuels voleurs. Les derniers escrocs en vie jubileraient s'ils assistaient à la scène, car les efforts du lutin et du grand brun sont vains et ridicules. Ils n'ont que leurs bras à opposer à leur cage de métal, car leurs épées sont restées de l'autre côté de la grille, hors de leur portée, négligemment appuyées contre les portes d'une bibliothèque de bois exotique bouffie de parchemins et de livres. D'ailleurs leurs armes ne seraient sans doute pas la panacée universelle. Rien ne semble de taille à venir à bout de ces barreaux rigides et inaltérables ...

A moins que ?

Blottie entre les bras de son compagnon d'infortune, Angélyne se désespère, mais elle cogite malgré tout. La mignonne brindille n'est certes pas bien dodue, mais elle l'est encore trop pour réussir à s'infiltrer au travers des grilles. Cependant la puce émet une idée de génie : écarter davantage les longues tiges cylindriques qui les retiennent captifs pourrait être un moyen de s'échapper de cet enfer doré. Le seul, sans doute, car ils n'ont aucune aide extérieure à espérer, personne n'étant au courant de leur présence dans cette fichue demeure. Deux immenses candélabres de fer forgé se dressent de chaque côté de l'entrée de leur prison, et ce que le farfadet propose est leur unique chance. Peut-être qu'en introduisant l'un de ces deux accessoires entre les barreaux, et en l'utilisant comme un levier, pourront-ils les séparer suffisamment pour s'insinuer dans l'ouverture ?

Par Vama, ce chandelier pèse une tonne, et les tourtereaux éprouvent bien du mal à le soulever, même en unissant leurs forces. Ils y parviennent toutefois, ahanant et soufflant comme des damnés. Ils l'insinuent vaille que vaille entre les grilles, et pèsent de tout leur poids pour les écarter au maximum. La tâche est laborieuse, les barreaux sont d'une rigidité épouvantable, mais, millimètre par millimètre, ils y réussissent, s'arc-boutant, poussant et tirant tout à la fois, y laissant toutes leurs forces. Finalement, les tiges métalliques se dissocient assez pour que le joli bout d'chou se faufile progressivement dans l'intervalle élargi, retenant son souffle et rentrant le ventre qu'elle n'a pas pour être encore plus fine. S'arrachant à la herse, elle parvient enfin à rejoindre la bibliothèque, ce qui n'est hélas pas le cas pour Yannick, autrement baraqué que sa compagne.

Fourbu, le gentilhomme a déposé le candélabre parmi les richesses accumulées à ses pieds, et il s'adosse au mur. Son salut est à présent entre les mains d'Angélyne. Seul de ce côté de la grille, il ne parviendra pas à écarter les barreaux davantage. Tu es sauvée, mon cœur. Vérifie vite que personne n'approche de cette maison, et si tu vois quelqu'un, ne prends aucun risque, file sans attendre. Je parviendrai bien à me débrouiller si je suis capturé ... affirme t-il en affichant une sérénité qu'il ne ressent point ...




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Posté dans Re: Arbre-maison d'Angélyne Montaigu   - Mer 19 Sep 2012 - 5:29

Gémissements, soupirs, encouragements résonnent longuement mais finissent par faire céder les barreaux récalcitrants suffisamment pour qu'Angélyne tente de s'y glisser. Le candélabre qui leur sert de levier est si lourd qu'il consomme toutes leurs forces, et lorsqu'il tombe à terre, la jeune voleuse a encore la sensation désagréable de ce poids mort dans ses mains, ses bras frêles en sont douloureux. Mais elle n'a pas le temps de se plaindre, il faut qu'elle parvienne à sortir de cette prison dorée et à libérer coûte que coûte Yannick. Au prix de quelques contorsions, elle s'arrache de la grille, pour s'écrouler au milieu d'un épais tapis dans la bibliothèque. Reprenant son souffle et des forces, elle contemple son compagnon d'infortune, tout aussi épuisé qu'elle, appuyé contre le mur. L'abandonner ? Alors que lui a déjà risqué sa vie maintes fois pour la secourir, pas question !

- Je ne partirai pas sans toi Yannick, inutile d'en discuter, nous sortirons d'ici, ensemble ! rétorque-t-elle, à la fois bouleversée qu'il veuille se sacrifier, et désemparée devant la complexité de leur situation. On va bien trouver comment s'ouvre cette herse, il y a forcément un mécanisme quelque part, qui déverrouille cette satanée porte ! Eclaire-moi, mon coeur, s'il te plait. Elle se relève et s'avance vers la grille qui les sépare. Minutieusement, elle en observe les contours, les ouvertures, elle passe ses doigts menus sur les aspérités de l'encadrement. Rien de rien ! Refusant de se laisser abattre Angélyne poursuit ses recherches en réfléchissant tout haut :

- Quand nous sommes entrés, la herse n'est pas descendue tout de suite ... Comme si elle avait attendu qu'on la verrouille, pour qu'elle ne se ferme pas ... Donc Enata, avant de pénétrer dans sa chambre-forte, devait faire quelque chose pour l'empêcher de se fermer, mais quoi ? De nouveau, ses doigts cheminent autour de la porte de la prison de Yannick, puis c'est au mur d'être examiné scrupuleusement, mais toujours aucun déclic, rien ! L'ombre du doute tente de s'insinuer dans le coeur d'Angélyne, mais la jeune voleuse, ne peut se résoudre à abandonner, c'est son amour, sa vie, son avenir qui est prisonnier ! Elle trouvera !

Elle s'attaque alors à la simple porte, puis au cadre du tableau, sur lequel elle retrouve le loquet qui lui a permis d'arriver à cette cachette secrète, rudement bien gardée. Et puis une idée saugrenue lui traverse l'esprit, une idée certainement idiote, mais elle n'a plus rien a perdre : - Yannick, donne moi une des bougies, s'il te plait, écoute, je vais essayer de refermer la porte et de rabattre la toile, on verra s'il se passe quelque chose ... Lorsque tout est fermé la grille se relève peut être ... Je sais c'est mince comme espoir mais je n'ai pas d'autre solution pour l'instant ... Je sais déverrouiller le tableau et la porte, donc ne panique pas, mon coeur, d'accord ?

Et sans quitter les yeux chocolat de Yannick, elle repousse l'huis, jusqu'à ce que son compagnon disparaisse derrière le battant, elle empoigne le lourd cadre doré, et le pousse jusqu'à entendre le déclic qui signale sa fermeture. Voilà cette fois Yannick est enfermé dans le coffre fort, Angélyne adresse une rapide prière à Vama. Aucun bruit ne vient la conforter dans sa théorie farfelue. La peur au ventre, elle croise les doigts, et inspire un grand coup, avant de déverrouiller de nouveau la gigantesque peinture, qu'elle repousse vivement, et lorsqu'elle ouvre la porte, deux bras forts l'enlacent et l'emportent vers le centre de la pièce, loin de ce maudit piège !


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