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Le crash

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Posté dans Le crash   - Dim 4 Sep 2011 - 10:21

Rappel du premier message :

Promor (Milicien)

Une aube blafarde vient rosir le ciel encore pâle et se reflète dans le marbre étincelant des tombes éparses du cimetière. Le royaume des morts et du silence s'éveille en même temps que l'horizon. Qui dort dans ces caveaux sales, abandonnés aux assauts du vent tiède qui y projette inlassablement ses tourbillons de sable afin de les détériorer chaque jour davantage ? Qu'importe ! Promor n'est pas là pour se recueillir ! Il ne respecte pas plus les morts que les vivants ! Il est là pour autre chose.

Les ossements jonchant le safran du sol attirent ici un gibier varié, des renards, des fennecs, et même des hyènes. Des lièvres aussi, qui viennent se terrer sous les anciennes pierres tombales et s'y reproduisent abondamment au fond des galeries creusées aux pieds des débris de squelettes rongés par la valse des décennies. Le forban solitaire, à la longue chevelure de jais, s'approche des pièges et des collets posés la veille, avant la nuit. Deux dépouilles de lièvres roux pendouillent à sa ceinture, à côté de son arme.

Soudain des glapissements furieux résonnent dans une allée proche. Le barbare se hisse d'un bond félin sur une tombe pour assister à la scène, courante en ces lieux sauvages et calmes. Une meute de hyènes hargneuses et vociférantes se disputent le cadavre sanguinolent d'un jeune fennec. Des touffes de poils roux s'envolent du centre de la mêlée et retombent en une neige pourpre.

Promor hausse les épaules et s'éloigne tranquillement, indifférent à ce spectacle peu ragoûtant. La loi de la jungle. Seuls les plus forts mangent, seuls les plus forts survivent. Encore deux ou trois pièges à vérifier, et il enfourchera sa monture, accrochée à la grille de l'entrée, afin de regagner le campement.

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Posté dans Re: Le crash   - Lun 10 Oct 2011 - 4:16


- Promor ! Promor le Facétieux ! ... grogne t-il pour toute réponse, constatant que la fière milicienne le défie du regard, ses prunelles noisette, parsemées d'or fin, étincelant dans la pénombre de la crevasse.

Le forban hausse les épaules ! Cette fille est ridicule ! Avec cette tempête qui gronde autour d'eux, il a d'autres préoccupations que de s'amuser à ce petit jeu de savoir qui intimidera le plus son adversaire ! Cela ne présente aucun intérêt ! C'est l'efficacité qui lui a permis de survivre, et aussi de leur trouver ce refuge, pas un orgueil déplacé ! L'orgueil est un luxe inutile quand la terre se met en colère, et que les survivants doivent se montrer solidaires, provisoirement du moins ! Quitte à se réserver une entourloupe pour plus tard ! Le regard arrogant de la pilote est un avertissement ! Promor sera on ne peut plus attentif !

Ainsi qu'il le lui a suggéré, le Facétieux s'agenouille devant Calyth pour inspecter sa blessure, alors que la brune l'inonde de questions. Rien n'a changé en ce bas monde, les donzelles jacassent toujours autant que ces pies farouches qui viennent se disputer un bout de charogne entre les sépultures séculaires du cimetière.

- Je ne sais pas ... se contente t-il de répliquer, répondant ainsi brièvement à toutes les interrogations de Calyth. Calant ensuite le poignard entre les dents, il déchire un peu plus la tenue de la jeune femme, dégageant sa coupure, puis enveloppe sa cuisse à l'aide d'une bande d'étoffe soyeuse arrachée au bas de son pantalon d'uniforme, époussetant superficiellement quelques grains de sable s'agglutinant autour de la plaie, plutôt bénigne.

- Voilà !

Soudain, sol et rochers tressaillent, un gargouillement infâme couvre l'écho prolongé du vent, se répète, s'insinue jusque dans leurs os. Une puanteur effroyable vient assaillir leurs narines. Et là, à quelques pas d'eux, les entrailles du désert vomissent une créature répugnante que le forban identifie sur le champ ! Un ver des sables, vorace, agressif, et d'une taille considérable ! L'horrible bestiole rampe vers eux, la gueule grande ouverte, prête à leur déchiqueter un membre ! Calyth s'affole, à juste titre ! Ses poignets ligotés dans son dos ne lui laissent aucune chance de s'en tirer vivante ! Elle est impuissante contre une telle créature ! Elle le sait ! Il le sait ! Les yeux dorés implorent le forban ! Elle s'impatiente ! Une décision rapide s'impose ! Couper les liens de la brune, c'est libérer une adversaire redoutable, certes, mais le danger le plus imminent c'est ce monstre à la mâchoire acérée ! Promor est conscient qu'ils ne seront pas trop de deux pour venir à bout de l'abominable animal ! Zou ! Il taillade avec énergie la corde emprisonnant les bras de Calyth ! Voilà ! Cependant, désarmée, elle n'est d'aucune utilité, et Promor lui tend la dague, espérant ne pas avoir à le regretter à brève échéance.

La cochonnerie rampante est à présent toute proche ! Sa gueule immonde oscille vers eux, menaçante ! Le Facétieux se saisit d'un énorme bloc rocheux, le hisse au-dessus de sa longue chevelure d'ébène en poussant un grognement d'effort intense, et le projette violemment sur l'intrus. La bestiole couine lorsque le roc s'écrase sur sa vilaine carcasse, et les yeux charbonneux du forban s'emplissent d'une lueur de triomphe. Trop vite ! Les anneaux musculeux du ver se détendent brusquement et frappent le forban comme un fouet, le balayant et l'expédiant dans le sable et les cailloux.

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On m'appelle Calyth Montivelle


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Posté dans Re: Le crash   - Mer 12 Oct 2011 - 10:06

Dans l'espace restreint de la crevasse, le ver des sables semble encore plus menaçant, Calyth sent bien que le Forban hésite à la libérer, craignant certainement qu'elle se retourne contre lui, mais il finit par céder à ses supplications. Par contre lorsqu'il lui tend sa dague, elle le regarde, abasourdie par son geste. Vite elle se ressaisit et récupère sa seule arme ! L'heure n'est plus aux tergiversations, ni aux longs discours, ils ont fort a faire avec leur adversaire commun.

Pendant que Promor occupe le gigantesque animal, en lui lançant des pierres de plus en plus grosses, elle le contourne, se collant à la paroi, pour l'attaquer par derrière. La seule solution serait de lui grimper dessus, mais pour ça il lui faut trouver une prise. Elle n'a pas le temps de réfléchir plus avant, le chasseur est au sol, bousculé brutalement, par les anneaux du ver qui se déplace à une vitesse impressionnante. elle doit détourner son attention avant qu'il ne s'attaque à lui, il a beau être son ennemi, elle a besoin de lui pour le moment ...

De la pointe de son arme, elle taillade le flanc du ver, pour l'attirer vers elle, et se déplace vivement, contraignant l'horrible animal à se contorsionner pour la voir. La peau n'est pas si épaisse qu'elle le pensait, rendant ses attaques plus douloureuses qu'elle ne le croyait ! Du coup, il tourne sa gueule puante vers elle, et se désintéresse du Forban. Et elle poursuit son entreprise, aiguillonnant régulièrement les anneaux du ver, veillant à rester hors de la portée de la gueule putride.

Calyth ne voit pas ce qu'il advient de Promor, elle espère qu'il se remet, qu'il n'est pas blessé, elle a besoin de son aide ! Elle continue de circuler autour du ver. Il a déjà fait un tour sur lui même, et devient moins rapide, au passage elle constate que le Forban est sur ses pieds, et hors d'atteinte du ver, mais elle préfère ne pas s'attarder, et insiste dans son manège pour contraindre la bestiole baveuse à s'emmêler les anneaux, elle va bientôt pouvoir lui grimper dessus ...

Mais voilà, leur étroite prison est de plus en plus sombre, et Calyth ne peut éviter un rocher qui se dresse sur son chemin, elle s'affale de tout son long, et a tout juste le temps de rouler sur le dos, son poignard à la main, prête à riposter. A quelques pas de là, la gueule pestilentielle du ver en bave d'avance ...
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Posté dans Re: Le crash   - Ven 14 Oct 2011 - 4:55


Non, pas trop de casse, à priori. Juste les reins en compote après ce vol plané si généreusement offert par la satanée bestiole, mais le Facétieux en a vu d'autres ! Il se redresse en grimaçant, et réalise que c'est l'intervention de la jeune milicienne qui l'a tiré d'embarras, le ver n'ayant pu s'acharner sur lui lorsqu'il était allongé au sol. Mais bon sang, c'est à présent Calyth qui semble dans la mouise jusqu'au cou. Elle vient de s'étaler à son tour pour une raison que le forban n'a pu déceler, mais elle a heureusement gardé le poignard dans une main. Elle ne paraît ni blessée, ni même vraiment étourdie. Par les roubignolles de Lucifer, cette donzelle est d'une résistance peu commune, car Promor ne lui a fait aucun cadeau lors de leur corps-à-corps, et, inévitablement la brune a du y laisser quelques plumes.

La hideuse cochonnerie est moins frétillante que lors de son apparition, de larges estafilades zèbrent sa longue carcasse, d'où suppure un pus jaunâtre, mais elle n'en demeure pas moins menaçante. Promor se secoue ! Pas le temps de se tracasser pour ses vertèbres en miettes ! S'il n'agit pas promptement, le ver va se régaler d'un cuissot de milicienne ! A toi de jouer, le Facétieux, deviens vite le saigneur de ces anneaux !

- Rhaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Le forban pousse un long hurlement, pour attirer sur lui l'attention de la saleté visqueuse, puis il ramasse quelques poignées de caillasse, et pilonne résolument la bouille répugnante du cloaque rampant, tournée vers lui. Il fait mouche, et l'animal braille comme un porc qu'on égorge. Promor est sur ses gardes, cette fois, pas question d'effectuer un second roulé-boulé dans leur minuscule trou à rats, et il évite de justesse un assaut des mâchoires féroces qui se referment sur le vide dans un claquement sec.

Un coup d’œil vers la brune, qui s'est agenouillée, et le forban la rejoint en deux bonds. Il l'aide à se relever en lui prenant le coude, espérant qu'elle résistera à la tentation de lui enfoncer le poignard dans la viande. L'ennemi, l'urgence, c'est cet ogre couvert d'écume qui tourne à nouveau vers eux ses monstrueux chicots ! Pourvu que la milicienne reporte à plus tard ses envies de revanche !

- Une idée, Calyth ? ... lui demande t-il d'une voix inquiète ... Peut-être qu'en visant les yeux ? ... ajoute t-il en bombardant à nouveau ce fichu lombric géant avec quelques rares galets ramassés précipitamment à leurs pieds.

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Posté dans Re: Le crash   - Sam 15 Oct 2011 - 4:10

Un peu étourdie par sa chute, allongée sur le dos, Calyth regarde la gueule béante, menaçante qui s'avance vers elle. La dague à la main, elle vise la gorge vulnérable du ver, mais attend la dernière seconde pour la frapper. Soudain un rugissement féroce s'élève dans la grotte, la faisant sursauter, ravivant l'épisode du duel qui l'a opposée à Promor. Cet homme est vraiment plein de ressources, il utilise tous les moyens à sa disposition pour combattre, et l'horrible bête se détourne immédiatement, tentant d'attaquer de nouveau le chasseur.

