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Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫

Invité

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Posté dans Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Jeu 9 Fév 2012 - 15:04

mp : bon j'ai fait un truc assez simple pour l'intro, a nous de voir comment on va faire évoluer ça Smile

    Des oiseaux. Un fleuve orangé. Un traversée périlleuse contre des poissons carnivores. Une secousse.

    Thélador se réveilla en sursaut,s'arrachant de son cauchemar pour une réalité qui n'était pas plus rassurante. Il mit un petit temps à se souvenir ce qu'il faisait et pourquoi il était à dos de Draoma en plein milieu du désert. Puis les détails lui revinrent : La famille Valosis les avaient contacté pour que l'on examine leur draoma, apparemment malade, et Thélador s'était vu confié cette mission. Heureusement il n'y avait rien eut de bien grave pour l'animal. Un bon régime alimentaire et du repos devait pouvoir le remettre sur pied.
    Ça, c'était la partie la mieux réussit de son voyage. Les choses s'étaient un peu dégradées pendant son retour... La marche jusqu'aux terres Valosis ne prenaient pas plus de 2 heures en temps normal. Mais cette fois s'était sans compter la chaleur étouffante qui les avaient accablés. Ralentissant considérablement l'allure de l'animal, assommant son cavalier avec traitrise. Et évidemment il avait fallut que la gourde du pâle se retrouve mystérieusement percée ! Comme il s'était maudit de ne pas avoir vérifier son matériel avant de repartir !
    Il avait la langue affreusement pâteuse, et sentait un mal de tête poindre sans espoir de le réprimer.
    Et pas le moindre arbre en vue. Pas une seule petite tache d'ombre …

    Il essaya de rassembler ses esprits, un coup d'œil à sa boussole lui indiqua que le Draoma n'avait pas dévié le cap alors qui son cavalier avait sombré, le privant des directives. L'homme se pencha alors et posa un main sur l'épaule chaude de l'animal.

    -Modow, sois bénit pour ton sens de l'orientation ! Que ferais-je sans toi ? Dit-il avec gratitude. A la sollicitation de son cavalier le Draoma se contenta de se tordre le cou, et de lui lancer un regard blasé. A sa façon nonchalante de mâcher son mord, on aurait pu croire qu'il répondait « Je sais que tu peux rien sans moi cowboy, la prochaine, parle pour dire quelque chose d'utile... ».

    Thélador reporta son attention sur l'horizon. Ils avaient les températures accablantes, mais par chance, ils échapperait sûrement aux tempêtes de sable qui semblaient sévir de plus en plus souvent dans le désert. Quand aux forbans, Thélador espérait qu'ils resteraient bien au frais et qu'ils ne leurs viendraient pas à l'idée de venir le saluer de trop près …

    Il avait dût dormir un certain temps, car les limites du domaine Desnolancès se découpèrent bientôt sous son regard soulagé. Il arrêta sa monture non loin des près où broutaient les autres bêtes. Il mit pied à terre.
    Il avait toujours aimé les étoiles, mais il ne trouvait rien de plaisant à en voir flotter devant ses yeux alors que le soleil était à son zénith...Il prit un temps pour s'assurer que ses jambes ne le lâcheraient pas puis il rouvrit les paupières.

    Le bon sens aurait voulut qu'il aille s'hydrater de suite. Mais Modow avait aussi souffert de la chaleur, et devait aussi se reposer, Thélador décida qu'il pouvait pousser sa résistance encore un peu. Il avait supporté la traversée, il n'était pas à quelque minute près, aussi commença-t-il à des-harnacher le Draoma dans des gestes lents.
    Il rangea le matériel et mena l'animal à l'abreuvoir. Celui ci ne se fit pas prier. Thélador pour son compte s'aspergea le visage généreusement avec bonheur. Il ne s'était jamais sentit aussi poisseux de sa vie ! Ni aussi épuisé d'ailleurs ..
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Ven 10 Fév 2012 - 6:06



HJ : C'est quoi ce titre XDD


La journée avait pourtant mal commencé. Lalah s’était fait réveiller en sursaut par une des domestiques à sa charge qui la secouait comme un prunier. Cette dernière lui avait expliqué qu’il manquait deux Draomas dans l’enclos. C’était avec lassitude et ennui que la jeune fille s’était néanmoins préparé avec hâte. Elle avait enfilé rapidement une robe et mis ses bottes avant de parcourir la maison une brioche dans la bouche. Elle s’était ensuite dirigé d’un pas sur vers l’enclos, s’attachant les cheveux en une très haute couette au passage. Il était encore tôt mais il faisait une chaleur épouvantable déjà. Puis elle avait compté le nombre de bêtes pour s’apercevoir qu’en effet deux manquaient à l’appel. Tout d’abord, il n’y avait pas le Draoma de Thélador mais c’était normal. Enfin, il manquait une jeune femelle à l’appel. Lalah avait donc passé sa matinée à essayer de la retrouver, faisant le tour du domaine plus d’une fois. Ce n’est que vers midi qu’elle retrouva la pauvre bête à terre sans toute désorienter par le soleil. Ces derniers temps, la chaleur était devenue éprouvante même pour ces créatures du désert.

Ensuite à peine eut-elle fini avec la petite femelle que sa mère lui demanda de la rejoindre. Ce midi, deux négociateurs Korruliens devaient passer partager un grand repas tout ceci sans oublier les négociations. Lalah avait donc du se changer en maîtresse de maison en un clin d’œil pour accueillir ses visiteurs. C’était des amis de longue date, habitué à commercer avec la famille Desnolancès. Ils étaient là pour négocier une baisse du prix une nouvelle fois.
En fin d’après midi, les hommes prirent enfin congés et Lalah en profita pour se reposer quelques instants. La journée avait été chargée depuis son réveil. Profitant de cette pause agréable, elle alla donc se détendre dans un bon bain. Elle resta une bonne heure à somnoler dans ce qui servait de baignoire puis elle décida de partir faire un tour du domaine.

La jeune femme se dirigea vers l’enclos et prépara Kanaï à une petite balade. Le petit Draoma qu’elle avait adopté plus jeune était maintenant une très grande créature fière et forte. Elle entraina son compagnon vers les frontières du domaine lorsqu’elle aperçut au loin un « cavalier » qui trainait le pas. Elle reconnu immédiatement son demi frère. Le teint pâle et les yeux bleus de ce dernier contrastaient étrangement avec le décor. En s’approchant, elle le vit poser pied à terre et laissant sa monture se prélasser. Arrivé à sa hauteur elle fit de nombreuses gouttes de sueurs perler le front de Thélador ainsi que ses lèvres gercées par le manque d’eau.

« Tu en a mis du temps ! Je suppose que tu n’as pas bu une goutte d’eau n’est-ce pas ? Tu sais que ce n’est pas bon pour ton corps qui n’est toujours pas habitué à cette chaleur ! Même moi, Korrulienne de pure souche j’ai dû mal à rester trop longtemps face à cet satané soleil ! »


Lalah se lança dans un monologue tout en détacha la gourde qui pendait à Kanaï. Se faisant, elle lui la tendit avec un grand sourire, ne le quittant pas des yeux.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Dim 12 Fév 2012 - 8:49

    C'est avec effroi que Thélador se rendit compte que même en s'aspergeant généreusement de l'eau de l'abreuvoir, il s'était retrouvé sec en moins de quelque seconde, le soleil ardent ayant déjà fait évaporé l'eau ruisselante sur sa peau. Il jeta un coup d'œil presque jaloux à Modow dont la robe était à peine écumeuse...

    -Je vais ranger tes affaires et je vais prendre un ...


    Le snobant ouvertement, le draoma s'éloignait déjà vers ses congénères réunit un peu plus loin en trouppeau avant même que Thélador n'ait finit sa phrase. L'homme soupira. Si on l'ignorait quand il se mettait à parler, il allait continuer à ce taire, songea-t-il en attrapant vivement l' harnachement de l'animal.

    Surgissant presque comme un mirage, Lalah vint de se planter devant lui pour lui tendre une gourde, sans manquer de faire une réflexion sur son état physique déplorable. Se faire ainsi gourmander par sa « soeur » plus jeune aurait pu le vexer, mais cela ne fut pas le cas. Il en avait toujours été ainsi entre eux. Depuis le temps où Thélador était arrivé, et où il avait fallu surveiller de près sa résistance au soleil, Lalah avait toujours été là pour lui dire de boire, ou de se mettre à l'ombre. Elle lui avait sûrement évité un bon nombre d'insolation, ainsi accepta-t-il la réprimande avec humilité.

    -Ma gourde était percée quand je suis partie de chez les Valosis. Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. Avoua-t-il, ressentant le besoin de se justifier.

    -Merci. Ajouta-t-il en prenant la gourde pour boire de grandes lampées.

    Il sentait sur lui les prunelles amusées et joyeuses de Lalah. Essayant d'éviter une moquerie qu'il aurait pourtant bien mérité il annonça son rapport ;

    -Leur draoma n'avait rien de grave. Ils se sont inquiétés pour rien. Et ici ? Les négociations se sont bien passées ?

    Il n'était pas sans savoir qu'il y avait eu négociations, en temps normal, il aurait même dû participer, et continuer à se former au commerce. Il regrettait presque d'avoir dû aller voir ce draoma. Il aurait préféré rester ici, bien à l'ombre de la maison plutôt que de se rendre à des lieux d'ici pour une « fausse alerte ».
    Mas il n'en pipa mot. On lui avait dit d'y aller et il l'avait fait. Cela aurait pu être plus sérieux, et son déplacement vital pour l'animal. C'était comme ça. On ne faisait pas toujours ce que l'on voulait, et Thélador était la personne la mieux placée pour le savoir.