Profitant de la diversion bienvenue, Calyth essaie de se relever, mais elle ne peut que s'agenouiller, la douleur dans son dos, et dans sa poitrine lui coupe le souffle, la chute ayant réveillé ses blessures. Et c'est le Forban qui vient, contre toute attente, à son aide, et la remet sur ses pieds. Il semble aussi désemparé qu'elle face au monstre annelé qui les assaille. Alors autant poursuivre son idée ...

- On a pas beaucoup de choix, articule -t-elle difficilement, j'en ai peur ! La gorge ou les yeux ? Qu'en penses tu ? Je serais plus à l'aise pour frapper par le dessus ...

Elle croise le regard sombre, ombrageux, ils sont coincés, les solutions pour ne pas finir dans l'estomac de cet animal gluant, ne sont pas légion et toutes risquées ... Ils se concertent du regard, et d'un accord tacite s'éloignent l'un de l'autre, Promor retire sa chemise pour tenter d'aveugler le ver afin que Calyth puisse le frapper avec le plus de chances possible de faire de gros dégâts ... Il la lance pendant que la jeune femme tente d'attirer la gueule pleine de dents acérées vers elle, mais au dernier moment, le ver évite l'objet et accule le Forban contre la paroi de la faille.

C'est à la Milicienne, cette fois de hurler à s'enflammer la gorge, déjà fragilisée par le sable, pour accrocher l'attention de leur adversaire. Mais rien à faire, mâchoires en avant, il s'approche dangereusement, de son compagnon, qui est coincé contre la roche. Reprenant son idée à son compte Calyth, dégrafe sa veste et la fait tourner devant le ver pour que le chasseur puisse s'écarter de la gueule si redoutable. Dès qu'il est hors de danger, elle lui lance la veste, par dessus le dos du ver très agressif, et continue de gesticuler devant l'animal, prête à saisir sa chance de bondir pour tenter l'attaque de la dernière chance.

- A toi de jouer, marmonne-t-elle, la voix en déroute, et vise bien, sinon c'est la fin ...


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Posté dans Re: Le crash   - Sam 15 Oct 2011 - 10:05


Même amoindrie et ralentie par les entailles profondes que la milicienne lui a infligées, et qui bâillent et ruissellent, l'infâme bestiole demeure extrêmement belliqueuse, et elle a repoussé les deux alliés de circonstance au fond de la crevasse. Le poignard que détient Calyth paraît une arme bien dérisoire contre l'affreuse vermine dont les mandibules claquent furieusement à deux pas de leurs jambes, mais ils n'ont pas le choix, ils devront s'en contenter ! Le mastodonte s'approche encore, semblant choisir sa victime, s'apprêtant à la dépecer. Calyth et Promor s'écartent légèrement l'un de l'autre, bloqués contre la paroi, cherchant désespérément une idée lumineuse.

Les yeux ! Oui, les yeux ! Ils n'ont pas réussi à crever les globes oculaires dilatés de l'animal, mais les lui couvrir d'un vêtement est leur seule échappatoire ! Promor arrache vivement sa chemise et tente d'en encapuchonner la gueule hideuse, pour permettre à son acolyte de la larder de coups de couteau, mais il échoue hélas dans sa tentative, et le tissu en lambeaux va se perdre et macérer dans la bave visqueuse suintant des mâchoires putrides et se mêlant au sable blanc et aux cailloux amenés par la tempête.

Malgré les hurlements de la milicienne, l'infection rampante s'avance toujours, et semble avoir choisi pour proie les cuisses du forban, adossé à la paroi. La jeune femme décide alors de jouer leur va-tout, leur ultime chance. Au diable les apparences, elle dégrafe vivement son blouson d'uniforme, l'agite un instant devant les rangées de crocs purulents pour occuper le ver géant, puis le jette au Facétieux afin qu'il effectue un second et dernier essai pour aveugler le monstre ! Promor n'a pas le temps de réfléchir davantage, l'animal effleure déjà ses jambes de sa face hideuse. Sautant de côté, il réussit à plaquer la tenue de Calyth contre le museau écumant, masquant le regard glauque. La bestiole agite aussitôt sa gueule dans tous les sens, il faut qu'ils agissent illico avant que le ver ne se dégage de cet accoutrement indésirable qui lui bouche la vue !

- A toi de jouer, Calyth ... hurle le Facétieux ! - Crève-lui les yeux ou tranche-lui la gorge, mais fais vite !

Les prunelles charbonneuses du forban s'attardent un bref instant sur la poitrine nue de la milicienne, mais surtout sur les ecchymoses violacées qui marbrent son torse et ses hanches. Bon sang, il n'y a pas été de main morte lorsqu'il l'a écrasée entre ses bras ! Un peu plus et il la brisait en deux ! Aura t-elle encore assez de forces pour égorger le prédateur ? Mystère ...

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Posté dans Re: Le crash   - Dim 16 Oct 2011 - 14:25

Plus adroit cette fois, le Forban emprisonne la gueule de l'abomination rampante, l'aveuglant pour de bon. Calyth jette ses dernières forces dans la bataille, contourne le ver que Promor tente de maîtriser, et saute sur son dos, l'enfourchant comme une monture. Serrant les cuisses pour s'équilibrer, elle lève les bras au-dessus de sa tête, et frappe violemment l'oeil globuleux qui saille sous sa veste d'uniforme, un jet d'un liquide brunâtre pestilentiel s'échappe de l'orifice, s'écoulant sur le blouson de la jeune femme.

Elle s'apprête à renouveler l'opération pour le second oeil, sous la douleur, l'abject monstre tressaute brusquement, manquant de peu de la déséquilibrer, et Calyth a juste le temps de resserrer ses jambes pour se stabiliser. Elle s'empresse de frapper une seconde fois, libérant un coup violent, qui déclenche de farouches soubresauts du ver qui agonise. La voilà projetée dans les airs, elle atterrit si rudement sur le Forban, qui avait fini par lâcher prise et s'était écarté, qu'elle les assomme tous les deux et ils s'écroulent l'un sur l'autre sur le sol de la crevasse, dans un nuage de poussière ...

Dehors, la tempête de sable apocalyptique a diminué d'intensité, pendant que le combat faisait rage entre l'énorme lombric et les deux alliés de fortune. Le cadavre du ver des sables gît sur le sol comme une loque, et ses deux vainqueurs reposent, sans connaissance, leurs corps à demi-nus, emmêlés comme deux amants épuisés. Le soleil qui reprend possession du ciel, s'infiltre dans la faille, baignant cette scène insolite d'un halo diaphane. Des gémissements annoncent le retour à la réalité d'un des combattants. C'est Calyth qui reprend peu à peu ses esprits, et les élancements de douleur se réveillent également lui arrachant un cri, lorsqu'elle essaie de se sortir de l'étreinte du Forban, toujours inconscient.

Assise à ses côtés, la dague poisseuse à la main, elle a une occasion en or de liquider son geôlier et de prendre la fuite. Mais peut-elle se permettre d'errer seule dans le Désert, au risque de se perdre ? Elle est encore plus affaiblie, qu'aprés leur combat sans merci, bien que peu pudique elle n'a plus rien pour se couvrir et souffre terriblement de tous les coups encaissés. Si elle le tue, elle sera incapable de retourner au Speeder, il serait certainement capable de l'achever sans hésiter, mais pas elle, elle ne peut s'y résoudre ... Elle ne peut lui enfoncer la lame dans le coeur, alors qu'il est sans défense ... Ils se sont épaulés dans la lutte contre le ver, non, elle ne peut pas ...

Elle se lève, en serrant les dents, et fait lentement le tour du ver, glissant le poignard à sa ceinture. Sa veste est irrécupérable, couverte des sécrétions visqueuses de la bête, réduite en lambeaux. Dans un coin, contre un rocher, une masse attire son regard, c'est la chemise du Forban, souillée, pleine de sable, et en piteux état, mais elle fera l'affaire ! Elle la secoue et l'enfile, rassemble les morceaux comme elle peut, et les noue à sa taille. Puis retourne auprès de lui, et se décide à le sortir de son inconscience. Elle s'agenouille contre son flanc, le secoue en le prenant aux épaules, et n'obtenant pas de réponse, elle le gifle une première fois, puis recommence ...
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Posté dans Re: Le crash   - Lun 17 Oct 2011 - 13:42


Puisant au plus profond de ses réserves, la brune s'arrache à son épuisement. A leur épuisement. Et elle jaillit comme une fière amazone aux seins nus à l'instant le plus opportun, se ruant sur leur ennemi commun enfin aveuglé par la veste de son uniforme ! Sans trembler, malgré son corps endolori, elle chevauche l'effroyable bestiole et lui laboure la face de deux longs coups de poignard !

Sous l’œil admiratif et soulagé de Promor, la milicienne atteint son but, elle crève les yeux du monstre, qui éructe un pitoyable grognement de douleur et d'agonie, mais se contracte dans un dernier réflexe en poussant son ultime soupir. Son sursaut balaie la pilote et le forban, et les envoie ricocher contre la paroi ! Les deux ennemis s'affaissent dans les cailloux, réunis dans une même inconscience, bras et jambes emmêlés.

Et le silence reprend progressivement possession de la grotte, car les râles du vent, étouffés par l'amas de sable barrant presque totalement l'entrée, s'atténuent soudain, à mesure que la tempête s'éloigne pour s'en prendre à d'autres paysages, aux confins de cet enfer ocré. Un soleil parcimonieux, mesurant ses élans, vient dessiner des arabesques mouvantes sur les deux corps dénudés, s'immisçant discrètement par l'étroite embrasure.

Au bout d'une éternité, Promor s'éveille enfin, tiré de son anéantissement par deux claques sur le bec. Il bougonne deux ou trois paroles indistinctes, tout en se protégeant machinalement le museau. Ses prunelles d'ébène fusillent la coupable de ces taloches qui l'humilient et meurtrissent autant son amour-propre que ses joues. Il est sur le point de repousser brutalement la milicienne, et de l'envoyer rouler près du cadavre nauséabond, puis il réalise. Oui, il réalise que Calyth porte toujours son poignard à la ceinture. Pour la seconde fois, elle a eu l'occasion de le renvoyer au pays de ses aïeux qu'il n'a pas connus, et elle s'en est abstenue. Instantanément, le Facétieux en cherche les raisons ! Elle ne l'a pas épargné pour ses beaux yeux, assurément, mais parce qu'elle a besoin de son aide ! C'est la seule raison possible !

- Tu ne m'as pas tué, Calyth ... Dois-je comprendre que nous allons encore collaborer un moment afin de nous tirer de cette galère ? Cependant, je suis désolé ! Ça ne changera rien à mon comportement envers toi ! Nous redeviendrons des ennemis lorsque nous sortirons de ce trou à rats ! Ce sont les règles ici ! Nul n'y échappe ! Je ne souhaite cependant pas ta mort ! Ainsi que je te l'ai promis, je te reconduirai dans ton monde lorsque je serai capable de conduire ton véhicule ! En attendant, veux-tu que nous fassions une trêve pour soigner nos blessures ? Cette sale bête nous a bien abîmés, et moi-même je ne t'ai pas épargnée.

La brune a enfilé les lambeaux de sa chemise, qui ne cachent guère ses blessures, mais le forban n'émet aucun commentaire supplémentaire. La loi du désert ...

- Si tu veux, nous pouvons passer un ou deux jours dans ton Speeder, si la tempête ne l'a pas réduit en pièces. Ou au village, mais je devrai te bander les yeux pour y parvenir. Nul ne peut connaître son emplacement !