    Il espérait secrètement pouvoir disposer d'un peu de temps pour se remettre de son voyage mais Lalah était peut être venue à sa rencontre pour lui donner de nouvelles directives. Ainsi accrocha-t-il son regard pour en savoir plus.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Mer 15 Fév 2012 - 3:01

Tout en buvant, Thélador lui faisait un bref résumé de sa journée. Il semblait épuisé et quelques peu énervé. Lalah aussi avait eut une dure journée. Reprenant la gourde des mains de son demi-frère, elle but une gorgée d’eau à son tour et la remit en place. Ce faisant, elle caressa son draoma tout en parlant :

« De toute façon, c’est toujours comme ça. Dès qu’un Draoma ne fait pas ce qu’on lui dit, les gens paniquent. Ils n’ont toujours pas compris qu’ils ont besoin de tendresse et de respect pour obéir. »
Elle soupira un coup par dépit et continua sur sa lancée « Enfin, les Valosis ne sont pas très débrouillard ça on ne peut pas le nier ! ».

Lalah marqua une pause, s’étira bruyamment et bailla à s’en décrocher la mâchoire. Devant le regard sévère de Thélador, elle plaqua une main rapidement à sa bouche.

« Hmph… Pour ce qui est des négociations rien à signaler. Nous les avons gavés comme des oies ! Ils viennent de partir il y doit y avoir moins d’une heure. »

La jeune femme se tourna vers Kanaï et prit le harnais dans la main. Puis avec un regard vers Thélador elle poursuivit :

« Viens te reposer un moment. J’ai pris une couverture et de quoi manger un bout. On va trouver un bout d’ombre. On a encore une petite heure avant de rentrer. »


A peine eut-elle terminé sa phrase qu’elle commença à partir, ne laissant pas l’occasion à son frère de donner son avis. Lalah était comme ça, elle prenait des décisions et faisait les choix des autres. Un tempérament bien agaçant mais que son entourage avait appris à tolérer à force.

Les deux jeunes Cultivateurs s’avancèrent alors en quête d’un petit arbuste pour se reposer et surtout se rafraichir. L’air était chaud et une petite brise fraiche vint chatouiller le cou de Lalah avec bonheur. Ce n’était pas parce qu’elle était né dans le désert qu’elle ne ressentait nullement la chaleur.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Ven 17 Fév 2012 - 13:18

    Si il avait une chose qui avait toujours perturbé Thélador, s’était la capacité qu’avait Lalah à mettre des mots sur des ressentis. Il avait parfois l’impression qu’elle négligeait le pouvoir des mots, et la façon dont elle annonçait parfois à voix haute des pensées qu’il avait nourrit, le grisait. Mais peut être aussi jalousait le tempérament naturel qui lui donnait la force d’être sincère. Lui se contentait toujours de penser pour lui-même, comme si il craignait de n’avoir rien d’intéressant à dire, ou d’être désobligeant.

    Ainsi écouta-t-il presque médusé Lalah annonçait sa détours que les Valosis ne s’étaient pas montrés futés de s’inquiéter si démesurément pour le Draoma ;

    -Ils ont sûrement pensé qu’il valait mieux prévenir que guérir… On ne peut pas les blâmer.

    Dit-il ressentant brusquement le besoin de les défendre et de se défaire des pensées négatives qu’il avait lui même eût pour eux.

    La discutions n’avait pas lieux de s’éterniser, et Lalah passa promptement aux détails pratiques, lui indiquant qu’elle avait le nécessaire pour qu’il puise se reposer, elle l’entrainait déjà plus loin sans qu’il n’ait son mot à dire.

    Pourtant, il aurait bien aimé lui suggérer qu’ils rentrent plutôt à la maison. Trainer dehors ne le rassurait pas depuis qu’il avait entendu une histoire relatant des forbans particulièrement téméraires qui n’avaient pas hésité à s’en prendre à une grande propriété en plein jour…
    Il garda pourtant son ressentit pour lui. Craignant que Lalah se moque de ses superstitions et le traite de trouillard.
    Ho non il n’était pas trouillard. Il n’avait pas peur pour lui. Il avait peur pour elle.
    Dans un geste inconscient il tâta son poignard fixé à sa ceinture et alla s’installer à côté d’elle. Modow les avaient suivit de loin, vérifiant d’un œil vague qu’il ne les perdait pas de vu. Son maitre avait posé son harnachement à côté de lui, et lança un regard discret aux alentours. Ils semblaient vraiment seuls, et Thélador se moqua intérieurement de sa peur soudaine. Après tout, les forbans s’étaient toujours tenus loin de leur domaine, pourquoi changeaient-ils brusquement d’idée ?

    Ayant reprit un peu confiance dans la sécurité de l’endroit, il s'allongea. Il ne remarqua qu’à cet instant qu’il était véritablement au bord de l'épuisement. Il lassa échapper un bâillement alors qu'il faisait de la selle de Modow, un agréable repose tête.
    Il savait pourtant qu'il n'arriverait pas à dormir. A vrai dire quelque chose le turlupinait... Quelque chose qui n'avait rien à voir avec les forbans...

    -Lalah... Appela-t-il, attendant qu'elle tourne les yeux vers lui.

    -Tu en penses quoi toi de Killian Valosis * ?
    Demanda-t-il sur un ton qu'il voulait être dégagé.

    *Je te laisse voir comment tu imagines ce pnj, juste je l'imagine l'ainée et de l'age de Lalah

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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Jeu 23 Fév 2012 - 2:55

Thélador n'était pas du genre à parler sur le dos des gens. Ainsi sa question laissa Lalah quelques secondes au dépourvu. Que pensait-elle donc de Killian Valosis ? C'est un jeune homme de son âge, plutôt bel homme et possédant une bonne fortune. Cependant, il avait la cervelle d'un moineau et courrait encore dans les jupes de sa mère. La jeune Korrulienne se tourna vers Kanaï et décrocha une sacoche qui pendait. Lalah réprima un sourire et déclara tout simplement :

" C'est un idiot. Oh bien sur il n'est pas méchant mais bon Thélador, soyons franc, un Draoma pourrait être son maître. Boh, ce n'est pas vraiment de sa faute, il faut dire que les Valosis le traite encore comme un gamin. "


Elle s'arrêta et fit volte face vers son frère. Avec un regard plein de malice elle lui demanda :

"Pourquoi cette question ? Tu as appris quelque chose ?"
.

Lalah prit la sacoche d'une main et de l'autre remit une de ses mèches rebelles en place. Elle ouvrit le petit sac et en sorti deux biscuit sec. Elle en tendit un à Thelador qui le prit sans rechigner puis vint s'installer à ses côtés. Elle se laissa tomber à terre étirant par la même occasion ses jambes endoloris. La jeune femme se demandait pourquoi il lui avait posé une telle question. Son ton exagérément détaché présentait autre chose.
Lalah jeta un coup d'oeil à son frère. C'était un très bel homme, grand et bien bati, quoique extrêmement pâle. Après tout cette pâleur faisait partie de son charme. Plusieurs Korruliennes étaient attirés par lui et elle se demanda alors si il en avait seulement conscience. Elle savait qu'il se refusait toute relation en raison de son étrangeté mais Lalah n'acceptait pas ça. La jeune femme était bien résolu à lui trouver quelqu'un mais tout d'une façon très discrète. Parfois, Lalah se demandait s'il pensait à Matroos et à ses vrai parents. Les Desnolancès n'étaient pas mauvais mais durs et stricts. Enfin, la jeune cultivatrice poussa un soupir et regardant fixement Thélador, attendit sa réponse.

[ mon rp est pourri XD J'ai pas trop le temps donc j'ai répondu assez vite. J'ai préféré répondre maintenant car sinon tu aurais dû attendre lundi x_x ]

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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Jeu 23 Fév 2012 - 9:22

Mp : je l’ai pas trouvé pourri, au contraire ça m’a bien fait rire le truc de la petite sœur qui essaye de caser son grand frère XD
Sinon à l’avenir, te sent pas obliger de me rep si ton post ne te plais pas, je suis pas à quelques jours près Wink Je post aussi aujourd’hui parce que pour ma part sinon tu risques de ne pas me revoir avant mardi soir.


    Il croqua dans le gâteau et le mâcha doucement. Au moins avec Lalah les choses étaient toujours claires. « Un idiot », voilà comment elle avait qualifié. Les femmes étaient décidément une race cruelle, et Thélador se trouvait chanceux de ne pas avoir à se préoccuper de leur plaire.

    - Appris … peut être pas. Dit-il évasif. Mais lui, il a pas l’air de te trouver idiote… Pas du tout même. Ajouta-t-il laissant planer un lourd sous entendu. Il devinait que sa cadette ne se satisferait pas de ça. Alors il ajouta :

    - Il avait l’air déçu que je vienne seul pour les soins, et il m’a demandé de tes nouvelles avec beaucoup d’intérêt. .

    Pour ne pas dire trop, Thélador en avait presque été gêné.

    - Mais bon, je mets peut être le draoma avant la selle… Je ne voudrais pas dire tirer des conclusions hâtives. Et si tu le trouve idiot, la question devrait vite être réglée...

    Ca ferait un cœur brisé en plus. De toute façon, Thélador n’imaginait pas une seule seconde que Lalah puise se forcer à apprécier un homme, et c’était d’ailleurs ce qui faisait beaucoup de son charme : sa sincérité et son naturel. Il ne serait pas compliqué de lui trouver un homme, ils étaient presque déjà tous à ses pieds, et les tenus légères qu’elle arborait n’y étaient sûrement pas pour rien….

    Il essaya donc d’imaginer sa sœur marier avec Killian ; Pas de doute qu’elle finirait par le mener à la baguette… M’enfin, lui-même ne pouvait pas se permettre de critiquer cette soumission, lui-même ayant à peine plus d’autorité sur Lalah qu’il en avait sur Modow. C’est pour vous dire !
    Bref, le tableau n’était pas des plus satisfaisants. C’est vrai que Killian manquait peut être un d’autonomie et de surtout d’audace. Il était trop fade pour convenir à Lalah.
    Ce n’était peut être pas plus mal… Thélador appréhendait le changement que pourrait être la mariage de sa sœur…
    Bien que d’un certain côté, il l’attendait aussi avec une certaine impatience. Ce faire appeler « Tonton Thél » aurait était le plus grand des bonheurs…

    Mais pour le moment, il ne se sentait pas près pour ce changement. Que Killian reste loin de chez eux, et son monde pourrait garder encore un peu de cette stabilité qu’il appréciait tant !

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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Sam 3 Mar 2012 - 12:55

Son ton qui se voulait bien trop évasif suffit à attiser la curiosité de Lalah. Avec intérêt, elle se rapprocha de Thélador et l’écouta attentivement. Les révélations assez vagues de son frère plongèrent la jeune femme dans une profonde réflexion. Bien entendu, elle savait qu’elle plaisait et avait déjà reçus plusieurs demandes, toutes ayant reçus la même réponse. Lalah avait des parents compréhensifs qui ne la forçaient pas pour le moment. Ils ne s’étaient pas mariés par amour mais avait appris à vivre l’un avec l’autre en créant un sentiment de respect mutuel. Mais la jeune Cultivatrice rêvait de plus que cela. Elle souhaitait s’engager avec un homme qui l’aimerait et la chérirait toute sa vie. Un aventurier qui lui ferait découvrir le monde entier… et non pas un Cultivateur aigri et conservateur. En bref, un homme très différent du fils Valosis. Même si c’était un bel homme, il était aussi intéressant qu’une limace.

Lalah soupira et profita d’une légère brise pour se calmer. Elle avait toujours craint de devoir se retrouver avec un homme mesquin et ignare. Malgré elle, c’était un homme comme Thélador qui lui fallait. Quoiqu’un brin plus aventureux et casse coup. En pensant à son frère, elle eut une pincée au cœur. Alors qu’elle pouvait envisager de fonder une famille plus tard, lui serait condamné à rester seul. Enfin c’était lui-même qui se fixer des limites. La jeune femme arrivait à comprendre son choix même si elle le trouvait assez ridicule. Ce n’était pas parce qu’il était en pays étranger qu’il ne devait pour autant ne pas vivre. Mais après tout, peut-être souhait-il rentrer chez lui. Lalah et Thélador parlait rarement de l’origine de ce dernier, néanmoins, elle décida de changer de conversation sur ce terrain.

« Dis Thélador. Tu crois qu’un jour tu rentrera à Matroos ? »
Suite à son regard étonnée, elle poursuivit : « Ne fais pas cette tête, je sais très bien que cette contrée occupe tout tes esprits. Père m’a dit qu’il comptait essayer de commercer avec les Marchands de Matroos pour les Draomas. Je me demande si ils pourraient s’adapter au climat du littoral… Il parait qu’il fait assez frais là bas. Mais ce doit-être un bel endroit ! »

La tête dans les nuages, elle s’imagina l’espace d’un instant au bras d’un charmant Marchand, arpentant les rue de Sant Poséïnos. Ou mieux encore, elle à bord d’un vaisseau pirate, vivant auprès de son bien aimé, un Capitaine craint et respecté mais doux et attentionné avec elle..

Reprenant ses esprits, elle ferma la bouche, rougissant bêtement et tourna le dos à Thélador.

« Hem… alors ? »

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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Sam 3 Mar 2012 - 15:05






    Il avait étudié son visage. Cherché à voir dans l’ombre de son regard l’éveil d’un quelconque intérêt pour Killian. A vrai dire il s’attendait à ce qu’elle réagisse à ces nouvelles… Mais au lieu de ça elle resta étrangement pensive …

    Et brusquement, il eut comme une masse froide s’écrasant sur les épaules largues de l’adopté… Cette fois, impossible de rester de marbre comme il l’avait toujours fait. Ses prunelles cobalts se plantèrent dans l’or de celles de sa sœur avec une telle vivacité qu’elles l’obligèrent à se justifier ;
    « Ne fais pas cette tête, je sais très bien que cette contrée occupe tout tes esprits. »

    Non c’était faux ! Ou presque… Pourquoi faisait-elle ça ?! Elle n’avait pas le droit !
    Il s’efforça de maintenir un air détaché, comme si ce n’était rien …

    -Pourquoi cette question, tu es si pressée de te débarrasser de moi ?

    Il l’entendit avec distinction ; l’octave de moins dans lequel sa voix s’était perdue et qui avait trahis son véritablement émoi. Il n’avait jamais su mentir. C’était pitoyable. Il se leva pour s’éloigner. Il ne voulait pas qu’elle le regarde. Ca aurait empiré. Ca aurait tout empiré si elle savait…

    Matroos … Matroos ne l’avait jamais vraiment quitté. Cette terre natale et lointaine le suivait comme une ombre… Il l’apercevait dès qu’il posait ses yeux sur son reflet pâle. Il la voyait lorsqu’il comparait sa peau d’albâtre à celle ambrée de Lalah. Il l’entendait quand il jalousait la mélodie délicieuse dans laquelle se perdait la langue Korrulienne de sa sœur, alors que lui n’arrivait pas à se débarrasser de l’accent gutturale qui écorchait la moindre de ses paroles …

    Evidemment qu’il pensait à cette contrée chaque jours… Elle était la première dans laquelle il avait rêvé. Celle qui l'avait vu naître, celle qui aurait du la voir mourir. Il aurait dû y avoir une vie tellement différente et elle lui évoquait tellement de choses… Un temps plus clément, et des pluies tièdes qui faisaient onduler la chevelure longue de sa mère. Il lui semblait presque entendre l’ombre de sa voix contrariée pester contre cette humidité…
    Il pleuvait tellement moins ici à Korrul….

    -A quoi cela servirait-il … Laissa-t-il glisser dans un murmure. Avec lassitude son regard embrassa le désert. Il soupira.

    -C’est vrai j’y pense souvent… Mais ma place est ici. On m’a envoyé ici pour que j’offre mes mains et ma force à ta famille. J’ai appris plus de chose ici que j’en ai apprit là bas... Tout aura tellement changé… Rien ne saura comme avant.

    Et si il ne l’avoua pas à haute voix, il savait aussi que rien de serait mieux qu’avant. On ne l’accueillerait pas les bras ouverts en héros… Non, il savait ce que son père pensait des Korruliens, et à quel genre de commentaires il aurait droit…

    -J’aime ma vie ici etje n’ai jamais considéré ma situation comme une malédiction…

    Il haussa les épaules. Tournant toujours le dos à sa sœur il marqua un silence puis poursuivit, anormalement bavard.

    -Je sers plus ici que là bas de toute façon …

    Son père l’avait toujours considéré comme un incapable…

    -Et … j’ai plus à perdre en quittant Korrul, qu’à gagner en rentrant à Mastroos... Alors non, je ne pense pas y retourner.

    C’est à ce moment qu’il pivota pour affronter le regard de Lalah. Une leur affectueuse colorait la mélancolie bleutée de son regard.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Dim 4 Mar 2012 - 3:46

Visiblement, elle avait touché un point sensible. Il ne fallait pas être un expert pour comprendre que sa question avait affecté Thélador. Malgré son ton détaché, sa voix plus perchée que d’habitude, trahissait toute émotion. L’espace d’un instant, Lalah s’en voulu de l’avoir lancé sur ce sujet. Néanmoins, elle ne comptait pas lâcher prise pour autant.
Elle l’écouta sans l’interrompre une seule fois, étudiant avec minutie les multiples expressions qui parsemait son visage : la colère, la tristesse, le dépit, la solitude et enfin la nostalgie. Elle eut un petit sourire navré et lorsque ses yeux rencontrèrent ceux de son frère, un flot d’émotion la parcourut. Elle voyait cette mélancolie profonde et ancré en lui. Ce désir de retrouver sa terre, de parler sa langue, de ne plus avoir à supporter ce désert.
Avec un pincement au cœur, la jeune femme se dit que c’était peut-être à cause d’elle qu’il restait ici. Après toute, ils étaient plutôt attaché l’un à l’autre. Lalah aimait Thélador comme son propre frère et aurait eut beaucoup de mal à supporter son départ. Il était l’élément surprenant qui coupait toute routine. Lui et sa peau claire tranchait singulièrement avec la vie de Korrul. Bien que Lalah aimait ses terres, il n’en restait pas moins que la vie à Korrul n’était pas des plus palpitantes.

Elle remit une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille puis s’avança vers Thélador. Elle posa ensuite une main sur son bras et la serra, lui faisant comprendre qu’elle savait ce qu’il ressentait et que même si elle ne pouvait rien y faire, elle ferait tout pour l’atténuer.

« Et bien moi je pense, qu’un jour tu retourneras à Matroos. Même si nous t’aimons tous à Korrul, ta place est à Matroos. Un jour tu y retourneras, tu y prendras femme et enfants et tu t’épanouiras »
elle lui fit un petit sourire puis ajouta sur le ton de la plaisanterie « Et puis comme ça je pourrais venir te voir là bas ! Et tu me présenteras les beaux marchands de Sant-Poseïnos ! » Elle partit en fou rire suite à cette petite déclaration.

Lalah espérait détendre l’atmosphère mais le regard vide de son demi-frère en disait long. Elle aurait aimé le voir heureux et jovial. Oh bien sur, il n’était pas dépressif et désagréable mais il semblait ne pas s’habituer à cette vie malgré toutes les années.

« Tu sais, lorsque Père ira à Matroos pour son commerce, nous irons avec lui ! J’en parlerai à Mère pour qu’elle le convainque de le laisser nous y amener ! »


Elle lui lâcha le bras et regarda aux alentours. Il lui avait subitement semblait entendre un bruit étrange. Plusieurs arbustes recouvraient les terre. Ils étaient près des champs cultivables générés par les Chamanes.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Dim 4 Mar 2012 - 11:24

[Voila voila, on parle de RP pourri, j'arrive. Mon dieu, c'est pire que ce que j'imaginais, je suis vraiment vraiment désolé '_']

Son manteau était négligemment chiffonné et sommairement enfoui dans sa sacoche. Il ne portait plus sur son dos qu'un tatouage et une biographie gravée. Ses cheveux étaient attachés par un simple nœud serré. Un souffle néfaste avait empoigné le désert et l'avait conservé de la fraîcheur de la nuit. Le désert stoïcien et immensément plat exhalait sur toute sa surface. Trouver refuge était une utopie; la flore s'était desséchée, et la faune, à demi-morte, livrait de sanglantes batailles pour l'obtention d'une maigre proie. Au lever du jour, Erzatz poursuivait sa route inexorable, perdu au milieu du désert, le visage enrobé dans un turban rouge et bleu.