Le Facétieux s'est redressé, tout en discutant, et s'est rapproché de l'interstice donnant sur l'extérieur. Les vents se sont tus, leurs rugissements se sont évanouis comme par magie.

- Si tu es d'accord pour cette trêve, Calyth, je vais dégager l'entrée pour nous ouvrir un passage. Repose toi si tu veux, tu l'as bien mérité. Donne-moi le couteau, je vais l'utiliser pour faire rouler les blocs amenés par les bourrasques ...

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Posté dans Re: Le crash   - Jeu 20 Oct 2011 - 9:32

Dans la lumière blafarde qui éclaire la faille, le Forban se réveille enfin, mais il n'a pas apprécié la manière, et heureusement que Calyth a eu la présence d'esprit de s'écarter aux premiers signes d'éveil, car elle a bien cru qu'il allait la frapper de nouveau ! Mais elle sourit et ne s'offusque pas, ce n'est jamais agréable de se faire gifler, même inconscient ...
Elle ouvre la bouche pour s'excuser, mais n'en a pas le temps, car Promor réalise qu'elle ne l'a pas achevé. la complicité qui les a unis pendant leur lutte s'évanouit, elle redevient sa prisonnière, mais une prisonnière armée ... Que faire, lui rendre son arme, ou se battre à nouveau ? Le choix est vite fait, et avant même qu'il ne lui pose la question, elle sait qu'elle lui va rendre son couteau, elle n'est pas en position de combattre, elle est bien trop faible et elle doit d'abord se remettre de ses blessures, avant toute chose.

Quand le Forban se lève et marche vers l'entrée obstruée de la faille, elle fait de même en grimaçant de douleur, pas question d'avouer sa faiblesse. Elle s'approche dans son dos, et sort le poignard de sa ceinture, elle pose la main sur l'épaule de Promor, et lui tend l'arme en prenant soin de la tenir par la lame, afin qu'il comprenne qu'elle ne tenterait rien.

- Tiens, je n'avais pas l'intention de m'en servir contre toi, tu sais. Tu crois que tu vas pouvoir déblayer l'entrée ? Je peux t'aider si tu veux. Dis-moi, est-ce-qu'il y a d'autres bêtes de ce genre dans le Désert ? Je veux dire, est-ce qu'on risque d'en croiser d'autres ? Si c'est le cas, il nous faudrait d'autres armes pour nous défendre, non ? Nous avons eu beaucoup de chance cette fois ... Enfin, je serais contente de retourner au Speeder, ne serait-ce que pour savoir dans quel état il est. Et puis inutile de te dire qu'il y a tout ce qu'il faut à l'intérieur, pour nous soigner, et pour se restaurer. Je devrais pouvoir trouver de quoi me changer aussi. Mais je t'avoue que je suis très curieuse d'en apprendre plus sur ton village ... ajoute-t-elle pensive, puis se rendant compte qu'il pourrait interpréter ses paroles comme une menace, elle poursuit : Ne te méprends pas, je ne veux pas savoir pour vous attaquer ensuite, c'est juste qu'on ne sait pas grand chose de votre façon de vivre, et que je suis curieuse de nature ...

Elle s'interrompt, scrutant le visage imperturbable du jeune homme, pas facile de deviner ses pensées, ses yeux sont si sombres qu'ils ressemblent à deux perles d'obsidienne, profonds, insondables, superbes ...

- La loi du Désert stipule-t-elle que je doive rester assise à te regarder nous sortir de là ? ose-t-elle, ironique, avec un petit sourire en coin, qui elle le sait a le don d'agacer ces interlocuteurs. Dis-moi, tu es vraiment sérieux à propos de cette trêve ? Tu n'essaieras pas de me tuer dans mon sommeil, ou de me déshabiller contre ma volonté ?


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Posté dans Re: Le crash   - Sam 22 Oct 2011 - 6:27


Tout d'abord discrète, fugace, inattendue, puis plus franche, une lueur d'amusement se met à pétiller au fond des prunelles d'ébène du Facétieux. Mieux même ! Lui qui n'a plus souri depuis sa fuite, depuis le début de son exode, esquisse soudain un large sourire, empreint de complicité et de gratitude, en écho aux propos narquois de la milicienne, tout en acceptant l'arme qu'elle lui tend.

- Non, bien-sûr que tu peux me donner un coup-de-main, Calyth ! Ton aide sera la bienvenue. Dégageons rapidement un passage suffisamment large pour nous tirer d'ici en vitesse avant qu'une autre bestiole affamée ne nous tombe sur le râble ! Et rassure-toi, ma proposition n'est pas une manœuvre, j'ai besoin de repos autant que toi !

Il adopte inconsciemment un air plus grave en la dévisageant. A présent qu'ils ont exterminé le monstre en s'alliant sans réserve, et qu'ils s'octroient un répit, même s'il n'est que provisoire, Promor se détend. Il enterre la hache de guerre, même s'il restera vigilant malgré tout. Calyth l'a épargné à deux reprises, mais la méfiance reste de mise lorsque deux mondes si différents sont confrontés. Les yeux du Facétieux s'attardent sur le corps à demi-nu de la pilote, sans en manifester la moindre gène. Un peu gauche, toutefois.

- Tu t'en moques sans doute, mais je n'ai plus dit ce genre de chose depuis des années à une femme : Tu es très belle, tu es désirable, mais tu ne risques plus aucune dérive de ma part. Je ne suis pas un ingrat. Sans ton aide, cette cochonnerie rampante nous aurait certainement boulottés tous les deux ! Nous nous devons mutuellement la vie, je pense. Bien-sûr je ne suis qu'un sauvage, un forban, et je ne renie pas ce choix, mais j'ai été un être tout ce qu'il y a de plus banal avant de devenir une bête fauve, et il m'en reste certaines résurgences. Le temps n'a pas tout effacé. Si tu veux, je te raconterai plus tard ce que fut mon autre vie, avant tout ça, avant ce désert, avant ce volcan, avant d'être un paria. Allez, au boulot, ne reste pas plantée là comme un piquet ! ... dit-il en lui adressant une œillade malicieuse. - J'ignore comment se terminera notre rencontre, j'espère que le sang ne coulera plus, mais je respecterai cette trêve momentanée ! ... termine t-il d'un ton déterminé.

Le Facétieux escalade le monticule de débris disparates apportés par les bourrasques du simoun, rendant toujours impossible toute évasion vers l'extérieur de la grotte. Utilisant comme un levier la lame du poignard, il descelle quelques blocs volumineux figés dans le sable et les cailloux, puis les fait dégringoler vers le sol de la faille. Il commence ensuite à déblayer de ses grandes mains tout le fatras encombrant, impatient d'en terminer. Au cœur de ce fouillis inextricable, il remarque quelques branchages de belle taille, relativement épais et rectilignes. La suggestion de Calyth de fabriquer d'autres armes en cas de mauvaise rencontre trottait depuis un moment dans la caboche de Promor, et voilà sans doute le matériel nécessaire. Il se tourne à nouveau vers la milicienne et lui fait part de son idée.

- Tu vois ces branches amenées par le vent ? Nous pourrions certainement les utiliser pour en fabriquer des lances. Au moins deux ou trois. Ainsi que tu le disais voici dix minutes, il est possible que la tempête ait dérangé et perturbé d'autres créatures que celle que nous venons de tuer, et elles rôdent peut-être dans les dunes, autour de nous.

Il arrache les branches de l'amas compact et les tend à Calyth, en même temps que le poignard dont il n'a plus l'usage. Il sourit à nouveau. Deviendrait-il réellement facétieux ?

- C'est ton idée ! Façonne-nous des lances bien pointues, pendant que je termine de déblayer l'entrée ! Et après ça, direction le Speeder ! Pour le village, j'hésite un peu, j'aimerais encore réfléchir. Tu me comprends, j'espère ?

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Posté dans Re: Le crash   - Lun 24 Oct 2011 - 8:18

Le soleil fait une franche incursion dans la crevasse, redonnant un peu de lumière à ses deux prisonniers. Les rayons ardents effleurent le visage aux traits harmonieux du Forban. En lançant sa provocation, Calyth ne s'attendait pas du tout au sourire qui l'éclaire, progressivement. Sourire qui en d'autres temps, d'autres lieux, l'aurait probablement fait chavirer. Elle pensait leur complicité évanouie après leur victoire contre le ver des sables, mais non, Promor semble vouloir installer un climat plus détendu entre eux, et elle approuve sans réserve. Qu'il avoue la trouver à son goût, est une autre surprise ! Mais il ne vaut mieux pas qu'elle s'y attarde, avant tout, il leur faut sortir de ce piège tissé par la tempête de sable.

Elle le seconde comme elle peut, pour déblayer l'entrée, faisant rouler les blocs qui se détachent petit à petit, soufflant discrètement quand la douleur se fait par trop importune. Elle veut se persuader que cette trêve pacifiera leur rencontre et qu'effectivement le sang ne coulera plus entre eux, ils se sont sauvés la vie mutuellement, et le retour au Speeder n'est pas sans danger après la tempête. Ils ont besoin l'un de l'autre, pour l'instant, et elle se damnerait pour un peu d'eau et de quoi atténuer ses douleurs.

- Je comprends tout à fait tes réticences, à propos de ton village, et, si nous devons nous y rendre, je me plierai à tes conditions et aux précautions que tu voudras prendre. Et je suis très curieuse d'en apprendre plus sur toi, et les tiens, mais j'espère vraiment qu'on ne rencontrera pas d'autres bestioles du même acabit que celle là, parce que je ne suis pas sûre d'avoir les ressources nécessaires pour refaire un numéro de voltige, termine-t-elle en attrapant les branches destinées à devenir des lances meurtrières. Tu es sûr de vouloir me confier de nouveau ton arme, tu n'as plus peur que je m'en serve contre toi ? le taquine-t-elle, faisant mine de l'attaquer mollement. Bon, tes lances, tu les veux de quelle longueur à peu près ? Les plus longues possibles, pour tenir l'ennemi à distance ?

S"asseyant sur un rocher, elle bénit le répit que cette occupation va lui procurer, elle se met au travail, et élague les branches avant de les sculpter, et les aiguiser. En silence, elle observe, en même temps, les progrès du Forban, pour les libérer. Elle admire sa force brute, et ne comprend toujours pas comment elle a pu survivre à l'étau de ses bras musculeux. Vama était à ses côtés pendant cette lutte, elle ne voit pas d'autre explication ... Quels que soient ses desseins, elle la remercie, et entend bien profiter de ce sursis qui lui est octroyé ...
La voilà avec une demi-douzaine de "lances", et deux semblants d'épée ! Posant la dernière au sol, elle se lève et étire ses muscles endoloris. Elle se rapproche de Promor qui a enfin réussi à ouvrir une large brèche par laquelle ils devraient parvenir à s'extirper de la faille ...






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Posté dans Re: Le crash   - Mer 26 Oct 2011 - 2:48


En lui restituant le poignard, la milicienne feint soudain de porter une attaque, posément, sans aucune agressivité, mais son geste, mal interprété, fait naître une expression fugitive de stupeur et d'incompréhension au fond des pupilles couleur corbeau du forban, qui recule automatiquement d'un pas, les sens en alerte, prêt à se battre. Ce mouvement, il l'a répété des milliers de fois, et il est devenu un réflexe de défense instinctif !