Sa destination lui importait peu ; ce qu'il fuyait en revanche, était plus préoccupant. À quelques jours de marche derrière lui se trouvait le Col de Muertiga. Le seul endroit où Erzatz pouvait prétendre vivre, et le seul endroit où il ne pouvait rester. Vaguement conscient de se diriger vers le sud, il cru voir, la veille, à l'horizon, la ville d'Arish qu'il contourna par l'ouest. Se nourrissant exclusivement de restes de charognes et parfois d'Ugrons, il fut cependant contraint de se rendre vers l'oasis afin de s'y désaltérer. Sur place, il croisa une douzaine de Draomas sauvages, la propriété sacrée du sanctuaire. Qu'à cela ne tienne, Erzatz vola l'un d'eux et chevaucha vers le sud toute la matinée.

Au zénith, la bête s'allongea au milieu du désert. Elle ne voulait plus endurer pareille torture. Erzatz, aussi compatissant qu'un maître pour son esclave, descendit et reprit la route, laissant la bête mourir derrière lui. Peut-être retournerait-elle au sanctuaire. Mais il était plus probable qu'elle soit la proie du désert et qu'elle ne puisse voir la tombée de la nuit. La nature était faite ainsi ; Les crocs d'Ugrons et la chaleur du désert ne distinguent pas l'innocent du coupable. D'une certaine manière, cela plaisait à Erzatz. Ou plutôt, l'idée de ne pas dépendre d'un jugement transcendantal et d'être son seul maître le confortait dans son mode de vie où ce n'est pas parce que l'on mérite de vivre que l'on est épargné, et ce n'est pas parce que l'on mérite de mourir que l'on est en danger. Au regard d'un dieu, sans doute, Erzatz n'aurait pas survécu au désert, coupable d'avoir subsisté en tuant de pauvres lézards, dévorant d'innocents charognards ailés, laissant pour compte un Draoma sacré. Mais au regard de la réalité, Erzatz jouait le jeu en suivant les règles de la nature, où le fort mange le faible.

Quand le soleil s'approchait de l'horizon, Erzatz n'était plus que le reflet d'un fantôme. Son ombre s'étendait tout droit sur sa gauche, comme un cercueil qui l'attirait. Il titubait, son regard glissait devant ses pieds. Un hurlement se fit entendre, mais il ne put dire s'il s'agissait de bêtes dans les alentours ou de son propre estomac. Les deux hypothèses étaient plausibles ; d'une part son intestin lacérait son estomac, de l'autre, une immense plaine cultivée s'étendait à perte de vue.

Le premier domaine vers lequel Erzatz accourut fut une zone d'élevage de Draomas. À l'instar de la nature, Erzatz reprit ses droits de carnivore affamé et sauta par dessus l'enclos. Sans prendre garde, il jeta sa sacoche et son turban, et tua une bête près de l'abreuvoir à l'aide d'un petit couteau sculpté. Vif comme si l'eau et la nourriture allaient disparaître sous ses yeux d'un moment à l'autre, les dents de chargèrent de creuser ardemment la chair en profondeur. Erzatz s'accroupit et remplit sa gourde qu'il vida d'un trait avant de la remplir à nouveau. L'énergie lui revenait, et il plongea sa tête dans les entrailles de son festin.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Dim 4 Mar 2012 - 13:45

mp: pour ma part tu es tout excusé je trouve pas ça pourri du tout. Dégeux à la limite ... XD


    Le geste de Lalah caressa doucement la mélancolie de Thélador, pourtant il ne savait pas quoi en penser… Devait-il se sentir blessé qu’elle s’entête à vouloir l’éloigner d’ici, ou, touché de sa sollicitude ? Après tout, pouvait-elle vraiment comprendre, elle la fille aimée et chérie, qu’il y avait bien pire que le fait de ne pas se sentir à sa place ici à Korrul… Il y avait la possibilité qu’il ne retrouve jamais celle qu’il avait eue à Mastroos…
    Elle ignorait à quel point les choses pouvaient être différentes entre deux sociétés, même si celles avaient vu le jour sur la même île…

    Lalah était comme ça. Rêveuse. Il ne pouvait pas lui reprocher, mais pour lui tout cela relevait plus de la fable… Les rêves sont des oiseaux craintifs. Un geste de travers et les voilà qui s’envolent, assez loin et toujours trop vite pour être rattrapés…
    Non, il ne valait mieux ne pas s’y fier.

    -Nous verrons, nous verrons. Répondit-il évasif.

    Il savait que si le commerce avec Matroos était possible, Ian attendrait de lui qu’il mette à profits ses connaissances de cette contrée pour faire fleurir leur commerce comme il se devait.
    Il se refusait d’y penser. Cela éveiller trop de sentiments contradictoires, et il n’était pas sûr que leurs analyses lui serait bénéfique.

    La peur est une chose étrange. Elle peut se montrer sous des formes complexes et incertaines. Jouer avec nos cœurs. Se dresser contre nos plus intimes désirs. S’immiscer. Détruire.
    Mais surtout se manifester de façon tout à fait irrationnelle. Prenons Thélador en exemple.
    La chose qui le terrorisait le plus au monde c’était d’affronter son père. Le simple fait d'y penser lui glaçait les trippes. Voilà qui le ferait reculer, sans erreur possible ! Pourtant, lorsqu’il vit une partie du troupeau détaler avec frayeur, ce qui indiquait sans erreur possible la présence d’un grand prédateur, il n’eut pas peur.
    L’idée de se dresser, lui petit humain, à peine armé d’un couteau contre un dévoreur de draoma, lui semblait parfaitement logique et normal. C’était sa tache après tout. Alors il n’avait pas peur. Du moins, pas autant que si il devait affronter son père.

    N’est pas étrange? De reculer avec fébrilité face à celui qui vous à donner la vie, mais de marcher avec détermination vers celui capable donner la mort ?

    Une main sur la garde de son poignard il fronça les sourcils.

    -Il se passe quelque chose… Reste ici, je vais voir. Dans sa voix raisonnait plus d’assurance qu’il n’en avait eut ses dix dernières minutes, et il ne chercha pas à vérifier si Lalah lui obéissait, il s’élança.

    C’était tout de même étrange, avec cette chaleur les prédateurs devaient plutôt faire une sieste à l’ombre. En temps normal, ils attendaient toujours que le soleil décline, que l’air s’allège … Quel genre de créature pouvait avoir la force de tuer un Draoma écrasée par cette canicule ?

    Il était si loin de pouvoir imaginer …

    Une de leur bête était belle et bien morte. Son corps était mollement étalé dans le sable souillé d’un sang déjà séché.
    Thélador ne vit pas tout de suite ce qui l’avait tué… Il s’était tellement attendu à voir un monstre de plusieurs mètres de haut qu’il fut presque étonné de ne distinguer qu’un toute petit forme noire… A peine plus épaisse qu’une carrure humaine…
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Dim 4 Mar 2012 - 14:10

Elle n’avait donc pas rêvé. Thélador avait lui aussi senti que quelque chose ne tournait pas rond. Un sentiment d’affolement parcourait l’air mais Lalah n’arrivait pas à comprendre ce qu’il se passait. Lorsque son frère se mit en garde et lui demanda de rester là ou elle était elle obéi. Enfin, l’espace d’un instant uniquement. La curiosité maladive de la jeune fille pris le dessus et elle suivit malgré elle Thélador.

Quelques mètres derrière lui, elle se déplaçait en silence, prête à bondir à la moindre alerte. Ses pas la menèrent près d’un des enclos. Visiblement, quelque chose ne tournait pas rond. Il lui semblait apercevoir une des créatures à terre. Alors, instinctivement Lalah se mit à courir afin de comprendre ce qu’il se passait. Elle fut stoppé nette par le bras de Thélador. Il lui maintenait fortement le poignet, lui faisant mal par la même occasion.

« Aïe, tu me fais mal ! Mais qu’est-ce que c’…. »

Sa phrase mourut dans un élan de torpeur. A terre, devant la pauvre bête se trouvait une autre créature. Une créature à laquelle elle ne s’attendait pas. Allongé à même le sol et la bouche couverte de sang, l’homme se redressa de toute sa hauteur. Il dépassait largement la fillette.

Avec effroi, Lalah laissa échapper un cri strident avant de se réfugier dans les bras de son demi-frère. Des larmes parsemaient son beau visage et tous ses membres tremblaient. L’état de choc la plongeait dans un mutisme assez rare. Il y avait du sang partout. A terre, sur le Draoma et sur l’homme. Des images horribles scindaient cruellement l’esprit de la jeune Cultivatrice. Issu d’une famille aisé, elle n’avait jamais vraiment vue de scène macabre et encore moins d’homme recouvert de sang.

Toujours blotti contre Thélador, elle sentait tous les muscles de son corps se raidirent. Son bras tenait fermement son épée et Lalah devait être pour lui un poids plus qu’autre chose. La jeune femme se détacha tant bien que mal de son frère et vint se placer derrière lui, essuyant ses yeux avec nervosité.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Mar 6 Mar 2012 - 14:46

Tandis qu'Erzatz s'enterrait au milieu des entrailles de son festin, il se faisait de plus en plus bruyant. Les yeux fermés dans ce chaos rouge, les mains dégageant poils, peaux et os, ses dents eurent bien tôt à faire face à un organe bien coriace, qui lui résista tant et si bien qu'Erzatz n'eut pas d'autre choix que de l'arracher et le jeter. La malheureuse portion enrobée de chair chut dans l'abreuvoir, et s'y enfonça aussitôt comme une ancre. Autour, les Draomas attendaient, inquiets, frémissants, serrés à l'autre extrémité de l'enclos. À mesure qu'Erzatz évoluait dans les profondeurs de la cage thoracique, sa tête, ses bras et ses mains se peignaient de rouge. Le sang coagula sur ses cheveux, ses bras, son front et ses joues et forma une plaque pâteuse et collante. Quand elle l'aperçut, la Bête de Muertiga eut le réflexe de plonger bras et tête dans l'abreuvoir. Les écailles de sang s'estompèrent partiellement et se brouillèrent dans l'eau comme la fumée dans l'air. Ce n'est qu'en sortant la tête de l'eau qu'il senti qu'on l'observait.