Non, les années de méfiance et d'hostilité envers l'ennemi héréditaire ne peuvent s'effacer en quelques heures. Promor a accumulé trop de rancune envers ce peuple qui l'a rejeté alors qu'il n'était qu'un gosse en fuite pour que sa vigilance ne reste pas en éveil. Cette suspicion de chaque instant, ce qui-vive perpétuel, a été sa seule philosophie, son sauf-conduit pour franchir les années comme d'autres franchissent les montagnes ou les frontières. Cependant, Calyth n'est nullement responsable de cet état de fait, le Facétieux en est conscient, il réalise rapidement son erreur et lui adresse un sourire radieux et vaguement contrit.

- Je suis désolé, Calyth ! Je ne suis pas habitué à ce qu'on me taquine de cette manière ! Ici, la guerre et la rage de survivre ne nous permettent guère de nous asticoter de la sorte ! Et quand j'étais gosse, je n'étais pas mieux loti, je n'ai jamais beaucoup joué, en fait.

Une ombre voile son regard, et il hoche la tête, hésitant à s'épancher davantage, d'autant plus que l'orifice est à présent suffisant pour leur permettre de quitter ce terrier malodorant qui les retient prisonniers. Mais auparavant, il tâte prudemment la pointe de chaque lance, de chacune des épées improvisées, soigneusement, méticuleusement, n'ignorant pas que leur salut viendra sans doute de ces armes taillées par la brune s'ils sont forcés d'affronter à nouveau des animaux hostiles. Le Facétieux adresse une moue de satisfaction à la jeune milicienne, puis lui tend une des épées et la moitié des lances. Après réflexion, il lui confie également le poignard.

- Tes armes sont parfaites, Calyth, compte tenu des ressources insignifiantes dont nous disposons dans cette grotte. Allons-y, tu dois être aussi pressée que moi de quitter ce trou et de retrouver ton Speeder. J'espère que la tempête n'a pas détruit tous nos repères, et que ton véhicule n'a pas trop souffert.

Promor gravit lestement le monticule de sable et de rochers, et parvient à l'étroit goulet qu'ils ont dégagé ensemble. Au dehors, le désert a retrouvé sa tranquillité ocrée, son silence monacal. Au loin, le volcan n'a pas bronché et a repris la surveillance de ses terres. Le Facétieux se retourne soudain vers l'intérieur de la faille, et tend les longs doigts de sa dextre vers la milicienne qui lui a avoué sa fatigue.

- Viens, donne-moi la main, je vais t'aider à quitter cette prison ...

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Posté dans Re: Le crash   - Mer 26 Oct 2011 - 10:21

Calyth n'en revient toujours pas d'avoir fait peur au Forban, en le taquinant tout à l'heure, avec le poignard, elle ne regrette cependant pas son geste, car elle découvre que derrière la façade brute, une personnalité intéressante, mais complexe se dévoile peu à peu. Elle n'insiste pas, ne relève pas, ils parleront plus tard quand ils seront à l'abri dans le Speeder...

- Tu devrais sourire plus souvent ! ne peut-elle s'empêcher de lui dire, moqueuse.

Les voilà armés jusqu'aux dents, car bien que rudimentaires leurs lances n'en sont pas moins dangereuses, Promor semble satisfait du résultat, et ils se répartissent les armes. Ils s'apprêtent à quitter leur geôle nauséabonde, quand le jeune homme lui tend également la dague, un sacré gage de confiance de sa part ...

Enfin ils sortent de ce trou à rats ! L'aide du Forban n'est pas de trop pour Calyth, qui paie tous ses efforts, par des douleurs cuisantes. Elle attrape la main secourable qu'il lui tend, et s'extirpe de cette crevasse obscure qui a bien failli être leur tombeau. Une fois dehors, elle inspire un grand bol d'air pur et sec, offrant son visage au soleil, puis observe les alentours, le Désert est redevenu silencieux et paisible, mais elle est incapable de s'orienter ! Tout lui semble si différent, et pourtant identique, tout se ressemble ! Le sable saupoudré par la tempête a modifié subtilement le paysage, elle espère que son compagnon s'y repère mieux qu'elle ...

- Merci de ton aide, Promor, lui dit-elle en souriant, lâchant sa grande main. Tu vas pouvoir nous reconduire jusqu'au Speeder ? Je suis complètement perdue, je ne reconnais plus rien hormis le Cimetière des Damnés que l'on aperçoit là-bas ! Tu crois que ton cheval s'en est sorti ? Qu'il a trouvé un abri ? Une si belle bête, ce serait dommage qu'elle ait fini dans l'estomac d'une de ces bestioles ...

Lentement ils se mettent en route vers le Cimetière, refaire le chemin inverse est assez simple, mais plus long qu'à l'aller, sans leur monture. Le soleil brûlant est à son zénith, et ne fait pas de cadeau aux deux naufragés du Désert, il inonde le sable d'une lueur éblouissante et assène de ses rayons, une chaleur accablante qui dessèche les gorges déjà assoiffées et brûle la peau claire de Calyth. Mais ils poursuivent leur route, sans faiblir, ou presque, leur survie en dépend. A plusieurs reprises la jeune femme trébuche dans les ornières qui jonchent les allées lugubres. Ils sont parfois obligés d'enjamber des stèles en ruines, et reprenant sa main, Promor l'aide à les franchir sans rien dire.

Les hyènes ricanent et hurlent, s'écartant sur leur passage, quelques rongeurs disparaissent dans leurs terriers à leur arrivée. L'atmosphère de désolation qui les environne est pesante et leur rappelle la précarité de leur situation. Calyth lâche un soupir de soulagement quand ils dépassent enfin, la grille rouillée et à moitié dégondée qui marque l'entrée du Cimetière. Main dans la main, ils quittent les lieux, s'avançant prudemment dans l'erg stérile.
Le Désert s'étend devant eux, immensité de sable blanc immaculé, prête à se refermer sur eux à tout moment, pour l'éternité ...
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Posté dans Re: Le crash   - Sam 29 Oct 2011 - 2:55


Tels deux naufragés en perdition, captifs de cet océan de sable défiguré par les vents violents mais toujours immuablement identique dans son immensité ocrée, ils poursuivent leur route, tant bien que mal, sous la morsure implacable d'un soleil de plomb qui pèse lourdement sur leurs épaules. Durant la traversée du cimetière, Calyth a donné d'inquiétants signes de fatigue, chancelant entre les tombes, se trébuchant dans les allées, ce qui a incité le Facétieux à lui tenir la main pour l'aider à progresser vers le Speeder, vers le salut. Ils l'ont compris tous les deux en quittant le royaume des morts : Seul le sens de l'orientation du forban pourra les retenir au sein du royaume des vivants ...

- Attends, faisons une courte pause, Calyth, le temps de souffler un peu et que je nous mette dans la bonne direction. A l'aller, rappelle-toi, tu m'avais généreusement ficelé et tu m'avais installé sur le dos du cheval, et je ne distinguais rien d'autre que nos ombres dansant sur le sable, mais bon, j'espère pouvoir me débrouiller, depuis le temps que je parcours ces dunes ... rétorque t-il enfin à toutes les interrogations de la milicienne, nullement rancunier, plutôt compréhensif et rassurant, voire complice, gardant affectueusement les doigts de Calyth entre les siens en dépit de leur halte.

- Ne t'inquiète pas, nous allons nous en tirer, fais moi confiance ! ... ajoute t-il en la dévisageant, s'efforçant d'adopter une intonation persuasive et déterminée.

Promor lève les yeux vers les contours mordorés du volcan, trônant plein sud, puis, protégeant ses prunelles luisantes comme deux morceaux d'anthracite en arquant une main au-dessus de ses sourcils, il affronte un bref instant la lumière éclatante du soleil, puis il observe patiemment sa réverbération étincelante sur les rares dentelures rocheuses dominant les alentours. Peu à peu, la conjugaison de tous ces points de repère le renseigne. L'erreur reste possible, mais le Facétieux est résolu à y croire.

Il adresse un nouveau regard bienveillant à la brune, qui semble bien lasse, et il la soutient de son mieux en lui passant un bras autour des épaules.

- Allons-y ! N'hésite pas à t'appuyer sur moi, Calyth. Je crois que tes blessures t'ont affaiblies plus que les miennes, mais ensemble nous y arriverons. Tu peux compter sur moi. Enterrons définitivement la hache de guerre, veux-tu ? Nous n'en avons que pour une petite heure, pas plus ! Bientôt nous serons à l'abri et nous pourrons nous reposer ... affirme t-il pour l'encourager alors qu'il est convaincu qu'il leur en faudra au moins le double ou le triple pour parvenir au Speeder.

Et ils repartent, à petits pas, leur marche contrariée et ralentie par le sable mou s'évanouissant sous leurs bottes, et s'ingéniant à accumuler les embûches sous leurs pieds. L'uniformité du terrain, la monotonie du décor, leur donnent le sentiment de ne pas avancer. Promor débarrasse Calyth de ses armes pour lui rendre la tâche moins ardue, et coince les lances et les épées sous son bras, ne lui laissant provisoirement que la dague qu'elle a accrochée à sa ceinture. Lentement, en s'octroyant quelques pauses, ils franchissent une dune interminable, puis une seconde, dont ils atteignent le sommet laborieusement, dans un état d 'épuisement complet, déshydratés, et, pire encore, redoutant de s'être écartés de la bonne direction. Si tel est le cas, la mort les guette, et le désert se refermera bientôt sur leurs cadavres.

Mais soudain, là ! Serait-ce un mirage ? Une hallucination ? Non ! Une lueur métallique a jailli entre deux mamelons ocrés, et elle scintille comme un diamant géant ! C'est la carrosserie du Speeder ! Le soleil s'y reflète et fait pétiller le métal et le verre ! Sauvés ! Rassemblant ses ultimes forces, le Facétieux enlace joyeusement Calyth, il la soulève en riant, mais ses bras le trahissent, ils sont sans force, le poids de la milicienne suffit à l'entraîner, et ils roulent jusqu'en bas de la dune, étroitement enlacés.

Un peu étourdis par leur culbute, ils se dévisagent, surpris de se retrouver dans cette position. Troublé par le corps à-demi nu prisonnier de ses bras, Promor tend une main hésitante vers le visage épuisé de la brune, et lui caresse délicatement la joue, du bout des doigts, ressentant d'emblée une exquise sensation lui embraser les reins, une sensation accourue d'un passé lointain, avec une intensité imprévisible. Pendant un instant, le forban est un autre homme, totalement différent. L'homme qu'il était autrefois, bien des années auparavant, au début de son exode.

Mais le Facétieux retire tout-à-coup la main, inquiet de ne pouvoir se réfugier dans cette carapace d'insensibilité qu'il s'est forgée au fil des ans. Quelques mots incompréhensibles meurent sur ses lèvres. Le silence renaît ...

Pas pour longtemps ...

Soudain, un crissement étrange et répété vient troubler le calme retrouvé. A mi-chemin entre le duo enlacé et le Speeder, un monticule de sable s'est animé. Deux paires d'yeux globuleux émergent de l'épais tapis doré.

- Un scorpion géant ! ... hurle le Facétieux en se redressant d'un bond, en aidant Calyth à en faire autant, puis en ramassant les armes éparpillées autour d'eux.

Une carapace semblable à une armure scintillante, ainsi qu'une queue annelée, dont l'extrémité est gorgée d'un venin redoutable, se dégagent de la gangue ocrée qui servait de tanière au monstre, qui s'élance aussitôt vers le couple.