Un homme, de carrure bien plus grande que celle d'Erzatz, et d'accoutrement bien plus distingué et distinctif, se tenait immobile derrière l'enclos. Les yeux bleus, très pâle, transpirant. Son teint lui remémora sa détention à Vuulte pendant une fraction de seconde. Par automatisme, il fronça les sourcils.
À son bras vint s'agripper une plus petite personne, plus chétive, mais à la peau bien usée au désert. Erzatz planta instinctivement son regard dans celui de l'homme. Tous deux maigrement armés, l'un protégeant sa proie éventrée, l'autre sa compagne de meute. Il était clair qu'aucun mot, aucune négociation ne ferait s'évaporer l'imminent conflit. Erzatz montra ses dents dans un grognement, et se pencha au dessus du Draoma mort dans une attitude hostile. Ce faisant, il dévoila ses épaules et une partie de son dos sur lesquelles ses cicatrices faisaient office de mise en garde. Tuer ces étrangers, Erzatz l'eut fait volontiers si la présence d'un Matrooscien au cœur du désert de Korrul ne l'intriguait pas. Mais plus que de l'intrigue, c'était un frémissement, une alarme qu'entendait la Bête, et qui lui disait de rester sur ses gardes face à pareille personne en pareille situation. Il resta donc immobile, statufié dans l'attente d'un déclic décisif. Son regard provocant suppliait les étrangers de prendre peur.

Ne sachant encore comment réagir, ou plutôt n'étant pas encore décidé à tuer ou non l'homme singulier, Erzatz grogna à nouveau et feignit une attaque de front afin de découvrir la réaction du protagoniste. Le duel passif qui se déroulait entre les regards de l'homme pâle et du korrulien sauvage dura un temps. Pendant lequel les Draomas, vaguement affolés, tournaient sur eux même sans savoir où se mettre.

Le couteau d'Erzatz était sagement planté dans la gorge de la bête. Il n'aurait eu aucun mal à s'en saisir, seulement, quoi qu'il se produise, il n'était pas en position de force face à deux étrangers sur leurs territoires.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Mer 7 Mar 2012 - 12:56

    La silhouette se redressa, et Thélador se trouva incapable de détacher ses prunelles d’elle. Elle marcha vers l’abreuvoir et ce fut à ce moment là qu’il se rendit compte que ce qu’il avait prit pour une bête était en fait un homme.

    On invente des monstre à trois tête pour effrayer les enfants, et devant la vision qui s’offrait à Thélador celui-ci se fit la réflexion que on n’avait pas besoin d’aller si loi. Il aurait suffit de faire la description de cet « homme » pour faire dresser les cheveux sur la tête de tous les gamins les plus téméraires …
    Grand, aux membres fins, l’étranger se découpait presque trop bien sur l’horizon de sable. Une tache noire, au parfum ferreux, comme l’ombre de la mort elle-même venu vous rendre visite.

    Thélador aurait voulu l’interpeler mais son cri s’étouffa dans sa gorge serrée.

    C’est à cet instant que l’homme pivota et que son regard percuta celui du matrooscien. Thélador eut presque l’impression d’être happé par les ténèbres de ses prunelles. Il sentit ses entrailles se glacer douloureusement.

    Finalement, il n’y avait pas que son père pour lui faire peur.

    Vaguement, il sentit Lalah arriver, sans que lui ne puise s’arracher à sa vision. Sa main, et il l’en remercia, venait de se refermer sur le poignet de sa cadette dans un geste dont il n’eut à peine conscience.
    Il l’entendit vaguement protester, mais ce fut son cri strident qui le ramena pour de bon à la réalité. Et lorsqu’il sentit la chaleur de son petit corps terrorisé et tremblant se blottir contre lui, il sut qu’il se devait de faire face à cette créature. Coûte que coûte !

    Pour Lalah.

    Vama disait :

    « Toujours s'opposer au Mal, à tout moment et n'importe où », et « Ne jamais laisser un crime impuni »

    La récite de ces préceptes réveilla sa volonté et il la sentit se déployer dans sa poitrine comme un aigle prend près à l’envol.
    Sans s’en rendre compte, il venait de se redresser, et son regard agar se mua en glace austère.

    -Lalah, Kanaï est encore sellé, rentre à la maison, et préviens tes parents.

    Pour la première fois le ton qu’il avait employé était sec et autoritaire, et interdisait toute discutions. C’était un ordre. *
    Il savait qu’ils étaient encore loin de chez eux, mais sa principale préoccupation était d’éloigner Lalah de l’endroit. Elle n’allait sûrement pas apprécier ce qu’il était sur le point de faire.
    Il se rappela ce que son père lui disait toujours dans sa jeunesse. Reste droit et fier, les yeux sur l’ennemi. Ne le quitte jamais des yeux. Ne lui tourne jamais le dos. C’est lui, et lui seul qui doit ployer sous ton autorité **.
    Alors c’est ce qu’il fit. Planter son regard dans celui de l’étranger, faisant fit de ses mimiques de grognement, il passa la barrière de l’enclos. Cette fois quand l’il l’interpela sa voix gronda comme un coup de tonnerre.

    -Je suis Thélador Gotruscos, gadien de ce troupeau.Ce draoma appartenait à la famille Desnolancès. Payer le, ou justice serra faite.


    *J’ai mit ça, mais te sent pas obligé de le faire faire à Lalah. C’est juste ce qui me semblait le plus logique à faire vu la situation. On peut aussi utiliser ce point pour justifier que Erzatz s’en prenne à Lalah non ? Comme vous voulez.

    ** Erzatz, petit précision, le papa de Thé travail pour la millice et à élevé son fils de façon très militaire. Vu ton histoire si tu veux tu peux utiliser l’info en disant que l’allure de Thél lui rappel des trucs, voir même que son père a fait partit des tortionnaires si ça te chante. Pas de pb Wink
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Sam 10 Mar 2012 - 14:45

--Je suis Thélador Gotruscos, gardien de ce troupeau. Ce Draoma appartenait à la famille Desnolancès.Payez le, ou justice sera faite.

C'était très clairement le mot «Gotruscos» qui anima de surprise le regard de la Bête. Le nom prononcé par l'homme pâle éveilla soudain un souvenir, qui n'était néanmoins pas plus précis qu'un rêve. Erzatz avait déjà entendu ce nom, il en était certain. Mais il ne pu se rappeler du lieu et des circonstances que lorsqu'il analysa une seconde fois l'homme en face de lui. Trop pâle pour être de Korrul, les analogies s'opérèrent simultanément dans les souvenirs d'Erzatz. Matroos, Vuulte, torture, Gotruscos. Limpide. Ainsi, il avait devant lui le sang d'un homme dont le visage était d'autant plus profondément gravé dans sa mémoire qu'il en avait une copie devant ses yeux. Il se rappelait de ce milicien aux yeux bleus, de ses attitudes austères et inflexibles. Assis sur un tabouret, l'air de s'ennuyer alors qu'à côté de lui, sur la table, Erzatz endurait mille supplices. Frère, fils, ou neveu, aucune pomme ne pouvait tomber loin de son arbre, pensait-il. Aucune vengeance ne serait assez cruelle pour donner à la Bête de Muertiga son salut. C'est ainsi qu'il prit la décision de tuer cet homme avec la même volonté que lorsqu'il se vengea cruellement de l'un de ses bourreaux avant de s'échapper.

Le dos voûté, Erzatz enjamba lentement la charogne et en ôta son couteau, non sans mal. Il serra les poings, et son corps tout entier était alors sous tension, contracté, prêt à bondir. Le couteau qu'il tenait était bien trop fragile pour que la Bête puisse s'éterniser dans un combat qui l'aurait placé en mauvaise posture tôt ou tard. La petite lame avait dû être régulièrement et intensément utilisée par son ancien propriétaire, car les fers qui la liaient au manche se fragilisaient et la laissaient bouger de quelques millimètres. Il fallait donc tuer vite, et finir le repas avant qu'il ne tiédisse. Expliquer la raison d'un meurtre à sa victime ne suivait la logique ni ne traversait l'esprit d'Erzatz.

Ainsi, sans mot dire, Erzatz lança son couteau de sa main droite à sa main gauche qu'il pointa sur le côté, accompagnée du sifflement sec de la lame. Cette posture, fort simple mais pourtant inconnue à tout entrainement de combat rapproché, était celle qui semblait à Erzatz la plus naturelle et la plus logique pour porter par la suite le coup qu'il voulait porter. Lentement, la Bête de Muertiga s'avança vers l'homme qu'il n'avait pas quitté des yeux jusqu'à ce que ce dernier réagisse, en posant la main sur son pommeau et en posant un pied en arrière. Les Draomas se bousculaient. Erzatz s'arrêta et attendit. Les hostilités étaient désormais ouvertes, et c'est alors qu'Erzatz se remémora sa fuite de Vuulte, chapitre de sa vie pendant lequel il n'eut pas eu l'occasion d'affronter un milicien ni de connaître leur méthode de combat. Il se devinait donc en mauvaise posture face à l'étranger pour n'être préparé face à aucun style de combat particulier. Cependant, il bénéficiait, à en juger par l'apparence de l'homme pâle, d'une rapidité avantageuse, à laquelle s'ajoutait l'imprévisibilité déstabilisante qui lui était propre.

Des mots lui échappèrent soudain ;

«Aucune vengeance n'est assez cruelle.»

Combien de temps s'était écoulé sans qu'il ne prononce un mot ? Sa voix était étonnement claire, quoique rouillée d'être si peu sollicitée, et teintée d'une douloureuse cruauté. Une brise l'emporta et elle s'évapora dans l'air. C'est le moment qu'Erzatz choisit pour courir et sauter vers sa proie, bras et lame tendus sur le côté. Le premier coup porté doit être le dernier.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Dim 11 Mar 2012 - 7:04

La force des propos de Thélador laissa de marbre Lalah. Comment pouvait-il penser un seul instant qu’elle s’en irait le laisser seule avec cette… cette chose ! Cependant, une petite voix au fond d’elle la suppliait de foutre le camp de la là le plus vite possible. Elle resta un instant indécise entre cette peur qui lui rongeait l’estomac et cette incapacité à partir d’ici. Lalah se détacha de lui doucement et recula de quelques pas. Elle n’osait regarder ne serais ce qu’une seconde ailleurs. Elle n’avait jamais eus à se battre et n’avait donc jamais eus des cours mais il était claire pour elle qu’elle ne devait en aucun détacher son regard de l’ennemi. Ce dernier enjamba le cadavre de Draoma avec lenteur. Des gouttes de sang tombaient à ses pieds mais il n’y prêta aucune attention.

Un frisson d’horreur glaça tout le corps de la jeune fille mais sa décision était prise : elle ne partirait pas d’ici. Il était tout simplement hors de question qu’elle parte laissa son frère seul face à une éventuelle morte. Bien sur, elle ne pourrait rien faire pour le protéger mais elle resterait la quand même. Cette conviction donna des forces à Lalah et elle sentit ses jambes trembler de moins en moins. Hélas, cette sensation ne fut que de courte durée. En un instant l’homme avait disparu. Non pas disparu mais face à Thélador.

« ATTENTIIoo… » Commença t-elle à crier avant que les mots restent coincer dans sa gorge. Instinctivement, elle ferma les yeux et entendit le bruit sourd que font deux armes blanches quand elles se croisent. Elle aurait voulu crier mais aucun mot de sorti de sa bouche. Son cœur lui martelait la poitrine, lui rappelant qu’elle était toujours en vie mais que si elle ne se décidait pas à partir elle ne le serait pour plus longtemps.

Lorsqu’elle ouvrit enfin les yeux, son cœur jaillit encore plus fort au fond de son corps…
Citation :

[C’est un peu court mais bon je sers à rien haha. Pis pour Thélé, je te laisse choisir ce qui se passe du coup. Par contre Erzatz, Desnolancès c’est la famille Cultivateur qui ont adopté Thélador, lui c’est un Gostrucos:/]
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Dim 11 Mar 2012 - 14:18

    Thélador aurait pu croire que cet homme, aussi étrange soit-il, n’était qu’un égaré … Oui, un homme assoiffé, affamé. Une victime du désert, comme il y en avait trop.
    Il aurait pu, oui, s’il n’y avait pas eut ces prunelles sombres et brillantes comme de l’antimoine pour venir se planter dans son âme avec autant d’agressivité. Ces yeux là n’étaient plus ceux d’un korrulien. Ils n’étaient ni jaunes, ni orangés. Ils étaient noirs. Preuve de l’hybridité qui souillait le sang de l’individu.

    Il s’agissait sans faute possible d’un forban.

    Thélador se rappela vaguement l’image, qu’enfant, il s’était fait du « peuple de sauvage » comme le dénommait à l’époque son père… Il avait cru, avant de faire la connaissance de Lalah et de sa famille, que les Korruliens étaient tous des créatures entre homme et bête…
    Des créatures comme celle qui se trouvait face à lui.

    Il ne pouvait s’empêcher de la regarder. De graver son image dans son esprit. Peut être pour ne jamais oublier ce à quoi il donnerait naissance s’il trahissait le sang Matroosien et Korrulien pour les réunir dans la même enveloppe charnelle…

    La créature parla, d’une voix grave et caverneuse, d’une voix d’outre tombe. Puis elle bondit.

    Il y avait dans ce saut quelque chose de presque surnaturel, et de trop inhumain. Quelque chose qui vous glace l’échine, quelque chose qui vous fait comprendre que cette chose veut vous tuer, que votre mort et là, trop proche, derrière le moindre de vos faux pas.

    L’attaque était frontale, et sans subtilité. Elle ne cherchait pas à mentir. Cette lame qui tranchait l’air était bien là pour vous embrocher le cœur.

    Thélador dérouilla ses vieux souvenirs, et prit une position défensive assez efficace pour parer l’attaque.

    Le cri de Lalah avait manqué de faire sauter sa concentration. Que faisait-elle encore ici ?!
    Il aurait voulu tourner la tête, mais la bête était trop proche. Assez même pour qu’il sente son haleine puer la putréfaction lui agresser l’odorat. Dans un mouvement puissant, Thélador réussit à rejeter son ennemi en arrière.
    Le tenir éloigné, voilà ce que son instinct lui intimait de le faire. Cette chose était trop dangereuse.

    Il n’avait rien entendu qui signifiait que sa demi sœur ai obtempérer à son ordre, et l’angoisse était trop grande, il prit le temps de jeter un coup d’œil vers la cloture. Elle était encore là !!

    -LALAH ! Aboya-t-il. Ne reste pas ici c’est …

    Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, il sentit le forban fondre dans une nouvelle attaque. Son erreur d’inattention se paya, car il n’avait pas le temps de parer l’attaque, et dut effectuer un saut approximatif sur le côté pour sauver sa vie.Il sentit la lame de son ennemi lui entailler généreusement le bras.
    Son esquive bancale lui coûta encore plus cher quand il sentit que sa réception serait une véritable invitation à une attaque mortelle. Il décida donc de se laisser rouler au sol.
    Dans geste défensif il referma sa main sur une poignée de sable et la jeta en plein visage du prédateur.
    Il fallait qu’il arrive à le tenir à distance, qu’il se donne du temps pour réfléchir et l’atteindre avec efficacité. Car pour le moment, son agressivité le rendait trop dangereux.
    Thélador devait être sûr de son attaque au prochain corps à corps, car il y jouerait forcement sa vie.


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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Ven 16 Mar 2012 - 10:18

L'ennemi, à la première approche, ne semblait pas aussi dangereux qu'Erzatz l'eut cru. Certes, la parade lui avait épargné la mort, mais ne l'avait pas pour autant protégé. Cela conforta la Bête qui, jusque là, redoutait un combattant trop supérieur et trop dangereux. Sa faiblesse, et cela, même Erzatz le vit, était de ne pas être absolument concentré, plongé au cœur du combat. L'étranger ne se battait pas. Dans son regard, il était écrit qu'il se défendait, tout simplement. À l'opposé d'Erzatz, il n'avait pas la ferme intention de tuer. Et cette erreur de regarder là où son ennemi n'est pas l'avait marqué. À présent, il avait l'avantage. Il pouvait prendre plus de risques et plus de libertés. Celui qui attaque avec hardeur blesse davantage que celui qui défend avec persévérance.

L'homme à terre, à quelques pas d'ici, était alors à sa merci. L'histoire serait close par la plus triviale des attaques. C'est ce qu'entreprit Erzatz lorsqu'un nuage de poussière vint se briser contre son visage. Reculant, la Bête aveuglée et déboussolée balaya son couteau de droite à gauche d'une main, en se frottant les yeux de l'autre. Il grognait et se démenait nerveusement. Quand le trouble s'estompa, Erzatz ne fut pas surpris de voir que l'homme n'avait rien tenté pendant qu'il était aveuglé, à croire qu'il n'avait pas réalisé la faille qu'il avait créé. Cette occasion manquée assura la Bête qu'il n'y en avait plus pour longtemps.

Erzatz serra son poing autour du manche de la lame et s'apprêta à se lancer dans une nouvelle attaque frontale. Soudain, quelque chose l'interpella. Il baissa les yeux.

La lame avait disparue.

Ce n'est qu'en regardant à nouveau vers son ennemi qu'il vit que la lame était restée plantée dans son bras.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Mar 20 Mar 2012 - 7:02

Citation :
[Désolée du temps de réponse Erzatz mais on savait pas quoi faire avec Thélador. Enfin bon, mon poste est court mais c’est pour dynamiser un peu tout ça Very Happy Faut qu’on ait des ouvertures un peu ! Et mon rp est pas top mais j'avais pas d'inspi heu]

Et ce qui devait fatalement arriver se produisit. Lalah s’en rendit compte après bien entendu. Elle ne put que se mordre la langue et fermer les yeux. Si elle n’avait pas été là, Thélador n’aurait pas été discret et il ne se serait pas pris cette dague. Mais en même, la jeune femme ne pouvait se résoudre à l’abandonner. Elle faisait face à un cas de conscience soudain qu’elle n’avait jamais connu. Cependant, Lalah n’avait pas le temps de prendre le thé avec ses états d’âme, elle se devait d’agir et rapidement avant que l’affaire ne tourne mal.

C’est donc avec rapidité qu’elle se saisit d’une pierre qui trainait dans le coin. Elle la lança avec force visant l’ennemi qui commençait à foncer tête baissé sur son frère. La pierre lui arriva en pleine tête et eut un bruit sourd. Un « poc » lourd mais assez faible qui eut cependant l’effet estompé. L’homme parut abasourdi quelques instants ce qui laissa le temps à Thélador de reprendre ses esprits et de parer toute éventuels attaque. Lalah avait distrait un moment l’attention de leur ennemi mais ce serait de courte durée. D’ailleurs, ce dernier sembla soudainement prendre conscience de la jeune femme. Elle qui était resté en retrait venait indéniablement de se lancer dans le combat sans en avoir pris conscience.