- Vite ! Tâchons de le contourner et d'atteindre le Speeder ! ... rugit le forban ! Coinçant à nouveau les armes sous un bras, Promor se saisit de la main de Calyth et se met à courir vers le véhicule, esquissant un large demi-cercle pour éviter la trajectoire de l'immonde bestiole, dont les pinces dressées claquent vers eux avec agressivité. Hélas, l'épuisement rattrape les fuyards, qui s'écroulent à quelques pas du Speeder, leurs lances se dispersant autour d'eux.

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Posté dans Re: Le crash   - Mar 1 Nov 2011 - 15:16

La chaleur est harassante, le soleil impitoyable, Calyth, déjà épuisée par les combats qui ont rythmé les dernières heures, accuse le coup. Sans les encouragements constants et l'aide bienveillante de Promor, elle aurait probablement perdu la bataille contre l'immensité aride, et se serait laissée mourir sur le sable brûlant ... Confiante, elle lui a remis sa vie entre ses mains, et le suit aveuglément à présent, plus question de guerre ou de haine entre deux peuples, sa survie, leur survie dépend du sens de l'orientation, de la connaissance du Désert de son compagnon d'errance. Compréhensif, il la soutient, un bras sur ses épaules, la serrant contre lui, il fait des pauses régulièrement pour se reposer, plus pour elle que pour lui, qui résiste bien mieux aux attaques de la fournaise, elle en est consciente ...

Les minutes, les heures s'égrènent, le sable file, s'enfonce sous leurs pieds et s'étend à perte de vue. Pour Calyth, chaque dune franchie est une victoire sur ses souffrances, malgré tout ses espoirs d'arriver à son vaisseau s'amenuisent à chaque pas … Soudain, Promor, tout heureux, la soulève dans ses bras, il a vu la coque du Speeder étinceler sous les rayons brûlants du soleil, mais il a présumé de ses forces, et il s'écroule, l'entraînant avec elle. Ils dévalent la pente, accrochés l'un à l'autre, pour stopper au pied de la dune.

Ils se sont affrontés dans un combat à mort au petit matin, une tempête monstrueuse les a emprisonnés, ils ont vaincu ensemble un ver des sables qui tentait de les dévorer, ils ont traversé tant d'épreuves en si peu de temps d'abord l'un contre l'autre, puis unis contre les éléments … Enlacés, comme deux amants, leurs regards se soudent, et les yeux de Calyth, brillants comme des pépites d'or se perdent dans les énigmatiques perles d'obsidienne de Promor. La myriade d'émotions contradictoires qu'elle y déchiffre la trouble infiniment, décuplant ses propres sensations. Son cœur manque plusieurs battements pendant cet échange intense, et dans son ventre des papillons dansent la sarabande du désir, quand sa main caresse sa joue …

Son recul, ses inquiétudes, elle les ressent aussi, difficile d'être attirée par un ennemi héréditaire ... Mais pas de répit pour les braves ! Elle n'a pas le temps de s' apesantir sur ces sentiments dérangeants, le sol frémit, non loin d'eux, le sable ocré s'écarte, accouchant d'un autre habitant monstrueux du Désert ! Entraînant Calyth, Promor court pour contourner le scorpion immense, qui vient d'apparaître, leur barrant la route vers le Speeder. Il serre les lances contre lui, tirant la jeune femme par la main. Mais la Milicienne, épuisée, trébuche et provoque leur chute !

L'arthropode noir se retourne immédiatement, vers ces proies faciles, ses pinces didactyles s'approchent dangereusement, Calyth aperçoit les mandibules qui s'agitent, salivant à l'avance sur ce repas inespéré. Elle se relève péniblement et se jette sur deux des lances qui se sont éparpillées autour d'eux. Elle les empoigne et se met en position de combat. Pas question de se faire avoir si près du Speeder, si près de leur refuge !

Elle hésite. Du coin de l'oeil, elle aperçoit son compagnon, armé de lances aussi, d'un accord tacite, ils s'écartent l'un de l'autre, distrayant l'attention de l'animal, qui balance son aiguillon venimeux à chacun de ses pas. Calyth tente un premier jet, visant l'un des yeux globuleux, malheureusement peu habituée à cette arme, surtout fatiguée, elle manque son coup, la lance passant au dessus de l'animal sans le toucher ! Mais elle s'est trop approchée et l'une des pinces la heurte violemment, l'envoyant au sol étourdie ! Vulnérable, elle arme son bras pour lancer la seconde lance, et fait mouche cette fois, plantant la pointe acérée, dans l'oeil saillant du scorpion. Vite ! Elle se relève et prend le large en boitant, cherchant des yeux d'autres lances, laissant Promor attaquer à son tour ...

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Posté dans Re: Le crash   - Mer 2 Nov 2011 - 10:12


A présent que la brunette est coincée entre ses bras, Promor se révèle bien incapable de gérer tous ces sentiments discordants, cette incohérence qui l'assaille et le submerge. Il devrait haïr cette satanée milicienne, s'il s'en réfère aux lois immuables des habitants de ce désert, mais il n'est pas de taille à juguler cette attirance physique qui se répand en lui comme un océan de lave et vient se loger délicieusement dans le muscle le plus érectile de son individu. Et elle, que pense t-elle ? Cette simple question est déjà révélatrice du profond désarroi qui engloutit le forban, tel un gouffre abyssal où il se perd en ignorant comment il pourra s'en échapper. Voilà qu'il s'inquiète du ressenti des autres, à présent ! C'est nouveau ça ! C'est un sentiment qu'il n'a plus traversé depuis une éternité !

Charbons noirs et gouttelettes d'or se jaugent, se sondent, s'étudient. Et l'analyse muette est longue. Qui des deux va parler ? Promor a retiré sa main de la joue de la jeune femme mais le regrette déjà. Il en éprouve un manque cruel. Cette sensation était exquise, il aimerait la renouveler, la prolonger, jusqu'à la fin des siècles, et même au-delà. Est-ce cela qu'on appelle aimer ? Si c'est le cas, quelle découverte merveilleuse. Et s'il lui demandait de ...

Trop tard !

Le scorpion a surgi des entrailles du désert et dresse vers eux ses pinces articulées, sa cuirasse d'airain et son crochet venimeux ! C'est un animal autrement redoutable que le ver géant qu'ils ont affronté dans la grotte, mais la différence est énorme : cette fois l’arène est immense, mais surtout ils peuvent fuir, et le salut n'est qu'à quelques dizaines de mètres d'eux ! Le Speeder rutilant est à leur portée s'ils choisissent la bonne trajectoire !

Agrippés l'un à l'autre, ils se précipitent vers le véhicule, mais la fatigue accumulée les fauche avant qu'ils n'atteignent leur but ! Par bonheur, ils ont encore assez de ressources pour se redresser avant que les mandibules monstrueuses ne les réduisent en charpie. Leur adversaire a ralenti sa course en prenant conscience que ses proies se sont relevées et séparées. Calyth frappe la première, mais elle s'est trop avancée et le monstre caparaçonné l'envoie rouler au sol sous le regard anxieux du Facétieux. Sans même se redresser, le brune tente un second jet qui fait mouche et crève un des yeux globuleux du scorpion. La voilà sans arme, et elle se met aussitôt à chercher d'autres lances autour d'eux.

La redoutable bestiole est toujours campée à quelques pas du Speeder, leur interdisant tout accès à ce refuge à la fois si proche et si inaccessible. Promor lance un regard désespéré vers le véhicule. Bon sang ils n'y arriveront pas ! Malgré sa blessure et quelques couinements effroyables, le scorpion est toujours aussi belliqueux, et sa fichue armure protège sa vilaine carcasse ! Soudain son dard fend l'air comme la patte d'un félin cherchant à déchiqueter sa proie, et le Facétieux doit se jeter sur le côté pour éviter une blessure mortelle. Tout comme Calyth, il a récupéré deux armes, mais il s'agit hélas d'une épée et d'une lance. La première est trop courte, trop ténue, il s'exposerait beaucoup trop s'il tâchait de s'en servir. Pas le choix ! La lance taillée par la milicienne n'est pas une arme d'une précision absolue, mais c'est tout ce qu'il a pour se défendre, et il faut donc qu'il s'approche au maximum, en évitant toutes les initiatives de l'animal. Le Facétieux se concentre un instant, subodorant qu'il ne disposera pas de trente-six chances pour venir à bout de cette abomination. Et il s'élance, se courbant et rentrant la tête entre les épaules pour offrir moins de possibilités au scorpion ! Il frappe ! Violemment ! Entre les anneaux légèrement disjoints de la carapace ! Meurtri par cette attaque désespérée, le monstre piaille à nouveau, un râle suraigu s'échappe de son faciès peu ragoûtant, il se contracte soudain, se convulse de rage et de douleur, et déséquilibre le forban d'une morsure de ses pinces qui lui entaille profondément la cuisse.

Promor roule à nouveau sur le tapis ocré, jusqu'aux pieds de Calyth, qui a ramassé les dernières lances. Leurs regards épuisés se consultent. Et maintenant ?

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Posté dans Re: Le crash   - Jeu 3 Nov 2011 - 5:52

Calyth se dépêche de récupérer la lance qui a manqué le monstre venimeux. Il les agresse, malgré son œil exorbité, transpercé par la lance acérée. Promor, de son côté, tente de l'atteindre aussi, pour leur ouvrir la route vers le Speeder. Tout en surveillant sa progression, la jeune femme se précipite vers une autre lance qui gît sur le sable ocré, et se rapproche peu à peu des deux belligérants. La Milicienne ne peut s'empêcher d'admirer la puissance, l'agilité de son compagnon, il est épuisé, déshydraté, tout comme elle, mais il reste lucide face aux attaques du scorpion, et finit par le blesser, déclenchant des couinements aigus, si aigus que Calyth doit se boucher les oreilles tant ses tympans souffrent !

Mais l'une des pinces incisives l'entaille sérieusement à la cuisse ! Et Promor, blessé, roule jusqu'à ses pieds pour éviter les gestes désordonnés que l'arthropode produit sous le coup de la douleur. Ils se regardent aussi désemparés l'un que l'autre, leur salut n'est qu'à quelques mètres, elle en distingue clairement la porte et le clavier qui permet de l'ouvrir … Non ! Ce n'est pas possible ! Ils ne peuvent pas échouer si près du but ! Pas question de se laisser déchiqueter par cette horrible bestiole !

La rage au ventre, Calyth, laisse Promor souffler quelques instants, et se lance de nouveau à l'attaque du scorpion, le détournant vers elle. L'énergie du désespoir lui donne une force inespérée, balayant sa fatigue mais aussi son acuité, elle prend des risques insensés, s'approchant au plus près des pinces. L'aiguillon gorgé de venin se balance au dessus d'elle, de plus en plus menaçant ! Mais elle n'y prend pas garde, et enfonce l'une de ses lances dans ce qu'elle imagine être le coude de l'animal, espérant le paralyser suffisamment pour qu'ils puissent le contourner et rejoindre le vaisseau.

De nouveau, les cris stridents résonnent, brisant le silence ouaté du Désert, et assourdissant Calyth. Le scorpion se débat, s'agite pour se débarrasser des armes rudimentaires qui l'empalent. Il lance sa pince valide vers la Milicienne, qui étourdie par les stridulations aiguës, n'a pas le temps de se mettre hors d'atteinte. Il parvient à la saisir, l'enserrant aux hanches, il la soulève et l'attire vers ses mandibules qui crissent d'impatience. Grimaçant de douleur, la jeune femme se démène, pour échapper à l'inéluctable, la lance à la main, elle frappe à l'aveuglette, puis brisée, en dernier recours, l'enfonce le plus profondément possible entre les mâchoires. L'étau qui la comprime se relâche, et la jeune femme se glisse au sol, mais s'écroule sans connaissance, son pantalon d'uniforme s'auréolant d'écarlate ...
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Posté dans Re: Le crash   - Mar 8 Nov 2011 - 3:35


- Nonnnnnnnn !