 


Kit par Thélador ♥
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Lun 26 Mar 2012 - 15:44

Ainsi cette femme était aussi un ennemi. Mais bien que ne présentant aucune difficulté pour Erzatz, elle constituait tout de même un danger potentiel. Il ne s'agissait plus d'un homme contre un autre. Il s'agissait maintenant de tirer sournoisement profit d'un troisième protagoniste. Théoriquement, la chose serait aisée ; la femme n'était pas armée, et sa seule protection était blessée. Erzatz reprit alors ses esprits et songea à changer de cible. Par ailleurs, non contente d'être seulement douloureuse, sa tempe que la pierre avait heurté le rendait frénétique. Il se leva comme une bête bancale. Sans crier gare, il fonça sur sa nouvelle proie. Le coup qu'elle lui avait porté lui rendait la vue trouble, mais il parvint à faire ce qu'il voulut faire. Ses enjambées étaient déterminées. Les traces de ses pas dans le sable semblaient être celles d'un lourd colosse. Elles étaient la preuve qu'Erzatz ne savait ni contrôler ni économiser sa force.

Quand elle fut tout près de cette femme, les mains si près de la chair, la Bête de Muertiga contourna son gibier et se faufila dans son dos. Un plan s'esquissait dans l'esprit d'Erzatz. Le plan de se venger d'un homme en tuant son complice sous ses yeux. Le plan de soumettre un otage capable de douleur à sa fuite. Le couteau d'Erzatz, seule compagnie sur laquelle il pouvait compter, l'avait abandonné sous la peau d'un Matrooscien, mais il n'était pas privé de ses crocs, et ses ongles étaient bien capables de soutirer du sang à la gorge de sa captive. Mais pour le moment, il fallait attendre une réaction.

L'homme pâle s'était levé. Aussitôt, Erzatz appuya nerveusement ses ongles sur le ventre de sa proie, juste en dessous des dernières côtes. Erzatz n'était pas un expert en anatomie, mais était certain qu'une violente entaille dans le flanc pourrait atteindre quelque organe vital. Quant aux dents, elles s'étaient dévoilées dans une grimace, mais ne savaient pas encore où se poser. Le bras ensanglanté du Matrooscien, comme mort, pendait lourdement. On eut dit qu'il pesait plus lourd depuis qu'il fut blessé. Son regard avait changé. Il l'avais mis en colère. Une colère dont il ne pouvait pas s'échapper.

De sa main libre, Erzatz avisa son otage d'avancer en posant ses ongles acérés sous son omoplate. Une brise brûlante vint caresser son dos nu. Il se rappela de son état, et c'est alors qu'avec un visage rancunier adressé à l'homme pâle, il glissa sa main sous l'habit de la femme, et grava d'une longue entaille le dos de sa proie. Suffisamment profonde pour la faire hurler, suffisamment superficielle pour ne pas lui ôter toute utilité et faire sortir l'homme pâle de ses gonds. Ils s'avancèrent encore vers le cultivateur immobile.

«Je veux un couteau et une bête.»

Erzatz ne tirait aucun plaisir dans cette situation. Le sadisme n'était pas dans sa nature. Cependant, il n'aurait aucun remord à tuer cette cultivatrice. Après tout, elle défendait un Matrooscien et n'avait aucun autre intérêt que celui d'être le prétexte à la survie d'Erzatz. Quant à ce Thélador, le laisser en vie n'effleurait pas son esprit. Tôt ou tard, aujourd'hui ou dans un ans, Erzatz devait embrocher le cœur de cet homme.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Mar 27 Mar 2012 - 1:14

    Thélador regarda son ennemi, il envisagea d’attaquer pendant qu’il était aveuglé, mais alors qu’il levait son bras il sentit une douleur lui déchirer le biceps. Il étouffa un gémissement tout en jetant un regard interloqué à son membre douloureux.
    C’est la qu’il la vit. La lame. Plantée. Elle lui avait semblé longue, pourtant le bout qui dépassait de sa chair lui semblait bien petit. Voilà qui était inquiétant ! La lame s’était-elle enfoncée à ce point pour aller s’accoler à l’os ?

    Les grognements de la bête ramenant le blond à la situation. L’ennemi semblait bien plus en colère qu’avant… L’idée du sable avait peut être été de trop.

    Cherchant toujours un moyen de l’atteindre efficacement malgré sa plaie, Thélador fut surpris de voir une pierre fendre l’air pour cogner la tempe de la Bête. Il fut alarmé quand il comprit que c’était Lalah qui venait de la lancer.

    Tout se passa ensuite aussi vite qu’au ralentit. L’ennemi s’était glissé derrière la cultivatrice, s’en servant, avec intelligence, comme otage. Le cœur de Thélador loupa un battement, et lorsque le hurlement de Lalah déchira le silence, il sentit son sang ne faire qu’un tour.

    L’expression de son visage prit une forme haineuse. Les dents serrées à en fissurer l’email il fusillait le forban du regard. De quel droit cette anomalie posait ses mains râpeuses sur Lalah ? D’où tenait-il l’audace de vouloir obtenir quelque chose d’eux ?

    Cette fois Thélador ne resterait pas passif. Accéder à la demande du forban aurait pu empêcher du sang de couler en plus, mais cela sous entendait qu’il devait lui faire confiance, et c’était hors de question.

    -Tu n’aurais pas du faire ça …

    La voix du Matrooscien était à présent qu’un murmure rauque et menaçant. La mâchoire crispée, il laissa la haine se rependre en lui, s’abandonnant à sa folie destructrice, et se força à rejeter la douleur qui lui martelait le bras, et bondit avec agressivité.

    Dans sa précédente chute il avait perdu son couteau, mais qu’importe… Il ne lui suffirait que d’une main pour lui briser les os un pas un.

    Le forban était rapide, mais la monopolisation de Lalah l’empêchait de se mouvoir aussi rapidement qu’il ne savait le faire. Il s’en servait presque comme un bouclier, et cela ne fit que raviver la colère noire du matrooscien. Ne cherchant pas à contourner sa sœur pour l’atteindre, il préféra tendre le bras pour atteindre la chevelure fournit de l’ennemi, et lorsque sa prise fut assuré, il usa de tout ses forces pour l’arracher à sa sœur. Celle-ci serait peut être un peu secoué, mais pour être honnête, l’état mental de Théldor ne lui permettait pas de se soucier de ces petits détails.
    Il attira l’ennemi à lui, un rictus sauvage gravé sur les lèvres, un rictus qui disait « tu es à moi … »
    Il devina un mouvement de la part de l’autre pour répondre à l’attaque. Se laissant guider par un instinct primal, Thélador fracassa son crâne contre le sien dans un coup de boule retentissant. L’étourdissement qui en résulta ne fut qu’accroitre son état de demi-conscience et il jeta l’autre au sol comme si il eut été une simple poupée de chiffon. Un coup de botte dans la flanc devait lui couper le souffle, ou juste offrir à Thélador la joie de pouvoir le remettre à sa place, c'est-à-dire, à ses pieds.
    Aveuglé par une agressivité qui ne faisait que grandir à chaque coup donné, il se jeta ensuite sur l’homme à terre. Assit à califourchon sur ses abdominaux l’empêchant ainsi de se redressé, il laissa planer un demi sourire sur ses lèvres.

    -La bête .. ; Tu l’as déjà eu pour te rassasier… Il ne te manque plus que ton couteau …

    Sa prévenir, il alla chercher la lame dans son bras, l’extrayant sans mal mais non sans douleur, il serra les dents pour ne pas hurler, et se promit qu’il allait faire payer à ce cafard pour cette blessure.
    Sa main se referma à demi sur la lame, s’y entaillant naturellement. Il avait laissé assez longueur dégagé pour en faire une arme acceptable et dangereuse.

    - Laisse-moi te la rendre … Dit-il sur un ton mielleux, alors qu’il levait son arme de fortune au dessus du visage de l’autre. Il allait commencer par les yeux, pour le punir de les avoir posé sur Lalah, ensuite il lui lacérerait les mains, pour avoir osé la toucher, et si il se sentait d’humeur compatissante, il lui trancherait la gorge pour l’achever.

    mp : désolé pour les fautes j'ai pas eut le temps de corriger Sad

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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Lun 2 Avr 2012 - 4:06

Citation :
[Et voilààà, donc encore désolée pour l'attente hein ! Là j'en profite que je suis seule pour répondre. Je serai re active pour le week-end car après faut que je m'occupe de mon autre forum. BREF. Donc, après je pourrai bien re-répondre *w*
Au passage... tous mes perso vont avoir une cicatrice dans le dos à ce rythme XD ]

Elle n'avait bien entendu rien prévue de ce qui lui arriva. Après tout, Lalah était une jeune femme Cultivatrice, jamais entrainé à l'art du combat et de la riposte. Seul son instinct prenait le dessus mais hélas, il n'était pas dès plus utile. L'homme s'était déplacé avec une rapidité qui déconcerta un instant la jeune Korrulienne. Ce fut donc non sans mal que ce dernier parvint à la prendre en otage et malgré l'envie irrésistible de s'échapper, tous les membres de Lalah étaient comme paralysés. Elle jeta un coup d'oeil rapidement à Thélador et des larmes commencèrent à couler sur ses joues. C'était pourtant une bonne journée, elle avait beaucoup travaillé et avait mérité un bon repas. Mais voilà qu'elle se retrouvait dans un combat malgré elle.
Lalah se débattis quelques secondes mais lacha prise rapidement. Elle priait intérieurement que tout se passe bien, qu'il fallait qu'elle reste courageuse. Que Thélador trouverait une solution. Hélas, il était loin et quelque peu affaibli alors qu'elle était au main de l'ennemi. Ce dernier se manifesta soudainement en planta une de ses mains vers ses cotes. Le contact de sa peau contre la sienne laissa un frisson d'horreur à la jeune femme. Trop de proximité la mettait mal à la l'aise et pensait ne serait-ce qu'une seconde qu'il pourrait la tuer la faisait blêmir.

Ce fut l'autre main dans son dos qui l'a ramena à la réalité. Une vive douleur lui lacera le dos, lui arrachant un cri strident. Son dos la brulait et l'entaille laisserait surement une cicatrice pendant un certain temps. Mais une pensée lui traversa l'esprit qui l'a dégouta encore plus. Les griffes de l'homme devait être dans un sale état et une infection était à craindre. Elle réprima un frisson de dégout et leva la tête juste au moment ou Thélador reprenait l'avantage.

Elle fut jetait à terre négligemment atterrissant sur son bras droit. Sa tête heurta le sol violemment et la terre sembla tournait autour d'elle. Lalah ne suivit rien de ce qui se passa à quelques mètres d'elle. Elle était encore sous le choc et essayait de se calmer tant bien que mal. Lorsqu'elle jeta un oeil vers Thélador et l'ennemi, elle les vit concentré, perdu dans une fièvre de combat ou une seule issue serait envisageable... le mort d'un des deux combattants.
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Lun 2 Avr 2012 - 8:23

La réaction de l'homme pâle fut bien plus grande que celle d'Erzatz. Quand son ennemi bondit, il eut à peine le temps de crisper ses griffes dans le flanc de son otage et de se reconnaître dans le regard de cet homme, qui était soudain redevenu sauvage, là, sous ses yeux. Il lui semblait avoir affaire à une copie. Une bête contre une autre. Ce brusque assaut, Erzatz ne l'avait pas prévu, ni même envisagé. Il eut le temps de sentir la surprise contracter son iris, mais cet état ne lui permit pas de retenir la femme lorsque son adversaire le saisit à pleine poigne dans un écart bestial. Une seconde plus tôt, il tenait dans ses bras le plus sûr des boucliers, et il se retrouvait lors face à face avec l'œil furibard d'un ennemi plus que déterminé. L'homme pâle fracassa son crâne contre le sien dans un écho assourdissant qui retentit dans ses oreilles. En plus de l'étourdissement que les deux combattants subissaient, Erzatz était pris par la surprise. Une surprise peu surprenante; Erzatz était le premier à savoir qu'affronter une bête ne cède rien à la probabilité et à la prévision. Or, il avait devant lui une bête. Aucun homme, ni même celui ci n'eut pu prévoir le moindre mouvement. La bête de Muertiga avait souvent affronté des bêtes sauvages à l'allure bien plus dangereuse que celle de cet homme. Mais il n'eut que très rarement affaire à une bête sauvage et enragée. D'ordinaire, il tuait la bête trop tôt pour que celle ci ne montre sa force. Dans le cas présent, il avait failli à cette accoutumance.

Dans le chaos du combat, dans le brouhaha qui tranchait ses tympans, dans l'effondrement de son projet, Erzatz tomba en arrière. À peine conscient de sa chute, il n'eut pas le réflexe d'adopter une position qui lui eut permit de se protéger ou de se dégager. Soudain, ce fut son flanc qui le fit souffrir. Le talon du Matrooscien s'y était enfoncé, avec la même rage incontrôlée que celle qu'Erzatz méprisait. Deux côtes se brisèrent. Il étouffa, et un filet de salive teintée de rouge jaillit d'entre ses dents qui se serraient et atterrit sur ses joues. Son propre sang se confondit alors avec celui de ce Draoma qu'il avait dévoré. En dépit de cette douleur, il ne cria pas. Il savait mieux que quiconque que ce que préfèrent bourreaux, bêtes et vengeurs, ce n'est pas le son du fouet sur la chair, ce n'est pas sentir les os qui se brisent sous ses crocs, ce n'est pas le sang qui coule, mais bien le cri d'agonie du martyr. Or, l'homme qui l'immobilisait au sol était à la fois bourreau, bête, et vengeur. Sadique, sauvage et déterminé. Par conséquent, il ne fut pas surpris quant il vit son ennemi arracher sa lame de son propre bras.

«Laisse moi te la rendre...»

Erzatz distingua dans son regard et son sourire comme une folie destructrice. Il réalisa enfin que l'homme ne se contrôlait plus et ne pensait à rien d'autre qu'à tuer. C'était là le seul comportement face auquel la Bête de Muertiga avait l'avantage. En effet, si Erzatz et son ennemi avaient en commun la cruauté meurtrière, le Korrulien bénéficiait de quelque chose que le Matrooscien, visiblement, n'avait pas; le contrôle de soi. Peut-être fut-il encore étourdi par ce coup de pierre de la part de la femme, et ce coup de boule de la part de l'homme, mais en cet instant, Erzatz avait tout ses esprits, et savait très bien ce qu'il faisait ; Tandis que la lame caressait son visage, comme si le Matrooscien au sourire mielleux n'était pas décidé quant à l'endroit où la planter, Erzatz, dans un redoublement d'efforts, parvint à redresser la tête et une partie de son torse endolori pour saisir la lame entre ses crocs. Un grincement métallique résonna, et nul ne pu deviner si ce fut la lame qui avait cassé la dent, ou l'inverse. Sa mâchoire se crispa si fort qu'il pu arracher la lame des mains de son adversaire. L'homme pâle, qui était alors en position de force, leva une main pour récupérer son arme. Cela libéra le bras d'Erzatz, jusque là solidement maitrisé. De ce bras, il poussa son bourreau sur le côté, et refit ce que ce dernier avait fait au début du combat ; il lui jeta un nuage de sable dans le visage.

Dans l'étourdissement de son adversaire, Erzatz se servit de ses pieds pour reculer. La douleur dans son flanc et son crâne ne lui permettaient pas encore de se lever, mais quand enfin il en fut capable, il se saisit à pleine poigne de sa lame, dont l'extrémité avait entre-temps écorché son palais. Le sang coulait le long de sa langue. De son autre main, il couvrait sa peau, là où le coup de pied avait été porté. Cette blessure le faisait se courber en avant.

La Bête de Muertiga sentait qu'il était inutile de prolonger ce combat. Quoique sa blessure avait accru sa colère, sa raison lui interdit de risquer sa vie. Ces deux côtes brisées seraient un pire handicap que le bras sanglant de son ennemi. Il devait s'enfuir, et c'était une idée qu'il n'aimait pas. Mais ce qu'il détestait davantage, c'était l'idée de tourner le dos à une tâche inachevée. Il n'avait encore jamais quitté un adversaire qui ne soit pas encore mort. Le combat qu'il venait de livrer fut le moins glorieux de tous; Erzatz, la Bête de Muertiga, maitrisé par un cultivateur docile! Maitrisé par une bête bien plus sauvage que lui même! Erzatz, le torturé, s'enfuyant d'un combat pour deux côtes brisées! Erzatz, le cruel vengeur, ne finissant pas son travail!

Le moins glorieux des combats duquel Erzatz s'éloigna à reculons, l'œil et la lame orientés vers une éventuelle riposte.

Passé un certain seuil, quand le domaine des cultivateurs ne fut plus visible, Erzatz jeta la lame qui s'enfouit dans le sable. De sa sacoche, il sortit un petit carré de tissu qu'il déchira en deux morceaux. Il enfonça la première partie dans sa bouche, et la pressa avec sa langue contre son palais tranché. Il serra l'autre morceau dans son poing, songeant à cet affrontement. Demain ou dans un an, il y aurait vengeance.

"Hors-RP":
 
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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   - Lun 2 Avr 2012 - 12:49

    Enfin il la tenait : sa chance de pouvoir agir sur un facteur menaçant sa vie… Cette fois ci il n’était pas resté sans rien faire. Il avait agit. Le forban avait blessé Lalah, il avait menacé sa vie, et menacé par extension celle de Thélador, car ci celui-ci l’avait laissé faire, si il lui avait laissé Lalah, alors le matrooscien aurait-il mérité de continuer à vivre ?

    Mais qu’importe, car Thélador n’était pas resté passif cette fois. Il avait laissé le devoir se conjuguer aux sentiments et il avait prit les choses en mains. Il ne s’était jamais sentit aussi vivant… Cela était paradoxale, car pour « vivre » il avait dût repousser son âme jusqu’aux limites de la conscience.

    Il allait le tuer. Le détruire. Sécuriser son existence, et celle de Lalah. Il ne doutait pas de sa réussite. Son action l’avait rendu fou d’orgueil. La passif avait agit, et donc, il ne pouvait qu’obtenir un résultat. C’est ce qu’il avait cru. C’est sur cela qu’il s’était trompé…

    La lame déchira l’air, mais ne s’arrêta pas là où il avait voulut porter. L’ennemi avait saisi l’arme entre ses dents. La surprise transfigura Thélador mais il refusa de laisser la victoire lui glisser entre les mains, étouffant un juron, il chercha à reprendre l’objet. Ce fut l’erreur qui aurait pu lui coûter la vie.
    Il sentit la poussé de l’ennemi le rejeter au sol, retournant, en sa faveur, la situation. Submergé par la frustration Thélador s’apprêtait à lui sauter à la gorge pour l’étrangler, mais un nuage de sable l’aveugla.
    Ce fut à ce moment là peut être que son élan fut véritablement brisé. Son attaque avortée et sa victime enfuit, il ne restait au matrooscienne qu’une haine ruminée et la cuisante déception de ne pas être allé jusqu’au bout. Il respira fort, et clama les battements furieux de son cœur. Tout était finit à présent. Il avait envie hurler cette frustration qui lui secouait les veines, mais il se contenta se serrer les dents et de reprendre ses pensées.
    Il ne voulait pas s’arrêter sur ce qu’il avait faillit faire, ni sur ce qui avait fait qu’il avait eut envie de le faire…

    A présent, il était juste las, et la douleur venait, en traitresse, de reprendre ses droits. Il se sentit presque nauséeux. La chaleur, l’hémorragie et l’épuisement lui retombaient douloureusement dessus.

    Son regard d’azur se posa alors sur Lalah. Il se redressa, tituba mais s’approcha. Dans ses prunelles, il n’y avait plus de colère, il était redevenu l’orphelin qu’elle avait toujours connu. Il s’avança vers elle.

    -Ho Lalah … Pourquoi n’en fais-tu toujours qu’à ta tête … Soupira-t-il avec une once de tristesse dans la voix, comme si il avait été blessée qu’elle ne lui ait pas obéit.


    -Aller... Viens … Tout est finit maintenant … Je t’emmène chez nous… En sécurité. Il demeurait dans sa voix des inflexions trahissant sa fatigue, pourtant il forçait ses lèvres à afficher un sourire confiant.

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Posté dans Re: Y'a du soleil et des Lalah, tadidadada ♫   -

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