Le rugissement d'épouvante et de rage du Facétieux fuse et rebondit de dune en dune, de rocher en rocher ! Le scorpion géant à la cataphracte scintillante accuse le coup, certes, mais le bal se poursuit, la danse de mort a repris, et le monstre n'épargne pas sa cavalière ! Il l'a soulevée dans les airs, comme un fétu de paille, la retenant prisonnière de l'étau rigide de sa pince articulée, et la brune s'y débat désespérément, pantin livide et disloqué. Pétrifié, Promor assiste impuissant à la scène, puis se met à gratter farouchement le sable dans l'espoir d'y trouver une dernière arme ! En vain ! Soudain, la milicienne, dans un ultime sursaut de révolte, parvient à perforer de sa lance les mâchoires qui convergeaient impitoyablement vers elle, et le scorpion, ivre de douleur, la rejette comme une poupée brisée.

L'horrible animal paraît cette fois à l'agonie, paralysé, rivé au sol par l'arme qui l'a transpercé de part en part. Vite ! Pas un instant à perdre ! Calyth gît, inanimée, au centre de ce linceul de sable blanc qui les entoure, mais Promor veut y croire ! Absolument ! Il veut qu'elle vive ! Il veut qu'elle survive à ce combat disproportionné ! Il la veut, il la veut pour lui, il en est sûr à présent ! Titubant en raison de sa cuisse blessée, le forban se hâte avec maladresse, et ramasse précipitamment le corps ensanglanté de la brune. Elle respire, mais la pince lui a déchiré les hanches, qui se dévoilent à travers les lambeaux de son uniforme.

Le Facétieux se précipite vers le Speeder en traînant pitoyablement la jambe. S'il peut ranimer Calyth, s'il peut trouver de quoi la soigner, de quoi nettoyer ses plaies, ce sera à l'intérieur du véhicule, et seulement là ! Il atteint enfin la carrosserie rutilante, plonge vers le panneau mobile autorisant l'accès à l'habitacle, mais l'unique portière métallique est totalement verrouillée !

Promor cherche à s'y agripper, à la secouer, à l'arracher, mais il sait déjà que c'est sans espoir. Ses efforts sont inutiles. Bon sang ! Il le faut pourtant ! Comment ouvrir cette cochonnerie qui lui résiste ?

A quelques pouces de l'entrée, un clavier multicolore est fixé à la carrosserie, en commandant l'ouverture. Le forban se met à y pianoter comme un fou, rageur, furieux de ne pouvoir accéder à l'intérieur où il pourra dénicher de quoi sauver la brune qu'il serre contre lui. C'est devenu son unique préoccupation ! Mais il échoue, une fois de plus. Le déclic espéré ne retentit pas ! Bien-sûr, il n'a qu'une chance sur des millions de trouver la combinaison ...

- Raaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Son hurlement de désespoir ne change rien. Un violent coup de pied dans la carrosserie non plus ! Abattu, il dévisage avec consternation la milicienne, toujours évanouie ...

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Posté dans Re: Le crash   - Mer 9 Nov 2011 - 9:47

Ne pas ouvrir les yeux, ne pas reprendre conscience, repousser la douloureuse réalité loin, très loin ... Calyth se bat dans les limbes de l'inconscience, contre cette souffrance, ces élancements terribles qui la tenaillent, la taraudent. Son corps est perclus de douleurs et elle a mal, si mal ! Mais un cri de rage et d'impuissance l'oblige à émerger de sa torpeur nébuleuse. Avec difficulté, elle ouvre ses yeux dorés ternis par la douleur, embués de larmes, sur le visage torturé du Forban. Ses farouches prunelles aussi sombres que la nuit, sont noires de fureur, et elle ne peut retenir son geste. Cette fois, c'est elle qui pose une main apaisante, caressante sur la joue du jeune homme qui, elle vient de s'en rendre compte, la tient serrée contre lui.

Progressivement, elle prend conscience qu'ils sont saufs, à l'abri, près de la carrosserie rutilante de son bel oiseau de métal. Son premier réflexe de pilote est de se redresser, pour constater les éventuels dégâts, que la gigantesque tempête de sable a causé, mais elle est stoppée net dans son élan, et un cri de douleur s'échappe de ses lèvres gercées par la déshydratation. Puis elle réalise, elle réalise qu'ils sont toujours à la porte du Speeder, parce que le jeune homme n'en connaît pas le code numérique ! Quelle idiote !

- Promor ... tu dois taper ... le 5,1, 6, 0 ... et la touche bleue ... en dernier … prononce-t-elle avec effort, d'une voix qui s'altère et se brise à la fin de chaque courte phrase. La porte va s'ouvrir ... ensuite, fais nous entrer ... et je la fermerai ... derrière nous …

Calyth ferme les yeux, exténuée, et laisse tomber sa tête contre l'épaule du Forban, attendant qu'il en ait terminé avec l'ouverture du sas. Et dès qu'ils passent la porte, elle déclenche la fermeture électromagnétique en apposant sa main sur la paroi. Enfin hors de danger ! La Milicienne esquisse un pauvre sourire, et plongeant son regard éteint, voilé, dans ses yeux soucieux, elle ne peut s'empêcher de taquiner son sauveur.

- Voilà, tu ne peux plus sortir ! murmure-t-elle, épuisée, grimaçant de douleur. Tu es mon prisonnier  … Pour ouvrir la porte, tu dois poser ta main sur le panneau et pousser simplement … Dépose-moi là, tu dois commencer à me trouver lourde, poursuit-elle indiquant une banquette, et ta jambe doit te faire souffrir, non ? … Il y a de l'eau là-bas ... et de la nourriture … derrière cette porte … et de quoi nous soigner aussi … Je te ferai faire le reste de la visite un peu plus tard …

Assise sur la couchette, Calyth s'adosse à la paroi, cherchant un peu de répit à ses souffrances, au travers de ses longs cils bruns, les yeux mi-clos, elle observe Promor qui évolue si aisément dans l'habitacle de l'appareil, sans hésitation, il trouve les réserves et en fait l'inventaire, avant de prendre plusieurs fioles, des linges propres et une gourde emplie d'eau assez fraîche, malgré la fournaise extérieure. Il revient vers elle, et lui tend la bouteille pour qu'elle se désaltère, l'empêchant de boire trop et trop vite ...
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Posté dans Re: Le crash   - Ven 11 Nov 2011 - 4:02


Est-ce un effet du hurlement de rage et d'impuissance lancé par le forban ? Ou des tressautements de son corps endolori porté le Facétieux durant leur fuite vers le Speeder ? Qu'importe ! Calyth revient à elle alors que son compagnon s'obstine en vain à composer le code secret indispensable à l'ouverture de la porte amovible ! La milicienne lui souffle la combinaison correcte, et les voici enfin en sécurité dans l'habitacle de l'oiseau métallique.

Après un rapide coup d’œil circulaire, le Facétieux allonge délicatement la brune sur une banquette de bois laqué et sombre. En dépit de ses nombreuses blessures, la milicienne s'efforce de demeurer stoïque, mutine même, et elle donne au forban toutes les indications nécessaires pour qu'il puisse dénicher dans une armoire murale tout ce qui leur est utile, voire indispensable. Sans répondre, rongé par une vive anxiété qui le rend fébrile, Promor découvre rapidement une gourde d'une eau relativement fraîche, des linges propres et bien repliés, et de petits récipients contenant des onguents et des baumes multicolores. Il hume rapidement les odeurs qui s'en dégagent, et doit bien avouer son ignorance. Quelle est l'utilité de ces produits étranges ? Il l'ignore. Au cœur de ce désert brûlant, les remèdes restent pour la plupart archaïques, et les différents traitements sont plutôt rudimentaires, voire inefficaces, et dès lors le forban ramasse toute la panoplie pour rejoindre Calyth. Les conseils de la brune lui seront réellement indispensables puisqu'il doit la soigner ! Lui, jusque là, il s'est montré beaucoup plus performant pour verser le sang que pour l'empêcher de couler, et, de plus, il ne s'est guère préoccupé des souffrances d'autrui !

Il place délicatement une main sous la nuque de Calyth, soulève son visage crispé par la douleur, et porte lentement la gourde à ses lèvres, craquelées par le dessèchement et par l'intense réverbération du soleil durant leur périple à travers les dunes interminables.

- Bois doucement, et pas trop à la fois, sinon ton organisme n'y résistera pas. Ne bouge pas, reste allongée, je vais te soigner tout de suite, mais tu dois me dire quel flacon je dois utiliser, car je n'ai aucune expérience en ce domaine. Je regrette. Par contre, tes deux hanches sont abîmées, je dois désinfecter sans tarder, nous ne savons pas où cette bestiole a traîné avant de nous attaquer ! Bon, pas le choix, je dois enlever les derniers bouts de tissu qui t'habillent. Ça risque de te faire un peu mal, vu que tes plaies sont à vif, mais je ne crois pas que tes guenilles te collent à la peau, l'attaque est trop récente pour ça ! Si tu veux, accroche tes mains à mon bras, et serre fort si c'est douloureux, n'hésite pas !

Il sourit gentiment en la dévisageant, la trouvant très courageuse, puis il hoche un instant la tête, comme s'il était inutile de vouloir contrarier le destin.

- J'avais promis de ne plus te dénuder, mais je n'ai pas le choix. Je regrette. ... répète t-il à nouveau.

Il ne prend cette fois aucun plaisir à dévêtir la jeune femme, car ce qu'il découvre en éliminant un par un les lambeaux de tissus est plutôt préoccupant. Les pinces du scorpion ont zébré le corps de la brune de profondes estafilades semblables à celles que laissent des coups de couteau. Promor tente de garder un faciès rassurant, voire imperturbable, mais les blessures sont sérieuses, et Calyth souffre visiblement lorsqu'il enlève les fragments de tissus qui la recouvrent. La voici à nouveau nue jusqu'à la ceinture, sous l’œil perplexe du Facétieux, car de telles déchirures mettront certainement du temps à guérir s'ils n'ont pas de quoi les traiter avec diligence, et les cicatrices ne se résorberont sans doute jamais entièrement. Le forban choisit de dissimuler au mieux son inquiétude.

- Cette sale bête ne t'a pas loupée, Calyth, mais tu guériras sans problème si nous avons les onguents adéquats. Dis-moi en détail ce que je dois faire, je suis à tes ordres ... poursuit-il en tâchant de sourire.

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Posté dans Re: Le crash   - Lun 14 Nov 2011 - 3:41

Allongée sur l'une des couchettes du Speeder, Calyth suit de ses yeux étoilés, les allées et venues de Promor dans son vaisseau immobilisé, et contrairement à ce qu'elle aurait pensé, il y trouve vite ses marques, et ne semble pas dépaysé par la technologie avancée qui les entoure. Il a déniché de quoi les soigner tous les deux, même si les baumes et potions qu'il apporte lui sont complètement inconnus. Elle va devoir lui expliquer comment les utiliser et vite, avant que la douleur ne reprenne le dessus et lui fasse à nouveau perdre conscience.

La milicienne ne cesse de s'étonner de la douceur dont il fait preuve envers elle, lui, qui au petit matin, voulait l'éliminer ... Ses gestes sont mesurés, empreints de délicatesse et même de gêne, lorsqu'il écarte et retire le peu de tissu qui la couvrait encore, dévoilant sur sa peau claire, les entailles impressionnantes que la pince du scorpion lui a causées. Si son visage reste imperturbable, ses yeux ténébreux révèlent de l'inquiétude qu'elle se garde bien de relever. Aucun des ses organes vitaux n'a été touché, elle ne saigne pas abondamment, elle veut se persuader que ce n'est pas si grave ...

- Promor ... Tu vas devoir être attentif ... lui annonce-t-elle, sans détour, d'une voix faible et hachée. Je vais d'abord soigner ta cuisse ... Non, ne dis rien ... Observe bien mes gestes, et surtout n'hésite pas ... à me poser toutes les questions qui te passeront par la tête ... C'est plus simple pour moi ... Je crains de m'évanouir ... Quand ce sera mon tour ... Aide-moi à m'asseoir, s'il te plaît, lui demande-t-elle en lui tendant sa main, croisant son regard tendu. Merci ... tu peux déchirer ton pantalon et dégager ta plaie ?

Profitant de ce court répit, Calyth s'adosse à la paroi pour souffler quelques instants avant de se remettre à l'ouvrage. Elle choisit deux fioles et un pot dans la trousse et déplie un linge propre.

- Il faut d'abord nettoyer ... nettoyer la blessure, énonce-t-elle en versant un liquide transparent sur le carré de tissu. Tu dois changer de linge à chaque entaille ... Je vais te faire mal ... j'en suis désolée, tu te vengeras tout à l'heure ... plaisante-t-elle misérablement, en débarrassant sa coupure du sable et des bouts de tissu qui s'y étaient logés. Attrapant une autre fiole et un nouveau linge, elle recommence la même opération : Avec le désinfectant ... tu stérilises la plaie ... il ne te reste plus ensuite ... qu'à étaler le baume cicatrisant ... sur la blessure, et à faire un ... un pansement avec un linge propre, et les bandes qui sont là ... murmure-t-elle, épuisée, en s'adossant de nouveau, et en fermant les yeux. Je te l'aurais fait avec un grand ... plaisir, mais je pense ... que tu vas devoir te débrouiller sans moi ... Quand tu seras prêt, pour moi ... il vaut mieux que tu nettoies ... toutes les plaies, avant de les ... désinfecter, de ... de les enduire avec l'onguent ... et de les panser ... Si je perds connaissance, termine les soins ... et couvre-moi, je commence à avoir froid ... termine-t-elle dans un souffle, en frissonnant, pendant qu'il termine son pansement.

Calyth cherche les yeux sombres et graves qui la scrutent, elle y cherche le courage nécessaire à l'épreuve douloureuse qui va suivre. S'allongeant avec difficulté, elle grimace, mais ne laisse échapper qu'un faible gémissement, elle espère rester consciente assez longtemps pour soutenir son compagnon, sachant qu'il y a de fortes chances pour qu'elle s'évanouisse avant que le Forban ait terminé, elle lui confie de nouveau sa vie, sans aucune réticence ...
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Posté dans Re: Le crash   - Mar 15 Nov 2011 - 6:03


Chaque flacon trouve sa spécificité grâce aux précisions de la blessée, qui réussit, non sans mal, à surmonter sa vive douleur. Trois des pots leur seront utiles, ainsi que des linges propres, et Promor se réjouit d'en avoir vu plusieurs piles dans l'armoire murale. Par contre, c'est en silence qu'il acquiesce lorsque Calyth propose, ou plutôt non, lorsqu'elle décide, qu'il est préférable de commencer par soigner la cuisse du forban. D'instinct, le Facétieux aurait fait l'inverse, car les blessures de la milicienne sont infiniment plus sérieuses que les siennes, et elles l'inquiètent beaucoup, mais il se range finalement à la raison invoquée par la brune, qui craint de sombrer à nouveau dans l'inconscience à tout instant, d'autant plus que l'application des produits sur les plaies à vif risque d'éveiller des élancements difficilement supportables.

Finalement, Promor hoche la tête en signe d'approbation. - C'est d'accord, Calyth, nous débutons par ma cuisse, mais sans traîner, car ton état me préoccupe davantage que le mien. Mais puisque tu as peur de t'évanouir, je comprends ...

Soucieux, il se tait, arrache par gestes impatients et brusques la jambe de son pantalon, lambeau par lambeau, puis présente sa cuisse à la milicienne, observant attentivement chacun de ses mouvements afin de les reproduire ensuite. La brune nettoie consciencieusement la plaie, la désinfecte, et le Facétieux est obligé de serrer les dents car l'opération se révèle effectivement très pénible. Même s'il en a vu d'autres tout au long de sa chienne d'existence, il doit bien admettre qu'un tel traitement fait un mal de chien, et jamais sans doute Calyth ne pourra y résister lorsque ce sera à son tour de l'endurer. D'ailleurs la brune donne des signes de lassitude, et la douleur la contraint à s'adosser à la paroi, et à laisser Promor panser seul l'entaille qui zèbre sa cuisse, ce qu'il effectue le plus rapidement possible, craignant que la milicienne ne tourne de l’œil.

Il déniche une couverture posée sur un coin d'une banquette et la pose sur les épaules de la pilote, affaiblie et frigorifiée par tous ces incidents successifs. La résistance de la brune s'amenuise encore, son visage s'est crispé davantage, elle gémit, elle est blême, exsangue, mais le forban n'a pas le choix, il doit la soigner, ce qui signifie hélas qu'il va immanquablement la torturer, et chaque minute compte peut-être !

Elle s'est allongée sur la banquette, à présent, ce qui ne facilite pas la tâche du Facétieux, obligé de s'agenouiller à son chevet. Bon sang, le forban peste à l'avance de ce qu'il doit imposer à sa compagne, mais il s'y résigne, le coeur lourd. Ses doigts tremblent un peu lorsqu'il répand le liquide du premier flacon sur un linge immaculé, et il s'invective mentalement. Il n'a pas le droit à la faiblesse ! Il faut qu'il se montre aussi courageux que Calyth ! Il le faut absolument !

Il se place de profil, de façon à ce que la milicienne puisse lui saisir le bras. Sans doute ne s'en est-elle pas rendue compte, et Promor lui prend la main et la pose entre son coude et son poignet. - N'hésite pas à serrer si tu as mal. Et si tu désires une pause de temps en temps, dis-le moi ! Mais nous ne pouvons plus attendre, nous avons déjà perdu trop de temps. Je suis désolé ...

Avec minutie, il commence à nettoyer les contours de la plaie la plus profonde. A petites touches légères, il retire les impuretés qui s'y sont accumulées, tamponnant les chairs délicates que ce scorpion de malheur a abîmées. Il sent le corps de Calyth se contracter sous la pression pourtant à peine perceptible du tissu, et ses doigts qui s'incrustent dans son avant-bras. La pauvre doit souffrir le martyre, mais le Facétieux poursuit patiemment cette tâche horrible, qui l'abomine et lui révulse le cœur, espérant soudain que la jeune femme s'évanouisse pour ne plus endurer cette atrocité. De grosses gouttes de sueur se mettent à rouler sur le front et les joues du forban, tellement il est tendu et désireux de faire de son mieux. Il change de linge pour la dixième fois, au moins, et cette fois l'imbibe de désinfectant. La belle va trinquer, c'est sûr. Le pire est encore à venir ...

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Posté dans Re: Le crash   - Mer 16 Nov 2011 - 7:18

De nouveau couchée, Calyth s'enroule dans la couverture moelleuse que Promor vient de déposer délicatement sur ses épaules dénudées. L'épreuve qu'elle, non, qu'ils s'apprêtent tous les deux à affronter, va être difficile à traverser, mais la jeune Milicienne est confiante, le Forban fera de son mieux, et ses blessures aussi douloureuses soient-elles, ne sont pas mortelles. Les yeux mi-clos, elle l'observe, pendant qu'il se prépare à la soigner, elle lit son inquiétude sur son visage, ses mains tremblent bien un peu, mais il sait ce qu'il a à faire. Elle est à bout de force, mais ne veut rien prendre contre la douleur, elle veut rester consciente le plus longtemps possible, pour soutenir son compagnon. Elle prendra du laudanum quand il en aura terminé avec les soins, enfin, si elle ne s'est pas évanouie avant ...

Plongée dans ses réflexions, elle sursaute quand Promor lui prend gentiment sa main et la pose sur son avant-bras, lui expliquant qu'elle peut ainsi communiquer, sans parler. Elle lui adresse un regard reconnaissant, avant de fermer les yeux, essayant d'orienter ses pensées sur autre chose que ses blessures et sa douleur ...
Et la seule idée agréable qui s'impose à son esprit épuisé, est l'étreinte fugitive qu'ils ont échangée au bas de la dernière dune. Alors elle s'accroche à l'image du beau visage troublé, des yeux aussi noirs que les ténèbres, mais si chauds, si bouleversés aussi, qui reflètent exactement ses propres émotions. Comment peut-elle envisager un instant être attirée par le barbare qui a failli la tuer quelques heures auparavant. Elle ne se comprend pas, ne sait plus, toujours est-il qu'il l'attire plus que de raison, que depuis longtemps elle n'a pas connu un tel coup au coeur en plongeant dans ses yeux si sombres ...

Malgré la délicatesse dont fait preuve le pauvre Promor, Calyth laboure régulièrement son bras, s'y accrochant comme une naufragée perdue dans son océan de douleur. Elle gémit dès qu'il effleure ses plaies avec ses linges imbibés de nettoyant, puis de désinfectant. Des perles de sueur glissent sur son front plissé, et se perdent sur ses joues au milieu des larmes qu'elle ne parvient plus à contenir. De temps à autre, elle croise le regard d'obsidienne, inquiet, compatissant, elle essaie vainement de lui sourire, mais seule une pauvre grimace pitoyable étire ses lèvres craquelées ...

Ne plus penser, ne plus ressentir cette douleur qui lui vrille les reins, le ventre, Calyth finit par abandonner la lutte, perdant enfin conscience, emportant avec elle l'image de Promor, imprimée sur ses prunelles dorées, comme un baume apaisant, lénifiant ...
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Posté dans Re: Le crash   - Jeu 17 Nov 2011 - 9:23


Il est certes impossible qu'il puisse souffrir autant qu'elle. Non. Il n'a pas, comme Calyth, les hanches déchiquetées par les pinces impitoyables d'un animal diabolique sorti tout droit des abysses des enfers. Non. Sa souffrance à lui est psychique, sa torture est mentale. C'est son cœur qui saigne, contre toute attente. Il ignorait que ce fût possible, oui, il l'ignorait, il n'avait pas vécu un tel supplice depuis le commencement de son exode. La réalité l'a rattrapé, la vérité éclate, il n'est donc finalement qu'un forban de pacotille, intégré fortuitement à une horde sauvage, suite à un concours de circonstances insolites, extraordinaires. Il est devenu un autre animal diabolique de ce désert qui l'a adopté parce qu'il n'avait plus aucun autre refuge.

Mais ce n'est pas le moment de pleurer sur son sort ! Promor se reprend ! Promor se rebiffe ! Seule la guérison de la milicienne importe désormais ! Il serre les dents lorsqu'elle lui serre le bras. Vas-y, serre, serre encore, si ça peut t'aider à supporter ce brasier qui consume tes hanches et que j'allume avec ce liquide qui est sensé te guérir mais qui te fait souffrir le martyre. Serre, Calyth, serre ! Roule, sueur. Roulez, les larmes. Les larmes de Matroos et celles de Korrul sont les mêmes. Le Facétieux, qui ne l'a jamais été aussi peu, poursuit inexorablement son œuvre. Bourreau, poursuis ton office. Il n'ose plus dévisager la milicienne, ses traits crispés lui font trop mal.

Soudain, les doigts de Calyth ont cessé de s'incruster dans la chair du forban. Il a compris. Enfin ! Elle a enfin sombré ! Puisse ton inconscience se prolonger jusqu'à ce que j'aie terminé ma pénible tâche. Un autre pot, un autre linge, une autre larme. Pardon ...

Terminé ! Le dernier linge, Promor le passe sur son visage trempé de perles de sueur et de chagrin. Les hanches de Calyth sont bandées, à présent c'est au temps de décider pour eux. Elle vivra, certes, elle est forte, elle est jeune, c'est une battante, mais pourvu qu'elle ne garde aucune séquelle de cette blessure monstrueuse. Le forban est épuisé, mais trop énervé pour s'allonger sur une banquette. Il marche sans but dans la cabine, durant quelques instants, puis glisse une couverture sous la nuque de la milicienne, toujours inanimée, mais dont les traits semblent plus sereins. Dors, dors longtemps, et surtout vis longtemps, à présent que notre guerre est définitivement oubliée.

C'est un autre Promor qui se campe devant le hublot, pour affronter des yeux ce désert immense qui a bien failli les réunir dans une sépulture silencieuse. La fin de la route. Au loin un tourbillon ocré virevolte entre ciel et terre, entre grisaille et safran. La tempête revient en force, mais le Speeder est engoncé dans la dune, il ne sera pas abîmé davantage, ni emporté par les bourrasques.

Là-bas, massif mais impuissant, guetteur inutile, le volcan sommeille.


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Posté dans Re: Le crash   - Ven 18 Nov 2011 - 5:32

D'une inconscience préoccupante, mais providentielle, Calyth dérive vers un sommeil réparateur, les douleurs que Promor a du lui infliger pendant les soins, s'estompent peu à peu. Elle a enfin un peu de répit, dans cette folle journée de tous les dangers. Elle sombre dans un sommeil peuplé de rêves étranges et doux où Promor est omniprésent, il est là, à ses côtés dans le Speeder, dans son vaisseau de Milicienne ...

Ils s'apprêtent à survoler, ensemble, l'immensité brûlante du Désert, secouée ça et là par des nuées de sable ocre, résidus des tempêtes qui secouent mystérieusement l'erg stérile, depuis quelques semaines. Au loin le col de Muertiga se découpe dans le ciel, lourd de nuages aussi sombres que les yeux énigmatiques de son Forban. Calyth, debout devant la console, explique les rudiments de vol à son compagnon qui l'enlace tendrement, et l'embrasse amoureusement dans le cou, n'écoutant qu'à moitié ses indications. Souriante, elle se retourne pour lui rendre ses doux baisers ...

Mais une douleur fulgurante enflamme ses hanches blessées, la ramenant immédiatement, impitoyablement à la dure réalité, elle ouvre à demi les yeux, gênée par la lumière crue qui filtre par les hublots du vaisseau, et l'éblouit cruellement. Du regard, elle cherche de suite Promor, pour le trouver de dos, contemplant, par l'une des ouvertures, le paysage désertique qui s'étend à perte de vue. Calyth navigue, se perd entre rêves et réalité, et murmure doucement son nom, voulant retrouver la chaleur de son étreinte, de ses bras vigoureux, de ses lèvres douces sur les siennes ...

- Promor, l'appelle-t-elle d'une voix faible, presque inaudible, mais qui cependant résonne dans le silence lourd d'inquiétude qui règne dans la cabine. Tu veux bien ... me reprendre dans tes bras ... s'il te plaît? ... J'ai froid ... J'ai mal ... délire-t-elle, à demi consciente.

Ses yeux d'or tourmentés brillent, maintenant d'une lueur malsaine, fiévreuse, et tentent désespérément de trouver le réconfort dans les prunelles fuligineuses de son compagnon. Elle essaie de se relever, tendant une main tremblante, brûlante vers l'homme qui a envahi ses rêves d'une si tendre façon, vers son sauveur, vers l'amour de sa vie ... Mais elle se laisse retomber mollement, stoppée net par la douleur intense qui l'empêche de se mouvoir, gémissant des mots sans suite, au travers de ses larmes qui roulent abondamment sur ses joues livides ...


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Posté dans Re: Le crash   - Sam 19 Nov 2011 - 9:45


Est-ce la chaleur, la faim, l'épuisement succédant à cette marche interminable et aux combats, est-ce cette émotion qui l'a englouti, qui l'a pris à la gorge ? L'addition des quatre, sans doute. Et soudain, à travers le hublot d'où il contemple un nouvel assaut de la tempête, les contours cramoisis du volcan se brouillent devant les prunelles charbonneuses du forban. Ses flancs majestueux, couleur de rouille et de suie, paraissent s'embrumer, perdre leur netteté. Oui, c'est une sensation de vertige, un étourdissement bref, qui surprend le Facétieux, le submerge subitement. Son regard tangue, se voile, vacille, et le voici contraint d'appuyer un instant sa main rugueuse contre la carcasse métallique du Speeder.

Il met ainsi quelques secondes avant de distinguer la voix ténue de Calyth, son appel à peine perceptible, semblable à un écho impalpable s'extirpant d'un brouillard épais. Reprends-toi, Promor, ce n'est pas le moment de flancher.

En trois pas il la rejoint, assistant à sa dérive, s'assied à ses côtés sur la banquette, et l'entoure délicatement de ses bras, évitant d'effleurer les compresses couvrant ses blessures. L'hémorragie n'est pas totalement apaisée, le sang s'écoule encore légèrement des plaies de Calyth et rosit le tissu des pansements. Les yeux hagards de la milicienne l'inquiètent tout autant que ce saignement continuel. Promor imbibe abondamment un drap propre de l'eau qui demeurait dans la gourde, et baigne longuement le visage de la jeune pilote, d'une pâleur exsangue, espérant ainsi parvenir à calmer sa fièvre, même si ce procédé lui parait dérisoire. Bon sang pourquoi n'y a t-il pas de médications plus efficaces dans ce foutu tas de ferrailles ?

- Calme-toi, je suis là, appuie-toi contre moi, repose-toi ... lui répète t-il infiniment en la berçant tendrement, comptant sur cette mélopée pour la soutenir, l'encourager. L'image de sa mère s'impose un instant à sa mémoire, elle aussi l'entourait de tendresse pour l'endormir alors qu'il était enfant, avant que leur vie ne bascule dans l'horreur. Alors pourquoi pas ? L'entendra t-elle ? Le comprendra t-elle du fond de sa torpeur, de son apathie ? Le Facétieux entame un nouveau monologue, la bouche blottie contre l'oreille de la milicienne.

- Tu vas t'en sortir, sois courageuse comme tu l'as été depuis notre rencontre. Tu es forte, et le temps est ton allié. Sois sans crainte, je vais m'occuper de toi ... Longtemps, il l'étreint, la rassure, lui caresse la joue, les mains, il l’emmitoufle sous une couverture et la serre contre lui pour la réchauffer, jusqu'à ce qu'elle s'apaise et se rendorme enfin. Alors seulement, il lui pose délicatement la joue contre une couverture pliée en quatre, se lève et s'en va fureter dans les armoires. Il fait rapidement l'inventaire de la nourriture et des boissons, et constate avec soulagement qu'ils ont de quoi tenir quelques jours. Tout cela leur sera indispensable, car le désert s'est animé à nouveau, et projette violemment ses grains ocrés contre l'appareil. Il leur sera donc pratiquement impossible de quitter leur refuge si les éléments continuent à s'acharner de cette manière. Il déniche enfin ce qu'il cherchait avec le plus d'assiduité : une veste d'uniforme. Il la dépend, s'approche, mais n'osant réveiller Calyth pour la lui passer, il se contente de la superposer provisoirement à la couverture qui l'enveloppe.

Il grignote en hâte une vague ration de pâté en boîte, à peine comestible, puis se coule à nouveau sous le corps de la milicienne, la reprenant entre ses bras, un peu maladroitement. Puis il ferme aussi les yeux, et s'abandonne.

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Posté dans Re: Le crash   - Lun 21 Nov 2011 - 8:47

Une nouvelle tempête se lève et sévit dans le Désert, troublant le calme séculaire des dunes majestueuses. Elle enlise un peu plus le Speeder dans le sable, le dissimulant à toute recherche de la Milice. Mais dans l'oiseau de métal blessé, le silence règne, l'épuisement a cueilli les deux âmes tourmentées, les plongeant dans un sommeil sans rêves. Calyth a sombré après avoir longtemps déliré dans les bras de Promor... La fièvre, la fatigue, la douleur ont eu raison du roc inébranlable de la Milice, de la pilote expérimentée au flegme légendaire, elle n'est plus qu'une pauvre petite chose endolorie au creux des bras robustes du Forban.

Les nuages alourdis de sable ocre éclipsent le soleil de cette fin d'après midi, il fait sombre dans la cabine du vaisseau, lorsque Calyth ouvre les yeux. Si la douleur est encore présente, elle se sent mieux, moins fiévreuse. Pas question de se lever cependant ! Elle prend enfin conscience que son bien-être est en grande partie dû à l'homme qui la tient enlacée contre lui. Confusément, elle se souvient qu'il l'a longuement bercée, soutenue, jusqu'à ce qu'elle se calme et s'endorme enfin. Doucement, pour ne pas le réveiller, elle tourne sa tête, et le découvre enfin endormi, il est si détendu, serein …

Elle contemple à loisir sa bouche aux lèvres pleines, son nez droit, son front à la marque étrange, et ses boucles de jais qui encadrent si noblement son visage altier. Il est si beau … Elle écarte délicatement une mèche brune qui vient chatouiller ses joues, et joue avec l'accroche cœur, un léger sourire étire ses lèvres, son cœur à elle est accroché aussi par ce diable de Forban … Définitivement prisonnier de ses grands yeux sombres … Quelle folie ! Mais puisque Vama lui a permis de vivre, lui a donné une seconde chance, elle a bien l'intention d'explorer cette situation étrange, excitante, troublante ...

Calyth pose une main tiède sur la joue glabre de Promor. Mais son geste fait glisser la veste qui reposait sur la couverture. Son réflexe pour la rattraper, lui arrache un gémissement de douleur, comment est-elle arrivée là ? Bon sang elle ne veut surtout pas le réveiller ... Elle se tourne vers lui, il a mérité de se reposer, vu tout ce qu'ils ont enduré ... Mais il dort profondément, elle l'observe encore un long moment, puis lui murmurant un tendre merci, elle voile de nouveau ses prunelles dorées, emportant cette fois dans son sommeil, l'image d'un Promor paisible ...

Quand elle se réveille la fois suivante, il fait noir dans le Speeder, la nuit a recouvert le Désert enfin apaisé, de son ciel sombre et étoilé. Promor n'a pas bougé d'un cil, elle s'abstient de bouger, laissant le jeune homme se reposer, elle se contente de le regarder à la lumière ténue des étoiles qui filtre au travers des hublots ...





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Posté dans Re: Le crash   -

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